Qui ne gueule pas la vérité dans un langage brutal quand il sait la vérité se fait complice des menteurs et des faussaires. (Charles Péguy)

 

  

 

Documentation de Janvier 2002 à Décembre 2002.

 

  

 

DOCUMENTATION EN RAPPORT AVEC LA MYOFASCIITE A MACROPHAGES ET LE VACCIN CONTRE L'HÉPATITE  B.

 

 

AVERTISSEMENT.

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SANTE MAGAZINE (REVUE).

janvier 2002 N° 313 pages 52 à 55

 

Page n° 52

Faut-il encore se faire vacciner Même si plus de 90 % des Français se disent favorables à la vaccination, différents signaux montrent que leur motivation n'est plus aussi forte qu'avant. L'affaire du vaccin contre l'hépatite B a semé le trouble dans les esprits. Sur les 25 millions de Français qui se sont fait vacciner au début des années quatre vingt-dix, plus de 1000 personnes disent qu'elles ont souffert de troubles neurologiques suite à injection.

 

Lorsqu’en 1998, le ministère de la Santé a suspendu, en vertu du principe de précaution, la vaccination systématique en milieu scolaire, beaucoup de parents ont conclu un peu vite que le  vaccin contre l'hépatite B était dangereux.

Aujourd'hui, on ne sait plus démêler le vrai du faux. D'un côté, aucun lieu scientifique n'a pu être établi entre injection et l'apparition de sclérose en plaques. Les études qui ont été faites n'ont rien donné. De l'autre, les pouvoirs publics et les tribunaux accordent des indemnisations aux victimes... au bénéfice du doute.  

Du coup, l'image de vaccin contre l'hépatite B est mouillé et, par ricochets, celle de tous les vaccins.

 

Une partie de la population s'interroge. Entre le bénéfice qu'elle peut tirer de la vaccination et le risque qu'elle prend, de quel côté penche la balance ? Il y a quelques années, on se faisait vacciner sans se poser des questions. Peut-être parce que, dans les années cinquante, 7000 personnes attrapaient la coqueluche chaque année et 500 en mourraient. Et qu'à la fin de la seconde guerre mondiale, la diphtérie touchait plus de 45 000 personnes. " Avant, les gens connaissaient ces maladies et avaient envie d'être protégés. Aujourd'hui, ils voient surtout les effets secondaires de vaccin ", dit le docteur Daniel Lévy-Bruhl, de l'institut national de veille sanitaire.

 

Les vaccins peuvent faire disparaître des maladies...

De fait, le risque que représentent ces maladies n'est plus perceptible. Le dernier cas de diphtérie déclaré sur le sol français remonte à 1989, le dernier cas de polio à 1991, la coqueluche et le tétanos ont quasiment disparu. Faut-il, pour autant, arrêter la campagne de vaccination ? Ce n'est pas l'analyse du docteur Lévy-Bruhl : " Il ne faut jamais oublier que si l'on arrêtait de vacciner contre ces maladies, elles reviendraient. Nous disposons d'excellentes données qui montrent que la vaccination a permis de diminuer leur incidence.

Ce qui ne veut pas dire qu'on ne l'aurait pas vu baisser sans les vaccins. Tout dépend de quelle maladie l'on parle ". 

 

L'amélioration de l'hygiène et des conditions de vie ont incontestablement permis de diminuer le nombre d'hépatites A ( la fameuse jaunisse ) et de poliomyélites dans les pays développés. Mais il est difficile de combattre certaines maladies très contagieuses sans l'arme vaccinale.

" Malgré notre niveau de développement socio-économique, ont n'empêchera pas le virus de la rougeole ou de la coqueluche de circuler. Ces maladies ne disparaîtront jamais sans la vaccination ", assure le docteur Lévy-Bruhl. 

 

Signe des temps, le vaccin rougeole-oreillons-rubéole ( ROR ) a du mal à convaincre les Parents de son utilité. Depuis 1995 la couverture vaccinale des enfants français atteindra 95 % pour voir disparaître ces maladies. Quinze départements du sud de la France n'atteignent même pas les 75 % d'enfants vaccinés. 

  

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Interrogations sur l'aluminium.

De  nombreux  vaccins utilisés  en  France  contiennent  hydroxyde  aluminium, un adjuvant utilisé pour augmenter la réponse immunitaire de l'organisme. Cet aluminium est soupçonné d'être à l'origine de Myofasciite à macrophages, une maladie qui se manifeste par des douleurs dans les articulations et dans les muscles, doublé de fatigante intense. Des prélèvements dans le muscle deltoïde de l'épaule ont montré, chez ces malades, une concentration anormale de cristaux d’aluminium dans les macrophages, des cellules qui participent à la réponse immunitaire.

 

Les nourrissons ne sont pas touchés bien qu'ils reçoivent aussi des vaccins contenant de l'aluminium. L'institut de veille sanitaire a, en mars 2001 rendu en rapport établissant un lien probable entre ces lésions et ce type de vaccin.

De là à conclure que la vaccination rend malade, il y a un pas... qui est loin d'être franchi. L'agence française de sécurité sanitaire des produits de santé est chargée d'étudier cette question. 

 

La réponse permettra peut-être d'éclairer aussi le mystère du " syndrome de la guerre du Golfe". Témoignant devant la mission d'information sur les conditions d'engagement des militaires français le Pr Gherardi a fait le rapprochement. Les soldats ont, en effet, reçu de multiples vaccinations et leurs troubles ressembleraient étrangement à cette nouvelle maladie.

 

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Les effets secondaires font l'objet de recherches.

Comme tous les produits de santé, les vaccins font l'objet d'études approfondies avant d'être mis sur le marché, et leurs effets secondaires doivent être signalés dans le cadre de la " pharmacovigilance ". Il existe, en outre, une commission d'indemnisation qui examine les plaintes portant sur les vaccinations obligatoires, celle pour lesquelles la responsabilité de l'Etat peut être engagée. Cette instance examine une centaine de dossiers par an.

 

Le professeur Philippe Reinert, membre cette commission, a été profondément marqué par 80 cas de personnes vaccinées contre la variole à l'époque où celle-là était obligatoire ( voir encadré ), victimes encéphalopathies qui les ont laissé gravement handicapées. Dans leur cas, le lien avec le vaccin était évident : " les convulsions apparaissent six à dix jours après l'injection ", se souvient le professeur Reinert. Pour l'hépatite B, le problème est nettement plus délicat. 

 

La commission a accordé une indemnité à une quarantaine de victimes, vaccinées dans un cadre professionnel, dont les troubles sont apparus moins de deux mois après l'injection. La vaccination contre l'hépatite B représente actuellement 90 % des dossiers examinés par la commission d'indemnisation des accidents vaccinaux.

 

Régulièrement, de nouvelles craintes surgissent. Qu'elles soient irrationnelles ou justifiées, ces angoisses méritent qu'on les écoute. L'an dernier, les Britanniques ont, par mesure de précaution, retiré du marché un vaccin contre la polio qui ne respectait pas la législation instaurée depuis l'épidémie d'encéphalopathie spongiforme bovine. Il faut savoir que tous les laboratoires utilisent du de sérum de veau et de la bile de bœuf pour fabriquer les vaccins.

 

Actuellement, on n'a pas trouvé de solution de remplacement. Depuis 1991, l'Europe est dotée de législation réactualisée plusieurs fois. En principe, les extraits bovins entrant dans la fabrication d'un vaccin viennent de pays où aucun cas d'd'ESB n'a été recensé.

Les précautions  sont maximales, sachant qu'on n'a jamais détecté de prion, l'agent pathogène de l'ESB, dans de sérum de veau ou la bile de bœuf.

 

Page n° 55

Les vaccins ne seront plus obligatoires, mais recommandés !

Dans ce contexte où la sécurité prime avant tout, la vaccination de masse, obligatoire pour tous, a-t-elle encore un sens ? La réponse des différents pays européens est loin d'être unanime. En effet, seuls la France, la Grèce, le Portugal, l'Italie et la Belgique ont gardé le principe de vaccins obligatoires, mais le menu diffère d'un pays à l'autre. Les pays voisins n'imposent la vaccination que dans les cas très particuliers.

 

Le professeur René Roué, chef de service des maladies tropicales infectieuses l'hôpital militaire Bégin ( Saint-Mandé ), reconnaît que la société a changé : " La médecine de droit divin n'existe plus. Aujourd'hui, on est en train de passer d'une vaccination obligatoire pour tous à une vaccination recommandée. Un médecin ne peut plus faire un vaccin sans dire pourquoi. C'est un acte médical, personnalisé, dans le quel le médecin engage sa responsabilité, le sujet la sienne,  et les parents vis-à-vis de leurs enfants.

 

En ce qui concerne l'hépatite B, la non vaccination des jeunes enfants - pour laquelle l'innocuité du vaccin est prouvée ! - aura des effets perceptibles dans les 15 - 20 ans, quand ces jeunes auront des conduites à risque. Et on a la preuve scientifique que le vaccin contre l'hépatite B diminue le nombre de cancers du foie". Faire appel au sens des responsabilités de chaque citoyen ? Ce serait sans doute un bon moyen de réconcilier les Français avec leur vaccin. 

Sylvie DELLUZ

 

Santé Magazine

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  LES VACCINATIONS DU PERSONNEL HOSPITALIER.

  1- RISQUES PROFESSIONNELS

! Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire n°27/2000 du 4 juillet 2000.

 

Dr Claudine VOLCKMANN - Médecin du Travail - Hôpital de la Croix-Rousse - 5,6,7 juin 2002. Le médecin du travail pratique certaines vaccinations dans le cadre de sa pratique quotidienne dans le but exclusif de prévention des risques rofessionnels.

1.1 Vaccinations obligatoires pour les professionnels de la santé

!"Avis du CSHPF du 16 avril 1999.

!"Arrêté du 26 avril 1999 fixant les conditions d’immunisation des personnes visées à l’article L.10 du code de Santé

Publique (abroge l’arrêté du 6 février 1991)

Ces   obligations   vaccinales   concernent   les   personnes  exerçant  une  activité  susceptible  de  présenter  un  risque

d’exposition à des agents biologiques. Le médecin du travail apprécie individuellement le risque en fonction des caractéristiques du poste et recommande les vaccinations nécessaires. Une attestation médicale doit apporter la preuve de la vaccination avec, pour l’hépatite B, le titrage des anticorps anti-HBs (si la personne a plus de 25 ans). Les personnes non vaccinées ne peuvent pas exercer une activité susceptible de présenter un risque d’exposition à des agents biologiques. Le médecin du travail apprécie le caractère temporaire ou non d’une contre-indication vaccinale, et propose si besoin un changement d’affectation.

 

a) Personnels visés par l’article L.10 du code de la Santé Publique, loi n°91-73 du 18/01/1991. L’ordonnance du 15 juin 2000 ayant recodifié le Code de la Santé Publique, l’article L.10 est ainsi devenu l’article L.3111-4.

Il stipule toujours que « Une personne qui dans un établissement public ou privé exerce une activité professionnelle l’exposant à des risques de contamination, doit être immunisé contre l’hépatite B, la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite. ».

 

Les dispositions de l’ancien article L.10 demeurent donc toujours d’actualité.

Diphtérie : rappel tous les 10 ans avec un vaccin contenant une dose réduite d’anatoxine.

Tétanos - Polio : rappel tous les 10 ans.

Hépatite B : 3 injections (schéma 0-1-6).

Si la primovaccination a été pratiquée avant l’âge de 25 ans : Il n’y a pas lieu de faire de rappel.

Si la primovaccination a été effectuée après l’âge de 25 ans, et que l’on ne dispose pas de résultats d’un dosage des anticorps anti-HBs montrant une valeur supérieure à 10 mUl/ml :

Le rappel à 5 ans doit être effectué, suivi d’un contrôle sérologique 1 à 2 mois plus tard :

Si le taux d’anticorps anti-HBs est supérieur au seuil considéré comme protecteur (en pratique 10 mUl/ml), aucun autre rappel n’est à prévoir.

Si le taux d’anticorps anti-HBs est inférieur au seuil, le médecin du travail procédera à l’évaluation de l’opportunité de doses additionnelles, sans excéder un nombre de 6 injections au total (y compris les 3 injections de la première série vaccinale).

Cette stratégie de contrôle de l’immunité chez les personnes vaccinées après l’âge de 25 ans est aussi applicable aux personnes à haut risque d’exposition.

Typhoïde : 1 injection, revaccination tous les 3 ans pour les personnels de laboratoire.

 

b) Personnels des établissements de santé et autres visés par le décret d’application de l’article L.215 du code de la Santé Publique.

Tuberculose : après 2 vaccinations par le BCG réalisées par voie intradermique, les sujets qui ont une intradermoréaction à la tuberculine négative sont considérés comme ayant satisfait aux obligations vaccinales. Pour les personnels des établissements ou des structures énumérées dans le 4ème paragraphe de l’article R.215.2 du code de la Santé Publique, le médecin du travail ou de prévention juge de la nécessité d’une nouvelle injection en fonction du risque d’exposition.

  

1.2 Vaccinations recommandées.

Grippe : Tous professionnels en contact régulier et prolongé avec des sujets à risque.

 

Hépatite A : sujets exposés ou exposant professionnellement à un risque de contamination :

personnels de crèches, d’internats des établissements et services pour l’enfance et la jeunesse handicapées, personnels de traitement des eaux usées, personnels impliqués dans la préparation alimentaire et restauration collective.

 

Leptospirose : égoutiers, employés de voirie, gardes-pêche, travailleurs agricoles, en particulier des rizières, personnels de traitement des eaux usées. 

Rage : services vétérinaires, personnels de laboratoires manipulant du matériel contaminé ou susceptible de l’être, équarrisseurs, personnels des fourrières, naturalistes, taxidermistes, gardes-chasse, gardes forestiers, personnels des abattoirs.

 

2 - INFORMATIONS SUR LES DIFFERENTS VACCINS.

 

2.1 DIPHTERIE, TETANOS, POLIO : dTP : REVAXIS (vaccin tué).

Contre-indications du dTP :

Hypersensibilité à l’un des constituants, en particulier l’hydroxyde d’alumine.

Réaction allergique importante lors de l’injection précédente.

 

Indications :

Revaccination des personnels visés par l’article L.10 du code de Santé Publique tous les 10 ans.

