|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Lorsqu’en 1998, le ministère de la Santé a suspendu, en vertu du principe de précaution, la vaccination systématique en milieu scolaire, beaucoup de parents ont conclu un peu vite que le vaccin contre l'hépatite B était dangereux.Aujourd'hui, on ne sait plus démêler le vrai du faux. D'un côté, aucun lieu scientifique n'a pu être établi entre injection et l'apparition de sclérose en plaques. Les études qui ont été faites n'ont rien donné. De l'autre, les pouvoirs publics et les tribunaux accordent des indemnisations aux victimes... au bénéfice du doute. Du coup, l'image de vaccin contre l'hépatite B est mouillé et, par ricochets, celle de tous les vaccins.
Une partie de la population s'interroge. Entre le bénéfice qu'elle peut tirer de la vaccination et le risque qu'elle prend, de quel côté penche la balance ? Il y a quelques années, on se faisait vacciner sans se poser des questions. Peut-être parce que, dans les années cinquante, 7000 personnes attrapaient la coqueluche chaque année et 500 en mourraient. Et qu'à la fin de la seconde guerre mondiale, la diphtérie touchait plus de 45 000 personnes. " Avant, les gens connaissaient ces maladies et avaient envie d'être protégés. Aujourd'hui, ils voient surtout les effets secondaires de vaccin ", dit le docteur Daniel Lévy-Bruhl, de l'institut national de veille sanitaire.
Ce qui ne veut pas dire qu'on ne l'aurait pas vu baisser sans les vaccins. Tout dépend de quelle maladie l'on parle ".
L'amélioration de l'hygiène et des conditions de vie ont incontestablement permis de diminuer le nombre d'hépatites A ( la fameuse jaunisse ) et de poliomyélites dans les pays développés. Mais il est difficile de combattre certaines maladies très contagieuses sans l'arme vaccinale. " Malgré notre niveau de développement socio-économique, ont n'empêchera pas le virus de la rougeole ou de la coqueluche de circuler. Ces maladies ne disparaîtront jamais sans la vaccination ", assure le docteur Lévy-Bruhl.
Signe des temps, le vaccin rougeole-oreillons-rubéole ( ROR ) a du mal à convaincre les Parents de son utilité. Depuis 1995 la couverture vaccinale des enfants français atteindra 95 % pour voir disparaître ces maladies. Quinze départements du sud de la France n'atteignent même pas les 75 % d'enfants vaccinés.
Les nourrissons ne sont pas touchés bien qu'ils reçoivent aussi des vaccins contenant de l'aluminium. L'institut de veille sanitaire a, en mars 2001 rendu en rapport établissant un lien probable entre ces lésions et ce type de vaccin. De là à conclure que la vaccination rend malade, il y a un pas... qui est loin d'être franchi. L'agence française de sécurité sanitaire des produits de santé est chargée d'étudier cette question.
La réponse permettra peut-être d'éclairer aussi le mystère du " syndrome de la guerre du Golfe". Témoignant devant la mission d'information sur les conditions d'engagement des militaires français le Pr Gherardi a fait le rapprochement. Les soldats ont, en effet, reçu de multiples vaccinations et leurs troubles ressembleraient étrangement à cette nouvelle maladie.
Le professeur Philippe Reinert, membre cette commission, a été profondément marqué par 80 cas de personnes vaccinées contre la variole à l'époque où celle-là était obligatoire ( voir encadré ), victimes encéphalopathies qui les ont laissé gravement handicapées. Dans leur cas, le lien avec le vaccin était évident : " les convulsions apparaissent six à dix jours après l'injection ", se souvient le professeur Reinert. Pour l'hépatite B, le problème est nettement plus délicat.
La commission a accordé une indemnité à une quarantaine de victimes, vaccinées dans un cadre professionnel, dont les troubles sont apparus moins de deux mois après l'injection. La vaccination contre l'hépatite B représente actuellement 90 % des dossiers examinés par la commission d'indemnisation des accidents vaccinaux.
