DOCUMENTATION 3  

                                                   

 

 

Qui ne gueule pas la vérité dans un langage brutal quand il sait la vérité se fait complice des menteurs et des faussaires. (Charles Péguy).

 

Documentation N° 3 allant de février 2004 à décembre 2005.

 

 

DOCUMENTATION EN RAPPORT AVEC LA MYOFASCIITE A  MACROPHAGES, ET LE VACCIN CONTRE L'HÉPATITE B.

 

  ALTERNATIVE SANTÉ.

Février 2004 Revue n° 308 page n° 6

 Le vaccin contre l 'hépatite B mis en cause dans le décès de 4 enfants.

Un communiqué de l'Agence française de sécurité sanitaire daté du 9 décembre dernier, laisse planer de sérieux doutes sur la sécurité du nouveau vaccin de l’enfance : Hexavac (laboratoire Aventis-Pasteur).

 

Tout comme InfanrixHexa (laboratoire GSK), Hexavac a la particularité d'associer dans une même seringue, six vaccins dont le vaccin anti-hépatite B, qui était jusqu'ici fait séparément.

Une analyse réalisée par l'Agence européenne des médicaments de l'ensemble des cas de morts subites des nourrissons survenus pendant trois ans a mis en évidence quatre décès chez des enfants âgés de plus de 1 an (3 en Allemagne, 1 en Autriche). L'étude réalisée en Allemagne a montré que le nombre de décès observés était supérieur au nombre de cas de morts subites attendus.

 

L'ensemble des pays européens et la France en particulier ont estimé que le nombre de cas recensés était trop faible pour établir un lien de cause à effet avec le vaccin. Néanmoins, les responsables de la pharmacovigilance ont jugé nécessaire la mise en place d'autres études.

 

Le Dr Le Houezec, du Revahb, (l’association des victimes du vaccin anti-hépatite B), remarque avec ironie: « Il existe un doute mais pas de panique, on va continuer à vacciner des nourrissons qui n'ont aucun risque de contracter l'hépatite contre laquelle on est censé les protéger. » En effet, le vaccin se différenciant des précédents par l'adjonction du vaccin anti-hépatite B, c'est bien ce dernier produit qui semble mis en cause dans les accidents recensés. En France, d'ailleurs, on semble se méfier.

 

Bien qu’ayant reçu une autorisation de mise sur le marché, ni Hexavac, ni InfarixHexa, ne sont vendus en pharmacie. Ils ne peuvent pas être prescrits par les médecins de ville, leur usage est réservé à l'hôpital : 150.000 doses ont été délivrées, contre 5.400. 000 en Allemagne.

Curieusement, ces nouveaux doutes sur le vaccin anti-hépatite B n'ont pas été relevés par la presse. Celle-ci a préféré s'en tenir aux conclusions d'une réunion de l'Académie de médecine, qui se tenait quelques jours plus tôt. L'Académie souhaite une relance des vaccinations et notamment développer une large politique de  vaccinations des adultes (1).

(1) Voir notamment Alternative Santé octobre et novembre 2003.

Régis Pluchet

 

Alternative Santé

11, Rue Meslay

7003 Paris - Téléphone : 01 44 54 87 00

Site : http://www.alternative-sante.fr 

 

 

  ALUMINIUM – ALZHEIMER.

Les os de l’homme moderne contiennent de plus en plus de plomb, ses dents de plus en plus de mercure et d'argent, ses reins de plus en plus de cadmium, et son cerveau de plus en plus d’aluminium ... métaux lourds toxiques: plomb, mercure, cadmium, amalgames dentaires. 

INTRODUCTION:

 

UNE INTOXICATION PERMANENTE.

Bien que la Directon Général e de la Santé n’en ait communiqué aucun bilan officiel, la plupart des experts ont acquis la conviction que l’épidémie d’encéphalopathie, une forme progressive de démence caractérisée par tremblements, convulsions, psychose et autres changements cognitifs -parole et comportement, qui , dans les années 70, a décimé les insuffisants rénaux, avait pour origine la forte teneur en aluminium de l’eau de dialyse et des médicaments.

 

Mai , si des fortes doses provoquent des encéphalopathies aluminiques, de récentes études neurobiologiques laissent à penser que certaines maladies du cerveau de type Alzheimer seraient au moins favorisées par l’ingestion chronique de petites doses d’aluminium. Or l’Aluminium est omniprésent dans notre vie quotidienne de la forme la plus inoffensive et normal e, à la plus sournoise et dangereuse (on en trouve dans certaines prothèses dentaires notamment), dans les traitements de l’eau du robinet, dans ceux des produits alimentaires, mais aussi ceux des produits d’hygiène, sans oublier les produits médicamenteux les plus courants (contre les maux d’estomac, les maux de tête), etc.. et même dans le filtre de la dernière cigarette ...

 

THERAPEUTIQUE ALUMINIQUE.

L'Aluminium a en effet démontré son uti li té dans le cadre d'un suivi médical strict et raisonné. Randoin a montré qu'une carence en aluminium inhibe l'action d'une enzyme, la deshydrogénasesuccini que’ il en résulte des troubles nerveux qui rappellent ceux de la carence en thiamine ou avitaminose B 1(une déshydrogénase ou déshydrase est un transporteur d'hydrogène i ndispensable à l'organisme; c'est le point initial de l'oxydo­réduction).

 

C’est pourquoi cet oligo ­élément est intéressant dans le traitement des déficiences intellectuelles de l'enfant, en cas de surmenage ou d'atonie cérébrale, et aussi pour lutter contre les troubles du sommeil. Il peut aussi constituer un auxiliai e effi ace de la thérapeutique des mongoliens.

 

Le docteur Henry Picard qui est à l'origine de l'expérimentati n clini que de l'Aluminium catalytique, a démontré que l'aluminium catalytique - agit sur le névraxe ou système nerveux central : encéphale, tronc cérébral et moelle épinière, d’où son utilité dans le traitement de l' hyperkinesie infantile, -améliore l'état des cartilages d'ossification du foetus et du jeune enfant, et les cartilages des surfaces articulaires de frottement.

 

L'aluminium (présent notamment dans l’argile sous forme de silicate d’alumine) illustre ainsi parfaitement le fait qu'un même élement peut engendrer des effets contraires selon la forme chimique et le dosage utilisé...

 

INGESTION CHRONIQUE NEUROTOXIQUE.

Ainsi , si la prescription, bien dosée, de l’oligo­élément l’aluminium ne produit que des avantages, de l'aluminium ingéré en longue durée ou reçu par les insuffisants rénaux au cours de la dialyse, expose à une intoxication larvée et dangereuse..

 

1. L’ALUMINIUM SE FIXE DANS LE CERVEAU ...

Si on retrouve 90% de l’aluminim ingéré dans les os, les muscles et les poumons, un mécanisme encore mal élucidé –qui utiliserait un acide aminé, le glutamate (1) et une protéine du sang chargée de distribuer le fer, la transferrine­ permettrait à une partie du métal de franchir la barrière hémato­encéphalique.

 

« La concentration d’aluminium dans le cerveau était plus importante chez les rats que nous avions volontairement carencés en fer »(P.V den Bosch)

(1) "Chronic administration ofal uminium l­gl utamate in young mature rats:

Effectson iron levelsandlipidperoxydation in selectedbrain areas" R.Del oncle etal. Centre d'études et de recherches en  enobiotique - Faculté de Poitiers Toxicology 1999.

 

2. ET ACCELERE SON VIEILISSEMENT.

Des expériences ont montré que des cellules neuronales soumises i nvi ro à un excès d'aluminium subissent une baisse de l'activité enzymate que acétyl­cholinestérase, une diminution de l'acide ribonucléi que, déficit accompagné d'une augmentation de la synthèse protéique caractérisée par la formation de filaments non fonctionnels dans les neurones.

 

Ainsi, s’accumulant dans le cortex et l’hippocampe, l’aluminium induirait la nécrose progressive des astrocytes du système nerveux central. Or ces zones gouvernant les processus de mémorisation et d’orientation, le fait que l’on rencontre les mêmes déficiences de ceux-­ci, chez les rats intoxiqués et chez les rats agés, laisse à penser que le vieillissement du cerveau s'accentuerait avec l’accumulation d’aluminium. Il ressort des expériences de Chapper et de ses collaborateurs (1) que les neurones subissent des altérations quand la concentration dépasse 4µg par gramme de substance cérébrale.

 

En 1994, le Professeur Vanden Bosch de Aguilar de l’UCL (Université Catholique de Louvain) en Belgique, spécialiste du vieillissement nerveux renforce l’hypothèse d’une relation, chez les rats, entre une dégradation des performances cognitives et la prise quotidienne de faibles quantités d’aluminium.

« Pendant 6 mois, nous avons fait consommer de l’aluminium à des rats. Puis en étudiant leur  comportement dans un labyrinthe, nous avons constaté qu’ils mettaient deux foi s plus de temps pour retrouver leur chemin que leurs congénères non chargés en aluminium. »(2)

 

Suivant Lapresle et ses collaborateurs (3), s'il n'est pas mis un terme à l'intoxication, des cas de démences avec myoclonie (secousses brusques par contractions musculaires involontaires) peuvent se produire, trouble associé au syndrome cérébelleux.  Ce syndrome, qui affecte le cervelet, donne lieu à une incoordination motrice et à une démarche titubante, par suite du trouble de l'équilibre déterminé par les lésions. Il faut donc être prudent à l'endroit de l'aluminium..