A partir de 18 ans, il est recommandé d’utiliser un vaccin contenant une dose réduite au  1/10ème  d’anatoxine diphtérique (dTP).

 

DIPHTERIE

Vérification de l’immunité :

On peut faire des titrages d’anticorps pour vérifier l’immunité : < 0,01 Ul/ml : sujet non protégé

entre 0,01 et 0,1 UI/ml : protection insuffisante. Faire un rappel > 0,1 UI/ml : sujet protégé

 

Epidémiologie :

Aucun cas de diphtérie n’a été identifié en France depuis 1987, à l’exception de 2 cas importés en 1997. Par contre, la situation est endémique en Europe de l’Est, en Algérie.

 

TETANOS

Vérification de l’immunité :

On peut également faire des titrages d’anticorps.

 

Epidémiologie :

29 cas de tétanos déclarés en France en 1997, 20 cas en 1998,17 cas en 1999. Cette maladie affecte les tranches d’âge les plus élevées de la population (84% ont 70 ans et plus ), et touche surtout les femmes.

 

POLIO

Le vaccin polio injectable est recommandé, le vaccin polio oral étant réservé uniquement aux situations épidémiques.

 

Vérification de l’immunité :

On peut faire des titrages d’anticorps pour les 3 poliovirus. Les personnes qui ont fait la polio ne sont protégées que contre 1 seul poliovirus et sont à vacciner.

 

Epidémiologie :

Aucun cas de polio n’a été déclaré en France depuis 1996 (dernier cas autochtone déclaré en 1989, dernier cas importé déclaré en 1995). Il y a eu une épidémie de polio en Hollande en 1993 (68 cas).

 

2.2 HEPATITE B : HEVAC (1981), GENHEVAC (1989), ENGERIX (1989), HB VAX (1997).

! Loi du 18 janvier 1991 – Avis du CTV et du CSHPF du 16 avril 1999.

Contre-indications :

Anticorps anti-HBs > 10 mUI/ml. Plus de 6 injections vaccinales sur toute la carrière Hypersensibilité à l’un des constituants, en particulier l’hydroxyde d’alumine.

Réaction allergique importante lors de l’injection précédente. Etre prudent en cas de maladies auto-immunes (thyroïdite,…), d’antécédents neurologiques (sclérose en plaque, etc.).

 

Vaccination obligatoire :

Pour les personnels des établissements de soins et de prévention en contact direct ou indirect avec le VHB : protection des soignants et prévention des contaminations soignants soignés.

 

Vaccination préconisée :

Par le médecin du travail dans certaines professions, selon le risque (pompiers, secouristes, gardiens de prison, éboueurs...).

 

Vaccination recommandée en France :

Nouveaux nés de mères porteuses de l'Ag HBs Toxicomanes IV Enfants handicapés dans les institutions Enfants et adultes d'établissements psychiatriques Enfants d'âge préscolaire accueillis en collectivité Patients susceptibles de recevoir des transfusions massives et/ou répétées Famille vivant sous le même toit, et partenaires sexuels d'un sujet infecté par le VHB. Relations sexuelles avec multiples partenaires Voyageurs dans les pays de moyenne ou de forte endémie (Afrique subsaharienne, Asie, Amérique centrale et du sud).

 

VACCINATION ET SCLEROSE EN PLAQUE (SEP) : PAS DE CORRELATION.

Etude canadienne (Sadovnick et coll. Lancet 12/02/2000) comparant 2 populations d’enfants en sixième : l’une non vaccinée (1986 à 1992) et l’autre vaccinée (1992 à 1998)

Adolescents non vaccinés 288 648 Adolescents vaccinés 267 412 SEP 9 SEP 5 Encéphalomyélites infectieuses 29 Encéphalomyélites infectieuses *31 * dont aucune pendant l’année de vaccination Vaccination et sclérose en plaque chez l’adolescent : absence de corrélation.

Etude américaine (ASCHERIO A. et coll. - N. Engl J Med. 1-02-2001) comparant 2 importantes cohortes d’IDE.

CAS : 192 femmes avec S.E.P.

TEMOINS : 645 femmes sans S.E.P. : 534 femmes sans S.E.P. 111 femmes avec kc du sein. Risque relatif de S.E.P. chez les femmes vaccinées comparé aux femmes non vaccinées : 0,9. Absence d’association entre le vaccin anti-hépatite B et la S.E.P.

Etude française (CONFAVREUX ch et coll - N. Engl J Med. 1-02-2001) réalisée chez 643 patients ayant eu une rechute de S.E.P.

Absence d’augmentation du risque de rechute à court terme chez des patients avec S.E.P. après vaccin par le tétanos, l’hépatite B et la grippe.

 

2.3 TYPHOÏDE : TYPHIM (vaccin tué)

Contre-indications :

Hypersensibilité à un composant du vaccin. Enfants de moins de 2 ans

Efficacité : 60%

Protection : 15 à 21 jours après l’injection, pendant 3 ans.

 

2.4 TUBERCULOSE : BCG (vaccin vivant atténué).

! Décret n°96-775 du 5 septembre 1996 relatif à la vaccination par le vaccin antituberculeux BCG ! Avis du Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France du 16 avril 1999.

Contre-indications :

Déficit immunitaire congénital ou acquis (SIDA, traitements immunosuppresseurs, corticoïdes…). Grossesse Injection récente d’immunoglobulines : attendre 3 mois après une injection d’immunoglobulines pour faire un vaccin vivant ne pas injecter des immunoglobulines dans les 15 jours qui suivent la vaccination Dermatose étendue en évolution Test tuberculinique positif vérifier la négativité des réactions tuberculiniques avant de refaire le vaccin.

 

Effets indésirables :

Ulcération superficielle guérissant spontanément (uniquement pansement sec), apparaissant 3 semaines après le vaccin.

Abcédation locale, adénite rare, bécégite exceptionnelle.

 

Contrôle post-vaccinal :

Faire le contrôle post-vaccinal (IDR à la tuberculine) au plus tôt 3 mois après le BCG (6 mois conseillé). Ne pas faire d’autre vaccin dans le mois qui suit un BCG.

 

Sont considérés comme ayant satisfait à l’obligation vaccinale :

Les professionnels dont l’IDR à la tuberculine est positive (> 5 mm). Les professionnels qui malgré deux BCG réalisés par voie intradermique ont une IDR négative. Dans ce cas, c’est au médecin du travail de juger suivant le risque professionnel, de l’opportunité d’une nouvelle vaccination.

 

Efficacité :

Au maximum 80% pour toutes les formes de tuberculose chez des sujets non immunodéprimés. 87% pour les formes graves de tuberculose de l’enfant (miliaire et méningite).

 

2.5 GRIPPE : INFLUVAC, VAXIGRIP… (vaccin tué).

Contre-indications :

Allergie à l’œuf Infection respiratoire en cours.

Intérêt :

Le vaccin protège le soignant, le malade et son entourage (transmission du virus par voie aérienne à partir de personnes grippées malades et de porteurs de virus « sains » non grippés).

Efficacité : 70% à 90%.

Protection : A partir de 10 à 15 jours après le vaccin pendant environ 6 mois.

 

2 .6 HEPATITE A : HAVRIX, AVAXIM.

Contre-indications : Hypersensibilité à l’un des constituants, en particulier l’hydroxyde d’alumine.

Indications :

1 injection, rappel à 6 mois – 10 ans. Adultes non immunisés et enfants de plus d’un an voyageant en zone d’endémie.

Personnels des cuisines, crèches.

 

2.7 MENINGOCOQUE : MENINGOCCIQUE A + C.

Contre-indications : Enfants de moins de 18 mois.

Indications : Prévention de la méningite cérébro-spinale due aux méningocoques A et C.

Protection : Durée de l’immunité pendant 3 ans.

 

2.8 LEPTOSPIROSE : SPIROLEPT (vaccin tué).

La pénétration du germe se fait au niveau du revêtement cutané, à la faveur d’une excoriation, ou à travers les muqueuses digestives, respiratoires et conjonctivales.

La prévention passe par le port de gants, bottes, vêtements protecteurs et lunettes pour le personnel amené à travailler au contact des eaux usées (souillées par les déjections des rats).

 

Indications : 2 injections à 15 jours d’intervalle, rappel à 6 mois, puis tous les 2 ans. Le vaccin est d’utilisation délicate : fréquence des injections, risque de forte réaction locale ou générale, nécessité de suivi des anticorps.

 

2.9 PNEUMOCOQUE.

Indications : Vaccination antipneumococcique tous les 5 ans pour les sujets splénectomisés. Vaccinations chez l’adulte infecté par le VIH.

! Extrait du rapport sur la prise en charge des personnes atteintes par le VIH sous la présidence du Pr jean Dormont, 1996, Publication du Ministère du Travail et des Affaires Sociales. Secrétariat d’Etat à la Santé et à la Sécurité Sociale (Edition Médecine - Science, Flammarion)

 

Attitude chez le sujet infecté par le VIH.

Tétanos Recommandée . Polio Pas de contre-indication du vaccin inactivé injectable. Eviter le vaccin vivant oral. Diphtérie Peut être pratiquée. Hépatite B Limitée aux sujets susceptibles et particulièrement exposés. Grippe Non recommandée. Rubéole A proscrire. BCG A éviter Méningocoque A + C : en cas de séjour en zone endémique possible.

 

Fièvre thyphoïde : en cas de séjour en zone endémique possible. Fièvre jaune : obligatoire en cas de séjour en zone endémique possible. Pneumocoque : splénectomisés, insuffisance cardio-respiratoire, sujets Agés. Non recommandée « Ne justifie pas un dépistage VIH systématique, mais la recherche par interrogatoire de situations à risque » Si possible, éviter toute vaccination quand le taux de lymphocytes CD4 est < à 200/mm3 et/ou quand la charge virale est élevée.

 

 

3 - CALENDRIER VACCINAL 2000.                 

! La revue du praticien – Médecine Générale. Tome 14. n° 513 du 30 octobre 2000 – p 1901. Dès le 1er mois Tuberculose La vaccination BCG précoce est réservée aux enfants vivant dans un milieu à risques. La vaccination par le BCG est obligatoire pour l’entrée en collectivité incluant la garde par une assistante maternelle. L’épreuve tuberculinique doit être pratiquée 3 à 12 mois plus tard. A partir de 2 mois Diphtérie, tétanos, coqueluche, polio, haemophilus influenzae b 3 injections à 1 mois d’intervalle. Le vaccin polio injectable est recommandé, surtout pour les primovaccinations et les rappels, le vaccin polio oral réservé uniquement aux situations épidémiques. Le vaccin coqueluche à germes entiers est recommandé.

 

Hépatite B.

2 injections à 1 mois d’intervalle, la 3ème six mois après la 1ère . La vaccination contre l’hépatite B peut être commencée à partir de 2 mois (sauf le cas des enfants nés de mère antigène HBs positif, chez qui elle doit être faite à la naissance).

A partir de 12 mois Rougeole, oreillons, rubéole La vaccination associée rougeole-oreillons–rubéole est recommandée de façon indiscriminée pour les garçons et les filles.

 

La vaccination rougeole peut être pratiquée plus tôt, à partir de 9 mois pour les enfants vivant en collectivité, suivie d’une revaccination 6 mois plus tard en association avec les oreillons et la rubéole. En cas de menace d’épidémie dans une collectivité d’enfants, on peut vacciner tous les sujets supposés réceptifs, à partir de 9 mois. La vaccination immédiate peut être efficace si elle est faite mois de 3 jours après le contact avec un cas.

 

Hépatite B.

3ème injection. Cette 3ème injection peut être réalisée entre 5 et 12 mois après la date de la 2ème injection.

16-18 mois Diphtérie, tétanos, coqueluche, polio, haemophilus influenzae b 1er rappel. Lors du 1er rappel on peut, si nécessaire, pratiquer en un site d’injection séparé, vaccination associée

rougeole-oreillons–rubéole.

 

Le vaccin coqueluche à germes entiers ou le vaccin acellulaire peuvent être utilisés indifféremment. Entre 3-6 ans Rougeole, oreillons, rubéole 2ème dose.

Une seconde vaccination associant rougeole-oreillons–rubéole est recommandée pour tous les enfants.

 

Avant 6 ans, Tuberculose La vaccination par le BCG est obligatoire pour l’entrée en collectivité, donc pour l’entrée à l’école maternelle ou en primaire.

6 ans Diphtérie, tétanos, polio 2ème rappel Rougeole, oreillons, rubéole La vaccination associée rougeole-oreillons–rubéole est recommandée chez les enfants n’ayant pas encore été vaccinés ou n’ayant reçu qu’une dose.

L’entrée à l’école primaire est une bonne occasion de vacciner éventuellement le même jour que le 2ème rappel diphtérie, tétanos, polio et / ou le BCG 11-13 ans Diphtérie, tétanos, polio 3ème rappel.

 

Coqueluche. Un rappel tardif coqueluche est recommandé chez tous les enfants, l’injection devant être effectuée en même temps que le 3ème rappel diphtérie, tétanos, polio avec le vaccin coquelucheux acellulaire. Rougeole, oreillons, rubéole rattrapage.

 

Une vaccination associée rougeole-oreillons–rubéole est recommandée pour tous les enfants n’en ayant pas bénéficié, quels que soient leurs antécédents vis à vis des trois maladies.

 

Hépatite B Si la vaccination n’a pas été pratiquée dans l’enfance, un schéma complet en 3 injections : les 2 premières à un mois d’intervalle, la 3ème entre 5 et 12 mois après la date de la 2ème injection.

 

Epreuve tuberculinique Les sujets aux tests tuberculiniques négatifs, vérifiés par IDR, seront vaccinés ou revaccinés.

 

16-18 ans Diphtérie, tétanos, polio 4ème rappel Rappels ultérieurs tétanos et polio tous les 10 ans.

 

Rubéole pour les jeunes femmes non vaccinées. La vaccination contre la rubéole est recommandée, par exemple lors d’une visite de contraception ou prénuptiale.

 

Si la sérologie prénatale est négative ou inconnue, la vaccination devra être pratiquée immédiatement après l’accouchement , avant la sortie de la maternité. A partir de 18 ans Tétanos, polio Tous les 10 ans.

