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Lorsqu’en 1998, le ministère de la Santé a suspendu, en vertu du principe de précaution, la vaccination systématique en milieu scolaire, beaucoup de parents ont conclu un peu vite que le vaccin contre l'hépatite B était dangereux.Aujourd'hui, on ne sait plus démêler le vrai du faux. D'un côté, aucun lieu scientifique n'a pu être établi entre injection et l'apparition de sclérose en plaques. Les études qui ont été faites n'ont rien donné. De l'autre, les pouvoirs publics et les tribunaux accordent des indemnisations aux victimes... au bénéfice du doute. Du coup, l'image de vaccin contre l'hépatite B est mouillé et, par ricochets, celle de tous les vaccins.
Une partie de la population s'interroge. Entre le bénéfice qu'elle peut tirer de la vaccination et le risque qu'elle prend, de quel côté penche la balance ? Il y a quelques années, on se faisait vacciner sans se poser des questions. Peut-être parce que, dans les années cinquante, 7000 personnes attrapaient la coqueluche chaque année et 500 en mourraient. Et qu'à la fin de la seconde guerre mondiale, la diphtérie touchait plus de 45 000 personnes. " Avant, les gens connaissaient ces maladies et avaient envie d'être protégés. Aujourd'hui, ils voient surtout les effets secondaires de vaccin ", dit le docteur Daniel Lévy-Bruhl, de l'institut national de veille sanitaire.
Ce qui ne veut pas dire qu'on ne l'aurait pas vu baisser sans les vaccins. Tout dépend de quelle maladie l'on parle ".
L'amélioration de l'hygiène et des conditions de vie ont incontestablement permis de diminuer le nombre d'hépatites A ( la fameuse jaunisse ) et de poliomyélites dans les pays développés. Mais il est difficile de combattre certaines maladies très contagieuses sans l'arme vaccinale. " Malgré notre niveau de développement socio-économique, ont n'empêchera pas le virus de la rougeole ou de la coqueluche de circuler. Ces maladies ne disparaîtront jamais sans la vaccination ", assure le docteur Lévy-Bruhl.
Signe des temps, le vaccin rougeole-oreillons-rubéole ( ROR ) a du mal à convaincre les Parents de son utilité. Depuis 1995 la couverture vaccinale des enfants français atteindra 95 % pour voir disparaître ces maladies. Quinze départements du sud de la France n'atteignent même pas les 75 % d'enfants vaccinés.
Les nourrissons ne sont pas touchés bien qu'ils reçoivent aussi des vaccins contenant de l'aluminium. L'institut de veille sanitaire a, en mars 2001 rendu en rapport établissant un lien probable entre ces lésions et ce type de vaccin. De là à conclure que la vaccination rend malade, il y a un pas... qui est loin d'être franchi. L'agence française de sécurité sanitaire des produits de santé est chargée d'étudier cette question.
La réponse permettra peut-être d'éclairer aussi le mystère du " syndrome de la guerre du Golfe". Témoignant devant la mission d'information sur les conditions d'engagement des militaires français le Pr Gherardi a fait le rapprochement. Les soldats ont, en effet, reçu de multiples vaccinations et leurs troubles ressembleraient étrangement à cette nouvelle maladie.
Le professeur Philippe Reinert, membre cette commission, a été profondément marqué par 80 cas de personnes vaccinées contre la variole à l'époque où celle-là était obligatoire ( voir encadré ), victimes encéphalopathies qui les ont laissé gravement handicapées. Dans leur cas, le lien avec le vaccin était évident : " les convulsions apparaissent six à dix jours après l'injection ", se souvient le professeur Reinert. Pour l'hépatite B, le problème est nettement plus délicat.
La commission a accordé une indemnité à une quarantaine de victimes, vaccinées dans un cadre professionnel, dont les troubles sont apparus moins de deux mois après l'injection. La vaccination contre l'hépatite B représente actuellement 90 % des dossiers examinés par la commission d'indemnisation des accidents vaccinaux.
Régulièrement, de nouvelles craintes surgissent. Qu'elles soient irrationnelles ou justifiées, ces angoisses méritent qu'on les écoute. L'an dernier, les Britanniques ont, par mesure de précaution, retiré du marché un vaccin contre la polio qui ne respectait pas la législation instaurée depuis l'épidémie d'encéphalopathie spongiforme bovine. Il faut savoir que tous les laboratoires utilisent du de sérum de veau et de la bile de bœuf pour fabriquer les vaccins.
Actuellement, on n'a pas trouvé de solution de remplacement. Depuis 1991, l'Europe est dotée de législation réactualisée plusieurs fois. En principe, les extraits bovins entrant dans la fabrication d'un vaccin viennent de pays où aucun cas d'd'ESB n'a été recensé. Les précautions sont maximales, sachant qu'on n'a jamais détecté de prion, l'agent pathogène de l'ESB, dans de sérum de veau ou la bile de bœuf.
Le professeur René Roué, chef de service des maladies tropicales infectieuses l'hôpital militaire Bégin ( Saint-Mandé ), reconnaît que la société a changé : " La médecine de droit divin n'existe plus. Aujourd'hui, on est en train de passer d'une vaccination obligatoire pour tous à une vaccination recommandée. Un médecin ne peut plus faire un vaccin sans dire pourquoi. C'est un acte médical, personnalisé, dans le quel le médecin engage sa responsabilité, le sujet la sienne, et les parents vis-à-vis de leurs enfants.
En ce qui concerne l'hépatite B, la non vaccination des jeunes enfants - pour laquelle l'innocuité du vaccin est prouvée ! - aura des effets perceptibles dans les 15 - 20 ans, quand ces jeunes auront des conduites à risque. Et on a la preuve scientifique que le vaccin contre l'hépatite B diminue le nombre de cancers du foie". Faire appel au sens des responsabilités de chaque citoyen ? Ce serait sans doute un bon moyen de réconcilier les Français avec leur vaccin.
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d’exposition à des agents biologiques. Le médecin du travail apprécie individuellement le risque en fonction des caractéristiques du poste et recommande les vaccinations nécessaires. Une attestation médicale doit apporter la preuve de la vaccination avec, pour l’hépatite B, le titrage des anticorps anti-HBs (si la personne a plus de 25 ans). Les personnes non vaccinées ne peuvent pas exercer une activité susceptible de présenter un risque d’exposition à des agents biologiques. Le médecin du travail apprécie le caractère temporaire ou non d’une contre-indication vaccinale, et propose si besoin un changement d’affectation.
Il stipule toujours que « Une personne qui dans un établissement public ou privé exerce une activité professionnelle l’exposant à des risques de contamination, doit être immunisé contre l’hépatite B, la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite. ».
Si la primovaccination a été pratiquée avant l’âge de 25 ans : Il n’y a pas lieu de faire de rappel. Si la primovaccination a été effectuée après l’âge de 25 ans, et que l’on ne dispose pas de résultats d’un dosage des anticorps anti-HBs montrant une valeur supérieure à 10 mUl/ml : Le rappel à 5 ans doit être effectué, suivi d’un contrôle sérologique 1 à 2 mois plus tard : Si le taux d’anticorps anti-HBs est supérieur au seuil considéré comme protecteur (en pratique 10 mUl/ml), aucun autre rappel n’est à prévoir. Si le taux d’anticorps anti-HBs est inférieur au seuil, le médecin du travail procédera à l’évaluation de l’opportunité de doses additionnelles, sans excéder un nombre de 6 injections au total (y compris les 3 injections de la première série vaccinale). Cette stratégie de contrôle de l’immunité chez les personnes vaccinées après l’âge de 25 ans est aussi applicable aux personnes à haut risque d’exposition.
personnels de crèches, d’internats des établissements et services pour l’enfance et la jeunesse handicapées, personnels de traitement des eaux usées, personnels impliqués dans la préparation alimentaire et restauration collective.