(1) Dr Chapper etColl. Aluminium neurofibrillary degeneration and alzheimer's disease, (Brain ir 99).

(2) "An experimental Animal Model ofAluminium Overload" Neurodegeneration vol.3; 1994.

(3) Pr Lapresle et Coll. Encéphalopathie avec présence de dépôts d'aluminium, (Société de biologie).

 

3. DES ANALOGIES AVEC LA MALADIE D’ALZHEIMER.

La maladie d’Alzheimer est l’une des plus fréquentes démences dégénératives primaires dans le monde et à développé une cause prépondérante de décès. En France, 150 à 300 000 personnes de plus de 65 ans souffrent de la maladie d’Alzheimer et les sujets atteints sont de plus en plus jeunes. Les cellules du cerveau des patients atteints d’Alzheimer contiennent de 10 à 30 fois plus d’aluminium que la normale. D’après une note ministérielle d’octobre 1998 :

 

« Tout un faisceau de données expérimentales plaide en faveur d’une intervention de l’aluminium dans le développement des lésions cérébrales caractéristiques des maladies dégénératives du système nerveux comme les DSTA (Démences Seniles de Type Alzheimer), même si l’on ne connaît pas l’importance spécifique de ce facteur par rapport aux facteurs génétiques, nutritionnels ou immunologiques ou son éventuelle action synergique »

 

Après 40 ans d’études contradictoires, l’aluminium paraît être indéniablement impliqué dans la maladie d’Alzheimer. Une récente étude comparative portant sur l’alimentation par perfusion de prématurés a en effet révélé des altérations du développement mental chez les nourrissons âgés de 18 mois, dont les perfusions contenaient de l’aluminium.

BISHOPN. J.andal.: "Aluminiumneurotoxicityinpreterminfantsreceivingintraveinousfeeding solutions", in The New Engl and Journal ofMedicine,t.336 (22), p.1557-1561; 1997).

CRAPPERMC etcol. "Intramuscular dysferrioxaminein patients with Alzheimerdisease" Lancet 1991- 337-1304, 1308.

HARRI NGTON CR etcol. "Alzheimer's diseaselike changes.. " Lancet 1994- 343 - 993, 7.

GARRUTO et BROWN " Tau protein, al uminium and Alzheimer's disease," Lancet 1994 - 343-989.

 

4. ALUMINIUM ET AUTRES TROUBLES NEUROLOGIQUES.

Les foyers de nécrose observés dans la maladie d’Alzheimer et imputables à des taux élevés d’aluminium dans certaines régions du cerveau, présentent des analogies flagrantes avec ceux de diverses pathologies neurocérébrales comme la myofasciite à macrophages, pathologie d’émergence récente (voir aluminium vaccinal ).

 

La maladie de Parkinson,  la maladie de Lou Gehrig (sclérose latéral et amyotrophique ou SLA) Une incidence anormalement élevée de ces maladies chez des populations indigènes de Guam et de Nouvel le-Guinée suggère qu’il pourrait y avoir une corrélation entre ces maladies et les conditions environnementales qui prévalent, notamment des taux élevés d’aluminium et des taux faibles de calcium et de magnésium dans le sol et les aliments.

RIFATSL. "Aluminiumhypothesislives" Lancet 1994 - 343-4. 

MI TANI, K:"" neurol ogical degeneration due to al umini um : the effect of magnesium deficiency" Magnesium Research 1991- 4-3/4-272.

FORBES WF etMCAINEYCA "Aluminium and Demencia " letters to Editors, Lancet 1992 - 340-395.

 

5. AUTRES PATHOLOGIES LIEES A L’ALUMINIUM.

Si  la  lente   l’intoxication  à   l’aluminium  conduit  donc  à  des  troubles  nerveux  paralysants,  à  des  troubles de memoire, à lepilepsie, on a également déjà démontré sa responsabilité dans le psoriasis, et les insuffisances hepato­-renales chroniques, l’anémie, l’ostéomalacie (os cassants ou mous), l’intolérance au glucose, et les arrêts cardiaques chez les humains..

 

USAGE DOMESTIQUE.

1. ADDITIFS ALIMENTAIRES.

La couverture des besoins quotidiens en aluminium est assurée par une alimentation salubre et équilibrée. Les aliments contiennent en moyenne moins de 5mg/kg d'aluminium (coquillages, végétaux, etc..) et on en trouve les teneurs les plus intéressantes dans les algues, la levure alimentaire et la pomme.

 

L’ennui est que l’alimentation industrielle par le biais de ses additifs (colorants, anti-coagulants, raffermissants ou encore levants), rend l’aluminium omniprésent à des doses anti­physiologiques dans la plupart des aliments et augmentent ai nsi le taux d’aluminium dans le sang de façon spectaculaire.

Desserts et boissons,  fruits confits,  produits laitiers,  lait maternisé industriel,  préparations à base de blanc d’oeuf,  grains et les produits céréaliers,  sel blanc de table traité au si le café d'aluminium,  agents de blanchiment pour traiter la farine, certains fromages fondus contenant de l'aluminium comme émulsifiant (fromages en boite) etc...

 

Les additifs parmi les plus courants à base d’aluminium sont entre autres par exemple des  Colorants :  E173 l’aluminium même (coloration bleutée de l’eau). ou encore des  Anti-Coagulants : E520, E521, E522, E523: (la famille des sulfates d’aluminium: blancs d'oeufs des préparations culinaires, fruits et légumes confits et cristallisés.. )  E541 (génoiseries), E554, E555, E556, E559 : Phosphates et Silicates d’Aluminium (utilisés dans les denrées séchées en poudre : potage, purée.., le sel raffiné et le fromages industriels, les laits en poudre bien que connus pour agresser le placenta pendant la grossesse)

 

2. MODES DE CUISSON ET DE PREPARATION (papillottes, ustensiles).

Il  existe   une  contamination  des  aliments  par  contact,  c’est  à  dire  que  l’aluminium  peut  également  s’introduire dans la nourriture à partir des casseroles, des ustensiles de cuisine et des emballages (rouleaux ménagers de papier d’aluminium pour protéger les aliments mis au réfrigérateur ou des barquettes du même métal pour plats destinés à mettre au four : Le risque de contamination est encore plus évident lorsque  l’on recouvre tout simplement d’aluminium des salades assaisonnées au vinaigre ou au citron.

 

Pendant un long stockage à la chaleur humide, les feuilles d’aluminium enveloppant les aliments ont tendance à se dégrader et donc à libérer des oxydes d’alumine.  L’on cuisine quotidiennement dans des casseroles en aluminium ou en téflon (le matériel en téflon éraflé peut faire ressortir l'aluminium). (une étude américaine menée sur 416 personnes de plus de 65 ans, a mis en évidence le lien entre cette habitude et une déminéralisation des os (probabilité de fractures de la hanche ou du col du fémur augmenté de 100%). News Scientits, 1993  l’on cuit régulièrement des aliments fortement acides (aprèscuisson, 100 g de rhubarbe et d'abricots peuvent en contenir respectivement 4 mg et plus de 7 mg).

 

Après avoir été cuits et conservés pendant toute une nuit dans un récipient en aluminium, 100 g de tomates peuvent renfermer 6,5 mg d'aluminium. (selon une étude du Professeur Joyeux, Faculté de Médecine de Montpellier, une casserole en aluminium à ébullition sert de catalyseur aux nitrates qui devenu nitrites peuvent neutraliser une partie des vitamines A, B1 et B2 du carotene) .. (voir acidité, paragraphe suivant)  l’on utilise l’aluminium pour des aliments de grand feu ou exigeant d'être longuement mitonnés.

 

« La cuisson du poisson en papillote avec adjonction de citron libère, sous l'effet conjugué de  la chaleur et de l'acide citrique, une grande quantité de citrate d'aluminium particulièrement soluble dans l'organisme » Daniel Burnel , Laboratoire de chimie de la faculté de médecine de Nancy.

 

D’autres études encore mettent en corrélation la diffusion de l’aluminium dans les aliments lors de la cuisson, avec de nombreuses maladies du tube digestif dont le cancer, ainsi que l'agglutination des globul es rouges dans le sang. ( travaux de l'organisme gouvernemental de protection des consommateurs, Inlande 1993-94).

 

3. CONDITIONNEM ENTS ET ACIDITES (canettes, emballages).

Une étude du Medical Journal of Australia de 1992 met l'accent sur un taux d'aluminium quintuplé dans les boissons selon qu'elles étaient conditionnées dans du verre ou des canettes d'aluminium... (1) Ainsi, vingt quatre milliards de «BB » ou «Boites-Boissons», ces canettes fabriquées chaque année en Europe, présentent de serieux risques de santé publique dans la mesure où l’aluminium qui les tapisse peut provoquer à la fois des carences et des intoxications. L’aluminium est en effet un chelateur, c’est à dire qu’ila capacité de capturer et d’empêcher l’assimilation d’éléments essentiels, et par là de perturber la bonne utilisation de plusieurs minéraux essentiels comme le calcium, le zinc ou le cuivre. (2) Et ce d’autant plus que « L’Acidité du milieu accroît la solubilité de l’aluminium qui passe alors plus facilement la barrière intestinale pour se retrouver dans le plasma sanguiDr Guy Berthon, dir. recherche laboratoire de chimie bio ­inorganique médicale -Toulouse.

