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« Attendu que [. ..} les présomptions réunies au profit de Madame Toczé [. ..} doivent être jugées suffisamment graves, précises et concordantes pour qu'il soit admis qu'a été ainsi rapportée pour elle la preuve d'un lien de causalité de la vaccination de juin-août 1995 à la révélation d'une rechute de rectocolite hémorragique du 18 septembre 1995 [. ..] », le tribunal de grande instance de Nanterre" déclare la Société Pasteur- Vaccins responsable du préjudice subi par Madame Toczé à l'occasion de sa vaccination par le produit Genhevac B ..
« Le lendemain de la seconde injection, je suis clouée au lit par un nouvel épisode diarrhéique avec douleurs épouvantables au rectum. Je suis hospitalisée quelques jours plus tard. Pendant six mois, c'est l'horreur, Outre la reprise de ma RCH, j'ai d'autres manifestations d'origine auto-immune, notamment des douleurs arthritiques. Pendant deux ans, je suis un traitement de corticoïdes à haute dose, que je ne pourrais progressivement diminuer que grâce à un traitement de micro - immunothérapie. » (3).
Certes, il s'agit d'une rechute de sa RCH : Anne Toczé avait déjà subi, en 1981, une première atteinte de cette maladie auto-immune grave. Mais, à la suite d'une intervention chirurgicale (ablation du côlon), sa maladie était stoppée depuis quatorze ans.
Répondant par avance à une objection constamment avancée par les fabricants du vaccin et de nombreux médecins, il précise que « le tribunal ne saurait fonder son jugement sur le constat d'une impossibilité de la science médicale à reconnaître un lien de causalité direct et certain » . « Dès lors qu'existe une possibilité de lien de causalité {...], il appartient au tribunal d'en vérifier les éléments constitutifs par tous moyens de preuve réguliers, notamment par présomptions graves, précises et concordantes . »
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UNE NOUVELLE ASSOCIATION
DE VICTIMES DU VACCIN ANTI-HEPATITE B.
RCH Association a pour objectif de défendre les victimes
de vaccin hépatite B atteintes de rectocolite hémorragique (voir note 1) après
ce vaccin ou éventuellement une autre vaccination. La création de l'association
a pour but de recenser et rassembler ces victimes, afin que les cas soient
étudiés de manière précise par les spécialistes de
l'épidémiologie.
« Nous voulons aussi aider les victimes à se défendre au niveau juridique et à trouver des solutions thérapeutiques à cette maladie très difficile à soigner. J'ai moi-même bénéficié avec succès de la micro-immunothérapie. Bien entendu, nous travaillerons avec les autres associations de victimes du vaccin hépatite B, comme le Revahb », explique Anne Toczé.
18, rue de la
Gobeline
Bretonville
Régis
Pluchet
LE GENHEVAC EST-IL UN VACCIN DEFECTUEUX
?
Le Laboratoire a déjà essayé par deux fois d'obtenir que je sois récusé dans cette affaire dénonce le Dr Girard, qui explique: " Je suis le seul expert à avoir demandé l'ensemble du dossier d'autorisation de mise sur le marché du vaccin Genhevac."
Il lui a fallu près de trois cents heures pour analyser l'ensemble de ces pièces - qui remplissent deux volumineux cartons et rédiger son expertise. Résultat: " le Genhevac est un produit défectueux et iatrogène ", assure le Dr Girard qui met en cause les conditions dans lesquelles il a été mis sur le marché : " Pasteur a obtenu qu'il soit prescrit selon un schéma vaccinaI aberrant: quatre injections au lieu de trois dans tous les autres pays.
Cette injection supplémentaire a potentialisé la toxicité du vaccin. " Des accusations graves qui seront développées lorsque la cour d'appel de Versailles se réunira pour examiner la plainte de Mme Lainier, en mai prochain.
Régis
Pluchet
Adresse : 11, Rue
Meslay
75003 Paris Tel : 01- 44- 54- 87- 00
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Le médecin du travail est le conseiller de la direction, des chefs de service, du comité d'entreprise, des délégués du personnel, du comité d'hygiène et de sécurité, des services sociaux. Quand la ou les causes de nocivité ou de désadaptation ont été décelées, le médecin du travail doit les faire disparaître. Pour cela, quels sont ses moyens ? Il ne prend pas lui-même les mesures destinées à remédier aux lacunes ou aux défectuosités trouvées. Mais il doit signaler ces défectuosités ainsi que les remèdes qu'il propose à la personne capable de les ~faire cesser. Il doit respecter le secret médical de façon absolue.
Le médecin du travail est un médecin comme les autres, il fait des diagnostics et des pronostics. Mais il ne traite pas avec des médicaments ou des opérations. Il n'est habilité qu'à donner des soins d'urgence dans le cadre de l'entreprise. La loi du 11 octobre 1946 dit: ". ..médecin du travail dont le rôle exclusivement préventif consiste à éviter toute altération de la santé des travailleurs."
Le médecin du travail doit obligatoirement faire partie du Comité d'hygiène et de sécurité et doit participer activement à ses travaux. Il a son rôle à jouer dans la propagande et dans l'éducation de la prévention. Il est qualifié pour prendre des mesures de prévention médicales lorsqu'il le juge nécessaire pour protéger la santé d'un travailleur ou lorsque celui-ci, pour des raisons médicales individuelles, risque de constituer un danger pour la santé.
Le lendemain et pendant 48h surviennent des nausées et vomissements, asthénie marquée et sensations vertigineuses. La deuxième injection est réalisée le mois suivant: des réactions identiques, plus marquées s'accompagnent d'une perte de poids de 3 kg. Il est alors décidé de surseoir à la troisième injection, qui ne sera réalisée que 4 ans plus tard. Cette injection est suivie d'une réaction d'intolérance identique, mais plus immédiate et beaucoup plus violente, justifiant un alitement de 4 jours.
Une vérification du titrage d'anticorps anti HBs révèle un taux de protection insuffisant bien que non nul (8, 7% mUI/ml). Cette situation amène le médecin du travail à décider d'une inaptitude pour contre-indication vaccinale définitive, ce qui amène l'employeur à envisager le licenciement. Le médecin traitant fait appel à la Consultation de Pathologie Professionnelle et d'Aptitude au Travail du CHU lequel propose une nouvelle injection de Genhévac sous surveillance médicale stricte.
Celle-ci est réalisée au cours d'une hospitalisation de 48 h au CHU. L'injection est faite en deux fois et ne s'accompagne d'aucune symptomatologie. Le titrage d'anticorps fait 6 semaines après a permis de conclure à un taux protecteur (>150 mUI/ml). La levée de l'inaptitude est obtenue et la patiente conserve son emploi. L'histoire ne dit pas si la patiente a conservé sa santé !
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Chez les
sapeurs-pompiers : des vaccinations exigées
abusivement.
Suite au recours
déposé par ALIS, l'article 17 de l'arrêté du 6 mai 2000 a été modifié par
l'arrêté du 1er août 2002 (JO du 24 août 2002 p. 14121)
lequel précise que les vaccinations jusque là exigées abusivement ne sont que
recommandées: "En fonction de spécialités pratiquées et des risques de
contamination encourus, le médecin sapeur-pompier chargé du contrôle de
l'aptitude doit proposer les vaccinations adaptées, notamment: le BCG, la
vaccination contre l'hépatite B, la leptospirose, l'hépatite A, la typhoïde, la
méningite A et C, la rage.
Ces vaccinations n'ont pas un caractère obligatoire. En cas de refus, le médecin sapeur-pompier susvisé devra avertir l'autorité territoriale d'emploi". Il est important de faire connaître et de faire respecter cet arrêté, car dans certaines unités de sapeurs pompiers, il ne semble pas qu'on veuille en tenir compte, pour preuve un document fourni par un de nos adhérents, sous-officier de sapeur-pompier professionnel en Dordogne. Il s'agit d'une note de service mise à jour le 11 octobre 2002 où sont présentés comme obligatoires les vaccinations susmentionnées avec sanctions pour refus de vaccination.
"L'obligation d'immunisation est donc une obligation vaccinale, les agents étant tenus d'apporter la preuve qu'ils ont subi les vaccinations exigées. Il appartient à l'employeur de vérifier la preuve vaccinale, le médecin n'agissant que par délégation.
C'est pourquoi il est indispensable que tout médecin informe l'autorité d'emploi dès lors qu'un agent ne répond pas ou ne répond plus aux obligations légales. Dans ce cas tout médecin sapeur-pompier en informe directement et par écrit Monsieur le Médecin-chef, charge à ce dernier de reporter l'information au bureau des personnels." Outre ces informations erronées, cette note de service recèle toute la perversité du système. En effet, concernant les vaccinations non obligatoires, il est dit: "Ces vaccinations doivent être considérées comme des mesures spéciales de protection individuelles, appréciées comme nécessaires. [La vaccination] est à la charge de l'employeur et ne pourra être exigée, restant, après information claire et précise du médecin, de la libre volonté de l'agent. Toutefois, dans le choix des agents postulant pour une activité à risque, la priorité pourra être donnée par l'autorité d'emploi à ceux qui apporteront la preuve de leur immunité".
On joue sur le mot immunité; néanmoins, de quel droit une telle discrimination, qui bafoue la législation ?
Cas particuliers : des
égoutiers... aux entreprises agro- alimentaires.
Un arrêté préfectoral
(n° 76-739 du 17 mai 1976) et un décret (n° 94-352 du 4 mai 1994) contraint les
égoutiers de la ville de Paris a être vaccinés contre la leptospirose uniquement
pour leur embauche.
Par ailleurs certaines entreprises agro-alimentaires et certaines entreprises de transport exigent parfois le BCG pour leur personnel manipulant des denrées alimentaires en vertu d'un arrêté (du 26 février 1965) rendu caduque par l'abrogation du décret du 5 mai 1964. Aujourd'hui le BCG n'est obligatoire que pour le personnel de santé, et bien entendu les enfants en collectivité.
Le 5 septembre 1996 est paru un arrêté relatif à la vaccination par le BCG. Le personnel de restauration ne figure pas dans la liste des professions soumises à la vaccination.
Le décret na 64-417 du 5 mai 1964 relatif à la vaccination BCG pour les entreprises de transport et de denrées alimentaires et son arrêté d'application du 26 février 1965, sont abrogés. En conséquence, l'obligation de la vaccination par le BCG pour le personne! permanent ou saisonnier manipulant ou transportant des denrées alimentaires, n'existe plus. La prévention dans le domaine de la restauration doit passer par une formation à l'hygiène, au respect des chaînes alimentaires et des circuits propre et sale ainsi que la maintenance des installations. [Concours médical du 4/10/1997 vol. 119 na 30 p. 2258].
Les
métiers sur machines dangereuses et le personnel de
laboratoire.
Le vaccin
antitétanique, notamment, peut être exigé pour le personne! qui travaille sur
machines dites "dangereuses" y compris les étudiants et
apprentis (Code du travail article R.234-22 décret n° 80- 57 du 30 octobre
1980).
Le vaccin antirabique, en vertu de l'arrêté du 4 juin 1975 (JO du 4 juillet 1975), est conseillé pour les vétérinaires, les personnels de laboratoire,
Page
25
Les équarrisseurs,
les personnels des fourrières, les naturalistes, les gardes-chasse et gardes
forestiers, les personnels d'abattoirs.
La Circulaire du 26
avril 1998.
