DOCUMENTATION 2

                                   

 

 

Qui ne gueule pas la vérité dans un langage brutal quand il sait la vérité se fait complice des menteurs et des faussaires. (Charles Péguy).

 

 

Documentation N° 2 allant Janvier 2002 à décembre 2003.

 

 

DOCUMENTATION EN RAPPORT AVEC LA MYOFASCIITE A  MACROPHAGES, ET LE VACCIN CONTRE L'HÉPATITE B.

 

 

  SANTE MAGAZINE (REVUE).

janvier 2002 N° 313 pages 52 à 55

  Page n° 52

Faut-il encore se faire vacciner Même si plus de 90 % des Français se disent favorables à la vaccination, différents signaux montrent que leur motivation n'est plus aussi forte qu'avant. L'affaire du vaccin contre l'hépatite B a semé le trouble dans les esprits. Sur les 25 millions de Français qui se sont fait vacciner au début des années quatre vingt-dix, plus de 1000 personnes disent qu'elles ont souffert de troubles neurologiques suite à injection.

 

Lorsqu’en 1998, le ministère de la Santé a suspendu, en vertu du principe de précaution, la vaccination systématique en milieu scolaire, beaucoup de parents ont conclu un peu vite que le  vaccin contre l'hépatite B était dangereux.

Aujourd'hui, on ne sait plus démêler le vrai du faux. D'un côté, aucun lieu scientifique n'a pu être établi entre injection et l'apparition de sclérose en plaques. Les études qui ont été faites n'ont rien donné. De l'autre, les pouvoirs publics et les tribunaux accordent des indemnisations aux victimes... au bénéfice du doute.  

Du coup, l'image de vaccin contre l'hépatite B est mouillé et, par ricochets, celle de tous les vaccins.

 

Une partie de la population s'interroge. Entre le bénéfice qu'elle peut tirer de la vaccination et le risque qu'elle prend, de quel côté penche la balance ? Il y a quelques années, on se faisait vacciner sans se poser des questions. Peut-être parce que, dans les années cinquante, 7000 personnes attrapaient la coqueluche chaque année et 500 en mourraient. Et qu'à la fin de la seconde guerre mondiale, la diphtérie touchait plus de 45 000 personnes. " Avant, les gens connaissaient ces maladies et avaient envie d'être protégés. Aujourd'hui, ils voient surtout les effets secondaires de vaccin ", dit le docteur Daniel Lévy-Bruhl, de l'institut national de veille sanitaire.

 

Les vaccins peuvent faire disparaître des maladies...

De fait, le risque que représentent ces maladies n'est plus perceptible. Le dernier cas de diphtérie déclaré sur le sol français remonte à 1989, le dernier cas de polio à 1991, la coqueluche et le tétanos ont quasiment disparu. Faut-il, pour autant, arrêter la campagne de vaccination ? Ce n'est pas l'analyse du docteur Lévy-Bruhl : " Il ne faut jamais oublier que si l'on arrêtait de vacciner contre ces maladies, elles reviendraient. Nous disposons d'excellentes données qui montrent que la vaccination a permis de diminuer leur incidence.

Ce qui ne veut pas dire qu'on ne l'aurait pas vu baisser sans les vaccins. Tout dépend de quelle maladie l'on parle ". 

 

L'amélioration de l'hygiène et des conditions de vie ont incontestablement permis de diminuer le nombre d'hépatites A ( la fameuse jaunisse ) et de poliomyélites dans les pays développés. Mais il est difficile de combattre certaines maladies très contagieuses sans l'arme vaccinale.

" Malgré notre niveau de développement socio-économique, ont n'empêchera pas le virus de la rougeole ou de la coqueluche de circuler. Ces maladies ne disparaîtront jamais sans la vaccination ", assure le docteur Lévy-Bruhl. 

 

Signe des temps, le vaccin rougeole-oreillons-rubéole ( ROR ) a du mal à convaincre les Parents de son utilité. Depuis 1995 la couverture vaccinale des enfants français atteindra 95 % pour voir disparaître ces maladies. Quinze départements du sud de la France n'atteignent même pas les 75 % d'enfants vaccinés. 

  

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Interrogations sur l'aluminium.

De  nombreux  vaccins utilisés  en  France  contiennent  hydroxyde  aluminium, un adjuvant utilisé pour augmenter la réponse immunitaire de l'organisme. Cet aluminium est soupçonné d'être à l'origine de Myofasciite à macrophages, une maladie qui se manifeste par des douleurs dans les articulations et dans les muscles, doublé de fatigante intense. Des prélèvements dans le muscle deltoïde de l'épaule ont montré, chez ces malades, une concentration anormale de cristaux d’aluminium dans les macrophages, des cellules qui participent à la réponse immunitaire.

 

Les nourrissons ne sont pas touchés bien qu'ils reçoivent aussi des vaccins contenant de l'aluminium. L'institut de veille sanitaire a, en mars 2001 rendu en rapport établissant un lien probable entre ces lésions et ce type de vaccin.

De là à conclure que la vaccination rend malade, il y a un pas... qui est loin d'être franchi. L'agence française de sécurité sanitaire des produits de santé est chargée d'étudier cette question. 

 

La réponse permettra peut-être d'éclairer aussi le mystère du " syndrome de la guerre du Golfe". Témoignant devant la mission d'information sur les conditions d'engagement des militaires français le Pr Gherardi a fait le rapprochement. Les soldats ont, en effet, reçu de multiples vaccinations et leurs troubles ressembleraient étrangement à cette nouvelle maladie.

 

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Les effets secondaires font l'objet de recherches.

Comme tous les produits de santé, les vaccins font l'objet d'études approfondies avant d'être mis sur le marché, et leurs effets secondaires doivent être signalés dans le cadre de la " pharmacovigilance ". Il existe, en outre, une commission d'indemnisation qui examine les plaintes portant sur les vaccinations obligatoires, celle pour lesquelles la responsabilité de l'Etat peut être engagée. Cette instance examine une centaine de dossiers par an.

 

Le professeur Philippe Reinert, membre cette commission, a été profondément marqué par 80 cas de personnes vaccinées contre la variole à l'époque où celle-là était obligatoire ( voir encadré ), victimes encéphalopathies qui les ont laissé gravement handicapées. Dans leur cas, le lien avec le vaccin était évident : " les convulsions apparaissent six à dix jours après l'injection ", se souvient le professeur Reinert. Pour l'hépatite B, le problème est nettement plus délicat. 

 

La commission a accordé une indemnité à une quarantaine de victimes, vaccinées dans un cadre professionnel, dont les troubles sont apparus moins de deux mois après l'injection. La vaccination contre l'hépatite B représente actuellement 90 % des dossiers examinés par la commission d'indemnisation des accidents vaccinaux.

 

Régulièrement, de nouvelles craintes surgissent. Qu'elles soient irrationnelles ou justifiées, ces angoisses méritent qu'on les écoute. L'an dernier, les Britanniques ont, par mesure de précaution, retiré du marché un vaccin contre la polio qui ne respectait pas la législation instaurée depuis l'épidémie d'encéphalopathie spongiforme bovine. Il faut savoir que tous les laboratoires utilisent du de sérum de veau et de la bile de bœuf pour fabriquer les vaccins.

 

Actuellement, on n'a pas trouvé de solution de remplacement. Depuis 1991, l'Europe est dotée de législation réactualisée plusieurs fois. En principe, les extraits bovins entrant dans la fabrication d'un vaccin viennent de pays où aucun cas d'd'ESB n'a été recensé.

Les précautions  sont maximales, sachant qu'on n'a jamais détecté de prion, l'agent pathogène de l'ESB, dans de sérum de veau ou la bile de bœuf.

 

Page n° 55

Les vaccins ne seront plus obligatoires, mais recommandés !

Dans ce contexte où la sécurité prime avant tout, la vaccination de masse, obligatoire pour tous, a-t-elle encore un sens ? La réponse des différents pays européens est loin d'être unanime. En effet, seuls la France, la Grèce, le Portugal, l'Italie et la Belgique ont gardé le principe de vaccins obligatoires, mais le menu diffère d'un pays à l'autre. Les pays voisins n'imposent la vaccination que dans les cas très particuliers.

 

Le professeur René Roué, chef de service des maladies tropicales infectieuses l'hôpital militaire Bégin ( Saint-Mandé ), reconnaît que la société a changé : " La médecine de droit divin n'existe plus. Aujourd'hui, on est en train de passer d'une vaccination obligatoire pour tous à une vaccination recommandée. Un médecin ne peut plus faire un vaccin sans dire pourquoi. C'est un acte médical, personnalisé, dans le quel le médecin engage sa responsabilité, le sujet la sienne,  et les parents vis-à-vis de leurs enfants.

 

En ce qui concerne l'hépatite B, la non vaccination des jeunes enfants - pour laquelle l'innocuité du vaccin est prouvée ! - aura des effets perceptibles dans les 15 - 20 ans, quand ces jeunes auront des conduites à risque. Et on a la preuve scientifique que le vaccin contre l'hépatite B diminue le nombre de cancers du foie". Faire appel au sens des responsabilités de chaque citoyen ? Ce serait sans doute un bon moyen de réconcilier les Français avec leur vaccin. 

Sylvie DELLUZ

 

Santé Magazine

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  LES VACCINATIONS DU PERSONNEL HOSPITALIER.

  1- RISQUES PROFESSIONNELS

! Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire n°27/2000 du 4 juillet 2000.

Dr Claudine VOLCKMANN - Médecin du Travail - Hôpital de la Croix-Rousse - 5,6,7 juin 2002. Le médecin du travail pratique certaines vaccinations dans le cadre de sa pratique quotidienne dans le but exclusif de prévention des risques rofessionnels.

1.1 Vaccinations obligatoires pour les professionnels de la santé

!"Avis du CSHPF du 16 avril 1999.

!"Arrêté du 26 avril 1999 fixant les conditions d’immunisation des personnes visées à l’article L.10 du code de Santé

Publique (abroge l’arrêté du 6 février 1991)

Ces   obligations   vaccinales   concernent   les   personnes  exerçant  une  activité  susceptible  de  présenter  un  risque

d’exposition à des agents biologiques. Le médecin du travail apprécie individuellement le risque en fonction des caractéristiques du poste et recommande les vaccinations nécessaires. Une attestation médicale doit apporter la preuve de la vaccination avec, pour l’hépatite B, le titrage des anticorps anti-HBs (si la personne a plus de 25 ans). Les personnes non vaccinées ne peuvent pas exercer une activité susceptible de présenter un risque d’exposition à des agents biologiques. Le médecin du travail apprécie le caractère temporaire ou non d’une contre-indication vaccinale, et propose si besoin un changement d’affectation.

 

a) Personnels visés par l’article L.10 du code de la Santé Publique, loi n°91-73 du 18/01/1991. L’ordonnance du 15 juin 2000 ayant recodifié le Code de la Santé Publique, l’article L.10 est ainsi devenu l’article L.3111-4.

Il stipule toujours que « Une personne qui dans un établissement public ou privé exerce une activité professionnelle l’exposant à des risques de contamination, doit être immunisé contre l’hépatite B, la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite. ».

 

Les dispositions de l’ancien article L.10 demeurent donc toujours d’actualité.

Diphtérie : rappel tous les 10 ans avec un vaccin contenant une dose réduite d’anatoxine.

Tétanos - Polio : rappel tous les 10 ans.

Hépatite B : 3 injections (schéma 0-1-6).

Si la primovaccination a été pratiquée avant l’âge de 25 ans : Il n’y a pas lieu de faire de rappel.

Si la primovaccination a été effectuée après l’âge de 25 ans, et que l’on ne dispose pas de résultats d’un dosage des anticorps anti-HBs montrant une valeur supérieure à 10 mUl/ml :

Le rappel à 5 ans doit être effectué, suivi d’un contrôle sérologique 1 à 2 mois plus tard :

Si le taux d’anticorps anti-HBs est supérieur au seuil considéré comme protecteur (en pratique 10 mUl/ml), aucun autre rappel n’est à prévoir.

Si le taux d’anticorps anti-HBs est inférieur au seuil, le médecin du travail procédera à l’évaluation de l’opportunité de doses additionnelles, sans excéder un nombre de 6 injections au total (y compris les 3 injections de la première série vaccinale).

Cette stratégie de contrôle de l’immunité chez les personnes vaccinées après l’âge de 25 ans est aussi applicable aux personnes à haut risque d’exposition.

Typhoïde : 1 injection, revaccination tous les 3 ans pour les personnels de laboratoire.

 

b) Personnels des établissements de santé et autres visés par le décret d’application de l’article L.215 du code de la Santé Publique.

Tuberculose : après 2 vaccinations par le BCG réalisées par voie intradermique, les sujets qui ont une intradermoréaction à la tuberculine négative sont considérés comme ayant satisfait aux obligations vaccinales. Pour les personnels des établissements ou des structures énumérées dans le 4ème paragraphe de l’article R.215.2 du code de la Santé Publique, le médecin du travail ou de prévention juge de la nécessité d’une nouvelle injection en fonction du risque d’exposition.

  

1.2 Vaccinations recommandées.

Grippe : Tous professionnels en contact régulier et prolongé avec des sujets à risque.

 

Hépatite A : sujets exposés ou exposant professionnellement à un risque de contamination :

personnels de crèches, d’internats des établissements et services pour l’enfance et la jeunesse handicapées, personnels de traitement des eaux usées, personnels impliqués dans la préparation alimentaire et restauration collective.

 

Leptospirose : égoutiers, employés de voirie, gardes-pêche, travailleurs agricoles, en particulier des rizières, personnels de traitement des eaux usées. 

Rage : services vétérinaires, personnels de laboratoires manipulant du matériel contaminé ou susceptible de l’être, équarrisseurs, personnels des fourrières, naturalistes, taxidermistes, gardes-chasse, gardes forestiers, personnels des abattoirs.

 

2 - INFORMATIONS SUR LES DIFFERENTS VACCINS.

 

2.1 DIPHTERIE, TETANOS, POLIO : dTP : REVAXIS (vaccin tué).

Contre-indications du dTP :

Hypersensibilité à l’un des constituants, en particulier l’hydroxyde d’alumine.

Réaction allergique importante lors de l’injection précédente.

 

Indications :

Revaccination des personnels visés par l’article L.10 du code de Santé Publique tous les 10 ans.

A partir de 18 ans, il est recommandé d’utiliser un vaccin contenant une dose réduite au  1/10ème  d’anatoxine diphtérique (dTP).

 

DIPHTERIE

Vérification de l’immunité :

On peut faire des titrages d’anticorps pour vérifier l’immunité : < 0,01 Ul/ml : sujet non protégé

entre 0,01 et 0,1 UI/ml : protection insuffisante. Faire un rappel > 0,1 UI/ml : sujet protégé

 

Epidémiologie :

Aucun cas de diphtérie n’a été identifié en France depuis 1987, à l’exception de 2 cas importés en 1997. Par contre, la situation est endémique en Europe de l’Est, en Algérie.

 

TETANOS

Vérification de l’immunité :

On peut également faire des titrages d’anticorps.

 

Epidémiologie :

29 cas de tétanos déclarés en France en 1997, 20 cas en 1998,17 cas en 1999. Cette maladie affecte les tranches d’âge les plus élevées de la population (84% ont 70 ans et plus ), et touche surtout les femmes.

 

POLIO

Le vaccin polio injectable est recommandé, le vaccin polio oral étant réservé uniquement aux situations épidémiques.

 

Vérification de l’immunité :

On peut faire des titrages d’anticorps pour les 3 poliovirus. Les personnes qui ont fait la polio ne sont protégées que contre 1 seul poliovirus et sont à vacciner.

 

Epidémiologie :

Aucun cas de polio n’a été déclaré en France depuis 1996 (dernier cas autochtone déclaré en 1989, dernier cas importé déclaré en 1995). Il y a eu une épidémie de polio en Hollande en 1993 (68 cas).

 

2.2 HEPATITE B : HEVAC (1981), GENHEVAC (1989), ENGERIX (1989), HB VAX (1997).

! Loi du 18 janvier 1991 – Avis du CTV et du CSHPF du 16 avril 1999.

Contre-indications :

Anticorps anti-HBs > 10 mUI/ml. Plus de 6 injections vaccinales sur toute la carrière Hypersensibilité à l’un des constituants, en particulier l’hydroxyde d’alumine.

Réaction allergique importante lors de l’injection précédente. Etre prudent en cas de maladies auto-immunes (thyroïdite,…), d’antécédents neurologiques (sclérose en plaque, etc.).

 

Vaccination obligatoire :

Pour les personnels des établissements de soins et de prévention en contact direct ou indirect avec le VHB : protection des soignants et prévention des contaminations soignants soignés.

 

Vaccination préconisée :

Par le médecin du travail dans certaines professions, selon le risque (pompiers, secouristes, gardiens de prison, éboueurs...).

 

Vaccination recommandée en France :

Nouveaux nés de mères porteuses de l'Ag HBs Toxicomanes IV Enfants handicapés dans les institutions Enfants et adultes d'établissements psychiatriques Enfants d'âge préscolaire accueillis en collectivité Patients susceptibles de recevoir des transfusions massives et/ou répétées Famille vivant sous le même toit, et partenaires sexuels d'un sujet infecté par le VHB. Relations sexuelles avec multiples partenaires Voyageurs dans les pays de moyenne ou de forte endémie (Afrique subsaharienne, Asie, Amérique centrale et du sud).

 

VACCINATION ET SCLEROSE EN PLAQUE (SEP) : PAS DE CORRELATION.

Etude canadienne (Sadovnick et coll. Lancet 12/02/2000) comparant 2 populations d’enfants en sixième : l’une non vaccinée (1986 à 1992) et l’autre vaccinée (1992 à 1998)

Adolescents non vaccinés 288 648 Adolescents vaccinés 267 412 SEP 9 SEP 5 Encéphalomyélites infectieuses 29 Encéphalomyélites infectieuses *31 * dont aucune pendant l’année de vaccination Vaccination et sclérose en plaque chez l’adolescent : absence de corrélation.

Etude américaine (ASCHERIO A. et coll. - N. Engl J Med. 1-02-2001) comparant 2 importantes cohortes d’IDE.

CAS : 192 femmes avec S.E.P.

TEMOINS : 645 femmes sans S.E.P. : 534 femmes sans S.E.P. 111 femmes avec kc du sein. Risque relatif de S.E.P. chez les femmes vaccinées comparé aux femmes non vaccinées : 0,9. Absence d’association entre le vaccin anti-hépatite B et la S.E.P.

Etude française (CONFAVREUX ch et coll - N. Engl J Med. 1-02-2001) réalisée chez 643 patients ayant eu une rechute de S.E.P.

Absence d’augmentation du risque de rechute à court terme chez des patients avec S.E.P. après vaccin par le tétanos, l’hépatite B et la grippe.

 

2.3 TYPHOÏDE : TYPHIM (vaccin tué)

Contre-indications :

Hypersensibilité à un composant du vaccin. Enfants de moins de 2 ans

Efficacité : 60%

Protection : 15 à 21 jours après l’injection, pendant 3 ans.

 

2.4 TUBERCULOSE : BCG (vaccin vivant atténué).

! Décret n°96-775 du 5 septembre 1996 relatif à la vaccination par le vaccin antituberculeux BCG ! Avis du Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France du 16 avril 1999.

Contre-indications :

Déficit immunitaire congénital ou acquis (SIDA, traitements immunosuppresseurs, corticoïdes…). Grossesse Injection récente d’immunoglobulines : attendre 3 mois après une injection d’immunoglobulines pour faire un vaccin vivant ne pas injecter des immunoglobulines dans les 15 jours qui suivent la vaccination Dermatose étendue en évolution Test tuberculinique positif vérifier la négativité des réactions tuberculiniques avant de refaire le vaccin.

 

Effets indésirables :

Ulcération superficielle guérissant spontanément (uniquement pansement sec), apparaissant 3 semaines après le vaccin.

Abcédation locale, adénite rare, bécégite exceptionnelle.

 

Contrôle post-vaccinal :

Faire le contrôle post-vaccinal (IDR à la tuberculine) au plus tôt 3 mois après le BCG (6 mois conseillé). Ne pas faire d’autre vaccin dans le mois qui suit un BCG.

 

Sont considérés comme ayant satisfait à l’obligation vaccinale :

Les professionnels dont l’IDR à la tuberculine est positive (> 5 mm). Les professionnels qui malgré deux BCG réalisés par voie intradermique ont une IDR négative. Dans ce cas, c’est au médecin du travail de juger suivant le risque professionnel, de l’opportunité d’une nouvelle vaccination.

 

Efficacité :

Au maximum 80% pour toutes les formes de tuberculose chez des sujets non immunodéprimés. 87% pour les formes graves de tuberculose de l’enfant (miliaire et méningite).

 

2.5 GRIPPE : INFLUVAC, VAXIGRIP… (vaccin tué).

Contre-indications :

Allergie à l’œuf Infection respiratoire en cours.

Intérêt :

Le vaccin protège le soignant, le malade et son entourage (transmission du virus par voie aérienne à partir de personnes grippées malades et de porteurs de virus « sains » non grippés).

Efficacité : 70% à 90%.

Protection : A partir de 10 à 15 jours après le vaccin pendant environ 6 mois.

 

2 .6 HEPATITE A : HAVRIX, AVAXIM.

Contre-indications : Hypersensibilité à l’un des constituants, en particulier l’hydroxyde d’alumine.

Indications :

1 injection, rappel à 6 mois – 10 ans. Adultes non immunisés et enfants de plus d’un an voyageant en zone d’endémie.

Personnels des cuisines, crèches.

 

2.7 MENINGOCOQUE : MENINGOCCIQUE A + C.

Contre-indications : Enfants de moins de 18 mois.

Indications : Prévention de la méningite cérébro-spinale due aux méningocoques A et C.

Protection : Durée de l’immunité pendant 3 ans.

 

2.8 LEPTOSPIROSE : SPIROLEPT (vaccin tué).

La pénétration du germe se fait au niveau du revêtement cutané, à la faveur d’une excoriation, ou à travers les muqueuses digestives, respiratoires et conjonctivales.

La prévention passe par le port de gants, bottes, vêtements protecteurs et lunettes pour le personnel amené à travailler au contact des eaux usées (souillées par les déjections des rats).

 

Indications : 2 injections à 15 jours d’intervalle, rappel à 6 mois, puis tous les 2 ans. Le vaccin est d’utilisation délicate : fréquence des injections, risque de forte réaction locale ou générale, nécessité de suivi des anticorps.

 

2.9 PNEUMOCOQUE.

Indications : Vaccination antipneumococcique tous les 5 ans pour les sujets splénectomisés. Vaccinations chez l’adulte infecté par le VIH.

! Extrait du rapport sur la prise en charge des personnes atteintes par le VIH sous la présidence du Pr jean Dormont, 1996, Publication du Ministère du Travail et des Affaires Sociales. Secrétariat d’Etat à la Santé et à la Sécurité Sociale (Edition Médecine - Science, Flammarion)

 

Attitude chez le sujet infecté par le VIH.

Tétanos Recommandée . Polio Pas de contre-indication du vaccin inactivé injectable. Eviter le vaccin vivant oral. Diphtérie Peut être pratiquée. Hépatite B Limitée aux sujets susceptibles et particulièrement exposés. Grippe Non recommandée. Rubéole A proscrire. BCG A éviter Méningocoque A + C : en cas de séjour en zone endémique possible.

 

Fièvre thyphoïde : en cas de séjour en zone endémique possible. Fièvre jaune : obligatoire en cas de séjour en zone endémique possible. Pneumocoque : splénectomisés, insuffisance cardio-respiratoire, sujets Agés. Non recommandée « Ne justifie pas un dépistage VIH systématique, mais la recherche par interrogatoire de situations à risque » Si possible, éviter toute vaccination quand le taux de lymphocytes CD4 est < à 200/mm3 et/ou quand la charge virale est élevée.

 

 

 

3 - CALENDRIER VACCINAL 2000.                 

! La revue du praticien – Médecine Générale. Tome 14. n° 513 du 30 octobre 2000 – p 1901. Dès le 1er mois Tuberculose La vaccination BCG précoce est réservée aux enfants vivant dans un milieu à risques. La vaccination par le BCG est obligatoire pour l’entrée en collectivité incluant la garde par une assistante maternelle. L’épreuve tuberculinique doit être pratiquée 3 à 12 mois plus tard. A partir de 2 mois Diphtérie, tétanos, coqueluche, polio, haemophilus influenzae b 3 injections à 1 mois d’intervalle. Le vaccin polio injectable est recommandé, surtout pour les primovaccinations et les rappels, le vaccin polio oral réservé uniquement aux situations épidémiques. Le vaccin coqueluche à germes entiers est recommandé.

 

Hépatite B.

2 injections à 1 mois d’intervalle, la 3ème six mois après la 1ère . La vaccination contre l’hépatite B peut être commencée à partir de 2 mois (sauf le cas des enfants nés de mère antigène HBs positif, chez qui elle doit être faite à la naissance).

A partir de 12 mois Rougeole, oreillons, rubéole La vaccination associée rougeole-oreillons–rubéole est recommandée de façon indiscriminée pour les garçons et les filles.

 

La vaccination rougeole peut être pratiquée plus tôt, à partir de 9 mois pour les enfants vivant en collectivité, suivie d’une revaccination 6 mois plus tard en association avec les oreillons et la rubéole. En cas de menace d’épidémie dans une collectivité d’enfants, on peut vacciner tous les sujets supposés réceptifs, à partir de 9 mois. La vaccination immédiate peut être efficace si elle est faite mois de 3 jours après le contact avec un cas.

 

Hépatite B.

3ème injection. Cette 3ème injection peut être réalisée entre 5 et 12 mois après la date de la 2ème injection.

16-18 mois Diphtérie, tétanos, coqueluche, polio, haemophilus influenzae b 1er rappel. Lors du 1er rappel on peut, si nécessaire, pratiquer en un site d’injection séparé, vaccination associée

rougeole-oreillons–rubéole.

 

Le vaccin coqueluche à germes entiers ou le vaccin acellulaire peuvent être utilisés indifféremment. Entre 3-6 ans Rougeole, oreillons, rubéole 2ème dose.

Une seconde vaccination associant rougeole-oreillons–rubéole est recommandée pour tous les enfants.

 

Avant 6 ans, Tuberculose La vaccination par le BCG est obligatoire pour l’entrée en collectivité, donc pour l’entrée à l’école maternelle ou en primaire.

6 ans Diphtérie, tétanos, polio 2ème rappel Rougeole, oreillons, rubéole La vaccination associée rougeole-oreillons–rubéole est recommandée chez les enfants n’ayant pas encore été vaccinés ou n’ayant reçu qu’une dose.

L’entrée à l’école primaire est une bonne occasion de vacciner éventuellement le même jour que le 2ème rappel diphtérie, tétanos, polio et / ou le BCG 11-13 ans Diphtérie, tétanos, polio 3ème rappel.

 

Coqueluche. Un rappel tardif coqueluche est recommandé chez tous les enfants, l’injection devant être effectuée en même temps que le 3ème rappel diphtérie, tétanos, polio avec le vaccin coquelucheux acellulaire. Rougeole, oreillons, rubéole rattrapage.

 

Une vaccination associée rougeole-oreillons–rubéole est recommandée pour tous les enfants n’en ayant pas bénéficié, quels que soient leurs antécédents vis à vis des trois maladies.

 

Hépatite B Si la vaccination n’a pas été pratiquée dans l’enfance, un schéma complet en 3 injections : les 2 premières à un mois d’intervalle, la 3ème entre 5 et 12 mois après la date de la 2ème injection.

 

Epreuve tuberculinique Les sujets aux tests tuberculiniques négatifs, vérifiés par IDR, seront vaccinés ou revaccinés.

 

16-18 ans Diphtérie, tétanos, polio 4ème rappel Rappels ultérieurs tétanos et polio tous les 10 ans.

 

Rubéole pour les jeunes femmes non vaccinées. La vaccination contre la rubéole est recommandée, par exemple lors d’une visite de contraception ou prénuptiale.

 

Si la sérologie prénatale est négative ou inconnue, la vaccination devra être pratiquée immédiatement après l’accouchement , avant la sortie de la maternité. A partir de 18 ans Tétanos, polio Tous les 10 ans.

 

Hépatite B, Uniquement pour les personnes appartenant à un groupe à risque : schéma complet en 3 injections : les 2 premières à un mois d’intervalle, la 3ème 4 mois après la date de la 2ème injection.

 

Rubéole, Pour les femmes non vaccinées en âge de procréer. A partir de 65 ans Grippe Tous les ans Lorsqu’un retard est intervenu dans la réalisation du calendrier indiqué, il n’est pas nécessaire de recommencer tout le programme des vaccinations imposant des injections répétées. Il suffit de reprendre ce programme au stade où il a été interrompu et de compléter la vaccination en réalisant le nombre d’injections requis en fonction de l’âge.

 

* Après 2 vaccinations par le BCG réalisées par voie intradermique, les sujets qui ont une intradermo-réaction à la tuberculine négative sont considérés comme ayant satisfait aux obligations vaccinales.

  

4- PRATIQUE DE LA VACCINATION.

4.1 RESPONSABILITÉ EN CAS D’ACCIDENT POST-VACCINAL.

Le   médecin  du  travail  assume  la  responsabilité  de  ses  actes  professionnels  et,  en  particulier,  des  accidents  liés  aux vaccinations. La pratique vaccinale doit être signalée et couverte par son assurance en responsabilité civile professionnelle souscrite obligatoirement.

Vaccinations obligatoires :

Conformément aux dispositions de l’article L.10-1 du code de Santé Publique, l’Etat est responsable des accidents liés directement aux vaccinations obligatoires.

L’agrément préalable du service médical ou du médecin n’est plus nécessaire depuis la loi n°75 - 401 du 26 mai 1975 qui étend la couverture générale des risques vaccinaux, quel que soit le lieu où la vaccination est effectuée.

 

Vaccinations recommandées :

Elles doivent faire l’objet d’un argumentaire formel établi pour le CHSCT et la Direction : c’est en effet cette dernière qui met à disposition ou non le financement nécessaire. Pour ces vaccinations, les incidents ou effets secondaires ne sont pas couverts par l’Etat mais par l’employeur en responsabilité civile, son accord de fait étant contenu dans le financement de la vaccination (comme par exemple la grippe).

Néanmoins, en ce cas, il pourrait être discuté l’accident du travail, puisque le fait survient ou trouve sa cause dans un geste fait sur le lieu et dans le temps de travail. Aucune jurisprudence dans ce sens n’a été retrouvée.

Le médecin du travail peut être tenu pour responsable s’il est prouvé qu’il n’a pas informé clairement l’employeur de ses obligations et signaler le fait au cours du CHSCT.

 

4.2 INFIRMIER(E).

! Article 6 du décret n°2002-194 du 11 février 2002 :

L’infirmier(e) est habilité(e), sur prescription médicale écrite qualitative, quantitative, datée et signée, à réaliser les vaccinations.

Il est nécessaire par ailleurs qu’un protocole de soins d’urgence soit mis à la disposition de l’infirmier(e).

 

! Article 13 du décret n°2002-194 du 11 février 2002, 

Relatif aux actes professionnels et à la profession d’infirmier :

En l’absence d’un médecin, l’infirmier est habilité, après avoir reconnu une situation relevant de l’urgence ou de la détresse psychologique, à mettre en oeuvre des protocoles de soins d’urgence, préalablement écrits, datés et signés par le médecin responsable. Dans ce cas, l’infirmier accomplit les actes conservatoires nécessaires jusqu’à l’intervention d’un médecin. Ces actes doivent obligatoirement faire l’objet de sa part d’un compte rendu écrit, daté, signé, remis au médecin et annexé au dossier du patient.

 

En cas d’urgence et en dehors de la mise en oeuvre du protocole, l’infirmier décide des gestes à pratiquer en attendant que puisse intervenir un médecin. Il prend toutes mesures en son pouvoir afin de diriger la personne vers la structure de soins la plus appropriée à son état. »

Dans le cadre de la médecine du personnel hospitalier, la responsabilité civile de l’infirmier(e) est celle de l’établissement employeur. Il n’y a donc aucune nécessité particulière d’assurances.

 

! Arrêté du 5 septembre 1996 :

L’infirmier(e) peut pratiquer l’IDR à la tuberculine, la lecture devant être faite par le médecin.

4.3 EXAMEN CLINIQUE PREALABLE A LA VACCINATION.

Avant chaque injection, le médecin du travail doit effectuer un examen clinique du salarié, précédé d’un interrogatoire à la recherche d’antécédents médicaux pouvant contre-indiquer de façon temporaire ou définitive la vaccination.

Les contre-indications vaccinales figurent dans les textes d’autorisation de mise sur le marché des vaccins et sont périodiquement révisées (circulaire DGS 97-267 du 08/04/1997).

Cet examen préalable doit être complété d’une étude du poste de travail permettant d’apprécier le risque encouru par le salarié et la mise en place possible d’autres moyens de lutte ou de prévention contre ce risque.

 

 

4.4 DOMMAGES ET LITIGES POSSIBLES.

Contamination d’une personne non immunisée :

Négligence de ne pas avoir contrôlé la vaccination en réclamant le certificat de vaccination établi par le médecin vaccinateur : il n’y a aucune raison (c’est même une faute déontologique) de mettre en doute ce que certifie un confrère.

Vaccination obligatoire non faite car contre-indications - Le risque de contamination étant très élevé (donc mal évalué ?), une demande de poste différent comportant des limitations précises aurait dû être faite.

Une information pour éviter toute contamination a été soit absente, soit insuffisante. Non respect des délais d’immunisation.

 

Accident vaccinal :

Vaccination obligatoire : responsabilité de l’Etat, mais action récursoire possible (très rare).

Vaccination recommandée : financée par l’employeur qui signe ainsi son accord, responsabilité de l’employeur, mais action récursoire possible.

Vaccination de complaisance : relève de la seule responsabilité du médecin, mais c’est un acte qui ne fait pas partie du cadre d’activité du médecin du travail (comme les ordonnances, les soins non urgents ou non liés à une nécessité de santé publique…). L’employeur pourrait se retourner contre le médecin du travail pour actes hors de ses missions propres.

Le médecin du travail, comme tout médecin, doit déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance tout effet indésirable lié à la pratique d’une vaccination.

 

Inaptitude pour contre-indication vaccinale ou refus de vaccination :

Inaptitude à un poste (et non pas à tout poste) pour lequel un reclassement est impossible du fait de l’administration ou de l’employeur, le licenciement ne peut pas être de la responsabilité du médecin.

Pour qu’il y ait inaptitude, il faut admettre que la nécessité médicale de cette vaccination est clairement établie par : - présence d’un risque, absence de protection spécifique de l’employé (vérification de l’immunité du sujet),  présence d’un risque non maîtrisable par un aménagement de poste.

 

5- CONDUITE A TENIR EN CAS DE CHOC

5.1 CHOC VAGAL

Diagnostic :

Malaise avec pâleur, transpiration, sensation de froid, parfois troubles de conscience, syncope.

Pouls le plus souvent ralenti, difficile à prendre, chute de la tension artérielle (TA < 9).

Pas d'autre trouble, en particulier respiratoire. Récupération rapide souvent spontanée et complète même si non immédiate.