 

Si les canettes sont sur la sellette, les boites de conserves non ou mal vernies présentent les mêmes  risques. « Même si les emballages en aluminium sont recouverts d’un vernis de protection [..on explique officiellement en Suède que les vernis  sont  utilisés  pour  que l’aluminium ne donne pas de gout !..] , des piqûres de corrosion peuvent apparaître au bout

d’un certain temps et provoquer une migration des ions aluminium, surtout en présence d’un liquide acide » G. Berthon.

(1) "Aluminium beveragecansasadietarysourceofaluminium". Med J Aust.1992 May 4;156(9): 604 - 5.de Duggan JM, Dickeson JE, Tynan PF, Houghton A, Flynn JE. Une étude française est en cours et devrait le confirmer bientôt.

(2)  COUZY  e t   MARESCHI  : « I’implications  nutritionnelles  des  interactions  entre  les  éléments  minéraux  «  Cahier  Nutr.

Diet1988- 2-154, 162

 

4. TRAITEMENTS DE L’EAU DU ROBINET.

Les stations d’assainissements rendent l’eau potable en utilisant l’alun sulfate d’aluminium et le chlorure de poly-aluminium. Ces composés à base d’aluminium chargés d’éliminer les microorganismes nocifs de l’eau la débarrassent également des matières organiques qui y sont naturellement présentes. En effet, la réaction entre les substances chimiques utilisées pour la désinfection et ces matières organiques engendre des cancérogènes puissants. Ces sels d’aluminium ont en outre l’avantage de donner à l’eau une coloration légèrement bleutée que les consommateurs prennent pour une marque d’authenticité et de qualité.

 

Or l’étude PAQUID de l’INSERM ( l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) a démontré quun fort taux d’aluminium dans l’eau du robinet rendait plus  fréquentes les affections de type Alzheimer.

 

« Sur 63 personnes exposées à plus de 100µg/l [..la recommandation européenne limite à 200µg/l la teneur en aluminium de l’eau potable..] dans 4 communes (situées principalement en Dordogne) 17 ont développé une démence alors que statistiquement nous en attendions moins de 9»(Pr. Dartigues).

« Si les résultats de l'étude Paquid étaient confirmés, il faudrait impérativement revoir à la baisse la recommandation européenne qui limite à 200µg/l la teneur en aluminium de l'eau potable .. » Michel Boisset, membre du CSHPF (conseil supérieur de l'hygiène publique de France) et dir. du laboratoire de biologie du CNAM.

 

Ainsi , peu coûteux, les sels d’aluminium, mal utilisés, peuvent être la cause de concentrations élevées d’aluminium résiduel dans l’eau potable. Dès 1978, devant l’hécatombe des dialysés, la Ville de Paris a remplacé les sels d’aluminium par les sels de fer beaucoup moins dangereux. Mais toutes les communes et distributeurs d’eau n’en ont pas les moyens ni la volonté..

 PAQUID :  Personnes  Agées  Quid,  étude  de  1990  à  1998 en partenariat avec le Ministère de l’Environnement et l’INSERM  sur 3411 individus de 65 ans et plus. Etude du vieillissement, Pr D. Commenges, Pr JF Dartigues et al, université de Bordeaux (CHU de Bordeaux.)

 

5. PRODUITS D'HYGIENE ET COSMETIQUES (brunisateurs, dentifrices, déodorants anti-transpirants).

En  1995,  des  recherches  ont  mis  en  évidence  que  l'organisme  est  encore  plus  réceptif à l'aluminium lorsque celui-ci est absorbé par voie cutanée. (1)

« Il est essentiel de poursuivre les travaux sur le passage transcutané de l'aluminium et ses conséquences. Mais, faute d'argent nos recherches sont au point mort » Pr Edmond Creppy, laboratoire de toxicologie et d'hygiène appliquée à la faculté de pharmacie de Bordeaux.

 

Ainsi , même lorsque des doses infinitésimal es de chlorure d’aluminium sont appliquées sur la peau ( les déodorants anti­-transpirants ou anti-perspirants (comme Vichy ou autres ETIAXIL) ainsi que beaucoup de cosmétiques courants du grand commerce en renferment couramment plus de 20%), on retrouve de l'aluminium dans le sang, l'urine et le cerveau. C'est pourquoi , selon une étude américaine, le fait d'utiliser quotidiennement ces produits aluminiques multiplierait fortement la probabilité de développer une maladie de type Alzheimer(2).

(1) Bio accumulation du chlorure d'aluminium soluble dans l'hippocampe après exposition cutanée chez la souris", . Anane, M. Bonin, J.-M. Grafeille, E. Creppy, Arch Toxkol, 1995.

(2) The Association between Aluminium- Containing Product and Alzheimer's Disease", Amy Borestein Graves et al., J Clin Epidemiol, vol. 43, 1990.

 

6. LES ANTI-TRANSPIRANTS SONT ANTI-NATURELS.

Par définition, les anti­transpirants font obstacle à la respiration de la peau en en obstruant les pores. Or, c'est par la peau, le plus grand des émonctoires, que l'organisme se débarrasse de ses toxines et maintient la température adéquate au bon déroulement des processus enzymatiques.

C'est la dégradation de la sueur par les bactéries constituantes de la flore cutanée qui rend mal odorante la transpiration : c'est donc à ce niveau que l'on peut agir sainement.

 

 

 

USAGE MEDICAMENTEUX.

1. SUBSTANCES ACTIVES CONTENANT DE L’ALUMINIUM.

Ces substances qui entrent dans la composition des médicaments et vaccins sont des composées d'aluminium.

• ACETYLSALICYLATE BASIQUE D'ALUMINIUM.

• ALCLOXA • ALDIOXA, ALEXITOL SODIQUE ALOXIPRINE.

• ALUMINIUM  ACETATE,  ALUMINIUM  ACETOTARTRATE  ALUMINIUM  AMINOACETATE.

• ALUMINIUM  CARBONATE BASIQUE.

• ALUMINIUM   CHLORURE  ALUMINIUM   CHLORURE  BASIQUE  ALUMINIUM  ET  SODIUM, SILICATE.

• ALUMINIUM GLUCONATE, ALUMINIUM HISTIDINATE.

• ALUMINIUM HYDROXYDE.

• ALUMINIUM HYDROXYDE ET MAGNESIUM, CARBONATE.

• ALUMINIUM LACTATE, ALUMINIUM OXYDE ALUMINIUM PENTASILICATE

• ALUMINIUM  PHOSPHATE,  ALUMINIUM     SILICATE     ALUMINOSILICATE     DE     CALCIUM     MAGNESIUM    SODIUM,

• ALUMINOSILICATE  TRIPLE  DE  BISMUTH  MAGNESIUM  SODIUM.

• ALUN DE CHROME • ALUN DE POTASSIUM.

• AMOBARBITAL ATTAPULGITE.

• BISMUTH ALUMINATE • BISMUTH ALUMINOCARBONATE.

• CLOFIBRATE    D'ALUMINIUM     HYDROXY  -   8   QUINOLEINATE   D'ALUMINIUM,   HYDROXYDES   ET   CARBONATES D'ALUMINIUM   ET  DE  MAGNESIUM.

• HYDROXYNAPHTOATE D'ALUMINIUM, IBROTAMIDE P.A.S. ALUMINOCALCIQUE

• PHOSPHATE  D'ALUMINE,  SALICYLATE  D'ALUMINIUM  • SILICO  ALUMINATE  SODIQUE  SULFURE etc..

 

1. ANTIACIDES (anti-ulcères ou ulcèreux).

Pour soulager des maux dus à l'acidité gastrique, les médicaments destinés à la neutraliser (famille des anti­acides ou pansements gastriques) utilisent massivement les sels d'aluminium (souvent l’hydroxyde d’aluminium). Or un pH acide et une muqueuse d'estomac enflammée rendent précisément plus facile l'absorption de l’aluminium par l'organisme. Certains médicaments, comme le célèbre Maalox(R), en contiennent même une très forte dose (200mg). L'aluminium se retrouve alors à taux élevé dans le cerveau (1). Ainsi , l’OMS(Organisation mondiale de la santé) a estimé que l’apport en aluminium des consommateurs réguliers d’anti­acides pouvait s’élever jusqu’à 5 g/ jour, chiffre atteint d'autant plus vite que la plupart des pansements gastriques sont en vente libre et ne font l’objet d’aucun suivi médical.

 

« Les adeptes de ces médicaments absorbent quotidiennement des quantités d'aluminium de 5 à 100x supérieures à celles que contient leur alimentation », Michel Boisset.

 

Si les usagers des pansements gastriques sont donc concernés, leur descendance également puisque l’aluminium intoxiquerait le foetus malgré la barrière placentaire selon le laboratoire de toxicologie et d’hygiène appliquée de la faculté de pharmacie de Bordeaux. L’aluminium y provoque selon toute vraisemblance des dégâts importants : pour preuve, le cas d’une enfant accusant, avant sa mort à 9 ans, de graves retards mentaux (son cerveau ne pesait que 650g). Sa mère l'avait condamnée en consommant quotidiennement durant sa grossesse pas moins de 75 comprimés anti­acides (2).