Régulièrement, de nouvelles craintes surgissent. Qu'elles soient irrationnelles ou justifiées, ces angoisses méritent qu'on les écoute. L'an dernier, les Britanniques ont, par mesure de précaution, retiré du marché un vaccin contre la polio qui ne respectait pas la législation instaurée depuis l'épidémie d'encéphalopathie spongiforme bovine. Il faut savoir que tous les laboratoires utilisent du de sérum de veau et de la bile de bœuf pour fabriquer les vaccins.
Actuellement, on n'a pas trouvé de solution de remplacement. Depuis 1991, l'Europe est dotée de législation réactualisée plusieurs fois. En principe, les extraits bovins entrant dans la fabrication d'un vaccin viennent de pays où aucun cas d'd'ESB n'a été recensé. Les précautions sont maximales, sachant qu'on n'a jamais détecté de prion, l'agent pathogène de l'ESB, dans de sérum de veau ou la bile de bœuf.
Le professeur René Roué, chef de service des maladies tropicales infectieuses l'hôpital militaire Bégin ( Saint-Mandé ), reconnaît que la société a changé : " La médecine de droit divin n'existe plus. Aujourd'hui, on est en train de passer d'une vaccination obligatoire pour tous à une vaccination recommandée. Un médecin ne peut plus faire un vaccin sans dire pourquoi. C'est un acte médical, personnalisé, dans le quel le médecin engage sa responsabilité, le sujet la sienne, et les parents vis-à-vis de leurs enfants.
En ce qui concerne l'hépatite B, la non vaccination des jeunes enfants - pour laquelle l'innocuité du vaccin est prouvée ! - aura des effets perceptibles dans les 15 - 20 ans, quand ces jeunes auront des conduites à risque. Et on a la preuve scientifique que le vaccin contre l'hépatite B diminue le nombre de cancers du foie". Faire appel au sens des responsabilités de chaque citoyen ? Ce serait sans doute un bon moyen de réconcilier les Français avec leur vaccin.
|
|
|
|
|
|
|
d’exposition à des agents biologiques. Le médecin du travail apprécie individuellement le risque en fonction des caractéristiques du poste et recommande les vaccinations nécessaires. Une attestation médicale doit apporter la preuve de la vaccination avec, pour l’hépatite B, le titrage des anticorps anti-HBs (si la personne a plus de 25 ans). Les personnes non vaccinées ne peuvent pas exercer une activité susceptible de présenter un risque d’exposition à des agents biologiques. Le médecin du travail apprécie le caractère temporaire ou non d’une contre-indication vaccinale, et propose si besoin un changement d’affectation.
Il stipule toujours que « Une personne qui dans un établissement public ou privé exerce une activité professionnelle l’exposant à des risques de contamination, doit être immunisé contre l’hépatite B, la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite. ».
Si la primovaccination a été pratiquée avant l’âge de 25 ans : Il n’y a pas lieu de faire de rappel. Si la primovaccination a été effectuée après l’âge de 25 ans, et que l’on ne dispose pas de résultats d’un dosage des anticorps anti-HBs montrant une valeur supérieure à 10 mUl/ml : Le rappel à 5 ans doit être effectué, suivi d’un contrôle sérologique 1 à 2 mois plus tard : Si le taux d’anticorps anti-HBs est supérieur au seuil considéré comme protecteur (en pratique 10 mUl/ml), aucun autre rappel n’est à prévoir. Si le taux d’anticorps anti-HBs est inférieur au seuil, le médecin du travail procédera à l’évaluation de l’opportunité de doses additionnelles, sans excéder un nombre de 6 injections au total (y compris les 3 injections de la première série vaccinale). Cette stratégie de contrôle de l’immunité chez les personnes vaccinées après l’âge de 25 ans est aussi applicable aux personnes à haut risque d’exposition.
personnels de crèches, d’internats des établissements et services pour l’enfance et la jeunesse handicapées, personnels de traitement des eaux usées, personnels impliqués dans la préparation alimentaire et restauration collective.
On peut faire des titrages d’anticorps pour vérifier l’immunité : < 0,01 Ul/ml : sujet non protégé entre 0,01 et 0,1 UI/ml : protection insuffisante. Faire un rappel > 0,1 UI/ml : sujet protégé
Aucun cas de diphtérie n’a été identifié en France depuis 1987, à l’exception de 2 cas importés en 1997. Par contre, la situation est endémique en Europe de l’Est, en Algérie.