 

Conduite à tenir par l’infirmier(e) :

Allonger rapidement le patient dès le début du malaise, les jambes surélevées et la tête en bas.

Prendre le pouls et la tension artérielle.

Si petit malaise : 1 sucre avec alcool de menthe.

Si le malaise se prolonge : Alerter le service des urgences de l’hôpital.

Poser une voie veineuse et mettre un glucosé 5.

Préparer une ampoule de 0,5 mg d’atropine (1ml de soluté à 0,05 %).

 

Conduite à tenir par le médecin :

Si bradycardie excessive (pouls < 40 battements par minute) : 1 injection SC ou IV de sulfate d'atropine (1 ampoule de 0,5 mg).

Prévoir ECG.

 

Prévention :

Faire la prise de sang ou le vaccin dans une position qui permettra d'être couché rapidement en cas d'incident.

 

5.2 CHOC ANAPHYLACTIQUE.

Conduite à tenir par l’infirmier(e) :

Traitement immédiat des premières réactions allergiques non majeures, avant installation du choc.

Urticaire, érythème banal isolé, localisé : 1 à 2 comprimés de zyrtec, Urticaire, érythème diffus, oedème cutané, troubles respiratoires : - Alerter d’urgence le service des urgences de l’hôpital.

Poser une voie veineuse et mettre un glucosé 5. Prendre le pouls et la tension artérielle.

Préparer : - 1 ampoule de 5 mg de polaramine - 1 ampoule de 60 mg de solumédrol - 1 ampoule à 0,05% d’adrénaline (0,5 mg).

 

Conduite à tenir par le médecin :

Urticaire, érythème, oedème cutané : - 1 ampoule de 5 mg de polaramine (IM ou SC ou IV selon l’urgence). En cas de troubles respiratoires (oppression ou constriction thoracique, dyspnée) : - 2 inhalations immédiates de ventoline aérosol - 1 ampoule de 60 mg de solumédrol en IV Choc constitué : phénomènes cutanés, respiratoires, digestifs (douleurs abdominales, nausées, vomissements, diarrhée), choc avec pâleur, troubles de la conscience, chute de la tension artérielle, au maximum arrêt cardiaque.

1 ampoule à 0,05% d’adrénaline (0,5 mg en SC) jusqu’à 1 mg si chute importante de la tension artérielle (Tenir l’ampoule à l’abri de la lumière) L’évolution des signes se fait par vagues successives avec des phases d’amélioration suivies de possibles phases d’aggravation : nécessité d’une surveillance médicale de plusieurs heures (hospitalisation).

 

Prévention :

Nécessité  d’un   interrogatoire  préalable  :   sur  les  réactions  allergiques  aux  antibiotiques  (néomycine,  streptomycine, polymycine B)  sur les réactions allergiques à l’albumine (grippe).

 Respecter les intervalles entre les vaccins (titrage d’anticorps)

 

6 - MYOFASCIITE A MACROPHAGES (MFM).

Synthèse de l’investigation menée par l’Institut de Veille Sanitaire en collaboration avec le groupe de recherche sur les maladies musculaires acquises et dysimmunitaires (mars 2001).

Au 31 mai 2000 : 93 cas décrits (myalgies et fatigue essentiellement, arthralgies, céphalées, douleurs abdominales et dyspnée).

Il s’agit d’une myopathie inflammatoire. En France, la mise en évidence de cette lésion a été faite chez l’adulte exclusivement, sur des biopsies du deltoïdes. L’hypothèse est que la lésion histologique peut constituer une réaction anormale à l’injection de vaccins adjuvés aux sels d’aluminium, quand ces injections se font par voie intramusculaire dans le deltoïde.

 

Il existe un lien de causalité probable entre l’injection en intramusculaire dans le deltoïde d’un vaccin contenant de l’hydroxyde d’aluminium et la lésion histologique caractéristique de la MFM.

Par sécurité, faut-il supprimer la voie intramusculaire dans le deltoïde et réutiliser la voie sous cutanée dans le dos, en sachant que les aiguilles de vaccin actuelles sont plus petites ?

 

TABLEAU 1 : LISTE  DES  VACCINS  CONTENANT  DES  SELS D'ALUMINIUM.

Vaccins commercialisés.

AVAXIM vaccin inactivé contre l'hépatite A suspension injectable (IM).

D.T.COQ suspension injectable.

DIFTAVAX ADULTE vaccin diphtérique et tétanique absorbé suspension injectable [rés. usage hosp.].

ENGERIX B 10 ENF-NOUR vaccin contre l'hépatite B suspension injectable IM.

ENGERIX B 20 ADULTES vaccin contre l'hépatite B suspension injectable IM.

GENHEVAC B PASTEUR suspension injectable IM.

HAVRIX ADULTES 1440 U/1 ml suspension injectable IM.

HAVRIX ENF-NOUR 720 U/0.5 ml suspension injectable IM.

HB VAX DNA suspension injectable IM 10 µg/ml en seringue pré-remplie : 1 ml.

HB VAX DNA suspension injectable IM 40 µg/ml : fl 1 ml [rés. usage hosp].

HB VAX DNA suspension injectable IM Enf/Nour/NN 5 µg/0,5 ml en ser : 0,5 ml.

INFANRIX Polio ENF suspension injectable (IM) en seringue pré-remplie.

INFANRIX Polio Hib NOUR poudre et suspension pour suspension injectable (IM).

PENTACOQ poudre et suspension pour suspension injectable IM.

PENTAVAC   poudre   et   suspension   pour  suspension  injectable  en  seringue pré-remplie.

PENTHIB est  poudre  et  suspension pour suspension injectable IM [rés. usage hosp.].

REVAXIS suspension injectable.

TETRACOQ suspension injectable IM.

TETRAVAC ACELLULAIRE suspension injectable en seringue pré-remplie.

TICOVAC  2.7  microg   suspension  injectable  en  seringue pré-remplie vaccin de l'encéphalite à tiques, adsorbé.

TWINRIX ADULTE 720/20 suspension injectable en seringue pré-remplie.

TWINRIX ENFANT 360/10 suspension injectable en seringue pré-remplie.

VACCIN DTCP PASTEUR suspension injectable IM.

VACCIN TETANIQUE PASTEUR suspension injectable.

VAXICOQ suspension injectable, vaccin coquelucheux adsorbé sur hydroxyde d'aluminium.

 

Vaccins dont la commercialisation est arrêtée.                  

D.T.VAX solution injectable.

HAVRIX 720 UI/1 ml suspension injectable IM.

HAVRIX ENF- NOUR 360 U/0.5 ml suspension injectable IM.

PENTACOQ    lyoph   et   suspension    pour   suspension   injectable  en  serigue pré-remplie bicompartimentée.

PENT - HIB  est  lyoph  et  suspension   pour  suspension  injectable  en  seringue pré-remplie bicompartimentée.

TETAVAX suspension injectable.

VACCIN DT PASTEUR solution injectable.

VACCIN HEVAC B PASTEUR suspension injectable.

 

Source : Site de la Banque de Données Automatisée sur les Médicaments.

 

Page consultée le 19 février 2002.

Site : http://www.biam2.org

 

 

  L'IMPATIENT (REVUE ALTERNATIVE SANTE).

Février 2002 N° 286 pages 20-21 et 30-31es n° 20-21.

 Des Vrais Malades non Reconnus.

Syndrome de fatigue chronique, spasmophilie, fibromyalgie..., Ces maladies ne sont pas faciles à identifier et à traiter. Des victimes en témoignent. Myofasciite après vaccin anti-hépatite B.

 

SUZETTE, 41 ANS

" hyperactive avant ma vaccination contre l'hépatite B en 1994, aujourd'hui je ne suis plus capable d'assumer le quart de ce que je faisais avant. Je suis obligée de m'allonger deux heures par jour, sinon je ne tiens pas la journée et pourtant je me couche tôt ! C'est une vie au ralenti." 

En septembre 1997, elle ne peut plus tenir debout et elle est hospitalisée. Après de nombreux examens on diagnostique une sarcoïdose bénigne ( ganglions accrochés aux muscles. ) Mais rien ne change, les ganglions se résorbent sous l'effet du traitement, mais la fatigue et les douleurs musculaires sont toujours là.  " Le matin, il me faut un quart d'heure pour me déplier.

 

Je suis tout endolorie, comme si on m'avait rouée de coups. Et puis j'ai froid du matin au soir. Ma température constante oscille entre 35 et 36 degrés. À cela s'ajoutent des troubles neurologiques inquiétants : Des problèmes de coordination et de prégnance.

Lorsque vous vous rendez compte que vous n'arrivez plus à guider votre fourchette jusqu'à votre bouche, même si ça ne dure qu'une fraction de seconde, c’est angoissant !

 

Les examens reprennent. On parle de sclérose en plaques. " Je m'attendais à quelque chose De pas commun. Mais une sclérose en plaques, ça fait peur. On pense à ses enfants, comment vont-ils le vivre ? " Finalement, en 1999, le diagnostic est posé :  Suzette souffre de Myofasciite à macrophages, maladie provoquée par l'hydroxyde d'aluminium présent dans le vaccin contre l'hépatite B.

 

Hélas, il n'a pas de traitement efficace connu. Elle a donc décidé de s'en passer et d'accepter sa maladie. " Infirmière vétérinaire, j'ai négocié un mi-temps afin de pouvoir continuer à avoir une vie active. Cependant, je ne veux pas renoncer à vivre, alors j'apprends à me ménager." 

Christine KERFANT

 

Page n° 30

LA MYOFASCIITE A MACROPHAGES.

Découverte depuis peu, la myofasciite à macrophages est une maladie causée par l'aluminium des vaccins. Elle pourrait être la porte d'entrée du syndrome de fatigue chronique.

Révélée au mois de février 2001 par notre journal, la myofasciite à macrophages ( MFM ) est une nouvelle maladie apparue il y a moins de dix ans. Principalement caractérisée par une fatigue chronique de longue durée et des troubles musculo -articulaires et neurologiques, elle est souvent aggravée par une maladie auto-immune. 

 

Le devenir de la maladie est inconnu et les traitements quasi-inexistants : les anti-inflammatoires sont inefficaces, les antalgiques associés à un traitement kinésithérapique ont en effet plus durable, mais créent une dépendance dangereuse et doivent être réservés aux formes les plus douloureuses et les plus invalidantes. Un soutien psychologique est nécessaire pour les formes les plus lourdes.

 

La MFM présente de nombreux points communs avec le syndrome de fatigue chronique et avec la fibromyalgie. Une équipe de médecins et chercheurs de Germmad accuse l'aluminium du vaccin d'en être la cause. 

L'InVS ( Institut de veille sanitaire ) publie mars 2001 une synthèse : " Myofasciite à macrophages. Rapport d'investigation exploratoire ". Demandé par l'OMS, une étude épidémiologique vient de démarrer.

 

Page n° 31

ALUMINIUM ET FATIGUE CHRONIQUE.

Question  au  Pr  Romain  Gherardi  chef  de  service  d'histologie  de  l'hôpital  Henri  Mondor  ( Créteil )  le  Pr Gherardi est l'un des membres du Germmad.

ALTERNATIVE SANTE - L'Impatient : les symptômes de la fibromyalgie et du syndrome de fatigue chronique ressemblent à ceux de la myofasciite à macrophages (MFM ). La cause ne pourrait-elle pas être commune ?

 

Pr Gherardi : La MFM rassemble plus au syndrome de fatigue chronique qu'à celui de la fibromyalgie, même si ces deux syndromes se chevauchent largement. Les fibromyalgies présentent une série de points douloureux à la pression qu'on ne retrouve pas très souvent dans les cas de MFM les signes habituels du syndrome de fatigue chronique définis par les CDC ( Centre de contrôle des maladies.) Pris dans leur ensemble, les patients possèdent en outre trois principales caractéristiques déjà constatées dans les études épidémiologiques sur le syndrome de fatigue chronique : 1. Une sur représentation des personnels de santé ; 2. Une sur représentation des sportifs ; 3. L'existence fréquente de troubles neuropsychiatriques au moment du diagnostic, alors que les patients n'ont aucun antécédent particulier.

 
TOUT SE FAIT AU DETRIMENT DES MALADES " Environ deux cent cas de MFM sont actuellement recensés dans les centres qui dépendent du Germmad. D'autres cas nous sont signalés dans le plusieurs pays ", nous a précisé le Pr Gherardi, de l'hôpital Henri Mondor ( Créteil ) voir encadré ci-dessus. ) Un nombre qui serait sans doute beaucoup plus élevé si l'affaire été rendue publique et les médecins alertés. Tout cela se fait au détriment des malades, dont beaucoup se trouvent face à des difficultés insurmontables : d'abord pour avoir un diagnostic sûr et un traitement adapté, ensuite pour obtenir la prise en charge de leurs troubles et les mesures qui s'en posent ( travail adapté ou mise à la retraite ), lorsque la maladie est trop invalidante.  

 

Trop d'intérêts sont en jeu.

Car ce sont les vingt-cinq vaccins contenant de l'aluminium qui sont aujourd'hui sur la sellette ( Alternative Santé - l'Impatient : février, avril et décembre 2000.) Or ce ne sont pas seulement quelques centaines de victimes qui sont à craindre, mais des dizaines de milliers si, comme le demande le Pr Gherardi, l'aluminium du vaccin est l'une des causes du syndrome de fatigue chronique et du syndrome de la guerre du Golfe et des Balkans. La persistance l'aluminium dans le muscle pendant de nombreuses années est une épée de Damoclès posée au-dessus de tous ceux qui ont reçu ce vaccin. Ils ne peuvent se retrouver à la merci de facteurs déclenchant une MFM : nouvelle vaccination avec des vaccins aluminiques, contamination avec d'autres sources d'aluminium au d'autres toxiques, stress, fatigue consécutive à un effort intense pour prolongé. La MFM : une affaire explosive.

Régis Pluchet

 

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  LE QUOTIDIEN DU MEDECIN .

Du vendredi 12 avril 2002 N° 7106.

Page n° 20

La Myofasciite à Macrophages : une nouvelle myopathie.

De nombreuses   myopathies  congénitales,  enzymatiques,  dysimmunitaires  endocriniennes,  Toxiques  ou  métaboliques, (mitochondriopathie, glycogénose, lipidose) peuvent être révélés par un tableau essentiellement asthéniant. Parmi celles-ci, la plus caractéristique est une nouvelle entité de description récente et dénommée Myofasciite à macrophages (MMF) La myofasciite à macrophages est une nouvelle myopathie inflammatoire qui a été découverte en 1998 par le GERMMAD (Groupe d'étude et de recherche sur les maladies musculaires acquises et dysimmunitaires) et enregistrée un avec une incidence croissante dans les principaux centres de myopathologie français.

 

Depuis son apparition, plus de 250 cas ont été collégiés en France.  

Le tableau clinique est dominé, chez un adulte d'âge variable (âge moyen : 43 ans, extrême : de vente 5 à soixante-dix ans, sex-ratio F/H=1,3), par une symptomatologie musculaire chronique (début 11,2+8,7 mois en moyenne avant le diagnostic) associant myalgies chroniques et fatigabilité musculaire invalidante. Les myalgies chroniques d'intensité variable (modérée à sévère) constitue la principale manifestation, noté dans les 90 à 100 % des cas. 

 

Les myalgies prédominent aux membres, notamment membres inférieurs, parfois aggravée à l'effort. Le sillage initial des myalgies, il bien qu'inconstant (40 % des cas), est évocateur de MMF, d'autant que ce siège  est j'ai rarement observé dans la fibromyalgie, le syndrome de Fatigue chronique ou les autres myopathies inflammatoires. Les examens complémentaires sont inconstamment contributifs.

 

La biopsie musculaire, réalisé de façon chirurgicale afin de prélever et d'examiner les fascia, doit être pratiqué au niveau du deltoïde non dominant.

Cette biopsie musculaire permet seule le diagnostic, objectivant un tableau histologique parfaitement stéréotypé : infiltration épi – péri - et endomysiale par des macrophages cohésifs CD68+, PAS+, exprimant le MHC de classe II, -  associés à une souffrance myocytaire minime. Les marqueurs des cellules de la lignée langerhansienne (CD1a-, S100-) sont négatifs. Un très discret infiltrât lymphocytaire T CD8+ a parfois été associé. Il n'a pas de cellules T CD4+, de cellules B CD20 ou plasmocytaires. La fixation s'étend de façon centripète à partir des fascia vers le muscle sous-jacent.

 

Origine suspectée de la Myofasciite à macrophages.

Il n'y a pas de nécrose, de régénération, d'atrophie périfasciculare, des cellules épithélioïdes, cellules géantes, de particules aux deux corps étrangers. Les colorations de Ziehl-Neelsen, auramine, et Gram sont négatives.  

Plusieurs travaux (microanalyse X, analyse ionique et spectroscopie d'émission) réalisés dans les centres de référence de la MMF et notamment ceux de PhilippeMorreto (Bordeaux) ont montré que les cristaux intramacrophagiques sont constitués de phosphate d'aluminium. 

 

L'absence d'intoxication systématique par l'aluminium, sa présence unique dans le deltoïde dominant des patients, l'apparition de la MMF en 1993 - 1994, date des campagnes de vaccinations intensives et des modifications des modes de vaccinaux (passages de la voie sous-cutanée à la voie intramusculaire, notamment pour le vaccin VHB), ont fait suspecter une origine vaccinale aluminique, chez des sujets probablement prédisposés à l'origine de la MMF. 

 

Les résultats de première étude réalisée par les membres du GERMMAD établissant un lien statistique formel entre lésions de MMF et vaccin aluminiques, résultas confortés par l'enquête épidémiologique de l'InVS (Institut national de veille sanitaire) posent un problème important de santé publique. Afin de confirmer ou  d'infirmer cette hypothèse une enquête épidémiologique réalisée par l'AFSSAPS (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) a débuté en collaboration avec le GERMMAD. 

 

D'après la communication de Pr Patrick Chérin

Service de médecine interne

Hôpital la Salpêtrière,

75020 Paris   

 

 

  L’IMPATIENT (REVUE ALTERNATIVE SANTE).

Avril 2002 N° 288 Pages n° 10 à 14.

 Page n° 10

Alerte, on va revacciner !

Le  Ministère   de  la Santé  s’apprête  a  relancer  de  manière  massive   les  campagnes  vaccination  contre l'hépatite B. Une décision basée sur un  rapport qui fait le jeu des laboratoires et qui est vivement contesté par les associations de victimes du vaccin. 

 

Page n° 11-12

«  Ont ne retient que les déclarations des médecins et non celles des patients » Le Dr Dominique Le Houézec, pédiatre, est responsable du comité médical du Revahb, réseau des victimes du vaccin hépatite B.

 

Page n° 12- 3

La recherche sur la sclérose en plaques sponsorisée par les Labos.

 

Page n° 13- 4

UN MAQUIS JURIDIQUE.

Les victimes des vaccinations peuvent obtenir une réparation des dommages qui en résultent. Mais elles doivent pour cela effectuer un véritable parcours du combattant, où les chasses-trappes sont nombreuses.  

Pour obtenir une réparation ou même seulement une prise en charge de leur invalidité, les victimes du vaccin anti-hépatite B, comme d'ailleurs les victimes de tout autre vaccin vont devoir affronter un véritable maquis de procédures où les chausse - trappes sont fréquentes.

 

Trop souvent confrontées à une interprétation restrictive des textes, elles doivent engager de multiples démarches pour faire reconnaître leur bon droit. Tout cela est long, très long et coûteux et demande beaucoup d'énergie à des personnes malades et n'ayant pas toujours les ressources nécessaires. "C'est une véritable galère", dénonce Armelle Jeanpert  qui parle connaissance de cause. Attente de sclérose en plaques après vaccination anti-hépatite B, elle a obtenu une condamnation en première instance depuis en appel des laboratoires SmithKline Beecham. 

 

Ces dernières qui contestent le lien entre la vaccination et sa maladie, ne sont pas pourvus En cassation. Pourtant Armelle Jeanpert peut faire état de plusieurs expertises, notamment celle de la Commission de règlement amiable des accidents poste-vaccinaux. Celle-ci lui accorder une rente viagère annuelle, en reconnaissant que "la vaccination contre l'hépatite B pourrait être regardée comme un facteur déclenchant de [son] état de santé". 

 

Aujourd'hui, son état est aggravé, elle souffre de vasculaire et de myofasciite à macrophages, dont le diagnostic, effectués après nos réservations sur l'hydroxyde d'aluminium, vient renforcer les preuves de la responsabilité du vaccin.

 

Armelle Jeanpert a obtenu une connaissance d'accident de travail provoqué par la vaccination. Mais cette reconnaissance lui avait été refusée dans un premier temps pour déclaration trop tardive ! Un recours à permis de faire reconnaître que le délai obligatoire de moins de deux ans ne doit être compté qu'après la date du diagnostic qui établit le lien entre la vaccination et les troubles apparus. C'est la règle aujourd'hui reconnue par la Caisse Nationale d'Assurance-Maladie. Cette reconnaissance a entraîné le versement d'indemnités journalières. 

Celles-ci ont été revalorisées suite à une rechute en 1998. Mais la caisse primaire d'assurance-maladie de la Moselle estimait en novembre 2000 que cette valorisation était erroné et réclamait à Mme Jeanpert le remboursement d'une somme 283 000 F (28.000E).

 

Suite à une intervention de la Caisse nationale d'assurance-maladie, la CPAM finit pas considérer deux mois plus tard que la revalorisation était justifiée y renonça à réclamer cette somme.

Mais Armelle Jeanpert n'est pas au bout de ses peines. Licenciée par l'hôpital-maison de Retraite Saint-Joseph de Sarralbe pour "absence prolongée", elle a obtenu des prud'hommes une condamnation de son employeur pour licenciement abusif. Celui-ci ayant fait appel, six ans après son licenciement, elle n'a toujours pas des indemnités de licenciement. Une situation hélas trop fréquente : parmi les témoignages que nous avons publiés depuis 1996, plusieurs victimes nous parlaient des problèmes qu'elles rencontraient sur leur lieu de travail.

 

Difficulté obtenir un travail aménagé au un licenciement correct. Une infirmière qui, comme beaucoup de victimes est restée plusieurs années (huit) sans diagnostic précis de sa maladie, a dû renoncer à tout recours contre son licenciement. Elle est aujourd'hui toujours en litige avec la Sécurité sociale dans le cadre de la reconnaissance de l'accident de travail.

 

Elle espère avoir gain de cause désormais, grâce au diagnostic de Myofasciite à macrophages qui aient été établi en août 2001, suite à nos réservations. 

Elle a d'ailleurs fait une demande d'indemnisation auprès de la Commission de règlement Amiable des accidents postvaccinaux. Mais cette commission d'indemnisation tarde à se prononcer sur les demandes de personnes ayant un diagnostic de Myofasciite à macrophages. 

 

Page n° 14

« On sert d’alibi ! »

Jean-Marie Petit est président du Revahb, Réseau des victimes du vaccin hépatite B. Vacciné en milieu scolaire sa fille Sabine, alors âgée de 11 ans, a contracté une myélite en novembre 1995.  

Régis Pluchet 

 

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  SCIENCES ET AVENIR (REVUE).

Mai 2002 N° 663 Pages N° 24 – 25.

 Vaccins en France Jusqu'ici tout va bien.

Une première au Parlement européen. Un vrai débat contradictoire" sur le bien-fondé de la pratique vaccinale ». Avec une question centrale: et si les vaccins étaient plus nocifs que bénéfiques dans les pays riches ?

L'Europe bouge. Bruxelles le 5 avril 2002 : pour la première fois, dans les locaux du Parlement européen, la parole a été largement donnée aux spécialistes des effets secondaires des vaccins. Au centre des débats, une idée simple: il faut arrêter de penser l'acte de vaccination comme si l'on vivait encore dans des conditions d'hygiène précaires.

Il faut repenser le rapport  bénéfices- risques à la lumière d’une société européenne qui jouit des meilleures conditions d’hygiène, d’un cadre médicalisé performant et de conditions de vie excellentes.

 

Un exemple, l’échec  vaccinal du BCG.

"Même en Inde du Sud où a été menée une étude épidémiologique publiée par l'OMS en 1997, on a démontré que, dans les régions où s'est déroulée une campagne de vaccination, on trouvait  plus de tuberculose qu'ailleurs onze ans après, affirme un médecin allemand, Gerhard Buchwald. Il a fallu quatre ans pour un premier écho, puis encore sept ans pour obtenir une communication à ce sujet. Les effets secondaires étaient tellement négatifs que, depuis, la responsabilité de la vaccination en Allemagne, en cas de séquelles, incombe au médecin prescripteur." Et de constater que "pour la tuberculose, le meilleur des remèdes  reste l'hygiène, y compris alimentaire et la suppression de la promiscuité."

 

Autres points largement développés, les maladies auto-immunes qui restent encore très mystérieuses  quant à leurs mécanismes. Et les risques liés aux polyvaccinations de plus en plus fréquentes, pour des gains de temps et des économies de souffrance, notamment pour les enfants. Pour nombre d'intervenants, les vaccinations simples  dans des espaces de temps prolongés sont à privilégier.

 

Droits dans leurs bottes, les représentants des laboratoires et de l'OMS ont lâché prise sur quelques évidences : "Ne jamais vacciner un enfant malade", par exemple.

Ou encore, lutter contre l'acharnement de certains médecins à faire les rappels malgré des signes cliniques alarmants. Témoignage de Bonnie Dunbar, professeur de biologie moléculaire et cellulaire à Houston (Etats-Unis), qui travaille actuellement à la mise au point d'un vaccin contre  le sida : "Mon frère était en excellente santé. Première vaccination contre l'hépatite B : une réaction immédiate avec fièvre. Malgré cette alerte, le rappel est effectué.

 

Mon frère est depuis grabataire..." Autre cas d'acharnement stupéfiant avec une étudiante, encore avec l'hépatite B : "Première vaccination : syndrome grippal. Seconde vaccination : névrite. Troisième vaccination hospitalisation à la suite d'une névrite oculaire chronique. Après ces épisodes, j'ai consulté la littérature. Quant à la FDA est la reçu des rapports sur 40 000 cas litigieux de maladies auto-immunes."

Constat confirmé par le Dr Buchwald :" certaines vaccinations ne sont pas nécessaires, leur bénéfice est faible et les dégâts peuvent être importants." Et de poser la question : "Des vaccins ne seraient-ils pas à l'origine de certaines maladies ?

 

Aujourd'hui, 800 000 enfants et jeunes sont touchés par l'asthme. Les dermites et neurodermites sont en augmentation." De plus, sur des exemples précis, l'absence d'indépendance des experts et des centres d'évaluation a été dénoncée. Une réalité résumée en une phrase par un médecin belge, Kris Gaublomme : "nous ne pouvons plus accepter que l'on mettre en danger la santé des individus pour maintenir la cote boursière de certaines compagnies."

 

Vaccins et aluminium : les enfants aussi.

Une  nouvelle  maladie   liée  à  la vaccination ?  Beaucoup  de  médecins  haussent  encore  les  épaules...  Une   maladie -  la myofasciite à macrophages (MMF) - qui touche des enfants ?

Même certains experts réfutent encore ce principe. Sciences et Avenir avait consacré un large dossier en octobre 2001 ( N° 657) à ce sujet politiquement très sensible. Principal responsable de la MMF, l'hydroxyde d'aluminium contenu dans certains vaccins qui provoque un affaissement des défenses immunitaires conduisant à des handicaps majeurs (fatigue extrême, douleurs musculaires violentes, pertes de mémoire, etc.).

 

Deux enfants américains touchés.

Les thèses les plus dogmatiques seront donc un peu plus ébranlées avec l'observation américaine publiée dans la revue Pediatric Development. Une équipe de l'Université de Floride a étudié le cas des deux premières enfants atteints de myofasciite à macrophages en Amérique du Nord. Le premier, âgé de cinq ans, présentait un diagnostic d'attente neurologique. Le second, âgé de trois ans, souffrait d'hypotonie et d'un retard de développement.

 

Des biopsies réalisées dans le quadriceps ont permis de mettre en évidence un pic d'aluminium caractéristique de la MMF. "Ces cas, soulignent les auteurs ont été rapportés afin d’augmenter la prise de conscience et pour encourager une étude systématique, épidémiologique et clinicopathologique."En France, plus de 200 malades attendent depuis des mois les résultats d'une étude menée par les autorités sanitaires. Une priorité au moment où les quelques spécialistes de la MMF enregistrent entre quatre et six nouveaux cas par semaine.

 

Georges Golbérine, Anne-Marie Raphaël

Sciences et Avenir

62, Rue Richelieu

75002 Paris  Tel : 01  55  35  56  04

E - Mail : redaction@sciences-et-avenir.com

 

 

  L'IMPATIENT (REVUE ALTERNATIVE SANTE)

Juin 2002 N° 290 page n° 4.

 Vaccination anti-hépatite B. Nouveaux Rebondissements Alors que le vaccin anti-hépatite B est à nouveau mis en cause, 29 patients victimes de myofasciite à macrophages viennent de déposer plainte.

 

Le mardi 14 mai, Me Gilbert Collard a déposé entre les mains du doyen des juges d'instruction, à Paris les plaintes de 29 patients atteints de myofasciite à macrophages (MMF), après  vaccination. Une vingtaine d'autres plaintes seront déposées dans quelques semaines en. La MMF est cette maladie due à l'aluminium de vaccin (principalement celui de l'hépatite B et dans quelques cas au vaccin contre le tétanos.) Nous avions révélé la découverte de la gravité allant dernier (ALTERNATIVE SANTE - L'Impatient, février et avril 2001.

 

"Le nombre de victimes diagnostiquées dans les centres spécialisés ne cesse d'augmenter et il atteint environ 300), à explique Patricia Baslé, vice-président de l'association Entraide aux malades de la myofasciite à macrophages qui dénoncent : "il faut que les choses bougent rapidement, et c'est pour cela que nous portons plainte.

La situation des victimes de MMF est catastrophique : les troubles dont elles souffrent ne cessent de s'aggraver, beaucoup  sont obligées d'arrêter leur travail et se retrouvent dans une situation économique difficile." Des difficultés confirmées par Michèle Madonna de l'Association myofasciite à macrophages.

 

La plainte arrive au moment où deux cas de MMF viennent de faire objet d'une publication, dans une revue américaine de pédiatrie, par des médecins de l'hôpital pour enfants de l'Université de Floride du Sud. Il s'agit de deux cas detroubles graves survenus chez un enfant de trois ans et chez un autre de cinq ans. Une biopsie au quadriceps (muscle de la cuisse), site d'injection des vaccins à cet âge, a confirmé la présence de macrophages et de cristaux d'aluminium. De quoi démentir les affirmations de ceux qui nient l'existence de la MMF en prétendant que c'est un mythe français (le Pr Gherardi  nous a confirmé en février dernier, que des cas de MMF étaient désormais diagnostiqués dans plusieurs pays."

 

Cette publication va notamment à l'encontre les affirmations de la Dre Claire - Anne Siegrist, Pédiatre responsable du centre vaccinologie de Genève. Mme Siegrist prétend que la présence d'aluminium au site d'injection n'est qu'un simple "tatouage vaccinal" et que la MMF n'est pas une maladie spécifique. Or, l'observation américaine montre nettement que les symptômes de la MMF sont bien spécifiques à cette maladie.

 

Dans un exposé fait au Medec 2002, le Pr Chérin, de l'hôpital de la Salpêtrière (Paris), l'un de ceux qui ont découvert cette maladie, rappelait que les premiers symptômes de la MMF (des douleurs musculaires) se présentent aux membres inférieurs, "ce qui est rarement observé dans la fibromyalgie, le syndrome de fatigue chronique ou aux autres myopathies inflammatoires" (d'après le Quotidien du Médecin du 12 avril 2002.) Depuis deux ans, Mme Siegrist multiplie les articles pour réhabiliter le vaccin anti-hépatite B en dénonçant ce qu'elle considère comme "un psychodrame collectif" (titre de son article paru dans La Recherche en mars 2000).

 

Mme Siegrist intervient dans les formations et colloques sur les vaccinations organisées par les laboratoires Glaxo-SmithKline et la fondation Mérieux, fer de lance de la promotion des vaccins. Elle faisait partie des personnalités consultées par la  mission d'expertise sur la politique de vaccination contre l'hépatite B (voir ALTERNATIVE SANTE- L'Impatient, avril 2002), on se demande bien pourquoi. Les conclusions de cette mission ont été adoptées par le Conseil supérieur d'hygiène publique (CSHPF) de France dans un avis rendu public début avril. Le CSHPF, jugeant que la tolérance et le rapport bénéfice-risque de cette vaccination sont bons, recommande de (vacciner systématiquement tous les enfants avant 13 ans, en privilégiant  la vaccination des nourrissons.

 

C'est faire peau des cas des enfants, y compris quelques nourrissons victimes du vaccin comme nous le rappelions le mois dernier sur la base des témoignages français est une étude américaine ainsi que ce mois-ci (voir le dossier sclérose en plaques page 26.) N'ayant pas peur de tenir un double langage, le CSHPF admet toutefois implicitement qu'il y a un risque puisqu'il estime qu'avant de vacciner un proche parent (père, mère, frère ou sœur) d'une personne déjà atteinte de SEP, le médecin doit évaluer si rapport bénéfice-risque est en sa faveur. Toutefois, cette précaution ne change pas son appréciation globale et le CSHPF recommande donc de relancer massivement les campagnes  de vaccination contre l'hépatite B.

 

Le vaccin hépatite B est-il cancérigène ?

À  l'encontre  de  l'optimisme  du  CSHPF,  une  nouvelle  étude  américaine,  présenté  au  cours  du Congrès  de  l'Association américaine pour la recherche sur le cancer, suscite de nouvelles inquiétudes. Une équipe de chercheurs de l'Université de Berkley à observé une corrélation entre ce vaccin et la survenue de leucémies chez des enfants de 0 à 15 ans.

 

S'interrogeant sur des raisons qui pourraient expliquer cette corrélation, les chercheurs pensent que le risque pourrait être lié au nombre d'injections et à l'âge, rapporte le Quotidien du Médecin (du 24 avril 2002.) Ils s'interrogent par ailleurs sur l'éventuelle responsabilité des effets toxiques du mercure, utilisé comme conservateur ! L'alerte est suffisamment sérieuse pour que l'Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) ait décidé de lancer une étude épidémiologique. Les résultats de cette enquête seront examinés, fin mai ils seront rendus publics, à la demande de l'ancien Ministre de la Santé, Bernard Kouchner.

 

Nouvelles possibilités d'indemnisation.

C'est  une  bonne  nouvelle  pour  les victimes.  La  loi  du 4  mars  2002  relative  aux  droits des Malades élargit les possibilités d'indemnisation à l'amiable. Cette possibilité de concerner jusqu'ici que les professionnels des établissements de prévention et de soins vaccinés dans le cadre de l'obligation qui date du 18 janvier 1991. Désormais, les personnels victimes d'une vaccination pratiquée avant l'obligation (et donc depuis la commercialisation des premiers vaccins en 1981) pourront bénéficier de la procédure d'indemnisation.