Selon cette
circulaire relative à la pratique des vaccinations dans le milieu du travail et
hormis les cas précédemment cités, les vaccinations dans le milieu du travail
sont facultatives. L'employeur recommande les vaccinations adaptées aux salariés
non immunisés et en tenant compte des propositions vaccinales du médecin du
travail. L'employeur prend en charge le coût des vaccinations dès lors qu'elles
ont un lien direct avec l'exposition professionnelle. Pour les vaccinations non
obligatoires, l'employeur ne peut exiger la vaccination qui reste, après
information claire et précise du médecin, de la libre volonté du
salarié.
Le refus de vaccination ne peut justifier l'éviction d'un poste à moins d'un risque caractérisé particulièrement grave, non ou difficilement traitable, et pour lequel on dispose d'un vaccin dont l'efficacité et l'innocuité sont reconnues. On se demande bien lequel !
Le devoir d'information
du médecin du travail.
En 1996, le Conseil
médical d'un groupe d'assurances médicales a rapporté dix déclarations de
plaintes concernant des médecins du travail. Deux d'entre elles étaient
imputables à un préjudice post-vaccinal. A titre d'exemple également, en 2001,
le GAMM (Groupe des Assurances Mutuelles Médicales) signalait deux plaintes
contre des médecins du travail pour complications après vaccin DTPolio (dont un
abcès).
Depuis l'arrêt Hédreul (Cour de cassation du 25 février 1997) plusieurs jurisprudences ont modifié le devoir d'information du médecin du travail déjà précisé dans l'article 35 du code de déontologie médicale. L'accident post-vaccinal représente le préjudice qui risque le plus d'engager la responsabilité du médecin du travail.
Celui-ci dans sa pratique devra apporter la preuve de l'information donnée au salarié sur les risques prévisibles ou exceptionnels, majeurs et mineurs des vaccinations [Les magistrats ont l'habitude de qualifier d'exceptionnels les risques que les experts estiment égaux ou inférieurs à 1 %]. Cela pré-suppose que la vaccination soit assimilée à un traitement préventif, que l'acte vaccinai soit considéré comme un acte invasif pouvant porter atteinte à l'intégrité du corps humain (puisqu'il peut exister un accident post-vaccinal), qu'un salarié soit assimilé à un patient du médecin du travail et que la vaccination soit reconnue comme un acte thérapeutique nécessaire et efficace.
Pour authentifier la réalité de l'information délivrée, le GAMM préconise une formule type à faire signer au salarié une fois informé "Je reconnais que la nature de l'acte vaccinai et du vaccin ainsi que ses risques et avantages m'ont été expliqués en termes que j'ai compris et qu'il a été répondu de façon satisfaisante à toutes les questions que j'ai posée".
Page n°
26
Des questions épineuses
à propos de "Hépatite B.
Pour l'Hépatite B les
rappels systématiques ont été supprimés. Mais pour les salariés vaccinés après
l'âge de 25 ans, le médecin du travail doit procéder à une évaluation de
l'opportunité de doses additionnelles si le seuil protecteur de 10mUI/ml n'est
pas atteint. Cette disposition met les médecins du travail dans l'embarras, car
ils ne disposent pas de moyens réglementaires ou scientifiques sur lesquels
s'appuyer pour prendre une telle décision. "On laisse au médecin du travaille
soin de prendre une décision importante malgré la persistance de zones
d'incertitudes scientifiques" se lamentent M. Benbrik et Domont [5]. Ce n'est là
qu'un aspect récurrent de l'absence totale de sérieux des politiques
vaccinales.
Une circulaire
inappliquée.
Une circulaire lettre
morte: Le 7 septembre 1978 le ministère de la santé a publié une circulaire
demandant aux médecins un rapport détaillé du suivi post-vaccinal avec
"indication de la procédure de vaccination, des dates des différentes
opérations, des antécédents médicaux de la victime, de la nature et de la date
d'apparition des troubles ainsi que leur durée, des constatations
ultérieures faites, de l'évolution de la maladie, de l'état de santé
actuel de la victime...". Oui aujourd'hui applique cette circulaire, tant dans
les cabinets médicaux qu'en médecine du travail ?
L'arrêté du 6 février 1991 précise que "les personnes assujetties aux vaccinations sont considérées comme valablement immunisées lorsque...". Commentaire de M. Benbrik et Domont qui précise que "Lorsque l'administration assimile l'obligation d'immunisation à une obligation vaccinale, elle confond un problème administratif avec un problème médical. Dans la pratique, comme l'employeur ne peut connaître l'état immunitaire des salariés pour raisons de secret médical, seule peut lui être accessible l'information administrative sur la couverture vaccinale. En ce qui concerne l'état immunitaire, seul le médecin du travail (et le médecin traitant) en aura éventuellement connaissance et c'est dans ce contexte qu'il émettra son avis médical d'aptitude au poste de travail. En cas de vaccination obligatoire, on notera au passage qu'une interrogation peut se poser en matière de sélection professionnelle fondée sur des arguments médicaux.
Est-ce que ceci est bien conforme à la loi sur la non discrimination à l'embauche et sur les attentes sociales actuelles ? Pour mémoire, le lecteur pourra consulter l'arrêt en Conseil d'Etat du 15 novembre 1996 : Association liberté Information Santé, par lequel il a été considéré que le ministre de l'agriculture et de la pêche avait méconnu sa compétence en prenant un arrêté soumettant des agents publics à des vaccinations autres que celles qui sont rendues obligatoires par le code de la santé publique."
Page n°
27 et 28
Le médecin du travail
face à sa responsabilité.
La responsabilité du
médecin du travail est-elle délictuelle ou contractuelle ? La question n'est pas
tranchée. Pourtant, comme le médecin du travail est embauché avec l'accord des
représentants des salariés, il y a bien un contrat entre les salariés et le
médecin du travail applicable en matière de
vaccination.
Les termes de ce contrat engagent le médecin du travail à délivrer des soins attentifs, consciencieux et conformes aux données acquises de la science.
Sur le plan du droit pénal, la responsabilité du médecin du travail pourrait être engagée pour violation du secret médical (art. 226-13 du code pénal), pour atteinte involontaire à la vie des salariés (art. 221- 5 du code pénal), pour atteinte à l'intégrité de la personne (art. 222-19 et 20 du code pénal).
Pratique vaccinale au
travail : les dernières dispositions.
Un médecin inspecteur
régional a fait passer une lettre à l'attention des médecins du travail de sa
région en leur donnant un certain nombre de recommandations intéressantes. En
voici des extraits.
" Chers confrères, Un nombre croissant d'entre vous me signale ici ou là des salariés refusant certains vaccins... Un doute sur l'innocuité des vaccins et notamment le vaccin anti HB semble germer dans les esprits. ..En conséquence, je vous invite à beaucoup de discernement et de rigueur quant à votre pratique de la vaccination en milieu de travail au bénéfice des salariés.
Je vous conseille notamment de renoncer à pratiquer un vaccin "pour rendre service", acte qui engage totalement votre seule responsabilité et ceci pour des années. ... J'attire votre attention sur l'avis du Conseil Supérieur d'hygiène Publique du 12 mai 2000 qui diffuse le calendrier des vaccinations et qui indique: "en milieu de travail, le risque d'exposition est évalué par le Médecin du travail". .. Cette assertion précise votre rôle et renforce votre responsabilité quant au choix des vaccins à pratiquer en milieu de travail. ..
Enfin, si vous estimez que les conditions requises pour pratiquer l'acte vaccinai ne sont pas réunies, rien ne vous oblige à exécuter l'acte, même réglementairement justifié. 'Loi du 4 mars 2002 relative au droit des malades et à la qualité du système de santé " (Loi n° 2002-303 JO du 5 mars 2002, p. 4118-4158).
Cette lettre était accompagnée d'un document élaboré par ce même médecin inspecteur précisant la démarche de prévention des risques professionnels. On y lit les informations suivantes: "Cas particulier de la vaccination contre l'hépatite B : à ce jour, des incertitudes semblent se faire jour sur ce vaccin.
Il est donc urgent de raisonner la vaccination en milieu de travail comme un Equipement de Protection Individuelle (EPI) et de réserver son utilisation dans les situations professionnelles où existe réellement des risques résiduels de INTERPRÉTATION DES TEXTES LÉGISLATIFS DIALOGUE ENTRE MÉDECINS.
L'entretien qui suit a été relevé dans le
Concours Médical du 7161975 vol. 119 na 21 p. 1505.
Question
:
" Médecin du travail,
j'ai à surveiller le personnel de plusieurs institutions pour handicapés. Ma
connaissance des postes de travail qui ne sont pas médicalisés mais qui imposent
un contact intime avec les enfants handicapés, en particulier avec la salive
(professeurs, instituteurs, éducateurs spécialisés...) et mon interprétation des
textes m'ont fait mettre en place (avec l'accord de la direction des
établissements) une vaccination de tout le personnel contre l'hépatite
B.
Plusieurs cas de sujets réfractaires à la vaccination se sont présentés, appuyés par des certificats médicaux d'homéopathes opposés au principe de la vaccination.
Le premier salarié a demandé en 1991 un avis au ministère de la santé, qui répond en limitant le risque infectieux au seul contact avec le sang ou ses dérivés. De ce fait il autorise les salariés à refuser cette vaccination.
Deux autres cas d'opposition sont en cours et concernent deux professeurs spécialisés dans l'enseignement des sourds.
J'ai rédigé leur fiche d'aptitude comme suit: "Aptitude non prononcée tant que la vaccination obligatoire contre l'hépatite B ne sera pas valablement exécutée".
Un des salariés a soumis la question au conseil départemental de l'Ordre des médecins, lequel a demandé un avis au médecin inspecteur départemental de la santé: dans sa réponse, ce dernier se réfère à l'arrêté du 23 août 1991 relatif à la liste des professions [soumises à la vaccination] et conclut que, si la vaccination contre l'hépatite B est à proposer, elle ne peut être considérée comme obligatoire. Il considère qu'un enseignant n'est pas sur cette liste.
Quelle doit être l'attitude du médecin du travail devant un tel problème ? Quelle est sa responsabilité ?
Qu'en sera-t-il si un salarié a une hépatite et la déclare en maladie professionnelle ? Comment le médecin du travail doit-il rédiger sa fiche d'aptitude ? Quelle est la responsabilité de l'employeur ? »
Réponse du médecin du
travail :
« Votre courrier
illustre bien les difficultés auxquelles peut être confronté le médecin du
travail en tant que conseiller de l'employeur et du
salarié.
[...] Il me semble que les salariés que vous surveillez relèvent de l'article L.10 (devenu 3111- 5) si leurs activités professionnelles les exposent à des risques de contamination. [...] Sa responsabilité et celle de l'employeur peuvent être engagées si un salarié non vacciné est contaminé à l'occasion de son activité professionnelle.
Dans le cas de refus de la vaccination, il convient de bien éclairer la personne réticente sur les risques de contamination et les avantages de la vaccination. Si une contre-indication est avancée, le médecin du travail peut prendre l'avis d'un confrère spécialiste.
Les termes de la fiche d'aptitude peuvent être : "Apte sous réserve de la réalisation de la vaccination contre l'hépatite B". Si, malgré les conseils, le salarié refuse toujours la vaccination, le litige peut être soumis au médecin inspecteur du travail.
L'interprétation des textes législatifs reste donc délicate ». Et l'on a envie d'ajouter : ... et lourde de conséquences pour les salariés !