 

Hépatite B, Uniquement pour les personnes appartenant à un groupe à risque : schéma complet en 3 injections : les 2 premières à un mois d’intervalle, la 3ème 4 mois après la date de la 2ème injection.

 

Rubéole, Pour les femmes non vaccinées en âge de procréer. A partir de 65 ans Grippe Tous les ans Lorsqu’un retard est intervenu dans la réalisation du calendrier indiqué, il n’est pas nécessaire de recommencer tout le programme des vaccinations imposant des injections répétées. Il suffit de reprendre ce programme au stade où il a été interrompu et de compléter la vaccination en réalisant le nombre d’injections requis en fonction de l’âge.

 

* Après 2 vaccinations par le BCG réalisées par voie intradermique, les sujets qui ont une intradermo-réaction à la tuberculine négative sont considérés comme ayant satisfait aux obligations vaccinales.

  

4- PRATIQUE DE LA VACCINATION.

4.1 RESPONSABILITÉ EN CAS D’ACCIDENT POST-VACCINAL.

Le   médecin  du  travail  assume  la  responsabilité  de  ses  actes  professionnels  et,  en  particulier,  des  accidents  liés  aux vaccinations. La pratique vaccinale doit être signalée et couverte par son assurance en responsabilité civile professionnelle souscrite obligatoirement.

Vaccinations obligatoires :

Conformément aux dispositions de l’article L.10-1 du code de Santé Publique, l’Etat est responsable des accidents liés directement aux vaccinations obligatoires.

L’agrément préalable du service médical ou du médecin n’est plus nécessaire depuis la loi n°75 - 401 du 26 mai 1975 qui étend la couverture générale des risques vaccinaux, quel que soit le lieu où la vaccination est effectuée.

 

Vaccinations recommandées :

Elles doivent faire l’objet d’un argumentaire formel établi pour le CHSCT et la Direction : c’est en effet cette dernière qui met à disposition ou non le financement nécessaire. Pour ces vaccinations, les incidents ou effets secondaires ne sont pas couverts par l’Etat mais par l’employeur en responsabilité civile, son accord de fait étant contenu dans le financement de la vaccination (comme par exemple la grippe).

Néanmoins, en ce cas, il pourrait être discuté l’accident du travail, puisque le fait survient ou trouve sa cause dans un geste fait sur le lieu et dans le temps de travail. Aucune jurisprudence dans ce sens n’a été retrouvée.

Le médecin du travail peut être tenu pour responsable s’il est prouvé qu’il n’a pas informé clairement l’employeur de ses obligations et signaler le fait au cours du CHSCT.

 

4.2 INFIRMIER(E).

! Article 6 du décret n°2002-194 du 11 février 2002 :

L’infirmier(e) est habilité(e), sur prescription médicale écrite qualitative, quantitative, datée et signée, à réaliser les vaccinations.

Il est nécessaire par ailleurs qu’un protocole de soins d’urgence soit mis à la disposition de l’infirmier(e).

 

! Article 13 du décret n°2002-194 du 11 février 2002, 

Relatif aux actes professionnels et à la profession d’infirmier :

En l’absence d’un médecin, l’infirmier est habilité, après avoir reconnu une situation relevant de l’urgence ou de la détresse psychologique, à mettre en oeuvre des protocoles de soins d’urgence, préalablement écrits, datés et signés par le médecin responsable. Dans ce cas, l’infirmier accomplit les actes conservatoires nécessaires jusqu’à l’intervention d’un médecin. Ces actes doivent obligatoirement faire l’objet de sa part d’un compte rendu écrit, daté, signé, remis au médecin et annexé au dossier du patient.

 

En cas d’urgence et en dehors de la mise en oeuvre du protocole, l’infirmier décide des gestes à pratiquer en attendant que puisse intervenir un médecin. Il prend toutes mesures en son pouvoir afin de diriger la personne vers la structure de soins la plus appropriée à son état. »

Dans le cadre de la médecine du personnel hospitalier, la responsabilité civile de l’infirmier(e) est celle de l’établissement employeur. Il n’y a donc aucune nécessité particulière d’assurances.

 

! Arrêté du 5 septembre 1996 :

L’infirmier(e) peut pratiquer l’IDR à la tuberculine, la lecture devant être faite par le médecin.

4.3 EXAMEN CLINIQUE PREALABLE A LA VACCINATION.

Avant chaque injection, le médecin du travail doit effectuer un examen clinique du salarié, précédé d’un interrogatoire à la recherche d’antécédents médicaux pouvant contre-indiquer de façon temporaire ou définitive la vaccination.

Les contre-indications vaccinales figurent dans les textes d’autorisation de mise sur le marché des vaccins et sont périodiquement révisées (circulaire DGS 97-267 du 08/04/1997).

Cet examen préalable doit être complété d’une étude du poste de travail permettant d’apprécier le risque encouru par le salarié et la mise en place possible d’autres moyens de lutte ou de prévention contre ce risque.

 

 

4.4 DOMMAGES ET LITIGES POSSIBLES.

Contamination d’une personne non immunisée :

Négligence de ne pas avoir contrôlé la vaccination en réclamant le certificat de vaccination établi par le médecin vaccinateur : il n’y a aucune raison (c’est même une faute déontologique) de mettre en doute ce que certifie un confrère.

Vaccination obligatoire non faite car contre-indications - Le risque de contamination étant très élevé (donc mal évalué ?), une demande de poste différent comportant des limitations précises aurait dû être faite.

Une information pour éviter toute contamination a été soit absente, soit insuffisante. Non respect des délais d’immunisation.

 

Accident vaccinal :

Vaccination obligatoire : responsabilité de l’Etat, mais action récursoire possible (très rare).

Vaccination recommandée : financée par l’employeur qui signe ainsi son accord, responsabilité de l’employeur, mais action récursoire possible.

Vaccination de complaisance : relève de la seule responsabilité du médecin, mais c’est un acte qui ne fait pas partie du cadre d’activité du médecin du travail (comme les ordonnances, les soins non urgents ou non liés à une nécessité de santé publique…). L’employeur pourrait se retourner contre le médecin du travail pour actes hors de ses missions propres.

Le médecin du travail, comme tout médecin, doit déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance tout effet indésirable lié à la pratique d’une vaccination.

 

Inaptitude pour contre-indication vaccinale ou refus de vaccination :

Inaptitude à un poste (et non pas à tout poste) pour lequel un reclassement est impossible du fait de l’administration ou de l’employeur, le licenciement ne peut pas être de la responsabilité du médecin.

Pour qu’il y ait inaptitude, il faut admettre que la nécessité médicale de cette vaccination est clairement établie par : - présence d’un risque, absence de protection spécifique de l’employé (vérification de l’immunité du sujet),  présence d’un risque non maîtrisable par un aménagement de poste.

 

5- CONDUITE A TENIR EN CAS DE CHOC

5.1 CHOC VAGAL

Diagnostic :

Malaise avec pâleur, transpiration, sensation de froid, parfois troubles de conscience, syncope.

Pouls le plus souvent ralenti, difficile à prendre, chute de la tension artérielle (TA < 9).

Pas d'autre trouble, en particulier respiratoire. Récupération rapide souvent spontanée et complète même si non immédiate.

 

Conduite à tenir par l’infirmier(e) :

Allonger rapidement le patient dès le début du malaise, les jambes surélevées et la tête en bas.

Prendre le pouls et la tension artérielle.

Si petit malaise : 1 sucre avec alcool de menthe.

Si le malaise se prolonge : Alerter le service des urgences de l’hôpital.

Poser une voie veineuse et mettre un glucosé 5.

Préparer une ampoule de 0,5 mg d’atropine (1ml de soluté à 0,05 %).

 

Conduite à tenir par le médecin :

Si bradycardie excessive (pouls < 40 battements par minute) : 1 injection SC ou IV de sulfate d'atropine (1 ampoule de 0,5 mg).

Prévoir ECG.

 

Prévention :

Faire la prise de sang ou le vaccin dans une position qui permettra d'être couché rapidement en cas d'incident.

 

5.2 CHOC ANAPHYLACTIQUE.

Conduite à tenir par l’infirmier(e) :

Traitement immédiat des premières réactions allergiques non majeures, avant installation du choc.

Urticaire, érythème banal isolé, localisé : 1 à 2 comprimés de zyrtec, Urticaire, érythème diffus, oedème cutané, troubles respiratoires : - Alerter d’urgence le service des urgences de l’hôpital.

Poser une voie veineuse et mettre un glucosé 5. Prendre le pouls et la tension artérielle.

Préparer : - 1 ampoule de 5 mg de polaramine - 1 ampoule de 60 mg de solumédrol - 1 ampoule à 0,05% d’adrénaline (0,5 mg).

 

Conduite à tenir par le médecin :

Urticaire, érythème, oedème cutané : - 1 ampoule de 5 mg de polaramine (IM ou SC ou IV selon l’urgence). En cas de troubles respiratoires (oppression ou constriction thoracique, dyspnée) : - 2 inhalations immédiates de ventoline aérosol - 1 ampoule de 60 mg de solumédrol en IV Choc constitué : phénomènes cutanés, respiratoires, digestifs (douleurs abdominales, nausées, vomissements, diarrhée), choc avec pâleur, troubles de la conscience, chute de la tension artérielle, au maximum arrêt cardiaque.

1 ampoule à 0,05% d’adrénaline (0,5 mg en SC) jusqu’à 1 mg si chute importante de la tension artérielle (Tenir l’ampoule à l’abri de la lumière) L’évolution des signes se fait par vagues successives avec des phases d’amélioration suivies de possibles phases d’aggravation : nécessité d’une surveillance médicale de plusieurs heures (hospitalisation).

 

Prévention :

Nécessité  d’un   interrogatoire  préalable  :   sur  les  réactions  allergiques  aux  antibiotiques  (néomycine,  streptomycine, polymycine B)  sur les réactions allergiques à l’albumine (grippe).

 Respecter les intervalles entre les vaccins (titrage d’anticorps)

 

6 - MYOFASCIITE A MACROPHAGES (MFM).

Synthèse de l’investigation menée par l’Institut de Veille Sanitaire en collaboration avec le groupe de recherche sur les maladies musculaires acquises et dysimmunitaires (mars 2001).

Au 31 mai 2000 : 93 cas décrits (myalgies et fatigue essentiellement, arthralgies, céphalées, douleurs abdominales et dyspnée).

Il s’agit d’une myopathie inflammatoire. En France, la mise en évidence de cette lésion a été faite chez l’adulte exclusivement, sur des biopsies du deltoïdes. L’hypothèse est que la lésion histologique peut constituer une réaction anormale à l’injection de vaccins adjuvés aux sels d’aluminium, quand ces injections se font par voie intramusculaire dans le deltoïde.

 

Il existe un lien de causalité probable entre l’injection en intramusculaire dans le deltoïde d’un vaccin contenant de l’hydroxyde d’aluminium et la lésion histologique caractéristique de la MFM.

Par sécurité, faut-il supprimer la voie intramusculaire dans le deltoïde et réutiliser la voie sous cutanée dans le dos, en sachant que les aiguilles de vaccin actuelles sont plus petites ?

 

 

TABLEAU 1 : LISTE  DES  VACCINS  CONTENANT  DES  SELS D'ALUMINIUM.

Vaccins commercialisés.

AVAXIM vaccin inactivé contre l'hépatite A suspension injectable (IM).

D.T.COQ suspension injectable.

DIFTAVAX ADULTE vaccin diphtérique et tétanique absorbé suspension injectable [rés. usage hosp.].

ENGERIX B 10 ENF-NOUR vaccin contre l'hépatite B suspension injectable IM.

ENGERIX B 20 ADULTES vaccin contre l'hépatite B suspension injectable IM.

GENHEVAC B PASTEUR suspension injectable IM.

HAVRIX ADULTES 1440 U/1 ml suspension injectable IM.

HAVRIX ENF-NOUR 720 U/0.5 ml suspension injectable IM.

HB VAX DNA suspension injectable IM 10 µg/ml en seringue pré-remplie : 1 ml.

HB VAX DNA suspension injectable IM 40 µg/ml : fl 1 ml [rés. usage hosp].

HB VAX DNA suspension injectable IM Enf/Nour/NN 5 µg/0,5 ml en ser : 0,5 ml.

INFANRIX Polio ENF suspension injectable (IM) en seringue pré-remplie.

INFANRIX Polio Hib NOUR poudre et suspension pour suspension injectable (IM).

PENTACOQ poudre et suspension pour suspension injectable IM.

PENTAVAC   poudre   et   suspension   pour  suspension  injectable  en  seringue pré-remplie.

PENTHIB est  poudre  et  suspension pour suspension injectable IM [rés. usage hosp.].

REVAXIS suspension injectable.

TETRACOQ suspension injectable IM.

TETRAVAC ACELLULAIRE suspension injectable en seringue pré-remplie.

TICOVAC  2.7  microg   suspension  injectable  en  seringue pré-remplie vaccin de l'encéphalite à tiques, adsorbé.

TWINRIX ADULTE 720/20 suspension injectable en seringue pré-remplie.

TWINRIX ENFANT 360/10 suspension injectable en seringue pré-remplie.

VACCIN DTCP PASTEUR suspension injectable IM.

VACCIN TETANIQUE PASTEUR suspension injectable.

VAXICOQ suspension injectable, vaccin coquelucheux adsorbé sur hydroxyde d'aluminium.

 

Vaccins dont la commercialisation est arrêtée.                  

D.T.VAX solution injectable.

HAVRIX 720 UI/1 ml suspension injectable IM.

HAVRIX ENF- NOUR 360 U/0.5 ml suspension injectable IM.

PENTACOQ    lyoph   et   suspension    pour   suspension   injectable  en  serigue pré-remplie bicompartimentée.

PENT - HIB  est  lyoph  et  suspension   pour  suspension  injectable  en  seringue pré-remplie bicompartimentée.

TETAVAX suspension injectable.

VACCIN DT PASTEUR solution injectable.

VACCIN HEVAC B PASTEUR suspension injectable.

 

 

Source : Site de la Banque de Données Automatisée sur les Médicaments.

 

Page consultée le 19 février 2002.

 

Site : http://www.biam2.org

 

 

 

L'IMPATIENT (REVUE ALTERNATIVE SANTE).

Février 2002 N° 286 pages 20-21 et 30-31es n° 20-21.

