Qui ne gueule pas la vérité dans un langage brutal quand il sait la vérité se fait complice des menteurs et des faussaires. (Charles Péguy)

 

  

 

Documentation de Janvier 2002 à Décembre 2002.

 

  

 

DOCUMENTATION EN RAPPORT AVEC LA MYOFASCIITE A MACROPHAGES ET LE VACCIN CONTRE L'HÉPATITE  B.

 

 

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SANTE MAGAZINE (REVUE).

janvier 2002 N° 313 pages 52 à 55

 

Page n° 52

Faut-il encore se faire vacciner Même si plus de 90 % des Français se disent favorables à la vaccination, différents signaux montrent que leur motivation n'est plus aussi forte qu'avant. L'affaire du vaccin contre l'hépatite B a semé le trouble dans les esprits. Sur les 25 millions de Français qui se sont fait vacciner au début des années quatre vingt-dix, plus de 1000 personnes disent qu'elles ont souffert de troubles neurologiques suite à injection.

 

Lorsqu’en 1998, le ministère de la Santé a suspendu, en vertu du principe de précaution, la vaccination systématique en milieu scolaire, beaucoup de parents ont conclu un peu vite que le  vaccin contre l'hépatite B était dangereux.

Aujourd'hui, on ne sait plus démêler le vrai du faux. D'un côté, aucun lieu scientifique n'a pu être établi entre injection et l'apparition de sclérose en plaques. Les études qui ont été faites n'ont rien donné. De l'autre, les pouvoirs publics et les tribunaux accordent des indemnisations aux victimes... au bénéfice du doute.  

Du coup, l'image de vaccin contre l'hépatite B est mouillé et, par ricochets, celle de tous les vaccins.

 

Une partie de la population s'interroge. Entre le bénéfice qu'elle peut tirer de la vaccination et le risque qu'elle prend, de quel côté penche la balance ? Il y a quelques années, on se faisait vacciner sans se poser des questions. Peut-être parce que, dans les années cinquante, 7000 personnes attrapaient la coqueluche chaque année et 500 en mourraient. Et qu'à la fin de la seconde guerre mondiale, la diphtérie touchait plus de 45 000 personnes. " Avant, les gens connaissaient ces maladies et avaient envie d'être protégés. Aujourd'hui, ils voient surtout les effets secondaires de vaccin ", dit le docteur Daniel Lévy-Bruhl, de l'institut national de veille sanitaire.

 

Les vaccins peuvent faire disparaître des maladies...

De fait, le risque que représentent ces maladies n'est plus perceptible. Le dernier cas de diphtérie déclaré sur le sol français remonte à 1989, le dernier cas de polio à 1991, la coqueluche et le tétanos ont quasiment disparu. Faut-il, pour autant, arrêter la campagne de vaccination ? Ce n'est pas l'analyse du docteur Lévy-Bruhl : " Il ne faut jamais oublier que si l'on arrêtait de vacciner contre ces maladies, elles reviendraient. Nous disposons d'excellentes données qui montrent que la vaccination a permis de diminuer leur incidence.

Ce qui ne veut pas dire qu'on ne l'aurait pas vu baisser sans les vaccins. Tout dépend de quelle maladie l'on parle ". 

 

L'amélioration de l'hygiène et des conditions de vie ont incontestablement permis de diminuer le nombre d'hépatites A ( la fameuse jaunisse ) et de poliomyélites dans les pays développés. Mais il est difficile de combattre certaines maladies très contagieuses sans l'arme vaccinale.

" Malgré notre niveau de développement socio-économique, ont n'empêchera pas le virus de la rougeole ou de la coqueluche de circuler. Ces maladies ne disparaîtront jamais sans la vaccination ", assure le docteur Lévy-Bruhl. 

 

Signe des temps, le vaccin rougeole-oreillons-rubéole ( ROR ) a du mal à convaincre les Parents de son utilité. Depuis 1995 la couverture vaccinale des enfants français atteindra 95 % pour voir disparaître ces maladies. Quinze départements du sud de la France n'atteignent même pas les 75 % d'enfants vaccinés. 

  

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Interrogations sur l'aluminium.