 

Les anti­acides sont donc de ce point de vue dangereux, mais l’hydroxyde d’aluminium entre également dans la composition de l’acide acétylsalicilique (aspirine tamponnée) et de la plupart des vaccins obligatoires ou non ..

(1)"Aluminium etAntiacids Shown to Accumulate in Brain and Bone Tissue". H. C. Doll inger etal., Gastroenteroi Obs, 1986.

(2) d'après l'article de mai 98 d'une revue americaine de  pediatrie.

 

ALUMINIUM VACCINAL ET MALADIES CEREBRALES.

(myofasciite, ..) A/ Surdosage Massif.

25 vaccins couramment utilisés en France, vaccins obligatoires comme ceux contre la diphtérie, tétanos, polio, ou facultatifs comme ceux contre les hépatites A et B, font appel à l’aluminium sous forme de phosphate, sulfate ou encore d’hydroxyde à des doses de 50 à 80 fois supérieures aux doses admises par les instances européennes (15µg/l) (cf. Dr Léry ,chef du service des vaccinations à l’Institut Pasteur de Lyon).

 

B/ Myofasciite, SFC, SEP, etc..

Une nouvelle maladie, la myofasciite à macrophages (MFM ) liée à l’aluminium vaccinal, a été isolée en 1998. Malgré une sous ­notification certainement très importante, plus de 150 cas ont été identifiés officiellement en France-dont 30% chez du personnel paramédical- chez des adultes d’âge moyen. Se manifestant essentiellement par des douleurs articulaires et neuro­musculaires  ainsi que de la fatigue chronique – comme les syndromes du Golfe (plus de 1000 cas) et des Balkans ­et de la SFC (100 à 200 cas pour 100 000) ou les fibromyalgies (plus de 500 000 personnes en France), voire les diverses myosites, la MFM est caractérisée histologiquement par la découverte d’aluminium au point d’injection en moyenne trois ans après l’administration du vaccin (et parfoi s plus de huit ans). Dans un tiers des cas, la maladie s’accompagne d’une maladie auto-immune, le p us souvent une sclérose en plaques (1/3 des patients).

 

Le Comité Consultatif pour la Sécurité des vaccins de l’OMS « a conclu à un lien de causalité très probable entre l’administration d’un vaccin contenant de l’hydroxyde d’aluminium et la présence de la lésion histologique caractérisant la MFM » Ce lien irréfutable a été reconnu par les agences de sécurité sanitaire française et américaine ainsi que par la branche vaccin de l’OMS. Dans une interview accordée au magazine Alternative Santé - L’impatient en Avril 2001, le Pr. Gherardi a di t à ce sujet : « Cela nous a pris un an et demi . Résultat : tous les malades de notre série ont un antécédent vaccinal certain. Sur 50 malades à l'époque (150 aujourd'hui ), 85 % ont reçu au moins le vaccin hépatite B avec d'autres vaccins le plus souvent, les autres ayant été vaccinés principalement avec le vaccin contre le tétanos. Cette étude rétrospective nous a révélé une nouvelle surprise : le délai moyen entre la vaccination et la biopsie était de trois ans, et dans certains cas atteignait huit ans. »(1)

(1) Gherardi etall. «Macrophagic myofasciitis: a reaction to intramuscular injections of aluminium containing vaccines» Journal of Neurology 1999 n° 246).

 

C/ Cancers au Point d'Injection Vaccinal.

On observe avec une fréquence croissante des cancers chez les animaux domestiques, de préférence au point d’injection des vaccins qui font également appel à l’hydroxyde d’aluminium. Pas moins d’une quarantaine de publications scientifiques abordent ce sujet (1) Les tumeurs sont généralement décri tes dans les revues médicales comme sarcomes féli ns post-­vaccinaux, sarcomes dus aux vaccins, ou sarcomes à l'emplacement de la vaccination. Ultérieurement, l'augmentation de la fréquence des néoplasies a été démontrée aux points d’injection vaccinale ainsi qu’une relation épidémiologique entre les dates de vaccination, les points d’injection et l’occurrence des tumeurs. La présence de granulations comportant de l’aluminium, faisant craindre l’apparition de complications comparables chez l’homme.

 

Il est maintenant formellement établi scientifiquement que l’aluminium présent dans les vaccins peut déclencher-en moyenne 3 ans après l’injection, avec un délai maximum de 8 ans – une myofasciite à macrophages qui est associée dans 30 % des cas à une maladie auto-­immune, le plus souvent une sclérose en plaques.

 

Le dommage causé par l’aluminium présent dans la majorité des vaccins « établit une absence de sécurité de ces vaccins à laquelle les utilisateurs pouvaient légitimement s'attendre et démontre la défectuosité de ces produits. »

Comme l’a reconnu la Cour d’appel de Versailles pour le vaccin hépatite B par rapport à la sclérose en  plaques.

(1) Smith C A. in J Am VetMedAssoc, 15 août 1995;15;207(4) : 421–425). + la synthèse de.Shane Ryan in Singapore Veterinary Journal, 1998, 22 : 65-73).

 

D/ Vaccins moins dangereux : pourquoi faire ?

Il y a près de vingt ans, alors que l’on connaissait déjà la toxicité de l’aluminium, les chercheurs de Pasteur avaient mis au point un adjuvant à base de phosphate de calcium. Mai s lorsque Mérieux racheta Pasteur-Vaccins, les vaccins à base de phosphate de calcium furent mis aux oubliettes. Il est permis de se demander pourquoi , car, la toxicité du Thimérosal paraît évidente et celle de l’hydroxyde d’aluminium certaine, faisant craindre l’émergence de maladies comparables à celles qui sont observées chez les animaux domestiques avec un pronostic autrement plus sombre que pour la myofasciite à macrophages..

 

  USAGE PROFESSIONNEL ET INDUSTRIEL.

1. RISQUES PROFESSIONNELS OCCULTES.

Si aux Etats-Unis, des études ont établi un lien entre altérations cérébrales et inhalation de poussières d’aluminium, le peu d’enquêtes menées en France ont (été) avorté(e)s. En effet, bien que dans une étude épidémiologique de mortalité menée sur un site de production de l’aluminium du type Pechiney, le chiffre de 6 morts dont 3 par Alzheimer représentait un « excès non significatif de décès par états psychotiques et dégénérescences cérébrales », ce résultat fut retiré des conclusions car« il n’est pas souhaitable de poursuivre cette enquête » selon l’INRS ( Institut National de Recherche et de Sécurité). L’IGAS » (l’inspection des Affaires Sociales) dans son rapport confidentiel de mai 1999 (contrôle de l’INRS) se contente de mettre en exergue « cette pratique peu déontologique dans l’affaire de l’aluminium ».

 

2. PLUIES D’ALUMINIUM.

CONCLUSION :

QUE FAIRE FACE A L'EMPOISONNEMENT?(Al, Hg, Pb).

Si    le taux  sanguin en aluminium est indispensable à l'économie organique, il ne peut rester normal , c’est à dire très bas, que si l’on prête la plus grande attention à la qualité, à la fois de son alimentation (sa composition, sa préparation, son conditionnement, etc..), de son eau de boisson, de ses produits d'hygiène les plus banals, et de sa médication au sens large (avec et sans suivi médical, obligations vaccinales, actes chirurgicaux, etc..)... Des apports adaptés en vitamines C, A(provitamine A betacarotene) et E, en métaux comme le magnésium, le germanium, le silicium, ou encore des traitements par les elixirs floraux­ Suédois par exemple-, par la pectine des fruits ou par la chlorella, et bien d'autres encore bien connus des praticiens de médecines naturelles, aident l'organisme à éliminer ces toxiques..

En fin de compte, échapper à l'intoxication ou s'en libérer dans la mesure du possible, revient à faire un choix de vie, c'est à dire notamment à ne s'approvisionner qu'en produits naturels de qualité, alimentaires et non alimentaires..

Mais c'est aussi prendre conscience que la composition de beaucoup des produits industriels du grand commerce  agro­-pharmaceutique, obéit à des critères parfois extrêmement éloignés des préoccupations de santé publique, ce qui n'est pas sans conséquence sur la parution ou non des études scientifiques, sur le traitement ou la censure de l'information par la grande presse, sans parler des décisions politiques prises trop peu, trop tard ou pas du tout.

 

INTOXICATION  AU CADMIUM ?

On a   calculé   qu’un   citadin   subit   quotidiennement   par   la   pollution   ambiante   (industrie   métallurgique,   plaques d'accumulateurs, peintures, plastiques, technologie photographique ou atomique) un apport de 30 à 60 mcg de cadmium, de par l'air  inhalé, la vaisselle en céramique ou porcelaine (c’est pourquoi i l ne faut pas y laisser séjourner d'aliments acides), auxquels un fumeur ajoute 14 mcg à chaque paquet de cigarettes d’un paquet par jour. Le cadmium se retrouve dans les émonctoires naturels (rein, foie, os, phanères) qui l’excrètent très mal (le cadmium inhibe les oxydations intra­cellulaires), d'où sa cumulation dangereuse. Le cadmium interfère avec le zinc, le cuivre et le cobalt, a une action thioloprive (séquestre le soufre), perturbe dangereusement le métabolisme du fer et la synthèse du globule rouge. Les conséquences, outre les symptômes de l'intoxication aiguë, sont un tableau clinique d'anorexie, de troubles articulaires, d'amaigrissement, de troubles dentaires et cutanés (sécheresse, pellicules).