Page n°
29, 30 et 31
"Contamination
après mise en oeuvre de toute mesure de prévention des risques professionnels".
Traitements de
prévention : une information rigoureuse des risques.
La nouvelle loi du 4
mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé,
introduit dans le code de la santé publique deux articles L.1111- 2 et L.1111-
4
s'appliquant à la pratique notamment à la vaccination par le médecin du travail
L'article L. 1111-2 stipule que: "Toute personne a le droit d'être informée sur
son état de santé. Cette information porte sur les différentes investigations,
traitements ou actions de prévention qui sont proposés, leur utilité, leur
urgence éventuelle, leurs conséquences, les risques fréquents ou graves
normalement prévisibles qu'ils comportent ainsi que sur les autres solutions
possibles et sur les conséquences prévisibles en cas de
refus.
Lorsque, postérieurement à l'exécution des investigations, traitements ou actions de prévention, des risques nouveaux sont identifiés, la personne concernée doit en être informée, sauf en cas d'impossibilité de la retrouver".
Cette information incombe à tout professionnel de santé dans le cadre de ses compétences et dans le respect des règles professionnelles qui lui sont applicables. Cette information est délivrée au cours d'un entretien individuel.
En cas de litige il appartient au professionnel ou à l'établissement de santé d'apporter la preuve que l'information a été délivrée à l'intéressé dans les conditions prévues au présent article. Cette preuve peut être apportée par tout moyen.
Le
médecin doit respecter la volonté de la personne.
L'article L. 1111- 4
stipule que toute personne prend, avec le professionnel de santé et compte tenu
des informations et des préconisations qu'il lui fournit, les décisions
concernant sa santé. Le médecin doit respecter la volonté de la personne après
l'avoir informée des conséquences de ses choix. Aucun acte médical ni aucun
traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la
personne.
Ce document, qui s'appuie sur la loi du 4 mars, est extrêmement important car que devient l'obligation vaccinale dans ce contexte ?
On est en face d'une contradiction fondamentale qui rend impossible l'exécution autoritaire d'une vaccination qu'elle soit obligatoire ou non.
Monsieur J. et
l'obstination vaccinaliste.
Je vous propose un
extrait d'un courrier de nos adhérents: " Victime de la vaccination tétracoq
(syndrome de West et séquelles variées), j'ai depuis lors une contre-indication
à toute vaccination. Je remplis actuellement un contrat à durée déterminée comme
charpentier de marine. La médecine
du travail me harcèle pour que je subisse les vaccins contre le tétanos et la
polio et me laisse craindre qu'elle veuille me déclarer
inapte."
A méditer vaccin
antitétanique pour les salariés du bâtiment.
Relevé dans le
Quotidien du Médecin no6333 10/9/98 p.11 "Le cercle de la vaccination" Pasteur
Mérieux MSD signé du Dr Poirier médecin du travail à Rouen: "ll paraît bien
naturel que tous les salariés du BTP soient protégés contre le tétanos tant le
risque d'effractions cutanées est présent dans ce secteur.... L'essentiel pour
le médecin du travail est moins d'assurer l'exécution du geste vaccinal que
d'évaluer, d'informer le salarié et de le motiver. En dernier lieu, le patient
lui-même est responsable et libre de l'organisation du geste
vaccinal".
Tétanos et folie
sécuritaire : le cas de madame F.
Le courrier suivant a
été reçu à notre association. Il s'agit de Madame F. Elle travaille en tant que
caissière dans le service administratif d'un grand hôpital
parisien.
Le médecin du travail exige qu'elle soit revaccinée contre le tétanos puisque sa dernière vaccination date de plus de 10 ans. Elle refuse. Le médecin la déclare inapte alors qu'elle travaille dans ce service depuis de nombreuses années!
Peu après, elle se voit mise à pied, son salaire bloqué, ses congés payés supprimés.
Après consultation de l'inspection du travail, des syndicats et de notre association, elle décide de faire, faire un dosage d'anticorps, lequel se révèle positif. Elle est donc considérée comme immunisée aux termes de la loi. Elle se présente devant le médecin du travail qui lève les bras au ciel en s'écriant "mais vous êtes folle, vous allez ruiner la sécu. Ces analyses sont très chères, je refuse de vous rembourser; rendez-vous compte, si tout le monde faisait comme vous !"
Qu'est-ce qui importe
le plus : vaccination ou immunité ?
Pourtant c'est bien
la démarche que chacun devrait faire, car pourquoi vacciner des personnes déjà
porteuses d'un taux d'anticorps suffisant, la sur-vaccination ne peut être que
source de complications. Finalement, le médecin du travailla déclare apte que
pour un an et exige un contrôle tous les cinq ans. De plus il lui annonce qu'il
va prévenir l'ordre des médecins. On croit rêver en voyant de telles scènes
d'hystérie, causée d'une part par la peur du tétanos, maladie diabolisée à
l'excès et d'autre part par la peur de ne pas être couvert au cas où les ayants
droits portent plainte, s'il y a tétanos, contre le médecin
qui n'aurait pas vacciné.
Dans un système aussi perverti, les médecins sont amenés à agir en absence de
tout bon sens.
Friction entre la
médecine du travail et le MEDEF.
Le journal Libération
du 25/9/2000 notait que Le Medef avait proposé une réforme qui remet en cause un
certain nombre de verrous auxquels tiennent les organisations de médecins du
travail. La visite annuelle des salariés ne serait plus obligatoire que pour
ceux d'entre eux dont l'activité présente des risques spécifiques identifiés par
les partenaires sociaux dans la branche.
Grogne du Conseil de l'Ordre des Médecins qui juge dangereux d'enlever aux médecins du travail l'initiative de la définition des populations à risque dans l'environnement du travail.
Tout bon sens n'est pas perdu ! A propos de l'Hépatite B pour les Agents Territoriaux Spécialisés des Ecoles Maternelles dans une lettre du service de médecine professionnelle de l'Eure du 18/2/1999) le Dr A. Lery s'exprime ainsi : "Après lecture multiple des textes, discussions et réflexion, nous avons clairement décidé que les textes ne nous obligeaient nullement à exiger la vaccination contre l'hépatite B chez les Agents Territoriaux Spécialisés des Ecoles Maternelles. En effet, non seulement elles ne sont pas exposées, mais si les établissements de garde d'enfants d'âge préscolaire (arrêté du 15 mars 1991) font partie de la liste des établissements visés à l'article L.10 (devenu L. 3111- 4), ceux-ci ne sont en aucun cas des établissements de prévention ou de soins"..
Suites
vaccinales en milieu de travail : Les angoisses du Dr
C.
Dr c. est médecin du
travail en milieu hospitalier (89). Il écrit "Le vaccin antidiphtérique étant
obligatoirement associé au vaccin antitétanique, nous sur-vaccinons une personne
déjà protégée [en pratiquant un rappel]... D'une manière générale, la
multiplication des différents vaccins nous conduit à nous interroger sur les
possibilités d'effets intervenant à moyen et à long
terme.
Concernant l'hépatite B... est-il logique de s'obstiner à pratiquer des injections régulièrement ? Y a-t-il des risques potentiels à court et à long terme et lesquels ?" Réponse d'un confrère: "Effectivement, il y aura "sur-vaccination" anti-tétanique, mais il n'y a pas d'autre choix pour protéger contre la diphtérie que de refaire un cycle complet de vaccin DT. La multiplication des différents vaccins que nécessitent les personnels hospitaliers est bien tolérée. Il n'y a pas de risque, à notre connaissance, à répéter les injections, il n'y a que des échecs".
Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, celui de l'ignorance !
Page n°
32
Le dispositif vaccinaI
a ses propres limites.
Pour conclure donnons
la parole à Alain Domont, médecin chef de la ville de Paris et Eric Benbrik qui
se demandent si visites médicales et vaccinations sont la seule solution: "C'est
un leurre de faire croire qu'une visite médicale va régler tous les problèmes ;.
Les pathologies du travail sont d'abord des pathologies environnementales et
c'est donc aussi sur l'environnement professionnel qu'il faut agir"... d'autant
que la pression de la productivité conduit à prendre des risques
aberrants.
D'autres médecins plaident pour la suppression de l'aptitude médicale : "Censé préserver la santé des salariés, le certificat d'aptitude médicale a démontré son inefficacité. Mais il est toujours susceptibles d'être détourné dans une optique de sélection. Sa suppression permettrait aux médecins du travail de recentrer leur action sur la prévention des atteintes à la santé dues au travail". L'activité primordiale du médecin du travail devrait porter sur la transformation des conditions de travail.
Une nécessité absolue
de réflexion et de dialogue.
Certains
syndicalistes souhaiteraient des réformes pour démocratiser la médecine du
travail. Un délégué CFDT fait remarquer : "Les médecins du travail, rémunérés
par l'entreprise, ne peuvent repousser la main qui les paie si bien, quitte à
oublier le secret professionnel, et le salarié, clientèle captive, n'est qu'un
pion entre leurs mains".
Pour lui, le droit d'accès (et de rectification) par le salarié à son dossier médical et le libre choix du médecin du travail par le salarié constitueraient des avancées qui permettraient d'améliorer le fonctionnement de la médecine du travail.
Dominique Huez affirme: "Le vaccin n'est pas la seule arme du médecin. Deux attitudes prédominent dans les entreprises vis-à-vis des risques infectieux : d'une part, une forte sous-estimation, d'autre part, la priorité à des campagnes massives de vaccination.
Ces deux orientations compromettent les chances d'une prévention mieux adaptée à la diversité des situations".
Ce médecin du travail parle de vaccinations intempestives notamment dans le cas de campagne de vaccinations non obligatoires pour des risques professionnels non démontrés. Et il donne l'exemple de la grippe: "Si l'on n'a pas affaire à une population potentiellement fragile, aucune recommandation en santé publique n'est établie dans ce domaine. S'agissant de travailleurs en bonne santé, des médecins défendent même la thèse selon laquelle la vaccination interdit l'acquisition des défenses immunitaires durables que déclenche la rencontre du virus. Dans ces conditions, les justifications du vaccin sont à rechercher dans la politique managériele , au nom principalement d'une stratégie de lutte contre l'absentéisme, stratégie dont l'efficacité n'a d'ailleurs jamais été prouvée.
Une conception "utilitaire" du rôle de la médecine du travail est alors clairement à I'oeuvre".
Page n°
33
Empruntons la
conclusion au Docteur Annie Leprince " Les salariés doivent s'approprier la
prévention... en ayant une réflexion commune... et en comprenant ce qu'ils
font".
Françoise
Joët :Présidente de l'Association Alis
POUR EN SA VOIR PLUS
:
Le Courrier
d'Alis
(Association liberté
information santé)
19 rue de
l'Argentière
63200
Riom
Tél. : 04 73 63 02
21
MEDECINES
NOUVELLES
B.P. N°
19
14360
Trouville-Sur-Mer
Tél : 02 31 87 58
22
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Les colonnes du journal le Monde avaient à l'époque estimé "grave de voir une justice devenir dogmatique, triomphante, suffisante, préférant ses convictions aux données scientifiques". La situation avait été jugée également assez préoccupante par Libération pour qu'un "médecin et psychanalyste" de l'hôpital Lariboisière se voit mandé aux fins d'analyser les juges qui se sont rendus responsables d'une telle aberration... Il est intéressant de remarquer qu’à notre connaissance, aucun des journaux qui se sont complus à amplifier le message rassurant des études sponsorisées par des fabricants de vaccins n'a cru bon d'informer ses lecteurs du débat qui a fait rage, ensuite, dans la rubrique Courrier du New England Journal of Medicine, quant aux failles et aux insuffisances Pourtant évidentes de ces investigations.