De  nombreux  vaccins utilisés  en  France  contiennent  hydroxyde  aluminium, un adjuvant utilisé pour augmenter la réponse immunitaire de l'organisme. Cet aluminium est soupçonné d'être à l'origine de Myofasciite à macrophages, une maladie qui se manifeste par des douleurs dans les articulations et dans les muscles, doublé de fatigante intense. Des prélèvements dans le muscle deltoïde de l'épaule ont montré, chez ces malades, une concentration anormale de cristaux d’aluminium dans les macrophages, des cellules qui participent à la réponse immunitaire.

 

Les nourrissons ne sont pas touchés bien qu'ils reçoivent aussi des vaccins contenant de l'aluminium. L'institut de veille sanitaire a, en mars 2001 rendu en rapport établissant un lien probable entre ces lésions et ce type de vaccin.

De là à conclure que la vaccination rend malade, il y a un pas... qui est loin d'être franchi. L'agence française de sécurité sanitaire des produits de santé est chargée d'étudier cette question. 

 

La réponse permettra peut-être d'éclairer aussi le mystère du " syndrome de la guerre du Golfe". Témoignant devant la mission d'information sur les conditions d'engagement des militaires français le Pr Gherardi a fait le rapprochement. Les soldats ont, en effet, reçu de multiples vaccinations et leurs troubles ressembleraient étrangement à cette nouvelle maladie.

 

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Les effets secondaires font l'objet de recherches.

Comme tous les produits de santé, les vaccins font l'objet d'études approfondies avant d'être mis sur le marché, et leurs effets secondaires doivent être signalés dans le cadre de la " pharmacovigilance ". Il existe, en outre, une commission d'indemnisation qui examine les plaintes portant sur les vaccinations obligatoires, celle pour lesquelles la responsabilité de l'Etat peut être engagée. Cette instance examine une centaine de dossiers par an.

 

Le professeur Philippe Reinert, membre cette commission, a été profondément marqué par 80 cas de personnes vaccinées contre la variole à l'époque où celle-là était obligatoire ( voir encadré ), victimes encéphalopathies qui les ont laissé gravement handicapées. Dans leur cas, le lien avec le vaccin était évident : " les convulsions apparaissent six à dix jours après l'injection ", se souvient le professeur Reinert. Pour l'hépatite B, le problème est nettement plus délicat. 

 

La commission a accordé une indemnité à une quarantaine de victimes, vaccinées dans un cadre professionnel, dont les troubles sont apparus moins de deux mois après l'injection. La vaccination contre l'hépatite B représente actuellement 90 % des dossiers examinés par la commission d'indemnisation des accidents vaccinaux.

 

Régulièrement, de nouvelles craintes surgissent. Qu'elles soient irrationnelles ou justifiées, ces angoisses méritent qu'on les écoute. L'an dernier, les Britanniques ont, par mesure de précaution, retiré du marché un vaccin contre la polio qui ne respectait pas la législation instaurée depuis l'épidémie d'encéphalopathie spongiforme bovine. Il faut savoir que tous les laboratoires utilisent du de sérum de veau et de la bile de bœuf pour fabriquer les vaccins.

 

Actuellement, on n'a pas trouvé de solution de remplacement. Depuis 1991, l'Europe est dotée de législation réactualisée plusieurs fois. En principe, les extraits bovins entrant dans la fabrication d'un vaccin viennent de pays où aucun cas d'd'ESB n'a été recensé.

Les précautions  sont maximales, sachant qu'on n'a jamais détecté de prion, l'agent pathogène de l'ESB, dans de sérum de veau ou la bile de bœuf.

 

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Les vaccins ne seront plus obligatoires, mais recommandés !

Dans ce contexte où la sécurité prime avant tout, la vaccination de masse, obligatoire pour tous, a-t-elle encore un sens ? La réponse des différents pays européens est loin d'être unanime. En effet, seuls la France, la Grèce, le Portugal, l'Italie et la Belgique ont gardé le principe de vaccins obligatoires, mais le menu diffère d'un pays à l'autre. Les pays voisins n'imposent la vaccination que dans les cas très particuliers.