 

 

Agir ?

Les protecteurs naturels contre le cadmium sont le zinc et le calcium.

INTOXICATION AU MERCURE ( AMAGAMES DENTAIRES ) ?

Le Mercure fait partie des déchets industriels "classiques" dont on sait que beaucoup sont "perdus" dans l'océan (d'où les vagues d'intoxication par les poissons: épisodes répétés en mer du Japon), enfoui s dans le sol ou stockés dans des décharges à ciel ouvert en attendant d'être retraités. On trouve du Mercure dans les colorants entrant dans la composition de certaines  peintures, dans les ordures ménagères comme les piles électriques et autres accumulateurs, sans oublier les thermomètres.

 

Ainsi , se dégradant dans le sol ou dans l'eau, le mercure se combine sous une forme qui passe dans les aliments, et donc se retrouve dans la consommation humaine. Mais la contamination la plus directe se fait, en fait, dans la bouche même de millions de personnes : les amalgames dentaires (que l'on appelle "plomb" à tort") sont à base de mercure. On sait aujourd'hui que sous l'action conjuguée de la salive (dont le pH est variable), de la température de la bouche et des différences de potentiel électrique entre les amalgames en présence, on observe une insidieuse dissolution des composés mercuriels(et autres électrolyses) conduisant à une intoxication chronique pouvant mener à des troubles métaboliques ( notamment une décalcification progressive), lésionnels ou psychiques graves. Plus l'on possède de métaux différents en bouche (dont l'or qui n'est qu'un alliage complexe! ) et plus les risques sont importants, à cause des « effets de pile» engendrés ..

 

Agir ?

Consommer du Selenium est l'antidote du mercure : chaque minéral a naturellement son antagoniste et un excès de l'un fait disparaître l'autre.

Accroître sa prise d'anti­oxydants, comme le betacarotene, les Vitamines C et E, ou encore le squalène permet de réduire les effets toxiques. Le calcium neutralise et facilite l'excrétion du Mercure comme des métaux lourds en général. Remplacer les amalgames polymetalliques par des composites résineux inertes.

 

INTOXICATION AU PLOMB ?

Le plomb est omniprésent dans notre quotidien. L'extérieur l'amène sous forme de pollution automobile. Pour ses propriétés anti-détonantes, le Pb est utilisé dans l'essence (certes, aujourd'hui ce taux est très réduit, mais l'essence dite sans plomb en contient encore). Ainsi , on retrouve un taux élevé de Pb sur les cultures à proximité des autoroutes et dans la végétation attenante (il est connu que certains contrôleurs de péages présentent un taux sanguin de plomb alarmant). A l'intérieur, le Plomb coule également aux robinets des cuisines: l'eau douce étant non calcaire donc acide, dégrade le plomb des tuyauteries ou des soudures.

 

La plupart des peintures et des mastics contiennent aussi du plomb (saturnisme fréquent chez les enfants en bas âge, ingérant des éclats de vieilles peintures).

Dans les cosmétiques courants, comme les teintures bas de gamme pour les cheveux, on retrouve également du plomb. Même les gestes les plus banal  comme manipuler du papier journal ou feuilleter un catalogue, libère une partie du plomb composant l'encre d'imprimerie.

La cigarette, elle ­même, met en contact avec ce toxique car les plants de tabac sont traités contre les insectes avec de l'arsenate de Plomb.

Agir ?

La toxicité du plomb est variable selon l’individu : l’unicité biochimique de chacun des êtres vi vants fait que sensibilité et tolérance varient considérablement d’un individu à l’autre.

Fucoïdi ne contenue dans le Varech (algues Fucus) Calcium : On sait que le Plomb d'une eau contaminée prend la place du calcium dans les os et les dents. (Pr Snowden) et qu'une alimentation appauvrie en Ca favori se l'accumulation du Pb, attestée par des taux accrus dans le sang, les os et les tissus mous (Six et Goyer). Le Calcium combat l'accumulation du plomb dans l'organisme en réduisant son absorption intestinale (Lederer&Bing).

 

V tamine C et Zinc : chaque minéral a son antagoniste: le Zn est celui du Pb. - 47 patients présentant un taux exagéré de Pb ont été soumis à plusieurs contrôles ultérieurs après avoir été mis sous vit C et Zn. Cette thérapie simple et exempte d'effets secondaires, à la différence des chélateurs, s'est avérée efficace à long terme sans exception. - Une autre recherche dans des conditions analogues en 1976 sur 40 intoxiqués chroniques, employés d'une usine d'accumulateurs présentant tous des taux de Pb> à 40 mcg, a enregistré les mêmes excellents résultats. On doit considérer comme d'autant plus significatif l'abaissement des taux de plomb obtenu grâce au zinc et à la vitamine C durant ces 6 mois que les intéressés sont demeurés exposés au plomb durant toute cette période.

Site : http://biogassendi.ifrance.com 

 

 

  MEDECINES NOUVELLES.

1er trimestre 2004 revue N° 112 Pages n° 39 à 43.

 L’HEPATITE B ET SON VACCIN.

LES INQUIETUDES D’UN PROFESSEUR DE BIOLOGIE.

Michel Georget est Professeur honoraire des Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles de Biologie et auteur du livre "Vaccinations, les vérités indésirables" paru aux Editions Dangles. Il s'est déjà exprimé à plusieurs reprises dans Médecines Nouvelles. Suite à la récente décision de la Cour de cassation de casser le jugement de la Cour d'appel de Versailles condamnant un laboratoire à verser des indemnités à deux victimes de vaccination, il désire aujourd'hui, au non du simple droit au débat, apporter son point de vue sur l'hépatite B et son vaccin.

 

Page 36 et 40

Tout récemment, une conférence de consensus sur la vaccination contre le virus de l'hépatite B s'est tenue à Paris. Les recommandations du jury de cette conférence sont sans surprise: vaccination de tous les nourrissons, rattrapage des vaccinations pour les adolescents, imputabilité des effets secondaires à la vaccination non démontrée.

 

Au même moment, la Cour de cassation, s'appuyant sur le fait que la relation causale entre la vaccination contre le virus de l'hépatite B et la sclérose en plaques n'était pas démontrée avec certitude, vient de casser le jugement de la Cour d'appel de Versailles qui condamnait un laboratoire à verser des indemnités à deux personnes victimes de cette vaccination.

 

Tout semble aller pour Je mieux dans le meilleur des mondes possibles. Est-il néanmoins permis, au nom du simple droit au débat, d'apporter un point de vue critique, tant il est vrai, comme l'a dit Beau-marchais, que "sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur" ?

 

Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.

Depuis des années, des personnes vaccinées contre l'hépatite B se plaignent de troubles variés plus ou moins graves et se battent au sein de plusieurs associations pour faire reconnaître leur handicap. Il paraît difficile d'imaginer  que tous ces cas ne sont en fait que des coïncidences malheureuses. Dans ses attendus, la Cour d'appel de Versailles a retenu, qu'en dépit de l'absence de relation causale avérée, "des présomptions suffisamment graves, précises et concordantes" permettaient de conclure que "la vaccination a eu un rôle précipitant ou déclenchant de la sclérose en plaques".

 

Le docteur Marc Girard, expert près des tribunaux, fait remarquer (Recueil Dalloz, 17 avril 2001) que si "les juges demandent aux experts de se prononcer sur un éventuel lien de causalité " direct et certain " entre une immunisation et des complications présumées [..], la méthode d'imputabilité des effets inattendus ou toxiques des médicaments n'a jamais prévu aucun degré de certitude mais s'est constamment limitée aux cinq scores suivants: paraissant exclu/ douteux/ plausible/vraisemblable/ très vraisemblable. " Il est pour le moins curieux d'exiger une certitude de l'imputabilité d'une complication à une vaccination alors que "personne n'est en mesure de garantir aux demandeurs qu'ils sont immunisés contre l'hépatite B "avec certitude".

 

Les recensements de l’ Afssaps.

Au 21 mai 2002, l'Afssaps (Agence Française de Sécurité Sanitaire de l'Alimentation et des Produits de Santé) avait recensé, notamment, 1113 affections démyélinisantes, 36 scléroses latérales amyotrophiques (maladie toujours mortelle), 43 thrombopénies auto-immunes et 14 aplasies médullaires.

 

L'association Revahb, pour sa part, déplore 25 décès en rapport avec la vaccination anti-hépatite B dont 17 dus à la sclérose latérale amyotrophique dont l'Afssaps ne fait aucune mention. Malgré cela le principe de précaution ne parvient pas à s'imposer. Les animaux paraissent faire l'objet de beaucoup plus de considération.

 

En effet, le 7 novembre 2000, un vétérinaire signalait à l'Agence nationale du médicament vétérinaire l'apparition de la maladie de Carré, survenue chez trois chiens après vaccination contre cette même maladie, et la mort d'un des animaux. Dès le 17 novembre 2000, l'autorisation de mise sur le marché du vaccin incriminé était suspendue ! (J.O. du 28 décembre 2000). Combien faudrat-il de victimes humaines pour prendre vraiment le problème en considération à son juste niveau ?

 

Une campagne abusive dans les collèges en 1994-95.