On peut faire des titrages d’anticorps pour vérifier l’immunité : < 0,01 Ul/ml : sujet non protégé entre 0,01 et 0,1 UI/ml : protection insuffisante. Faire un rappel > 0,1 UI/ml : sujet protégé
Aucun cas de diphtérie n’a été identifié en France depuis 1987, à l’exception de 2 cas importés en 1997. Par contre, la situation est endémique en Europe de l’Est, en Algérie.
On peut également faire des titrages d’anticorps.
29 cas de tétanos déclarés en France en 1997, 20 cas en 1998,17 cas en 1999. Cette maladie affecte les tranches d’âge les plus élevées de la population (84% ont 70 ans et plus ), et touche surtout les femmes.
Le vaccin polio injectable est recommandé, le vaccin polio oral étant réservé uniquement aux situations épidémiques.
On peut faire des titrages d’anticorps pour les 3 poliovirus. Les personnes qui ont fait la polio ne sont protégées que contre 1 seul poliovirus et sont à vacciner.
Aucun cas de polio n’a été déclaré en France depuis 1996 (dernier cas autochtone déclaré en 1989, dernier cas importé déclaré en 1995). Il y a eu une épidémie de polio en Hollande en 1993 (68 cas).
Réaction allergique importante lors de l’injection précédente. Etre prudent en cas de maladies auto-immunes (thyroïdite,…), d’antécédents neurologiques (sclérose en plaque, etc.).
Adolescents non vaccinés 288 648 Adolescents vaccinés 267 412 SEP 9 SEP 5 Encéphalomyélites infectieuses 29 Encéphalomyélites infectieuses *31 * dont aucune pendant l’année de vaccination Vaccination et sclérose en plaque chez l’adolescent : absence de corrélation.
CAS : 192 femmes avec S.E.P. TEMOINS : 645 femmes sans S.E.P. : 534 femmes sans S.E.P. 111 femmes avec kc du sein. Risque relatif de S.E.P. chez les femmes vaccinées comparé aux femmes non vaccinées : 0,9. Absence d’association entre le vaccin anti-hépatite B et la S.E.P.
Absence d’augmentation du risque de rechute à court terme chez des patients avec S.E.P. après vaccin par le tétanos, l’hépatite B et la grippe.
La pénétration du germe se fait au niveau du revêtement cutané, à la faveur d’une excoriation, ou à travers les muqueuses digestives, respiratoires et conjonctivales. La prévention passe par le port de gants, bottes, vêtements protecteurs et lunettes pour le personnel amené à travailler au contact des eaux usées (souillées par les déjections des rats).
Tétanos Recommandée . Polio Pas de contre-indication du vaccin inactivé injectable. Eviter le vaccin vivant oral. Diphtérie Peut être pratiquée. Hépatite B Limitée aux sujets susceptibles et particulièrement exposés. Grippe Non recommandée. Rubéole A proscrire. BCG A éviter Méningocoque A + C : en cas de séjour en zone endémique possible.
A partir de 12 mois Rougeole, oreillons, rubéole La vaccination associée rougeole-oreillons–rubéole est recommandée de façon indiscriminée pour les garçons et les filles.
La vaccination rougeole peut être pratiquée plus tôt, à partir de 9 mois pour les enfants vivant en collectivité, suivie d’une revaccination 6 mois plus tard en association avec les oreillons et la rubéole. En cas de menace d’épidémie dans une collectivité d’enfants, on peut vacciner tous les sujets supposés réceptifs, à partir de 9 mois. La vaccination immédiate peut être efficace si elle est faite mois de 3 jours après le contact avec un cas.
16-18 mois Diphtérie, tétanos, coqueluche, polio, haemophilus influenzae b 1er rappel. Lors du 1er rappel on peut, si nécessaire, pratiquer en un site d’injection séparé, vaccination associée rougeole-oreillons–rubéole.
Une seconde vaccination associant rougeole-oreillons–rubéole est recommandée pour tous les enfants.
6 ans Diphtérie, tétanos, polio 2ème rappel Rougeole, oreillons, rubéole La vaccination associée rougeole-oreillons–rubéole est recommandée chez les enfants n’ayant pas encore été vaccinés ou n’ayant reçu qu’une dose. L’entrée à l’école primaire est une bonne occasion de vacciner éventuellement le même jour que le 2ème rappel diphtérie, tétanos, polio et / ou le BCG 11-13 ans Diphtérie, tétanos, polio 3ème rappel.
Conformément aux dispositions de l’article L.10-1 du code de Santé Publique, l’Etat est responsable des accidents liés directement aux vaccinations obligatoires. L’agrément préalable du service médical ou du médecin n’est plus nécessaire depuis la loi n°75 - 401 du 26 mai 1975 qui étend la couverture générale des risques vaccinaux, quel que soit le lieu où la vaccination est effectuée.
Néanmoins, en ce cas, il pourrait être discuté l’accident du travail, puisque le fait survient ou trouve sa cause dans un geste fait sur le lieu et dans le temps de travail. Aucune jurisprudence dans ce sens n’a été retrouvée. Le médecin du travail peut être tenu pour responsable s’il est prouvé qu’il n’a pas informé clairement l’employeur de ses obligations et signaler le fait au cours du CHSCT.
Il est nécessaire par ailleurs qu’un protocole de soins d’urgence soit mis à la disposition de l’infirmier(e).
En cas d’urgence et en dehors de la mise en oeuvre du protocole, l’infirmier décide des gestes à pratiquer en attendant que puisse intervenir un médecin. Il prend toutes mesures en son pouvoir afin de diriger la personne vers la structure de soins la plus appropriée à son état. » Dans le cadre de la médecine du personnel hospitalier, la responsabilité civile de l’infirmier(e) est celle de l’établissement employeur. Il n’y a donc aucune nécessité particulière d’assurances.
Les contre-indications vaccinales figurent dans les textes d’autorisation de mise sur le marché des vaccins et sont périodiquement révisées (circulaire DGS 97-267 du 08/04/1997). Cet examen préalable doit être complété d’une étude du poste de travail permettant d’apprécier le risque encouru par le salarié et la mise en place possible d’autres moyens de lutte ou de prévention contre ce risque.
➧ Vaccination obligatoire non faite car contre-indications - Le risque de contamination étant très élevé (donc mal évalué ?), une demande de poste différent comportant des limitations précises aurait dû être faite. Une information pour éviter toute contamination a été soit absente, soit insuffisante. ➧ Non respect des délais d’immunisation.
Vaccination recommandée : financée par l’employeur qui signe ainsi son accord, responsabilité de l’employeur, mais action récursoire possible.
Pour qu’il y ait inaptitude, il faut admettre que la nécessité médicale de cette vaccination est clairement établie par : - présence d’un risque, absence de protection spécifique de l’employé (vérification de l’immunité du sujet), présence d’un risque non maîtrisable par un aménagement de poste.
Pouls le plus souvent ralenti, difficile à prendre, chute de la tension artérielle (TA < 9). Pas d'autre trouble, en particulier respiratoire. Récupération rapide souvent spontanée et complète même si non immédiate.