En fait, quelques semaines après, quelques-unes parmi les plus grandes des revues médicales -dont le New England- ont annoncé leur volonté de resserrer les procédures de contrôle sur l'indépendance des études qui leur sont soumises pour publication.
Avant d'entrer plus avant dans l'analyse méthodologique des deux études de février, quelques principes de base méritent aussi d'être rappelés: les études épidémiologiques publiées sur le vaccin contre l'hépatite B ont été, pour l'essentiel, effectuées à l'étranger, avec des spécialités qui ne sont pas nécessairement celles vendues en France et, plus encore, un schéma de appel qui peut être très différent de celui retenu dans notre pays détail dont l'importance ne peut échapper pour des complications soupçonnées d'être en rapport avec un trouble de l'immunité. Il n'existe donc aucun motif de considérer que les données étrangères soient facilement extrapolables à notre situation sanitaire compte tenu, de plus, que la fréquence sclérose en plaques (SEP) varie largement en fonction de la géographie.
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Du fait du très grand nombre de sujets vaccinés en France (plus de 30 millions). La constatation d'une MFM laisse supposer un terrain prédisposant, le groupe HLA-DRB 1*01 peut représenter cette susceptibilité génétique dans notre région. Dans les 86 cas observés, 56 % des patients ont été diagnostiqués entre 30 et 60 ans. Le délai d'apparition des symptômes se situe en moyenne 50 mois après la 1 ère injection vaccinale aluminique.
La MFM est observée chez un adulte qui rapporte des fibromyalgies et une fatigue chronique dans plus de 90 % des cas. Par ailleurs, elle s'associe à une myopathie inflammatoire idiopathique (dermatomyosite 7 %), à un syndrome inflammatoire et une autre maladie auto-immune (13 %), à des lésions démyélinisantes du SNC (7 %) ou à d'autres pathologies. Les cas de l'enfant sont plus rares (4 /86). La biopsie du deltoïde n'a pas montré de lésions chez 220 patients souffrant de fibromyalgies et fatigue chronique.
Les présentations histopathologiques de la MFM sont variables dans la topographie (muscle, fascia ou les deux), l'intensité (petits nodules ou larges infiltrats), le phénotype cellulaire présent (macrophages purs ou associés à une composante lymphocytaire variable T ou B); des microvasculites et des formations kystiques ont été observées dans 10 % des cas. Enfin, ces lésions sont persistantes. Il n'y a pas de lien entre l'expression lésionnelle et le contexte clinique du patient. L'émergence de la MFM résulte d'une coïncidence entre la généralisation de la vaccination anti-HB et la pratique française de la biopsie musculaire. La MFM diffère d'une forme persistante, d'un granulome post-vaccinaI et ne paraît pas se situer dans une queue de distribution statistique normale.
C'est une lésion révélatrice d'un état dysimmunitaire sous jacent s'exprimant par de simples myalgies jusqu'à des maladies auto-immunes sévères évoluant dans le contexte douloureux. Son association fortuite à d'autres pathologies témoigne de son caractère lésionnel. Les mécanismes de la douleur reliant MFM et myalgies doivent être précisés.
Il n 'y a aucune certitude de diagnostic lésionnel, ce qui rend difficile la constitution de groupes témoins et ne permet pas d'éliminer cette lésion focale chez tous les patients myalgiques et vaccinés par un vaccin aluminique. Le terrain de susceptibilité doit être confirmé et le développement d'une maladie auto-immune surveillé par le suivi des patients. La situation respective des macrophages et des lymphocytes et la présence de microvasculites peuvent représenter diverses chronologies et évolutivités de la dysimmunité. La question d'un traitement reste posée.
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Objectifs : (1) identifier la nature des affections associées à la MFM; (2) dénombrer les cas de MFM supposés symptomatiques et déterminer le délai d'apparition des symptômes après la vaccination aluminique ; (3) dénombrer les cas où le diagnostic de MFM a été prédit avant la biopsie. Résultats : 16 dossiers émanant de 5 centres français de pathologie musculaire ont été revus. Age moyen au diagnostic de MFM : 41.4 ans. Sex ratio : 12 hommes/4 femmes. Les lésions de MFM ont été identifiées sur des biopsies (deltoïde 15 cas, biceps brachial 1 cas) réalisées entre 1995 et 2003. La répartition des affections coexistant avec la MFM était la suivante : myopathie dans 9 cas ( 4 glycogénoses, 2 myopathies congénitales, 1 myosite à inclusions, 1 dystrophie oculo-pharyngée, 1 myopathie myofibrillaire), encéphalopathie dans 2 cas (Crutzfeldt-Jakob, aminoacidopathie), 1 affection neurogène et 3 diagnostics imprécis.
Des douleurs étaient mentionnées dans 8 cas dont 5 avec fatigue. Le délai d'apparition des douleurs après la vaccination aluminique était précisé dans 3 dossiers : 2,7 et 10 ans. Dans aucun cas, le diagnostic de MFM n'a été prédit avant la biopsie. Conclusion : La MFM est de découverte fortuite chez tous les patients de cette série et 50% d'entre eux ne se plaignent d'aucune douleur. Les affections associées sont extrêmement diverses et sans lien dysimmunitaire avec la MFM, plaidant en faveur d'associations fortuites. Seule une étude épidémiologique cas-témoins ou une étude prospective sur volontaires sains vaccinés pourront répondre à cette question centrale du lien de causalité entre les lésions et les symptômes.
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Les macrophages ont été obtenus par différenciation in vitro en présence de M-CSF et de GM-CSF, de monocytes humains isolées des cellules mononucléées du sang périphérique par adhérence. Les macrophages ont été stimulés in vitro avec des doses comprises entre 0,1 et 5mg/ml de gel d'hydroxyde d'aluminium (Reheis).
Les analyses phénotypiques ont été effectuées par marquages avec des anticorps fluorescents et analyse par cytométrie en flux. Les fonctions d'endocytose ont été mesurées en utilisant des particules de dextran fluorescentes. Les fonctions de présentation antigéniques ont été estimés en co-cultivant des macrophages avec des lymphocytes purifiés autologues et en mesurant la prolifération lymphocytaire après stimulation in vitro avec des antigènes de rappel (anatoxine tétanique et anatoxine diphtérique).
Nous avons mesuré une augmentation de l'expression de marqueurs d'activation et de molécules impliquées dans la costimulation des lymphocytes T (HLA-DR, CD86). Nous avons également observé que l'hydroxyde d'aluminium induisait l'expression d'une molécule (CD83) habituellement non exprimée par les macrophages, mais caractérisant les cellules dendritiques matures. Sur le plan fonctionnel, les macrophages stimulés avec de l'hydroxyde d'aluminium perdent leur capacité à endocyter un antigène, et ont une capacité accrue à induire une réponse immune spécifique (présentation antigénique) en réponse à des antigènes de rappel.
Ces modifications fonctionnelles sont tout à fait comparables au processus observé lors de la maturation des cellules dendritiques. Les modifications phénotypiques sont persistantes et non-réversibles sur la période étudiée après retrait de l'adjuvant, ce qui suggère que l'hydroxyde d'aluminium induit un réel processus de différenciation cellulaire.
L'hydroxyde d'aluminium induit par ailleurs une disparition de l'expression de récepteurs impliqués dans la phagocytose (CD16, CD32) et dans la réponse antibactérienne (CD14), associée à une incapacité de ces cellules à répondre à un stimulus bactérien. L'hydroxyde d'aluminium n'induit pas de production particulière de cytokines (TNF, IL-I0, GM-CSF), ni de chimiokines (RANTES, MCP-1) par les macrophages.
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L'air, la nourriture, l'eau et certains médicaments ou produits cosmétiques sont aussi d'autres sources importantes d'aluminium.
La description par le GERMMAD de l'image histologique « myofasciite à macrophages » et l'observation des spicules d'hydroxyde d'aluminium à l'intérieur des macrophages des personnes biopsiées plusieurs mois après la vaccination indiquent que des quantités d'hydroxyde d'aluminium peuvent persister au site d'injection des vaccins. L'impossibilité d'initier une étude avec biopsie musculaire sur des personnes en bonne santé limite la possibilité d'étudier la clairance de l'aluminium chez l'homme suite à une vaccination et de rechercher des réactions de myofasciite à macrophages en l'absence de tout signe clinique.
Pour faire suite à ce constat, nous avons donc initié des études chez l'animal destinées à préciser la nature des réactions histologiques observées et à doser l'aluminium dans les tissus musculaires injectés. Pour suivre le devenir de l'aluminium au site d'injection, une étude chez le singe a été sélectionnée comme étant le modèle le plus pertinent du fait de la taille des muscles des primates par rapport à celle d ' autres espèces animales de laboratoire et de la proximité de leur système immunitaire avec celui de l'homme. Les singes ont été immunisés par injection intramusculaire dans le quadriceps avec un vaccin Diphtérie Tétanos contenant 0,3 mg d"hydroxyde d'aluminium en prenant bien soin d'identifier le site d'administration. Des animaux ont été sacrifiés 3, 6 mois et 1 an après l'injection.
Plusieurs sections du muscle injecté ont été prélevées et les coupes correspondantes ont été analysées d'une part en microscopie optique après coloration et d'autre part par fluorescence X (méthodes PIXE) et RBS (Rutherford Backscattering Spectrometry) pour déterminer leur contenu en aluminium (Dr Moretto, Centre d'études nucléaires de Bordeaux-Gradignan). Trois mois après l'injection, la réaction au site d'administration se caractérise principalement par des agrégats de macrophages avec également des lymphocytes. Aux temps 6 mois et 1 an, des agrégats de macrophages sont toujours présents et des travées de macrophages le long des fascias sont observées.
Aucune infiltration de macrophages ou de lymphocytes n'a été observée sur les coupes faites sur le muscle injecté mais à distance du site d'administration. Aucun signe clinique anormal n'a été constaté pour ces singes pendant toute la durée de l'étude. L'analyse de la concentration en aluminium dans les fragments de muscle a montré une augmentation au temps 3 et 6 mois.
Les résultats de cette étude primate montrent suite à l'injection d'un vaccin adjuvé avec de l'hydroxyde d'aluminium une réaction locale au site d'administration assimilable à une myofasciite à macrophages qui peut être observée jusqu'à un an après la vaccination sans être associée à des troubles cliniques observables. Cette réaction est limitée au site d'administration et ne diffuse pas dans l'ensemble du muscle injecté.
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Les données de surveillance et les séries de cas publiées ne représentent qu'une vision très incomplète puisqu'elles portent exclusivement sur les individus vaccinés qui expriment une pathologie particulière sans prendre en compte la survenue de la pathologie similaire chez les individus non vaccinés ni les individus , vaccinés qui ne développent pas la maladie. Globalement, les capacités de pharmacovigilance s'améliorent fortement.
Une importance croissante est donnée à la déclaration de liens soupçonnés entre la vaccination et des effets indésirables. Cependant, la surveillance et les rapports de série de cas peuvent aussi donner naissance à des hypothèses erronées. Comme les vaccins sont utilisés sur une très large échelle, on doit s'attendre à la déclaration de conditions survenues après la vaccination par pure coïncidence temporelle. De plus, les données de surveillance sont sujettes à des problèmes de validation et de biais de notification surtout après publicisation d'évènements.