 

Des Vrais Malades non Reconnus.

Syndrome de fatigue chronique, spasmophilie, fibromyalgie..., Ces maladies ne sont pas faciles à identifier et à traiter. Des victimes en témoignent. Myofasciite après vaccin anti-hépatite B.

 

SUZETTE, 41 ANS

" hyperactive avant ma vaccination contre l'hépatite B en 1994, aujourd'hui je ne suis plus capable d'assumer le quart de ce que je faisais avant. Je suis obligée de m'allonger deux heures par jour, sinon je ne tiens pas la journée et pourtant je me couche tôt ! C'est une vie au ralenti." 

En septembre 1997, elle ne peut plus tenir debout et elle est hospitalisée. Après de nombreux examens on diagnostique une sarcoïdose bénigne ( ganglions accrochés aux muscles. ) Mais rien ne change, les ganglions se résorbent sous l'effet du traitement, mais la fatigue et les douleurs musculaires sont toujours là.  " Le matin, il me faut un quart d'heure pour me déplier.

 

Je suis tout endolorie, comme si on m'avait rouée de coups. Et puis j'ai froid du matin au soir. Ma température constante oscille entre 35 et 36 degrés. À cela s'ajoutent des troubles neurologiques inquiétants : Des problèmes de coordination et de prégnance.

Lorsque vous vous rendez compte que vous n'arrivez plus à guider votre fourchette jusqu'à votre bouche, même si ça ne dure qu'une fraction de seconde, c’est angoissant !

 

Les examens reprennent. On parle de sclérose en plaques. " Je m'attendais à quelque chose De pas commun. Mais une sclérose en plaques, ça fait peur. On pense à ses enfants, comment vont-ils le vivre ? " Finalement, en 1999, le diagnostic est posé :  Suzette souffre de Myofasciite à macrophages, maladie provoquée par l'hydroxyde d'aluminium présent dans le vaccin contre l'hépatite B.

 

Hélas, il n'a pas de traitement efficace connu. Elle a donc décidé de s'en passer et d'accepter sa maladie. " Infirmière vétérinaire, j'ai négocié un mi-temps afin de pouvoir continuer à avoir une vie active. Cependant, je ne veux pas renoncer à vivre, alors j'apprends à me ménager." 

Christine KERFANT

 

Page n° 30

LA MYOFASCIITE A MACROPHAGES.

Découverte depuis peu, la myofasciite à macrophages est une maladie causée par l'aluminium des vaccins. Elle pourrait être la porte d'entrée du syndrome de fatigue chronique.

Révélée au mois de février 2001 par notre journal, la myofasciite à macrophages ( MFM ) est une nouvelle maladie apparue il y a moins de dix ans. Principalement caractérisée par une fatigue chronique de longue durée et des troubles musculo -articulaires et neurologiques, elle est souvent aggravée par une maladie auto-immune. 

 

Le devenir de la maladie est inconnu et les traitements quasi-inexistants : les anti-inflammatoires sont inefficaces, les antalgiques associés à un traitement kinésithérapique ont en effet plus durable, mais créent une dépendance dangereuse et doivent être réservés aux formes les plus douloureuses et les plus invalidantes. Un soutien psychologique est nécessaire pour les formes les plus lourdes.

 

La MFM présente de nombreux points communs avec le syndrome de fatigue chronique et avec la fibromyalgie. Une équipe de médecins et chercheurs de Germmad accuse l'aluminium du vaccin d'en être la cause. 

L'InVS ( Institut de veille sanitaire ) publie mars 2001 une synthèse : " Myofasciite à macrophages. Rapport d'investigation exploratoire ". Demandé par l'OMS, une étude épidémiologique vient de démarrer.

 

Page n° 31

ALUMINIUM ET FATIGUE CHRONIQUE.

Question  au  Pr  Romain  Gherardi  chef  de  service  d'histologie  de  l'hôpital  Henri  Mondor  ( Créteil )  le  Pr Gherardi est l'un des membres du Germmad.

ALTERNATIVE SANTE - L'Impatient : les symptômes de la fibromyalgie et du syndrome de fatigue chronique ressemblent à ceux de la myofasciite à macrophages (MFM ). La cause ne pourrait-elle pas être commune ?

 

Pr Gherardi : La MFM rassemble plus au syndrome de fatigue chronique qu'à celui de la fibromyalgie, même si ces deux syndromes se chevauchent largement. Les fibromyalgies présentent une série de points douloureux à la pression qu'on ne retrouve pas très souvent dans les cas de MFM les signes habituels du syndrome de fatigue chronique définis par les CDC ( Centre de contrôle des maladies.) Pris dans leur ensemble, les patients possèdent en outre trois principales caractéristiques déjà constatées dans les études épidémiologiques sur le syndrome de fatigue chronique : 1. Une sur représentation des personnels de santé ; 2. Une sur représentation des sportifs ; 3. L'existence fréquente de troubles neuropsychiatriques au moment du diagnostic, alors que les patients n'ont aucun antécédent particulier.

 
TOUT SE FAIT AU DETRIMENT DES MALADES " Environ deux cent cas de MFM sont actuellement recensés dans les centres qui dépendent du Germmad. D'autres cas nous sont signalés dans le plusieurs pays ", nous a précisé le Pr Gherardi, de l'hôpital Henri Mondor ( Créteil ) voir encadré ci-dessus. ) Un nombre qui serait sans doute beaucoup plus élevé si l'affaire été rendue publique et les médecins alertés. Tout cela se fait au détriment des malades, dont beaucoup se trouvent face à des difficultés insurmontables : d'abord pour avoir un diagnostic sûr et un traitement adapté, ensuite pour obtenir la prise en charge de leurs troubles et les mesures qui s'en posent ( travail adapté ou mise à la retraite ), lorsque la maladie est trop invalidante.  

 

Trop d'intérêts sont en jeu.

Car ce sont les vingt-cinq vaccins contenant de l'aluminium qui sont aujourd'hui sur la sellette ( Alternative Santé - l'Impatient : février, avril et décembre 2000.) Or ce ne sont pas seulement quelques centaines de victimes qui sont à craindre, mais des dizaines de milliers si, comme le demande le Pr Gherardi, l'aluminium du vaccin est l'une des causes du syndrome de fatigue chronique et du syndrome de la guerre du Golfe et des Balkans. La persistance l'aluminium dans le muscle pendant de nombreuses années est une épée de Damoclès posée au-dessus de tous ceux qui ont reçu ce vaccin. Ils ne peuvent se retrouver à la merci de facteurs déclenchant une MFM : nouvelle vaccination avec des vaccins aluminiques, contamination avec d'autres sources d'aluminium au d'autres toxiques, stress, fatigue consécutive à un effort intense pour prolongé. La MFM : une affaire explosive.

Régis Pluchet

 

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Adresse : 11, Rue Meslay 75003

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  LE QUOTIDIEN DU MEDECIN .

Du vendredi 12 avril 2002 N° 7106.

 

Page n° 20

La Myofasciite à Macrophages : une nouvelle myopathie.

De nombreuses   myopathies  congénitales,  enzymatiques,  dysimmunitaires  endocriniennes,  Toxiques  ou  métaboliques, (mitochondriopathie, glycogénose, lipidose) peuvent être révélés par un tableau essentiellement asthéniant. Parmi celles-ci, la plus caractéristique est une nouvelle entité de description récente et dénommée Myofasciite à macrophages (MMF) La myofasciite à macrophages est une nouvelle myopathie inflammatoire qui a été découverte en 1998 par le GERMMAD (Groupe d'étude et de recherche sur les maladies musculaires acquises et dysimmunitaires) et enregistrée un avec une incidence croissante dans les principaux centres de myopathologie français.

 

Depuis son apparition, plus de 250 cas ont été collégiés en France.  

Le tableau clinique est dominé, chez un adulte d'âge variable (âge moyen : 43 ans, extrême : de vente 5 à soixante-dix ans, sex-ratio F/H=1,3), par une symptomatologie musculaire chronique (début 11,2+8,7 mois en moyenne avant le diagnostic) associant myalgies chroniques et fatigabilité musculaire invalidante. Les myalgies chroniques d'intensité variable (modérée à sévère) constitue la principale manifestation, noté dans les 90 à 100 % des cas. 

 

Les myalgies prédominent aux membres, notamment membres inférieurs, parfois aggravée à l'effort. Le sillage initial des myalgies, il bien qu'inconstant (40 % des cas), est évocateur de MMF, d'autant que ce siège  est j'ai rarement observé dans la fibromyalgie, le syndrome de Fatigue chronique ou les autres myopathies inflammatoires. Les examens complémentaires sont inconstamment contributifs.

 

La biopsie musculaire, réalisé de façon chirurgicale afin de prélever et d'examiner les fascia, doit être pratiqué au niveau du deltoïde non dominant.

Cette biopsie musculaire permet seule le diagnostic, objectivant un tableau histologique parfaitement stéréotypé : infiltration épi – péri - et endomysiale par des macrophages cohésifs CD68+, PAS+, exprimant le MHC de classe II, -  associés à une souffrance myocytaire minime. Les marqueurs des cellules de la lignée langerhansienne (CD1a-, S100-) sont négatifs. Un très discret infiltrât lymphocytaire T CD8+ a parfois été associé. Il n'a pas de cellules T CD4+, de cellules B CD20 ou plasmocytaires. La fixation s'étend de façon centripète à partir des fascia vers le muscle sous-jacent.

 

Origine suspectée de la Myofasciite à macrophages.

Il n'y a pas de nécrose, de régénération, d'atrophie périfasciculare, des cellules épithélioïdes, cellules géantes, de particules aux deux corps étrangers. Les colorations de Ziehl-Neelsen, auramine, et Gram sont négatives.  

Plusieurs travaux (microanalyse X, analyse ionique et spectroscopie d'émission) réalisés dans les centres de référence de la MMF et notamment ceux de PhilippeMorreto (Bordeaux) ont montré que les cristaux intramacrophagiques sont constitués de phosphate d'aluminium. 

 

L'absence d'intoxication systématique par l'aluminium, sa présence unique dans le deltoïde dominant des patients, l'apparition de la MMF en 1993 - 1994, date des campagnes de vaccinations intensives et des modifications des modes de vaccinaux (passages de la voie sous-cutanée à la voie intramusculaire, notamment pour le vaccin VHB), ont fait suspecter une origine vaccinale aluminique, chez des sujets probablement prédisposés à l'origine de la MMF. 

 

Les résultats de première étude réalisée par les membres du GERMMAD établissant un lien statistique formel entre lésions de MMF et vaccin aluminiques, résultas confortés par l'enquête épidémiologique de l'InVS (Institut national de veille sanitaire) posent un problème important de santé publique. Afin de confirmer ou  d'infirmer cette hypothèse une enquête épidémiologique réalisée par l'AFSSAPS (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) a débuté en collaboration avec le GERMMAD. 

 

D'après la communication de Pr Patrick Chérin

Service de médecine interne

Hôpital la Salpêtrière,

75020 Paris

 

 

 

 

JOURNAL SUD - OUEST.

Mardi 23 avril 2002.

 

HEPATITE B.

L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) va procéder, par précaution, à un recensement des cas de leucémie, à la suite d'une étude américaine qui suggérerait un lien entre le vaccin contre l'hépatite B et cette maladie.

 

 

 

  L’IMPATIENT (REVUEALTERNATIVE SANTE).

Avril 2002 N° 288 Pages n° 10 à 14.

 

CHAPITRES

Page n° 10

Alerte, on va revacciner !

Le  Ministère   de  la Santé  s’apprête  a  relancer  de  manière  massive   les  campagnes  vaccination  contre l'hépatite B. Une décision basée sur un  rapport qui fait le jeu des laboratoires et qui est vivement contesté par les associations de victimes du vaccin. 

 

Page n° 11-12

«  Ont ne retient que les déclarations des médecins et non celles des patients » Le Dr Dominique Le Houézec, pédiatre, est responsable du comité médical du Revahb, réseau des victimes du vaccin hépatite B.

 

Page n° 12- 3

La recherche sur la sclérose en plaques sponsorisée par les Labos.

 

Page n° 13- 4

UN MAQUIS JURIDIQUE.

Les victimes des vaccinations peuvent obtenir une réparation des dommages qui en résultent. Mais elles doivent pour cela effectuer un véritable parcours du combattant, où les chasses-trappes sont nombreuses.  

Pour obtenir une réparation ou même seulement une prise en charge de leur invalidité, les victimes du vaccin anti-hépatite B, comme d'ailleurs les victimes de tout autre vaccin vont devoir affronter un véritable maquis de procédures où les chausse - trappes sont fréquentes.

 

Trop souvent confrontées à une interprétation restrictive des textes, elles doivent engager de multiples démarches pour faire reconnaître leur bon droit. Tout cela est long, très long et coûteux et demande beaucoup d'énergie à des personnes malades et n'ayant pas toujours les ressources nécessaires. "C'est une véritable galère", dénonce Armelle Jeanpert  qui parle connaissance de cause. Attente de sclérose en plaques après vaccination anti-hépatite B, elle a obtenu une condamnation en première instance depuis en appel des laboratoires SmithKline Beecham. 

 

Ces dernières qui contestent le lien entre la vaccination et sa maladie, ne sont pas pourvus En cassation. Pourtant Armelle Jeanpert peut faire état de plusieurs expertises, notamment celle de la Commission de règlement amiable des accidents poste-vaccinaux. Celle-ci lui accorder une rente viagère annuelle, en reconnaissant que "la vaccination contre l'hépatite B pourrait être regardée comme un facteur déclenchant de [son] état de santé". 

 

Aujourd'hui, son état est aggravé, elle souffre de vasculaire et de myofasciite à macrophages, dont le diagnostic, effectués après nos réservations sur l'hydroxyde d'aluminium, vient renforcer les preuves de la responsabilité du vaccin.

 

Armelle Jeanpert a obtenu une connaissance d'accident de travail provoqué par la vaccination. Mais cette reconnaissance lui avait été refusée dans un premier temps pour déclaration trop tardive ! Un recours à permis de faire reconnaître que le délai obligatoire de moins de deux ans ne doit être compté qu'après la date du diagnostic qui établit le lien entre la vaccination et les troubles apparus. C'est la règle aujourd'hui reconnue par la Caisse Nationale d'Assurance-Maladie. Cette reconnaissance a entraîné le versement d'indemnités journalières. 