 

Un courrier la Direction générale de la santé a d'ailleurs averti plusieurs personnes, dont la demande avait été précédemment refusée, qu'elles pouvaient désormais adresser une nouvelle demande. Une mesure qui va dans le bon sens, mais rien n'est fait pour toutes celles qui se sont faits vacciner, à la suite de la campagne de propagande des années 1994-1996 alors qu'elles n'y étaient pas légalement obligées.

Régis Pluchet 

 

L'IMPATIENT ( REVUE ALTERNATIVE SANTE )

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Site : http://www.alternative-sante.fr

 

 

Comité consultatif mondial sur la Sécurité des Vaccins.

Le 20-21 juin 2002

L’OMS a créé le Comité consultatif mondial sur la Sécurité des Vaccins (GACVS) en 1999 pour répondre rapidement, efficacement, en toute indépendance (vis-à-vis de l’OMS) et avec toute la rigueur scientifique voulue aux problèmes de sécurité vaccinale pouvant concerner l’ensemble du monde. Le Comité se réunit régulièrement deux fois par an.

Compétent dans les domaines scientifique et clinique, le GACVS est un organe consultatif qui a pour mission de procéder de manière fiable et indépendante à l’étude des problèmes de sécurité des vaccins par:

  • L’examen, à la lumière des dernières connaissances dans tous les domaines allant des sciences fondamentales à l’épidémiologie, de n’importe quel aspect de la sécurité vaccinale de portée nationale ou mondiale, en étroite collaboration avec l’ensemble des parties concernées, notamment des spécialistes appartenant aux administrations nationales, aux milieux universitaires et à l’industrie.
  • La détermination des relations de causalité entre les vaccins ou leurs constituants et les effets indésirables qui leur sont imputés.
  • La création, le cas échéant, d’équipes spéciales chargées d’étudier toute hypothèse sérieuse de lien entre des vaccins et des événements indésirables et de faire procéder aux recherches nécessaires sur l’association présumée.

Les membres du GACVS sont des spécialistes du monde entier dont la compétence est reconnue dans les domaines de l’épidémiologie, de la médecine interne, de la pédiatrie, des maladies infectieuses, de la pharmacologie et de la toxicologie, de la santé publique, de l’immunologie et de l’auto-immunité, de la réglementation pharmaceutique et de la sécurité des médicaments.

Les principes sur lesquels se fonde le Comité pour étudier les relations de causalité ont déjà été publiés dans le REH.1

Le GACVS a tenu sa sixième réunion au Siège de l’OMS, à Genève (Suisse) les 20 et 21 juin 2002.

Ses principales conclusions sont les suivantes:

Innocuité des vaccins contenant du thiomersal

C’est en 1999 que certains se sont inquiétés aux Etats-Unis de l’exposition au mercure suite à l’administration de vaccins contenant du thiomersal. Ces craintes se fondaient sur le calcul de l’apport cumulé de mercure dans les schémas de vaccination des nourrissons, qui peut être supérieur au taux maximum recommandé par les autorités américaines pour le méthylmercure. Toutefois, le thiomersal comprend de l’éthylmercure et non du méthylmercure.

D’après les avis d’experts et les données examinés par le GACVS, l’éthylmercure et le méthylmercure ont une pharmacocinétique très différente. La demi-vie de l’éthylmercure est notamment plus courte (moins de 1 semaine) que celle du méthylmercure (1,5 mois). La présence d’éthylmercure dans le sang est donc de courte durée. De plus, l’éthylmercure est activement éliminé par les intestins tandis que le méthylmercure s’accumule dans l’organisme. Deux études épidémiologiques indépendantes ont récemment été conduites au Royaume-Uni. L’une était financée par l’OMS (analyse de la General Practice Research Database – GPRD), et l’autre par le Ministère britannique de la Santé (analyse des données recueillies lors de l’étude longitudinale Avon sur la grossesse et l’enfance – ALSPAC). D’après l’analyse GPRD, il n’y a pas d’association entre les vaccins diphtérie-tétanos-coqueluche (DTC) contenant du thiomersal administrés à l’âge de 2, 3 et 4 mois et le retard de croissance, notamment des troubles du développement neurologique ou des problèmes de comportement. L’étude ALSPAC corrobore ces résultats. Ces deux études confirment une fois de plus l’innocuité des vaccins infantiles contenant du thiomersal aux doses utilisées actuellement.

Au vu de ces résultats, le GACVS a conclu qu’aucun élément n’attestait à l’heure actuelle la toxicité du mercure chez les nourrissons, les enfants ou les adultes exposés au thiomersal présent dans les vaccins. Il a également conclu qu’aucune considération de sécurité ne justifiait de modifier les pratiques vaccinatoires concernant les vaccins contenant du thiomersal.

Vaccin contre l’hépatite B et leucémie

Un résumé de travaux présentés en avril 2002 à la réunion de l’American Association for Cancer Research faisait état d’un lien entre le vaccin contre l’hépatite B et la leucémie aiguë lymphocytaire chez 334 enfants dans le nord de la Californie. Les enquêteurs pensaient que le thiomersal pouvait être en cause car ses effets sont plus probables à doses répétées. Les auteurs soulignaient qu’il fallait interpréter les résultats avec prudence. Les travaux n’indiquent un lien qu’entre le thiomersal contenu dans le vaccin anti-hépatite B et la leucémie. Les autres vaccins de l’enfance avec du thiomersal n’ont pas été impliqués.

L’éthylmercure contenu dans le thiomersal est rapidement éliminé par l’organisme et disparaît généralement en 5 à 6 jours. Il est peu probable qu’une exposition aussi brève à des quantités infimes de mercure soit suffisamment cancérogène pour provoquer la leucémie de l’enfant. Aucune autre étude n’établit une association entre le mercure et un cancer humain, leucémie, lymphome ou autre affection maligne ou précancéreuse. Dans les études faites sur l’animal, le cancer n’a été associé avec les métaux cancérogènes qu’après exposition permanente ou répétée.

Le GACVS a estimé que l’hypothèse d’un lien entre le vaccin contre l’hépatite B et la leucémie aiguë lymphocytaire, fondée sur une seule source et un échantillon restreint, n’était pas convaincante. Le lien supposé pourrait tout aussi bien être dû à la conception de l’étude, qui n’exclut pas le risque de biais statistique; les résultats n’établissent pas de manière concluante un lien de causalité. Mais, étant donné que les éléments dont on dispose à l’heure actuelle ne permettent pas d’exclure l’existence d’un lien, le Comité a décidé de réexaminer la question. A ce stade, le risque, s’il y en a un, doit être considéré pour le moins hypothétique et mis en balance avec les bienfaits prouvés de la vaccination contre l’hépatite B.

Il importe néanmoins d’étudier plus avant le lien avec le vaccin anti-hépatite B selon des méthodes épidémiologiques appropriées et solides. Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) ont d’ailleurs entrepris des recherches supplémentaires à l’aide du système Vaccine Safety Datalink.

Le GACVS continuera d’analyser les informations et toutes les données épidémiologiques issues des études en cours, et étudiera la possibilité d’analyser d’autres registres.

Vaccin contre l’hépatite B et sclérose en plaques

Le vaccin contre l’hépatite B a été largement utilisé en France ces dernières années et plus de 20 millions de personnes ont été vaccinées. Plusieurs cas signalés ont donné à penser que le vaccin contre l’hépatite B pouvait être associé à des cas nouveaux ou à des rechutes de scléroses en plaques. Face à l’inquiétude des milieux professionnels et du grand public, le Ministère français de la santé a provisoirement suspendu le 1er octobre 1998 le programme de vaccination des adolescents contre l’hépatite B dans les collèges. Il n’est toutefois pas revenu sur la recommandation de vacciner tous les nourrissons d’une part et les adultes à risque d’autre part, et a réaffirmé son soutien à la vaccination des adolescents. Cette décision a été mal comprise et interprétée comme une condamnation de la vaccination anti-hépatite B, alarmant l’opinion dans d’autres pays.

Le lien entre la sclérose en plaques et le vaccin contre l’hépatite B peut s’expliquer de trois façons: 1) une coïncidence due au grand nombre de doses de vaccin anti-hépatite B administrées, la plupart à des individus de la tranche d’âge dans laquelle la sclérose en plaques survient initialement; 2) un risque accru de démyélinisation après administration du vaccin anti-hépatite B qui agirait comme un déclencheur chez les sujets prédisposés à la sclérose en plaques ou à d’autres affections démyélinisantes du système nerveux central; et 3) un lien véritable de causalité entre la vaccination anti-hépatite B et la sclérose en plaques ou d’autres maladies démyélinisantes.

En 2001, plus de 700 cas d’affections démyélinisantes du système nerveux central dont la distribution épidémiologique était proche de la distribution naturelle de la sclérose en plaques ont été signalés aux autorités françaises, la plupart chez des femmes adultes. Le délai entre la dernière dose de vaccin et l’apparition des symptômes neurologiques allait de 1 jour à 5 ans (délai médian: 60 jours). Aucun cas n’a été signalé chez les enfants de moins de 25 mois alors que 1,8 million de bébés ont été vaccinés. Neuf études épidémiologiques ont été menées au total pour estimer le risque (à supposer qu’il y en ait un) d’un lien entre la vaccination anti-hépatite B et une première atteinte ou une rechute de sclérose en plaques. Malgré un odds ratio légèrement élevé, aucune des études initiales ne met en évidence une augmentation statistiquement significative du risque; les toutes dernières études ne révèlent aucun accroissement du risque. L’analyse des données émanant des déclarations spontanées et des études épidémiologiques ne confirme pas l’existence d’un lien de cause à effet entre le vaccin anti-hépatite B et la sclérose en plaques. L’explication la plus plausible est qu’il s’agit d’une coïncidence.

Les conclusions d’un rapport récemment publié par l’Institut de Médecine des Etats-Unis d’Amérique sur une éventuelle association entre le vaccin contre l’hépatite B et les troubles neurologiques démyélinisants ne corroborent pas non plus l’hypothèse d’un lien de causalité entre le vaccin administré aux adultes et la survenue ou une rechute de la sclérose en plaques. Le GACVS a conclu qu’il n’y avait pas lieu de revoir les recommandations concernant la vaccination universelle des nourrissons et des adolescents contre l’hépatite B.

Vaccins contenant de l’aluminium et myofasciites à macrophages

En France, des biopsies du deltoïde pratiquées chez des patients se plaignant de divers symptômes ont révélé dans quelques cas la présence d’un très petit foyer inflammatoire accompagné d’une nécrose, appelé myofasciite à macrophages (MMF). Des sels d’aluminium ont été mis en évidence dans ces lésions localisées. Etant donné que le siège des lésions dans le deltoïde correspond à l’endroit où sont habituellement injectés les vaccins, il semblerait que ces lésions microscopiques soient liées à la vaccination. En outre, les scientifiques du Groupe d’études et de recherche sur les maladies musculaires acquises et dysimmunitaires (GERMMAD) ont émis l’hypothèse que la vaccination et les MMF localisées pourraient être associées à un trouble plurifonctionnel. Il se peut toutefois qu’il s’agisse seulement d’une coïncidence.

Sur le conseil du GACVS, l’OMS s’est concertée sur ce point en septembre 19992 avec des experts, des scientifiques du GERMMAD et les entreprises pharmaceutiques intéressées. Il était important de déterminer pourquoi l’inflammation à macrophages persiste chez un petit nombre de sujets après la vaccination et si cette lésion histologique pouvait être ou non à l’origine de symptômes généralisés chez certains patients. Seules des études épidémiologiques comparant des sujets qui ont une lésion à ceux qui n’en n’ont pas peuvent permettre d’élucider ces points. En 1999, l’OMS a recommandé d’entreprendre une étude pour établir s’il y a ou non une association entre les MMF localisées et une quelconque affection généralisée. L’étude est maintenant en cours.

Les résultats préliminaires d’études faites sur le singe et le rat pour étudier la persistance à long terme de l’aluminium et les modifications histopathologiques au point d’injection du vaccin ainsi que des études comparant la production de macrophages chez les sujets bien portants et chez les patients qui présentent des MMF confirment que les MMF pourraient être un simple marqueur de la vaccination avec persistance prolongée d’aluminium au point d’injection et une très faible réaction inflammatoire locale, sans autres symptômes ou conséquences.

Les tout derniers éléments ne tendent pas à conclure que l’administration de vaccins contenant de l’aluminium est dangereuse pour la santé ou qu’il faut modifier les pratiques vaccinatoires en vigueur. La question sera réexaminée à la lumière des résultats de l’étude épidémiologique en cours.

Paralysie de Bell suite à la vaccination intranasale

D’après les résultats d’une étude cas-témoins et de l’analyse d’une série de cas, la vaccination intranasale avec un nouveau vaccin augmenterait sensiblement le risque de paralysie de Bell. Ce vaccin antigrippal inactivé, vaccin virosome constitué d’antigènes grippaux et d’un adjuvant LT dérivé de E. coli, a été autorisé à la vente en Suisse en octobre 2000. Suite à la déclaration spontanée de cas de paralysie de Bell, la société a décidé de ne pas mettre le vaccin sur le marché lors de la saison suivante.

D’une manière générale, on comprend mal encore l’étiologie et la pathogénèse de la paralysie de Bell. Le risque accru de paralysie de Bell après la vaccination avec ce vaccin peut être dû à certains constituants du vaccin comme la toxine LT, les antigènes grippaux ou les virosomes, ou tout simplement au mode d’administration par voie nasale. Il n’est donc pas impossible que d’autres vaccins en spray nasal entraînent cette complication. Par conséquent, le GACVS recommande que tout nouveau vaccin administré par voie nasale soit testé sur un nombre suffisant de sujets avant d’être homologué et fasse l’objet d’une surveillance postcommercialisation active. Etant donné que le délai moyen d’apparition de la paralysie de Bell suite à la vaccination intranasale avec ce nouveau vaccin peut atteindre 60 à 90 jours, le GACVS recommande de prévoir dans les essais cliniques un suivi systématique de 3 mois après administration d’un nouveau vaccin par voie nasale.

La vaccination systématique pourrait-elle nuire à la survie de l’enfant?

Une étude en Guinée-Bissau publiée dans le British Medical Journal en décembre 2000 indique que la vaccination systématique pourrait avoir sur la survie du nourrisson un effet non spécifique négatif ou positif selon le vaccin. Une augmentation de la mortalité dans les 6 mois qui ont suivi la vaccination a été rapportée chez les enfants vaccinés par le DTC. Il semble que l’effet dépendait du sexe de l’enfant.

Le GACVS a examiné la question et invité instamment l’OMS à faire le nécessaire pour vérifier cette hypothèse sur des séries de données émanant de différents pays où ont été calculées des statistiques sur les décès, sur la vaccination et d’autres facteurs pouvant influer sur la mortalité. Après un appel de propositions de recherche, l’OMS a financé ou cofinancé des études au Bangladesh, au Burkina Faso, en Indonésie et en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

L’analyse de ces études est terminée. Toutes indiquent une mortalité moindre chez les enfants vaccinés avec tous les vaccins. Les études ne font ressortir notamment aucun effet négatif de la vaccination DTC et aucune différence entre les deux sexes. Les résultats préliminaires d’une analyse indépendante visant à vérifier l’hypothèse sur six autres séries de données ont été communiqués au GACVS. Ces résultats ne confirment pas les observations faites en Guinée-Bissau concernant le vaccin DTC.

Le GACVS a conclu que les preuves étaient suffisantes pour rejeter l’hypothèse d’une augmentation de la mortalité non spécifique suite à la vaccination.

Le GACVS a invité d’autres spécialistes à participer à l’examen des questions ayant trait au thiomersal, à la paralysie de Bell, à l’hépatite virale B et à la sclérose en plaques, aux MMF et aux vaccins contenant de l’aluminium.

Source : http://www.who.int/vaccine_safety/committee/reports/june_2002/fr/

 

 

  Troubles neuro-cognitifs dans la myofasciite à macrophages.

Date de publication : 09-07-2002

Rapporté par Patrick Chérin d’après la communication de : P. Chérin, C de Jaeger, A. Teixeira, S. Pelletier, S. Herson 46e congrès de la SNFMI – Rouen, 13-15 juin 2002

 

La myofasciite à macrophages (MFM) est une myopathie inflammatoire de description récente. Le diagnostic repose sur la biopsie musculaire. La MMF peut s’associer à des atteintes démyélinisantes du système nerveux central. Les manifestations cliniques de la MFM sont peu spécifiques, associant myalgies, arthralgies et asthénie invalidante. Les troubles neuro-cognitifs semblent très fréquents au cours de la MMF. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’importance et le type de ces troubles neuro-cognitifs.

 

Sur une série de 105 MFM confirmées par l’histologie, 35 patients consécutifs ont été analysés par tests psychométriques : MMS (Mini Mental State Examination), Profil d’Efficience Cognitive (PEC), B.F.P.A. (Batterie de Fluidité verbale pour Personnes Agées) ; échelle de dépression de Pichot, entretien psychologique, tests projectifs de Rorschach-TAT ; électroencéphalogramme (EEG), encéphaloscanner (tomosphygmographie cérébrale ultrasonore), potentiels évoqués visuels (PEV), potentiels évoqués auditifs (PEA), IRM cérébrale. Les patients avec tableau neurologique central étaient exclus de l’étude.

20 femmes et 15 hommes, d’âge moyen 35 ± 11 ans ont été analysés. Il existait de façon constante des anomalies neuro-cognitives aux tests psychométriques. Le MMS était perturbé chez 32 dans 35 patients (MMS moyen à 27/30). Douze patients présentaient un syndrome dépressif au Pichot, confirmé par l’entretien psychiatrique. Les tests projectifs de Rorschach-TAT ne montraient pas d’anomalie de personnalité significative en dehors d’un stress chronique. Les tests cognitifs ont mis en évidence :

des anomalies de l’attention et la capacité opératoire (34 patients),

la mémoire immédiate (33 patients),

la mémoire topographique (24),

la mémoire de rappel et d’évocation (21),

la discrimination perceptive (21),

la structuration perceptive et l’indépendance (17).

Le BFPA était très perturbé avec un score global moyen de 26 ± 7 (valeur normale : 35). L’EEG montrait des ondes lentes chez 3 patients. L’encéphaloscanner objectivait une hyperpulsatilité des zones corticales chez 14 patients, les PEV étaient perturbés chez 3 patients, les PEA chez 5 patients. L’IRM cérébrale montrait des hypersignaux en T2 de la substance blanche chez 5 patients (âge moyen 36 ± 4 ans).

Au total, les troubles neuro-cognitifs sont constants au cours des MMF. Il s’agit essentiellement de troubles mnésiques portant principalement sur l’attention, la capacité opératoire et la mémoire immédiate. Les troubles thymiques sont notés dans 34% des cas. Parmi les examens complémentaires, l’encéphaloscanner est le plus souvent perturbé (40% des cas).

Date de publication : 09-07-2002

Troubles du sommeil au cours de la myofasciite à macrophages (MFM)

Date de publication : 06-01-2003

 

Rapporté par Patrick Cherin d’après la communication de Chérin P, Konofal E, Teixeira A, Chantalat-Auger C, Arnulf I, Merino-Andreu M, Derenne JP, Médecine Interne et Laboratoire du sommeil, CHU Pitié-Salpétrière, Paris, présentée au cours du 47e Congrès de la Société Nationale Française de Médecine Interne. Paris, 12-14 décembre 2002.

Introduction : La MFM est une myopathie de description récente associant une fatigue chronique sévère avec troubles neuro-cognitifs, myalgies et arthralgies. L’histologie est caractérisée par une infiltration du muscle deltoïde en macrophages avec inclusions aluminiques, imputée à l’injection intra-musculaire de vaccin contenant de l’aluminium. L’insomnie est fréquente et pourrait majorer la fatigue.

Objectif : explorer les troubles du sommeil dans la MMF.

Méthodologie : 16 patients (10 femmes, 6 hommes), âgés de 45 ± 8 ans présentant une MFM avec biopsie musculaire positive, ont été étudiés propectivement en polysomnographie avec tests itératifs d’endormissement, échelle d’Epworth, de fatigue (FIS) et d’impatiences (RLSRS).

Résultats : Pour l’ensemble du groupe, le temps de sommeil total était de 389±107 minutes, l’index de fragmentation de 23± 19 par heure et l’index de mouvements périodiques de 27±1 par heure. Tous les patients avaient un syndrome des mouvements périodiques de jambes sans autre étiologie retrouvée.

 

Syndrome des mouvements périodiques de jambes

Faible(5-15/h)

Modéré(15-30/h)

Sévère(>30/h)

Nombre de patients

Score d'Epworth

Latence moyenne d'endormissement diurne (min)

Score FIS

% d'impatiences des membres inférieurs

Présence d'antidépresseur

7

10,6±4,3

17±4

120±22

71%

3

5

5,0±3,4

14±10

99±10

60%

1

4

4,3±2,9

18±4

102+37

50%

2

 

Conclusion : Le syndrome de mouvements périodiques de jambe est constant chez les patients avec MFM, sans somnolence. Il pourrait contribuer à l’insomnie et à la fatigue de la MFM.

Date de publication : 06-01-2003.

 

 

  L'IMPATIENT (REVUE ALTERNATIVE SANTE).

Juillet - août 2002 N° 291 page n° 4 

  LES PREDISPOSITIONS GENETIQUES DES VICTIMES DE MYOFASCIITE A MACROPHAGES.

Une équipe de chercheurs marseillais vient de montrer qu 60% des malades atteints de Myofasciite de à macrophages étaient porteurs d'un marqueur génétique qui ne se trouve que dans 16 % des cas pour un groupe témoin.

L'annonce de cette découverte a été faite, le vendredi 21 juin, par le Pr Michèle Coquet, à l'occasion de la conférence de presse organisée par les victimes de cette maladie due à l'aluminium des vaccinations.

 

Me Gilbert Collard, leur avocat, a précisé que le nombre des plaintes au pénal, qu'il a déposées, se montait désormais à 55 et que d'autres étaient en cours de dépôt. "Nous sommes en train de vivre les premiers moments d'un drame sanitaire colossal", a déclaré le célèbre avocat marseillais.

 

Le Pr Michèle Coquet, de Bordeaux, qui a révélé le premier cas de myofasciite en 1993, le Pr Chérin de l'hôpital de la Salpêtrière (Paris) et le Dr Jérôme Authier de l'hôpital Henri Mondor (Créteil) ont confirmé la gravité des problèmes de la responsabilité de l'aluminium des vaccins. Le Pr Coquet a expliqué que le marqueur génétique découvert par les chercheurs de Marseille est très courant chez les sujets atteints de polyarthrite rhumatoïde (une des maladies les plus fréquemment retrouvées après vaccination hépatite B - NDLR) et que cette découverte laisse penser que la MMF est une maladie auto-immune, dont le facteur déclenchant pourrait être l'aluminium.

 

Avant de vacciner, il serait nécessaire de rechercher si des patients sont porteurs de ce marqueur, a-t-il ajouté. De son côté, Suzette Pirès, le nombre de l'Association Entraide aux victimes la myofasciite à macrophages a précisé que cette action en justice était lancée pour favoriser une reconnaissance de la maladie et obtenir une prise en charge par la Sécurité Sociale. Plusieurs victimes ont expliqué les difficultés que rencontrent, que ce soit pour obtenir un remboursement de leurs frais de transport lorsqu'elles se déplacent pour des examens spécialisés ou pour la reconnaissance de leur invalidité.

 

L'ASSEMBLEE GENERALE DU REVAHB.

Dimanche 2 juin, le Revahb, l'association qui regroupe les victimes vaccin hépatite B de son Assemblée générale annuelle à Paris. Près de soixante-dix personnes s'étaient déplacées, celles qui n'avaient pu venir s'étaient manifestées en envoyant un pouvoir. Une réunion d'autant plus importante que le Revahb n'avaient pas tenu d'Assemblée générale depuis trois ans. Comme l'ont rappelé le président, Jean-Marie Petit et les autres membres du Conseil d'administration, beaucoup de choses ont évolué depuis.

 

Une cinquantaine depersonnes ont été indemnisées comme par la Direction générale de la Santé, de très nombreuses procédures judiciaires sont en cours, l'une des adhérents a fait une grève de la faim pour faire avancer ses dossiers, les contacts avec l’Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) se poursuivent. En outre, le Revahb est désormais membres de la Fnavem, dont le président, Olivier Duplessis, a souligné l'importance du travail effectué par l'association.

 

Le Pr Chérin de l'hôpital de la Salpêtrière, avait eu la courtoisie de se déplacer un dimanche matin. Il a fait un exposé très clair sur la Myofasciite à macrophages, maladie due à l'aluminium des vaccins, à la découverte de laquelle il a contribué. Il a ensuite répondu longuement aux questions des participants, témoignant du souci d'une nouvelle génération de médecins de dialoguer avec les patients et leurs associations.

De son côté, le Dr Le Houézec-du Revahb- a présenté un bilan des pathologies rencontrées chez les adhérents. Si la sclérose en plaques est la maladie la plus fréquente  (près de 700 cas), il a mis en évidence un très grand nombre de cas de polyarthrite (plus de 100) et de très nombreuses maladies auto-immune (plus de 200). Mais il y a aussi encore des cas où les victimes sont atteintes de troubles que les médecins n'arrivent pas à étiqueter.

 

Beaucoup se heurtent aux plus grandes difficultés pour faire reconnaître leur maladie. À côté de professionnels à l'écoute des patients comme le Pr Chérin, certains ont expliqué comment ils sont reçus par des médecins qui ne prennent pas la peine de les examiner. Plusieurs victimes ont expliqué pudiquement les symptômes dont elles souffrent ainsi que leurs difficultés à réaliser les 9 dossiers nécessaires pour la défense de leurs droits. Leur combat continue. 

Régis Pluchet

 

L'IMPATIENT ( REVUE ALTERNATIVE SANTE )

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  LE CONCOURS MEDICAL.

28 septembre 2002 N° 29 Tome 124 - 1865 à 1932 Tome 124 - 29 Pages N° 1903 à 1905.

Faut - il reconsidérer les modes d'administration des vaccins injectables. Un consensus donne actuellement la préférence à la voie intramusculaire au détriment de la voie sous - cutanée. 

Injection intramusculaire ou sous - cutanée ? Sites et techniques d'injection. 

Les Risques Imputés aux Adjuvants à Base de Sels d'Alumine

 

La myofasciite à macrophages à été découvert en 1997 sur des biopsies musculaires du deltoïde pratiquées chez des patients souffrant de fatigabilité et de myalgies (4).

Ultérieurement, des cristaux d'aluminium ont été observés dans les macrophages présents dans ces lésions histologiques. Deux hypothèses ont été avancées : ces lésions seraient-elles en relation avec l'injection intramusculaire de vaccins avec d'aluminium comme adjuvant ?

 

L'entité histologique ainsi décrite serait-elle la cause des symptômes cliniques observés ? Une enquête a été mise en place par l'Institut de veille sanitaire et le Groupe de recherches Sur les maladies musculaires acquises et dysimmunitaires. En un an, de mai 1999 à mai 2000, 93 cas de myofasciite à macrophages ont été recensés essentiellement chez des adultes vers âgés en moyenne de 45 ans, souffrant depuis un aux deux ans de fatigue et douleurs musculaires. L'enquête menée sur les antécédents de 53 de ses patients a retrouvé chez 87 % d'entre eux des injections de vaccin avec l'alumine comme adjuvant (contre l'hépatite B deux fois sur trois), et pratiqués quelques années auparavant (1).

 

En se fondant sur les données actuellement disponibles, le Comité consultatif de l'OMS pour La sécurité des  injections considère qu'un lien entre l'entité histologique que constitue la myofasciite à macrophages et une quelconque entité clinique est impossible à établir (7).

Quelques questions peuvent être posées. Pourquoi cette préoccupation, qui a récemment Fait l'objet d'une campagne de presse alarmante, reste-t-elle exclusivement française ?

 

Qu'en est-il des très nombreux adultes, précédemment vaccinés dans la région deltoïdienne avec des vaccins aluminés, restés exemptes de la symptomatologie clinique en discussion, et dont on ne connaît pas l'histologie deltoïdienne, puisqu'ils n'avaient aucune raison de subir une biopsie musculaire ?

 

Il n'est donc pas justifié, jusqu'à plus ample informé, de remettre en question la voie intramusculaire des vaccinations, ni les adjuvants aluminés des vaccins. Rappelons que la voie intramusculaire est utilisée dans le monde pour la grande majorité des vaccinations, et que les adjuvants aluminés des vaccins inertes, seuls autorisés jusqu'à présent chez l'homme indispensables pour garantir une bonne réponse immunitaire, sont d'usage courant depuis plus de cinquante ans.

 

L'essentiel

Des deux voies d'inoculation des vaccins injectables, la voie intramusculaire et la voie sous-cutanée, qui ont été à nouveau mises en compétition, c'est la voie intramusculaire, cliniquement la mieux tolérée et la plus utilisée dans le monde, qui est devenu la plus courante en France, supplantant la voie sous cutané-classique.

 

La myofasciite à macrophages est une entité histologique, décrite récemment en France, dont l'expression clinique reste à établir, et que l'on a attribué à l'aluminium contenu dans les sels adjuvants autorisés chez l'homme. Elle ne remet en question pour le moment ni l'usage de la voie intramusculaire ni celui de ces adjuvants, administrés en routine depuis plus d'un demi-siècle.

 

Bien que la toxicité des conservateurs mercuriels inclus à faible dose dans certains vaccins, suspectée chez les jeunes enfants, n'ait pas été démontré, il a été convenu d'abandonner leur usage dire par principe de précaution.

 

Autre préoccupation, devenus sans objet : Le mercure des conservateurs. Un conservateur mercuriel, le mercurothiolate (ou merthiolate, ou thimerosal, ou thimerosal) a été souvent inclus dans certains vaccins, ainsi que dans de nombreux autres produits médicamenteux, pour prévenir la contamination bactérienne et fongique, à craindre que plus particulièrement dans les conditionnements multidoses.

Il y a été reconnu que ce produit est susceptible de provoquer une sensibilisation allergique (10).

 

C'est aux États-Unis, en 1999, que le problème de la toxicité éventuelle du mercure contenu dans les vaccins du jeune enfant à été soulevé par l'Académie américaine de pédiatrie (6). L'accident survenue au Japon à Minamata avait auparavant fait découvrir des anomalies du développement neurologique fœtal chez des nourrissons issus de mères ayant ingéré du mercure pendant leur grossesse.

 

S'inspirant des résultats de plusieurs études, et considérant de faible taux sanguin de mercure, très inférieur au seuil toxique, observé chez des nourrissons ayant reçu des injections de vaccins contenant un conservateur mercuriel, l'OMS a déclaré an 2000 que le risque lié au mercure contenu dans certains vaccins était trop faible et hypothétique pour être mis en balance avec les avantages la vaccination (8). Quoi qu'il en soit, par précaution, il a été convenu en France de supprimer le mercurothiolate de tous les vaccins administrés aux jeunes enfants, y compris les vaccins contre l'hépatite B. Seuls quelques vaccins antigrippaux en contiennent encore.

 

Conclusion : Les vaccins efficaces actuellement en usage ne sont pas complètement dénués 'effets secondaires cliniques, précoces pour les vaccins inertes, retardés pour les vaccins vivants. Mais ces inconvénients sont minimes en regard des avantages considérables dévaste. Celles-ci ont fait spectaculairement reculer, notamment chez les enfants, des maladies Infectieuses autrefois redoutées des familles, telles la diphtérie, la coqueluche, la rougeole et plus récemment la méningite à H. influenzae de type b. Le tétanos est devenu très rare, il ne frappe plus que quelques personnes âgées non vaccinées. Après la variole, la poliomyélite est en voie d'éradication mondiale.

 

La mise en cause des adjuvants aluminés dans certains vaccins est encore hypothétique. Elle Ne peut remettre en question l'utilité incontestable de ces adjuvants, qui doivent être maintenus, jusqu'a leur éventuel remplacement par d'autres adjuvants  aussi efficaces, peu onéreux et bien tolérée. L'inquiétude soulevée par le mercure des conservateurs est devenue sans objet, depuis la suppression de ces conservateurs de la plupart des vaccins.

Il ne peut être question de remettre en cause la voie intramusculaire, la plus utilisée dans le monde, recommandée pour injecter les vaccins inertes, et mieux tolérée que la voie sous-cutanée. La vaccinologie ne cesse de progresser. La recherche ce produit. Les vaccins et les vaccinations se perfectionnent. La Sécurité infectieuse qu'ils nous ont déjà apportée est inestimable. 405332

 

Auteurs.

M. Rey, Pr, prés. Société de médecine des voyages, Paris, N. Guérin, Comité technique des vaccinations, Paris.

 

REFERENCES.

  1. Bourgeade A. La myofasciite à macrophages. Sa découverte peut-elle remettre en cause les bienfaits des nombreux vaccins adjuvés aux sels d'alumine ?  Lettre Soc Med Voyages 2001 ; 4 : 2

  2. Centers for Disease Control and Prevention. General recommendations on immuzination, Recommendations of the ACIP. MMWR 1999 ; Rep 43 : 38.

  3. Direction générale de la santé, Comité technique des vaccinations. Guide des vaccinations. Paris, CFES éd,1999.

  4. Guerardi RK, Coquet, M, Cherin P et coll. Macrophagic myofasciitis: an emerging entity. Lancet 1998 ; 152 : 347352.

  5. Guérin N. Ne vaccinez pas à l'aveugle. Le Généraliste 2001 ; 2120 : 16.

  6. Halsey NA.Limiting infant exposure to thimrosal in vaccine and other sources of mercury. JAMA 1999 ; 282 : 1763-1766.

  7. OMS. Sécurité des vaccins. Comité consultatif pour la sécurité des vaccins. Rel Epidemiol Hebd 1999 ; 74 : 337-340.

  8. OMS. L'utilisation du thiomersal comme conservateur pour vaccins. Rel Epidemiol Hebd 2000 ; 2 : 12-16.

  9. Rey M. Vaccinations. Paris Masson éd. 1980.

10. Siegrist CA. Le point sur la présence des sels de mercure dans les vaccins. Med Enfance 2000 ; 2 : 97-100.

11. Watson JC,Peter G. General immunization practice. In : Plotkin SA et Orenstein WA Eds Vaccines 3e éd. Philadelphie, WB Saunders éd, 1999,47-73. 

LE CONCOURS MEDICAL

 

 

   Myofasciite à macrophages et vaccinations.

Le Concours médical, 05/10/2002, tome 124-30 -1949: 1949.

Quel   est   votre   avis   sur   la  relation  entre  la   myofasciite  à  macrophages  et  les  vaccinations faites en intramusculaire (deltoïde). Médecin du travail, je fais assez régulièrement les vaccinations contre le tétanos, la poliomyélite et la diphtérie (Revaxis...) dans le muscle deltoïde. Ces vaccins contiennent de l'hydroxyde d'aluminium responsable de l'apparition de la myofasciite. Faut-il privilégier les injections par voie sous-cutanée ? Quelle serait la responsabilité du médecin du travail en cas de myofasciite confirmée par biopsie ? (Dr F.../35)

 

RÉPONSE DE CATHERINE GOUJON Chef serv. centre vacc. international et méd voyages, centre méd. Inst. Pasteur, Paris.