L'analyse des données requiert une attention particulière aux variations du nombre de doses de vaccins utilisées dans les pays ainsi qu'aux groupes d'âges vaccinés et à la pathologie spécifique de ces groupes d'âge. Il est par conséquent très important de distinguer clairement le processus qui consiste à soulever des hypothèses du processus qui consiste à les tester. Ce dernier doit être mis en place rapidement et avec des standards scientifiques de haut niveau. En 1999, pour répondre rapidement, efficacement et avec une rigueur scientifique aux problèmes de sécurité vaccinale, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a établi un comité consultatif mondial sur la sécurité des vaccins -Global Advisory Committee on Vaccine Safety (GACVS).
Le GACVS est un comité pluridisciplinaire indépendant formé d'experts dans les domaines de l'épidémiologie, de l'immunologie, de la pédiatrie, des maladies infectieuses, des statistiques, de la santé publique, de la pharmacovigilance, de la réglementation et des programmes de vaccination. Le comité est astreint à des règles très strictes de confidentialité et visant à éviter les conflits d'intérêt. Le rôle du GACVS est d'assurer une évaluation scientifique des problèmes de sécurité vaccinale et d'émettre des recommandations pour aider l'OMS, les gouvernements et les organisations internationales à formuler des politiques en ce qui concerne les problèmes de sécurité vaccinale.
Au besoin, le comité a le mandat de mettre en place des groupes de travail et de commissionner, suivre et évaluer des études en vue d'élucider les associations éventuelles. Le comité a publié les principes qu'il utilise pour l'imputation de causalité entre les effets indésirables et les vaccinations. Suite à l'hypothèse émise par le Groupe d'études et de recherche sur les maladies musculaires acquises et dysimmunitaires (GERMAAD) que la myofasciite à macrophages puisse être responsable d'un syndrome généralisé, le GACVS a depuis 1999 initié une consultation élargie sur le sujet.
Si dès le début de la consultation, le comité a conclu que la lésion locale de myofasciite à macrophage qui contient des sels d'aluminium était bien liée à la vaccination avec des vaccins adsorbés, le comité a aussi identifié le besoin de déterminer les raisons de la persistance de l'inflammation macrophagique et si la lésion histologique pouvait ou non être responsable de symptômes généralisés chez certains patients. En 1999, l'OMS a recommandé la mise en place d'une étude épidémiologique pour essayer de déterminer s'il y avait une association entre la lésion, locale et des symptômes généraux. Une étude préliminaire a finalement été mise en place en France mais les résultats n'étaient pas disponibles pour la dernière réunion du GACVS qui s'est tenue en juin 2003.
Les résultats préliminaires d'études chez l'animal et les études de la fonction macrophagique semblent donner du poids à la possibilité que la myofasciite à macrophage ne représente qu'un simple tatouage vaccinal. Lors de ses dernières réunions et à la lumière des données disponibles, le GACVS a conclu qu'il n'y avait toujours aucune évidence que l'aluminium contenu dans les vaccins représente un risque pour la santé, et par conséquent qu'il n'y avait aucune justification pour un changement des pratiques vaccinales. L'OMS et le GACVS continueront de suivre attentivement cette problématique.
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Mai 1993, le D' Michelle Coquet, neuropathologiste (1) à Bordeaux (33), effectue une biopsie musculaire sur une femme souffrant de douleurs rebelles inexpliquées. « En vingt ans, se souvient-elle, je n'avais jamais vu une telle lésion musculaire. Elle était constituée par des amas de macrophages. Ces derniers sont, en quelque sorte, les éboueurs chargés de faire disparaître les intrus (microbes, virus) au sein des cellules. Les macrophages renfermaient une substance inconnue, bien visible au microscope électronique sous forme de cristaux très noirs. »À la fin de l'année, Michelle Coquet présente le cas à ses confrères qui, comme elle, ignorent la nature de ces lésions. C'est ainsi que commence un véritable polar scientifique avec son lot de découvertes et d'énigmes non résolues.
L’initiative révèle qu'il y a de plus en plus de cas et que toutes les lésions sont bien postérieures à 1993. « Parallèlement à une histologie très particulière, poursuit le Pr Chérin, tous ces patients avaient des douleurs musculaires et articulaires diffuses, une fatigue très intense ainsi que des troubles de mémoire, de concentration et du sommeil. » Malgré l'existence bien réelle de cette lésion musculaire, le mystère reste entier: D'où provient-elle ? Quelle est la substance découverte dans les muscles ? Et cette lésion est-elle responsable des troubles dont se plaignent les patients atteints de cette nouvelle myopathie ? Origine virale, toxique, infectieuse, toutes les hypothèses sont envisagées, mais aucune n'est validée.
En 1999, une découverte cruciale est faite par Philippe Moretto, chercheur au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), à Bordeaux: les inclusions se révèlent être de l'aluminium. Du jamais vu pour tous les spécialistes de la pathologie musculaire. Le Pr Romain Gherardi, chef du département de pathologie de l'hôpital Henri - Mondor de Créteil (94), passe alors en revue tous les médicaments qui en contiennent.
Pour en avoir le coeur net, le D' Jérôme Authier, qui travaille dans le service du Pr Gherardi, injecte un vaccin contenant de l'hydroxyde d'aluminium à des rats.
Mais, avant même les résultats de cette expérience, les échos de l'affaire étaient parvenus jusqu'à l'Organisation mondiale de la santé (OMS). A deux reprises, en 1999 en 2000, elle convoque les protagonistes des études effectuées sur le sujet. « Nous sommes passés devant un véritable jury, raconte le D' Coquet. Il était composé de spécialistes de la vaccination et des plus grands pathologues américains. La discussion fut assez dure et ils nous ont demandé de ne pas en divulguer la teneur. » L’origine française quasi-exclusive des cas de myofasciite à macrophages faisait douter les experts de l’OMS. Mais un spécialiste américain permit de dissiper le trouble. Les Anglo-Saxons effectuent leur biopsie dans la jambe et non pas dans le deltoïde, comme les Français.
C'est donc parce que, dans l'Hexagone, on effectue les prélèvements près du point d'injection des vaccins que la myofasciite a pu être découverte. Autre explication, les formidables campagnes des années 1994-1995 qui se sont soldées par des millions de vaccinations contre l'hépatite B. Ce qui a augmenté mathématiquement les probabilités d'apparition de séquelles rares.
Au terme des deux réunions, les experts de l'OMS reconnaissent officiellement que les lésions sont probablement dues aux vaccins. Mais, pour prouver le lien entre la myofasciite et les symptômes, il fallait effectuer une étude épidémiologique, comparant des personnes biopsées présentant ou non une myofasciite. C'est exactement ce qu'a recommandé, en France, l’institut de veille sanitaire (lVS) en conclusion d'un rapport publié en octobre 2001. Cinquante trois patients présentant une myofasciite à macrophages avaient été soigneusement interrogés.
Sur ce total, 70% d'entre eux étaient âgés d'au moins quarante ans et tous disaient souffrir de douleurs musculaires et de fatigue. Au terme d'une enquête minutieuse, la seule particularité trouvée fut le taux de vaccination contre l'hépatite B. 68 % des patients atteints de myofasciite étaient vaccinés, alors que, dans cette tranche d'âge, seuls 30% le sont dans la population générale.
L'affaire était entendue: il y avait bien une association entre cette vaccination et les lésions de myofasciite à macrophages. L' lVS a passé le dossier à l'Agence de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) qui a mis en place une étude épidémiologique au début de l'année dernière.
Le puzzle était reconstitué: les vaccins contenant de l'aluminium sont bien capables de créer des lésions d'un type particulier. Une autre étude, publiée fin 2001, montrait en outre que les patients de myofasciite appartenaient le plus souvent à un certain type génétique. « La solution est venue de deux soeurs jumelles âgées d'environ cinquante ans, dont on pensait qu'elles souffraient de polyarthrite, explique le Pr Jean-François Pellissier, chef du service de biopathologie nerveuse et musculaire à la faculté de médecine de Marseille (13).
En recherchant leur système HLA, qui est la combinaison des gènes propres à chacun, on a trouvé le gène correspondant à cette maladie. La biopsie ayant révélé qu'elles avaient des lésions de myofasciite, j'ai fait rechercher l'anomalie propre à la po[yarthrite chez un petit nombre de patients à myofasciite. Je l'ai trouvée chez les deux tiers d'entre eux alors qu'elle est présente chez environ 17 % des personnes en bonne santé dans la région. »
On nous les annonce maintenant pour fin 2003… mais, avant même d'en connaître les conclusions, des spécialistes émettent des doutes sur la possibilité d'arriver à des conclusions solides en raison du nombre très faible de patients retenus par l'étude. Si on arrive à apporter la preuve que les lésions de myofasciite sont la cause des troubles dont se plaignent les patients, il faudrait logiquement remplacer l’aluminium par un autre adjuvant. Un coup considérable pour les fabricants de vaccins. Qui considèrent que l'aluminium est un très bon stimulateur de l'immunité. Et quand on se souvient que la campagne de vaccination du milieu des années quatre-vingt-dix a été entièrement déléguée aux laboratoires par les autorités sanitaires, on peut légitimement mettre en doute la réelle volonté du gouvernement d'avancer sur ce point épineux.
Cet état de fait est d'autant plus regrettable qu'évacuer le problème, c'est se priver de voies de recherche dans le domaine de l'immunologie. Ainsi, le Pr Gherardi a trouvé chez les patients atteints de myofasciite une augmentation des cytokines, signe d'une activation chronique du système immunitaire. On retrouve cette élévation dans différentes maladies caractérisées par un déficit immunitaire: sida, cancers, hépatite C… « Les cytokines sont impliquées dans tous les systèmes de connexion entre les systèmes immunitaire, endocrinien et nerveux.
Ces phénomènes mériteraient des recherches sur les lésions dues à l'aluminium mais tous les projets dans ce domaine se voient refusés », s'insurge le Pr Gherardi. « Pourtant, indique Pascale Giraudon, spécialiste en neuroinflammation et en neurovirologie à l’institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) à Lyon (69), les cytokines communes au système immunologique et au système nerveux sont actuellement un sujet de recherche brûlant.
On peut imaginer que, chez certaines personnes qui ont un système de régulation déficient, une stimulation externe puisse entraîner le passage des cytokines dans le système nerveux, qui normalement les détruit. C'est ce qui se passe dans de nombreuses infections virales : les cellules participant à l'immunité et qui sont infectées par un virus entrent dans le cerveau. Le virus s y multiplie et entraîne des troubles cognitifs (mémoire, concentration...)
Mais, chez certaines personnes prédisposées, un agent extérieur qui peut être l'aluminium, est susceptible d'entraîner un dysfonctionnement de ce processus. Peu importe, si, comme le suggère François Verdier, responsable de l'évaluation pré - clinique des vaccins chez Aventis – Pasteur, l'aluminium est le témoin de ce dysfonctionnement et non pas la cause: il est bien sur la sellette.
En résumé, dit Pascale Giraudon, « l'aluminium appuie trop fort sur le premier bouton qui stimule la réaction immunitaire et comme le deuxième, censé l'arrête et fonctionne mal, on a beau appuyer dessus, la réaction continue... Ce qu'il faut remettre en cause, c'est l'adjuvant aluminique.