Si bradycardie excessive (pouls < 40 battements par minute) : 1 injection SC ou IV de sulfate d'atropine (1 ampoule de 0,5 mg). Prévoir ECG.
Faire la prise de sang ou le vaccin dans une position qui permettra d'être couché rapidement en cas d'incident.
Au 31 mai 2000 : 93 cas décrits (myalgies et fatigue essentiellement, arthralgies, céphalées, douleurs abdominales et dyspnée). Il s’agit d’une myopathie inflammatoire. En France, la mise en évidence de cette lésion a été faite chez l’adulte exclusivement, sur des biopsies du deltoïdes. L’hypothèse est que la lésion histologique peut constituer une réaction anormale à l’injection de vaccins adjuvés aux sels d’aluminium, quand ces injections se font par voie intramusculaire dans le deltoïde.
Il existe un lien de causalité probable entre l’injection en intramusculaire dans le deltoïde d’un vaccin contenant de l’hydroxyde d’aluminium et la lésion histologique caractéristique de la MFM. Par sécurité, faut-il supprimer la voie intramusculaire dans le deltoïde et réutiliser la voie sous cutanée dans le dos, en sachant que les aiguilles de vaccin actuelles sont plus petites ?
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En septembre 1997, elle ne peut plus tenir debout et elle est hospitalisée. Après de nombreux examens on diagnostique une sarcoïdose bénigne ( ganglions accrochés aux muscles. ) Mais rien ne change, les ganglions se résorbent sous l'effet du traitement, mais la fatigue et les douleurs musculaires sont toujours là. " Le matin, il me faut un quart d'heure pour me déplier.
Je suis tout endolorie, comme si on m'avait rouée de coups. Et puis j'ai froid du matin au soir. Ma température constante oscille entre 35 et 36 degrés. À cela s'ajoutent des troubles neurologiques inquiétants : Des problèmes de coordination et de prégnance. Lorsque vous vous rendez compte que vous n'arrivez plus à guider votre fourchette jusqu'à votre bouche, même si ça ne dure qu'une fraction de seconde, c’est angoissant !
Les examens reprennent. On parle de sclérose en plaques. " Je m'attendais à quelque chose De pas commun. Mais une sclérose en plaques, ça fait peur. On pense à ses enfants, comment vont-ils le vivre ? " Finalement, en 1999, le diagnostic est posé : Suzette souffre de Myofasciite à macrophages, maladie provoquée par l'hydroxyde d'aluminium présent dans le vaccin contre l'hépatite B.
Hélas, il n'a pas de traitement efficace connu. Elle a donc décidé de s'en passer et d'accepter sa maladie. " Infirmière vétérinaire, j'ai négocié un mi-temps afin de pouvoir continuer à avoir une vie active. Cependant, je ne veux pas renoncer à vivre, alors j'apprends à me ménager."
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Depuis son apparition, plus de 250 cas ont été collégiés en France. Le tableau clinique est dominé, chez un adulte d'âge variable (âge moyen : 43 ans, extrême : de vente 5 à soixante-dix ans, sex-ratio F/H=1,3), par une symptomatologie musculaire chronique (début 11,2+8,7 mois en moyenne avant le diagnostic) associant myalgies chroniques et fatigabilité musculaire invalidante. Les myalgies chroniques d'intensité variable (modérée à sévère) constitue la principale manifestation, noté dans les 90 à 100 % des cas.
Les myalgies prédominent aux membres, notamment membres inférieurs, parfois aggravée à l'effort. Le sillage initial des myalgies, il bien qu'inconstant (40 % des cas), est évocateur de MMF, d'autant que ce siège est j'ai rarement observé dans la fibromyalgie, le syndrome de Fatigue chronique ou les autres myopathies inflammatoires. Les examens complémentaires sont inconstamment contributifs.
La biopsie musculaire, réalisé de façon chirurgicale afin de prélever et d'examiner les fascia, doit être pratiqué au niveau du deltoïde non dominant. Cette biopsie musculaire permet seule le diagnostic, objectivant un tableau histologique parfaitement stéréotypé : infiltration épi – péri - et endomysiale par des macrophages cohésifs CD68+, PAS+, exprimant le MHC de classe II, - associés à une souffrance myocytaire minime. Les marqueurs des cellules de la lignée langerhansienne (CD1a-, S100-) sont négatifs. Un très discret infiltrât lymphocytaire T CD8+ a parfois été associé. Il n'a pas de cellules T CD4+, de cellules B CD20 ou plasmocytaires. La fixation s'étend de façon centripète à partir des fascia vers le muscle sous-jacent.
Plusieurs travaux (microanalyse X, analyse ionique et spectroscopie d'émission) réalisés dans les centres de référence de la MMF et notamment ceux de PhilippeMorreto (Bordeaux) ont montré que les cristaux intramacrophagiques sont constitués de phosphate d'aluminium.
L'absence d'intoxication systématique par l'aluminium, sa présence unique dans le deltoïde dominant des patients, l'apparition de la MMF en 1993 - 1994, date des campagnes de vaccinations intensives et des modifications des modes de vaccinaux (passages de la voie sous-cutanée à la voie intramusculaire, notamment pour le vaccin VHB), ont fait suspecter une origine vaccinale aluminique, chez des sujets probablement prédisposés à l'origine de la MMF.
Les résultats de première étude réalisée par les membres du GERMMAD établissant un lien statistique formel entre lésions de MMF et vaccin aluminiques, résultas confortés par l'enquête épidémiologique de l'InVS (Institut national de veille sanitaire) posent un problème important de santé publique. Afin de confirmer ou d'infirmer cette hypothèse une enquête épidémiologique réalisée par l'AFSSAPS (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) a débuté en collaboration avec le GERMMAD.
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Pour obtenir une réparation ou même seulement une prise en charge de leur invalidité, les victimes du vaccin anti-hépatite B, comme d'ailleurs les victimes de tout autre vaccin vont devoir affronter un véritable maquis de procédures où les chausse - trappes sont fréquentes.
Trop souvent confrontées à une interprétation restrictive des textes, elles doivent engager de multiples démarches pour faire reconnaître leur bon droit. Tout cela est long, très long et coûteux et demande beaucoup d'énergie à des personnes malades et n'ayant pas toujours les ressources nécessaires. "C'est une véritable galère", dénonce Armelle Jeanpert qui parle connaissance de cause. Attente de sclérose en plaques après vaccination anti-hépatite B, elle a obtenu une condamnation en première instance depuis en appel des laboratoires SmithKline Beecham.
Ces dernières qui contestent le lien entre la vaccination et sa maladie, ne sont pas pourvus En cassation. Pourtant Armelle Jeanpert peut faire état de plusieurs expertises, notamment celle de la Commission de règlement amiable des accidents poste-vaccinaux. Celle-ci lui accorder une rente viagère annuelle, en reconnaissant que "la vaccination contre l'hépatite B pourrait être regardée comme un facteur déclenchant de [son] état de santé".
Aujourd'hui, son état est aggravé, elle souffre de vasculaire et de myofasciite à macrophages, dont le diagnostic, effectués après nos réservations sur l'hydroxyde d'aluminium, vient renforcer les preuves de la responsabilité du vaccin.