La  myofasciite  à  macrophages  est  une  entité  histologique qui  correspond  à l'infiltration  du  tissu  conjonctif entourant les faisceaux musculaires par des macrophages contenant des inclusions de cristaux d'aluminium. Cette découverte a été faite à l'occasion de biopsies musculaires pratiquées dans la région deltoïdienne de sujets ayant des signes cliniques tels que fatigabilité et myalgies diffuses. Les sels d'aluminium étant utilisés comme adjuvants dans de nombreux vaccins, et les injections vaccinales étant le plus souvent réalisées par voie intramusculaire dans le deltoïde, le lien de causalité entre l'hydroxyde d'aluminium contenu dans ces vaccins et la lésion histologique est en effet probable.

 

Cela étant, rien ne permet pour le moment d'établir une relation avec la symptomatologie clinique qui a motivé les biopsies musculaires. Par ailleurs, en l'absence de biopsies pratiquées chez les sujets sains, on n'est pas en mesure de dire si les images histologiques d'inclusions d'aluminium sont réellement pathologiques, ou si elles correspondent à un processus normal de résorption et d'élimination de l'adjuvant. En ce qui concerne les vaccinations pratiquées en médecine du travail, il est préconisé d'utiliser de préférence la voie intramusculaire (ou éventuellement la voie sous-cutanée profonde) avec les vaccins adsorbés: vaccin tétanique et Revaxis, afin de minimiser les réactions locales.

 

Le vaccin tétanos-polio, qui n'est pas adsorbé, peut être injecté indifféremment en intramusculaire ou en sous-cutané. Pour le moment les autorités sanitaires n'ayant pas modifié ces recommandations, il ne pourrait être reproché à un médecin du travail d'avoir suivi les directives officielles. 

Le Concours médical, 05/10/2002, tome 124-30 -1949: 1949

 

 

  LE JOURNAL LA PROVENCE.

Mercredi 23 octobre 2002.

 Une Marseillaise atteinte de sclérose en plaques veut faire condamner l'Etat.

Handicapée à vie à cause d'un vaccin imposé.

Devant  le  tribunal  administratif  de  Marseille,  le  commissaire  du  gouvernement a demandé la condamnation du ministère de l'Emploie et de la Solidarité dans l'affaire qui l'oppose à une Marseillaise atteinte de sclérose en plaques qui la cloue sur un fauteuil roulant Employée dans une clinique, elle avait été obligée de se faire vacciner contre l'hépatite B comme tous les personnels de Santé.

 

Le vaccin qui fait accuser l'Etat.

Le tribunal administratif de Marseille jugeait une vaccination obligatoire contre l'hépatite B qui a provoqué une sclérose en plaques chez une employée de santé. Le commissaire du gouvernement demande la condamnation du ministre de l'Emploie et de la Solidarité.

Il y avait la vie de Mireille, une vie tranquille, qu'elle a longtemps menée du temps où elle travaillait et cela depuis 1989, dans une maison de retraite de Grans. Et il y avait la vie de Mireille qui s'est arrêtée le 10 octobre 1997. Une date inscrite à l'encre noire sur son agenda de femme dynamique. La date du dernier rappel du vaccin contre l'hépatite B pour cette femme, alors âgée de 48 ans.

Comme tous les employés des établissements de santé ou maisons de retraite, Mireille était, depuis une circulaire ministérielle de 1991, soumise à la vaccination obligatoire.

 

C'est cet acte à caractère purement préventif qui a bouleversé sa vie. Depuis, MIreille est en fauteuil roulant. Elle a perdu toute autonomie. L'hépatite B a provoqué chez elle une sclérose en plaques. En 1996, quelques symptômes de la fatigue étaient apparus mais elle n'a découvert sa maladie que plus tard.

Une expertise médicale, puis une seconde. Le deuxième médecin qui l'a examinée à conclu à une "relation directe et certaine" entre la vaccination subie et la maladie contractée. L'Etat lui a dès leur, proposé une rente viagère annuelle de 9146 Euros soit quelque 762 Euros par mois.

 

"L'Etat entièrement responsable".

Mais  pour  effectuer  d'éventuels  aménagements,  Mireille  aspirait  à  l'obtention  d'un  capital.  Alors  elle  a  saisi  le  tribunal administratif de Marseille et réclamé 518 336 Euros (3,4 millions De  francs ). Le dossier, évoqué hier sur le fond a mis au jour la responsabilité du ministère de l'Emploi et de la Solidarité, assigné par l'audience, le commissaire du gouvernement, Guy Fedou, a estimé que "l'État était entièrement responsable". La sclérose en plaques est, selon lui, "entièrement imputable à la vaccination obligatoire". Il a aussi demandé, pour Mireille le versement par l'Etat d'une provision de 30 000 Euros (196 787 F) et la désignation d'un nouvel expert médical, le dernier examen la patiente remontée à trois ans.

 

170 procès en cours

Les laboratoires qui fabriquent les vaccins ont, un temps, affirmé que Mireille offrait une prédisposition à la maladie qu'elle allait déclarer mais cette analyse a été battue en brèche par les experts. D'après Me Gisèle Raynaud-Brémond, l'avocate de Mireille, 2000 personnes aurait ainsi été contaminées en France à la suite d'une vaccination obligatoire et 170 procédures judiciaires sont actuellement en cours, dont cinq au pénal. Le tribunal administratif a mis sa décision en délibéré. Le jugement devrait être rendu d'ici deux mois.

Denis TROSSERO

 

La Provence

248, Avenue Roger-Salengro

13 902 Marseille cedex 20

Tel : 04 91 84 45 45

 

 

  LE JOURNAL NICE-MATIN.

Jeudi 21 novembre 2002.

 En bref l'Etat condamné après une vaccination contre l'hépatite B.

Le tribunal administratif de Marseille a reconnu la responsabilité "entière" de l'Etat après une sclérose en plaques développée par une femme qui avait subi une vaccination obligatoire contre l'hépatite B. Le tribunal a également condamné l'Etat à verser une provision de 30 000 Euros à Mireille MOLARD et à nommé un expert médical afin d'évaluer le préjudice subi.

 

Cette femme de service d'une maison de retraite âgée de cinquante ans est aujourd'hui Clouée dans un fauteuil roulant en raison de sa sclérose en plaques, selon son avocate, Me Gisèle Raynaud-Brémond.

 

 

  L'IMPATIENT (REVUE ALTERNATIVE SANTE).

Novembre 2002 N° 294 page 16.

 Ont vaccine dans le dos des parents !

Nouvelle  offensive  en  faveur  de  la  vaccination  anti-hépatite  B  des  nourrissons,  des  enfants  et  des préadolescents. Pourtant les enfants ne courent aucun risque d'hépatite B. En revanche plusieurs d'entre eux ont été victimes du vaccin !

 

" Oui, il faut vacciner les nourrissons à 100 % " :  Mme  la  Dre  Catherine  Buffet  est  catégorique.  Chef  de  service d'hépato-gastro-entérologie de la Salpêtrière, elle vient de participer à la rédaction d'une "Plaquette d'information sur la vaccination contre l'hépatite B" (1). Ce document, rédigé à la demande de l'Union régionale des médecins libéraux de l'Ile-de-France ( URML), vient d'être distribué aux 15 000 généralistes, pédiatres et gynécologues de la région parisienne.

"Généraliste, je suis confronté aux questions de mes patients. Depuis la polémique sur cette vaccination, nous médecins, nous avons une impression de flou désagréable dans l'attitude officielle. Ce qui a semé le doute, ce sont les indemnisations des victimes", explique le Dr Lyon,  lors du lancement de cette plaquette.

 

Interdit aux patients.

"Ce document n'est pas destiné aux patients, mais aux médecins", souligne le Dr Prudhomme, hépathologue et président de commission chargée de sa rédaction, qui assure : "il a été rédigé par un comité de pilotage comprenant plusieurs experts et des membres de sociétés savantes.

Nous ne prenons pas parti". Mais contrairement à ses dires, l'Union s'engage à fond : pour la vaccination en hépatite B de tous les nourrissons, que des enfants et préadolescents non vaccinés, en estimant qu" aucune étude française ou internationale ne démontre la réalité du risque de sclérose en plaques (SEP)".

 

Ne citant que les études qui l'arrangent, l'URML fait ainsi peau des cas de celles qui signalent un risque faible pour les personnes sensibles ni des expertises sur la base desquelles des indemnisations ont été accordées à plusieurs victimes. Au passage, elle concède qu'un risque faible de maladie auto-immune "ne peut à ce jour être formellement éliminé", mais tout est fait pour suggérer que ce risque est totalement inexistant.

Elle signale par ailleurs une nouvelle maladie : la myofasciite à macrophages, en précisant que "le vaccin contre l'hépatite B a été suspecté", une formule trompeuse qui omet de dire qu'il est toujours très suspecté.

 

Fausse indépendance

" Les  conclusions  de  ce  document  ont  été  rédigées  par  un  comité  indépendant ",  déclare le Dr Prudhomme. Où est l'indépendance quand sur cinq experts consultés, on compte le responsable de centre vaccination de l'Institut Pasteur, le médecin-chef du service de vaccinations de la Ville de Paris et le président de Comité technique des vaccinations au ministère de la Santé ?

 

Deux associations de spécialistes des maladies de foie sont par ailleurs cosignataires de ce document. Mais aucun neurologue, ni rhumatologue n'ont été consultés : ce sont pourtant eux qui voient les accidents dus au vaccin. En fait d'indépendance, ce document se situe dans la droite ligne de directive adoptée lors du lancement du Plan national Hépatites et contre lesquelles nous mettions en garde au printemps dernier (2).

 

Du pain béni pour les laboratoires qui redoublent leur propagande. Ils se préparent à lancer Un nouveau vaccin pédiatrique, le vaccin hexavalent, qui associera dans la même seringue Le vaccin hépatite B aux cinq autres vaccins de l'enfance.

 

"Les médecins qui ont peur des questions des parents pourront ainsi prescrire de vaccin hépatite B sans que ceux-ci s'en aperçoivent", craint le Dr Le Houezec pédiatrie et membre d'administration du Revahb, l'association des victimes de vaccin. Rappelant ce qu'il nous disait lors du lancement du Plan Hépatite le Dr Houezec souligne : "Le risque de contamination par le virus de l'hépatite B est inexistant à ces âges, alors que le risque vaccinal n'est pas nul : Des cas de thrombopénie auto-immune, des aplasies médullaires des polyarthrites juvéniles, des diabètes du jeune, des myofasciite à macrophages et des maladies démyélinisantes ont été signalées chez des enfants ou chez des nourrissons dans la presse médicale internationale. En outre, des inquiétudes subsistent depuis l'étude californienne qui a constaté une augmentation des cas de leucémie chez des enfants vaccinés". Pas très rassurant !

(1) Ce document est consultable sur le site Internet : www.urml-idf.org

(2) Alternative Santé- l'Impatient, avril 2002.

Régis Pluchet

 

L'IMPATIENT ( REVUE ALTERNATIVE SANTE)

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  JOURNAL LE FIGARO.

Décembre 2002.

RUBRIQUE SCIENCES ET MEDECINE VACCINATION.

 Les Plaintes contre ce vaccin se multiplient, l'Académie de Médecine le défend. Le directeur général de la santé s'explique.

Lucien Abenhaïm : "Le vaccin hépatite B a un rapport bénéfice-risque favorable"  Le professeur Lucien Abenhaïm, directeur général de la santé dans un entretien au Figaro, annonce la conférence de consensus (une expertise publique) sur le vaccin contre l'hépatite B à la demande de ministre Jean-François Mattei. Jamais un vaccin comme celui contre l'hépatite B n'a fait l'objet d'une aussi forte polémique en France.

 

L'Académie de médecine, réunie aujourd'hui, fait part de son inquiétude face aux remises en cause de ce vaccin : "l'arrêt de la vaccination est injustifié et courir des risques graves à la population exposée", indique son communiqué. Cependant, la justice n'entend pas de la même oreille. Les plaintes se sont multipliées contre ce vaccin ces derniers mois. Le rapport d'un expert judiciaire, réalisée dans le cadre d'une instruction, diffusée dans la presse le 14 novembre dernier, accuse l'Etat d'avoir négligé la surveillance des effets secondaires du vaccin lors du lancement de la campagne de vaccination entre 1994 et 1998 par ailleurs, l'Etat vient d'être condamné à indemniser une femme atteinte d'effet secondaire après avoir été vacciné dans un cadre professionnel.

 

Le Figaro: - quel est l'intérêt de cette vaccination contre l'hépatite B, objet d'une polémique si virulente ?

Lucien ABENHAïM : - il faut savoir que le virus de l'hépatite B est responsable dans un certain pourcentage des cas à long terme de cirrhose, de cancer du foie est exceptionnellement également à court terme d'hépatite fulminante. Il se transmet comme le sida, par voie sexuelle et par le sang. Quand on dispose d'un moyen deprévention comme la vaccination, il est évident que, si le rapport entre le bénéfice et le risque est favorable, il n'y a pas de raison de ne pas l'utiliser. On continue aujourd'hui à la rendre obligatoire pour les professionnels de santé. Elle est recommandée chez le nourrisson, l'adolescent, et tous ceux qui prennent des risques (multiples partenaires sexuels, toxicomanes...).

 

Le Figaro: - Quel est le nombre de nouveaux cas aujourd'hui et au moment où la vaccination a été généralisée en 1994?

Lucien ABENHAïM : Actuellement, le nombre de cas d'hépatite B en France est faible. D'une part, en raison des moyens mis en oeuvre dans le cadre de la prévention de sida et, d'autre part, parce que 45 % des Français, tous âges confondus, ont été vaccinés dans les années 90. Il est certain que l'incidence était beaucoup plus forte au début des années 90, mais les chiffres de l'époque ne sont pas validés statistiquement. On a parlé de 10 000 morts par an, ce qui était sans doute très exagéré et a été largement exploité, souvent à tort.

 

Mais quelques indicateurs en directs, comme le nombre d'hépatites B fulminantes qui traduisent des contaminations aiguës, montrent que le problème n'était pas négligeable. Le système "sentinelle" fondé sur un réseau de médecins évalué de manière grossière avant la généralisation de la vaccination, le nombre de cas à quelques milliers par an. Aujourd'hui, avec le même système sentinelle, le nombre de cas est trop faible pour être détectable.

 

Mais on sait que, parmi les donneurs de sang réguliers par exemple, quelques dizaines chaque année sont contaminés entre deux dons. Il s'agit pourtant de donneurs déjà très sélectionnés, dont ont été exclus ceux présentant des facteurs de risque.

Cela signifie que l'épidémie existe encore. Nous en saurons plus dans quelques mois avec La mise en place du système de déclaration obligatoire d'hépatite organisé par l'Institut de Veille sanitaire.

 

Le Figaro: - La France est-elle le seul pays à vacciner aussi largement ?

Lucien ABENHAïM : La Grande-Bretagne a choisi de vacciner de manière très limitée, puisque seulement 5 % de la population est couverte. Elle a mis en place depuis de longues années un système de Vaccination très bien ciblée sur les groupes à risques (homosexuelles, toxicomanes, Professionnels de santé, voyageurs dans les régions endémiques". D'autres pays, comme les États-Unis, l'Italie ou l'Espagne, vaccinent systématiquement les nourrissons, dans l'idée que les groupes à risque sont très difficiles à atteindre et que, si l'on vaut vraiment protéger, alors il faut intervenir de manière large et précoce.

 

La vaccination a été appliquée très largement en France jusqu'en 1998, de façon systématique à l'école chez les préadolescents, chez les nourrissons, mais aussi chez des personnes qui n'avaient qu'un risque très faible d'hépatite B.

L'idée de l'OMS était un moment donné d'éradiquer l'hépatite B comme on est venu à bout de la variole, en vaccinant tout le monde. Ce faisant, l'atteinte de certains groupes à risque n'a pas été parfaite. Aujourd'hui, environ 25 % des nourrissons sont vaccinés chaque année en France et plusieurs groupes d'experts nous demandent de renforcer les campagnes d'incitation à la vaccination.

 

Le Figaro: - Les relations entre le vaccin et la sclérose en plaques sont-elles désormais clairement définies ?

Lucien Abenhaïm : "les vaccinations larges dans le passé comme celles contre la variole ont entraîné bien plus de complications graves " (DR)

Plusieurs études ont été lancées en France à la demande des pouvoirs publics (l'Agence du médicament) à la suite de l'alerte lancée par de neurologue au début des années 90 ayant observé des cas de sclérose en plaques apparus chez des adultes jeunes après l'injection de vaccin contre l'hépatite B. Le but de la première étude était de savoir si le nombre de cas de sclérose en plaques notifiées après la vaccination était comparable à celui auquel on pouvait s'attendre "par hasard", du simple fait que l'on avait vacciné la moitié de la population.

 

Ce travail a montré que le nombre de cas observé était juste égal à celui attendu. Ce qui a été interprété avec prudence puisque l'on sait qu'il existe des sous-notifications. Ce genre d'enquête est assez complexe il ne peut montrer un effet que lorsqu'il existe un risque majeur et indiscutable.

 

Le Figaro: - Et les autres enquêtes ?

Lucien ABENHAïM : Deux enquêtes épidémiologiques dites cas témoins ont été réalisées. Elles consistent à comparer la fréquence de la vaccination chez les personnes atteintes de sclérose en plaques avec des témoins en bonne santé. Réalisées par Annick Alpérovitch, chercheurs pas l'Inserm, elles ont toutes deux mises en évidence un risque relatif de sclérose en plaques légèrement augmenté, mais de manière non statistiquement significative. Cette absence de signification statistique peut s'interpréter soit par le hasard, soit par le manque de puissance des études.

 

Il aurait fallu mener des études de plus grande envergure, à l'échelle de l'Europe par exemple. Mais c'était impossible : la France est le pays qui a de loin le plan vacciné dans les tranches d'âge de 20-35 ans, les plus concernés par le risque de sclérose en plaques dans la population générale. J'ai moi-même tenté d'étudier ce problème sur les bases de données britanniques, sans succès du fait du faible nombre de personnes vaccinées. Les études menées ailleurs, comme celle sur les infirmières américaines, souffrent des mêmes limites incontournables.

 

Le Figaro: - Et que peut-on alors conclure?

Lucien ABENHAïM : L'Agence des produits de santé (l'Afssaps) a estimé que les études de permettaient d'exclure la possibilité d'un risque important, mais pas d'un risque faible. Le problème épidémiologique est pratiquement insoluble, car désormais ont vaccine très peu les jeunes adultes. Pour l'instant, les experts consultés par le ministère ont conclu que les critères de causalité au sens scientifique strict du terme (signification statistique, plausible biologique, reproduction des résultats...) Ne sont pas établis.

 

Le Figaro: - Près de 30 % des nourrissons sont aujourd'hui vaccinés chaque année contre l'hépatite B. Est-ce sans risque ?

Lucien Abenhaïm: - Pour des raisons biologiques, les experts ne retiennent pas le risque de Sclérose en plaques chez le nourrisson. De surcroît, il n'y a pas eu d'alerte neurologique Sérieuse chez enfant. Enfin, on a maintenant des arguments assez forts pour dire que le la protection dure longtemps, au moins quinze-vingt ans. Plusieurs scientifiques pensent que la protection dure sans doute même toute la vie, mais cela ne sera confirmé que lorsqu'on aura un recul plus long.

 

Au mois d'avril 2002, une équipe de Berkeley, lors d'un congrès, a présenté les résultats préliminaires d'une étude évoquant un risque de leucémie accru chez les enfants ayant reçu trois doses de vaccin par rapport à ceux n'ayant reçu qu'une dose. Ce n'est pas encore publié. Et personne pour l'instant n'a confirmé ce risque. Nous restons donc attentifs.

"45 % des Français, tous âges confondus, ont été vaccinés dans les années 90".

 

Le Figaro: - Comment l'Etat peut-il continuer à promouvoir la vaccination, alors qu'il vient d'être condamné à indemniser ne femme vacciner pour des raisons professionnelles ?

Lucien Abenhaïm: - Dans le cadre de la vaccination obligatoire du personnel soignant (qui vise à le protéger, aussi bien que les malades), une commission d'indemnisation des accidents vaccinaux, présidée par un conseiller d'Etat et indépendante du ministère de la Santé, a été mise en place. Elle a reçu environ 300 demandes d'indemnisation concernant le vaccin contre l'hépatite B et la sclérose en plaques. Dans certains cas, cette commission, sur la base de rapport d'experts examinant chaque cas individuellement, a conclu que le vaccin pouvait avoir eu un rôle déclenchant ou aggravant dans l'état de sarésente un rapport de ces soignants.

 

D'où la décision d'indemnisation proposée d'abord par mes prédécesseurs à la DGS, puis par moi-même, à environ 70 personnes aujourd'hui la condamnation récente de l'Etat tient au fait qu'une personne a refusé le montant d'indemnisation proposée et réclamée une somme plus importante devant le tribunal administratif. Par ailleurs, plusieurs malades ont engagé des actions en justice contre les firmes productrices de vaccins.

 

Le Figaro: - Selon des extraits, parus dans la presse, de rapport d'un expert  judiciaire, jamais à vaccin lors occasionné autant d'effets secondaires.

Lucien Abenhaïm: - C'est vrai et faux. Les vaccinations larges dans le passé, comme celle contre la variole, ont entraîné bien plus de complications très graves, voire mortelles. D'une certaine façon, la vaccination contre la polio provoque plus de complications indiscutables, même si elles sont extrêmement rares. Concernant le vaccin hépatite B, il est exceptionnel qu'un produit de santé soit prescrit à 20 millions de personnes pendant un laps de temps aussi court. On pouvait donc s'attendre à une Notification élevée des effets secondaires, qu'ils soient ou nom attribuables à la vaccination.

 

Le Figaro: - Comment comptez-vous mettre fin à la polémique ?

Lucien Abenhaïm: - Le ministre de la Santé, Jean-François Mattei, envisage une expertise sur Le sujet qui se fera sans doute sous la forme d'une conférence de consensus public où tous les points de vue pourront s'exprimer.

Journal le Figaro Décembre 2002.

 

 

 

  L'IMPATIENT ( REVUE ALTERNATIVE SANTE ).

Mars 2003 N° 298 pages n° 11 et 12

 LE LABORATOIRE PASTEUR A NOUVEAU CONDAMNE

Dans un jugement clairement motivé, le tribunal de Nanterre vient une nouvelle fois de reconnaÎtre le lien de causalité entre la vaccination anti-hépatite B et la maladie dont souffre une de ses victimes.

 

« C'est une grande victoire. Je suis très contente, parce que c'est une reconnaissance pour moi, mais aussi, parce qu'elle donne de l'espoir pour l'avenir pour d'autres victimes du vaccin anti-hépatite B souffrant de rectocolite hémorragique » (1). Anne Toczé ne cache pas sa joie de voir aboutir cinq trop longues années de procédure à l'encontre du laboratoire Pasteur-Vaccins (2). Le jugement rendu le 20 décembre dernier est clair, net et précis sur la responsabilité de celui-ci.

 

«  Attendu que [. ..} les présomptions réunies au profit de Madame Toczé [. ..} doivent être jugées suffisamment graves, précises et concordantes pour qu'il soit admis qu'a été ainsi rapportée pour elle la preuve d'un lien de causalité de la vaccination de juin-août 1995 à la révélation d'une rechute de rectocolite hémorragique du 18 septembre 1995 [. ..] », le tribunal de grande instance de Nanterre" déclare la Société Pasteur- Vaccins responsable du préjudice subi par Madame Toczé à l'occasion de sa vaccination par le produit Genhevac B ..

 

Des douleurs épouvantables.

1995 : la  campagne  de  vaccinations  contre  l'hépatite  B  bat son plein. Kinésithérapeute, Anne Toczé entend dire qu'elle fait partie des professions exposées. Dès la première injection, elle est atteinte d'une diarrhée importante.

 

 « Le lendemain de la seconde injection, je suis clouée au lit par un nouvel épisode diarrhéique avec douleurs épouvantables au rectum.

Je suis hospitalisée quelques jours plus tard. Pendant six mois, c'est l'horreur, Outre la reprise de ma RCH, j'ai d'autres manifestations d'origine auto-immune, notamment des douleurs arthritiques.

Pendant deux ans, je suis un traitement de corticoïdes à haute dose, que je ne pourrais progressivement diminuer que grâce à un traitement de micro - immunothérapie. » (3).

 

Certes, il s'agit d'une rechute de sa RCH : Anne Toczé avait déjà subi, en 1981, une première atteinte de cette maladie auto-immune grave. Mais, à la suite d'une intervention chirurgicale (ablation du côlon), sa maladie était stoppée depuis quatorze ans.

 

Le jugement du tribunal se fonde notamment sur un rapport d'expertise qu'il avait ordonné à la suite d'une demande du fabricant. « Les experts ont bien fait leur travail, mais le représentant de Pasteur n'a cessé de me dénigrer pendant toute la durée de l'expertise, avec des propos très inhumains à mon égard. »

Leurs conclusions ont été toutefois plus que mesurées, puisqu'ils estimaient qu'il ne pouvait être formellement affirmé un lien de causalité direct et certain, ni que puisse être formellement éliminé ce lien. Mais le tribunal de Nanterre a tranché nettement en faveur de ce lien.

 

Répondant par avance à une objection constamment avancée par les fabricants du vaccin et de nombreux médecins, il précise que « le tribunal ne saurait fonder son jugement sur le constat d'une impossibilité de la science médicale à reconnaître un lien de causalité direct et certain » .

«  Dès lors qu'existe une possibilité de lien de causalité {...], il appartient au tribunal d'en vérifier les éléments constitutifs par tous moyens de preuve réguliers, notamment par présomptions graves, précises et concordantes . » 

 

Vaccin mis en cause dans différentes Maladies auto-immunes.

Parmi les éléments de preuve qu'il retient, le tribunal note par exemple que l'expertise constate l'absence d'autres causes, et que la documentation scientifique et médicale ainsi que les études épidémiologiques « n'éliminent pas des cas rares, voire exceptionnels, dont te vaccin pourrait être ta cause ». La rareté des cas comme celui de Mme Toczé n'est pas un élément de preuve de l'inexistence du préjudice individuel, souligne-t-il par ailleurs.

 

Les laboratoires Pasteur-Vaccins sont condamnés à verser à Mme Toczé une somme de 51 000 euros pour son préjudice personnel, ce qui est évidemment très peu face à l'épreuve qu'elle a dû traverser et qui s'est soldée par une invalidité empêchant la reprise de son activité professionnelle.

 

Anne Toczé a vu son état aggravé par un cancer du col utérin qui sera opéré début 1998. Même si le lien entre ce cancer et la vaccination n'a pas été retenue par le tribunal, comment ne pas penser que son état physique et psychologique ainsi que les traitements de sa RCH ont pu jouer un rôle dans ces nouveaux problèmes ?

 

Il est fort probable que les laboratoires feront appel de la décision du tribunal de Nanterre. Mais Anne Toczé est décidée à se battre jusqu'au bout. Elle a créé à cet effet « RCH Association »  qui a pour but de rassembler les victimes du vaccin hépatite B atteintes de RCH ( lire encadré ). Elle entend ainsi rappeler que ce vaccin n'est pas seulement mis en cause dans le déclenchement de cas de scléroses en plaques, mais aussi de différentes maladies aut-immunes comme la sienne.

 

ENCADRÈ

UNE NOUVELLE ASSOCIATION DE VICTIMES DU VACCIN ANTI-HEPATITE B.

RCH Association a pour objectif de défendre les victimes de vaccin hépatite B atteintes de rectocolite hémorragique (voir note 1) après ce vaccin ou éventuellement une autre vaccination. La création de l'association a pour but de recenser et rassembler ces victimes, afin que les cas soient étudiés de manière précise par les spécialistes de l'épidémiologie.

« Nous voulons aussi aider les victimes à se défendre au niveau juridique et à trouver des solutions thérapeutiques à cette maladie très difficile à soigner. J'ai moi-même bénéficié avec succès de la micro-immunothérapie. Bien entendu, nous travaillerons avec les autres associations de victimes du vaccin hépatite B, comme le Revahb », explique Anne Toczé. 

RCH Association

18, rue de la Gobeline

Bretonville

78660 Boinville-le-Gaillard  Tel :01 - 30 - 59 -1 6 - 75

E-Mail : annesti@wanadoo.fr

 

(1) La RCH est une maladie auto-immune qui se traduit par des lésions au niveau du côlon et du rectum et des diarrhée hémorragiques qui évoluent par poussées.

(2) Nous avions donné un premier témoignage d'Anne Toczé en octobre 1997.

(3) La micro-immunothérapie est dérivée de l'homéopathie voir les numéros 278 (mai2001) et 290 (juin 2002).

Régis Pluchet 

 

LE GENHEVAC EST-IL UN VACCIN DEFECTUEUX ?

«  C'est un véritable acharnement qui s'exerce contre moi. » Auteur d'un rapport retentissant concernant le vaccin hépatite B (1), le Dr Girard s'expliquait le 22 janvier dernier devant la cour d'appel de Versailles sur le montant des frais d'expertise qu'il réclame dans l'affaire Lainier, 30 000 euros, une somme que le laboratoire Pasteur-VaccIns juge excessive atteinte d'un syndrome de Guillain-Barré, après vaccin anti-hépatite B, Mme Lainier a été, il y a six ans, la première victime à gagner un procès contre un laboratoire (2). Son affaire doit venir en appel en mai prochain.

 

Le Laboratoire a déjà essayé par deux fois d'obtenir que je sois récusé dans cette affaire  dénonce le Dr Girard, qui explique: " Je suis le seul expert à avoir demandé l'ensemble du dossier d'autorisation de mise sur le marché du vaccin Genhevac."

Il lui a fallu près de trois cents heures pour analyser l'ensemble de ces pièces - qui remplissent deux volumineux cartons et rédiger son expertise. Résultat: " le Genhevac est un produit défectueux et iatrogène ", assure le Dr Girard qui met en cause les conditions dans lesquelles il a été mis sur le marché : " Pasteur a obtenu qu'il soit prescrit selon un schéma vaccinaI aberrant: quatre injections au lieu de trois dans tous les autres pays.

 

Cette injection supplémentaire a potentialisé la toxicité du vaccin. " Des accusations graves qui seront développées lorsque la cour d'appel de Versailles se réunira pour examiner la plainte de Mme Lainier, en mai prochain.

(1) ALTERNATIVE Santé – L’Impatient  n° 297, décembre 2002.

Régis Pluchet

 

L’IMPATIENT ALTERNATIVE SANTE

Adresse : 11, Rue Meslay

75003 Paris Tel : 01- 44- 54- 87- 00

Site : http://www.alternative-sante.fr 

 

 

  MEDECINES NOUVELLES.

1er Trimestre 2003 Revue N° 110  Pages N) 17 à 33.

  LE MEDECIN DU TRAVAIL ET LES VACCINATIONS

UNE LEGISLATION SOUVENT CONTOURNEE.

Si les  vaccins de routine sont administrés avant tout aux enfants, il ne faut pas oublier que les adultes subissent de plus en plus de pressions vaccinales pour certaines injections de rappel ou pour des vaccins plus spécifiques comme celui contre la grippe ou le pneumocoque. La médecine du travail, dans sa démarche de prévention des risques professionnels, participe à cette incitation et se charge du contrôle des vaccinations des adultes dans le cadre professionnel et des jeunes qui suivent des études professionnalisées. Il nous a paru important de faire le point son rôle au regard des vaccinations.

 

Le médecin du travail est le conseiller de la direction, des chefs de service, du comité d'entreprise, des délégués du personnel, du comité d'hygiène et de sécurité, des services sociaux. Quand la ou les causes de nocivité ou de désadaptation ont été décelées, le médecin du travail doit les faire disparaître. Pour cela, quels sont ses moyens ?

Il ne prend pas lui-même les mesures destinées à remédier aux lacunes ou aux défectuosités trouvées. Mais il doit signaler ces défectuosités ainsi que les remèdes qu'il propose à la personne capable de les ~faire cesser. Il doit respecter le secret médical de façon absolue.

 

Le médecin du travail est un médecin comme les autres, il fait des diagnostics et des pronostics. Mais il ne traite pas avec des médicaments ou des opérations. Il n'est habilité qu'à donner des soins d'urgence dans le cadre de l'entreprise. La loi du 11 octobre 1946 dit: ". ..médecin du travail dont le rôle exclusivement préventif consiste à éviter toute altération de la santé des travailleurs."

 

Un rôle social et médical défini par décret.

Ses  armes  sont  les  améliorations  des  conditions  de  travail  ou  les  mutations  de  poste. Mais l'importance sociale de ses  conclusions et de ses soins est, souvent, au moins aussi grande que celle de certaines conclusions thérapeutiques.

Le médecin du travail doit obligatoirement faire partie du Comité d'hygiène et de sécurité et doit participer activement  à ses travaux. Il a son rôle à jouer dans la propagande et dans l'éducation de la prévention.

Il est qualifié pour prendre des mesures de prévention médicales lorsqu'il le juge nécessaire pour protéger la santé d'un  travailleur ou lorsque celui-ci, pour des raisons médicales individuelles, risque de constituer un danger pour la santé.

 

Page n° 18

VACCIN ANTI-HEPATITE B ET APTITUDE AU TRAVAIL LE CAS DE MADEMOISELLE L.

Sous la signature du Pr Jean-François Caillard, les laboratoires Pasteur Mérieux MSD ont fait para!tre sous la rubrique "Le cercle de la Vaccination" un article où est évoqué le cas de Mademoiselle L., née en 1954. Elle travaille dans un cabinet dentaire depuis plusieurs années. Elle se fait vacciner contre l'hépatite B et reçoit une première injection de Hévac B en 1986.

 

Le lendemain et pendant 48h surviennent des nausées et vomissements, asthénie marquée et sensations vertigineuses. La deuxième injection est réalisée le mois suivant: des réactions identiques, plus marquées  s'accompagnent d'une perte de poids de 3 kg. Il est alors décidé de surseoir à la troisième injection, qui ne sera réalisée que 4 ans plus tard. Cette injection est suivie d'une réaction d'intolérance identique, mais plus immédiate et beaucoup plus violente, justifiant un alitement de 4 jours.

 

Une vérification du titrage d'anticorps anti HBs révèle un taux de protection insuffisant bien que non nul (8, 7% mUI/ml).  Cette situation amène le médecin du travail à décider d'une inaptitude pour contre-indication vaccinale définitive, ce qui amène l'employeur à envisager le licenciement. Le médecin traitant fait appel à la Consultation de Pathologie Professionnelle et d'Aptitude au Travail du CHU lequel propose une nouvelle injection de Genhévac sous surveillance  médicale stricte.

 

Celle-ci est réalisée au cours d'une hospitalisation de 48 h au CHU. L'injection est faite en deux fois et ne s'accompagne d'aucune symptomatologie. Le titrage d'anticorps fait 6 semaines après a permis de conclure à un taux protecteur (>150 mUI/ml).

La levée de l'inaptitude est obtenue et la patiente conserve son emploi.

L'histoire ne dit pas si la patiente a conservé sa santé !

Quotidien du Médecin (n" 6221 du 12/2/98 p. 9)

 

  Page n° 19 , 20 et 21

La  sécurité  des  autres.  Le  chef  d'entreprise  est  tenu  de  prendre  en  considération  les  avis  qui  lui  sont présentés par le médecin  du travail.