A-ton vraiment besoin de pousser à bout la réponse immunitaire ? » Bonne question, en effet. Mais, en attendant cette mise en cause salutaire, au demeurant peu probable, il est impératif d'être circonspect vis-à-vis des vaccinations contenant de l'aluminium, en particulier la vaccination contre l'hépatite B. De fait, les personnes ayant des antécédents de maladie auto-immune ou des parents souffrant d'une telle affection devraient s'abstenir d'y recourir. Catherine Sokolsky
« Mon métier me plaisait, je travaillais beaucoup à l'époque, je n'étais jamais malade», se souvient-il. Il est contraint de se faire vacciner contre l'hépatite B, sa femme étant assistante maternelle.
Quelques mois plus tard, Alain se sent très fatigué, puis souffre de douleurs musculaires. D'examens en examens, tous négatifs, il se voit coller l'étiquette de fibromyalgique. Il raconte: « Le médecin qui me suivait pensait que je ne voulais plus travailler. Pour beaucoup de médecins, c'était « dans la tête ». Supportant très mal l'absence de diagnostic malgré des troubles de plus en plus importants, Alain accueille très bien l'annonce en juin 2002 de sa myofasciite à macrophages.
Contraint de cesser son travail, il est actuellement considéré comme invalide à 66 %. Depuis un an, son état a empiré, il souffre de gros troubles de sommeil. Ayant rejoint l'association Entraide aux malades de myofasciite à macrophages (voir encadré, p. 43),il milite pour attirer l'attention des médecins sur cette affection. « Dans la région, regrette-t-il les malades n'arrivent pas à être reconnus comme invalides. Certains médecins auxquels j'ai donné de la documentation m'ont dit: « Je ne veux pas la lire. » Alain Faudier, la Ciotat (13).
On aurait dit une petite grand-mère, son teint était cadavérique, je pensais qu'elle allait mourir. » Malgré les apparences, tous les examens étaient normaux. Le médecin de Rébecca reste néanmoins convaincu que son problème n'est pas psychologique.
En juillet 2000, la jeune fille subit une biopsie qui donne le diagnostic de myofasciite. Sa mère rentre alors en contact avec les spécialistes de cette lésion et fonde sa propre association. Aujourd'hui, Rébecca vit au ralenti. Elle poursuit ses études grâce au Centre national d'enseignement à distance mais ne reçoit aucune aide. Rébécca a une demi-soeur, également vaccinée contre l'hépatite B : elle a développé une sclérose en plaques. Michèle Madonna - Villenave-d'Ornon ( 33 )
Très rapidement, j'ai ressenti une fatigue qui s'est peu à peu intensifiée. Moi qui allais aux champignons dix-huit heures par semaine, qui faisais de l'artisanat, de la peinture, je ne pouvais plus rien faire. Je devais dormir plusieurs heures en rentrant du travail.
Puis sont arrivées les douleurs musculaires et articulaires ainsi que les problèmes de mémoire et de concentration. Je n'arrivais plus à conduire, j'étais de moins en moins fiable dans mon travail de comptable. » Commence alors la série des examens, tous négatifs. À la suite d'une petite opération, Patricia se sent épuisée.
Hospitalisée au CHU de Dijon pour une suspicion de myasthénie, elle subit une biopsie musculaire qui révèle une myofasciite à macrophages. Comme on ne lui propose aucune solution, elle rentre en contact avec un autre malade sur Internet et consulte le Pr, Patrick Chérin à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris. Elle y subit régulièrement de nombreux examens. Le traitement? « Le repos, l'évitement de tout souci sont les seuls remèdes car le stress, l'angoisse sont des mangeurs fabuleux d'énergie. Il faut arriver à accepter la maladie, du moins en partie.»
En arrêt longue maladie depuis juin 2001, Patricia est reconnue invalide à 80% par la Cotorep. En 2002, Patricia a repris la présidence de l'association Entraide aux malades de myofasciite à macrophages, malgré cette vie au ralenti forcée. Patricia Baslé - Vitteaux (21)
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Au même moment, la Cour d'appel de Versailles reconnaissait le lien de causalité entre cette vaccination et la maladie neurologique grave dont souffre Madame Laignier-Colonna.
La reprise des vaccinations décidée alors n'ayant sans doute pas été assez rapide à ses yeux, le lobby favorable à cette vaccination a décidé de frapper un grand coup en organisant ce qu'on appelle une Conférence de consensus. Après deux jours d'un simulacre de débat public, où tout semblait joué d'avance, un jury bien manipulé par un groupe d'experts de plusieurs pays a adressé au ministre de la Santé des recommandations pour une reprise massive des vaccinations. Avec une priorité : la vaccination de tous les nourrissons.
Une recommandation qui tombe bien au moment où l' on va lancer sur le marché français les vaccins hexavalents : Infanrix - Hexa et Hexavac (6 vaccins - dont celui contre l'hépatite B en une injection). Le jury recommande par ailleurs la vaccination de tous les enfants et adolescents non vaccinés à la naissance. Reprenant le double langage officiel, il admet que les « études épidémiologiques ne permettent pas d'exclure un (risque) de faible ampleur» de maladies démyélinisantes (comme la sclérose en plaques), chez les adultes, mais précise que les études publiées ne sont pas convaincantes.
Il insiste sur la reprise de la vaccination des adultes à risque et sur l'obligation qui s'impose aux personnels de santé. La préparation de ces deux journées de débats avait été confiée à l'Inserm (1) et à l'Anaes (2). Cette dernière est une agence qui a notamment pour but d'évaluer les pratiques de prévention ou de soins controversées, en organisant des conférences de consensus. Dans ces conférences, un panel d'experts présente les différents points de vue et un jury est chargé de faire des recommandations à l' organisme demandeur, le ministère dans le cas présent.
[...1. Nous sommes stupéfaits de voir qu'aucun représentant de notre association, qui représente près de 2500 victimes des effets indésirables de ce vaccin, n'aura l'opportunité de s'exprimer publiquement [...1. La lecture du programme laisse préjuger du résultat d'un consensus qui ne sera décidé qu'entre les défenseurs passionnés de la vaccination universelle, des médecins acharnés, liés à l'industrie pharmaceutique et des pharmacologistes frileux. [...]. Cette conférence ne servira qu'à renforcer et cautionner les décisions déjà prises depuis une dizaine d'années par le ministère de la Santé.[...1 Elle permettra de faire croire à l'innocuité totale de cette vaccination. »
Celles-ci semblent nombreuses, si l' on se réfère aux règles des conférences de consensus telles qu'elles sont définies dans un document de l'Anaes (5). On peut relever le délai d'organisation : six mois au lieu des douze prévus. Le choix des experts ne répond pas à « la diversité des opinions concernant le thème de la conférence », prévue par les règles de l' Anaes.
La plupart sont connus pour leur activisme en faveur de cette vaccination et sept d'entre eux sur quinze ont des liens avec les fabricants de vaccins! On pouvait noter parmi les experts français, la présence du Pr Bégué, ancien président du Comité technique des vaccinations, qui a écrit des articles pour des plaquettes financées par les laboratoires. Et parmi les experts étrangers, le Pr Van Damme, qui organisait en novembre 1993 un congrès international à Cannes sur le contrôle du risque de contamination par l'hépatite B.
Ce congrès, financé par les laboratoires SmithKline Beecham, est à l'origine de la campagne de vaccination massive en France en 1994/1995. En revanche aucun des experts français, comme le Dr Marc Girard, le Dr Gherardi ou étrangers comme les Drs Bonnie Dunbar, Mark Geier, Monica Fisher qui ont publié des analyses concluantes sur les effets indésirables de cette vaccination n'avaient été invités.
Le jury, chargé de tirer les conclusions de la conférence, devait être choisi parmi des personnes n'ayant pas pris de position publique sur le sujet. Or, trois de ses membres sur 15, dont le président, ont des liens avec les fabricants de vaccins ! «Les représentants du grand public (association de malades ou de consommateurs) ou des médias » prévus par le texte de l'Anaes, avaient été réduits à la portion congrue, avec la seule présence de Marcel Royez, président de la Fnath (6), aux côtés des douze autres membres tous professionnels. Enfin, il n’y a pas eu de débat avec le public lors des exposés des experts, mais uniquement lors de la réunion de synthèse le deuxième jour.
Deux personnes pour chacune des deux associations de victimes: Revahb et E3M (7) avaient été invitées, ce qui ne leur laissait guère de place pour s'exprimer face aux nombreux professionnels, même si au dernier moment quelques autres victimes ont pu être admises.
Un aveu qui donne raison aux accusations du Revahb. Si la quasi-totalité des exposés réfutaient l'existence des effets indésirables du vaccin contre l'hépatite B et plaidaient pour une reprise des campagnes de vaccinations, quelques éléments sont toutefois venus semer le doute. On a pu constater la faiblesse des données disponibles concernant l'épidémiologie de l'hépatite B et celle de la sclérose en plaques (SEP), ce qui ne permet pas de faire des études sérieuses sur le rapport bénéfices-risques du vaccin.
Une étude est parue au mois d'août 2003 mettant en évidence un lien significatif entre la vaccination et la SEP. Cette étude a été présentée en direct des États-Unis par son auteur (au téléphone) pendant la conférence. Mais elle a ensuite été réfutée par les experts, qui une fois de plus, s'en tiennent à la thèse de l' Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) : on ne peut ni conclure, ni exclure l'existence d'un risque de SEP post - vaccinaI chez les adultes. C'est le seul doute qui existe à leurs yeux, mais ils nient tout lien avec des maladies auto-immunes chez les adultes et avec une quelconque maladie chez les enfants.
Annie Fourrier, co-auteur d'une longue communication rédigée avec le Pr Bernard Bégaud, a donné un résumé des résultats de l'étude épidémiologique que l'Afssaps doit publier depuis un an sur la responsabilité de la vaccination dans la myofasciite à macrophages. Mais chef d 'œuvre du double langage, elle a su reconnaître à la fois ce lien et le nier avec des phrases contradictoires.
Pour les victimes, il n 'y a pas de doute: (Cinq à six cas de myofasciites à macrophages sont diagnostiqués chaque semaine en France et il y a des cas dans plusieurs pays) a souligné Patricia Baslé présidente de l'association E3M, déplorant l'aveuglement des experts. Pour la justice aussi, la cause est entendue. Le 12 septembre 2003, la Cour d'appel de Versailles reconnaissait, pour la troisième fois, (un lien de causalité certain et direct) entre la vaccination contre l'hépatite B et le syndrome de Guillain-Barré, une maladie neurologique grave dont est victime Mme Laignier - Colonna. Le laboratoire Aventis - Pasteur a été condamné à l'indemniser (lire encadre).
Atteinte de tétraplégie quelques jours après la vaccination, elle a été hospitalisée à plusieurs reprises pour un syndrome de Guillain-Barré, une maladie démyélinisante plus grave que la sclérose en plaques (SPE) et qui se traduit par une paralysie des membres avec des troubles respiratoires graves. Il lui faudra neuf mois de rééducation pour récupérer en partie l'usage de ses bras et de ses jambes. Avec des séquelles graves et sans doute définitives qui l'handicapent aussi bien dans sa vie professionnelle que dans sa vie personnelle.