Lorsqu'il  a   lancé   la  grande  campagne  de  vaccination  des  adolescents  au  collège en 1994-95, M. Douste-Blazy a affirmé d'emblée que l'hépatite B était un problème majeur de santé publique. Dès le départ, tout Je monde savait que la France est un pays de faible prévalence. Une recherche effectuée par la Faculté de Médecine de Lyon-Nord et portant sur environ un million de personnes de la Courly (Communauté urbaine de Lyon), montrait qu'en 1995 l'incidence de l'hépatite B aiguë était de 1,68 pour 100 000 habitants.

Rapporté à l'ensemble de la France, ce taux indiquait une incidence annuelle d'environ 1000 hépatites aiguës.

 

Page n° 41 et 42

D'après le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (1995), les hépatites symptomatiques représenteraient un tiers à un quart des infections totales.

Le nombre d'infections totales aurait donc atteint 3000 à 4000 cette année-là. Compte tenu des stades d'évolution de la maladie sur plusieurs années, voire plusieurs décennies, ces infections pourront conduire à environ 3 à 400 hépatites chroniques (dont un peu moins d'une centaine d'hépatites chroniques actives), puis à une trentaine de cirrhoses et enfin à moins de dix cancers du foie.

 

 

 

Des chiffres utilisés à mauvais escient.

Certes,  les   chiffres  de  l'Inserm  (Institut  National  de la Statistique Et de la Recherche Médicale) sont supérieurs à ceux de la Faculté de Lyon, mais pourquoi leur accorder plus de valeur ? Au demeurant, est-ce là un tableau si terrifiant par comparaison aux 8875 décès par cirrhose alcoolique en France en 1995 ? L'hépatite B est sans doute un grave problème dans les pays de forte prévalence comme la Chine et l'Asie du Sud-Est, mais certainement pas en France.

 

D'ailleurs, dans le traité d'hépatologie clinique de Benhamou, on peut lire sous la plume  du  Pr  Dusheiko,  à  propos  des  pays  de  faible prévalence comme la France :

"L 'hépatite B est essentiellement une maladie d'adultes, survenant typiquement dans des groupes particuliers à haut risque. Dans ces pays, la prévalence des porteurs chroniques de l'antigène HBs est faible (<1%), la cirrhose et le carcinome hépato-cellulaire associés au virus de I'hépatite B sont rares et la transmission mère-enfant peu habituelle".

 

Certes, le nombre des complications et décès dus aux infections par le virus de l'hépatite B que nous observons actuellement est supérieur aux estimations mentionnées ci-dessus mais c'est la conséquence d'infections contractées avant le dépistage des porteurs chroniques pour les transfusions sanguines, avant l'usage répandu du préservatif et avant le non partage des seringues chez les toxicomanes.

La chute de l'incidence est tout simplement due aux mesures prises pour lutter contre le sida puisque la transmission des deux maladies se fait par les mêmes voies.

 

Les effets secondaires "superbement" ignorés.

Venons-en aux effets secondaires. Il n'est le plus souvent question que des maladies démyélinisantes du système nerveux et, parmi elles, que de la sclérose en plaques. Mais qu'en est-il de toutes les autres: sclérose latérale amyotrophique, myélite aiguë, polyradiculonévrite (ou syndrome de Guillain Barré), sans oublier les pathologies musculaires (fibromyalgie, myofasciite à macrophages), les maladies auto-immunes (lupus érythémateux, périartérite, diabète, thyroïdite d'Hashimoto, thrombopénie, aplasie médullaire, vascularites) dont de nombreux cas sont rapportés dans la littérature médicale ? Les médias ressortent en boucle les deux publications du New England Journal of Medicine (NEJM) de Confavreux et Ascherio, sponsorisées par des fabricants de vaccins et portant uniquement sur la sclérose en plaques. Elles n'ont pas montré de risque statistiquement significatif lié à la vaccination mais elles n'ont pas écarté un risque faible chez des personnes prédisposées. Ce jugement est bien pratique mais assez jésuitique !

 

En revanche, les médias ignorent superbement les critiques dont ces publications ont fait l'objet dans les colonnes du NEJM, notamment à propos des groupes témoins mal choisis et de la puissance statistique insuffisante. D'autres études, publiées dans des revues tout aussi crédibles, montrent une élévation du risque relatif de complications après vaccination contre l'hépatite B. On a pu lire sous la plume de Monsieur Girard: "Si les valeurs de ce risque relatif étaient dues au simple hasard, on voit mal pourquoi elles convergeraient systématiquement vers une élévation".

 

Et que fait-on du simple principe de précaution ?

 Le jury de la conférence de consensus signale qu'"une étude récente, réalisée sur des données provenant de Grande-Bretagne et non encore publiée, a montré une association statistiquement significative entre vaccination et atteintes démyélinisantes." Le simple principe de précaution n'aurait-il pas voulu qu'on attende précisément cette publication avant de se lancer à nouveau dans des campagnes généralisées de vaccination ? La plupart des complications sont également observées après une infection naturelle par le virus de l'hépatite B et sont attribuées à un mécanisme immunitaire. On peut donc raisonnablement supposer que l'antigène HBs du vaccin déclenche le même type de réaction. À cela il faut ajouter les effets adverses liés aux adjuvants, en particulier à l'aluminium pour lequel l'OMS reconnaît un lien probable avec la myofasciite à macrophages.

 

Quant aux nourrissons et aux jeunes enfants...

Il semble bien, contrairement au discours rassurant des autorités sanitaires, que les plus jeunes puissent aussi être victimes de complications après vaccination contre l'hépatite B, comme en attestent, par exemple, une étude sur le risque de pathologie rhumatismale chez les enfants de moins de six ans (Annales Epidémiologiques 2001) et une publication relatant 18 morts subites de nourrissons en 1999. En avri1998, une note de l' Agence du médicament faisait d'ailleurs état de scléroses en plaques, myélites et névrites optiques observées à des âges compris entre 15 mois et 63 ans.

 

Or, à 15 mois, on est encore un nourrisson! Au demeurant, quel bénéfice peuvent-ils retirer de cette vaccination compte tenu des modes de transmission du virus, en sachant par ailleurs que le taux d'anti-corps chute rapidement ( The Lancet, du 7 octobre 1989) ? La réponse est alors, que même en l'absence d'anti-corps, la protection demeurerait. Dans ces conditions, pourquoi impose-t-on aux personnels médicaux de justifier d'un taux minimal de ces mêmes anti-corps ?

 

  Page n° 43

Beaucoup d'argent pour peu de résultats...

Envisageons,  pour  terminer,  le  problème  financier.  En  cette  période  d'affolement  devant le déficit abyssal de la sécurité sociale, il n'est pas inutile de s'interroger sur le coût de ces campagnes de vaccination. Une étude fort instructive a été conduite par l'équipe de Kerleau et publiée en 1995 dans la revue Médecine/Sciences. Le coût d'une vaccination généralisée contre l'hépatite B a été mis en parallèle avec le coût du traitement des hépatites évitées en supposant une acceptabilité parfaite de la vaccination, une efficacité de 95 % (non atteinte dans la mesure où il y a au moins 15 % de non répondeurs) et une incidence des infections de 1 (supérieure à l'incidence réelle).

 

Malgré ces critères optimisés, le constat des auteurs est sans ambiguïté : la politique vaccinale coûte 20 fois plus cher que le traitement des hépatites pour la population générale, très peu exposée. Elle est 5 fois plus  chère pour les hommes de 15 à 40 ans, un peu plus exposés. Le coût est équivalent pour les homosexuels masculins, la politique vaccinale ne devenant rentable que pour les toxicomanes.

 

Il est possible de réaliser des économies.

Encore convient-il de noter que le traitement des accidents consécutifs à la vaccination n'était pas pris en compte. On imagine aisément les économies qui seraient réalisées en abandonnant la vaccination généralisée, sans pour autant créer un drame de santé publique, compte tenu encore une fois de la très faible prévalence de cette maladie en France, Les sujets exposés à la maladie par leur mode de vie restent, bien entendu, libres de se faire vacciner.

 

Quant à dire que la vaccination généralisée permettrait d'éradiquer la maladie, il faut être réaliste. L'hépatite B a la plus forte prévalence dans des pays pauvres, aux ressources médicales limitées... et le vaccin coûte très cher !

Michel Georget

Agrégé de Biologie

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Médecines Nouvelles

n° 109 Hépatite B : "Le patient travail de la justice"

 

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  Les myofasciites à macrophages

Avril 2004 

 Patrick Chérin - Sce Médecine Interne - CHU Pitié-Salpétrière

En 1998, le GERMMAD (Groupe d'Etude et de Recherche sur les Maladies Musculaires Acquises et Dysimmunitaires) rapportait l'apparition d'une nouvelle myopathie inflammatoire, enregistrée avec une incidence croissante dans les principaux centres de myopathologie français et dénommée myofasciite à macrophages. Depuis son apparition , plus de 100 cas ont été colligés en France.

 

I. Caractéristiques de la myofasciite à macrophages

Les observations des 45 premiers sujets atteints de myofasciite à macrophages ont été analysées. Les patients avaient été adressés avec le diagnostic présomptif de myopathie inflammatoire (polymyosite, pseudopolyarthrite rhizomélique), ou non (cytopathie mitochondriale, dystrophie musculaire ou myopathie congénitale) de fibromyalgie ou de syndrome de fatigue chronique.