On peut également faire des titrages d’anticorps.
29 cas de tétanos déclarés en France en 1997, 20 cas en 1998,17 cas en 1999. Cette maladie affecte les tranches d’âge les plus élevées de la population (84% ont 70 ans et plus ), et touche surtout les femmes.
Le vaccin polio injectable est recommandé, le vaccin polio oral étant réservé uniquement aux situations épidémiques.
On peut faire des titrages d’anticorps pour les 3 poliovirus. Les personnes qui ont fait la polio ne sont protégées que contre 1 seul poliovirus et sont à vacciner.
Aucun cas de polio n’a été déclaré en France depuis 1996 (dernier cas autochtone déclaré en 1989, dernier cas importé déclaré en 1995). Il y a eu une épidémie de polio en Hollande en 1993 (68 cas).
Réaction allergique importante lors de l’injection précédente. Etre prudent en cas de maladies auto-immunes (thyroïdite,…), d’antécédents neurologiques (sclérose en plaque, etc.).
Adolescents non vaccinés 288 648 Adolescents vaccinés 267 412 SEP 9 SEP 5 Encéphalomyélites infectieuses 29 Encéphalomyélites infectieuses *31 * dont aucune pendant l’année de vaccination Vaccination et sclérose en plaque chez l’adolescent : absence de corrélation.
CAS : 192 femmes avec S.E.P. TEMOINS : 645 femmes sans S.E.P. : 534 femmes sans S.E.P. 111 femmes avec kc du sein. Risque relatif de S.E.P. chez les femmes vaccinées comparé aux femmes non vaccinées : 0,9. Absence d’association entre le vaccin anti-hépatite B et la S.E.P.
Absence d’augmentation du risque de rechute à court terme chez des patients avec S.E.P. après vaccin par le tétanos, l’hépatite B et la grippe.
La pénétration du germe se fait au niveau du revêtement cutané, à la faveur d’une excoriation, ou à travers les muqueuses digestives, respiratoires et conjonctivales. La prévention passe par le port de gants, bottes, vêtements protecteurs et lunettes pour le personnel amené à travailler au contact des eaux usées (souillées par les déjections des rats).
Tétanos Recommandée . Polio Pas de contre-indication du vaccin inactivé injectable. Eviter le vaccin vivant oral. Diphtérie Peut être pratiquée. Hépatite B Limitée aux sujets susceptibles et particulièrement exposés. Grippe Non recommandée. Rubéole A proscrire. BCG A éviter Méningocoque A + C : en cas de séjour en zone endémique possible.
A partir de 12 mois Rougeole, oreillons, rubéole La vaccination associée rougeole-oreillons–rubéole est recommandée de façon indiscriminée pour les garçons et les filles.
La vaccination rougeole peut être pratiquée plus tôt, à partir de 9 mois pour les enfants vivant en collectivité, suivie d’une revaccination 6 mois plus tard en association avec les oreillons et la rubéole. En cas de menace d’épidémie dans une collectivité d’enfants, on peut vacciner tous les sujets supposés réceptifs, à partir de 9 mois. La vaccination immédiate peut être efficace si elle est faite mois de 3 jours après le contact avec un cas.
16-18 mois Diphtérie, tétanos, coqueluche, polio, haemophilus influenzae b 1er rappel. Lors du 1er rappel on peut, si nécessaire, pratiquer en un site d’injection séparé, vaccination associée rougeole-oreillons–rubéole.
Une seconde vaccination associant rougeole-oreillons–rubéole est recommandée pour tous les enfants.
6 ans Diphtérie, tétanos, polio 2ème rappel Rougeole, oreillons, rubéole La vaccination associée rougeole-oreillons–rubéole est recommandée chez les enfants n’ayant pas encore été vaccinés ou n’ayant reçu qu’une dose. L’entrée à l’école primaire est une bonne occasion de vacciner éventuellement le même jour que le 2ème rappel diphtérie, tétanos, polio et / ou le BCG 11-13 ans Diphtérie, tétanos, polio 3ème rappel.
|