 

Le professeur René Roué, chef de service des maladies tropicales infectieuses l'hôpital militaire Bégin ( Saint-Mandé ), reconnaît que la société a changé : " La médecine de droit divin n'existe plus. Aujourd'hui, on est en train de passer d'une vaccination obligatoire pour tous à une vaccination recommandée. Un médecin ne peut plus faire un vaccin sans dire pourquoi. C'est un acte médical, personnalisé, dans le quel le médecin engage sa responsabilité, le sujet la sienne,  et les parents vis-à-vis de leurs enfants.

 

En ce qui concerne l'hépatite B, la non vaccination des jeunes enfants - pour laquelle l'innocuité du vaccin est prouvée ! - aura des effets perceptibles dans les 15 - 20 ans, quand ces jeunes auront des conduites à risque. Et on a la preuve scientifique que le vaccin contre l'hépatite B diminue le nombre de cancers du foie". Faire appel au sens des responsabilités de chaque citoyen ? Ce serait sans doute un bon moyen de réconcilier les Français avec leur vaccin. 

Sylvie DELLUZ

 

Santé Magazine

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  LES VACCINATIONS DU PERSONNEL HOSPITALIER.

  1- RISQUES PROFESSIONNELS

! Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire n°27/2000 du 4 juillet 2000.

 

Dr Claudine VOLCKMANN - Médecin du Travail - Hôpital de la Croix-Rousse - 5,6,7 juin 2002. Le médecin du travail pratique certaines vaccinations dans le cadre de sa pratique quotidienne dans le but exclusif de prévention des risques rofessionnels.

1.1 Vaccinations obligatoires pour les professionnels de la santé

!"Avis du CSHPF du 16 avril 1999.

!"Arrêté du 26 avril 1999 fixant les conditions d’immunisation des personnes visées à l’article L.10 du code de Santé

Publique (abroge l’arrêté du 6 février 1991)

Ces   obligations   vaccinales   concernent   les   personnes  exerçant  une  activité  susceptible  de  présenter  un  risque

d’exposition à des agents biologiques. Le médecin du travail apprécie individuellement le risque en fonction des caractéristiques du poste et recommande les vaccinations nécessaires. Une attestation médicale doit apporter la preuve de la vaccination avec, pour l’hépatite B, le titrage des anticorps anti-HBs (si la personne a plus de 25 ans). Les personnes non vaccinées ne peuvent pas exercer une activité susceptible de présenter un risque d’exposition à des agents biologiques. Le médecin du travail apprécie le caractère temporaire ou non d’une contre-indication vaccinale, et propose si besoin un changement d’affectation.

 

a) Personnels visés par l’article L.10 du code de la Santé Publique, loi n°91-73 du 18/01/1991. L’ordonnance du 15 juin 2000 ayant recodifié le Code de la Santé Publique, l’article L.10 est ainsi devenu l’article L.3111-4.

Il stipule toujours que « Une personne qui dans un établissement public ou privé exerce une activité professionnelle l’exposant à des risques de contamination, doit être immunisé contre l’hépatite B, la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite. ».

 

Les dispositions de l’ancien article L.10 demeurent donc toujours d’actualité.

Diphtérie : rappel tous les 10 ans avec un vaccin contenant une dose réduite d’anatoxine.

Tétanos - Polio : rappel tous les 10 ans.

Hépatite B : 3 injections (schéma 0-1-6).

Si la primovaccination a été pratiquée avant l’âge de 25 ans : Il n’y a pas lieu de faire de rappel.

Si la primovaccination a été effectuée après l’âge de 25 ans, et que l’on ne dispose pas de résultats d’un dosage des anticorps anti-HBs montrant une valeur supérieure à 10 mUl/ml :

Le rappel à 5 ans doit être effectué, suivi d’un contrôle sérologique 1 à 2 mois plus tard :

Si le taux d’anticorps anti-HBs est supérieur au seuil considéré comme protecteur (en pratique 10 mUl/ml), aucun autre rappel n’est à prévoir.

Si le taux d’anticorps anti-HBs est inférieur au seuil, le médecin du travail procédera à l’évaluation de l’opportunité de doses additionnelles, sans excéder un nombre de 6 injections au total (y compris les 3 injections de la première série vaccinale).