Le Décret du 13 juin 1969 relatif à l'organisation des services médicaux du travail définit les moyens d'action du médecin du travail. Celui-ci peut demander, aux frais de l'entreprise, des examens complémentaires nécessaires soit à la détermination de l'aptitude médicale soit au dépistage des maladies de caractère professionnel.

 

Médecine du travail et Fonction publique.

Le code du travail n'étant pas applicable aux administrations, les fonctionnaires des services administratifs de l'Etat et de ses établissements publics en ont longtemps été privés. Dans les années 80 les négociations avec l'Etat aboutirent à la signature du décret du 28 mai 1982 qui instaurait la médecine préventive dans la fonction publique. Peu efficace faute de moyens, il fallut d'autres négociations entre le ministère et les fédérations de fonctionnaires pour aboutir le 28 juillet  1994 à la signature d'un protocole d'accord renforçant le rôle de la médecine préventive.

 

A cette occasion le ministre d'alors, André Rossinot, avait reconnu en substance "qu'il n'y a pas de différence fondamentale en matière de risques  entre les fonctionnaires et les salariés du secteur privé". Le protocole prévoyait: une visite médicale annuelle obligatoire pour les agents les plus exposés et une visite tous les cinq ans pour les autres. Ces dispositions, ont été reprises dans le décret n° 95-680 du 9 mai 1995. Mais vu le nombre de fonctionnaires et vu le nombre de médecins de médecine préventive, tous débordés, les mesures énoncées dans le décret ne sont pas mises en application. Rappelons qu'il n'y a pas de vaccins obligatoires pour les fonctionnaires, aucune loi ne les exigent.

 

Des Académies bien trop zélées !

Néanmoins, il semblerait aujourd'hui que certaines Académies se montrent zélées et plus exigeantes sur les vaccinations lors de l'inscription aux concours de l'enseignement Capes, Agrégation etc...).

Ainsi, l'Académie de Nice a-t-elle envoyé la lettre suivante aux candidats : "Vous devez effectuer une visite médicale obligatoire dans le mois qui suit votre prise de fonction. Pour ce faire, vous devez vous présenter, dans les plus brefs délais, chez un médecin agréé muni des documents suivants :

-compte rendu d'interprétation d'un cliché thoracique de face datant de moins de 3 mois et effectue chez un radiologue ou dans un dispensaire (il est inutile d'apporter la radio elle même), -test du BCG positif datant de moins de 5 ans, vaccination ou rappel du tétanos-poliomyélite datant de moins de 10 ans, - la vaccination contre l'hépatite B n'est pas obligatoire mais elle est conseillée. Votre titularisation est assujettie à cette visite médicale" Qu'une visite d'embauche permettant d'établir une aptitude à l'emploi soit exigée, c'est un fait acquis pour tous les salariés, mais, en l'occurrence, exiger des vaccinations à jour, alors qu'il n'existe aucune obligation légale, cela s'apparente à de l'abus de pouvoir.

 

Les visites médicales dans le cadre professionnel.

Toutes  les  entreprises  doivent  inscrire  leurs s alariés  à  la  médecine  du  travail,  c'est  une  des  démarches  obligatoires  à l'embauche.

Le salarié doit passer les examens obligatoires. Il doit en subir un soit à l'embauche, soit au plus tard à la fin de la période d'essai (art. R 241-48 du Code du travail). Une autre visite sera faite dans les douze mois après l'embauche et renouvelé tous les ans.

 

Un salarié peut demander à voir le médecin du travail à tout moment. Après l'examen médical du salarié, le médecin du travail établit une fiche d'aptitude en double exemplaire. Il est soumis au secret professionnel et ne doit communiquer les dossiers médicaux qu'aux médecins-inspecteurs régionaux ou à tout médecin désigné par le salarié. Le refus par le salarié de se soumettre à cette visite obligatoire constitue un motif réel et sérieux de licenciement (Cour de cassation 29 mai 1986).

 

Un examen est également prévu à la reprise du travail après une absence due à une maladie professionnelle ou à un accident du travail. Si au cours de cette visite le salarié est reconnu inapte à la reprise, une seconde visite aura lieu deux semaines plus tard.

Entre-temps, une étude sera engagée par le médecin du travail et si après la seconde visite le salarié est toujours inapte, l'employeur dispose d'un mois pour trouver au salarié un poste adapté à ses nouvelles aptitudes de travail compatibles avec son état de santé. Il peut aussi lui proposer une modification de son contrat de travail (mutation, aménagement du temps de travail...). Ce n'est que si ce reclassement est impossible ou si le salarié le refuse qu'un licenciement peut être envisagé.

 

Pendant son arrêt de travail et en attente du résultat des deux examens médicaux, l'employeur doit reprendre le versement du salaire. Par deux arrêts, la Cour de cassation (10/2/98 et 19/5/98) affirme sans ambiguïté que le salaire correspond à un montant forfaitaire et ne peut subir aucune réduction.

 

L'obligation uniquement déterminée par l'exposition au risque.

Ne relèvent  de  la  compétence  du  médecin  du  travail  que  les  vaccinations  liées  à  l'exercice de la profession. L'obligation vaccinale est uniquement déterminée par l'exposition au risque. L'évaluation du risque est de la responsabilité de l'employeur. Le médecin du travail est amené à proposer ou à pratiquer les vaccinations, avec le consentement des travailleurs, dans le but exclusif de prévention des risques professionnels. Il conseille la vaccination en fonction des agents biologiques et du risque de contamination selon les données scientifiques disponibles, et du risque individuel aux postes exposés.

En aucun cas la vaccination ne peut se substituer à la mise en place d'une protection collective et individuelle efficace, elle ne peut que renforcer cette protection (circulaire du ministère de l'emploi du 26 avril 1998).

 

Une législation claire sur la surestimation des risques.

Depuis le 15 mars 1993, les infirmières sont habilitées à vacciner sur prescription médicale. Mais le salarié conserve le libre choix du médecin vaccinateur. La secrétaire d'Etat à la santé avait souligné, dans une réponse à la question du parlementaire Gilbert Meyer, que l'obligation vaccinale était une obligation contractuelle du salarié [question n° 33977 du 16 août 1999 réponse du JO le 22 mai 2000 p.3133].

 

Gilbert Meyer rappelait, dans sa question, que la responsabilité du médecin du travail pouvait être engagée en cas de surestimation des risques (accident vaccinai survenant alors que la vaccination est simplement recommandée) ou en cas d'inapplication des textes (sujet contractant une maladie dans le cadre de son travail alors que le vaccin, théoriquement obligatoire, présentait selon le médecin un certain nombre de contre-indications pour l'individu concerné et n'a, de ce fait, pas été administré ).

 

A propos des vaccinations obligatoires des personnels de santé.

Un arrêté du 26 avril 1999 (JO du 5 mai 1999) précise les modalités de l'obligation vaccinale des personnels de santé définie par l'article L.10 (devenu L. 3111- 4) du Code de la santé publique.

Est concernée par cette obligation vaccinate : "toute personne qui, dans un établissement ou un organisme public ou privé de soins ou de prévention, exerce une activité susceptible de présenter un risque d'exposition à des agents biologiques tels que le contact avec des patients, avec le corps de personnes décédées ou avec des produits biologiques soit directement (contact, projections), soit indirectement (manipulation et transport de dispositifs médicaux, de prélèvements biologiques, de linge ou de déchets d'activité de soins à risque infectieux)". Le médecin du travail apprécie individuellement le risque en fonction des caractéristiques du poste et recommande les vaccins nécessaires. 

Des effets indésirables curieusement négligés. Cette obligation vaccinale concerne l'hépatite B, la diphtérie, le tétanos et la polio-myélite.

 

Page n° 22

Vaccins auxquels s'ajoute celui contre la typhoïde pour les personnes travaillant dans les laboratoires d'analyses de biologie médicale. Le personnel médical doit en outre être vacciné par le BCG (art.L.3112-1 et 2).

La vaccination peut être réalisée par le médecin du travail ou tout autre médecin, selon le choix de l'intéressé. La preuve de la vaccination est apportée par une attestation médicale comportant la dénomination de la spécialité utilisée, son numéro de lot, les doses et les dates des administrations. Dans le cas de l'hépatite B, le résultat du contrôle du taux d'anticorps antiHBs doit être fourni par les personnes vaccinées après l'âge de 25 ans.

 

Ce contrôle doit être fait un ou deux mois après le dernière injection. Le taux considéré comme protecteur est de 1OmUI/ml. Mais le Comité technique des vaccinations précise que les études biologiques ont montré que la diminution du taux d'anticorps au-dessous du seuil de 1OmUI/ml ne signifie pas l'absence de protection.

Il ajoute aussi qu'il existe une absence actuelle d'arguments scientifiques justifiant le maintien des rappels et qu'il n'est pas possible d'exclure formellement d'effets indésirables liés à la vaccination [BEH n° 31 du 4 août 1998].

 

La preuve de la vaccination doit être apportée au moment de l'entrée en fonction des personnes concernées ; dans le cas contraire, la personne ne peut exercer les activités à risque d'exposition.

L'obligation vaccinale ne s'impose pas aux personnes présentant une contre-indication à une ou plusieurs vaccinations. Le médecin du travail peut  être amené à proposer une nouvelle affectation pour ces personnes.

 

 

 

La liste des établissements concernés par l'obligation vaccinale.

Elle été précisée dans l'arrêté du 15 mars 1991. curieusement, cette liste ne mentionne pas les cabinets médicaux ni les pharmacies.

Etablissements relevant de la loi hospitalière.

Dispensaire ou centre de soins -PMI (protection maternelle et infantile).

Etablissements de soins dentaires -Etablissements sanitaire des prisons.

Laboratoires d'analyses de biologie médicale.

Centres et postes de transfusion sanguine.

Etablissements de conservation et de stockage de produits humains autres que sanguins.

Etablissements pour l'enfance et la jeunesse handicapée.

Etablissement et service d'hébergement pour adultes handicapés.

Etablissements pour personnes âgées.

Services sanitaires de maintien à domicile.

Etablissements de protection de l'enfance.

Etablissement de garde d'enfants d'âge préscolaire.

Etablissements de formation des personnels sanitaires.

Services communaux d'hygiène et de santé.

 

Page n° 23 et 24

Entreprises de transport sanitaire.

Service de médecine du travail.

Centre de médecine préventive scolaire.

Les blanchisseries.

Les entreprises de pompes funèbres.

Les entreprises de transport de corps avant mise en bière.

 

 

 

 

La liste des personnels soumis à l'obligation vaccinale.

Elle a été précisée dans l'arrêté du 23 août 1991 :

Médecins.

Chirurgiens dentistes.

Sages-femmes.

Aides soignants.

Ambulanciers.

Audio-prothésistes.

Auxiliaire de puériculture.

Ergothérapeutes.

Infirmiers diplômés d'Etat et infirmiers spécialisés.

Laborantins d'analyses médicales.

Manipulateurs d'électroradiologie médicale.

Masseurs kinésithérapeutes.

Orthophonistes.

Pédicures-podologues.

Pharmaciens.

 

 

Chez les sapeurs-pompiers : des vaccinations exigées abusivement.

Suite au recours déposé par ALIS, l'article 17 de l'arrêté du 6 mai 2000 a été modifié par l'arrêté du 1er  août 2002 (JO du 24 août 2002 p. 14121) lequel précise que les vaccinations jusque là exigées abusivement ne sont que recommandées: "En fonction de spécialités pratiquées et des risques de contamination encourus, le médecin sapeur-pompier chargé du contrôle de l'aptitude doit proposer les vaccinations adaptées, notamment: le BCG, la vaccination contre l'hépatite B, la leptospirose, l'hépatite A, la typhoïde, la méningite A et C, la rage.

 

Ces vaccinations n'ont pas un caractère obligatoire. En cas de refus, le médecin sapeur-pompier susvisé devra avertir l'autorité territoriale d'emploi". Il est important de faire connaître et de faire respecter cet arrêté, car dans certaines unités de sapeurs pompiers, il ne semble pas qu'on veuille en tenir compte, pour preuve un document fourni par un de nos adhérents, sous-officier de sapeur-pompier professionnel en Dordogne. Il s'agit d'une note de service mise à jour le 11 octobre 2002 où sont présentés comme obligatoires les vaccinations susmentionnées avec sanctions pour refus de vaccination.

"L'obligation d'immunisation est donc une obligation vaccinale, les agents étant tenus d'apporter la preuve qu'ils ont subi les vaccinations exigées. Il appartient à l'employeur de vérifier la preuve vaccinale, le médecin n'agissant que par délégation.

 

C'est pourquoi il est indispensable que tout médecin informe l'autorité d'emploi dès lors qu'un agent ne répond pas ou ne répond plus aux obligations légales. Dans ce cas tout médecin sapeur-pompier en informe directement et par écrit Monsieur le Médecin-chef, charge à ce dernier de reporter l'information au bureau des personnels." Outre ces informations erronées, cette note de service recèle toute la perversité du système. En effet, concernant les vaccinations non obligatoires, il est dit: "Ces vaccinations  doivent être considérées comme des mesures spéciales de protection individuelles, appréciées comme nécessaires. [La vaccination] est à la charge de l'employeur et ne pourra être exigée, restant, après information claire et précise du médecin, de la libre volonté de l'agent. Toutefois, dans le choix des agents postulant pour une activité à risque, la priorité pourra être donnée par l'autorité d'emploi à ceux qui apporteront la preuve de leur immunité".

On joue sur le mot immunité; néanmoins, de quel droit une telle discrimination, qui bafoue la législation ?

 

Cas particuliers : des égoutiers... aux entreprises agro- alimentaires.

Un arrêté préfectoral (n° 76-739 du 17 mai 1976) et un décret (n° 94-352 du 4 mai 1994) contraint les égoutiers de la ville de Paris a être vaccinés contre la leptospirose uniquement pour leur embauche.

Par ailleurs certaines entreprises agro-alimentaires et certaines entreprises de transport exigent parfois le BCG pour leur personnel manipulant des denrées alimentaires en vertu d'un arrêté (du 26 février 1965) rendu caduque par l'abrogation du décret du 5 mai 1964. Aujourd'hui le BCG n'est obligatoire que pour le personnel de santé, et bien entendu les enfants en collectivité.

 

Le 5 septembre 1996 est paru un arrêté relatif à la vaccination par le BCG. Le personnel de restauration ne figure pas dans la liste des professions soumises à la vaccination.

Le décret na 64-417 du 5 mai 1964 relatif à la vaccination BCG pour les entreprises de transport et de denrées alimentaires et  son arrêté d'application du 26 février 1965, sont abrogés. En conséquence, l'obligation de la vaccination par le BCG pour le personne! permanent ou saisonnier manipulant ou transportant des denrées alimentaires, n'existe plus. La prévention dans le domaine de la restauration doit passer par une formation à l'hygiène, au respect des chaînes alimentaires et des circuits propre et sale ainsi que la maintenance des installations. [Concours médical du 4/10/1997 vol. 119 na 30 p. 2258].

 

Les métiers sur machines dangereuses et le personnel de laboratoire.

Le vaccin antitétanique, notamment, peut être exigé pour le personne! qui travaille sur machines dites "dangereuses" y compris  les étudiants et apprentis (Code du travail article R.234-22 décret n° 80- 57 du 30 octobre 1980).

Le vaccin antirabique, en vertu de l'arrêté du 4 juin 1975 (JO du 4 juillet 1975), est conseillé pour les vétérinaires, les personnels de laboratoire,

 

Page 25

Les  équarrisseurs,  les  personnels  des  fourrières,  les  naturalistes,  les  gardes-chasse  et  gardes forestiers, les personnels d'abattoirs.

 

La Circulaire du 26 avril 1998.

Selon cette circulaire relative à la pratique des vaccinations dans le milieu du travail et hormis les cas précédemment cités, les vaccinations dans le milieu du travail sont facultatives. L'employeur recommande les vaccinations adaptées aux salariés non immunisés et en tenant compte des propositions vaccinales du médecin du travail. L'employeur prend en charge le coût des vaccinations dès lors qu'elles ont un lien direct avec l'exposition professionnelle. Pour les vaccinations non obligatoires, l'employeur ne peut exiger la vaccination qui reste, après information claire et précise du médecin, de la libre volonté du salarié.

Le refus de vaccination ne peut justifier l'éviction d'un poste à moins d'un risque caractérisé particulièrement grave, non ou difficilement traitable, et pour lequel on dispose d'un vaccin dont l'efficacité et l'innocuité sont reconnues. On se demande bien lequel !

 

Le devoir d'information du médecin du travail.

En  1996,  le  Conseil   médical  d'un  groupe  d'assurances  médicales  a  rapporté  dix déclarations de plaintes concernant des médecins du travail. Deux d'entre elles étaient imputables à un préjudice post-vaccinal. A titre d'exemple également, en 2001, le GAMM (Groupe des Assurances Mutuelles Médicales) signalait deux plaintes contre des médecins du travail pour complications après vaccin DTPolio (dont un abcès).

Depuis l'arrêt Hédreul (Cour de cassation du 25 février 1997) plusieurs jurisprudences ont modifié le devoir d'information du médecin du travail déjà précisé dans l'article 35 du code de déontologie médicale. L'accident post-vaccinal représente le préjudice qui risque le plus d'engager la responsabilité du médecin du travail.

 

Celui-ci dans sa pratique devra apporter la preuve de l'information donnée au salarié sur les risques prévisibles ou exceptionnels, majeurs  et mineurs des vaccinations [Les magistrats ont l'habitude de qualifier d'exceptionnels les risques que les experts estiment égaux ou inférieurs à 1 %]. Cela pré-suppose que la vaccination soit assimilée à un traitement préventif, que l'acte vaccinai soit considéré comme un acte invasif pouvant porter atteinte à l'intégrité du corps humain (puisqu'il peut exister un accident post-vaccinal), qu'un salarié soit assimilé à un patient du médecin du travail et que la vaccination soit reconnue comme un acte thérapeutique nécessaire et efficace.

 

Pour authentifier la réalité de l'information délivrée, le GAMM préconise une formule type à faire signer au salarié une fois informé "Je reconnais que la nature de l'acte vaccinai et du vaccin ainsi que ses risques et avantages m'ont été expliqués en termes que j'ai compris et qu'il a été répondu de façon satisfaisante à toutes les questions que j'ai posée".

 

Page n° 26

Des questions épineuses à propos de "Hépatite B.

Pour l'Hépatite B les rappels systématiques ont été supprimés. Mais pour les salariés vaccinés après l'âge de 25 ans, le médecin du travail doit procéder à une évaluation de l'opportunité de doses additionnelles si le seuil protecteur de 10mUI/ml n'est pas atteint. Cette disposition met les médecins du travail dans l'embarras, car ils ne disposent pas de moyens réglementaires ou scientifiques sur lesquels s'appuyer pour prendre une telle décision. "On laisse au médecin du travaille soin de prendre une décision importante malgré la persistance de zones d'incertitudes scientifiques" se lamentent M. Benbrik et Domont [5]. Ce n'est là qu'un aspect récurrent de l'absence totale de sérieux des politiques vaccinales.

 

Une circulaire inappliquée.

Une circulaire lettre morte: Le 7 septembre 1978 le ministère de la santé a publié une circulaire demandant aux médecins un rapport détaillé du suivi post-vaccinal avec "indication de la procédure de vaccination, des dates des différentes opérations, des antécédents médicaux de la victime, de la nature et de la date d'apparition des troubles ainsi que leur durée, des constatations  ultérieures faites, de l'évolution de la maladie, de l'état de santé actuel de la victime...". Oui aujourd'hui applique cette circulaire, tant dans les cabinets médicaux qu'en médecine du travail ?

 

L'arrêté du 6 février 1991 précise que "les personnes assujetties aux vaccinations sont considérées comme valablement immunisées lorsque...". Commentaire de M. Benbrik et Domont qui précise que "Lorsque l'administration assimile l'obligation d'immunisation à une obligation vaccinale, elle confond un problème administratif avec un problème médical. Dans la pratique, comme l'employeur ne peut connaître l'état immunitaire des salariés pour raisons de secret médical, seule peut lui être accessible l'information administrative sur la couverture vaccinale. En ce qui concerne l'état immunitaire, seul le médecin du travail (et le médecin traitant) en aura éventuellement connaissance et c'est dans ce contexte qu'il émettra son avis médical d'aptitude au poste de travail. En cas de vaccination obligatoire, on notera au passage qu'une interrogation peut se poser en matière de sélection professionnelle fondée sur des arguments médicaux.

 

Est-ce que ceci est bien conforme à la loi sur la non discrimination à l'embauche et sur les attentes sociales actuelles ? Pour mémoire, le lecteur pourra consulter l'arrêt en Conseil d'Etat du 15 novembre 1996 : Association liberté Information Santé, par lequel il a été considéré que le ministre de l'agriculture et de la pêche avait méconnu sa compétence en prenant un arrêté soumettant des agents publics à des vaccinations autres que celles qui sont rendues obligatoires par le code de la santé publique."

 

Page n° 27 et 28

Le médecin du travail face à sa responsabilité.

La responsabilité du médecin du travail est-elle délictuelle ou contractuelle ? La question n'est pas tranchée. Pourtant, comme le médecin du travail est embauché avec l'accord des représentants des salariés, il y a bien un contrat entre les salariés et le médecin du travail applicable en matière de vaccination.

Les termes de ce contrat engagent le médecin du travail à délivrer des soins attentifs, consciencieux et conformes aux données acquises de la science.

Sur le plan du droit pénal, la responsabilité du médecin du travail pourrait être engagée pour violation du secret médical (art. 226-13 du code pénal), pour atteinte involontaire à la vie des salariés (art. 221- 5 du code pénal), pour atteinte à l'intégrité de la personne  (art. 222-19 et 20 du code pénal).

 

Pratique vaccinale au travail : les dernières dispositions.

Un médecin inspecteur régional a fait passer une lettre à l'attention des médecins du travail de sa région en leur donnant un certain nombre de recommandations intéressantes. En voici des extraits.

" Chers confrères, Un nombre croissant d'entre vous me signale ici ou là des salariés refusant certains vaccins... Un doute sur l'innocuité des vaccins et notamment le vaccin anti HB semble germer dans les esprits. ..En conséquence, je vous invite à beaucoup de discernement et de rigueur quant à votre pratique de la vaccination en milieu de travail au bénéfice des salariés.

 

Je vous conseille notamment de renoncer à pratiquer un vaccin "pour rendre service", acte qui engage totalement votre seule responsabilité et ceci pour des années. ... J'attire votre attention sur l'avis du Conseil Supérieur d'hygiène Publique du 12 mai 2000 qui diffuse le calendrier des vaccinations et qui indique: "en milieu de travail, le risque d'exposition est évalué par le Médecin du travail". .. Cette assertion précise votre rôle et renforce votre responsabilité quant au choix des vaccins à pratiquer en milieu de travail. ..

Enfin, si vous estimez que les conditions requises pour pratiquer l'acte vaccinai ne sont pas réunies, rien ne vous oblige à exécuter l'acte, même réglementairement justifié. 'Loi du 4 mars 2002 relative au droit des malades et à la qualité du système de santé " (Loi n° 2002-303 JO du 5 mars 2002, p. 4118-4158).

 

Cette lettre était accompagnée d'un document élaboré par ce même médecin inspecteur précisant la démarche de prévention des risques professionnels. On y lit les informations suivantes: "Cas particulier de la vaccination contre l'hépatite B : à ce jour, des incertitudes semblent se faire jour sur ce vaccin.

Il est donc urgent de raisonner la vaccination en milieu de travail comme un Equipement de Protection Individuelle (EPI) et de réserver son utilisation dans les situations professionnelles où existe réellement des risques résiduels de INTERPRÉTATION DES TEXTES LÉGISLATIFS DIALOGUE ENTRE MÉDECINS.

 

L'entretien qui suit a été relevé dans le Concours Médical du 7161975 vol. 119 na 21 p. 1505. 

Question :

" Médecin du travail, j'ai à surveiller le personnel de plusieurs institutions pour handicapés. Ma connaissance des postes de travail qui ne sont pas médicalisés mais qui imposent un contact intime avec les enfants handicapés, en particulier avec la salive (professeurs, instituteurs, éducateurs spécialisés...) et mon interprétation des textes m'ont fait mettre en place (avec l'accord de la direction des établissements) une vaccination de tout le personnel contre l'hépatite B.

Plusieurs cas de sujets réfractaires à la vaccination se sont présentés, appuyés par des certificats médicaux d'homéopathes opposés au principe de la vaccination.

 

Le premier salarié a demandé en 1991 un avis au ministère de la santé, qui répond en limitant le risque infectieux au seul contact avec le sang ou ses dérivés. De ce fait il autorise les salariés à refuser cette vaccination.

Deux autres cas d'opposition sont en cours et concernent deux professeurs spécialisés dans l'enseignement des sourds.

J'ai rédigé leur fiche d'aptitude comme suit: "Aptitude non prononcée tant que la vaccination obligatoire contre l'hépatite B ne sera pas valablement exécutée".

 

Un des salariés a soumis  la question au conseil départemental de l'Ordre des médecins, lequel a demandé un avis au médecin inspecteur départemental de la santé: dans sa réponse, ce dernier se réfère à l'arrêté du 23 août 1991 relatif à la liste des professions [soumises à la vaccination] et conclut que, si la vaccination contre l'hépatite B est à proposer, elle ne peut être considérée comme obligatoire. Il considère qu'un enseignant n'est pas sur cette liste.

 

Quelle doit être l'attitude du médecin du travail devant un tel problème ? Quelle est sa responsabilité ?

Qu'en sera-t-il si un salarié a une hépatite et la déclare en maladie professionnelle ? Comment le médecin du travail doit-il rédiger sa fiche d'aptitude ? Quelle est la responsabilité de l'employeur ? »

 

Réponse du médecin du travail :

« Votre  courrier  illustre  bien  les  difficultés  auxquelles  peut  être  confronté  le  médecin  du   travail en tant que conseiller de l'employeur et du salarié.

[...] Il me semble que les salariés que vous surveillez relèvent de l'article L.10 (devenu 3111- 5) si leurs activités professionnelles les exposent à des risques de contamination. [...] Sa responsabilité et celle de l'employeur peuvent être engagées si un salarié non vacciné est contaminé à l'occasion de son activité professionnelle.

 

Dans le cas de refus de la vaccination, il convient de bien éclairer la personne réticente sur les risques de contamination et les avantages de la vaccination. Si une contre-indication est avancée, le médecin du travail peut prendre l'avis d'un confrère spécialiste.

Les termes de la fiche d'aptitude peuvent être : "Apte sous réserve de la réalisation de la vaccination contre l'hépatite B". Si, malgré les conseils, le salarié refuse toujours la vaccination, le litige peut être soumis au médecin inspecteur du travail.

L'interprétation des textes législatifs reste donc délicate ». Et l'on a envie d'ajouter : ... et lourde de conséquences pour les salariés !

 

Page n° 29, 30 et 31

"Contamination après mise en oeuvre de toute mesure de prévention des risques professionnels".

Traitements de prévention : une information rigoureuse des risques.

La nouvelle loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé, introduit dans le code de la santé publique deux articles L.1111- 2 et L.1111- 4 s'appliquant à la pratique notamment à la vaccination par le médecin du travail L'article L. 1111-2 stipule que: "Toute personne a le droit d'être informée sur son état de santé. Cette information porte sur les différentes investigations, traitements ou actions de prévention qui sont proposés, leur utilité, leur urgence éventuelle, leurs conséquences, les risques fréquents ou graves normalement prévisibles qu'ils comportent ainsi que sur les autres solutions possibles et sur les conséquences prévisibles en cas de refus.

 

Lorsque, postérieurement à l'exécution des investigations, traitements ou actions de prévention, des risques nouveaux sont identifiés, la personne concernée doit en être informée, sauf en cas d'impossibilité de la retrouver".

Cette information incombe à tout professionnel de santé dans le cadre de ses compétences et dans le respect des règles professionnelles qui lui sont applicables. Cette information est délivrée au cours d'un entretien individuel.

En cas de litige il appartient au professionnel ou à l'établissement de santé d'apporter la preuve que l'information a été délivrée à l'intéressé dans les conditions prévues au présent article. Cette preuve peut être apportée par tout moyen.

 

Le médecin doit respecter la volonté de la personne.

L'article L. 1111- 4 stipule que toute personne prend, avec le professionnel de santé et compte tenu des informations et des préconisations qu'il lui fournit, les décisions concernant sa santé. Le médecin doit respecter la volonté de la personne après l'avoir informée des conséquences de ses choix. Aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne.

Ce document, qui s'appuie sur la loi du 4 mars, est extrêmement important car que devient l'obligation vaccinale dans ce contexte ?

On est en face d'une contradiction fondamentale qui rend impossible l'exécution autoritaire d'une vaccination qu'elle soit obligatoire ou non.

 

Monsieur J. et l'obstination vaccinaliste.

Je vous propose un extrait d'un courrier de nos adhérents: " Victime de la vaccination tétracoq (syndrome de West et séquelles variées), j'ai depuis lors une contre-indication à toute vaccination. Je remplis actuellement un contrat à durée déterminée comme charpentier de marine. La médecine du travail me harcèle pour que je subisse les vaccins contre le tétanos et la polio et me laisse craindre qu'elle veuille me déclarer inapte."

 

A méditer vaccin antitétanique pour les salariés du bâtiment.

Relevé dans le Quotidien du Médecin no6333 10/9/98 p.11 "Le cercle de la vaccination" Pasteur Mérieux MSD signé du Dr Poirier médecin du travail à Rouen: "ll paraît bien naturel que tous les salariés du BTP soient protégés contre le tétanos tant le risque d'effractions cutanées est présent dans ce secteur.... L'essentiel pour le médecin du travail est moins d'assurer l'exécution du geste vaccinal que d'évaluer, d'informer le salarié et de le motiver. En dernier lieu, le patient lui-même est responsable et libre de l'organisation du geste vaccinal".

 

Tétanos et folie sécuritaire : le cas de madame F.

Le courrier suivant a été reçu à notre association. Il s'agit de Madame F. Elle travaille en tant que caissière dans le service administratif d'un grand hôpital parisien.

Le médecin du travail exige qu'elle soit revaccinée contre le tétanos puisque sa dernière vaccination date de plus de 10 ans. Elle refuse. Le médecin la déclare inapte alors qu'elle travaille dans ce service depuis de nombreuses années!

 

Peu après, elle se voit mise à pied, son salaire bloqué, ses congés payés supprimés.

Après consultation de l'inspection du travail, des syndicats et de notre association, elle décide de faire, faire un dosage d'anticorps, lequel se révèle positif. Elle est donc considérée comme immunisée aux termes de la loi. Elle se présente devant le médecin du travail qui lève les bras au ciel en s'écriant "mais vous êtes folle, vous allez ruiner la sécu. Ces analyses sont très chères, je refuse de vous rembourser; rendez-vous compte, si tout le monde faisait comme vous !"

 

Qu'est-ce qui importe le plus : vaccination ou immunité ?

Pourtant c'est bien la démarche que chacun devrait faire, car pourquoi vacciner des personnes déjà porteuses d'un taux d'anticorps suffisant, la sur-vaccination ne peut être que source de complications. Finalement, le médecin du travailla déclare apte que pour un an et exige un contrôle tous les cinq ans. De plus il lui annonce qu'il va prévenir l'ordre des médecins. On croit rêver en voyant de telles scènes d'hystérie, causée d'une part par la peur du tétanos, maladie diabolisée à l'excès et d'autre part par la peur de ne pas être couvert au cas où les ayants droits portent plainte, s'il y a tétanos, contre le médecin qui n'aurait pas vacciné. Dans un système aussi perverti, les médecins sont amenés à agir en absence de tout bon sens.

 

Friction entre la médecine du travail et le MEDEF.

Le journal Libération du 25/9/2000 notait que Le Medef avait proposé une réforme qui remet en cause un certain nombre de verrous auxquels tiennent les organisations de médecins du travail. La visite annuelle des salariés ne serait plus obligatoire que pour ceux d'entre eux dont l'activité présente des risques spécifiques identifiés par les partenaires sociaux dans la branche.

Grogne du Conseil de l'Ordre des Médecins qui juge dangereux d'enlever aux médecins du travail l'initiative de la définition des populations à risque dans l'environnement du travail.

 

Tout bon sens n'est pas perdu ! A propos de l'Hépatite B pour les Agents Territoriaux Spécialisés des Ecoles Maternelles dans une lettre du service de médecine professionnelle de l'Eure du 18/2/1999) le Dr A. Lery s'exprime ainsi : "Après lecture multiple des textes, discussions et réflexion, nous avons clairement décidé que les textes ne nous obligeaient nullement à exiger la vaccination contre l'hépatite B chez les Agents Territoriaux Spécialisés des Ecoles Maternelles. En effet, non seulement elles ne sont pas exposées, mais si les établissements de garde d'enfants d'âge préscolaire (arrêté du 15 mars 1991) font partie de la liste des établissements visés à l'article L.10 (devenu L. 3111- 4), ceux-ci ne sont en aucun cas des établissements de prévention ou de soins"..

 

Suites vaccinales en milieu de travail : Les angoisses du Dr C.

Dr c. est médecin du travail en milieu hospitalier (89). Il écrit "Le vaccin antidiphtérique étant obligatoirement associé au vaccin antitétanique, nous sur-vaccinons une personne déjà protégée [en pratiquant un rappel]... D'une manière générale, la multiplication des différents vaccins nous conduit à nous interroger sur les possibilités d'effets intervenant à moyen et à long terme.

 

Concernant l'hépatite B... est-il logique de s'obstiner à pratiquer des injections régulièrement ? Y a-t-il des risques potentiels à court et à long terme et lesquels ?" Réponse d'un confrère: "Effectivement, il y aura "sur-vaccination" anti-tétanique, mais il n'y a pas d'autre choix pour protéger contre la diphtérie que de refaire un cycle complet de vaccin DT. La multiplication des différents vaccins que nécessitent les personnels hospitaliers est bien tolérée. Il n'y a pas de risque, à notre connaissance, à répéter les injections, il n'y a que des échecs".

Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, celui de l'ignorance !

 

Page n° 32

Le dispositif vaccinaI a ses propres limites.

Pour conclure donnons la parole à Alain Domont, médecin chef de la ville de Paris et Eric Benbrik qui se demandent si visites médicales et vaccinations sont la seule solution: "C'est un leurre de faire croire qu'une visite médicale va régler tous les problèmes ;. Les pathologies du travail sont d'abord des pathologies environnementales et c'est donc aussi sur l'environnement professionnel qu'il faut agir"... d'autant que la pression de la productivité conduit à prendre des risques aberrants.

 

D'autres médecins plaident pour la suppression de l'aptitude médicale : "Censé préserver la santé des salariés, le certificat d'aptitude médicale a démontré son inefficacité. Mais il est toujours susceptibles d'être détourné dans une optique de sélection. Sa suppression permettrait aux médecins du travail de recentrer leur action sur la prévention des atteintes à la santé dues au travail". L'activité primordiale du médecin du travail devrait porter sur la transformation des conditions de travail.

 

Une nécessité absolue de réflexion et de dialogue.