Armelle Jeanpert a obtenu une connaissance d'accident de travail provoqué par la vaccination. Mais cette reconnaissance lui avait été refusée dans un premier temps pour déclaration trop tardive ! Un recours à permis de faire reconnaître que le délai obligatoire de moins de deux ans ne doit être compté qu'après la date du diagnostic qui établit le lien entre la vaccination et les troubles apparus. C'est la règle aujourd'hui reconnue par la Caisse Nationale d'Assurance-Maladie. Cette reconnaissance a entraîné le versement d'indemnités journalières. Celles-ci ont été revalorisées suite à une rechute en 1998. Mais la caisse primaire d'assurance-maladie de la Moselle estimait en novembre 2000 que cette valorisation était erroné et réclamait à Mme Jeanpert le remboursement d'une somme 283 000 F (28.000E).
Suite à une intervention de la Caisse nationale d'assurance-maladie, la CPAM finit pas considérer deux mois plus tard que la revalorisation était justifiée y renonça à réclamer cette somme. Mais Armelle Jeanpert n'est pas au bout de ses peines. Licenciée par l'hôpital-maison de Retraite Saint-Joseph de Sarralbe pour "absence prolongée", elle a obtenu des prud'hommes une condamnation de son employeur pour licenciement abusif. Celui-ci ayant fait appel, six ans après son licenciement, elle n'a toujours pas des indemnités de licenciement. Une situation hélas trop fréquente : parmi les témoignages que nous avons publiés depuis 1996, plusieurs victimes nous parlaient des problèmes qu'elles rencontraient sur leur lieu de travail.
Difficulté obtenir un travail aménagé au un licenciement correct. Une infirmière qui, comme beaucoup de victimes est restée plusieurs années (huit) sans diagnostic précis de sa maladie, a dû renoncer à tout recours contre son licenciement. Elle est aujourd'hui toujours en litige avec la Sécurité sociale dans le cadre de la reconnaissance de l'accident de travail.
Elle espère avoir gain de cause désormais, grâce au diagnostic de Myofasciite à macrophages qui aient été établi en août 2001, suite à nos réservations. Elle a d'ailleurs fait une demande d'indemnisation auprès de la Commission de règlement Amiable des accidents postvaccinaux. Mais cette commission d'indemnisation tarde à se prononcer sur les demandes de personnes ayant un diagnostic de Myofasciite à macrophages.
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L'Europe bouge. Bruxelles le 5 avril 2002 : pour la première fois, dans les locaux du Parlement européen, la parole a été largement donnée aux spécialistes des effets secondaires des vaccins. Au centre des débats, une idée simple: il faut arrêter de penser l'acte de vaccination comme si l'on vivait encore dans des conditions d'hygiène précaires. Il faut repenser le rapport bénéfices- risques à la lumière d’une société européenne qui jouit des meilleures conditions d’hygiène, d’un cadre médicalisé performant et de conditions de vie excellentes.
Autres points largement développés, les maladies auto-immunes qui restent encore très mystérieuses quant à leurs mécanismes. Et les risques liés aux polyvaccinations de plus en plus fréquentes, pour des gains de temps et des économies de souffrance, notamment pour les enfants. Pour nombre d'intervenants, les vaccinations simples dans des espaces de temps prolongés sont à privilégier.
Droits dans leurs bottes, les représentants des laboratoires et de l'OMS ont lâché prise sur quelques évidences : "Ne jamais vacciner un enfant malade", par exemple. Ou encore, lutter contre l'acharnement de certains médecins à faire les rappels malgré des signes cliniques alarmants. Témoignage de Bonnie Dunbar, professeur de biologie moléculaire et cellulaire à Houston (Etats-Unis), qui travaille actuellement à la mise au point d'un vaccin contre le sida : "Mon frère était en excellente santé. Première vaccination contre l'hépatite B : une réaction immédiate avec fièvre. Malgré cette alerte, le rappel est effectué.
Mon frère est depuis grabataire..." Autre cas d'acharnement stupéfiant avec une étudiante, encore avec l'hépatite B : "Première vaccination : syndrome grippal. Seconde vaccination : névrite. Troisième vaccination hospitalisation à la suite d'une névrite oculaire chronique. Après ces épisodes, j'ai consulté la littérature. Quant à la FDA est la reçu des rapports sur 40 000 cas litigieux de maladies auto-immunes." Constat confirmé par le Dr Buchwald :" certaines vaccinations ne sont pas nécessaires, leur bénéfice est faible et les dégâts peuvent être importants." Et de poser la question : "Des vaccins ne seraient-ils pas à l'origine de certaines maladies ?
Aujourd'hui, 800 000 enfants et jeunes sont touchés par l'asthme. Les dermites et neurodermites sont en augmentation." De plus, sur des exemples précis, l'absence d'indépendance des experts et des centres d'évaluation a été dénoncée. Une réalité résumée en une phrase par un médecin belge, Kris Gaublomme : "nous ne pouvons plus accepter que l'on mettre en danger la santé des individus pour maintenir la cote boursière de certaines compagnies."
Même certains experts réfutent encore ce principe. Sciences et Avenir avait consacré un large dossier en octobre 2001 ( N° 657) à ce sujet politiquement très sensible. Principal responsable de la MMF, l'hydroxyde d'aluminium contenu dans certains vaccins qui provoque un affaissement des défenses immunitaires conduisant à des handicaps majeurs (fatigue extrême, douleurs musculaires violentes, pertes de mémoire, etc.).
Des biopsies réalisées dans le quadriceps ont permis de mettre en évidence un pic d'aluminium caractéristique de la MMF. "Ces cas, soulignent les auteurs ont été rapportés afin d’augmenter la prise de conscience et pour encourager une étude systématique, épidémiologique et clinicopathologique."En France, plus de 200 malades attendent depuis des mois les résultats d'une étude menée par les autorités sanitaires. Une priorité au moment où les quelques spécialistes de la MMF enregistrent entre quatre et six nouveaux cas par semaine.
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"Le nombre de victimes diagnostiquées dans les centres spécialisés ne cesse d'augmenter et il atteint environ 300), à explique Patricia Baslé, vice-président de l'association Entraide aux malades de la myofasciite à macrophages qui dénoncent : "il faut que les choses bougent rapidement, et c'est pour cela que nous portons plainte. La situation des victimes de MMF est catastrophique : les troubles dont elles souffrent ne cessent de s'aggraver, beaucoup sont obligées d'arrêter leur travail et se retrouvent dans une situation économique difficile." Des difficultés confirmées par Michèle Madonna de l'Association myofasciite à macrophages.
La plainte arrive au moment où deux cas de MMF viennent de faire objet d'une publication, dans une revue américaine de pédiatrie, par des médecins de l'hôpital pour enfants de l'Université de Floride du Sud. Il s'agit de deux cas detroubles graves survenus chez un enfant de trois ans et chez un autre de cinq ans. Une biopsie au quadriceps (muscle de la cuisse), site d'injection des vaccins à cet âge, a confirmé la présence de macrophages et de cristaux d'aluminium. De quoi démentir les affirmations de ceux qui nient l'existence de la MMF en prétendant que c'est un mythe français (le Pr Gherardi nous a confirmé en février dernier, que des cas de MMF étaient désormais diagnostiqués dans plusieurs pays."
Cette publication va notamment à l'encontre les affirmations de la Dre Claire - Anne Siegrist, Pédiatre responsable du centre vaccinologie de Genève. Mme Siegrist prétend que la présence d'aluminium au site d'injection n'est qu'un simple "tatouage vaccinal" et que la MMF n'est pas une maladie spécifique. Or, l'observation américaine montre nettement que les symptômes de la MMF sont bien spécifiques à cette maladie.