Cette stratégie de contrôle de l’immunité chez les personnes vaccinées après l’âge de 25 ans est aussi applicable aux personnes à haut risque d’exposition.

Typhoïde : 1 injection, revaccination tous les 3 ans pour les personnels de laboratoire.

 

b) Personnels des établissements de santé et autres visés par le décret d’application de l’article L.215 du code de la Santé Publique.

Tuberculose : après 2 vaccinations par le BCG réalisées par voie intradermique, les sujets qui ont une intradermoréaction à la tuberculine négative sont considérés comme ayant satisfait aux obligations vaccinales. Pour les personnels des établissements ou des structures énumérées dans le 4ème paragraphe de l’article R.215.2 du code de la Santé Publique, le médecin du travail ou de prévention juge de la nécessité d’une nouvelle injection en fonction du risque d’exposition.

  

1.2 Vaccinations recommandées.

Grippe : Tous professionnels en contact régulier et prolongé avec des sujets à risque.

 

Hépatite A : sujets exposés ou exposant professionnellement à un risque de contamination :

personnels de crèches, d’internats des établissements et services pour l’enfance et la jeunesse handicapées, personnels de traitement des eaux usées, personnels impliqués dans la préparation alimentaire et restauration collective.

 

Leptospirose : égoutiers, employés de voirie, gardes-pêche, travailleurs agricoles, en particulier des rizières, personnels de traitement des eaux usées. 

Rage : services vétérinaires, personnels de laboratoires manipulant du matériel contaminé ou susceptible de l’être, équarrisseurs, personnels des fourrières, naturalistes, taxidermistes, gardes-chasse, gardes forestiers, personnels des abattoirs.

 

2 - INFORMATIONS SUR LES DIFFERENTS VACCINS.

 

2.1 DIPHTERIE, TETANOS, POLIO : dTP : REVAXIS (vaccin tué).

Contre-indications du dTP :

Hypersensibilité à l’un des constituants, en particulier l’hydroxyde d’alumine.

Réaction allergique importante lors de l’injection précédente.

 

Indications :

Revaccination des personnels visés par l’article L.10 du code de Santé Publique tous les 10 ans.

A partir de 18 ans, il est recommandé d’utiliser un vaccin contenant une dose réduite au  1/10ème  d’anatoxine diphtérique (dTP).

 

DIPHTERIE

Vérification de l’immunité :

On peut faire des titrages d’anticorps pour vérifier l’immunité : < 0,01 Ul/ml : sujet non protégé

entre 0,01 et 0,1 UI/ml : protection insuffisante. Faire un rappel > 0,1 UI/ml : sujet protégé

 

Epidémiologie :

Aucun cas de diphtérie n’a été identifié en France depuis 1987, à l’exception de 2 cas importés en 1997. Par contre, la situation est endémique en Europe de l’Est, en Algérie.

 

TETANOS

Vérification de l’immunité :

On peut également faire des titrages d’anticorps.

 

Epidémiologie :

29 cas de tétanos déclarés en France en 1997, 20 cas en 1998,17 cas en 1999. Cette maladie affecte les tranches d’âge les plus élevées de la population (84% ont 70 ans et plus ), et touche surtout les femmes.

 

POLIO

Le vaccin polio injectable est recommandé, le vaccin polio oral étant réservé uniquement aux situations épidémiques.

 

Vérification de l’immunité :

On peut faire des titrages d’anticorps pour les 3 poliovirus. Les personnes qui ont fait la polio ne sont protégées que contre 1 seul poliovirus et sont à vacciner.

 

Epidémiologie :

Aucun cas de polio n’a été déclaré en France depuis 1996 (dernier cas autochtone déclaré en 1989, dernier cas importé déclaré en 1995). Il y a eu une épidémie de polio en Hollande en 1993 (68 cas).

 

2.2 HEPATITE B : HEVAC (1981), GENHEVAC (1989), ENGERIX (1989), HB VAX (1997).

! Loi du 18 janvier 1991 – Avis du CTV et du CSHPF du 16 avril 1999.