Il s'agissait d'adultes (âge moyen : 43 ans, extrêmes : 25 à 70 ans). Le sexe ratio H/F était de 1,3. Quatre patients avaient séjourné de façon prolongée en zone tropicale (3 en Afrique et 1 en Inde) et 7 travaillaient en milieu hospitalier. Six patients prenaient de la chloroquine au moment de l'apparition de la myofasciite à macrophages. Parmi les principaux antécédents, 5 patients avaient une maladie dysimmunitaire, 1 patient avait une myélodysplasie, 1 patient avait un carcinome ORL en cours de traitement.

 

Tous les patients ont eu des manifestations musculaires ayant débuté 11,2 ± 8,7 mois en moyenne avant le diagnostic. Des myalgies chroniques, d'intensité variable (modérées à invalidantes) constituent la principale manifestation, notées dans 85 % des cas. Les myalgies prédominent aux membres, notamment membres inférieurs, parfois aggravées à l'effort. Une asthénie intense, chronique sans autre étiologie retrouvée, était notée dans 90 % des cas. Des arthralgies inflammatoires ou mixtes touchant principalement les grosses articulations périphériques sont notées dans 60 % des cas. Un déficit moteur proximal est noté dans 20 % des cas et de la fièvre dans 32 % des cas. Il n'y a pas de manifestations cutanées, en particulier de signes de dermatomyosite ou d'induration palpable, ni de symptomatologie digestive.        Les examens complémentaires étaient inconstamment contributifs. Une augmentation des enzymes musculaires avec élévation de la Créatine Kinase (CK) était observée dans 30 % des cas. Une augmentation de la vitesse de sédimentation au-delà de 40 mm /1re heure était notée chez 30 % des patients. Les différentes sérologies pratiquées ne montraient pas d'affection évolutive chez les patients testés. La recherche de différents auto-anticorps était négative chez les autres sujets testés. L'électromyogramme a été inconstamment contributif, montrant un aspect myopathique chez moins de 25 % des patients.

 

Les biopsies musculaires, réalisées de façon chirurgicale afin de prélever les fascia, ont été pratiquées au niveau du deltoïde. Le prélèvement était divisé en 3 portions : un fragment immédiatement congelé, un fragment fixé en paraffine et époxy, et un prélèvement destiné à l'histologie standard. Les biopsies étaient systématiquement relues par au moins 3 myopathologistes indépendants du GERMMAD, à partir des critères histopathologiques définis lors d'une réunion clinicopathologique du GERMMAD de Septembre 1997.

Cette biopsie musculaire a permis de mettre en évidence un tableau histologique jusqu'à présent jamais décrit dans la littérature, et pourtant parfaitement stéréotypé et facile à distinguer des myopathies inflammatoires idiopathiques, des myosites granulomateuses et des syndromes fasciite-panniculite de type Shulman. L'aspect histologique était strictement identique chez l'ensemble des patients analysés. Le tableau myopathologique comporte essentiellement une infiltration épi, péri et endomysiale par des macrophages cohésifs CD68+, non-épithélioïdes, à large cytoplasme finement granuleux, PAS+, exprimant le MHC de classe II, associés à une souffrance myocytaire minime.

 

Ces anomalies étaient focales. Les marqueurs des cellules de la lignée Langherhansienne (CD1a-, S100-) étaient négatifs. Un très discret infiltrat lymphocytaire ou présence de quelques lymphocytes isolés était inconstamment observé, essentiellement de type T CD8+. Des cellules T CD4+ étaient rares. On ne retrouvait pas de cellules B CD20, de cellules plasmocytaires ou de cellules sanguines. L'infiltration s'étendait de façon centripète à partir des fascias vers le muscle sous-jacent, de façon focale ou multifocale, avec parfois des infiltrats périvasculaires. Le pannicule adipeux sous-cutané était lui aussi assez souvent infiltré. On ne notait pas de foyer de nécrose ou de régénération, d'atrophie périfasciculaire, de cellules épithélioïdes, cellules géantes, d'inclusions intracytoplasmiques de type Michaelis-Gutmann, de particules ou de corps étrangers. Les colorations de Ziehl-Neelsen, auramine, et Gram étaient négatives. A la différence des polymyosites, les myocytes n'exprimaient pas le complexe majeur d'histocompatibilité de type I, et il n'existait pas de dépôts de complexe d'attaque membranaire (C5bC9) dans les capillaires endomysiaux tels qu'on les observe dans les dermatomyosites.

 

D'autres    explorations   se  sont   révélées   non   contributives :   radiographie   thoracique,   électrocardiogramme, échocardiographie, exploration fonctionnelle respiratoire, radiographie d'abdomen sans préparation, ponction lombaire, bilan endocrinien, marqueurs tumoraux.

Une résonance magnétique nucléaire musculaire a été réalisée chez certains patients en zone quadricipitale. Celle-ci a permis de mettre en évidence des anomalies des fascia réalisant un aspect festonné chez un seul patient. Les séquences en T1, T2, T1 avec suppression de graisse et/ou avec injection de gadolinium n'ont pas mis en évidence d'anomalies du signal musculaire. Différents protocoles d'étude en zone deltoïdienne sont en cours.

 

Le Gallium 67 est un ion métallique se fixant sur le récepteur à la transferrine des cellules activées, notamment cellules lymphoïdes et macrophages. Une scintigraphie au Gallium a été réalisée chez certains patients présentant une myofasciite à macrophages et semble donner des résultats intéressants.

Les 2 hypothèses étiopathogéniques actuellement privilégiées pour expliquer cette nouvelle maladie sont l'hypothèse toxique et l'hypothèse infectieuse. La piste toxique a été initialement évoquée notamment compte tenu du fait que les trois dernières myopathies individualisées ont été rapportées à une origine toxique : myopathie à la zidozudine, syndrome de l'huile frelatée espagnole et syndrome éosinophilie-myalgies, ces 2 dernières affections, liées à des dérivés de l'aniline.

 

Dans le cadre de la myofasciite à macrophages, l'hypothèse d'une origine toxique est en cours d'investigation par l'enquête épidémiologique et la recherche de substances toxiques sur le matériel musculaire. En effet, la maladie fait actuellement l'objet d'une étude épidémiologique nationale avec la collaboration du Réseau National de Santé Publique (RNSP). Chaque malade fait l'objet d'une entrevue directe avec un médecin épidémiologiste afin de répondre à un questionnaire détaillé établi par l'Ivs (Institut de Veille Sanitaire) et le GERMMAD dans la perspective d'identifier un facteur commun, notamment environnemental, aux patients atteints de myofasciite à macrophages et d'identifier d'éventuels facteurs favorisants. Par ailleurs, la nature des inclusions cytoplasmiques de la myofasciite à macrophages est en cours d'étude par microsondes, analyse X et spectrométrie atomique, à la recherche de substances toxiques incomplètement digérées par le système macrophagique et à l'origine du déclenchement de la maladie. Il faut par ailleurs noter que de nombreux patients prenaient de l'hydroxychloroquine, substance qui inhibe la secrétion d'interleukine 1a et d'interleukine 6 par les macrophages, interférant ainsi avec les capacités de phagocytose de la cellule.

 

L'autre hypothèse actuellement évoquée pour la myofasciite à macrophage est celle d'une histiocytose infectieuse. Les histiocytoses infectieuses semblent résulter d'une incapacité du système macrophagique à achever la digestion de certains agents microbiens après phagocytose, induisant une véritable maladie de surcharge macrophagique.

Compte tenu de l'aspect histologique retrouvé dans le tissu musculaire, une maladie de Whipple à tropisme musculaire a initialement été évoqué chez nos premiers patients, localisation par ailleurs controversée dans la littérature. Cependant, aucun patient n'avait de symptomatologie digestive, la recherche de macrophages PAS+ dans la lamina propria du tractus digestif était négative, ainsi que la recherche de Trophirema Whippelii en PCR dans les biopsies digestives et musculaires chez nos patients, éliminant une maladie de Whipple.

 

La recherche d'un germe notamment intracellulaire, par PCR et séquençage éventuel d'amplicon est en cours dans les tissus musculaires des patients atteints de myofasciite à macrophages ainsi que des altérations de l'immunité cellulaire pouvant favoriser la persistance d'une infection chronique intramacrophagique par des organismes de faible virulence (expression réduite de la chaîne alpha du récepteur du complément de type 3 (ou CD11b) à la surface des cellules mononucléées sanguines, déficit en production d'IL-12 par les monocytes, déficit de production en IFNg par les lymphocytes T).

 

En conclusion, la myofasciite à macrophages représente une nouvelle entité émergente au sein des myopathies et des fasciites inflammatoires. Elle ne correspond à aucune des histiocytoses antérieurement décrites ou aux maladies de surcharge macrophagique connues. Les manifestations cliniques de la myofasciite à macrophages sont peu spécifiques et le diagnostic ne peut actuellement être établi que par la biopsie musculaire chirurgicale avec fascia. Cette affection, signalée au Centers for Disease Control (CDC) d'Atlanta, fait l'objet d'une enquête épidémiologique nationale menée par le Réseau National de Santé Publique (RNSP) en collaboration avec le GERMMAD et la Société Nationale Française de Médecine Interne (SNFMI). De nombreuses études fondamentales, cliniques et épidémiologiques sont en cours. Il est souhaitable que tout nouveau cas soit signalé et expertisé au plan histopathologique par le GERMMAD.