Certains syndicalistes souhaiteraient des réformes pour démocratiser la médecine du travail. Un délégué CFDT fait remarquer : "Les médecins du travail, rémunérés par l'entreprise, ne peuvent repousser la main qui les paie si bien, quitte à oublier le secret professionnel, et le salarié, clientèle captive, n'est qu'un pion entre leurs mains".

Pour lui, le droit d'accès (et de rectification) par le salarié à son dossier médical et le libre choix du médecin du travail par le salarié constitueraient des avancées qui permettraient d'améliorer le fonctionnement de la médecine du travail.

Dominique Huez affirme: "Le vaccin n'est pas la seule arme du médecin. Deux attitudes prédominent dans les entreprises vis-à-vis des risques infectieux : d'une part, une forte sous-estimation, d'autre part, la priorité à des campagnes massives de vaccination.

 

Ces deux orientations compromettent les chances d'une prévention mieux adaptée à la diversité des situations".

Ce médecin du travail parle de vaccinations intempestives notamment dans le cas de campagne de vaccinations non obligatoires pour des risques professionnels non démontrés. Et il donne l'exemple de la grippe: "Si l'on n'a pas affaire à une population potentiellement fragile, aucune recommandation en santé publique n'est établie dans ce domaine. S'agissant de travailleurs en bonne santé, des médecins défendent même la thèse selon laquelle la vaccination interdit l'acquisition des défenses immunitaires durables que déclenche la rencontre du virus. Dans ces conditions, les justifications du vaccin sont à rechercher dans la politique managériele , au nom principalement d'une stratégie de lutte contre l'absentéisme, stratégie dont l'efficacité n'a d'ailleurs jamais été prouvée.

Une conception "utilitaire" du rôle de la médecine du travail est alors clairement à I'oeuvre".

 

Page n° 33

Empruntons  la   conclusion  au  Docteur  Annie  Leprince " Les  salariés  doivent  s'approprier  la   prévention...  en  ayant une réflexion commune... et en comprenant ce qu'ils font".

Françoise Joët :Présidente de l'Association Alis

 

POUR EN SA VOIR PLUS :

Le Courrier d'Alis

(Association liberté information santé)

19 rue de l'Argentière

63200 Riom

Tél. : 04 73 63 02 21

 

MEDECINES NOUVELLES

B.P. N° 19

14360 Trouville-Sur-Mer

Tél : 02 31 87 58 22

 

 

  VACCINATIONS UNE PRATIQUE A RISQUE.

FLASH AVRIL 2003: PNEUMONIE ATYPIQUE :

 « Si Pasteur est en quel que sorte un imposteur -ce qui n'enlève ri en à sa compétence scientifique  et  porte la responsabilité de l'orientation très dangereuse de la médecine vers des voies de garage, on ne peut pas lui reprocher  l'incapacité des "spécialistes" » actuels à se  remettre en cause !

 

L'équation ­réflexe " pavlovienne"bi en connue reste, médiatiquement parlant, 1 germe = 1 vaccin (on en a parlé pour l'ESB par ex). C'est une mauvaise analyse parce que si l'on empêche un germe de s'exprimer spontanément, il va s'adapter, se transformer et une maladie d'un type nouveau va apparaître. Pour le SRAS (pneumopathie atypique / Syndrome Respiratoire Aigu Sévère), la nature de l’agent reste à ce jour mystérieuse. On a retrouvé systématiquement le clamydi a (bactérie) en Chine mais on parle aussi de para-myxovirus (type rougeole). On pense également à un corona-virus (type rhinites) qui aurait franchi la barrière des espèces (origine bétail en batterie : le Dr Anthony Fauci, directeur de l'Institut national des allergies et des maladies infectieuses de Washington: «des vaccins contre des corona-virus vétérinaires communs sont régulièrement utilisés pour prévenir des maladies graves chez les jeunes animaux, notamment le cochon », et effet des manipulations du vivant par les vaccins produits par génie génetique?), à moins que deux virus et non pas un seul soient responsables: " hypothèse la plus sérieuse envisagée par les biologistes de l'OMS enquêteurs ".

 

Quand on connaît le phénomène de commutation: toute bactérie(tout virus) échange en se détruisant son matériel génétique avec les bactéries et virus de voisinage :" ce qui change tout, c'est la sélection par le vaccin, de nouveaux variants virulents et invasifs / Dr Taha ", on peut être inquiet à propos de la pneumonie-atypique !! Ii se produit en fait ce qu'on voit régulièrement avec les infections opportunistes, nosocomiales ainsi qu’avec les mutations secondaires : Roland Sutter (dir. service d’éradication de la polio aux U SA « il est clair qu’une sonnette d’alarme a été tirée» C'était en janvier 2001 !!!!

Donc peut-être que l'épidémie va s'éteindre d'elle même ? Peut-être qu'un vaccin sera trouvé ? Peut-être qu'il va provoquer, plus tard, d'autres mutations encore plus atypiques de maladies à l'origine bénignes.. Nous, nous garderons bien de commenter avantage la situation actuelle car de grandes zones d'ombre persistent sur cette affection, ni de prévoir quoi que ce soit puisque c'est imprévisible! Tous les immunologistes sont d'accord pour dire que l'immunité est encore quelque chose d'extrêmement  mal connue, et que faire sauter la barrière des espèces à"coup de génie" génétique présente des risques sérieux ! Mais l’immunologie a peu de choses à dire face  à  l'énorme  marché  pharmaceutique  que  représente  la  vaccination massive de plus d'un milliard d'individus.. (bioman'sland/courrier international /cri­vie).

 

INTRODUCTION :

La  médecine  officielle  assimile  la  santé  à  l'absence  de  maladie  et,  dans cette optique, a inventé "la médecine préventive", concept permettant toute dérive : en chassant les maladies, on assure la santé. Hélas ce postulat est faux et la vaccination induit, de la sorte, une course sans fin: pour éviter que n'apparaissent les maladies propres à l'enfance, on injecte toute sorte de vaccins qui empêchent le système immunitaire de se développer naturellement. Ensuite, comme les maladies se révèlent plus tard, on multiplie les rappels. Lorsque de nouvel les maladies émergent, on s'empresse de chercher un nouveau vaccin. Le réflexe vaccinal , processus, absurde et destructeur, ne f ai t qu'amplifier les problèmes et détériorer la santé...

 

CULTURE ET DEPENDENCES.

Le Dr Albert Schweitzer (Nobel 1952) avait remarqué que les premiers cancers en Afrique étaient apparus 5 ans après les premières campagnes vaccinales. De nombreuses études démontrent que les pays qui vaccinent le moins sont ceux qui présentent le meilleur état de santé dans leur population. Personne n'est en mesure de dire comment s'exprimeront les maladies des futures générations fortement vaccinées, mais le risque est grand de voir émerger de graves pathologies qui ne feront que s'accentuer avec le temps. Le SI DA pourrait être de celles­là..

 

Pourtant, inconscient de ces problèmes, le consommateur est devenu dépendant et les fabricants n’ont guère de peine à entretenir cette dépendance, car le vaccin, en effet reflète bien la conception courante de la maladie, du rôle du médecin et de la prise en charge de la santé par la collectivité : le vaccin évite de se responsabiliser, de s'investir..

 

Ii est primordial de considérer que nous vivons en symbiose avec les microbes. Les microbes n'ont pas plus de finalité pathogène qu'un autre être. Les micro­organismes sont principalement endogènes et sont des composants d'éléments vitaux plus élaborés. Leur fonction est de participer au maintien de la vie. Déjà, en 1883, John Shaw Billings, éminent spécialiste de la santé publique, avait déclaré :"Il est important de noter que la simple introduction de microbes dans un organisme vivant ne provoque pas automatiquement leur multiplication et la maladie. La condition de l'organisme lui­-même a beaucoup d'influence sur le résultat"

 

EQUILIBRE SYSTEME IMMUNITAIRE / VIRUS NATURELS.

L'homme a progressivement acquis et consolidé son immunité, instaurant un équilibre entre les virus des maladies infantiles et l'environnement et il n'est pas possible de prévoir à longue échéance ce que peut  engendrer la rupture de cet équilibre par les vaccinations.

 

De plus, l'immunité conférée par la maladie est définitive, ce qui n'est pas le cas pour la vaccination dont la protection, si protection i l y a, -les taux d’anti-corps mesurés après les vaccinations sont généralement inférieurs à ceux mesurés après les maladies-, est limitée. Dès 1984, le Pr. Richard DeLong, virologue et immunologue de l'Université de Toledo (Texas), écrivait dans "A Possible cause of AIDS and other new diseases", qui traite des origines de l'apparition du Sida et autres nouvelles maladies: "Tout porte à croire qu'un équilibre fiable existe entre le système immunologique humain et les virus naturels. Rompre cet équilibre pourrait avoir des conséquences imprévisibles."(cf M ed. hypothèses, vol . 395 n' 13 -1984).

 

Le Pr. DeLong s'est particulièrement penché sur le problème des vaccins à virus vivants. Dans "Live viral vaccine, biological, pollution"publié en 1996, i l s'inquiète:  "La logique et la raison auraient­ elles abandonné les épidémiologistes ?".

Alarmé à l'idée que les vaccins à virus vivants peuvent engendrer de nouvelles maladies ainsi que des mal formations, des aberrations chromosomiques, des mutations et des cancers, il ajoute: " L'introduction volontaire et non nécessaire de virus infectieux dans un corps humain est un acte dément qui ne peut être dicté que par une grande ignorance de la virologie et des processus d'infection. [...]. Le mal qui est fait est incalculable ".

 

En tant qu'immunologue, il pense que les virus vivants peuvent retrouver leur virulence et favoriser la rupture de leur équilibre dans les domaines écologique et épidémiologique. Il trouve inconcevable que la plupart des promoteurs de vaccins ignorent ce que les virologues ont déjà découvert et qu'ils continuent, sans aucun scrupule de conscience, d'infecter des humains avec des virus vivants au nom de l’immunologie.

 

 

 

ANTICORPS : JUSTE LA MARQUE DE L'AGRESSION.

Le magazine médical"Le Généraliste"mettait déjà en garde le 19 février 1985: 

"Un virus même atténué peut reprendre sa virulence c'est notamment le cas du virus polio vaccinal qui redevient pathogène après passage dans l'intestin et contribue à contaminer l'entourage. Les cas de polio chez les contacts des vaccinés par le vaccin oral sont bien connus. "

 

En effet, on a souvent constaté que certaines maladies se déclarent chez le patient qui vient de subir la vaccination destinée à le protéger contre cette maladie. Si certains ne veulent y voir que des coïncidences malheureuses, d'autres pensent qu'il existe un rapport de cause à effet dû au danger que représente l'inoculation de microbes ou de toxines dans un organisme sain qui devient moins    résistant du fait du "stress vaccinal". Les anti-corps ne sont que la marque de l'agression, comme le bleu qui résulte d'un coup, ou bien simplement le signe d'une infection, comme la lumière rouge qui indique que les toilettes sont occupées. Les vaccins de même que les antibiotiques ne font que diminuer la vitalité du terrain, ce qui diminue la résistance naturelle et l'altération du terrain devient une source de cancérisation. Et lorsque l'on considère qu'un enfant vacciné ne développe pas telle ou telle maladie et qu'i l est immunisé, la réalité est bien différente : il n'a plus la force de réagir. Les maladies chroniques s'installent chez ceux qui ont un ni veau de vitalité, d'énergie, très bas. Ils n'ont pas de réactions violentes car l'organisme est sapé de l'intérieur. Voir : Pasteur/Bechamp: cesinconnus (vaccinations imposture).

 

REGAIN DES PATHOLOGIES.

Déjà, le 20 janvier 1974, dans le Concours médical, le Pr. Pariente prévenait: "Stimuler l'immunité, qu'elle soit tissulaire ou sérique n'est peut­-être pas sans danger. " Et en 1979, dans "The dangers of immunization", les Docteurs Kalokeri nos et Dettmann, du Biological Research I’nstitute of Australia, affirmaient à leur tour :

 

"Selon des recherches sophistiquées les effets produits par les programmes vaccinaux de l'enfance sur les lymphocytes T[...]montrent que le système immunitaire s'avère substantiellement endommagé à la suite de vaccinations de routine. Une part importante des lymphocytes T est mobilisée par les antigènes spécifiques présents dans les vaccins. Une fois ainsi mobilisés, ces lymphocytes T deviennent immunologiquement inertes, incapables de réagir ou de se défendre contre d'autres antigènes, infections ou maladies. Ces découvertes tendraient à montrer que le capital immunologique se trouve substantiellement amoindri chez les nombreux enfants soumis aux programmes vaccinaux courants."

 

Plus récemment, dans un dossier consacré à Pasteur, le"Journal du CNRS" d'avril 1995 (n°64) pose la question :

"Que dire à l'heure actuelle des espoirs de la vaccination ? L'époque à laquelle celle-­ci était considérée comme la solution universelle à toutes les maladies infectieuses est révolue. Face à la question du Sida, de l'hépatite C et du paludisme, une prise de conscience des limites et des difficultés de la méthode est apparue. Le problème essentiel est la variabilité, qui permet à l'agent pathogène d'échapper à la réponse immunitaire de l'hôte et d'établir une infection persistante."

 

Dans  son  ouvrage  Immunologie  Fondamentale  et appliquée,  le  Pr.  Roitt  déclare  à son tour :

"Les résultats concernant les infections virales aiguës doivent être interprétés avec précaution. Bien qu'il soit possible de détruire in vitro des virus ou des cellules infectées, il est difficile d'évaluer l'importance de ces mécanismes in vivo. [...] Ce problème est crucial pour la vaccination. Puisque nous ne connaissons pas les fonctions effectrices qui constituent le mécanisme de protection normale contre les infections virales chez l'homme, la production de vaccins reste empirique. Il existe toujours le danger d'activer des fonctions effectrices inappropriées, provoquant des maladies plus sévères et un état immunopathologique."

 

Ainsi, on prétend éradiquer des maladies alors que l'on en fait émerger de nouvelles, bien pires, en refusant par méconnaissance des mécanismes du vivant de reconnaître les conséquences néfastes du déplacement du terrain. Es­il si étonnant alors d'assister à un regain de pathologies que l'on croyait avoir jugulées et qui refont surface avec plus d'agressivité. Ce phénomène qui concerne les microbes peut être comparé à l'utilisation systématique d'insecticides qui ont donné naissance à des insectes plus venimeux ou plus nuisibles et d'herbicides qui ont rendu les plantes plus résistantes.

 

COMPOSITIONDES VACCINS.

Le grand public et même de nombreux médecins, ignorent totalement ce que véhicule la seringue. Dans la fabrication classique, on utilise d'abord un anti-gène viral ou bactérien, c'est à dire un germe (virus ou bactérie) soit tué, soit vivant mais atténué. Mais qu'ils soient atténués  ou  tués,  les  vaccins  ne  sont  pas  des  substances  " mortes "  ni  "  neutres " puisqu'ils doivent conserver un pouvoir immunisant, c'est-à-dire avoir la possibilité de faire réagir le système immunitaire. Leur principe actif est donc capable de rendre malade.

 

Plus un médicament est actif, plus il risque des présenter des effets indésirables. Officiellement les vaccins réputés si efficaces sont déclarés sans effets secondaires graves. Comment peut ­on croire une telle absurdité ? Pour fabriquer les vaccins viraux, il faut des cultures de cellules carun virus n'est pas autonome et ne peut donc vivre qu’à l'intérieur d'une cellule. Pour ces cultures, on utilise très souvent des éléments prélevés sur des animaux ou des foetus. Or, l'OMS (Organisation mondiale de la santé) mettait en garde contre l'usage de substrats cellulaires pour la fabrication des vaccins, lesquels peuvent être contaminés par des virus inconnus tel le SV 40 responsable de cancers, par de l'ADN contaminant ou par des protéines transformantes.

 

ALUMINIUM, MERCURE ET " SYNDROME  DU GOLFE "

Pour faire croître les cultures cellulaires, on utilise du sérum de veau d'usage pourtant interdit par la législation concernant les médicaments injectables en raison du risque de contamination par des prions. Au nom de quel principe les vaccins échappent-­ils à ces interdictions ?

 

Pour que les vaccins soient plus actifs, on utilise un adjuvant de l'immunité, de l'hydroxyde d'aluminium le plus souvent. La toxicité de l’aluminium, connue depuis longtemps, n’a pourtant rien changé à la politique vaccinale ou à la fabrication des vaccins. La mission parlementaire d’information sur le"syndrome du Golfe" a été informée par le Pr. Gherardi de l'hôpital Henri Mondor, que le syndrome, qui présente de fortes analogies avec la myofasciite à macrophages, pourrai t être li é à certains vaccins systématiquement injectés aux militaires (hépatites A, B, tétanos.. ). On a même démontré plus tard que les inclusions cristallines dans les macrophages étaient des cristaux d’al minium (cf Gherardi & al l.

"Macrophagic myofasciitis: a reaction to intramuscular injections of aluminium containing vaccines", i n Journal of Neurology n°246, 1999).

 

Enfin, la plupart des vaccins contiennent également des stabilisateurs et des excipients, produits toxiques potentiellement dangereux et des conservateurs à base de mercure, mercurothiolate de sodium ou Thiomersal, dérivé du mercure qui est toxique pour le cerveau et les reins. Une récente étude américaine a mi s en évidence le rapport entre les vaccins contenant du Thiomersal et la survenue d’atteintes neurologiques ou rénal es chez les nourrissons.

 

MANIPULATION DU VIVANT.

Quant aux vaccins qui sont produits par génie génétique, au li eu d'utiliser le virus ou la bactérie, on isole certains segments de leurs chromosomes puis on les greffe sur d'autres pour obtenir des éléments hybrides, non existants dans la nature. Il s'agit donc d'une manipulation du vivant.

 

Ainsi, le vaccin contre l'hépatite B inocule de façon absolument certaine des substances éventuellement cancérigènes et des résidus d'outils de manipulations génétiques qui pourraient bien être à l'origine de cas de tératogenèse. Le rapport 747 de 1986 de l'OMS, signalait qu'on pouvait retrouver dans le produit final des protéines capables de cancériser d'autres cellules et surtout de l'A DN provenant de cellules de culture, avec le risque de malignité que pourrait représenter à long terme un ADN contaminant hétérogène, en particulier s'il s'avère qu'il contient des séquences codantes ou régulatrices, potentiellement oncogènes. Pour le vaccin GenHevac B, Il s'agit de fragments du génome de deux virus, le SV 40, virus de singe et le M M TV , virus de la tumeur mammaire de la souris.

 

Détail encore plus inquiétant, ce vaccin pourrait aussi contenir une certaine enzyme, la TdT (Terminal Desoxynucleoti dyl Transferase), que l'on trouve dans diverses cellules normales et pathologiques. On la trouve aussi dans les rétrovirus, virus dont le génome est un ARN, susceptible d'induire dans l'ADN des cellules réceptrices des séquences nucléotidiques non désirables, et capables de modifier les gènes en multipliant ainsi considérablement les maladies génétiques et autres aberrations chromosomiques chez les vaccinés et leur descendance.

 

DES EFFETS CANCERIGENES.

Le potentiel mutagène de cette enzyme a été démontré dans des essais in vitro lors de la synthèse d’ADN. Mais les effets mutagènes de fragments d’ADN peuvent mettre plusieurs dizaines d’années à déclencher une pathologie cancéreuse. Comme dans le passé, on entendra alors les responsables déclarer: " En l’état des connaissances de cette époque, personne ne pouvait savoir ce qui risquait d'arriver ". Personne ne "pouvait" ou ne "voulait"?

Nous sommes à présent habitués à découvrir, plusieurs décennies après leur mise sur le marché, que certains vaccins étaient dangereux, tels les vaccins TAB et DT­TAB, dont on a appris, 50 ans plus tard, que non seulement ils étaient inefficaces mais surtout qu'ils n'étaient pas inoffensifs, comme il a fallu 45 ans pour admette officiellement que le vaccin contre la fièvre jaune a introduit le virus de l'hépatite B chez les vaccinés ! Quant au vaccin Salk contre la polio, il a été administré pendant plus de 9 ans à 600 millions de personnes avant qu'on ne signale qu'il était contaminé par le SV 40 du singe, qu'on retrouve dans de nombreux cancèrs.

 

D'après Harris Coulter, éminent spécialiste américain de l'histoire des vaccinations, dans son livre "Vaccination, social violence and criminality", toute vaccination est susceptible de provoquer une encéphalie légère ou grave. Ce phénomène s'accompagne d'une démyélinisation qui empêche un développement normal des gaines de myéline dans le cerveau. Ces modifications pathologiques conduisent à des handicaps divers et des problèmes de comportement.

 

LES VACCINS AGGRAVENT L'EVOLUTION DU SIDA.

Il y a plus de 30 ans, dans "Tendance de la médecine contemporaine", le Pr. Deloge prévenait :

" Si nous continuons à généraliser et à multiplier l'emploi des vaccins, on peut concevoir que d'ici quelques décennies, une pathologie nouvelle, celle des sociétés vaccinées, verra le jour ".

I l n'est pas exclu que cette pathologie nouvel le puisse très bien être le Sida, inconnu lorsqu'il rédigea son ouvrage. Le Quotidien du médecin du 9 mai 1996 fait état d'une étude américaine qui :

 

".. montre qu'une stimulation antigénique, en l'occurrence un rappel de vaccin antitétanique, augmente transitoirement l'expression du VIH chez les personnes infectées et rend plus susceptibles au virus les personnes non-infectées. Il a été montré que la réplication du VIH est augmentée après l'administration prophylactique du vaccin grippal ou du vaccin contre l'hépatite B à des patients infectés par le virus VIH.. ".une équipe dirigée par le Dr Stanley et comprenant le Dr Anthony Fauci, a démontré que la vaccination semble également augmenter la susceptibilité à l'infection in vitro des lymphocytes périphériques des personnes non infectées.

 

"Après vaccination, la virémie plasmatique a été multipliée par un facteur de 2 à 36 (chez les 13 patients), puis est retombée à ses valeurs initiales en 6 semaines, et la charge pro-virale (le nombre de cellules infectées) s'est modérément élevée dans le sang (11/13 des patients) ou les ganglions (2/2). De plus, le virus était plus facilement isolé des lymphocytes après vaccination que avant."

 

Ces publications éclairent sur le rôle aggravant des vaccinations dans l'évolution du sida et leur rôle déclenchant dans l'infection à VIH chez les personnes saines .Et les confirment les études qui avaient déjà été menées à Vienne et qui démontraient que le  vaccin anti-tétanique engendrait une situation de pré-Sida, comme le signale le New England Journal of Medicine n°3 de 1981 (vol .3 10). L'équipe de recherche autrichienne a pu constater qu'entre le 3e et le 14e jour après la vaccination, i l se produisait une baisse significative des proportions de lymphocytes OKT 4 et OKT 8, autrement dit un affaiblissement conséquent des défenses immunitaires des sujets vaccinés. L'acte vaccinal avait mis l'organisme en état de moindre résistance. Or avant 1981, personne n'a jamais entendu parler du sida. Mais rappelons que pendant des années on a introduit dans l'organisme le virus vivant de la vaccine, comprenant l'intégralité du capital génétique de ce virus et les populations africaines furent justement les plus vaccinées contre la variole sans que l'on n'ait jamais séquencé le génome du virus de la vaccine. Cette observation mena le Dr Louis de Brouwer à avancer une hypothèse en rapport avec cette politique :

 

"...et si, par le principe vaccinal, en introduisant le capital génétique du virus vaccinia (virus vivant non atténué) dans un organisme, on permettait au virus VIH-2, présent chez les Africains, de reconstituer tout ou partie de son capital génétique devenu déficient et, par conséquent, de le faire redevenir virulent ou de créer un nouveau virus inconnu à ce jour, tel le virus du SIDA ?[..]On nomme cela une recombinaison génétique et des expérimentations ont été réalisées qui prouvent que c'est possible."(cf. Sida : Levertige, 1997).

 

Afin de vérifier son hypothèse, le D r Louis de Brouwer demanda à l'OMS de lui communiquer la liste de toutes les vaccinations effectuées en Afrique depuis 20 ans. Il put alors constater qu'on pouvait très exactement superposer la carte des vaccinations antivarioliques à cel le des cas de sida.

"La relation entre le programme de vaccination de l'OMS dans son effort pour éradiquer la variole des pays du Tiers ­monde et l'épidémie du Sida est une intéressante hypothèse. Je ne dis pas que cela se soit réellement passé, mais durant des années, j'ai toujours dit que l'usage de vaccins issus de virus vivants, comme l'on pratique en Afrique, peut activer un virus endormi comme celui du Sida. " Pr. Robert Gal lo (Ti mes, 11/5/87).

 

"Maintenant, je suis convaincu que la théorie mettant en cause la vaccination antivariolique est bien l'explication de l'explosion du sida. [..] La théorie reliant sida et vaccination antivariolique explique le cas de chacun des 7 pays d’Afrique centrale qui ont le taux le plus élevé de sida. [..]Les plus forts taux de sida coïncident avec les plus intenses campagnes de vaccination ».(un conseiller auprès de l'OMS, Times, 11/5/87)

 

 

FABULEUX MARCHE.

Toutes  ces  dérives  et  l'omerta  qui  règne   sur les accidents vaccinaux sont dus au poids indéniable du marché des vaccins dans l'économie mondiale. Evalué à 18 milliards de FF en 1995, dont 6 milliards pour l'Europe, il devrait atteindre la barre des 50 milliards en 2005. (cf. L'Expansion n° 555 - 28/8/97). Troisième source de revenus du groupe Smithkline- Beecham; après les antibiotiques et les médicaments du système nerveux, les vaccins représentent 16% du chiffre d'affaires du groupe et devaient parvenir en 2001 aux 20%. Comme l'a annoncé "Panorama du médecin" du 20/10/94, une filiale Pasteur- Mérieux - M SD, dotée d'un capital de 400 millions de FF, a été créée afin de développer en Europe la totalité des vaccins des maisons mères et d'élargir leur champ d'action. Pour les gouvernements, il est difficile, de s'opposer aux laboratoires qui sont plus riches que les Etats eu-­mêmes, autant au sujet des vaccins qu'au sujet des médicaments. Ils se font ainsi les complices des lobbies pharmaceutiques omnipotents.

Actuellement, sévit une véritable chasse aux sorcières à l'encontre de ceux qui ont la témérité de critiquer le dogme vaccinal et l'opacité qui l e recouvre. Ces scientifiques, pourtant de haut niveau, sont immédiatement et unanimement accusés d'appartenir à une secte par le Ministère de la Santé, les experts, l'Administration, puis le conseil de l'Ordre. Il faut ainsi beaucoup de rigueur, de courage, de conviction et d'abnégation aux chercheurs qui osent dénoncer les graves dérives et les dangers du système...

 

Site : http://biogassendi.ifrance.com 

 

 

  MEDECINES NOUVELLES.

2eme trimestre 2003 revue N° 109 Pages 45 à 51.

 Justice et risques post-vaccinaux.

VACCINATION CONTRE L'HÉPATITE B FACE À UNE  MÉDIATISATION ABUSIVE ET TROMPEUSE : LE SUBTIL TRAVAIL DES EXPERTS ET DES JUGES.

 

Dans l'histoire judiciaire de la vaccination contre l'hépatite B, l'année 2001 semble devoir s'inscrire comme celle du paradoxe médico-légal : trois mois, presque jour pour jour, séparent d'une part la publication dans le prestigieux New England Journal of Medicine (le 01/02/01) de deux études épidémiologiques unanimement médiatisées comme exonérant la vaccination contre l'hépatite B de toute suspicion toxicité neurologique et, d'autre part, deux arrêts de la 14e Chambre de la Cour d'Appel de Versailles (le 02/05/01) qui, pour la première fois, retiennent la responsabilité d'un fabricant dans la survenue de complications neurologiques après cette vaccination.

 

Les colonnes du journal le Monde avaient à l'époque estimé "grave de voir une justice devenir dogmatique, triomphante, suffisante, préférant ses convictions aux données scientifiques". La situation avait été jugée également assez préoccupante par Libération pour qu'un "médecin et psychanalyste" de l'hôpital Lariboisière se voit mandé aux fins d'analyser les juges qui se sont rendus responsables d'une telle aberration...

Il est intéressant de remarquer qu’à notre connaissance, aucun des journaux qui se sont complus à amplifier le message rassurant des études sponsorisées par des fabricants de vaccins n'a cru bon d'informer ses lecteurs du débat qui a fait rage, ensuite, dans la rubrique Courrier du New England Journal of Medicine, quant aux failles et aux insuffisances Pourtant évidentes de ces investigations.

 

Des études passées inaperçues

Dans le même temps, d'autres études, pourtant parues dans des revues fort honorables, sont passées totalement inaperçues et à l'opposé, il existe sur le même sujet des antécédents de médiatisation abusive, de nouveau et comme par hasard toujours sur la base d'études sponsorisées par les fabricants: présentées elles aussi comme exonérant la vaccination, l'étude de Zipp et ColI et celle de Sadovnick et Sheifele se sont finalement vues disqualifiées par l' Agence du médicament en raison de leurs insuffisances méthodologiques, évidentes en première lecture.

 

Page n° 46

Une question cruciale pour un expert.

Une question technique-cruciale  pour un expert – ressort de ce bref constat: comment se protéger intellectuellement de ces dynamiques de médiatisation à la fois subtiles et cependant spectaculaires pour peu que l'on parvienne à les déchiffrer ?

En fait, quelques semaines après, quelques-unes parmi les plus grandes des revues médicales -dont le New England- ont annoncé leur volonté de resserrer les procédures de contrôle sur l'indépendance des études qui leur sont soumises pour publication.

 

Des études épidémiologiques effectuées à l'étranger.

Avant d'entrer plus avant dans l'analyse méthodologique des deux études de février, quelques principes de base méritent aussi d'être rappelés: les études épidémiologiques publiées sur le vaccin contre l'hépatite B ont été, pour l'essentiel, effectuées à l'étranger, avec des spécialités qui ne sont pas nécessairement celles vendues en France et, plus encore, un schéma de appel qui peut être très différent de celui retenu dans notre pays  détail dont l'importance ne peut échapper pour des complications soupçonnées d'être en rapport avec un trouble de l'immunité. Il n'existe donc aucun motif de considérer que les données étrangères soient facilement extrapolables à notre situation sanitaire compte tenu, de plus, que la fréquence sclérose en plaques (SEP) varie largement en fonction de la géographie.

 

A propos des complications neurologiques après vaccination.

Quant au détail de ces études soupçonnées par Libération de dépasser le Qi du magistrat moyen, que constate-t-on ? La première n'apporte rien de précis au problème tel qu'il se pose dans notre pays. D'une part, elle est consacrée au risque des vaccinations en général et le nombre des sujets inclus ayant été immunisés contre l'hépatite B est trop faible (n = 39) pour que l'on en infère quoi que ce soit sur cette vaccination précise: personne n'ayant jamais prétendu que le risque examiné dans  cette étude (exacerbation d'une SEP) était équivalent pour toutes les vaccinations, il se peut très bien que le risque spécifique à certaines vaccinations soit noyé dans la globalisation.

 

D'autre part, la question soulevée en France est celle de l'apparition éventuelle d'une complication neurologique après vaccination et, en aucun cas, celle de l'aggravation d'une SEP pré-existante : or, c'est à ce dernier risque qu'est consacrée l'étude en question.

Enfin, la contre-indication des vaccinations, en général, chez les sujets présentant une SEP ayant été diffusée depuis fort longtemps, on pouvait s'attendre à ce que, dans une population de tels malades, ceux qui subiraient une vaccination en dépit de cette contre-indication serait les plus  gravement atteints.

 

Précisément le Tableau 1 de l'article montre que la seule caractéristique qui distinguait les sujets vaccinés des non-vaccinés avant la vaccination était la moindre fréquence des poussées de SEP chez les premiers. En d'autres termes, les sclérosés en plaque ayant reçu une vaccination étaient, dès l'origine, moins gravement atteints que ceux n'ayant pas été vaccinés...

 

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Des failles méthodologiques.

Si  la  seconde  étude,  de  son  côté,  est  bien  consacrée  au  problème  de  santé  publique  tel  qu'il  se  pose  en  France,   la méthodologie choisie ne laisse pas d'étonner : une population d'infirmières est la dernière à laquelle on aurait pensé pour une étude cas/témoins sur un tel sujet puisque, immunisés massivement à titre professionnel contre le risque de l'hépatite B, les témoins se trouvent surexposés au facteur de risque soupçonné (la vaccination elle-même), alors qu'au contraire, en raison de la contre-indication rappelée par l'étude précédente, les infirmières présentant une pathologie neurologique préexistante ou un risque d'une telle complication avaient, a priori, plus de chances d'être dispensées du vaccin.

 

Le Tableau 1 de l'article retrouve plus de vaccinés chez les témoins (60%) que chez les cas (43%) : on est donc typiquement dans la situation de ce que l'on appelle un "biais" en épidémiologie, puisque les témoins avaient plus de chances d'être exposés au facteur de risque présumé que les cas .ce qui est aberrant. D'autres failles méthodologiques pourraient être relevées, comme le regroupement indistinct de deux cohortes d'infirmières chez lesquelles des données antérieures de la même équipe montrent que le risque de SEP était très hétérogène.

 

Des études peu démonstratives.

Première conclusion: ces deux études n'apportent rien au problème de santé publique posé en France par la vaccination contre l'hépatite B et ne pas les avoir retenues comme démonstratives n'est pas le signe d'une pusillanimité intellectuelle ou d'une déficience cognitive-pour reprendre les cadres diagnostiques évoqués par notre confrère de Libération.

Notons en passant qu'aucun des zélés commentateurs de ces études commanditées ne semble avoir noté qu'au chapitre Discussion de leur article, Ascherio et ColI éprouvaient le besoin de justifier l'apparente contradiction entre leurs résultats qu'ils jugeaient rassurants et ceux des trois études cas/témoins menées dans le cadre de l'enquête française de  pharmacovigilance cette-fois présentés comme suggérant une augmentation du risque: c'était la première fois, à notre connaissance, que ces résultats français se voyaient présentés comme tels, en contradiction frappante avec le discours des autorités sanitaires de notre pays qui ont plutôt soutenu que les résultats disponibles ne montraient pas d'élévation significative du risque lié à la vaccination. A la fin de d'année 2001, on pouvait totaliser une cinquantaine de publications internationales.

 

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Présentant des observations (parfois sur des séries de plusieurs dizaines de patients) de complications neurologiques après vaccination: d'expérience de pharmacovigilance, c'est beaucoup, notamment pour un traitement à visée strictement préventive.

Quoique ce point ait manifestement échappé aux auteurs de la seule synthèse de pharmacovigilance après commercialisation actuellement publiée, il suffit de reprendre leurs chiffres pour voir se dégager une impressionnante proportionnalité entre le nombre d'unités vendues de vaccin et le nombre rapporté de SEP: en pharmacovigilance, semblable rapport de proportionnalité est classiquement considéré comme un fort argument d'imputabilité.

 

Une élévation statistique qui ne veut pas dire son nom.