« Je n'ai plus de force dans les doigts. J'écris très difficilement. Mais je ne peux pas faire le ménage, ni porter de la vaisselle. Je tiens un commerce de vêtements et je ne peux pas pincer des cintres, ni ouvrir une pince à linge. Je n'ai que 42 ans. Je ne peux plus danser, ni faire du sport. Je porte des attelles pour marcher et j'en porterais toute ma vie, car je n'ai pas d'équilibre. Je ne peux pas mettre de bermuda ou de pantalon court, je suis obligée de porter des pantalons longs pour cacher les attelles. Je marche comme un pachyderme », explique-t-elle faisant courageusement face à son handicape.
Le 4 avril 1997, elle était la première victime du vaccin à avoir gagné en première instance, au tribunal de Nanterre (1). Dans ces attendus, le tribunal citait l'enquête publiée deux ans plus tôt par notre journal (2). Il lui aurait donc fallu plus de six années supplémentaires pour obtenir gain de cause en appel, rejoignant Mmes Jeanpert et Leroy, toutes deux attentes de S E P post-vaccinale et qui avaient gagné en appel contre le laboratoire SmithKline Beecham, le 2 mai 2001 (3). S K B a porté l'affaire en cassation – le jugement de la Cour de Cassation devrait être connue au mont où ce numéro sortira en kiosque. Il est fort probable que le laboratoire Aventis-Pasteur portera aussi ce nouveau jugement en cassation.
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(… novembre 2003) consacrée au Vaccin Hépatite B. |
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Cette maladie contagieuse est transmissible par voie sanguine et sexuelle. Elle peut devenir chronique, et se transformer en cirrhose, puis en cancer du foie . Sans nier son efficacité, certains estiment aujourd'hui que la vaccination contre l'hépatite B peut parfois provoquer de graves effets secondaires.
Pour leur part, les autorités sanitaires françaises recommandent la vaccination de tous les enfants de moins de deux ans. La vaccination est également imposée à un certain nombre de personnes travaillant dans le milieu médical. La controverse vient tout récemment d'être relancée par la publication (mi-septembre) des conclusions d'une conférence internationale d'experts réunis à la demande du Ministère français de la Santé. Ces experts ont conclu à la nécessité absolue de vacciner systématiquement contre l'hépatite B les enfants âgés de moins de 2 ans. Il s'agit, selon eux, d'un « devoir d'état ». Par ailleurs, le 23 septembre, la Cour de Cassation a jugé que « le lien de causalité entre le vaccin contre l’hépatite B et les effets secondaires qui lui étaient attribués n'était pas scientifiquement établi». Elle a ainsi donné gain de cause au fabricant de vaccin GLAXO-SMITH-KLINE, en cassant les arrêts rendus en 2001 par la Cour de Versailles en faveur de deux femmes vaccinées en 1994 et 1995, et atteintes de sclérose en plaque. Ce jugement a été aussitôt dénoncé par l'association REVAHB, qui réunit plusieurs centaines de personnes estimant être victimes de cette vaccination.
Existe-t-il aujourd'hui des éléments scientifiques établissant avec certitude un lien de causalité ? Comment comprendre qu'en dépit de la politique vaccinale officielle, moins d'un enfant âgé de moins de 2 ans sur trois soit aujourd'hui vacciné ? Pour tenter de clarifier cette situation, nous recevons aujourd'hui dans Science-Friction Alain GOUDEAU et Dominique LE HOUEZEC .
Alain GOUDEAU, vous êtes médecin, chef du département de Bactériologie- Virologie du CHU de Tours, et co-inventeur du premier vaccin contre l'hépatite B. Face à vous, Dominique LE HOUEZEC, vous êtes également médecin, pédiatre, et membre de l'association «RESEAU EVALUATION HEPATITE B», qui rassemble, je le rappelle, les personnes victimes du vaccin contre l'hépatite B.
Alain Goudeau : C'est un virus transmis par le sang (une virhémie), un passage de virus très intense au cours de l'hépatite B. Donc, le sang est le vecteur principal de transmission, et les sujets qui ont été exposés au sang sont principalement visés (transmission sexuelle ou médicale par exemple). C'est une maladie qui, souvent, est cliniquement peu bruyante au départ, mais qui a une conséquence grave : s'implanter de façon durable dans l'organisme. Environ 10% des sujets infectés vont devenir porteurs chroniques du virus. Les conséquences à moyen terme de ce portage chronique du virus sur 10 à 15 ans sont la cirrhose et le cancer du foie.
Dominique Le Houezec : Oui tout à fait. Je voudrais tout d'abord me présenter car je suis beaucoup moins connu que Monsieur Goudeau. Je suis un médecin pédiatre, pratiquant une médecine traditionnelle (par exemple, je ne connais rien à l'homéopathie)….
Alain Goudeau : Faisons un peu d'anatomie du virus. A la surface du virus, il y a des substances virales chargées de reconnaître les cellules cibles (hépatocytes dans le cas des cellules du foie, en cas de virus de l'hépatite B), et de s'y accrocher. Ce qu'on essaie de faire avec les vaccins, c'est de développer des anticorps contre cet accrochage. Dans les vaccins anti-hépatite B, il y a la partie externe du virus (son enveloppe) qui est purifiée, et on fabrique des anticorps anti-enveloppe, qui empêchent le virus de s'accrocher sur l'organisme.
Alain Goudeau : Si on parle d'épidémiologie mondiale, c'est probablement une des 3 ou 4 premières maladies infectieuses, toutes populations confondues : entre 350 et 400 millions de porteurs chroniques dans le monde. C'est énorme, avec des situations très diversifiées, des portages très intenses en Asie (plus de 10% de la population générale porteuse chronique de virus) et des situations beaucoup plus calmes comme l'Europe de l'Ouest et l' Amérique du Nord. En France, 100.000 porteurs, c'est non négligeable, mais moindre qu'en Asie.
Alain Goudeau : En France, actuellement, je dirais environ 1/3 de la population, bon an mal an.
Alain Goudeau : Oui, et à une continuité de la vaccination, à l'obligation vaccinale du personnel de Santé, ainsi qu'a des gens qui se vaccinent.
Dominique Le Houezec : Je pense effectivement que l'hépatite B est un problème de santé majeur pour la planète, mais qu'il l'est beaucoup moins pour notre pays, la France. Je pense que c'est un problème qui a été mis en avant de façon un peu excessive, dans la mesure où la France est un pays où l'endémie de l'hépatite B est beaucoup plus faible, et où (comme le disait Monsieur GOUDEAU) on recense environ 100.000 porteurs de virus. Mais ce sont là des chiffres approximatifs, des estimations.
A l'heure qu'il est, au jour d'aujourd'hui, alors qu'on a commencé une campagne vaccinale assez massive, d'après le nombre de vaccins vendus, je pense que c'est plutôt la moitié de la population (30 millions de personnes) qui ont été vaccinées, plutôt qu'un tiers. C'est énorme de vacciner 30 minions de personnes en quelques années. Ce n'est pas négligeable pour une maladie dont, au départ, on ne connaissait pas les chiffres exacts. On s'est basé sur des approximations, donc, actuellement, on ne sait pas combien d'hépatites aiguës en France chaque année. On a une déclaration obligatoire qui a commencé à être effective au printemps de cette année. Donc, on se bat sur des chiffres un peu discutables.
Dominique Le Houezec : L' association REVAHB, qui est le « Réseau d'Evaluation du Vaccin Hépatite B » a été créé par des personnes qui pensaient avoir déclaré des effets secondaires à la suite de ce vaccin, et principalement des effets secondaires neurologiques, c'est à dire des scléroses en plaques. Donc, il y a eu plusieurs personnes qui se sont regroupées en se disant : «Tiens !... C'est bizarre, je me suis fait vacciner, ça allait très bien avant, et tout d'un coup ça ne va plus du tout. Et mon neurologue vient de me trouver une sclérose en plaques. Qu'est-ce qui se passe ? Il n’y a aucun cas dans ma famille !...etc...». Donc, il y a eu une espèce de regroupement, un effet de boule de neige.
Dominique Le Houezec : Début 1977. A cette période là, par le bouche à oreille, et aussi grâce à un journal qui s'appelle «Alternative Santé», et a permis à ce mouvement de naître, puis, par d'autres médias, il y a eu une reconnaissance de ce problème, qui avait quand même été déjà soulevé en 1994 par une équipe de neurologues de la Salpetrière, qui avaient dit: «Attention, c'est bizarre, on a une vingtaine de cas de jeunes femmes qui ont déclaré une sclérose en plaque dans les suites de ce vaccin. Est- ce qu'il y a une coïncidence ou pas ?… » Donc, ils avaient déjà alerté les autorités sanitaires, en particulier l'Agence du Médicament de l'époque.
Dominique Le Houezec : A l'heure actuelle, il y a environ 2500 personnes qui ont été, ou sont encore adhérentes, et qui ont déclaré des effets secondaires graves (ce ne sont pas une rougeur au point d'injection !...) Principalement, on a des gens qui ont déclaré des effets secondaires neurologiques, des scléroses en plaque, ou des Maladies de Guillain-Barré, également des maladies auto-immunes qui attaquent le système immunitaire (l'immunité se retourne contre soi), c'est à dire des polyarthrites rhumatoïdes, des lupus, des affections de la thyroïde. Et puis, également, une maladie qu' on ne connaît pas bien. qui vient d'être décrite par des chercheurs français, qui s'appelle la myofasciite à macrophages.
C'est un terme un peu barbare. C'est une maladie qui semble un peu terrible dans la mesure où ça déclenche des effets secondaires, une fatigue chronique, des douleurs partout : ce sont des gens qui sont terrassés. On se pose la question de savoir si ce vaccin ne déclenche pas, par le biais de l'aluminium, cette affection.
Dominique Le Houezec : l'aluminium, qui est un des constituants..., mais je laisse Monsieur GOUEAU en parler il connaît mieux le sujet que moi.
Dominique Le Houezec : Il y a une grosse suspicion à mon avis. Et il y a une étude (vous parliez de la Conférence de Consensus internationale qui a eu lieu effectivement les 1O et Il septembre derniers). Il y a eu là une publication, ou plutôt un abstract, un résumé, d'un épidémiologiste américain, Miguel HERNAN, qui est intervenu directement au téléphone (c'était en anglais et je n'ai pas tout suivi). Il a laissé des documents, il a montré des diapositives. Ce monsieur a retrouvé dans une population anglaise, puisque les Anglais font beaucoup mieux de l' épidémiologie que nous : ils ont un système informatisé, un outil qui est beaucoup plus fiable.
Il a trouvé une incidence de la sclérose en plaques chez les gens vaccinés qui est 3 fois plus importante que chez les non vaccinés. Donc, ça c'est la première étude qui montre un chiffre aussi net, alors que les études françaises, pour l'instant, montraient des chiffres qui n'étaient pas très démonstratifs sur le plan statistique, mais qui allaient quand même dans le même sens.
Alain Goudeau : La première chose, c' est que le débat doit être serein dans une affaire comme celle-là. J'aime bien le ton que prend cette conversation. On a eu dans le début de cette affaire des aspects passionnels. On parlait tout à l'heure de notre collègue neurologue. Il n'a pas alerté les autorités de santé : il a fait 4 pages dans VSD en couleur, voilà ce qu'il a fait !...C'est comme ça que ça a commencé, toute cette affaire. Ce n' est pas la bonne manière d'aborder des problèmes médicaux réels. Ce qu'on a comme travail à faire, c'est de regarder l'incidence d'une maladie fréquente (la sclérose en plaques) dans la tranche d'âge considérée.