Celles-ci ont été revalorisées suite à une rechute en 1998. Mais la caisse primaire d'assurance-maladie de la Moselle estimait en novembre 2000 que cette valorisation était erroné et réclamait à Mme Jeanpert le remboursement d'une somme 283 000 F (28.000E).

 

Suite à une intervention de la Caisse nationale d'assurance-maladie, la CPAM finit pas considérer deux mois plus tard que la revalorisation était justifiée y renonça à réclamer cette somme.

Mais Armelle Jeanpert n'est pas au bout de ses peines. Licenciée par l'hôpital-maison de Retraite Saint-Joseph de Sarralbe pour "absence prolongée", elle a obtenu des prud'hommes une condamnation de son employeur pour licenciement abusif. Celui-ci ayant fait appel, six ans après son licenciement, elle n'a toujours pas des indemnités de licenciement. Une situation hélas trop fréquente : parmi les témoignages que nous avons publiés depuis 1996, plusieurs victimes nous parlaient des problèmes qu'elles rencontraient sur leur lieu de travail.

 

Difficulté obtenir un travail aménagé au un licenciement correct. Une infirmière qui, comme beaucoup de victimes est restée plusieurs années (huit) sans diagnostic précis de sa maladie, a dû renoncer à tout recours contre son licenciement. Elle est aujourd'hui toujours en litige avec la Sécurité sociale dans le cadre de la reconnaissance de l'accident de travail.

 

Elle espère avoir gain de cause désormais, grâce au diagnostic de Myofasciite à macrophages qui aient été établi en août 2001, suite à nos réservations. 

Elle a d'ailleurs fait une demande d'indemnisation auprès de la Commission de règlement Amiable des accidents postvaccinaux. Mais cette commission d'indemnisation tarde à se prononcer sur les demandes de personnes ayant un diagnostic de Myofasciite à macrophages. 

 

Page n° 14

« On sert d’alibi ! »

Jean-Marie Petit est président du Revahb, Réseau des victimes du vaccin hépatite B. Vacciné en milieu scolaire sa fille Sabine, alors âgée de 11 ans, a contracté une myélite en novembre 1995.  

Régis Pluchet 

 

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SCIENCES ET AVENIR (REVUE).

Mai 2002 N° 663 Pages N° 24 – 25.

 

Vaccins en France Jusqu'ici tout va bien.

Une première au Parlement européen. Un vrai débat contradictoire" sur le bien-fondé de la pratique vaccinale ». Avec une question centrale: et si les vaccins étaient plus nocifs que bénéfiques dans les pays riches ?

L'Europe bouge. Bruxelles le 5 avril 2002 : pour la première fois, dans les locaux du Parlement européen, la parole a été largement donnée aux spécialistes des effets secondaires des vaccins. Au centre des débats, une idée simple: il faut arrêter de penser l'acte de vaccination comme si l'on vivait encore dans des conditions d'hygiène précaires.

Il faut repenser le rapport  bénéfices- risques à la lumière d’une société européenne qui jouit des meilleures conditions d’hygiène, d’un cadre médicalisé performant et de conditions de vie excellentes.

 

Un exemple, l’échec  vaccinal du BCG.

"Même en Inde du Sud où a été menée une étude épidémiologique publiée par l'OMS en 1997, on a démontré que, dans les régions où s'est déroulée une campagne de vaccination, on trouvait  plus de tuberculose qu'ailleurs onze ans après, affirme un médecin allemand, Gerhard Buchwald. Il a fallu quatre ans pour un premier écho, puis encore sept ans pour obtenir une communication à ce sujet. Les effets secondaires étaient tellement négatifs que, depuis, la responsabilité de la vaccination en Allemagne, en cas de séquelles, incombe au médecin prescripteur." Et de constater que "pour la tuberculose, le meilleur des remèdes  reste l'hygiène, y compris alimentaire et la suppression de la promiscuité."

 

Autres points largement développés, les maladies auto-immunes qui restent encore très mystérieuses  quant à leurs mécanismes. Et les risques liés aux polyvaccinations de plus en plus fréquentes, pour des gains de temps et des économies de souffrance, notamment pour les enfants. Pour nombre d'intervenants, les vaccinations simples  dans des espaces de temps prolongés sont à privilégier.

 

Droits dans leurs bottes, les représentants des laboratoires et de l'OMS ont lâché prise sur quelques évidences : "Ne jamais vacciner un enfant malade", par exemple.

Ou encore, lutter contre l'acharnement de certains médecins à faire les rappels malgré des signes cliniques alarmants. Témoignage de Bonnie Dunbar, professeur de biologie moléculaire et cellulaire à Houston (Etats-Unis), qui travaille actuellement à la mise au point d'un vaccin contre  le sida : "Mon frère était en excellente santé. Première vaccination contre l'hépatite B : une réaction immédiate avec fièvre. Malgré cette alerte, le rappel est effectué.

 

Mon frère est depuis grabataire..." Autre cas d'acharnement stupéfiant avec une étudiante, encore avec l'hépatite B : "Première vaccination : syndrome grippal. Seconde vaccination : névrite. Troisième vaccination hospitalisation à la suite d'une névrite oculaire chronique. Après ces épisodes, j'ai consulté la littérature. Quant à la FDA est la reçu des rapports sur 40 000 cas litigieux de maladies auto-immunes."

Constat confirmé par le Dr Buchwald :" certaines vaccinations ne sont pas nécessaires, leur bénéfice est faible et les dégâts peuvent être importants." Et de poser la question : "Des vaccins ne seraient-ils pas à l'origine de certaines maladies ?

 

Aujourd'hui, 800 000 enfants et jeunes sont touchés par l'asthme. Les dermites et neurodermites sont en augmentation." De plus, sur des exemples précis, l'absence d'indépendance des experts et des centres d'évaluation a été dénoncée. Une réalité résumée en une phrase par un médecin belge, Kris Gaublomme : "nous ne pouvons plus accepter que l'on mettre en danger la santé des individus pour maintenir la cote boursière de certaines compagnies."

 

Vaccins et aluminium : les enfants aussi.

Une  nouvelle  maladie   liée  à  la vaccination ?  Beaucoup  de  médecins  haussent  encore  les  épaules...  Une   maladie -  la myofasciite à macrophages (MMF) - qui touche des enfants ?

Même certains experts réfutent encore ce principe. Sciences et Avenir avait consacré un large dossier en octobre 2001 ( N° 657) à ce sujet politiquement très sensible. Principal responsable de la MMF, l'hydroxyde d'aluminium contenu dans certains vaccins qui provoque un affaissement des défenses immunitaires conduisant à des handicaps majeurs (fatigue extrême, douleurs musculaires violentes, pertes de mémoire, etc.).

 

Deux enfants américains touchés.

Les thèses les plus dogmatiques seront donc un peu plus ébranlées avec l'observation américaine publiée dans la revue Pediatric Development. Une équipe de l'Université de Floride a étudié le cas des deux premières enfants atteints de myofasciite à macrophages en Amérique du Nord. Le premier, âgé de cinq ans, présentait un diagnostic d'attente neurologique. Le second, âgé de trois ans, souffrait d'hypotonie et d'un retard de développement.

 

Des biopsies réalisées dans le quadriceps ont permis de mettre en évidence un pic d'aluminium caractéristique de la MMF. "Ces cas, soulignent les auteurs ont été rapportés afin d’augmenter la prise de conscience et pour encourager une étude systématique, épidémiologique et clinicopathologique."En France, plus de 200 malades attendent depuis des mois les résultats d'une étude menée par les autorités sanitaires. Une priorité au moment où les quelques spécialistes de la MMF enregistrent entre quatre et six nouveaux cas par semaine.

 

Georges Golbérine, Anne-Marie Raphaël

Sciences et Avenir

62, Rue Richelieu

75002 Paris  Tel : 01  55  35  56  04

 

E - Mail : redaction@sciences-et-avenir.com

 

 

 

 

L'IMPATIENT (REVUE ALTERNATIVE SANTE)

Juin 2002 N° 290 page n° 4.

 

Vaccination anti-hépatite B. Nouveaux Rebondissements Alors que le vaccin anti-hépatite B est à nouveau mis en cause, 29 patients victimes de myofasciite à macrophages viennent de déposer plainte.

 

Le mardi 14 mai, Me Gilbert Collard a déposé entre les mains du doyen des juges d'instruction, à Paris les plaintes de 29 patients atteints de myofasciite à macrophages (MMF), après  vaccination. Une vingtaine d'autres plaintes seront déposées dans quelques semaines en. La MMF est cette maladie due à l'aluminium de vaccin (principalement celui de l'hépatite B et dans quelques cas au vaccin contre le tétanos.) Nous avions révélé la découverte de la gravité allant dernier (ALTERNATIVE SANTE - L'Impatient, février et avril 2001.

 

"Le nombre de victimes diagnostiquées dans les centres spécialisés ne cesse d'augmenter et il atteint environ 300), à explique Patricia Baslé, vice-président de l'association Entraide aux malades de la myofasciite à macrophages qui dénoncent : "il faut que les choses bougent rapidement, et c'est pour cela que nous portons plainte.

La situation des victimes de MMF est catastrophique : les troubles dont elles souffrent ne cessent de s'aggraver, beaucoup  sont obligées d'arrêter leur travail et se retrouvent dans une situation économique difficile." Des difficultés confirmées par Michèle Madonna de l'Association myofasciite à macrophages.

 

La plainte arrive au moment où deux cas de MMF viennent de faire objet d'une publication, dans une revue américaine de pédiatrie, par des médecins de l'hôpital pour enfants de l'Université de Floride du Sud. Il s'agit de deux cas detroubles graves survenus chez un enfant de trois ans et chez un autre de cinq ans. Une biopsie au quadriceps (muscle de la cuisse), site d'injection des vaccins à cet âge, a confirmé la présence de macrophages et de cristaux d'aluminium. De quoi démentir les affirmations de ceux qui nient l'existence de la MMF en prétendant que c'est un mythe français (le Pr Gherardi  nous a confirmé en février dernier, que des cas de MMF étaient désormais diagnostiqués dans plusieurs pays."

 

Cette publication va notamment à l'encontre les affirmations de la Dre Claire - Anne Siegrist, Pédiatre responsable du centre vaccinologie de Genève. Mme Siegrist prétend que la présence d'aluminium au site d'injection n'est qu'un simple "tatouage vaccinal" et que la MMF n'est pas une maladie spécifique. Or, l'observation américaine montre nettement que les symptômes de la MMF sont bien spécifiques à cette maladie.

 

Dans un exposé fait au Medec 2002, le Pr Chérin, de l'hôpital de la Salpêtrière (Paris), l'un de ceux qui ont découvert cette maladie, rappelait que les premiers symptômes de la MMF (des douleurs musculaires) se présentent aux membres inférieurs, "ce qui est rarement observé dans la fibromyalgie, le syndrome de fatigue chronique ou aux autres myopathies inflammatoires" (d'après le Quotidien du Médecin du 12 avril 2002.) Depuis deux ans, Mme Siegrist multiplie les articles pour réhabiliter le vaccin anti-hépatite B en dénonçant ce qu'elle considère comme "un psychodrame collectif" (titre de son article paru dans La Recherche en mars 2000).

 

Mme Siegrist intervient dans les formations et colloques sur les vaccinations organisées par les laboratoires Glaxo-SmithKline et la fondation Mérieux, fer de lance de la promotion des vaccins. Elle faisait partie des personnalités consultées par la  mission d'expertise sur la politique de vaccination contre l'hépatite B (voir ALTERNATIVE SANTE- L'Impatient, avril 2002), on se demande bien pourquoi. Les conclusions de cette mission ont été adoptées par le Conseil supérieur d'hygiène publique (CSHPF) de France dans un avis rendu public début avril. Le CSHPF, jugeant que la tolérance et le rapport bénéfice-risque de cette vaccination sont bons, recommande de (vacciner systématiquement tous les enfants avant 13 ans, en privilégiant  la vaccination des nourrissons.

 

C'est faire peau des cas des enfants, y compris quelques nourrissons victimes du vaccin comme nous le rappelions le mois dernier sur la base des témoignages français est une étude américaine ainsi que ce mois-ci (voir le dossier sclérose en plaques page 26.) N'ayant pas peur de tenir un double langage, le CSHPF admet toutefois implicitement qu'il y a un risque puisqu'il estime qu'avant de vacciner un proche parent (père, mère, frère ou sœur) d'une personne déjà atteinte de SEP, le médecin doit évaluer si rapport bénéfice-risque est en sa faveur. Toutefois, cette précaution ne change pas son appréciation globale et le CSHPF recommande donc de relancer massivement les campagnes  de vaccination contre l'hépatite B.

 

Le vaccin hépatite B est-il cancérigène ?

À  l'encontre  de  l'optimisme  du  CSHPF,  une  nouvelle  étude  américaine,  présenté  au  cours  du Congrès  de  l'Association américaine pour la recherche sur le cancer, suscite de nouvelles inquiétudes. Une équipe de chercheurs de l'Université de Berkley à observé une corrélation entre ce vaccin et la survenue de leucémies chez des enfants de 0 à 15 ans.

 

S'interrogeant sur des raisons qui pourraient expliquer cette corrélation, les chercheurs pensent que le risque pourrait être lié au nombre d'injections et à l'âge, rapporte le Quotidien du Médecin (du 24 avril 2002.) Ils s'interrogent par ailleurs sur l'éventuelle responsabilité des effets toxiques du mercure, utilisé comme conservateur ! L'alerte est suffisamment sérieuse pour que l'Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) ait décidé de lancer une étude épidémiologique. Les résultats de cette enquête seront examinés, fin mai ils seront rendus publics, à la demande de l'ancien Ministre de la Santé, Bernard Kouchner.

 

Nouvelles possibilités d'indemnisation.

C'est  une  bonne  nouvelle  pour  les victimes.  La  loi  du 4  mars  2002  relative  aux  droits des Malades élargit les possibilités d'indemnisation à l'amiable. Cette possibilité de concerner jusqu'ici que les professionnels des établissements de prévention et de soins vaccinés dans le cadre de l'obligation qui date du 18 janvier 1991. Désormais, les personnels victimes d'une vaccination pratiquée avant l'obligation (et donc depuis la commercialisation des premiers vaccins en 1981) pourront bénéficier de la procédure d'indemnisation.