Dans un exposé fait au Medec 2002, le Pr Chérin, de l'hôpital de la Salpêtrière (Paris), l'un de ceux qui ont découvert cette maladie, rappelait que les premiers symptômes de la MMF (des douleurs musculaires) se présentent aux membres inférieurs, "ce qui est rarement observé dans la fibromyalgie, le syndrome de fatigue chronique ou aux autres myopathies inflammatoires" (d'après le Quotidien du Médecin du 12 avril 2002.) Depuis deux ans, Mme Siegrist multiplie les articles pour réhabiliter le vaccin anti-hépatite B en dénonçant ce qu'elle considère comme "un psychodrame collectif" (titre de son article paru dans La Recherche en mars 2000).
Mme Siegrist intervient dans les formations et colloques sur les vaccinations organisées par les laboratoires Glaxo-SmithKline et la fondation Mérieux, fer de lance de la promotion des vaccins. Elle faisait partie des personnalités consultées par la mission d'expertise sur la politique de vaccination contre l'hépatite B (voir ALTERNATIVE SANTE- L'Impatient, avril 2002), on se demande bien pourquoi. Les conclusions de cette mission ont été adoptées par le Conseil supérieur d'hygiène publique (CSHPF) de France dans un avis rendu public début avril. Le CSHPF, jugeant que la tolérance et le rapport bénéfice-risque de cette vaccination sont bons, recommande de (vacciner systématiquement tous les enfants avant 13 ans, en privilégiant la vaccination des nourrissons.
C'est faire peau des cas des enfants, y compris quelques nourrissons victimes du vaccin comme nous le rappelions le mois dernier sur la base des témoignages français est une étude américaine ainsi que ce mois-ci (voir le dossier sclérose en plaques page 26.) N'ayant pas peur de tenir un double langage, le CSHPF admet toutefois implicitement qu'il y a un risque puisqu'il estime qu'avant de vacciner un proche parent (père, mère, frère ou sœur) d'une personne déjà atteinte de SEP, le médecin doit évaluer si rapport bénéfice-risque est en sa faveur. Toutefois, cette précaution ne change pas son appréciation globale et le CSHPF recommande donc de relancer massivement les campagnes de vaccination contre l'hépatite B.
S'interrogeant sur des raisons qui pourraient expliquer cette corrélation, les chercheurs pensent que le risque pourrait être lié au nombre d'injections et à l'âge, rapporte le Quotidien du Médecin (du 24 avril 2002.) Ils s'interrogent par ailleurs sur l'éventuelle responsabilité des effets toxiques du mercure, utilisé comme conservateur ! L'alerte est suffisamment sérieuse pour que l'Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) ait décidé de lancer une étude épidémiologique. Les résultats de cette enquête seront examinés, fin mai ils seront rendus publics, à la demande de l'ancien Ministre de la Santé, Bernard Kouchner.
Un courrier la Direction générale de la santé a d'ailleurs averti plusieurs personnes, dont la demande avait été précédemment refusée, qu'elles pouvaient désormais adresser une nouvelle demande. Une mesure qui va dans le bon sens, mais rien n'est fait pour toutes celles qui se sont faits vacciner, à la suite de la campagne de propagande des années 1994-1996 alors qu'elles n'y étaient pas légalement obligées.
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Sur une série de 105 MFM confirmées par l’histologie, 35 patients consécutifs ont été analysés par tests psychométriques : MMS (Mini Mental State Examination), Profil d’Efficience Cognitive (PEC), B.F.P.A. (Batterie de Fluidité verbale pour Personnes Agées) ; échelle de dépression de Pichot, entretien psychologique, tests projectifs de Rorschach-TAT ; électroencéphalogramme (EEG), encéphaloscanner (tomosphygmographie cérébrale ultrasonore), potentiels évoqués visuels (PEV), potentiels évoqués auditifs (PEA), IRM cérébrale. Les patients avec tableau neurologique central étaient exclus de l’étude. 20 femmes et 15 hommes, d’âge moyen 35 ± 11 ans ont été analysés. Il existait de façon constante des anomalies neuro-cognitives aux tests psychométriques. Le MMS était perturbé chez 32 dans 35 patients (MMS moyen à 27/30). Douze patients présentaient un syndrome dépressif au Pichot, confirmé par l’entretien psychiatrique. Les tests projectifs de Rorschach-TAT ne montraient pas d’anomalie de personnalité significative en dehors d’un stress chronique. Les tests cognitifs ont mis en évidence : des anomalies de l’attention et la capacité opératoire (34 patients), la mémoire immédiate (33 patients), la mémoire topographique (24), la mémoire de rappel et d’évocation (21), la discrimination perceptive (21), la structuration perceptive et l’indépendance (17). Le BFPA était très perturbé avec un score global moyen de 26 ± 7 (valeur normale : 35). L’EEG montrait des ondes lentes chez 3 patients. L’encéphaloscanner objectivait une hyperpulsatilité des zones corticales chez 14 patients, les PEV étaient perturbés chez 3 patients, les PEA chez 5 patients. L’IRM cérébrale montrait des hypersignaux en T2 de la substance blanche chez 5 patients (âge moyen 36 ± 4 ans). Au total, les troubles neuro-cognitifs sont constants au cours des MMF. Il s’agit essentiellement de troubles mnésiques portant principalement sur l’attention, la capacité opératoire et la mémoire immédiate. Les troubles thymiques sont notés dans 34% des cas. Parmi les examens complémentaires, l’encéphaloscanner est le plus souvent perturbé (40% des cas). Date de publication : 09-07-2002
Introduction : La MFM est une myopathie de description récente associant une fatigue chronique sévère avec troubles neuro-cognitifs, myalgies et arthralgies. L’histologie est caractérisée par une infiltration du muscle deltoïde en macrophages avec inclusions aluminiques, imputée à l’injection intra-musculaire de vaccin contenant de l’aluminium. L’insomnie est fréquente et pourrait majorer la fatigue. Objectif : explorer les troubles du sommeil dans la MMF. Méthodologie : 16 patients (10 femmes, 6 hommes), âgés de 45 ± 8 ans présentant une MFM avec biopsie musculaire positive, ont été étudiés propectivement en polysomnographie avec tests itératifs d’endormissement, échelle d’Epworth, de fatigue (FIS) et d’impatiences (RLSRS). Résultats : Pour l’ensemble du groupe, le temps de sommeil total était de 389±107 minutes, l’index de fragmentation de 23± 19 par heure et l’index de mouvements périodiques de 27±1 par heure. Tous les patients avaient un syndrome des mouvements périodiques de jambes sans autre étiologie retrouvée.
Date de publication : 06-01-2003.
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L'annonce de cette découverte a été faite, le vendredi 21 juin, par le Pr Michèle Coquet, à l'occasion de la conférence de presse organisée par les victimes de cette maladie due à l'aluminium des vaccinations.
Me Gilbert Collard, leur avocat, a précisé que le nombre des plaintes au pénal, qu'il a déposées, se montait désormais à 55 et que d'autres étaient en cours de dépôt. "Nous sommes en train de vivre les premiers moments d'un drame sanitaire colossal", a déclaré le célèbre avocat marseillais.
Le Pr Michèle Coquet, de Bordeaux, qui a révélé le premier cas de myofasciite en 1993, le Pr Chérin de l'hôpital de la Salpêtrière (Paris) et le Dr Jérôme Authier de l'hôpital Henri Mondor (Créteil) ont confirmé la gravité des problèmes de la responsabilité de l'aluminium des vaccins. Le Pr Coquet a expliqué que le marqueur génétique découvert par les chercheurs de Marseille est très courant chez les sujets atteints de polyarthrite rhumatoïde (une des maladies les plus fréquemment retrouvées après vaccination hépatite B - NDLR) et que cette découverte laisse penser que la MMF est une maladie auto-immune, dont le facteur déclenchant pourrait être l'aluminium.