Contre-indications :

Anticorps anti-HBs > 10 mUI/ml. Plus de 6 injections vaccinales sur toute la carrière Hypersensibilité à l’un des constituants, en particulier l’hydroxyde d’alumine.

Réaction allergique importante lors de l’injection précédente. Etre prudent en cas de maladies auto-immunes (thyroïdite,…), d’antécédents neurologiques (sclérose en plaque, etc.).

 

Vaccination obligatoire :

Pour les personnels des établissements de soins et de prévention en contact direct ou indirect avec le VHB : protection des soignants et prévention des contaminations soignants soignés.

 

Vaccination préconisée :

Par le médecin du travail dans certaines professions, selon le risque (pompiers, secouristes, gardiens de prison, éboueurs...).

 

Vaccination recommandée en France :

Nouveaux nés de mères porteuses de l'Ag HBs Toxicomanes IV Enfants handicapés dans les institutions Enfants et adultes d'établissements psychiatriques Enfants d'âge préscolaire accueillis en collectivité Patients susceptibles de recevoir des transfusions massives et/ou répétées Famille vivant sous le même toit, et partenaires sexuels d'un sujet infecté par le VHB. Relations sexuelles avec multiples partenaires Voyageurs dans les pays de moyenne ou de forte endémie (Afrique subsaharienne, Asie, Amérique centrale et du sud).

 

VACCINATION ET SCLEROSE EN PLAQUE (SEP) : PAS DE CORRELATION.

Etude canadienne (Sadovnick et coll. Lancet 12/02/2000) comparant 2 populations d’enfants en sixième : l’une non vaccinée (1986 à 1992) et l’autre vaccinée (1992 à 1998)

Adolescents non vaccinés 288 648 Adolescents vaccinés 267 412 SEP 9 SEP 5 Encéphalomyélites infectieuses 29 Encéphalomyélites infectieuses *31 * dont aucune pendant l’année de vaccination Vaccination et sclérose en plaque chez l’adolescent : absence de corrélation.

Etude américaine (ASCHERIO A. et coll. - N. Engl J Med. 1-02-2001) comparant 2 importantes cohortes d’IDE.

CAS : 192 femmes avec S.E.P.

TEMOINS : 645 femmes sans S.E.P. : 534 femmes sans S.E.P. 111 femmes avec kc du sein. Risque relatif de S.E.P. chez les femmes vaccinées comparé aux femmes non vaccinées : 0,9. Absence d’association entre le vaccin anti-hépatite B et la S.E.P.

Etude française (CONFAVREUX ch et coll - N. Engl J Med. 1-02-2001) réalisée chez 643 patients ayant eu une rechute de S.E.P.

Absence d’augmentation du risque de rechute à court terme chez des patients avec S.E.P. après vaccin par le tétanos, l’hépatite B et la grippe.

 

2.3 TYPHOÏDE : TYPHIM (vaccin tué)

Contre-indications :

Hypersensibilité à un composant du vaccin. Enfants de moins de 2 ans

Efficacité : 60%

Protection : 15 à 21 jours après l’injection, pendant 3 ans.

 

2.4 TUBERCULOSE : BCG (vaccin vivant atténué).

! Décret n°96-775 du 5 septembre 1996 relatif à la vaccination par le vaccin antituberculeux BCG ! Avis du Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France du 16 avril 1999.

Contre-indications :

Déficit immunitaire congénital ou acquis (SIDA, traitements immunosuppresseurs, corticoïdes…). Grossesse Injection récente d’immunoglobulines : attendre 3 mois après une injection d’immunoglobulines pour faire un vaccin vivant ne pas injecter des immunoglobulines dans les 15 jours qui suivent la vaccination Dermatose étendue en évolution Test tuberculinique positif vérifier la négativité des réactions tuberculiniques avant de refaire le vaccin.

 

Effets indésirables :

Ulcération superficielle guérissant spontanément (uniquement pansement sec), apparaissant 3 semaines après le vaccin.

Abcédation locale, adénite rare, bécégite exceptionnelle.

 

Contrôle post-vaccinal :

Faire le contrôle post-vaccinal (IDR à la tuberculine) au plus tôt 3 mois après le BCG (6 mois conseillé). Ne pas faire d’autre vaccin dans le mois qui suit un BCG.