Maladie fréquente, probablement la maladie neurologique la plus fréquente en occident, qui survient à un âge ou le vaccin est administré le plus fréquemment. Regarder cette incidence, et voir si elle est majorée chez les vaccinés par rapport à la population générale. C'est aussi simple que ça !... Jusque là, les études publiées, nombreuses : il y a maintenant une dizaine d'études publiées, y compris aux USA (je vous rappelle que les USA ont une couverture vaccinale hépatite B de plus de 90% de leur population). Plus de 90% des Américains sont vaccinés contre l'hépatite B, et ça depuis 1994.
Toutes ces études publiées (je ne parle pas d'abstracts ou de conférences téléphoniques, je parle d'études publiées dans des revues internationales) ne montrent pas d'augmentation d'incidence de la sclérose en plaques statistiquement significative après vaccination contre l'hépatite B. Au passage, d'ailleurs, il est intéressant de regarder les autres vaccinations. Je me souviens d'avoir posé au neurologue dont on parlait tout à l'heure la question : « Avez-vous posé à votre patient la question de savoir s'il avait été vacciné contre autre chose ?… » Il m'a répondu : « ça ne m'est pas venu à l'idée.. » Quand on fait des études scientifiques, il faut faire des études scientifiques.
Aujourd'hui, les études scientifiques publiées, y compris dans les meilleures revues, par exemple (inaudible...) ne montrent pas de corrélations. Est-ce pour ça qu'il faut dire : «les gens nous mentent, les gens se trompent...» et baisser sa vigilance ?... Non, je pense que le geste vaccinal est un geste important. On en parlera sûrement ensemble tout à l'heure. Ca veut dire que, quand on fait une vaccination de cette importance en santé publique, on continue à surveiller de très près. Moi je pense que la coopération qui s'est instituée entre les collectifs de patients, qui estiment à tort ou à raison avoir une pathologie en rapport avec une vaccination, et les autorités sanitaires est une bonne chose. Ca permet de mieux étudier ce qui se passe.
Pour l'instant, à titre personnel, les données scientifiques qui me sont soumises me rassurent complètement, et je comprend pourquoi le Ministère n'a pas arrêté la vaccination, et continue à la rembourser : parce que les faits scientifiques sont patents. Si demain les faits scientifiques donnaient autre chose, nous serions tous partants pour arrêter la vaccination.
Alain Goudeau : En France, on a eu cette émergence de la sclérose en plaques, qui est unique. Les Américains ont écarté ça rapidement, en faisant des enquêtes épidémiologiques ne montrant pas d'augmentation d'incidence. Une équipe française a montré qu'il y avait un syndrome authentique cliniquement (les malades ne sont pas contestables). On est bien d'accord là dessus : les malades ne sont pas contestables.
Donc, il y a des patients qui décrivent un syndrome grave, embêtant, et qui, dans leurs antécédents a des distances assez grandes (jusqu'à 5 ans). Je regardais aujourd'hui le petit compendium qu'a fait l'Institut National de Veille Sanitaire sur la myofasciite, le pic d'incidence se situe à 5 a 6 ans post-vaccinal. Ca veut dire que, si on prend des délais comme ça, il y a beaucoup de gens : 1/3 de la population française a été vacciné, ou une moitié. Donc, tous les gens ont des antécédents vaccinaux dans un délai compatible avec ça. C'est ça la réalité.
Donc, des gens qui ont un syndrome grave, et pour lequel le Ministère a ? ? ? longtemps. Puis une équipe a montré qu'au point d'injection où ils avaient été vaccinés contre l' hépatite B (ou le tétanos qui contient aussi de l'aluminium) il y avait des particules d'aluminium qui avaient été déposées. Ils ont avancé l'hypothèse que c'était l'aluminium qui était en cause. Jusque là, à l'échelon international (j'ai encore eu récemment un article publié en 2003 aux USA) c'est une hypothèse qui a été écartée par la plupart des scientifiques et par l'OMS. Maintenant, pareil, il y a une étude en cours en France. On attend sereinement, scientifiquement, les résultats de cette étude, et puis cette étude nous dira aux uns et aux autres s'il y a des raisons de s'inquiéter.
Dominique Le Houezec : Je crois que le Ministère de la Santé pense qu'il y a un doute sérieux concernant la possibilité d'effets secondaires chez l'adulte. Il se dit qu'il y a quand même des choses troublantes en ce qui concerne la myofasciite et la sclérose en plaques chez l'adulte. Donc, s'il y a un problème chez l'adulte, ne prenons pas de risques. On va vacciner chez le nourrisson, où il y a très peu (ou pas, selon les gens) d'effets secondaires décrits. Ca me paraît contestable parce que, sur le plan national, quant on fait de la Santé Publique, on est obligé de prendre le problème dans sa globalité.
Sur le plan individuel, le nourrisson n'a rien à attendre du vaccin de l'hépatite B. En France c'est une maladie (comme dit monsieur Goudeau) qui est transmise par le sang, par le sexe, qui n'est pas transmise par la salive comme on l'a dit lors des campagnes vaccinales, de façon éhontée. Donc, c'est une maladie qui concerne l'adulte jeune, et donc, vacciner le nourrisson ne lui apporte aucun bénéfice personnel.
Pour l'avenir, c'est une question qui reste en suspens. Les gens disent actuellement (M. Goudeau connaît mieux ce problème que moi) que l'immunité dure 20 ans, 30 ans, ou à vie disent certains. Je ne sais pas, puisque c'est un vaccin qui à une vingtaine d'années de recul. Je ne peux pas faire de science-fiction, donc je ne sais pas ce que ça peut donner 20 ou 30 ans après. Est-ce que ce n'est pas une fausse sécurité de vacciner le nourrisson, et se retrouver 20 ou 30 ans après devant un adulte qui se croit protégé, et qui ne l'est pas ?.. C'est la question que je pose.
Alain Goudeau : Il y a des points sur lesquels on peut se retrouver. C'est difficile, pour les pédiatres en particulier, d'expliquer à des parents qu'on vaccine un petit pour une maladie qui ne le concerne pas, mais qui va le concerner s'il devient toxicomane, si sa vie sexuelle est un peu agitée, s'il est médecin ou s'il voyage beaucoup. Ca demande des explications, et ce n'est pas si évident que ça de les donner.
J'étais encore récemment avec des collègues pédiatres qui me posaient cette question : «Comment j'explique aux parents que je peux vacciner un tout petit (que je vaccine déjà beaucoup) contre une maladie qui viendra de sa vie d'adulte ?» Personnellement, c'est pour ça que j'étais plutôt favorable à la vaccination des pré-adolescents, plutôt que des nouveau-nés, parce que les pré-adolescents sont dans la fourchette d'exposition aux risques, et peuvent prendre une décision personnelle (vaccination volontaire). Les nourrissons, c'est aussi une facilité, d'une certaine manière, car ils sont en quelque sorte «captifs» de leurs parents et du médecin pédiatre.
Alain Goudeau : Voilà ! Je vais en profiter pour faire les gros yeux aux journalistes : il n'y a pas d'effets secondaires avant 2 ans. Ce n'est pas ça qu'ils devraient écrire c'est «qu'il n y a pas de maladies neurologiques de cette gravité avant 2 ans, indépendamment des vaccinations» . La sclérose en plaque n' atteint pas les tous petits, vaccinés ou pas. Donc, la confusion entre vaccination et sclérose en plaques n'a pas lieu de se poser.
La sclérose en plaques «naturelle» (indépendamment de toute vaccination) ne survient pas chez les tous petits. C'est ça la vérité vraie de l'absence de confusion. Ce n'est pas l'absence d'effets secondaires, c'est le fait que ça n'existe pas, même indépendamment de la vaccination. Ca nous met dans une situation de tranquillité d'esprit.
Alain Goudeau : Ca suggère à tort, justement !... Il n'y a pas de sclérose en plaque chez le petit, qu'on le vaccine ou qu'on ne le vaccine pas. C'est ça qui devrait être écrit dans les journaux, ce n'est pas ce qui est écrit. C'est un message incompréhensible.
Dominique Le Houezec : Je suis un peu d'accord. C'est à dire qu'il est difficile d'imaginer qu'un vaccin déclenche (rarement, mais quand même puisse déclencher) une sclérose en plaques chez quelqu'un de 25 ou 30 ans, et que le même vaccin soit totalement inoffensif chez un tout jeune enfant.
Dominique Le Houezec : Oui : parce que le système neurologique n'est pas tout à fait le même. Mais je pense que, chez le nourrisson, dire qu'il n'y a pas d'effets secondaires, c'est peut-être aller un peu vite en besogne. Au sein du REVAHB, on a quand même des enfants, des jeunes enfants (il y a eu des publications internationales) qui ont déclenché des baisses des plaquettes ou des purpuras thrombopéniques, ces maladies auto-immunes. C'est rare, c'est exceptionnel...
Dominique Le Houezec : Qui avaient été vaccinés (c'est une publication italienne), des enfants qui avaient été vaccinés à 6 mois.
Dominique Le Houezec : Dans les jours, ou les semaines, qui ont suivi. Ce sont des enfants qu'on guérit après. Au sein du REVAHB également, j'ai le souvenir, j'ai en tète une observation que je connais très bien (un petit Raphaël). Il n'a pas fait une sclérose en plaques. C'est un enfant qui avait 5 mois quant il a été vacciné. On lui a d'abord fait un Pentacoque (le vaccin classique). Puis le médecin a décidé d'associer le vaccin hépatite B avec ce Pentacoque.
Le Pentacoque s'était très bien passé. La première injection qui associait le Pentacoque et l'hépatite B a commencé à donner des choses un peu bizarres, les parents ne le trouvaient plus pareil du tout : il dormait tout le temps, il pleurait. Un mois plus tard on fait un rappel, et alors c'est la catastrophe. C'est un enfant qui a commencé à présenter des convulsions (ce qu'on appelle des spasmes en flexion). Il a déclenché ensuite ce qu'on appelle une encéphalite inflammatoire, qui a été reconnue comme telle par un expert neurologue parisien.
C'est un enfant qui se retrouve donc avec des séquelles graves actuellement. Donc, dire qu'il n'y a pas effets secondaires chez le nourrisson, je n'en suis pas aussi sur que ça, avant 2 ans en particulier.
Alain Goudeau : Encore une fois, les histoires ponctuelles qu'on raconte, avec des associations temporelles de médicaments, sont imparables. L' épidémiologie n'est pas faite d'histoires qu'on raconte.. L'épidémiologie est faite de comparaisons entre la survenue d'incidents de ce genre chez un vacciné, un non vacciné, un vacciné par un autre vaccin. C'est comme ça qu'on fait la science.
Alain Goudeau : Voilà !.. Parlons de la thrombopénie de tout à l'heure. Des thrombopénies gaves, chez l'enfant, on en voit indépendamment de la vaccination hépatite B. Evidemment c'est rare, mais ça existe. J'ai un hôpital d'enfants de 300 lits dans ma ville, on en voit de temps en temps. Donc, c'est vrai qu'établir des relations de causalité, c'est toujours difficile.
On peut être partisan, et dire : «Tout ce qui tombe dans le sac de l'année où on a vacciné est dû au vaccin», ou dire : «Rien de ce qui a été observé n'est dû au vaccin». La science se situe ailleurs !... Elle se situe dans des comparaisons, dans des choses qui sont plus compliquées à mettre en oeuvre. Pour l'instant, l'arsenal scientifique, avec les outils les plus puissants que j'ai pu voir en littérature, est rassurant. Voilà ce qu'on peut dire aujourd'hui !...
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