Avant de vacciner, il serait nécessaire de rechercher si des patients sont porteurs de ce marqueur, a-t-il ajouté. De son côté, Suzette Pirès, le nombre de l'Association Entraide aux victimes la myofasciite à macrophages a précisé que cette action en justice était lancée pour favoriser une reconnaissance de la maladie et obtenir une prise en charge par la Sécurité Sociale. Plusieurs victimes ont expliqué les difficultés que rencontrent, que ce soit pour obtenir un remboursement de leurs frais de transport lorsqu'elles se déplacent pour des examens spécialisés ou pour la reconnaissance de leur invalidité.
Une cinquantaine depersonnes ont été indemnisées comme par la Direction générale de la Santé, de très nombreuses procédures judiciaires sont en cours, l'une des adhérents a fait une grève de la faim pour faire avancer ses dossiers, les contacts avec l’Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) se poursuivent. En outre, le Revahb est désormais membres de la Fnavem, dont le président, Olivier Duplessis, a souligné l'importance du travail effectué par l'association.
Le Pr Chérin de l'hôpital de la Salpêtrière, avait eu la courtoisie de se déplacer un dimanche matin. Il a fait un exposé très clair sur la Myofasciite à macrophages, maladie due à l'aluminium des vaccins, à la découverte de laquelle il a contribué. Il a ensuite répondu longuement aux questions des participants, témoignant du souci d'une nouvelle génération de médecins de dialoguer avec les patients et leurs associations. De son côté, le Dr Le Houézec-du Revahb- a présenté un bilan des pathologies rencontrées chez les adhérents. Si la sclérose en plaques est la maladie la plus fréquente (près de 700 cas), il a mis en évidence un très grand nombre de cas de polyarthrite (plus de 100) et de très nombreuses maladies auto-immune (plus de 200). Mais il y a aussi encore des cas où les victimes sont atteintes de troubles que les médecins n'arrivent pas à étiqueter.
Beaucoup se heurtent aux plus grandes difficultés pour faire reconnaître leur maladie. À côté de professionnels à l'écoute des patients comme le Pr Chérin, certains ont expliqué comment ils sont reçus par des médecins qui ne prennent pas la peine de les examiner. Plusieurs victimes ont expliqué pudiquement les symptômes dont elles souffrent ainsi que leurs difficultés à réaliser les 9 dossiers nécessaires pour la défense de leurs droits. Leur combat continue.
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Ultérieurement, des cristaux d'aluminium ont été observés dans les macrophages présents dans ces lésions histologiques. Deux hypothèses ont été avancées : ces lésions seraient-elles en relation avec l'injection intramusculaire de vaccins avec d'aluminium comme adjuvant ?
L'entité histologique ainsi décrite serait-elle la cause des symptômes cliniques observés ? Une enquête a été mise en place par l'Institut de veille sanitaire et le Groupe de recherches Sur les maladies musculaires acquises et dysimmunitaires. En un an, de mai 1999 à mai 2000, 93 cas de myofasciite à macrophages ont été recensés essentiellement chez des adultes vers âgés en moyenne de 45 ans, souffrant depuis un aux deux ans de fatigue et douleurs musculaires. L'enquête menée sur les antécédents de 53 de ses patients a retrouvé chez 87 % d'entre eux des injections de vaccin avec l'alumine comme adjuvant (contre l'hépatite B deux fois sur trois), et pratiqués quelques années auparavant (1).
En se fondant sur les données actuellement disponibles, le Comité consultatif de l'OMS pour La sécurité des injections considère qu'un lien entre l'entité histologique que constitue la myofasciite à macrophages et une quelconque entité clinique est impossible à établir (7). Quelques questions peuvent être posées. Pourquoi cette préoccupation, qui a récemment Fait l'objet d'une campagne de presse alarmante, reste-t-elle exclusivement française ?
Qu'en est-il des très nombreux adultes, précédemment vaccinés dans la région deltoïdienne avec des vaccins aluminés, restés exemptes de la symptomatologie clinique en discussion, et dont on ne connaît pas l'histologie deltoïdienne, puisqu'ils n'avaient aucune raison de subir une biopsie musculaire ?
Il n'est donc pas justifié, jusqu'à plus ample informé, de remettre en question la voie intramusculaire des vaccinations, ni les adjuvants aluminés des vaccins. Rappelons que la voie intramusculaire est utilisée dans le monde pour la grande majorité des vaccinations, et que les adjuvants aluminés des vaccins inertes, seuls autorisés jusqu'à présent chez l'homme indispensables pour garantir une bonne réponse immunitaire, sont d'usage courant depuis plus de cinquante ans.
La myofasciite à macrophages est une entité histologique, décrite récemment en France, dont l'expression clinique reste à établir, et que l'on a attribué à l'aluminium contenu dans les sels adjuvants autorisés chez l'homme. Elle ne remet en question pour le moment ni l'usage de la voie intramusculaire ni celui de ces adjuvants, administrés en routine depuis plus d'un demi-siècle.
Bien que la toxicité des conservateurs mercuriels inclus à faible dose dans certains vaccins, suspectée chez les jeunes enfants, n'ait pas été démontré, il a été convenu d'abandonner leur usage dire par principe de précaution.
Autre préoccupation, devenus sans objet : Le mercure des conservateurs. Un conservateur mercuriel, le mercurothiolate (ou merthiolate, ou thimerosal, ou thimerosal) a été souvent inclus dans certains vaccins, ainsi que dans de nombreux autres produits médicamenteux, pour prévenir la contamination bactérienne et fongique, à craindre que plus particulièrement dans les conditionnements multidoses. Il y a été reconnu que ce produit est susceptible de provoquer une sensibilisation allergique (10).
C'est aux États-Unis, en 1999, que le problème de la toxicité éventuelle du mercure contenu dans les vaccins du jeune enfant à été soulevé par l'Académie américaine de pédiatrie (6). L'accident survenue au Japon à Minamata avait auparavant fait découvrir des anomalies du développement neurologique fœtal chez des nourrissons issus de mères ayant ingéré du mercure pendant leur grossesse.
S'inspirant des résultats de plusieurs études, et considérant de faible taux sanguin de mercure, très inférieur au seuil toxique, observé chez des nourrissons ayant reçu des injections de vaccins contenant un conservateur mercuriel, l'OMS a déclaré an 2000 que le risque lié au mercure contenu dans certains vaccins était trop faible et hypothétique pour être mis en balance avec les avantages la vaccination (8). Quoi qu'il en soit, par précaution, il a été convenu en France de supprimer le mercurothiolate de tous les vaccins administrés aux jeunes enfants, y compris les vaccins contre l'hépatite B. Seuls quelques vaccins antigrippaux en contiennent encore.
Conclusion : Les vaccins efficaces actuellement en usage ne sont pas complètement dénués 'effets secondaires cliniques, précoces pour les vaccins inertes, retardés pour les vaccins vivants. Mais ces inconvénients sont minimes en regard des avantages considérables dévaste. Celles-ci ont fait spectaculairement reculer, notamment chez les enfants, des maladies Infectieuses autrefois redoutées des familles, telles la diphtérie, la coqueluche, la rougeole et plus récemment la méningite à H. influenzae de type b. Le tétanos est devenu très rare, il ne frappe plus que quelques personnes âgées non vaccinées. Après la variole, la poliomyélite est en voie d'éradication mondiale.