 

Sont considérés comme ayant satisfait à l’obligation vaccinale :

Les professionnels dont l’IDR à la tuberculine est positive (> 5 mm). Les professionnels qui malgré deux BCG réalisés par voie intradermique ont une IDR négative. Dans ce cas, c’est au médecin du travail de juger suivant le risque professionnel, de l’opportunité d’une nouvelle vaccination.

 

Efficacité :

Au maximum 80% pour toutes les formes de tuberculose chez des sujets non immunodéprimés. 87% pour les formes graves de tuberculose de l’enfant (miliaire et méningite).

 

2.5 GRIPPE : INFLUVAC, VAXIGRIP… (vaccin tué).

Contre-indications :

Allergie à l’œuf Infection respiratoire en cours.

Intérêt :

Le vaccin protège le soignant, le malade et son entourage (transmission du virus par voie aérienne à partir de personnes grippées malades et de porteurs de virus « sains » non grippés).

Efficacité : 70% à 90%.

Protection : A partir de 10 à 15 jours après le vaccin pendant environ 6 mois.

 

2 .6 HEPATITE A : HAVRIX, AVAXIM.

Contre-indications : Hypersensibilité à l’un des constituants, en particulier l’hydroxyde d’alumine.

Indications :

1 injection, rappel à 6 mois – 10 ans. Adultes non immunisés et enfants de plus d’un an voyageant en zone d’endémie.

Personnels des cuisines, crèches.

 

2.7 MENINGOCOQUE : MENINGOCCIQUE A + C.

Contre-indications : Enfants de moins de 18 mois.

Indications : Prévention de la méningite cérébro-spinale due aux méningocoques A et C.

Protection : Durée de l’immunité pendant 3 ans.

 

2.8 LEPTOSPIROSE : SPIROLEPT (vaccin tué).

La pénétration du germe se fait au niveau du revêtement cutané, à la faveur d’une excoriation, ou à travers les muqueuses digestives, respiratoires et conjonctivales.

La prévention passe par le port de gants, bottes, vêtements protecteurs et lunettes pour le personnel amené à travailler au contact des eaux usées (souillées par les déjections des rats).

 

Indications : 2 injections à 15 jours d’intervalle, rappel à 6 mois, puis tous les 2 ans. Le vaccin est d’utilisation délicate : fréquence des injections, risque de forte réaction locale ou générale, nécessité de suivi des anticorps.

 

2.9 PNEUMOCOQUE.

Indications : Vaccination antipneumococcique tous les 5 ans pour les sujets splénectomisés. Vaccinations chez l’adulte infecté par le VIH.

! Extrait du rapport sur la prise en charge des personnes atteintes par le VIH sous la présidence du Pr jean Dormont, 1996, Publication du Ministère du Travail et des Affaires Sociales. Secrétariat d’Etat à la Santé et à la Sécurité Sociale (Edition Médecine - Science, Flammarion)

 

Attitude chez le sujet infecté par le VIH.

Tétanos Recommandée . Polio Pas de contre-indication du vaccin inactivé injectable. Eviter le vaccin vivant oral. Diphtérie Peut être pratiquée. Hépatite B Limitée aux sujets susceptibles et particulièrement exposés. Grippe Non recommandée. Rubéole A proscrire. BCG A éviter Méningocoque A + C : en cas de séjour en zone endémique possible.

 

Fièvre thyphoïde : en cas de séjour en zone endémique possible. Fièvre jaune : obligatoire en cas de séjour en zone endémique possible. Pneumocoque : splénectomisés, insuffisance cardio-respiratoire, sujets Agés. Non recommandée « Ne justifie pas un dépistage VIH systématique, mais la recherche par interrogatoire de situations à risque » Si possible, éviter toute vaccination quand le taux de lymphocytes CD4 est < à 200/mm3 et/ou quand la charge virale est élevée.

 

 

3 - CALENDRIER VACCINAL 2000.                 