 

Un courrier la Direction générale de la santé a d'ailleurs averti plusieurs personnes, dont la demande avait été précédemment refusée, qu'elles pouvaient désormais adresser une nouvelle demande. Une mesure qui va dans le bon sens, mais rien n'est fait pour toutes celles qui se sont faits vacciner, à la suite de la campagne de propagande des années 1994-1996 alors qu'elles n'y étaient pas légalement obligées.

Régis Pluchet 

 

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Troubles neuro-cognitifs dans la myofasciite à macrophages.

Date de publication : 09-07-2002

 

Rapporté par Patrick Chérin d’après la communication de : P. Chérin, C de Jaeger, A. Teixeira, S. Pelletier, S. Herson 46e congrès de la SNFMI – Rouen, 13-15 juin 2002

 

La myofasciite à macrophages (MFM) est une myopathie inflammatoire de description récente. Le diagnostic repose sur la biopsie musculaire. La MMF peut s’associer à des atteintes démyélinisantes du système nerveux central. Les manifestations cliniques de la MFM sont peu spécifiques, associant myalgies, arthralgies et asthénie invalidante. Les troubles neuro-cognitifs semblent très fréquents au cours de la MMF. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’importance et le type de ces troubles neuro-cognitifs.

 

Sur une série de 105 MFM confirmées par l’histologie, 35 patients consécutifs ont été analysés par tests psychométriques : MMS (Mini Mental State Examination), Profil d’Efficience Cognitive (PEC), B.F.P.A. (Batterie de Fluidité verbale pour Personnes Agées) ; échelle de dépression de Pichot, entretien psychologique, tests projectifs de Rorschach-TAT ; électroencéphalogramme (EEG), encéphaloscanner (tomosphygmographie cérébrale ultrasonore), potentiels évoqués visuels (PEV), potentiels évoqués auditifs (PEA), IRM cérébrale. Les patients avec tableau neurologique central étaient exclus de l’étude.

20 femmes et 15 hommes, d’âge moyen 35 ± 11 ans ont été analysés. Il existait de façon constante des anomalies neuro-cognitives aux tests psychométriques. Le MMS était perturbé chez 32 dans 35 patients (MMS moyen à 27/30). Douze patients présentaient un syndrome dépressif au Pichot, confirmé par l’entretien psychiatrique. Les tests projectifs de Rorschach-TAT ne montraient pas d’anomalie de personnalité significative en dehors d’un stress chronique. Les tests cognitifs ont mis en évidence :

des anomalies de l’attention et la capacité opératoire (34 patients),

la mémoire immédiate (33 patients),

la mémoire topographique (24),

la mémoire de rappel et d’évocation (21),

la discrimination perceptive (21),

la structuration perceptive et l’indépendance (17).

Le BFPA était très perturbé avec un score global moyen de 26 ± 7 (valeur normale : 35). L’EEG montrait des ondes lentes chez 3 patients. L’encéphaloscanner objectivait une hyperpulsatilité des zones corticales chez 14 patients, les PEV étaient perturbés chez 3 patients, les PEA chez 5 patients. L’IRM cérébrale montrait des hypersignaux en T2 de la substance blanche chez 5 patients (âge moyen 36 ± 4 ans).

Au total, les troubles neuro-cognitifs sont constants au cours des MMF. Il s’agit essentiellement de troubles mnésiques portant principalement sur l’attention, la capacité opératoire et la mémoire immédiate. Les troubles thymiques sont notés dans 34% des cas. Parmi les examens complémentaires, l’encéphaloscanner est le plus souvent perturbé (40% des cas).

Date de publication : 09-07-2002

Troubles du sommeil au cours de la myofasciite à macrophages (MFM)

Date de publication : 06-01-2003

 

Rapporté par Patrick Cherin d’après la communication de Chérin P, Konofal E, Teixeira A, Chantalat-Auger C, Arnulf I, Merino-Andreu M, Derenne JP, Médecine Interne et Laboratoire du sommeil, CHU Pitié-Salpétrière, Paris, présentée au cours du 47e Congrès de la Société Nationale Française de Médecine Interne. Paris, 12-14 décembre 2002.

Introduction : La MFM est une myopathie de description récente associant une fatigue chronique sévère avec troubles neuro-cognitifs, myalgies et arthralgies. L’histologie est caractérisée par une infiltration du muscle deltoïde en macrophages avec inclusions aluminiques, imputée à l’injection intra-musculaire de vaccin contenant de l’aluminium. L’insomnie est fréquente et pourrait majorer la fatigue.

Objectif : explorer les troubles du sommeil dans la MMF.

Méthodologie : 16 patients (10 femmes, 6 hommes), âgés de 45 ± 8 ans présentant une MFM avec biopsie musculaire positive, ont été étudiés propectivement en polysomnographie avec tests itératifs d’endormissement, échelle d’Epworth, de fatigue (FIS) et d’impatiences (RLSRS).

Résultats : Pour l’ensemble du groupe, le temps de sommeil total était de 389±107 minutes, l’index de fragmentation de 23± 19 par heure et l’index de mouvements périodiques de 27±1 par heure. Tous les patients avaient un syndrome des mouvements périodiques de jambes sans autre étiologie retrouvée.

 

Syndrome des mouvements périodiques de jambes

Faible(5-15/h)

Modéré(15-30/h)

Sévère(>30/h)

Nombre de patients

Score d'Epworth

Latence moyenne d'endormissement diurne (min)

Score FIS

% d'impatiences des membres inférieurs

Présence d'antidépresseur

7

10,6±4,3

17±4

120±22

71%

3

5

5,0±3,4

14±10

99±10

60%

1

4

4,3±2,9

18±4

102+37

50%

2

 

Conclusion : Le syndrome de mouvements périodiques de jambe est constant chez les patients avec MFM, sans somnolence. Il pourrait contribuer à l’insomnie et à la fatigue de la MFM.

Date de publication : 06-01-2003.

 

 

 

L'IMPATIENT (REVUE ALTERNATIVE SANTE).

Juillet - août 2002 N° 291 page n° 4 

 

LES PREDISPOSITIONS GENETIQUES DES VICTIMES DE MYOFASCIITE A MACROPHAGES.

Une équipe de chercheurs marseillais vient de montrer qu 60% des malades atteints de Myofasciite de à macrophages étaient porteurs d'un marqueur génétique qui ne se trouve que dans 16 % des cas pour un groupe témoin.

L'annonce de cette découverte a été faite, le vendredi 21 juin, par le Pr Michèle Coquet, à l'occasion de la conférence de presse organisée par les victimes de cette maladie due à l'aluminium des vaccinations.

 

Me Gilbert Collard, leur avocat, a précisé que le nombre des plaintes au pénal, qu'il a déposées, se montait désormais à 55 et que d'autres étaient en cours de dépôt. "Nous sommes en train de vivre les premiers moments d'un drame sanitaire colossal", a déclaré le célèbre avocat marseillais.

 

Le Pr Michèle Coquet, de Bordeaux, qui a révélé le premier cas de myofasciite en 1993, le Pr Chérin de l'hôpital de la Salpêtrière (Paris) et le Dr Jérôme Authier de l'hôpital Henri Mondor (Créteil) ont confirmé la gravité des problèmes de la responsabilité de l'aluminium des vaccins. Le Pr Coquet a expliqué que le marqueur génétique découvert par les chercheurs de Marseille est très courant chez les sujets atteints de polyarthrite rhumatoïde (une des maladies les plus fréquemment retrouvées après vaccination hépatite B - NDLR) et que cette découverte laisse penser que la MMF est une maladie auto-immune, dont le facteur déclenchant pourrait être l'aluminium.

 

Avant de vacciner, il serait nécessaire de rechercher si des patients sont porteurs de ce marqueur, a-t-il ajouté. De son côté, Suzette Pirès, le nombre de l'Association Entraide aux victimes la myofasciite à macrophages a précisé que cette action en justice était lancée pour favoriser une reconnaissance de la maladie et obtenir une prise en charge par la Sécurité Sociale. Plusieurs victimes ont expliqué les difficultés que rencontrent, que ce soit pour obtenir un remboursement de leurs frais de transport lorsqu'elles se déplacent pour des examens spécialisés ou pour la reconnaissance de leur invalidité.

 

L'ASSEMBLEE GENERALE DU REVAHB.

Dimanche 2 juin, le Revahb, l'association qui regroupe les victimes vaccin hépatite B de son Assemblée générale annuelle à Paris. Près de soixante-dix personnes s'étaient déplacées, celles qui n'avaient pu venir s'étaient manifestées en envoyant un pouvoir. Une réunion d'autant plus importante que le Revahb n'avaient pas tenu d'Assemblée générale depuis trois ans. Comme l'ont rappelé le président, Jean-Marie Petit et les autres membres du Conseil d'administration, beaucoup de choses ont évolué depuis.

 

Une cinquantaine depersonnes ont été indemnisées comme par la Direction générale de la Santé, de très nombreuses procédures judiciaires sont en cours, l'une des adhérents a fait une grève de la faim pour faire avancer ses dossiers, les contacts avec l’Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) se poursuivent. En outre, le Revahb est désormais membres de la Fnavem, dont le président, Olivier Duplessis, a souligné l'importance du travail effectué par l'association.

 

Le Pr Chérin de l'hôpital de la Salpêtrière, avait eu la courtoisie de se déplacer un dimanche matin. Il a fait un exposé très clair sur la Myofasciite à macrophages, maladie due à l'aluminium des vaccins, à la découverte de laquelle il a contribué. Il a ensuite répondu longuement aux questions des participants, témoignant du souci d'une nouvelle génération de médecins de dialoguer avec les patients et leurs associations.

De son côté, le Dr Le Houézec-du Revahb- a présenté un bilan des pathologies rencontrées chez les adhérents. Si la sclérose en plaques est la maladie la plus fréquente  (près de 700 cas), il a mis en évidence un très grand nombre de cas de polyarthrite (plus de 100) et de très nombreuses maladies auto-immune (plus de 200). Mais il y a aussi encore des cas où les victimes sont atteintes de troubles que les médecins n'arrivent pas à étiqueter.

 

Beaucoup se heurtent aux plus grandes difficultés pour faire reconnaître leur maladie. À côté de professionnels à l'écoute des patients comme le Pr Chérin, certains ont expliqué comment ils sont reçus par des médecins qui ne prennent pas la peine de les examiner. Plusieurs victimes ont expliqué pudiquement les symptômes dont elles souffrent ainsi que leurs difficultés à réaliser les 9 dossiers nécessaires pour la défense de leurs droits. Leur combat continue. 

Régis Pluchet

 

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LE CONCOURS MEDICAL.

28 septembre 2002 N° 29 Tome 124 - 1865 à 1932 Tome 124 - 29 Pages N° 1903 à 1905.

 

CHAPITRES 

Faut - il reconsidérer les modes d'administration des vaccins injectables. Un consensus donne actuellement la préférence à la voie intramusculaire au détriment de la voie sous - cutanée. 

Injection intramusculaire ou sous - cutanée ? Sites et techniques d'injection. 

Les Risques Imputés aux Adjuvants à Base de Sels d'Alumine

 

La myofasciite à macrophages à été découvert en 1997 sur des biopsies musculaires du deltoïde pratiquées chez des patients souffrant de fatigabilité et de myalgies (4).

Ultérieurement, des cristaux d'aluminium ont été observés dans les macrophages présents dans ces lésions histologiques. Deux hypothèses ont été avancées : ces lésions seraient-elles en relation avec l'injection intramusculaire de vaccins avec d'aluminium comme adjuvant ?

 

L'entité histologique ainsi décrite serait-elle la cause des symptômes cliniques observés ? Une enquête a été mise en place par l'Institut de veille sanitaire et le Groupe de recherches Sur les maladies musculaires acquises et dysimmunitaires. En un an, de mai 1999 à mai 2000, 93 cas de myofasciite à macrophages ont été recensés essentiellement chez des adultes vers âgés en moyenne de 45 ans, souffrant depuis un aux deux ans de fatigue et douleurs musculaires. L'enquête menée sur les antécédents de 53 de ses patients a retrouvé chez 87 % d'entre eux des injections de vaccin avec l'alumine comme adjuvant (contre l'hépatite B deux fois sur trois), et pratiqués quelques années auparavant (1).

 

En se fondant sur les données actuellement disponibles, le Comité consultatif de l'OMS pour La sécurité des  injections considère qu'un lien entre l'entité histologique que constitue la myofasciite à macrophages et une quelconque entité clinique est impossible à établir (7).

Quelques questions peuvent être posées. Pourquoi cette préoccupation, qui a récemment Fait l'objet d'une campagne de presse alarmante, reste-t-elle exclusivement française ?

 

Qu'en est-il des très nombreux adultes, précédemment vaccinés dans la région deltoïdienne avec des vaccins aluminés, restés exemptes de la symptomatologie clinique en discussion, et dont on ne connaît pas l'histologie deltoïdienne, puisqu'ils n'avaient aucune raison de subir une biopsie musculaire ?

 

Il n'est donc pas justifié, jusqu'à plus ample informé, de remettre en question la voie intramusculaire des vaccinations, ni les adjuvants aluminés des vaccins. Rappelons que la voie intramusculaire est utilisée dans le monde pour la grande majorité des vaccinations, et que les adjuvants aluminés des vaccins inertes, seuls autorisés jusqu'à présent chez l'homme indispensables pour garantir une bonne réponse immunitaire, sont d'usage courant depuis plus de cinquante ans.

 

L'essentiel

Des deux voies d'inoculation des vaccins injectables, la voie intramusculaire et la voie sous-cutanée, qui ont été à nouveau mises en compétition, c'est la voie intramusculaire, cliniquement la mieux tolérée et la plus utilisée dans le monde, qui est devenu la plus courante en France, supplantant la voie sous cutané-classique.

 

La myofasciite à macrophages est une entité histologique, décrite récemment en France, dont l'expression clinique reste à établir, et que l'on a attribué à l'aluminium contenu dans les sels adjuvants autorisés chez l'homme. Elle ne remet en question pour le moment ni l'usage de la voie intramusculaire ni celui de ces adjuvants, administrés en routine depuis plus d'un demi-siècle.