La mise en cause des adjuvants aluminés dans certains vaccins est encore hypothétique. Elle Ne peut remettre en question l'utilité incontestable de ces adjuvants, qui doivent être maintenus, jusqu'a leur éventuel remplacement par d'autres adjuvants aussi efficaces, peu onéreux et bien tolérée. L'inquiétude soulevée par le mercure des conservateurs est devenue sans objet, depuis la suppression de ces conservateurs de la plupart des vaccins. Il ne peut être question de remettre en cause la voie intramusculaire, la plus utilisée dans le monde, recommandée pour injecter les vaccins inertes, et mieux tolérée que la voie sous-cutanée. La vaccinologie ne cesse de progresser. La recherche ce produit. Les vaccins et les vaccinations se perfectionnent. La Sécurité infectieuse qu'ils nous ont déjà apportée est inestimable. 405332
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Cela étant, rien ne permet pour le moment d'établir une relation avec la symptomatologie clinique qui a motivé les biopsies musculaires. Par ailleurs, en l'absence de biopsies pratiquées chez les sujets sains, on n'est pas en mesure de dire si les images histologiques d'inclusions d'aluminium sont réellement pathologiques, ou si elles correspondent à un processus normal de résorption et d'élimination de l'adjuvant. En ce qui concerne les vaccinations pratiquées en médecine du travail, il est préconisé d'utiliser de préférence la voie intramusculaire (ou éventuellement la voie sous-cutanée profonde) avec les vaccins adsorbés: vaccin tétanique et Revaxis, afin de minimiser les réactions locales.Le vaccin tétanos-polio, qui n'est pas adsorbé, peut être injecté indifféremment en intramusculaire ou en sous-cutané. Pour le moment les autorités sanitaires n'ayant pas modifié ces recommandations, il ne pourrait être reproché à un médecin du travail d'avoir suivi les directives officielles.
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Il y avait la vie de Mireille, une vie tranquille, qu'elle a longtemps menée du temps où elle travaillait et cela depuis 1989, dans une maison de retraite de Grans. Et il y avait la vie de Mireille qui s'est arrêtée le 10 octobre 1997. Une date inscrite à l'encre noire sur son agenda de femme dynamique. La date du dernier rappel du vaccin contre l'hépatite B pour cette femme, alors âgée de 48 ans. Comme tous les employés des établissements de santé ou maisons de retraite, Mireille était, depuis une circulaire ministérielle de 1991, soumise à la vaccination obligatoire.
C'est cet acte à caractère purement préventif qui a bouleversé sa vie. Depuis, MIreille est en fauteuil roulant. Elle a perdu toute autonomie. L'hépatite B a provoqué chez elle une sclérose en plaques. En 1996, quelques symptômes de la fatigue étaient apparus mais elle n'a découvert sa maladie que plus tard. Une expertise médicale, puis une seconde. Le deuxième médecin qui l'a examinée à conclu à une "relation directe et certaine" entre la vaccination subie et la maladie contractée. L'Etat lui a dès leur, proposé une rente viagère annuelle de 9146 Euros soit quelque 762 Euros par mois.
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Cette femme de service d'une maison de retraite âgée de cinquante ans est aujourd'hui Clouée dans un fauteuil roulant en raison de sa sclérose en plaques, selon son avocate, Me Gisèle Raynaud-Brémond.
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"Généraliste, je suis confronté aux questions de mes patients. Depuis la polémique sur cette vaccination, nous médecins, nous avons une impression de flou désagréable dans l'attitude officielle. Ce qui a semé le doute, ce sont les indemnisations des victimes", explique le Dr Lyon, lors du lancement de cette plaquette.
Nous ne prenons pas parti". Mais contrairement à ses dires, l'Union s'engage à fond : pour la vaccination en hépatite B de tous les nourrissons, que des enfants et préadolescents non vaccinés, en estimant qu" aucune étude française ou internationale ne démontre la réalité du risque de sclérose en plaques (SEP)".
Ne citant que les études qui l'arrangent, l'URML fait ainsi peau des cas de celles qui signalent un risque faible pour les personnes sensibles ni des expertises sur la base desquelles des indemnisations ont été accordées à plusieurs victimes. Au passage, elle concède qu'un risque faible de maladie auto-immune "ne peut à ce jour être formellement éliminé", mais tout est fait pour suggérer que ce risque est totalement inexistant. Elle signale par ailleurs une nouvelle maladie : la myofasciite à macrophages, en précisant que "le vaccin contre l'hépatite B a été suspecté", une formule trompeuse qui omet de dire qu'il est toujours très suspecté.
Deux associations de spécialistes des maladies de foie sont par ailleurs cosignataires de ce document. Mais aucun neurologue, ni rhumatologue n'ont été consultés : ce sont pourtant eux qui voient les accidents dus au vaccin. En fait d'indépendance, ce document se situe dans la droite ligne de directive adoptée lors du lancement du Plan national Hépatites et contre lesquelles nous mettions en garde au printemps dernier (2).
Du pain béni pour les laboratoires qui redoublent leur propagande. Ils se préparent à lancer Un nouveau vaccin pédiatrique, le vaccin hexavalent, qui associera dans la même seringue Le vaccin hépatite B aux cinq autres vaccins de l'enfance.
"Les médecins qui ont peur des questions des parents pourront ainsi prescrire de vaccin hépatite B sans que ceux-ci s'en aperçoivent", craint le Dr Le Houezec pédiatrie et membre d'administration du Revahb, l'association des victimes de vaccin. Rappelant ce qu'il nous disait lors du lancement du Plan Hépatite le Dr Houezec souligne : "Le risque de contamination par le virus de l'hépatite B est inexistant à ces âges, alors que le risque vaccinal n'est pas nul : Des cas de thrombopénie auto-immune, des aplasies médullaires des polyarthrites juvéniles, des diabètes du jeune, des myofasciite à macrophages et des maladies démyélinisantes ont été signalées chez des enfants ou chez des nourrissons dans la presse médicale internationale. En outre, des inquiétudes subsistent depuis l'étude californienne qui a constaté une augmentation des cas de leucémie chez des enfants vaccinés". Pas très rassurant !
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Lucien ABENHAïM : - il faut savoir que le virus de l'hépatite B est responsable dans un certain pourcentage des cas à long terme de cirrhose, de cancer du foie est exceptionnellement également à court terme d'hépatite fulminante. Il se transmet comme le sida, par voie sexuelle et par le sang. Quand on dispose d'un moyen deprévention comme la vaccination, il est évident que, si le rapport entre le bénéfice et le risque est favorable, il n'y a pas de raison de ne pas l'utiliser. On continue aujourd'hui à la rendre obligatoire pour les professionnels de santé. Elle est recommandée chez le nourrisson, l'adolescent, et tous ceux qui prennent des risques (multiples partenaires sexuels, toxicomanes...).
Lucien ABENHAïM : Actuellement, le nombre de cas d'hépatite B en France est faible. D'une part, en raison des moyens mis en oeuvre dans le cadre de la prévention de sida et, d'autre part, parce que 45 % des Français, tous âges confondus, ont été vaccinés dans les années 90. Il est certain que l'incidence était beaucoup plus forte au début des années 90, mais les chiffres de l'époque ne sont pas validés statistiquement. On a parlé de 10 000 morts par an, ce qui était sans doute très exagéré et a été largement exploité, souvent à tort.