Trois études cas/témoins ont été réalisées dans le cadre de l'enquête française de pharmacovigilance qui ont toutes conclu à une élévation du risque relatif (entre 1,4 et 1,7) de SEP après vaccination : certes, à chaque fois, cette élévation s'est révélée statistiquement non significative, mais contrairement à ce qu'a laissé croire une médiatisation là encore abusive, cette aspect non significatif de la statistique n'indique pas une absence de relation causale, mais représente simplement la conséquence attendue d'un manque de puissance statistique alors que si les valeurs du risque relatif étaient dues au simple hasard, on voit mal pourquoi elles convergeraient systématiquement vers une élévation.

 

Les statistiques publiées de la CPAM.

Les statistiques publiées de la Caisse Primaire d'Assurance Maladie attestent une augmentation progressive des prises en charge en affection de longue durée (ALD) pour les scléroses en plaques invalidantes, et plus encore pour les formes graves d'affections neuromusculaires. De plus, on note un déplacement du pic d'âge vers les sujets les plus jeunes, tout à fait compatible avec les caractéristiques démographiques connues de la population exposée à la vaccination dans notre pays.

 

Au total, l'intégralité des données publiées converge vers une augmentation du risque de complication neurologique liée à la vaccination.

Certes, il est toujours possible, au coup par coup, de discuter le déterminisme de telle ou telle tendance.

 

C'est précisément cet argument d'imputabilité qui a été développé par la Cour d'Appel de Versailles le 02/05/01, à l'insu des psychanalystes mais en conformité avec une réflexion que nous avions nous-même proposée aux juristes en remarquant qu'il était étonnant qu'on exige la notion d'un "lien direct et certain" en l'espèce, alors que la "certitude" était rigoureusement absente de la méthode d'imputabilité imposée par l'Agence depuis près de 20 ans et que la pharmacovigilance ne pouvait faire mieux que raisonner sur la convergence de preuves partielles.

 

Page n° 49 et 50

Le risque de pathologies auto-immunes.

Il semble que le risque de pathologies auto-immunes lié à la vaccination contre l'hépatite B soit encore mieux documenté que celui des complications neurologiques. On retiendra à titre d'exemples évocateurs :

 

1) la conclusion peu ébruitée d'une étude commanditée par l'Agence française concernant une élévation du risque de lupus chez les vaccinés de plus de 40 ans (cf. le compte rendu de l'enquête, diffusé par l'AFSSAPS en date de février 2000),

 

2) une étude épidémiologique, passée totalement inaperçue, relatée dans le New England Journal of Medicine, et qui conclut à l'élévation significative du risque de pathologie rhumatismale après vaccination contre l'hépatite B chez l'enfant de moins de six ans, c'est-à-dire dans une population où le discours de l'administration française s'est constamment voulu rassurant.

 

Peu auparavant, il avait été publié dans une revue des notifications spontanées sur les réactions rhumatismales après vaccination, concluant que le vaccin contre l'hépatite B était à lui tout seul associé à plus de réactions articulaires que l'ensemble des autres vaccins.

En parallèle, de nombreuses observations individuelles publiées attestent la réalité des complications rhumatologiques ou auto-immunes survenant après la vaccination contre l'hépatite B. Une assez récente publication française présente une série de 22 patients ayant développé des complications rhumatismales après vaccination contre l'hépatite B et fournit en bibliographie d'assez nombreuses références sur le sujet.

 

Au total, la situation avec les maladies réputées auto-immunes ressemble à celle rencontrée avec les complications neurologiques, à ceci près que, dans la seconde, l'évidence anecdotique pourtant massive se trouve niée au motif que les études épidémiologiques "formelles" sont réputées "négatives" alors que, dans la première situation, l'on dispose en plus d'études épidémiologiques démonstratives (celle de l'AFSSAPS et celle de Fisher et Coll).

 

Des réactions post-vaccinales très variables.

Des observations  cliniques  et  épidémiologiques  convergentes  ainsi  parues  dans  la littérature  internationale, il ressort que pour des raisons encore mal déterminées, la vaccination contre l'hépatite B semble avoir une propension toute particulière à déclencher des réactions d'expression très variable, mais dont le point commun est qu'elles sont toutes susceptibles d'être liées à une réaction dysimmunitaire mettant notamment en jeu des phénomènes d'auto-immunité. Il existe, d'ailleurs, une vaste littérature sur les mécanismes susceptibles d'expliquer tel ou tel type de réactions indésirables après cette vaccination, mais il ne semble pas que l'idée d'intégrer l'ensemble de ces désordres dans un vaste spectre commun de dysimmunité iatrogène ait été, à l'heure actuelle, souvent évoquée. Parmi les principaux mécanismes susceptibles de rendre compte des observations cliniques disponibles, et qui ne sont pas nécessairement incompatibles les uns avec les autres, on mentionnera :

 

1) une auto-immunité induite par homologie de séquence entre l'antigène injecté et telle ou telle structure du corps ;

 

2) une réaction immunitaire mettant en jeu les complexes immuns fabriqués après la vaccination, et provoquant, par exemple, des lésions de vascularité ;

 

3) une destruction par les lymphocytes T du sujet des cellules infectées par un antigène viral ;

 

4) une  réaction  au   thimerosal  utilisé  comme  conservateur  ou  à  l'aluminium  utilisé  comme  adjuvant:   dans  ce  type d'hypothèse, cependant, il conviendrait d'expliquer pourquoi les réactions incriminées seraient plus fréquemment associées au vaccin contre l'hépatite B qu'aux autres vaccins utilisant les mêmes adjuvants ou conservateurs.

Enfin divers éléments laissent penser que la vaccination contre l'hépatite B ait pu être, au moins en certaines circonstances, sur-dosée par rapport tant à chaque dose injectée qu'au rythme des rappels.

 

Au total, il est envisageable, et compatible avec les observations cliniques, de dire que dans une maladie comme l'hépatite B dont les évolutions complexes et imprévisibles ne peuvent toutes être rapportées à une cytopathogénicité directe du virus, la vaccination par injection d'une fraction antigénique crée, au moins chez certains sujets et de façon iatrogène, les conditions des désordres immunitaires observés au cours de la maladie naturelle et ce, d'autant plus que, dans le cas de la vaccination par rapport à l'infection naturelle, les antigènes sont administrés chez l'homme avec des adjuvants (aluminium), censés stimuler la réaction immunitaire de l'hôte.

 

Le rôle délicat et subtil des juges en la matière.

Attendu que nous ne pouvons dispenser les magistrats d'établir en l'espèce leur jurisprudence de l'incertitude, le mieux que nous puissions faire pour être à la hauteur des missions qu'ils nous confient est d'établir à leur usage une typologie des indices de causalité et de leur pondération: indices chronologiques, indices sémiologiques, indices de terrain -l'idée de base étant de se représenter la causalité comme une échelle croissante allant de "exclu" à  " probable", et de tenter, dans chaque affaire, de positionner la victime sur cette échelle à charge pour les Juges de déterminer les seuils à partir desquels ils prendront telle ou telle décision.

 

La notion, toutefois, d'un risque globalement plus élevé que ne le laisse entendre une  médiatisation abusive, nous ouvre une seconde perspective : les sujets vaccinés ont-ils été correctement informés, en termes de risque direct d'une part, en termes de rapport bénéfice/risque, d'autre part ?

Mais pour envisager un bénéfice dans une stratégie de prévention, encore faudrait-il que l'on dispose des données épidémiologiques de base sur la maladie que l'on entend prévenir; et où sont les données épidémiologiques de base sur l'hépatite B, dans notre pays ?

 

Page n° 51

Des exigences à ne pas oublier.

Comme nous exposés au risque d'un Alzheimer précoce, pas nécessairement sortis de ces problématiques oedipiennes qui font la fortune des psychanalystes, les Juges de Versailles, par leur décision du 02/05/01, nous ont néanmoins rappelé quelques exigences, dont celle de l'exhaustivité dans la quête des informations disponibles et celle du principe d'incertitude en recherche clinique. En fait, il n'y aura de vrai paradoxe que pour ceux des experts qui auraient oublié ces principes fondamentaux. 

Marc Girard.

Marc Girard est expert auprès des Tribunaux et conseil en pharmacovigilance.

Il a déclenché le scandale du vaccin de l'Hépatite B. 

 

MEDECINES NOUVELLES

B.P. N° 19

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Tél : 02 31 87 58 22

 

 

  XVIe Journées NeuroMusculaires XVlth Neuromuscular Meeting.

Marseille - 11 et 12 septembre 2003.

  Université de la Méditerranée Jardins du Pharo

Vendredi 12 septembre 2003.

Table Ronde.

« La myofasciite à macrophages : maladie ou lésion ? » 

Le concept de myofasciite à macrophages (MFM) R K Gherardi, FJ Authier 

Groupe Nerf-muscle du CHU Henri Mondor, Créteil INSERM EMI 0011

 

La MFM est une affection de définition histologique identifiée chez plus de 300 patients de 1993 à 2003. Les lésions ne doivent pas être confondues avec celles des myopathies inflammatoires avec abondance de macrophages activés (MIAM), habituellement une dermatomyosite ou un syndrome de chevauchement, dont les critères différentiels sont listés.

 

Table 1. Les macrophages.. renferment constamment des inclusions denses témoignant de la persistance locale prolongée, dans les cellules présentatrices d'antigène, de cristaux d'hydroxyde d'aluminium, un puissant adjuvant immunologique TH2 utilisé dans les vaccins hépatite B, hépatite A et tétanos. Les manifestations cliniques des patients porteurs de MFM sont détaillées dans la

 

Table 2. Les douleurs musculo-squelettiques apparaissent postérieurement à l'administration vaccinale (94%), le délai écoulé entre la dernière vaccination et les premières manifestations cliniques étant extrêmement variable.

 

Le début des myalgies peut être déclenché par un effort d'intensité inhabituelle et commencent au niveau des muscles ayant le plus travaillé, habituellement aux membres inférieurs, puis progressent de façon ascendante pour devenir diffuses au moment de la biopsie. Une fatigue chronique invalidante (87%) constituant l'autre signe le plus fréquent, et forme avec les douleurs musculo-squelettiques un syndrome très superposable au syndrome de fatigue chronique (SFC).

 

Les myalgies sont beaucoup plus fréquentes chez les patients présentant une MFM à la biopsie du muscle deltoïde que chez les patients n'en présentant pas (p<0.0001 par le test de Fischer). Notre expérience portant sur plus de 120 patients identifiés à Créteil indique que les symptômes sont souvent suffisamment stéréotypés pour permettre de prédire la détection des lésions à la biopsie musculaire. En résumé, dans l'attente des résultats de l'étude épidémiologique cas-contrôle sur la MFM conduite par l'AFFSSAPS, l'association entre la persistance locale d'une MFM au point d'injection et un syndrome systémique semble très vraisemblable sur la base de la pratique clinique.

 

Myalgies, arthralgies et fatigue figurent d'ailleurs parmi les symptômes post-vaccinaux les plus souvent rapportés aux instituts de pharmacovigilance, et les arthromyalgies ont été reconnues comme un effet secondaire de la vaccination VHB dans les études prospectives à large échelle. Une stimulation chronique du système immunitaire a été proposée comme un substratum pathophysiologique possible des SFC, un rôle particulier étant souvent attribué aux réponses Th2. Une telle stimulation à bas bruit du système immunitaire, incapable de se désactiver, semble devoir logiquement résulter de la persistance de l'adjuvant aluminique dans les cellules du système immunitaire. Ainsi, la MFM pourrait constituer un paradigme de SFC d'origine immunologique.

 

 

TABLE I. CRITERES DIFFERENTS ENTRE LES MYOPATHIES INFLAMMATOlRES AVEC ABONDANCE DE MACROPHAGES ACTIVES (MIAM) ET LA MYOFASCIITE A MACROPHAGES (MFM)*.

 

 

Table 1                                                                            MIAM.                                                         MFM.

Site de l'infiltrat macrophagique.                Diffus touchant tout les                             Focal restreint  

                                                                                muscles.                                                      au site d’injection

                                                                                                                                                            vaccinal.        

 

Altérations myocytaires.                               Constantes, souvent sévères.                    Absentes ou

                                                                                                                                                           minimes.

 

Aspect des infiltrats                                       Rubans non cohésifs dans les fascias.   Nappes cohésives

Macrophagique.                                                                                                                              bien limités.

                                                                                                         

Images d'hémophagocytose.                        Fréquent.                                                        Absent.

 

Ultrastructure.                                                Figures myéliniques.                                   inclusions 

                                                                                érytrophagocytose,  pas                             cristallines

                                                                                d’inclusions  cristallines.                           osmiophiles

                                                                                                                                                        constantes

                                                                                                                                                        (souvent

                                                                                                                                                        intralysosomales)

                                                                                                            

Mécanisme.                                                     Activation macrophagique dependant      Persistance intra- 

                                                                               des cytokines produites  par les                macrophagique très

                                                                               lymphocites T d'une DM ou d'un               prolongé de l’hydro-

                                                                               syndrome de chevauchement.                   xyde d'aluminium

                                                                                                                                                       des vaccins aux

                                                                                                                                                       sites d'injection.

(*) Ces deux pathologies sont caractérisées par la présence d'infiltrats de macrophages et de lymphocites T dans les structures conjonctives du muscle. D'après Bassez et al, J Neuropathol Exp Neurol (2003).

 

 

 

 

 

Table 2. CARACTERISTIQUES DES PATIENTS ATTEINTS DE MFM.

 

        Patients.  

         Nombre de patients étudiés selon les items  -----------------------------------------------------------------------------30-75

         Age (années) ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------48 [19-77]

         Sexe (femmes %) --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------F58

 

         Administration d'AI(OH)3 vaccinal (% ) -------------------------------------------------------------------------------------100%

         VHB ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 84%

         VHA  -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------19%

         TT ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 58%

         Nombre de doses: médiane [extrêmes] --------------------------------------------------------------------------- 4 doses [1-9]

         Délai vaccination-biopsie: médiane [extrêmes] ----------------------------------------------------------------- 53 mo [3-98]

         Délai vaccination-symptômes: médiane [extrêmes] ---------------------------------------------------------- 7 mo [0.5-84]

 

         Fatigue chronique (%) ------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 93%

         Phénomène récent -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------83%

 

         Caractéristiques de la fatigue.

         Sévère et inva1idante -------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 87%

         Réduction notable de l'activité ------------------------------------------------------------------------------------------ ------- 80%

         Présente > 50% du temps --------------------------------------------------------------------------------------------------------- 63%

         Non systématiquement liées à l'effort ------------------------------------------------------------------------------------ ---- 60%

         Affectant les fonctions physiques et mentales ------------------------------------------------------------------------- ---- 53%

         Mal améliorées par le repos ------------------------------------------------------------------------------------------------------- 43%

 

         Anomalies associées.                                

         Troubles du sommeil --------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 53%

         Sommeil non réparateur ----------------------------------------------------------------------------------------------------------- 47%

         Troubles de l'humeur --------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 53%

         Troubles subjectifs de la mémoire --------------------------------------------------------------------------------------------- 50%

         Maux de têtes -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 47%

 

         Syndrome de fatigue chronique.

         Selon critères CDC 1994 ---------------------------------------------------------------------------------------------------- ------- 47%

         Selon critères Oxford 1991 ------------------------------------------------------------------------------------------------- ------- 40%

         Selon critères CDC ou Oxford ----------------------------------------------------------------------------------------------------- 53%

 

         Myalgies (%) --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 88%

         Début récent (postérieur à la vaccination) ------------------------------------------------------------------------------------ 94%

         Délai vaccination-myalgies Delay : médiane [extrêmes] ------------------------------------------------------ 11 mo [0-72]

         <3 mo -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------30%

         <1 yr -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 61%

         <2 yr -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 80%

 

         Distribution initiale.

         Membres inférieurs ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ 62%

         Membres supérieurs ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 27%

         Diffuse ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------10%

 

        Distribution au moment de la biopsie.

         Membres inférieurs -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------30%

         Membres supérieurs ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ 5%

         Diffuse ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------65%

 

         Autres caractéristiques.

         Aggravation par l'exercice --------------------------------------------------------------------------------------------------------- 31%

         Elévation des CK --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 29%

         Points douloureux --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 8%

         Fibromyalgie (selon critères ACR1990) ------------------------------------------------------------------------------------------ 0%

 

         Autres manifestations.

         Arthralgies ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ 57%

         Dyspnée --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 51%

         Symptômes oculaires --------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 34%

         Symptômes digestifs ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 30%

         Symptômes urinaires ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 21%

         Fièvre ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 20%

         Perte de poids -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 17%

         VS > 40 mm par heure --------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 14%

 

         Maladies autoimmunes associées ---------------------------------------------------------------------------------------------- 19 %

         Sclérose en plaques ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 9.3%

         Thyroidite d'Hashimoto ------------------------------------------------------------------------------------------------------------ 2.7%

         Myopathies inflammatoires, PR, Sjogren. ------------------------------------------------------------------------------------ 6.7%

 

         D'après Gherardi et Authier, Immunology and Allergy Clinics of North America (sous presse) 

 

REFERENCES.

 1. Authier FJ, Cherin P, Creange A, Bonnotte B, Ferrer X, Abdelmoumni A, Ranoux D. Pelletier J, Figarella-Branger D, Granel B, Maisonobe T, Coquet M, Degos JD, Gherardi RK. Central nervous system disease in patients with macrophagic myofasciitis. Brain 2001; 124: 974-83.

 2. Authier FJ, Sauvat S, Champey J, Drogou I. Coquet M, Gherardi RK. Macrophagic myofasciitis as a cause of chronic fatigue syndrome. Arthritis Rheum 2003; 48: 569-70.

3. Bassez G, Authier FJ, LechapT-Zalcman E, Delfau-Larue M-H, Plonquet A, Coquet M, IIl I, Gherardi RK. Inflammatory myopathy with abundant macrophages (IMAM) : a condition distinct from macrophagic myofasciitis, sharing similarities with cytophagic histiocytic panniculitis. J Neuropathol Exp Neurol. 2003; 62 : 464-74.

 4. Brewer JM, Conacher M, Hunter CA, Mohrs M, Brombacher F, Alexander J. Aluminium hydroxide adjuvant initiates strong antigen-specific Th2 responses in the absence of IL-4 and IL-13-mediated signaling, J Immunol1999; 163 : 6448-54.

 5. Chérin P, Autbier FJ, Gherardi RK. Romero N, Lafôret P, Eymard B, Herson S, Caillat-Vigneron N. Gallium - 67 scintigraphy in macrophagic myofasciitis. Arthritis Rheum 2000; 43 : 1520-6.

 6. Del Giudice G, Podda A, RAppuoli R What are the limits of adjuvanticity ? Vaccine 2002; 20:S38-S41.

7. Fournié GJ, Mas M, Cautain B, Savignac M. Subra JF, Pelletier L, Saoudi A, Lagrange D, Calise M, Druet P. Induction of autoimmunity through bystander effects. Lessons from immunological disorders induced by heavy metals. J Autoimmunity 2001; 16 : 319-26.

 8. Gherardi RK. Lessons from macrophagic myofasciitis: towards definition of a vaccine adjuvant-related syndrome. Rev NeuroI 2003; 159 : 162-4.

9. Gherardi RK, Coquet M, Chérin P, Authier FJ. Laforêt P, Belec L, Figarella-Branger D, Mussini JM. Pellissier JF, Fardeau M. Macrophagic myofasciitis: an emerging entity. Lancet 1998; 352 : 347-52. 

 

 

  La Myofasciite à Macrophages : maladie ou lésion ? 

 L F. Pellissier, C. Fernandez, L. Daniel, M. Civatte, C. Bartoli, D. Figarella-Branger.  Service d'Anatomie Pathologique et de Neuropathologie - Hôpital de la Timone, C.H.U Marseille Laboratoire de biopathologie Nerveuse et Musculaire -EA3281

 

La myofasciite à macrophages (MFM) est une lésion focale observée à la biopsie musculaire dans le site d'injection par un vaccin aluminique, anti-hépatite B le plus souvent mais non exclusivement.

Du fait du très grand nombre de sujets vaccinés en France (plus de 30 millions). La constatation d'une MFM laisse supposer un terrain prédisposant, le groupe HLA-DRB 1*01 peut représenter cette susceptibilité génétique dans notre région. Dans les 86 cas observés, 56 % des patients ont été diagnostiqués entre 30 et 60 ans. Le délai d'apparition des symptômes se situe en moyenne 50 mois après la 1 ère injection vaccinale aluminique.

 

La MFM est observée chez un adulte qui rapporte des fibromyalgies et une fatigue chronique dans plus de 90 % des cas. Par ailleurs, elle s'associe à une myopathie inflammatoire idiopathique (dermatomyosite 7 %), à un syndrome inflammatoire et une autre maladie auto-immune (13 %), à des lésions démyélinisantes du SNC (7 %) ou à d'autres pathologies. Les cas de l'enfant sont plus rares (4 /86). La biopsie du deltoïde n'a pas montré de lésions chez 220 patients souffrant de fibromyalgies et fatigue chronique.

 

Les présentations histopathologiques de la MFM sont variables dans la topographie (muscle, fascia ou les deux), l'intensité (petits nodules ou larges infiltrats), le phénotype cellulaire présent (macrophages purs ou associés à une composante lymphocytaire variable T ou B); des microvasculites et des formations kystiques ont été observées dans 10 % des cas. Enfin, ces lésions sont persistantes. Il n'y a pas de lien entre l'expression lésionnelle et le contexte clinique du patient. L'émergence de la MFM résulte d'une coïncidence entre la généralisation de la vaccination anti-HB et la pratique française de la biopsie musculaire. La MFM diffère d'une forme persistante, d'un granulome post-vaccinaI et ne paraît pas se situer dans une queue de distribution statistique normale.

 

C'est une lésion révélatrice d'un état dysimmunitaire sous jacent s'exprimant par de simples myalgies jusqu'à des maladies auto-immunes sévères évoluant dans le contexte douloureux. Son association fortuite à d'autres pathologies témoigne de son caractère lésionnel. Les mécanismes de la douleur reliant MFM et myalgies doivent être précisés.

 

Il n 'y a aucune certitude de diagnostic lésionnel, ce qui rend difficile la constitution de groupes témoins et ne permet pas d'éliminer cette lésion focale chez tous les patients myalgiques et vaccinés par un vaccin aluminique. Le terrain de susceptibilité doit être confirmé et le développement d'une maladie auto-immune surveillé par le suivi des patients. La situation respective des macrophages et des lymphocytes et la présence de microvasculites peuvent représenter diverses chronologies et évolutivités de la dysimmunité. La question d'un traitement reste posée.

 

 

  Myofasciite à macrophages: maladie ou Lésion ?

 I. Pénisson-Besnier (Angers), J.-P. Leroy (Brest), X. Ferrer (Bordeaux), B.  Eymard (Paris), G. Bassez (Créteil), J.-F. Pellissier et J. Pouget (Marseille).

 

Le diagnostic de myofasciite à macrophages (MFM) repose sur des lésions histologiques clairement définies et imputées aux vaccins aluminiques. Les manifestations cliniques (douleurs et fatigue chroniques) qui lui ont été rattachées sont dépourvues de toute spécificité et il n'existe pas de marqueur biologique. Le rapport de causalité entre les lésions et les symptômes n'est pas actuellement démontré or la réponse à cette question est essentielle pour les cliniciens assurant la prise en charge de ces patients. Méthode: Analyse rétrospective de dossiers associant une MFM à une autre pathologie.

 

Objectifs : (1) identifier la nature des affections associées à la MFM; (2) dénombrer les cas de MFM supposés symptomatiques et déterminer le délai d'apparition des symptômes après la vaccination aluminique ; (3) dénombrer les cas où le diagnostic de MFM a été prédit avant la biopsie.

Résultats : 16 dossiers émanant de 5 centres français de pathologie musculaire ont été revus. Age moyen au diagnostic de MFM : 41.4 ans. Sex ratio : 12 hommes/4 femmes. Les lésions de MFM ont été identifiées sur des biopsies (deltoïde 15 cas, biceps brachial 1 cas) réalisées entre 1995 et 2003. La répartition des affections coexistant avec la MFM était la suivante : myopathie dans 9 cas ( 4 glycogénoses, 2 myopathies congénitales, 1 myosite à inclusions, 1 dystrophie oculo-pharyngée, 1 myopathie myofibrillaire), encéphalopathie dans 2 cas (Crutzfeldt-Jakob, aminoacidopathie), 1 affection neurogène et 3 diagnostics imprécis.

 

Des douleurs étaient mentionnées dans 8 cas dont 5 avec fatigue. Le délai d'apparition des douleurs après la vaccination aluminique était précisé dans 3 dossiers : 2,7 et 10 ans. Dans aucun cas, le diagnostic de MFM n'a été prédit avant la biopsie.

Conclusion : La MFM est de découverte fortuite chez tous les patients de cette série et 50% d'entre eux ne se plaignent d'aucune douleur. Les affections associées sont extrêmement diverses et sans lien dysimmunitaire avec la MFM, plaidant en faveur d'associations fortuites. Seule une étude épidémiologique cas-témoins ou une étude prospective sur volontaires sains vaccinés pourront répondre à cette question centrale du lien de causalité entre les lésions et les symptômes. 

 

 

  Effets de l'hydroxyde d'aluminium sur les principales fonctions macrophagiques in vitro. 

 A.-C. Rimaniol(1),  G. Gras(2),  F. Verdier(3),  F. Capel(4),  V. B. Grigoriev(5), F. Porcheray(2), E. Sauzeat(3), J.-G. Fournier(2), P. Clayette(1), C.-A. Siegrist(6) et D. Dormont(2).

 

Objectif :

Le  but  de  ces  travaux  était  de  rechercher  les  effets  in  vitro  de  l'hydroxyde  d'aluminium sur des cultures primaires de macrophages, afin de tenter de comprendre le rôle de cet adjuvant vis à vis des macrophages dans le processus vaccinal. De façon plus précise, nous avons cherché à définir les effets immunomodulateurs de cet adjuvant vaccinaI sur ces cellules qui présentent la particularité d'être recrutées et de persister au sein du tissu musculaire après vaccination.

 

Materiel et Méthodes :

Les macrophages ont été obtenus par différenciation in vitro en présence de M-CSF et de GM-CSF, de monocytes humains isolées des cellules mononucléées du sang périphérique par adhérence. Les macrophages ont été stimulés in vitro avec des doses comprises entre 0,1 et 5mg/ml de gel d'hydroxyde d'aluminium (Reheis).

 

Les analyses phénotypiques ont été effectuées par marquages avec des anticorps fluorescents et analyse par cytométrie en flux. Les fonctions d'endocytose ont été mesurées en utilisant des particules de dextran fluorescentes. Les fonctions de présentation antigéniques ont été estimés en co-cultivant des macrophages avec des lymphocytes purifiés autologues et en mesurant la prolifération lymphocytaire après stimulation in vitro avec des antigènes de rappel (anatoxine tétanique et anatoxine diphtérique).

 

Résultats :

Nous avons montré que l'hydroxyde d'aluminium induit un changement morphologique important des macrophages, avec apparition de vacuoles intracellulaires. L'analyse en microscopie électronique a révélé la présence dans les macrophages d'inclusions cristallines similaires à celles observées sur les biopsies deltoïdiennes des sujets présentant une lésion histologique de type myofasciite à macrophages. Ces modifications morphologiques induites par l'hydroxyde d'aluminium s'accompagnent de modifications phénotypiques.

 

Nous avons mesuré une augmentation de l'expression de marqueurs d'activation et de molécules impliquées dans la costimulation des lymphocytes T (HLA-DR, CD86). Nous avons également observé que l'hydroxyde d'aluminium induisait l'expression d'une molécule (CD83) habituellement non exprimée par les macrophages, mais caractérisant les cellules dendritiques matures. Sur le plan fonctionnel, les macrophages stimulés avec de l'hydroxyde d'aluminium perdent leur capacité à endocyter un antigène, et ont une capacité accrue à induire une réponse immune spécifique (présentation antigénique) en réponse à des antigènes de rappel.

 

Ces modifications fonctionnelles sont tout à fait comparables au processus observé lors de la maturation des cellules dendritiques. Les modifications phénotypiques sont persistantes et non-réversibles sur la période étudiée après retrait de l'adjuvant, ce qui suggère que l'hydroxyde d'aluminium induit un réel processus de différenciation cellulaire.

 

L'hydroxyde d'aluminium induit par ailleurs une disparition de l'expression de récepteurs impliqués dans la phagocytose (CD16, CD32) et dans la réponse antibactérienne (CD14), associée à une incapacité de ces cellules à répondre à un stimulus bactérien. L'hydroxyde d'aluminium n'induit pas de production particulière de cytokines (TNF, IL-I0, GM-CSF), ni de chimiokines (RANTES, MCP-1) par les macrophages.

 

Conclusion :

En conclusion, l'adjuvant vaccinaI hydroxyde d'aluminium oriente les macrophages vers un phénotype de cellules à forte capacité de présentation antigénique, avec des activités pro-inflammatoires et anti-microbiennes quasi-inexistante et exprimant un marqueur spécifique des cellules dendritiques (CD83), jamais décrit à ce jour pour les macrophages. Ces modifications induites par l'adjuvant, suggèrent que le macrophage pourrait jouer un rôle déterminant dans les réponses immunologiques recherchées par la vaccination.

 

(1) SPI-BIO c/o Service de Neurovirologie, CRSSA, EPHE, IPSC, CEA, Fontenay-aux-Roses ; France ;

(2) Service de Neurovirologie, CRSSA, EPHE, IPSC, CEA, Fontenay-aux-Roses; France ;

(3) Aventis-Pasteur, Marcy l'Etoile, France ;

(4) INSERM U131, IPSC, Clamart, France ;

(5) Institut de virologie, Moscou, Russie ;

(6) W.H.O Collaborating Centre for Vaccinology and Neonatal Immunology, Genève, Suisse.

 

 

  L'hydroxyde d'aluminium comme adjuvant des vaccins : Données sur la réaction histologique associée et sa clairance.

  F. Verdier

Aventis Pasteur, Marcy.

 

Les sels d'aluminium sont utilisés depuis plus de 50 ans comme adjuvants des vaccins. Les vaccins adjuvés sont notamment ceux contre le tétanos, la diphtérie, la coqueluche, l'hépatite A et l'hépatite B et la quantité présente par dose varie selon les vaccins entre 0,3 et 1,3 mg.

L'air, la nourriture, l'eau et certains médicaments ou produits cosmétiques sont aussi d'autres sources importantes d'aluminium.

 

La description par le GERMMAD de l'image histologique « myofasciite à macrophages » et l'observation des spicules d'hydroxyde d'aluminium à l'intérieur des macrophages des personnes biopsiées plusieurs mois après la vaccination indiquent que des quantités d'hydroxyde d'aluminium peuvent persister au site d'injection des vaccins. L'impossibilité d'initier une étude avec biopsie musculaire sur des personnes en bonne santé limite la possibilité d'étudier la clairance de l'aluminium chez l'homme suite à une vaccination et de rechercher des réactions de myofasciite à macrophages en l'absence de tout signe clinique.

 

Pour faire suite à ce constat, nous avons donc initié des études chez l'animal destinées à préciser la nature des réactions histologiques observées et à doser l'aluminium dans les tissus musculaires injectés. Pour suivre le devenir de l'aluminium au site d'injection, une étude chez le singe a été sélectionnée comme étant le modèle le plus pertinent du fait de la taille des muscles des primates par rapport à celle d ' autres espèces animales de laboratoire et de la proximité de leur système immunitaire avec celui de l'homme. Les singes ont été immunisés par injection intramusculaire dans le quadriceps avec un vaccin Diphtérie Tétanos contenant 0,3 mg d"hydroxyde d'aluminium en prenant bien soin d'identifier le site d'administration. Des animaux ont été sacrifiés 3, 6 mois et 1 an après l'injection.

 

Plusieurs sections du muscle injecté ont été prélevées et les coupes correspondantes ont été analysées d'une part en microscopie optique après coloration et d'autre part par fluorescence X (méthodes PIXE) et RBS (Rutherford Backscattering Spectrometry) pour déterminer leur contenu en aluminium (Dr Moretto, Centre d'études nucléaires de Bordeaux-Gradignan).

Trois mois après l'injection, la réaction au site d'administration se caractérise principalement par des agrégats de macrophages avec également des lymphocytes. Aux temps 6 mois et 1 an, des agrégats de macrophages sont toujours présents et des travées de macrophages le long des fascias sont observées.

 

Aucune infiltration de macrophages ou de lymphocytes n'a été observée sur les coupes faites sur le muscle injecté mais à distance du site d'administration. Aucun signe clinique anormal n'a été constaté pour ces singes pendant toute la durée de l'étude. L'analyse de la concentration en aluminium dans les fragments de muscle a montré une augmentation au temps 3 et 6 mois.

 

Les résultats de cette étude primate montrent suite à l'injection d'un vaccin adjuvé avec de l'hydroxyde d'aluminium une réaction locale au site d'administration assimilable à une myofasciite à macrophages qui peut être observée jusqu'à un an après la vaccination sans être associée à des troubles cliniques observables. Cette réaction est limitée au site d'administration et ne diffuse pas dans l'ensemble du muscle injecté.

 

 

  Myofasciite à macrophages : le point de vue du Comité consultatif mondial sur la sécurité des vaccins.

  Ph. Duclos.

OMS - Genève.

 

D'une manière générale, pour établir le profil de sécurité d'un vaccin, il est important de distinguer les allégations et les faits et de prendre en considération les sources d'information. En particulier il est important de déterminer si les données proviennent de la pharmacovigilance ou d'études contrôlées.

 

Les données de surveillance et les séries de cas publiées ne représentent qu'une vision très incomplète puisqu'elles portent exclusivement sur les individus vaccinés qui expriment une pathologie particulière sans prendre en compte la survenue de la pathologie similaire chez les individus non vaccinés ni les individus , vaccinés qui ne développent pas la maladie. Globalement, les capacités de pharmacovigilance s'améliorent fortement.

 

Une importance croissante est donnée à la déclaration de liens soupçonnés entre la vaccination et des effets indésirables. Cependant, la surveillance et les rapports de série de cas peuvent aussi donner naissance à des hypothèses erronées. Comme les vaccins sont utilisés sur une très large échelle, on doit s'attendre à la déclaration de conditions survenues après la vaccination par pure coïncidence temporelle. De plus, les données de surveillance sont sujettes à des problèmes de validation et de biais de notification surtout après publicisation d'évènements.

 

L'analyse des données requiert une attention particulière aux variations du nombre de doses de vaccins utilisées dans les pays ainsi qu'aux groupes d'âges vaccinés et à la pathologie spécifique de ces groupes d'âge. Il est par conséquent très important de distinguer clairement le processus qui consiste à soulever des hypothèses du processus qui consiste à les tester. Ce dernier doit être mis en place rapidement et avec des standards scientifiques de haut niveau.

En 1999, pour répondre rapidement, efficacement et avec une rigueur scientifique aux problèmes de sécurité vaccinale, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a établi un comité consultatif mondial sur la sécurité des vaccins -Global Advisory Committee on Vaccine Safety (GACVS).