 

Bien que la toxicité des conservateurs mercuriels inclus à faible dose dans certains vaccins, suspectée chez les jeunes enfants, n'ait pas été démontré, il a été convenu d'abandonner leur usage dire par principe de précaution.

 

Autre préoccupation, devenus sans objet : Le mercure des conservateurs. Un conservateur mercuriel, le mercurothiolate (ou merthiolate, ou thimerosal, ou thimerosal) a été souvent inclus dans certains vaccins, ainsi que dans de nombreux autres produits médicamenteux, pour prévenir la contamination bactérienne et fongique, à craindre que plus particulièrement dans les conditionnements multidoses.

Il y a été reconnu que ce produit est susceptible de provoquer une sensibilisation allergique (10).

 

C'est aux États-Unis, en 1999, que le problème de la toxicité éventuelle du mercure contenu dans les vaccins du jeune enfant à été soulevé par l'Académie américaine de pédiatrie (6). L'accident survenue au Japon à Minamata avait auparavant fait découvrir des anomalies du développement neurologique fœtal chez des nourrissons issus de mères ayant ingéré du mercure pendant leur grossesse.

 

S'inspirant des résultats de plusieurs études, et considérant de faible taux sanguin de mercure, très inférieur au seuil toxique, observé chez des nourrissons ayant reçu des injections de vaccins contenant un conservateur mercuriel, l'OMS a déclaré an 2000 que le risque lié au mercure contenu dans certains vaccins était trop faible et hypothétique pour être mis en balance avec les avantages la vaccination (8). Quoi qu'il en soit, par précaution, il a été convenu en France de supprimer le mercurothiolate de tous les vaccins administrés aux jeunes enfants, y compris les vaccins contre l'hépatite B. Seuls quelques vaccins antigrippaux en contiennent encore.

 

Conclusion : Les vaccins efficaces actuellement en usage ne sont pas complètement dénués 'effets secondaires cliniques, précoces pour les vaccins inertes, retardés pour les vaccins vivants. Mais ces inconvénients sont minimes en regard des avantages considérables dévaste. Celles-ci ont fait spectaculairement reculer, notamment chez les enfants, des maladies Infectieuses autrefois redoutées des familles, telles la diphtérie, la coqueluche, la rougeole et plus récemment la méningite à H. influenzae de type b. Le tétanos est devenu très rare, il ne frappe plus que quelques personnes âgées non vaccinées. Après la variole, la poliomyélite est en voie d'éradication mondiale.

 

La mise en cause des adjuvants aluminés dans certains vaccins est encore hypothétique. Elle Ne peut remettre en question l'utilité incontestable de ces adjuvants, qui doivent être maintenus, jusqu'a leur éventuel remplacement par d'autres adjuvants  aussi efficaces, peu onéreux et bien tolérée. L'inquiétude soulevée par le mercure des conservateurs est devenue sans objet, depuis la suppression de ces conservateurs de la plupart des vaccins.

Il ne peut être question de remettre en cause la voie intramusculaire, la plus utilisée dans le monde, recommandée pour injecter les vaccins inertes, et mieux tolérée que la voie sous-cutanée. La vaccinologie ne cesse de progresser. La recherche ce produit. Les vaccins et les vaccinations se perfectionnent. La Sécurité infectieuse qu'ils nous ont déjà apportée est inestimable. 405332

 

Auteurs.

M. Rey, Pr, prés. Société de médecine des voyages, Paris, N. Guérin, Comité technique des vaccinations, Paris.

 

REFERENCES.

  1. Bourgeade A. La myofasciite à macrophages. Sa découverte peut-elle remettre en cause les bienfaits des nombreux vaccins adjuvés aux sels d'alumine ?  Lettre Soc Med Voyages 2001 ; 4 : 2

  2. Centers for Disease Control and Prevention. General recommendations on immuzination, Recommendations of the ACIP. MMWR 1999 ; Rep 43 : 38.

  3. Direction générale de la santé, Comité technique des vaccinations. Guide des vaccinations. Paris, CFES éd,1999.

  4. Guerardi RK, Coquet, M, Cherin P et coll. Macrophagic myofasciitis: an emerging entity. Lancet 1998 ; 152 : 347352.

  5. Guérin N. Ne vaccinez pas à l'aveugle. Le Généraliste 2001 ; 2120 : 16.

  6. Halsey NA.Limiting infant exposure to thimrosal in vaccine and other sources of mercury. JAMA 1999 ; 282 : 1763-1766.

  7. OMS. Sécurité des vaccins. Comité consultatif pour la sécurité des vaccins. Rel Epidemiol Hebd 1999 ; 74 : 337-340.

  8. OMS. L'utilisation du thiomersal comme conservateur pour vaccins. Rel Epidemiol Hebd 2000 ; 2 : 12-16.

  9. Rey M. Vaccinations. Paris Masson éd. 1980.

10. Siegrist CA. Le point sur la présence des sels de mercure dans les vaccins. Med Enfance 2000 ; 2 : 97-100.

11. Watson JC,Peter G. General immunization practice. In : Plotkin SA et Orenstein WA Eds Vaccines 3e éd. Philadelphie, WB Saunders éd, 1999,47-73. 

LE CONCOURS MEDICAL

 

 

 

  Myofasciite à macrophages et vaccinations.

Le Concours médical, 05/10/2002, tome 124-30 -1949: 1949.

 

Quel   est   votre   avis   sur   la  relation  entre  la   myofasciite  à  macrophages  et  les  vaccinations faites en intramusculaire (deltoïde). Médecin du travail, je fais assez régulièrement les vaccinations contre le tétanos, la poliomyélite et la diphtérie (Revaxis...) dans le muscle deltoïde. Ces vaccins contiennent de l'hydroxyde d'aluminium responsable de l'apparition de la myofasciite. Faut-il privilégier les injections par voie sous-cutanée ? Quelle serait la responsabilité du médecin du travail en cas de myofasciite confirmée par biopsie ? (Dr F.../35)

 

RÉPONSE DE CATHERINE GOUJON Chef serv. centre vacc. international et méd voyages, centre méd. Inst. Pasteur, Paris.

La  myofasciite  à  macrophages  est  une  entité  histologique qui  correspond  à l'infiltration  du  tissu  conjonctif entourant les faisceaux musculaires par des macrophages contenant des inclusions de cristaux d'aluminium. Cette découverte a été faite à l'occasion de biopsies musculaires pratiquées dans la région deltoïdienne de sujets ayant des signes cliniques tels que fatigabilité et myalgies diffuses. Les sels d'aluminium étant utilisés comme adjuvants dans de nombreux vaccins, et les injections vaccinales étant le plus souvent réalisées par voie intramusculaire dans le deltoïde, le lien de causalité entre l'hydroxyde d'aluminium contenu dans ces vaccins et la lésion histologique est en effet probable.

 

Cela étant, rien ne permet pour le moment d'établir une relation avec la symptomatologie clinique qui a motivé les biopsies musculaires. Par ailleurs, en l'absence de biopsies pratiquées chez les sujets sains, on n'est pas en mesure de dire si les images histologiques d'inclusions d'aluminium sont réellement pathologiques, ou si elles correspondent à un processus normal de résorption et d'élimination de l'adjuvant. En ce qui concerne les vaccinations pratiquées en médecine du travail, il est préconisé d'utiliser de préférence la voie intramusculaire (ou éventuellement la voie sous-cutanée profonde) avec les vaccins adsorbés: vaccin tétanique et Revaxis, afin de minimiser les réactions locales.

 

Le vaccin tétanos-polio, qui n'est pas adsorbé, peut être injecté indifféremment en intramusculaire ou en sous-cutané. Pour le moment les autorités sanitaires n'ayant pas modifié ces recommandations, il ne pourrait être reproché à un médecin du travail d'avoir suivi les directives officielles. 

Le Concours médical, 05/10/2002, tome 124-30 -1949: 1949

 

 

 

LE JOURNAL LA PROVENCE.

Mercredi 23 octobre 2002.

 

Une Marseillaise atteinte de sclérose en plaques veut faire condamner l'Etat.

Handicapée à vie à cause d'un vaccin imposé.

Devant  le  tribunal  administratif  de  Marseille,  le  commissaire  du  gouvernement a demandé la condamnation du ministère de l'Emploie et de la Solidarité dans l'affaire qui l'oppose à une Marseillaise atteinte de sclérose en plaques qui la cloue sur un fauteuil roulant Employée dans une clinique, elle avait été obligée de se faire vacciner contre l'hépatite B comme tous les personnels de Santé.

 

Le vaccin qui fait accuser l'Etat.

Le tribunal administratif de Marseille jugeait une vaccination obligatoire contre l'hépatite B qui a provoqué une sclérose en plaques chez une employée de santé. Le commissaire du gouvernement demande la condamnation du ministre de l'Emploie et de la Solidarité.

Il y avait la vie de Mireille, une vie tranquille, qu'elle a longtemps menée du temps où elle travaillait et cela depuis 1989, dans une maison de retraite de Grans. Et il y avait la vie de Mireille qui s'est arrêtée le 10 octobre 1997. Une date inscrite à l'encre noire sur son agenda de femme dynamique. La date du dernier rappel du vaccin contre l'hépatite B pour cette femme, alors âgée de 48 ans.

Comme tous les employés des établissements de santé ou maisons de retraite, Mireille était, depuis une circulaire ministérielle de 1991, soumise à la vaccination obligatoire.

 

C'est cet acte à caractère purement préventif qui a bouleversé sa vie. Depuis, MIreille est en fauteuil roulant. Elle a perdu toute autonomie. L'hépatite B a provoqué chez elle une sclérose en plaques. En 1996, quelques symptômes de la fatigue étaient apparus mais elle n'a découvert sa maladie que plus tard.

Une expertise médicale, puis une seconde. Le deuxième médecin qui l'a examinée à conclu à une "relation directe et certaine" entre la vaccination subie et la maladie contractée. L'Etat lui a dès leur, proposé une rente viagère annuelle de 9146 Euros soit quelque 762 Euros par mois.

 

"L'Etat entièrement responsable".

Mais  pour  effectuer  d'éventuels  aménagements,  Mireille  aspirait  à  l'obtention  d'un  capital.  Alors  elle  a  saisi  le  tribunal administratif de Marseille et réclamé 518 336 Euros (3,4 millions De  francs ). Le dossier, évoqué hier sur le fond a mis au jour la responsabilité du ministère de l'Emploi et de la Solidarité, assigné par l'audience, le commissaire du gouvernement, Guy Fedou, a estimé que "l'État était entièrement responsable". La sclérose en plaques est, selon lui, "entièrement imputable à la vaccination obligatoire". Il a aussi demandé, pour Mireille le versement par l'Etat d'une provision de 30 000 Euros (196 787 F) et la désignation d'un nouvel expert médical, le dernier examen la patiente remontée à trois ans.

 

170 procès en cours

Les laboratoires qui fabriquent les vaccins ont, un temps, affirmé que Mireille offrait une prédisposition à la maladie qu'elle allait déclarer mais cette analyse a été battue en brèche par les experts. D'après Me Gisèle Raynaud-Brémond, l'avocate de Mireille, 2000 personnes aurait ainsi été contaminées en France à la suite d'une vaccination obligatoire et 170 procédures judiciaires sont actuellement en cours, dont cinq au pénal. Le tribunal administratif a mis sa décision en délibéré. Le jugement devrait être rendu d'ici deux mois.

Denis TROSSERO

 

La Provence

248, Avenue Roger-Salengro

13 902 Marseille cedex 20

Tel : 04 91 84 45 45

 

 

 

LE JOURNAL NICE-MATIN.

Jeudi 21 novembre 2002.

 

En bref l'Etat condamné après une vaccination contre l'hépatite B.

Le tribunal administratif de Marseille a reconnu la responsabilité "entière" de l'Etat après une sclérose en plaques développée par une femme qui avait subi une vaccination obligatoire contre l'hépatite B. Le tribunal a également condamné l'Etat à verser une provision de 30 000 Euros à Mireille MOLARD et à nommé un expert médical afin d'évaluer le préjudice subi.

 

Cette femme de service d'une maison de retraite âgée de cinquante ans est aujourd'hui Clouée dans un fauteuil roulant en raison de sa sclérose en plaques, selon son avocate, Me Gisèle Raynaud-Brémond.

 

 

 

L'IMPATIENT (REVUE ALTERNATIVE SANTE).

Novembre 2002 N° 294 page 16.

 

Ont vaccine dans le dos des parents !

Nouvelle  offensive  en  faveur  de  la  vaccination  anti-hépatite  B  des  nourrissons,  des  enfants  et  des préadolescents. Pourtant les enfants ne courent aucun risque d'hépatite B. En revanche plusieurs d'entre eux ont été victimes du vaccin !

 

" Oui, il faut vacciner les nourrissons à 100 % " :  Mme  la  Dre  Catherine  Buffet  est  catégorique.  Chef  de  service d'hépato-gastro-entérologie de la Salpêtrière, elle vient de participer à la rédaction d'une "Plaquette d'information sur la vaccination contre l'hépatite B" (1). Ce document, rédigé à la demande de l'Union régionale des médecins libéraux de l'Ile-de-France ( URML), vient d'être distribué aux 15 000 généralistes, pédiatres et gynécologues de la région parisienne.

"Généraliste, je suis confronté aux questions de mes patients. Depuis la polémique sur cette vaccination, nous médecins, nous avons une impression de flou désagréable dans l'attitude officielle. Ce qui a semé le doute, ce sont les indemnisations des victimes", explique le Dr Lyon,  lors du lancement de cette plaquette.

 

Interdit aux patients.

"Ce document n'est pas destiné aux patients, mais aux médecins", souligne le Dr Prudhomme, hépathologue et président de commission chargée de sa rédaction, qui assure : "il a été rédigé par un comité de pilotage comprenant plusieurs experts et des membres de sociétés savantes.

Nous ne prenons pas parti". Mais contrairement à ses dires, l'Union s'engage à fond : pour la vaccination en hépatite B de tous les nourrissons, que des enfants et préadolescents non vaccinés, en estimant qu" aucune étude française ou internationale ne démontre la réalité du risque de sclérose en plaques (SEP)".