Mais quelques indicateurs en directs, comme le nombre d'hépatites B fulminantes qui traduisent des contaminations aiguës, montrent que le problème n'était pas négligeable. Le système "sentinelle" fondé sur un réseau de médecins évalué de manière grossière avant la généralisation de la vaccination, le nombre de cas à quelques milliers par an. Aujourd'hui, avec le même système sentinelle, le nombre de cas est trop faible pour être détectable.
Mais on sait que, parmi les donneurs de sang réguliers par exemple, quelques dizaines chaque année sont contaminés entre deux dons. Il s'agit pourtant de donneurs déjà très sélectionnés, dont ont été exclus ceux présentant des facteurs de risque. Cela signifie que l'épidémie existe encore. Nous en saurons plus dans quelques mois avec La mise en place du système de déclaration obligatoire d'hépatite organisé par l'Institut de Veille sanitaire.
Lucien ABENHAïM : La Grande-Bretagne a choisi de vacciner de manière très limitée, puisque seulement 5 % de la population est couverte. Elle a mis en place depuis de longues années un système de Vaccination très bien ciblée sur les groupes à risques (homosexuelles, toxicomanes, Professionnels de santé, voyageurs dans les régions endémiques". D'autres pays, comme les États-Unis, l'Italie ou l'Espagne, vaccinent systématiquement les nourrissons, dans l'idée que les groupes à risque sont très difficiles à atteindre et que, si l'on vaut vraiment protéger, alors il faut intervenir de manière large et précoce.
La vaccination a été appliquée très largement en France jusqu'en 1998, de façon systématique à l'école chez les préadolescents, chez les nourrissons, mais aussi chez des personnes qui n'avaient qu'un risque très faible d'hépatite B. L'idée de l'OMS était un moment donné d'éradiquer l'hépatite B comme on est venu à bout de la variole, en vaccinant tout le monde. Ce faisant, l'atteinte de certains groupes à risque n'a pas été parfaite. Aujourd'hui, environ 25 % des nourrissons sont vaccinés chaque année en France et plusieurs groupes d'experts nous demandent de renforcer les campagnes d'incitation à la vaccination.
Lucien Abenhaïm : "les vaccinations larges dans le passé comme celles contre la variole ont entraîné bien plus de complications graves " (DR) Plusieurs études ont été lancées en France à la demande des pouvoirs publics (l'Agence du médicament) à la suite de l'alerte lancée par de neurologue au début des années 90 ayant observé des cas de sclérose en plaques apparus chez des adultes jeunes après l'injection de vaccin contre l'hépatite B. Le but de la première étude était de savoir si le nombre de cas de sclérose en plaques notifiées après la vaccination était comparable à celui auquel on pouvait s'attendre "par hasard", du simple fait que l'on avait vacciné la moitié de la population.
Ce travail a montré que le nombre de cas observé était juste égal à celui attendu. Ce qui a été interprété avec prudence puisque l'on sait qu'il existe des sous-notifications. Ce genre d'enquête est assez complexe il ne peut montrer un effet que lorsqu'il existe un risque majeur et indiscutable.
Lucien ABENHAïM : Deux enquêtes épidémiologiques dites cas témoins ont été réalisées. Elles consistent à comparer la fréquence de la vaccination chez les personnes atteintes de sclérose en plaques avec des témoins en bonne santé. Réalisées par Annick Alpérovitch, chercheurs pas l'Inserm, elles ont toutes deux mises en évidence un risque relatif de sclérose en plaques légèrement augmenté, mais de manière non statistiquement significative. Cette absence de signification statistique peut s'interpréter soit par le hasard, soit par le manque de puissance des études.
Il aurait fallu mener des études de plus grande envergure, à l'échelle de l'Europe par exemple. Mais c'était impossible : la France est le pays qui a de loin le plan vacciné dans les tranches d'âge de 20-35 ans, les plus concernés par le risque de sclérose en plaques dans la population générale. J'ai moi-même tenté d'étudier ce problème sur les bases de données britanniques, sans succès du fait du faible nombre de personnes vaccinées. Les études menées ailleurs, comme celle sur les infirmières américaines, souffrent des mêmes limites incontournables.
Lucien ABENHAïM : L'Agence des produits de santé (l'Afssaps) a estimé que les études de permettaient d'exclure la possibilité d'un risque important, mais pas d'un risque faible. Le problème épidémiologique est pratiquement insoluble, car désormais ont vaccine très peu les jeunes adultes. Pour l'instant, les experts consultés par le ministère ont conclu que les critères de causalité au sens scientifique strict du terme (signification statistique, plausible biologique, reproduction des résultats...) Ne sont pas établis.
Lucien Abenhaïm: - Pour des raisons biologiques, les experts ne retiennent pas le risque de Sclérose en plaques chez le nourrisson. De surcroît, il n'y a pas eu d'alerte neurologique Sérieuse chez enfant. Enfin, on a maintenant des arguments assez forts pour dire que le la protection dure longtemps, au moins quinze-vingt ans. Plusieurs scientifiques pensent que la protection dure sans doute même toute la vie, mais cela ne sera confirmé que lorsqu'on aura un recul plus long.
Au mois d'avril 2002, une équipe de Berkeley, lors d'un congrès, a présenté les résultats préliminaires d'une étude évoquant un risque de leucémie accru chez les enfants ayant reçu trois doses de vaccin par rapport à ceux n'ayant reçu qu'une dose. Ce n'est pas encore publié. Et personne pour l'instant n'a confirmé ce risque. Nous restons donc attentifs. "45 % des Français, tous âges confondus, ont été vaccinés dans les années 90".
Lucien Abenhaïm: - Dans le cadre de la vaccination obligatoire du personnel soignant (qui vise à le protéger, aussi bien que les malades), une commission d'indemnisation des accidents vaccinaux, présidée par un conseiller d'Etat et indépendante du ministère de la Santé, a été mise en place. Elle a reçu environ 300 demandes d'indemnisation concernant le vaccin contre l'hépatite B et la sclérose en plaques. Dans certains cas, cette commission, sur la base de rapport d'experts examinant chaque cas individuellement, a conclu que le vaccin pouvait avoir eu un rôle déclenchant ou aggravant dans l'état de sarésente un rapport de ces soignants.
D'où la décision d'indemnisation proposée d'abord par mes prédécesseurs à la DGS, puis par moi-même, à environ 70 personnes aujourd'hui la condamnation récente de l'Etat tient au fait qu'une personne a refusé le montant d'indemnisation proposée et réclamée une somme plus importante devant le tribunal administratif. Par ailleurs, plusieurs malades ont engagé des actions en justice contre les firmes productrices de vaccins.
Lucien Abenhaïm: - C'est vrai et faux. Les vaccinations larges dans le passé, comme celle contre la variole, ont entraîné bien plus de complications très graves, voire mortelles. D'une certaine façon, la vaccination contre la polio provoque plus de complications indiscutables, même si elles sont extrêmement rares. Concernant le vaccin hépatite B, il est exceptionnel qu'un produit de santé soit prescrit à 20 millions de personnes pendant un laps de temps aussi court. On pouvait donc s'attendre à une Notification élevée des effets secondaires, qu'ils soient ou nom attribuables à la vaccination.
Lucien Abenhaïm: - Le ministre de la Santé, Jean-François Mattei, envisage une expertise sur Le sujet qui se fera sans doute sous la forme d'une conférence de consensus public où tous les points de vue pourront s'exprimer.
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