 

Le GACVS est un comité pluridisciplinaire indépendant formé d'experts dans les domaines de l'épidémiologie, de l'immunologie, de la pédiatrie, des maladies infectieuses, des statistiques, de la santé publique, de la pharmacovigilance, de la réglementation et des programmes de vaccination. Le comité est astreint à des règles très strictes de confidentialité et visant à éviter les conflits d'intérêt. Le rôle du GACVS est d'assurer une évaluation scientifique des problèmes de sécurité vaccinale et d'émettre des recommandations pour aider l'OMS, les gouvernements et les organisations internationales à formuler des politiques en ce qui concerne les problèmes de sécurité vaccinale.

 

Au besoin, le comité a le mandat de mettre en place des groupes de travail et de commissionner, suivre et évaluer des études en vue d'élucider les associations éventuelles. Le comité a publié les principes qu'il utilise pour l'imputation de causalité entre les effets indésirables et les vaccinations.

Suite à l'hypothèse émise par le Groupe d'études et de recherche sur les maladies musculaires acquises et dysimmunitaires (GERMAAD) que la myofasciite à macrophages puisse être responsable d'un syndrome généralisé, le GACVS a depuis 1999 initié une consultation élargie sur le sujet.

 

Si dès le début de la consultation, le comité a conclu que la lésion locale de myofasciite à macrophage qui contient des sels d'aluminium était bien liée à la vaccination avec des vaccins adsorbés, le comité a aussi identifié le besoin de déterminer les raisons de la persistance de l'inflammation macrophagique et si la lésion histologique pouvait ou non être responsable de symptômes généralisés chez certains patients. En 1999, l'OMS a recommandé la mise en place d'une étude épidémiologique pour essayer de déterminer s'il y avait une association entre la lésion, locale et des symptômes généraux. Une étude préliminaire a finalement été mise en place en France mais les résultats n'étaient pas disponibles pour la dernière réunion du GACVS qui s'est tenue en juin 2003.

 

Les résultats préliminaires d'études chez l'animal et les études de la fonction macrophagique semblent donner du poids à la possibilité que la myofasciite à macrophage ne représente qu'un simple tatouage vaccinal. Lors de ses dernières réunions et à la lumière des données disponibles, le GACVS a conclu qu'il n'y avait toujours aucune évidence que l'aluminium contenu dans les vaccins représente un risque pour la santé, et par conséquent qu'il n'y avait aucune justification pour un changement des pratiques vaccinales. L'OMS et le GACVS continueront de suivre attentivement cette problématique.

 

 

   QUE CHOISIR ( REVUE).

Septembre 2003 N° 407 pages n° 40 à 43 .

  VACCINS L'ALUMINIUM SUR LA SELLETTE.

Le Dr Michelle Coquet a été la première à mettre en évidence des lésions  musculaires inexpliquées.

 

Il y a dix ans, ont découvrait une nouvelle lésion musculaire. Le coupable : l’aluminium ajouté aux vaccins pour augmenter leur efficacité. Les personnes atteintes de cette affection souffrent de douleurs et de fatigue intenses. Faut-il revoir le procédé de fabrication de certains vaccins ?

 

Mai 1993, le D' Michelle Coquet, neuropathologiste (1) à Bordeaux (33), effectue une biopsie musculaire sur une femme souffrant de douleurs rebelles inexpliquées. « En vingt ans, se souvient-elle, je n'avais jamais vu une telle lésion musculaire. Elle était constituée par des amas de macrophages. Ces derniers sont, en quelque sorte, les éboueurs chargés de faire disparaître les intrus (microbes, virus) au sein des cellules. Les macrophages renfermaient une substance inconnue, bien visible au microscope électronique sous forme de cristaux très noirs. »

 

À la fin de l'année, Michelle Coquet présente le cas à ses confrères qui, comme elle, ignorent la nature de ces lésions. C'est ainsi que commence un véritable polar scientifique avec son lot de découvertes et d'énigmes non résolues.

 

Des lésions inconnues.

De  1993  à  fin  1997,  dix-huit  cas  sont  détectés  dans  quatre   centres  de  pathologie musculaire français.Et, en 1996, les spécialistes lui donnent le nom de «  myofasciite à macrophages » (myo : muscle; fasciite : fascias, c'est-à-dire l'enveloppe des muscles). Deux ans plus tard, la pathologie est décrite dans la revue internationale, The Lancet (2). «  À partir de 1997, se souvient le Pr Patrick Chérin, chef du service de médecine interne à l'hôpital de la Pitié - Salpêtrière (Paris), les centres qui font de la biopsie musculaire ont fait une veille sanitaire. Ils ont aussi repris toutes les lames de biopsie qu'ils avaient en stock depuis des années. »

 

L’initiative révèle qu'il y a de plus en plus de cas et que toutes les lésions sont bien postérieures à 1993. « Parallèlement à une histologie très particulière, poursuit le Pr Chérin, tous ces patients avaient des douleurs musculaires et articulaires diffuses, une fatigue très intense ainsi que des troubles de mémoire, de concentration et du sommeil. »

Malgré l'existence bien réelle de cette lésion musculaire, le mystère reste entier: D'où provient-elle ? Quelle est la substance découverte dans les muscles ? Et cette lésion est-elle responsable des  troubles dont se plaignent les patients atteints de cette nouvelle myopathie ? Origine virale, toxique, infectieuse, toutes les hypothèses sont envisagées, mais aucune n'est validée.

 

En 1999, une découverte cruciale est faite par Philippe Moretto, chercheur au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), à Bordeaux: les inclusions se révèlent être de l'aluminium.

Du jamais vu pour tous les spécialistes de la pathologie musculaire. Le Pr Romain Gherardi, chef du département de pathologie de l'hôpital Henri - Mondor de Créteil (94), passe alors en revue tous les médicaments qui en contiennent.

 

L'O.M.S. exige le secret.

Comme on trouve de l'aluminium dans le muscle mais pas dans le sang ou les urines, le Pr Gherardi pense à une intoxication locale. Quel produit, si non le vaccin, est injecté dans le muscle, précisément dans le deltoïde (au niveau de l'épaule) ?

Pour en avoir le coeur net, le D' Jérôme Authier, qui travaille dans le service du Pr Gherardi, injecte un vaccin contenant de l'hydroxyde d'aluminium à des rats.

 

Mais, avant même les résultats de cette expérience, les échos de l'affaire étaient parvenus jusqu'à l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

A deux reprises, en 1999 en 2000, elle convoque les protagonistes des études effectuées sur le sujet. « Nous sommes passés devant un véritable jury, raconte le D' Coquet. Il était composé de spécialistes de la vaccination et des plus grands  pathologues américains. La discussion fut assez dure et ils nous ont demandé de ne pas en divulguer la teneur. » L’origine française quasi-exclusive des cas de myofasciite à macrophages faisait douter les experts de l’OMS.  Mais un spécialiste américain permit de dissiper le trouble. Les Anglo-Saxons effectuent leur biopsie dans la jambe et non pas dans le deltoïde, comme les Français.

 

C'est donc parce que, dans l'Hexagone, on effectue les prélèvements près du point d'injection des vaccins que la myofasciite a pu être découverte.

Autre explication, les formidables campagnes des années 1994-1995 qui se sont soldées par des millions de vaccinations contre l'hépatite B. Ce qui a augmenté mathématiquement les probabilités d'apparition de séquelles rares.

 

Au terme des deux réunions, les experts de l'OMS reconnaissent officiellement que les lésions sont probablement dues aux vaccins. Mais, pour prouver le lien entre la myofasciite et les symptômes, il fallait effectuer une étude épidémiologique, comparant des personnes biopsées présentant ou non une myofasciite. C'est exactement ce qu'a recommandé, en France, l’institut de veille sanitaire (lVS) en conclusion d'un rapport publié en octobre 2001. Cinquante trois patients présentant une myofasciite à macrophages avaient  été soigneusement interrogés.

 

Sur ce total, 70% d'entre eux  étaient âgés d'au moins quarante ans et tous disaient souffrir de douleurs  musculaires et de fatigue. Au terme d'une enquête minutieuse, la seule particularité trouvée fut le taux de vaccination contre l'hépatite B. 68 % des patients atteints de myofasciite étaient vaccinés, alors que, dans cette tranche d'âge, seuls 30% le sont dans la population générale.

 

L'affaire était entendue: il y avait bien une association entre cette vaccination et les lésions de myofasciite à macrophages. L' lVS a passé le dossier à l'Agence de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) qui a mis en place une étude épidémiologique au début de l'année dernière.

 

Où se cache l’aluminium ?

La  quasi-totalité  des  vaccins  contre  la  diphtérie,  le  tétanos,  la  coqueluche,  l'hépatite A  et l'hépatite B, seuls ou combinés, contiennent de l'hydroxyde d'aluminium. Exceptions : le TP Pasteur ( tétanos, poliomyélite ) et le DTP Pasteur ( diphtérie, tétanos, poliomyélite ). Les autres vaccins ne sont pas concernés.

 

Pour le P' Romain Gherardi, l'aluminium serait responsable d'un dérèglement immunitaire. Le Rapport Avec la vaccination contre l’hépatite B s’établit.

Il  y a deux ans, les résultats des expériences pratiquées sur les rats à Créteil par le D'Authier furent publiés : l'injection de vaccins contenant de l'aluminium avait bien permis de reproduire les lésions de myofasciite.

 

Le puzzle était reconstitué: les vaccins contenant de l'aluminium sont bien capables de créer des lésions d'un type particulier.

Une autre étude, publiée fin 2001, montrait en outre que les patients de myofasciite appartenaient le plus souvent à un certain type génétique. « La solution est venue de deux soeurs jumelles âgées d'environ cinquante ans, dont on pensait qu'elles souffraient de polyarthrite, explique le Pr Jean-François Pellissier, chef du service de biopathologie nerveuse et musculaire à la faculté de médecine de Marseille (13).

 

En recherchant leur système HLA, qui est la combinaison des gènes propres à chacun, on a trouvé le gène correspondant à cette maladie. La biopsie ayant révélé qu'elles avaient des lésions de myofasciite, j'ai fait rechercher l'anomalie propre à la po[yarthrite chez un petit nombre de patients à myofasciite. Je l'ai trouvée chez les deux tiers d'entre eux alors qu'elle est présente chez environ 17 % des personnes en bonne santé dans la région. »

 

L'aluminium coupable.

Malgré toutes ces découvertes, le lien entre ces lésions et le déclenchement de certains troubles n'a toujours pas été établi. Les résultats de l'étude épidémiologique mise en route par l' Afssaps début 2002 devaient être rendus publics à la fin de l'année dernière, puis au premier trimestre 2003.

 

On nous les annonce maintenant pour fin 2003… mais, avant même d'en connaître les conclusions, des spécialistes émettent des doutes sur la possibilité d'arriver à des conclusions solides en raison du nombre très faible de patients retenus par l'étude. Si on arrive à apporter la preuve que les lésions de myofasciite sont  la cause des troubles dont se plaignent les patients, il faudrait logiquement remplacer l’aluminium par un autre adjuvant.

Un coup considérable pour les fabricants de vaccins.

Qui considèrent que l'aluminium est un très bon stimulateur de l'immunité. Et quand on se souvient que la campagne de vaccination du milieu des années quatre-vingt-dix a été entièrement déléguée aux laboratoires par les autorités sanitaires, on peut légitimement mettre en doute la réelle volonté du gouvernement d'avancer sur ce point épineux.

 

Cet état de fait est d'autant plus regrettable qu'évacuer le problème, c'est se priver de voies de recherche dans le domaine de l'immunologie.

Ainsi, le Pr Gherardi a trouvé chez les patients atteints de myofasciite une augmentation des  cytokines, signe d'une activation chronique du système immunitaire. On retrouve cette élévation dans différentes maladies caractérisées par un déficit immunitaire: sida, cancers, hépatite C… « Les cytokines sont impliquées dans tous les systèmes de connexion entre les systèmes immunitaire, endocrinien et nerveux.

 

Ces phénomènes mériteraient des recherches sur les lésions dues à l'aluminium mais tous les projets dans ce domaine se voient refusés »,  s'insurge le Pr Gherardi. « Pourtant, indique Pascale Giraudon, spécialiste en neuroinflammation et en neurovirologie à l’institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) à Lyon (69), les cytokines communes au système immunologique et au système nerveux sont actuellement un sujet de recherche brûlant.

 

On peut imaginer que, chez certaines personnes qui ont un système de régulation déficient, une stimulation externe puisse entraîner le passage des cytokines dans le système nerveux, qui normalement les détruit. C'est ce qui se passe dans de nombreuses infections virales : les cellules participant à l'immunité et qui sont infectées par un virus entrent dans le cerveau. Le virus s y multiplie et entraîne des troubles cognitifs (mémoire, concentration...)

 

Prédispositions génétiques.

On retombe alors sur la question de la susceptibilité génétique du système immunitaire. La réaction immunitaire normale se fait en deux temps : d'abord, une production de lymphocytes et d'anticorps ; ensuite, le développement d' autres cellules qui vont stopper cette réaction.

 

Mais, chez certaines personnes prédisposées, un agent extérieur qui peut être l'aluminium, est susceptible d'entraîner un dysfonctionnement de ce processus.

Peu importe, si, comme le suggère François Verdier, responsable de l'évaluation pré - clinique des vaccins chez Aventis – Pasteur, l'aluminium est le témoin de ce dysfonctionnement et non pas la cause: il est bien sur la sellette.

 

En résumé, dit Pascale Giraudon, « l'aluminium appuie trop fort sur le premier bouton qui stimule la réaction immunitaire et comme le deuxième, censé l'arrête et fonctionne mal, on a beau appuyer dessus, la réaction continue... Ce qu'il faut remettre en cause, c'est l'adjuvant aluminique.

 

 A-ton vraiment besoin de pousser à bout la réponse immunitaire ? »  Bonne question, en effet. Mais, en attendant cette mise en cause salutaire, au demeurant peu probable, il est impératif d'être circonspect vis-à-vis des vaccinations contenant de l'aluminium, en particulier la vaccination contre l'hépatite B. De fait, les personnes ayant des antécédents de maladie auto-immune ou des parents souffrant d'une telle affection devraient s'abstenir d'y recourir.

Catherine Sokolsky

(1) Spécialiste de l'étude au microscope des tissus musculaires et nerveux.

(2) Macrophagic myofasciitis : An emerging enrltY », The Lancet, 1/8/98.

 

 

TEMOIGNAGE.

"Je n'étais jamais malade".

En 1996, Alain Faudier, quarante quatre ans, est installé depuis quelques années à La Ciotat (13) comme peintre-décorateur.

« Mon métier me plaisait, je travaillais beaucoup à l'époque, je n'étais jamais malade», se souvient-il. Il est contraint de se faire vacciner contre l'hépatite B, sa femme étant assistante maternelle.

 

Quelques mois plus tard, Alain se sent très fatigué, puis souffre de douleurs musculaires. D'examens en examens, tous négatifs, il se voit coller l'étiquette de fibromyalgique.

Il raconte: «  Le médecin qui me suivait pensait que je ne voulais plus travailler. Pour beaucoup de médecins, c'était « dans la tête ». Supportant très mal l'absence de diagnostic malgré des troubles de plus en plus importants, Alain accueille très bien l'annonce en juin 2002 de sa myofasciite à macrophages.

 

Contraint de cesser son travail, il est actuellement considéré comme invalide à 66 %. Depuis un an, son état a empiré, il souffre de gros troubles de sommeil. Ayant rejoint l'association Entraide aux malades de myofasciite à macrophages (voir encadré, p. 43),il milite pour attirer l'attention des médecins sur cette affection. «  Dans la région, regrette-t-il les malades n'arrivent pas à être reconnus comme invalides.

Certains médecins auxquels j'ai donné de la documentation m'ont dit: « Je ne veux pas la lire. » Alain Faudier, la Ciotat (13).

 

TEMOIGNAGE.

" On aurait dit une petite grand-mère".

En 1993 et 1994, Rébecca, alors adolescente, subit les trois injections contre l'hépatite B et le rappel. «  Quelques années après, explique sa mère, Michelle Madonna, ma fille a commencé à souffrir d'une intense fatigue, elle dormait d'un sommeil comateux. Au début de l'année 2000, son état s'est aggravé brusquement et, depuis cette époque, elle n'est plus jamais sortie seule.

 

On aurait dit une petite grand-mère, son teint était cadavérique, je pensais qu'elle allait mourir. » Malgré les apparences, tous les examens étaient normaux. Le médecin de Rébecca reste néanmoins convaincu que son problème n'est pas psychologique.

 

En juillet 2000, la jeune fille subit une biopsie qui donne le diagnostic de myofasciite. Sa mère rentre alors en contact avec les spécialistes de cette lésion et fonde sa propre association. Aujourd'hui, Rébecca vit au ralenti. Elle poursuit ses études grâce au Centre national d'enseignement à distance mais ne reçoit aucune aide.

Rébécca a une demi-soeur, également vaccinée contre l'hépatite B : elle a développé une sclérose en plaques.  Michèle Madonna - Villenave-d'Ornon ( 33 )

 

TEMOIGNAGE.

"Une invalidité de 80% ".

«On nous avait dit que l'hépatite B pouvait s'attraper par la salive, se souvient Patricia Baslé. Ma mère ayant contracté cette maladie, mon mari et moi - même nous nous sommes faits vacciner en janvier 1996.

Très rapidement, j'ai ressenti une fatigue qui s'est peu à peu intensifiée. Moi qui allais aux champignons dix-huit heures par semaine, qui faisais de l'artisanat, de la peinture, je ne pouvais plus rien faire. Je devais dormir plusieurs heures en rentrant du travail.

 

Puis sont arrivées les douleurs musculaires et articulaires ainsi que les problèmes de mémoire et de concentration. Je n'arrivais plus à conduire, j'étais de moins en moins fiable dans mon travail de comptable. » Commence alors la série des examens, tous négatifs. À la suite d'une petite opération, Patricia se sent épuisée.

 

Hospitalisée au CHU de Dijon pour une suspicion de myasthénie, elle subit une biopsie musculaire qui révèle une myofasciite à macrophages. Comme on ne lui propose aucune solution, elle rentre en contact avec un autre malade sur Internet et consulte le Pr, Patrick Chérin à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris. Elle y subit régulièrement de nombreux examens. Le traitement? « Le repos, l'évitement de tout souci sont les seuls remèdes car le stress, l'angoisse sont des mangeurs fabuleux d'énergie. Il faut arriver à accepter la maladie, du moins en partie.»

 

En arrêt longue maladie depuis juin 2001, Patricia est reconnue invalide à 80% par la Cotorep.

En 2002, Patricia a repris la présidence de l'association Entraide aux malades de myofasciite à macrophages, malgré cette vie au ralenti forcée. Patricia Baslé - Vitteaux (21)

Catherine Sokolsky

 

QUE CHOISIR

11, Rue Guénot

75555 Paris cedex 11

Tel : 01 - 43 - 48 - 55 - 48

Site : http://www.quechoisir.org.

 

 

 

 

  L’IMPATIENT (REVUE ALTERNATIVE SANTE).

Octobre 2003 N° 304 pages n° 10  et 11.

 VACCIN ANTI – HEPATITE B.

  Le Faux Consensus.

Un groupe d'experts mandatés par le ministre de la Santé vient de recommander la relance de la vaccination contre l'hépatite B, après un soi-disant débat démocratique, dont la partialité est dénoncée par les associations de victimes de cette vaccination.

Au même moment, la Cour d'appel de Versailles reconnaissait le lien de causalité entre cette vaccination et la maladie neurologique grave dont souffre Madame Laignier-Colonna.

 

«Alerte, on va revacciner», écrivions-nous, il y a un an et demi  après le lancement du Plan hépatites, par Bernard Kouchner, ministre de la Santé de l'époque (ALTERNATIVE SANTÉ -L'impatient, avril 2002).

La reprise des vaccinations décidée alors n'ayant sans doute pas été assez rapide à ses yeux, le lobby favorable à cette vaccination a décidé de frapper un grand coup en organisant ce qu'on appelle une Conférence de consensus. Après deux jours d'un simulacre de débat public, où tout semblait joué d'avance, un jury bien manipulé par un groupe d'experts de plusieurs pays a adressé au ministre de la Santé des recommandations pour une reprise massive des vaccinations. Avec une priorité : la vaccination de tous les nourrissons.

 

Une recommandation qui tombe bien au moment où l' on va lancer sur le marché français les vaccins hexavalents : Infanrix - Hexa et Hexavac (6 vaccins - dont celui contre l'hépatite B en une injection). Le jury recommande par ailleurs la vaccination de tous les enfants et adolescents non vaccinés à la naissance. Reprenant le double langage officiel, il admet que les « études épidémiologiques ne permettent pas d'exclure un (risque) de faible ampleur» de maladies démyélinisantes (comme la sclérose en plaques), chez les adultes, mais précise que les études publiées ne sont pas convaincantes.

 

Il insiste sur la reprise de la vaccination des adultes à risque et sur l'obligation qui s'impose aux personnels de santé.

La préparation de ces deux journées de débats avait été confiée à l'Inserm (1) et à l'Anaes (2). Cette dernière est une agence  qui  a notamment pour but d'évaluer les pratiques de prévention ou de soins controversées, en organisant des conférences de consensus. Dans ces conférences, un panel d'experts présente les différents points de vue et un jury est chargé de faire des recommandations à l' organisme demandeur, le ministère dans le cas présent.

 

Liens avec l'industrie pharmaceutique !

Début septembre, le Revahb, l'une des associations qui regroupent les victimes de ce vaccin, écrivait au ministre de la Santé pour dénoncer les conditions dans lesquelles avait été organisée cette conférence : «Nous constatons qu'un certain nombre des experts devant animer cette réunion ont des liens d'intérêt reconnus avec l'industrie pharmaceutique.

 

[...1. Nous sommes stupéfaits de voir qu'aucun représentant de notre association, qui représente près de 2500 victimes des effets indésirables de ce vaccin, n'aura l'opportunité de s'exprimer publiquement [...1. La lecture du programme laisse préjuger du résultat d'un consensus qui ne sera décidé qu'entre les défenseurs passionnés de la vaccination universelle, des médecins acharnés, liés à l'industrie pharmaceutique et des pharmacologistes frileux. [...]. 

Cette conférence ne servira qu'à renforcer et cautionner les décisions déjà prises depuis une dizaine d'années par le ministère de la Santé.[...1 Elle permettra de faire croire à l'innocuité totale de cette vaccination. »

 

Les "gêneurs" n'ont pas été conviés!

Quelques jours plus tôt, les cinq familles de victimes décédées qui avaient porté plainte au pénal en 1998 et 1999, et dont l'affaire a fait grand bruit en novembre 2002, après le rapport d'expertise du Dr Girard (4), déposaient une requête auprès de Mme Bertella - Geffroy, juge d'instruction. Elles lui demandent d'enquêter sur les irrégularités dénoncées par le Revahb.

 

Celles-ci semblent nombreuses, si l' on se réfère aux règles des conférences de consensus telles qu'elles sont définies dans un document de l'Anaes (5). On peut relever le délai d'organisation : six mois au lieu des douze prévus. Le choix des experts ne répond pas à « la diversité des opinions concernant le thème de la conférence », prévue par les règles de l' Anaes.

 

La plupart sont connus pour leur activisme en faveur de cette vaccination et sept d'entre eux sur quinze ont des liens avec les fabricants de vaccins! On pouvait noter parmi les experts français, la présence du Pr Bégué, ancien président du Comité technique des vaccinations, qui a écrit des articles pour des plaquettes financées par les laboratoires. Et parmi les experts étrangers, le Pr Van Damme, qui organisait en novembre 1993 un congrès international à Cannes sur le contrôle du risque de contamination par l'hépatite B.

 

Ce congrès, financé par les laboratoires SmithKline Beecham, est à l'origine de la campagne de vaccination massive en France en 1994/1995. En revanche aucun des experts français, comme le Dr Marc Girard, le Dr Gherardi ou étrangers comme les Drs Bonnie Dunbar, Mark Geier, Monica Fisher qui ont publié des analyses concluantes sur les effets indésirables de cette vaccination n'avaient été invités.

 

Le jury, chargé de tirer les conclusions de la conférence, devait être choisi parmi des personnes n'ayant pas pris de position publique sur le sujet. Or, trois de ses membres sur 15, dont le président, ont des liens avec les fabricants de vaccins !

«Les représentants du grand public (association de malades ou de consommateurs) ou des médias » prévus par le texte de l'Anaes, avaient été réduits à la portion congrue, avec la seule présence de Marcel Royez, président de la Fnath (6), aux côtés des douze autres membres tous professionnels. Enfin, il n’y a pas eu de débat avec le public lors des exposés des experts, mais uniquement lors de la réunion de synthèse le deuxième jour.

 

Deux personnes pour chacune des deux associations de victimes: Revahb et E3M (7) avaient été invitées, ce qui ne leur laissait guère de place pour s'exprimer face aux nombreux professionnels, même si au dernier moment quelques autres victimes ont pu être admises.

 

Des éléments qui sèment le doute.

Interpellé   par  ALTERNATIVE SANTÉ - L'Impatient,  le  directeur  de   l'Anaes  a  assuré  que  les règles de fonctionnement des conférences de consensus avaient dû être changées à la demande du ministère qui souhaitait une réunion rapide: elle aurait même dû se tenir avant l'été! On a du mal à admettre que ces règles aient été justement changées au moment d'aborder un sujet aussi chaud. Et cela d'autant plus que les nouvelles règles ne seront définies qu'ultérieurement.

 

Un aveu qui donne raison aux accusations du Revahb. Si la quasi-totalité des exposés réfutaient l'existence des effets indésirables du vaccin contre l'hépatite B et plaidaient pour une reprise des campagnes de vaccinations, quelques éléments sont toutefois venus semer le doute. On a pu constater la faiblesse des données disponibles concernant l'épidémiologie de l'hépatite B et celle de la sclérose en plaques (SEP), ce qui ne permet pas de faire des études sérieuses sur le rapport bénéfices-risques du vaccin.

 

Une étude est parue au mois d'août 2003 mettant en évidence un lien significatif entre la vaccination et la SEP. Cette étude a été présentée en direct des États-Unis par son auteur (au téléphone) pendant la conférence. Mais elle a ensuite été réfutée par les experts, qui une fois de plus, s'en tiennent à la thèse de l' Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) : on ne peut ni conclure, ni exclure l'existence d'un risque de SEP post - vaccinaI chez les adultes. C'est le seul doute qui existe à leurs yeux, mais ils nient tout lien avec des maladies auto-immunes chez les adultes et avec une quelconque maladie chez les enfants.

 

Annie Fourrier, co-auteur d'une longue communication rédigée avec le Pr Bernard Bégaud, a donné un résumé des résultats de l'étude épidémiologique que l'Afssaps doit publier depuis un an sur la  responsabilité  de la vaccination dans  la  myofasciite  à  macrophages.  Mais chef  d 'œuvre du double langage, elle a su reconnaître à la fois ce lien et le nier avec des phrases contradictoires.

 

Pour les victimes, il n 'y a pas de doute: (Cinq à six cas de myofasciites à macrophages sont diagnostiqués chaque semaine en France et il y a des cas dans plusieurs pays) a souligné Patricia Baslé présidente de l'association E3M, déplorant l'aveuglement des experts. Pour la justice aussi, la cause est entendue. Le 12 septembre 2003, la Cour d'appel de Versailles reconnaissait, pour la troisième fois, (un lien de causalité certain et direct) entre la vaccination contre l'hépatite B et le syndrome de Guillain-Barré, une maladie neurologique grave dont est victime Mme Laignier - Colonna. Le laboratoire Aventis - Pasteur a été condamné à l'indemniser (lire encadre).

 

(1) Institut national de la santé et de la recherche médicale.

(2) Agence nationale d'accréditation et d'évaluation en santé. Internet: http:// www.anaes.fr

(4) Lire. Des révélations accablantes », ALTERNATIVE SANTÉ - L 'Impatient, décembre 2002.

(5) Les conférences de consensus. Base méthodologique pour leur réalisation en France. Janvier 1999. Disponible sur le site Internet de l'Anaes.

(6) Fédération nationale des accidentés du travail et handicapés.

 

ENCADRE.

Le Laboratoire Aventis-Pasteur condamné.

Le  12  septembre  dernier,  pour  la  troisième   fois,  un  fabricant  du  vaccin  hépatite B,  le  laboratoire  Aventis-Pasteur, a été condamné par la Cour d'appel de Versailles a indemniser une victime du vaccin B, un Mme Paule Laignier-Clonna. Commerçante à Porto-Vecchio, en Corse, Mme Laignier-Colonna a été vacciné en 1995 avec le Genhévac du laboratoire Pasteur.

 

Atteinte de tétraplégie quelques jours après la vaccination, elle a été hospitalisée à plusieurs reprises pour un syndrome de Guillain-Barré, une maladie démyélinisante plus grave que la sclérose en plaques (SPE) et qui se traduit par une paralysie des membres avec des troubles respiratoires graves.

Il lui faudra neuf mois de rééducation pour récupérer en partie l'usage de ses bras et de ses jambes. Avec des séquelles graves et sans doute définitives qui l'handicapent aussi bien dans sa vie professionnelle que dans sa vie personnelle.

 

« Je n'ai plus de force dans les doigts. J'écris très difficilement. Mais je ne peux pas faire le ménage, ni porter de la vaisselle. Je tiens un commerce de vêtements et je ne peux pas pincer des cintres, ni ouvrir une pince à linge. Je n'ai que 42 ans. Je ne peux plus danser, ni faire du sport. Je porte des attelles pour marcher et j'en porterais toute ma vie, car je n'ai pas d'équilibre. Je ne peux pas mettre de bermuda ou de pantalon court, je suis obligée de porter des pantalons longs pour cacher les attelles. Je marche comme un pachyderme », explique-t-elle faisant courageusement face à son handicape.

 

Le 4 avril 1997, elle était la première victime du vaccin à avoir gagné en première instance, au tribunal de Nanterre (1). Dans ces attendus, le tribunal citait l'enquête publiée deux ans plus tôt par notre journal (2). Il lui aurait donc fallu plus de six années supplémentaires pour obtenir gain de cause en appel, rejoignant Mmes Jeanpert et Leroy, toutes deux attentes de S E P post-vaccinale et qui avaient gagné en appel contre le laboratoire SmithKline Beecham, le 2 mai 2001 (3). S K B a porté l'affaire en cassation – le jugement de la Cour de Cassation devrait être connue au mont où ce numéro sortira en kiosque. Il est fort probable que le laboratoire Aventis-Pasteur portera aussi ce nouveau jugement en cassation.

(1) (2) (3) ALTERNATIVE SANTE - L'Impatient, mai 1997 - mai 1995 - juin 2001

Régis Pluchet

 

L’IMPATIENT ALTERNATIVE SANTE

Adresse : 11, Rue Meslay

75003 Paris Tel : 01- 44- 54- 87- 00

Site : http://www.alternative-sante.fr

 

 

  Transcription  de  l'enregistrement  de   l'émission  Science-Friction »  de  France-Culture

( novembre 2003) consacrée au Vaccin Hépatite B.

 INTRODUCTION.

La France reste le seul pays au monde dans lequel persiste une violente controverse concernant l'innocuité du vaccin contre l'hépatite virale type B.

Cette maladie contagieuse est transmissible par voie sanguine et sexuelle. Elle peut devenir chronique, et se transformer en cirrhose, puis en cancer du foie .

Sans nier son efficacité, certains estiment aujourd'hui que la vaccination contre l'hépatite B peut parfois provoquer de graves effets secondaires.

 

Pour leur part, les autorités sanitaires françaises recommandent la vaccination de tous les enfants de moins de deux ans. La vaccination est également imposée à un certain nombre de personnes travaillant dans le milieu médical. La controverse vient tout récemment d'être relancée par la publication (mi-septembre) des conclusions d'une conférence internationale d'experts réunis à la demande du Ministère français de la Santé. Ces experts ont conclu à la nécessité absolue de vacciner systématiquement contre l'hépatite B les enfants âgés de moins de 2 ans. Il s'agit, selon eux, d'un « devoir d'état ».

Par  ailleurs,  le  23  septembre, la  Cour de Cassation a jugé  que  « le lien de causalité entre  le  vaccin contre l’hépatite B et les effets secondaires qui lui étaient attribués n'était pas scientifiquement établi». Elle a ainsi donné gain de cause au fabricant de vaccin GLAXO-SMITH-KLINE, en cassant les arrêts rendus en 2001 par la Cour de Versailles en faveur de deux femmes vaccinées en 1994 et 1995, et atteintes de sclérose en plaque. Ce jugement a été aussitôt dénoncé par l'association REVAHB, qui réunit plusieurs centaines de personnes estimant être victimes de cette vaccination.

 

Existe-t-il aujourd'hui des éléments scientifiques établissant avec certitude un lien de causalité ? Comment comprendre qu'en dépit de la politique vaccinale officielle, moins d'un enfant âgé de moins de 2 ans sur trois soit aujourd'hui vacciné ? 

Pour tenter de clarifier cette situation, nous recevons aujourd'hui dans Science-Friction Alain GOUDEAU et Dominique LE HOUEZEC .

 

Alain GOUDEAU, vous êtes médecin, chef du département de Bactériologie- Virologie du CHU de Tours, et co-inventeur du premier vaccin contre l'hépatite B.

Face à vous, Dominique LE HOUEZEC, vous êtes également médecin, pédiatre, et membre de l'association «RESEAU EVALUATION HEPATITE B», qui rassemble, je le rappelle, les personnes victimes du vaccin contre l'hépatite B.

 

France Culture : Alain Goudeau, pouvez- vous nous rappeler les principales informations qu'il faut connaître sur l'hépatite B, concernant son mode de transmission ou sa pathologie ?

 

Alain Goudeau : C'est un virus transmis par le sang (une virhémie), un passage de virus très intense au cours de l'hépatite B. Donc, le sang est le vecteur principal de transmission, et les sujets qui ont été exposés au sang sont principalement visés (transmission sexuelle ou médicale par exemple).

C'est une maladie qui, souvent, est cliniquement peu bruyante au départ, mais qui a une conséquence grave : s'implanter de façon durable dans l'organisme. Environ 10% des sujets infectés vont devenir porteurs chroniques du virus. Les conséquences à moyen terme de ce portage chronique du virus sur 10 à 15 ans sont la cirrhose et le cancer du foie.

 

France Culture : Dominique LE HOUEZEC, êtes-vous d'accord avec cet exposé de la pathologie de l'hépatite B ?

 

Dominique Le Houezec : Oui tout à fait. Je voudrais tout d'abord me présenter car je suis beaucoup moins connu que Monsieur Goudeau. Je suis un médecin pédiatre, pratiquant une médecine traditionnelle (par exemple, je ne connais rien à l'homéopathie)….

« trou » de 30  secondes environ sur la bande magnétique... impossible de savoir ce qui c’est dit !...

 

Alain Goudeau : Faisons un peu d'anatomie du virus. A la surface du virus, il y a des substances virales chargées de reconnaître les cellules cibles (hépatocytes dans le cas des cellules du foie, en cas de virus de l'hépatite B), et de s'y accrocher. Ce qu'on essaie de faire avec les vaccins, c'est de développer des anticorps contre cet accrochage.

Dans les vaccins anti-hépatite B, il y a la partie externe du virus (son enveloppe) qui est purifiée, et on fabrique des anticorps anti-enveloppe, qui empêchent l