 

Ne citant que les études qui l'arrangent, l'URML fait ainsi peau des cas de celles qui signalent un risque faible pour les personnes sensibles ni des expertises sur la base desquelles des indemnisations ont été accordées à plusieurs victimes. Au passage, elle concède qu'un risque faible de maladie auto-immune "ne peut à ce jour être formellement éliminé", mais tout est fait pour suggérer que ce risque est totalement inexistant.

Elle signale par ailleurs une nouvelle maladie : la myofasciite à macrophages, en précisant que "le vaccin contre l'hépatite B a été suspecté", une formule trompeuse qui omet de dire qu'il est toujours très suspecté.

 

Fausse indépendance

" Les  conclusions  de  ce  document  ont  été  rédigées  par  un  comité  indépendant ",  déclare le Dr Prudhomme. Où est l'indépendance quand sur cinq experts consultés, on compte le responsable de centre vaccination de l'Institut Pasteur, le médecin-chef du service de vaccinations de la Ville de Paris et le président de Comité technique des vaccinations au ministère de la Santé ?

 

Deux associations de spécialistes des maladies de foie sont par ailleurs cosignataires de ce document. Mais aucun neurologue, ni rhumatologue n'ont été consultés : ce sont pourtant eux qui voient les accidents dus au vaccin. En fait d'indépendance, ce document se situe dans la droite ligne de directive adoptée lors du lancement du Plan national Hépatites et contre lesquelles nous mettions en garde au printemps dernier (2).

 

Du pain béni pour les laboratoires qui redoublent leur propagande. Ils se préparent à lancer Un nouveau vaccin pédiatrique, le vaccin hexavalent, qui associera dans la même seringue Le vaccin hépatite B aux cinq autres vaccins de l'enfance.

 

"Les médecins qui ont peur des questions des parents pourront ainsi prescrire de vaccin hépatite B sans que ceux-ci s'en aperçoivent", craint le Dr Le Houezec pédiatrie et membre d'administration du Revahb, l'association des victimes de vaccin. Rappelant ce qu'il nous disait lors du lancement du Plan Hépatite le Dr Houezec souligne : "Le risque de contamination par le virus de l'hépatite B est inexistant à ces âges, alors que le risque vaccinal n'est pas nul : Des cas de thrombopénie auto-immune, des aplasies médullaires des polyarthrites juvéniles, des diabètes du jeune, des myofasciite à macrophages et des maladies démyélinisantes ont été signalées chez des enfants ou chez des nourrissons dans la presse médicale internationale. En outre, des inquiétudes subsistent depuis l'étude californienne qui a constaté une augmentation des cas de leucémie chez des enfants vaccinés". Pas très rassurant !

(1) Ce document est consultable sur le site Internet : www.urml-idf.org

(2) Alternative Santé- l'Impatient, avril 2002.

Régis Pluchet

 

L'IMPATIENT ( REVUE ALTERNATIVE SANTE)

Adresse : 11, Rue Meslay

75003 Paris Tel : 01- 44 - 54 - 87 – 00

 

Site : http://www.alternative-sante.fr

 

 

 

  JOURNAL LE FIGARO.

Décembre 2002.

RUBRIQUE SCIENCES ET MEDECINE VACCINATION.

 

Les Plaintes contre ce vaccin se multiplient, l'Académie de Médecine le défend. Le directeur général de la santé s'explique.

 

Lucien Abenhaïm : "Le vaccin hépatite B a un rapport bénéfice-risque favorable"  Le professeur Lucien Abenhaïm, directeur général de la santé dans un entretien au Figaro, annonce la conférence de consensus (une expertise publique) sur le vaccin contre l'hépatite B à la demande de ministre Jean-François Mattei. Jamais un vaccin comme celui contre l'hépatite B n'a fait l'objet d'une aussi forte polémique en France.

 

L'Académie de médecine, réunie aujourd'hui, fait part de son inquiétude face aux remises en cause de ce vaccin : "l'arrêt de la vaccination est injustifié et courir des risques graves à la population exposée", indique son communiqué. Cependant, la justice n'entend pas de la même oreille. Les plaintes se sont multipliées contre ce vaccin ces derniers mois. Le rapport d'un expert judiciaire, réalisée dans le cadre d'une instruction, diffusée dans la presse le 14 novembre dernier, accuse l'Etat d'avoir négligé la surveillance des effets secondaires du vaccin lors du lancement de la campagne de vaccination entre 1994 et 1998 par ailleurs, l'Etat vient d'être condamné à indemniser une femme atteinte d'effet secondaire après avoir été vacciné dans un cadre professionnel.

 

Le Figaro: - quel est l'intérêt de cette vaccination contre l'hépatite B, objet d'une polémique si virulente ?

Lucien ABENHAïM : - il faut savoir que le virus de l'hépatite B est responsable dans un certain pourcentage des cas à long terme de cirrhose, de cancer du foie est exceptionnellement également à court terme d'hépatite fulminante. Il se transmet comme le sida, par voie sexuelle et par le sang. Quand on dispose d'un moyen deprévention comme la vaccination, il est évident que, si le rapport entre le bénéfice et le risque est favorable, il n'y a pas de raison de ne pas l'utiliser. On continue aujourd'hui à la rendre obligatoire pour les professionnels de santé. Elle est recommandée chez le nourrisson, l'adolescent, et tous ceux qui prennent des risques (multiples partenaires sexuels, toxicomanes...).

 

Le Figaro: - Quel est le nombre de nouveaux cas aujourd'hui et au moment où la vaccination a été généralisée en 1994?

Lucien ABENHAïM : Actuellement, le nombre de cas d'hépatite B en France est faible. D'une part, en raison des moyens mis en oeuvre dans le cadre de la prévention de sida et, d'autre part, parce que 45 % des Français, tous âges confondus, ont été vaccinés dans les années 90. Il est certain que l'incidence était beaucoup plus forte au début des années 90, mais les chiffres de l'époque ne sont pas validés statistiquement. On a parlé de 10 000 morts par an, ce qui était sans doute très exagéré et a été largement exploité, souvent à tort.

 

Mais quelques indicateurs en directs, comme le nombre d'hépatites B fulminantes qui traduisent des contaminations aiguës, montrent que le problème n'était pas négligeable. Le système "sentinelle" fondé sur un réseau de médecins évalué de manière grossière avant la généralisation de la vaccination, le nombre de cas à quelques milliers par an. Aujourd'hui, avec le même système sentinelle, le nombre de cas est trop faible pour être détectable.

 

Mais on sait que, parmi les donneurs de sang réguliers par exemple, quelques dizaines chaque année sont contaminés entre deux dons. Il s'agit pourtant de donneurs déjà très sélectionnés, dont ont été exclus ceux présentant des facteurs de risque.

Cela signifie que l'épidémie existe encore. Nous en saurons plus dans quelques mois avec La mise en place du système de déclaration obligatoire d'hépatite organisé par l'Institut de Veille sanitaire.

 

Le Figaro: - La France est-elle le seul pays à vacciner aussi largement ?

Lucien ABENHAïM : La Grande-Bretagne a choisi de vacciner de manière très limitée, puisque seulement 5 % de la population est couverte. Elle a mis en place depuis de longues années un système de Vaccination très bien ciblée sur les groupes à risques (homosexuelles, toxicomanes, Professionnels de santé, voyageurs dans les régions endémiques". D'autres pays, comme les États-Unis, l'Italie ou l'Espagne, vaccinent systématiquement les nourrissons, dans l'idée que les groupes à risque sont très difficiles à atteindre et que, si l'on vaut vraiment protéger, alors il faut intervenir de manière large et précoce.

 

La vaccination a été appliquée très largement en France jusqu'en 1998, de façon systématique à l'école chez les préadolescents, chez les nourrissons, mais aussi chez des personnes qui n'avaient qu'un risque très faible d'hépatite B.

L'idée de l'OMS était un moment donné d'éradiquer l'hépatite B comme on est venu à bout de la variole, en vaccinant tout le monde. Ce faisant, l'atteinte de certains groupes à risque n'a pas été parfaite. Aujourd'hui, environ 25 % des nourrissons sont vaccinés chaque année en France et plusieurs groupes d'experts nous demandent de renforcer les campagnes d'incitation à la vaccination.

 

Le Figaro: - Les relations entre le vaccin et la sclérose en plaques sont-elles désormais clairement définies ?

Lucien Abenhaïm : "les vaccinations larges dans le passé comme celles contre la variole ont entraîné bien plus de complications graves " (DR)

Plusieurs études ont été lancées en France à la demande des pouvoirs publics (l'Agence du médicament) à la suite de l'alerte lancée par de neurologue au début des années 90 ayant observé des cas de sclérose en plaques apparus chez des adultes jeunes après l'injection de vaccin contre l'hépatite B. Le but de la première étude était de savoir si le nombre de cas de sclérose en plaques notifiées après la vaccination était comparable à celui auquel on pouvait s'attendre "par hasard", du simple fait que l'on avait vacciné la moitié de la population.

 

Ce travail a montré que le nombre de cas observé était juste égal à celui attendu. Ce qui a été interprété avec prudence puisque l'on sait qu'il existe des sous-notifications. Ce genre d'enquête est assez complexe il ne peut montrer un effet que lorsqu'il existe un risque majeur et indiscutable.

 

Le Figaro: - Et les autres enquêtes ?

Lucien ABENHAïM : Deux enquêtes épidémiologiques dites cas témoins ont été réalisées. Elles consistent à comparer la fréquence de la vaccination chez les personnes atteintes de sclérose en plaques avec des témoins en bonne santé. Réalisées par Annick Alpérovitch, chercheurs pas l'Inserm, elles ont toutes deux mises en évidence un risque relatif de sclérose en plaques légèrement augmenté, mais de manière non statistiquement significative. Cette absence de signification statistique peut s'interpréter soit par le hasard, soit par le manque de puissance des études.

 

Il aurait fallu mener des études de plus grande envergure, à l'échelle de l'Europe par exemple. Mais c'était impossible : la France est le pays qui a de loin le plan vacciné dans les tranches d'âge de 20-35 ans, les plus concernés par le risque de sclérose en plaques dans la population générale. J'ai moi-même tenté d'étudier ce problème sur les bases de données britanniques, sans succès du fait du faible nombre de personnes vaccinées. Les études menées ailleurs, comme celle sur les infirmières américaines, souffrent des mêmes limites incontournables.

 

Le Figaro: - Et que peut-on alors conclure?

Lucien ABENHAïM : L'Agence des produits de santé (l'Afssaps) a estimé que les études de permettaient d'exclure la possibilité d'un risque important, mais pas d'un risque faible. Le problème épidémiologique est pratiquement insoluble, car désormais ont vaccine très peu les jeunes adultes. Pour l'instant, les experts consultés par le ministère ont conclu que les critères de causalité au sens scientifique strict du terme (signification statistique, plausible biologique, reproduction des résultats...) Ne sont pas établis.

 

Le Figaro: - Près de 30 % des nourrissons sont aujourd'hui vaccinés chaque année contre l'hépatite B. Est-ce sans risque ?

Lucien Abenhaïm: - Pour des raisons biologiques, les experts ne retiennent pas le risque de Sclérose en plaques chez le nourrisson. De surcroît, il n'y a pas eu d'alerte neurologique Sérieuse chez enfant. Enfin, on a maintenant des arguments assez forts pour dire que le la protection dure longtemps, au moins quinze-vingt ans. Plusieurs scientifiques pensent que la protection dure sans doute même toute la vie, mais cela ne sera confirmé que lorsqu'on aura un recul plus long.

 

Au mois d'avril 2002, une équipe de Berkeley, lors d'un congrès, a présenté les résultats préliminaires d'une étude évoquant un risque de leucémie accru chez les enfants ayant reçu trois doses de vaccin par rapport à ceux n'ayant reçu qu'une dose. Ce n'est pas encore publié. Et personne pour l'instant n'a confirmé ce risque. Nous restons donc attentifs.

"45 % des Français, tous âges confondus, ont été vaccinés dans les années 90".

 

Le Figaro: - Comment l'Etat peut-il continuer à promouvoir la vaccination, alors qu'il vient d'être condamné à indemniser ne femme vacciner pour des raisons professionnelles ?

Lucien Abenhaïm: - Dans le cadre de la vaccination obligatoire du personnel soignant (qui vise à le protéger, aussi bien que les malades), une commission d'indemnisation des accidents vaccinaux, présidée par un conseiller d'Etat et indépendante du ministère de la Santé, a été mise en place. Elle a reçu environ 300 demandes d'indemnisation concernant le vaccin contre l'hépatite B et la sclérose en plaques. Dans certains cas, cette commission, sur la base de rapport d'experts examinant chaque cas individuellement, a conclu que le vaccin pouvait avoir eu un rôle déclenchant ou aggravant dans l'état de sarésente un rapport de ces soignants.

 

D'où la décision d'indemnisation proposée d'abord par mes prédécesseurs à la DGS, puis par moi-même, à environ 70 personnes aujourd'hui la condamnation récente de l'Etat tient au fait qu'une personne a refusé le montant d'indemnisation proposée et réclamée une somme plus importante devant le tribunal administratif. Par ailleurs, plusieurs malades ont engagé des actions en justice contre les firmes productrices de vaccins.

 

Le Figaro: - Selon des extraits, parus dans la presse, de rapport d'un expert  judiciaire, jamais à vaccin lors occasionné autant d'effets secondaires.

Lucien Abenhaïm: - C'est vrai et faux. Les vaccinations larges dans le passé, comme celle contre la variole, ont entraîné bien plus de complications très graves, voire mortelles. D'une certaine façon, la vaccination contre la polio provoque plus de complications indiscutables, même si elles sont extrêmement rares. Concernant le vaccin hépatite B, il est exceptionnel qu'un produit de santé soit prescrit à 20 millions de personnes pendant un laps de temps aussi court. On pouvait donc s'attendre à une Notification élevée des effets secondaires, qu'ils soient ou nom attribuables à la vaccination.

 

Le Figaro: - Comment comptez-vous mettre fin à la polémique ?

Lucien Abenhaïm: - Le ministre de la Santé, Jean-François Mattei, envisage une expertise sur Le sujet qui se fera sans doute sous la forme d'une conférence de consensus public où tous les points de vue pourront s'exprimer.

Journal le Figaro Décembre 2002.

 

 

 

FIN.