! La revue du praticien – Médecine Générale. Tome 14. n° 513 du 30 octobre 2000 – p 1901. Dès le 1er mois Tuberculose La vaccination BCG précoce est réservée aux enfants vivant dans un milieu à risques. La vaccination par le BCG est obligatoire pour l’entrée en collectivité incluant la garde par une assistante maternelle. L’épreuve tuberculinique doit être pratiquée 3 à 12 mois plus tard. A partir de 2 mois Diphtérie, tétanos, coqueluche, polio, haemophilus influenzae b 3 injections à 1 mois d’intervalle. Le vaccin polio injectable est recommandé, surtout pour les primovaccinations et les rappels, le vaccin polio oral réservé uniquement aux situations épidémiques. Le vaccin coqueluche à germes entiers est recommandé.

 

Hépatite B.

2 injections à 1 mois d’intervalle, la 3ème six mois après la 1ère . La vaccination contre l’hépatite B peut être commencée à partir de 2 mois (sauf le cas des enfants nés de mère antigène HBs positif, chez qui elle doit être faite à la naissance).

A partir de 12 mois Rougeole, oreillons, rubéole La vaccination associée rougeole-oreillons–rubéole est recommandée de façon indiscriminée pour les garçons et les filles.

 

La vaccination rougeole peut être pratiquée plus tôt, à partir de 9 mois pour les enfants vivant en collectivité, suivie d’une revaccination 6 mois plus tard en association avec les oreillons et la rubéole. En cas de menace d’épidémie dans une collectivité d’enfants, on peut vacciner tous les sujets supposés réceptifs, à partir de 9 mois. La vaccination immédiate peut être efficace si elle est faite mois de 3 jours après le contact avec un cas.

 

Hépatite B.

3ème injection. Cette 3ème injection peut être réalisée entre 5 et 12 mois après la date de la 2ème injection.

16-18 mois Diphtérie, tétanos, coqueluche, polio, haemophilus influenzae b 1er rappel. Lors du 1er rappel on peut, si nécessaire, pratiquer en un site d’injection séparé, vaccination associée

rougeole-oreillons–rubéole.

 

Le vaccin coqueluche à germes entiers ou le vaccin acellulaire peuvent être utilisés indifféremment. Entre 3-6 ans Rougeole, oreillons, rubéole 2ème dose.

Une seconde vaccination associant rougeole-oreillons–rubéole est recommandée pour tous les enfants.

 

Avant 6 ans, Tuberculose La vaccination par le BCG est obligatoire pour l’entrée en collectivité, donc pour l’entrée à l’école maternelle ou en primaire.

6 ans Diphtérie, tétanos, polio 2ème rappel Rougeole, oreillons, rubéole La vaccination associée rougeole-oreillons–rubéole est recommandée chez les enfants n’ayant pas encore été vaccinés ou n’ayant reçu qu’une dose.

L’entrée à l’école primaire est une bonne occasion de vacciner éventuellement le même jour que le 2ème rappel diphtérie, tétanos, polio et / ou le BCG 11-13 ans Diphtérie, tétanos, polio 3ème rappel.

 

Coqueluche. Un rappel tardif coqueluche est recommandé chez tous les enfants, l’injection devant être effectuée en même temps que le 3ème rappel diphtérie, tétanos, polio avec le vaccin coquelucheux acellulaire. Rougeole, oreillons, rubéole rattrapage.

 

Une vaccination associée rougeole-oreillons–rubéole est recommandée pour tous les enfants n’en ayant pas bénéficié, quels que soient leurs antécédents vis à vis des trois maladies.

 

Hépatite B Si la vaccination n’a pas été pratiquée dans l’enfance, un schéma complet en 3 injections : les 2 premières à un mois d’intervalle, la 3ème entre 5 et 12 mois après la date de la 2ème injection.

 

Epreuve tuberculinique Les sujets aux tests tuberculiniques négatifs, vérifiés par IDR, seront vaccinés ou revaccinés.

 

16-18 ans Diphtérie, tétanos, polio 4ème rappel Rappels ultérieurs tétanos et polio tous les 10 ans.

 

Rubéole pour les jeunes femmes non vaccinées. La vaccination contre la rubéole est recommandée, par exemple lors d’une visite de contraception ou prénuptiale.