 

 

  Mécanismes de la dyspnée d’effort dans les mitochondriopathies

Date de publication : 27-04-2004

Rapporté par Patrick Cherin (Paris) d'après la communication : Exertional Dyspnea: A Leading Symptom of Severe Muscle Oxidative Defects T. Taivassalo, N. Kennaway, Portland, OR, S. DiMauro, NY, NY, J. Vissing, Copenhagen, Denmark, T. Babb, R. G. Haller, Dallas, TX  AAN 2004 – 56th American Academy of Neurology – San Francisco, 24 avril 1er mai 2004.

 

Retrouvez l'abstract en ligne

Les affections mitochondriales sont secondaires à un dysfonctionnement de la chaîne respiratoire qui assure le transport des électrons libérés par les radicaux NADH, FADH (fournis par le cycle de Krebs, la bêta-oxydation) et la récupération de leur énergie pour fabriquer l'ATP (phosphorylation oxydative). L'expression clinique des affections mitochondriales est polymorphe, traduisant l’atteinte des tissus gros consommateurs d'énergie (ATP) (muscle, système nerveux central, coeur, rétine, rein) : ophtalmoplégie chronique, myopathie prédominant à l’effort, encéphalopathie, hypotonie néonatale grave.

 

Les mécanismes de la dyspnée d’effort dans les mitochondriopathies sont mal connus. La dyspnée d’effort, simulant une atteinte cardio-pumonaire, peut être le signe révélateur de la mitochondriopathie. Les auteurs ont étudié 6 patients atteints de mitochondriopathie avec dyspnée d’effort prédominante (EDMM), à 30 patients avec mitochondriopathie sans dyspnée d’effort (MM) et 30 sujets sains. Tous les sujets inclus ont bénéficié d’explorations fonctionnelles respiratoires : volumes pulmonaires, débit ventilatoire (VE), la consommation d'oxygène (VO2 en ml/min/kg) ou capacité aérobie, la production de dioxyde de carbone (VCO2), la DLCO (ensemble de ces mesures au repos et à l’exercice), du débit cardiaque (Qc) avec calcul de la différence artério-veineuse en oxygène (a-vO2diff), du rapport débit ventilatoire sur consommation d’oxygène (VE/VO2) et du ratio VCO2/VO2.

 

Au repos, les variables respiratoires mesurées étaient similaires dans les 3 groupes. Par contre, les valeurs fonctionnelles respiratoires à l’effort mettaient en évidence une réduction significative de la VCO2 chez les patients avec EDMM (10,2 ± 2.6 ml/kg/min) et MM (17,7 ± 8 ml/kg/min) par rapport aus sujets témoins (32,3 ± 7,0 ml/kg/min), liée à une diminution de la a-vO2diff (EDMM = 4,1 ± 1,1 ml/dl, MM = 8,8± 3,4 ml/dl, contrôles = 15,22 ± 2,1 ml/dl). Le débit ventilatoire (VE) était diminué dans le groupe EDMM (69 ± 26 l/min) et MM (58 ± 24 l/min) par rapport aus sujets témoins (103 ± 32 l/min). Le rapport VE/VO2 était significativement élevé dans le groupe EDMM (101 ± 20) par rapport aux patients MM (58 ± 16) et aux sujets témoins (41 ± 7).

 

Ainsi, les patients avec mitochondriopathie et dyspnée d’effort prédominante, le débit ventilatoire et la capacité de production du CO2 sont disproportionnés par rapport à la puissance de l’exercice et l’utilisation de l’oxygène. Cette hyperventilation est inversement proportionnelle au déficit d’oxydation musculaire, argumentant en faveur de l’hypothèse que la dyspnée d’effort constitue une conséquence directe de la sévérité de l’anomalie de phosphorylation oxydative dans les myopathies mitochondriales.

Date de publication : 27-04-2004

 

 

  COMMUNIQUE DE PRESSE AFSSAPS.

30 avril 2004.

 Myofasciite à Macrophages.

La myofasciite à macrophages se caractérise par la présence d'une lésion particulière de tissus musculaires décrite pour la première fois en 1997 chez des patients qui présentaient des douleurs musculaires, des douleurs articulaires et une fatigue. Les investigations ont révélé la présence d'aluminium au sein de cette lésion, retrouvée principalement dans le muscle deltoïde. En 1999 a été avancée l'hypothèse selon laquelle cet aluminium serait d'origine vaccinale.

 

En 2000, une étude, effectuée par l'Invs et portant sur 53 patients interrogés, a montré que 87 % des patients présentant la lésion avaient reçu au moins une dose de vaccin aluminique dans les 10 années précédant le début présumé des symptômes. L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a reçu, à ce jour, 300 observations notifiées dans le cadre de la pharmacovigilance.

 

En 2002, afin de mieux comprendre l'origine et les conséquences éventuelles de cette lésion histologique, l'Afssaps a engagé une étude épidémiologique exploratoire cas-témoin. Cette étude comporte 26 cas définis par la présence de la lésion histologique et 96 témoins pour lesquels une biopsie réalisée dans les mêmes conditions ne montrait pas la présence de la lésion.

 

Cette étude poursuivait 2 objectifs :

rechercher l'existence d'une association entre la lésion histologique et un syndrome clinique caractéristique, rechercher l'existence d'une association entre la lésion histologique et des antécédents de vaccination avec un vaccin contenant un adjuvant aluminique.

 

Les principales conclusions de l'étude sont les suivantes :

les résultats montrent que les personnes porteuses de la lésion rapportent plus fréquemment une fatigue que celles ne présentant pas la lésion. En ce qui concerne les symptômes musculaires et articulaires, aucune différence n'a été constatée entre les deux populations. Ainsi, l'étude n'a pas permis de conclure à une association entre la lésion et l'existence d'un syndrome clinique spécifique.

 

Les résultats montrent que les personnes porteuses de la lésion rapportent plus fréquemment une fatigue que celles ne présentant pas la lésion. En ce qui concerne les symptômes musculaires et articulaires, aucune différence n'a été constatée entre les deux populations. Ainsi, l'étude n'a pas permis de conclure à une association entre la lésion et l'existence d'un syndrome clinique spécifique.

 

Les associations de patients ont été tenues informées des conclusions de l'étude, en décembre 2003. L'étude a été présentée en commission nationale de pharmacovigilance en novembre 2003. Elle a également été soumise au Conseil Scientifique de l'Afssaps. En mars 2004, celui-ci a conclu à la nécessité de consulter des experts épidémiologistes n'ayant pas participé à l'étude, avant de rendre son avis prévu pour le 5 mai 2004 en fin de journée. Un point presse sera, à ce titre, organisé le jeudi 6 mai 2004 à 11h à l'Afssaps.

L'étude épidémiologique exploratoire cas-témoins peut être consultée sur le site Internet de l'Afssaps.

 

 

  VACCINATIONS ET ALUMINIUM.

  1 - Un adjuvant : qu'est-ce que c'est ?

Dans  les  vaccins,  l'hydroxyde  d'aluminium  est  utilisé  comme  adjuvant  additif),  il permet de mieux stimuler la réponse immunitaire des patients. L'efficacité du vaccin dépend étroitement de cet adjuvant qui aujourd'hui présente, de loin, le meilleur rapport efficacité/coût ! Le problème est qu'il reste dans les cellules et continue de stimuler le système immunitaire, ce qui entraîne l'épuisement de l'organisme.

 

L'hydroxyde d'aluminium est un produit utilisé depuis 1923, et il a toujours été considéré comme totalement inoffensif. Or, les scientifiques avouent aujourd'hui qu'il n'a pas pu faire l'objet d'une étude scientifique sérieuse au début du siècle. Pourtant, cet adjuvant a remplacé le phosphate de calcium (constituant naturel de l'organisme qui crée moins d'effets indésirables) au début des années 90.

 

L'aluminium peut entraîner la formation de granulomes (petites tumeurs), de nodules (lésion cutanée ou muqueuse) au point d'injection dans les mois qui suivent la vaccination, nécessitant parfois une excision chirurgicale. On retrouve de telles complications après vaccination antitétanique, tétracoq ou vaccination contre l'hépatite B .

 

2 - Aluminium et allergies.

L'aluminium favorise t-il, à long terme, la montée des allergies ? Il entre dans la composition des principaux vaccins destinés aux enfants : diphtérie, tétanos, coqueluche, hépatite B, polio auxquels il faut ajouter celui de l'hépatite A, et celui de la méningite.

En 1995, dans la revue britannique Vaccine, trois chercheurs suédois estiment que "l'aluminium en tant qu'adjuvant devrait être réévalué". Ils viennent de démontrer le lien entre la présence d'aluminium dans un rappel diphtérie-tétanos et une forte production d'immunoglobulines E (IgE) chez les enfants. Or, les IgE sont des anticorps indésirables responsables d'environ la moitié des allergies humaines.

 

"Quand votre taux d'IgE augmente, vous mettez votre corps à la limite de l'acceptabilité allergique. Dès lors, il suffit d'un peu de pollen, par exemple, pour déclencher une réaction en chaîne chez des personnes prédisposées". Ainsi s'explique le Pr Louis Léry, ancien chef des vaccinations à l'Institut Pasteur de Lyon.

Reste à comprendre le lien entre l'aluminium et la production d'IgE. "On ne connaît pas le mécanisme exact. Une chose est sûre : lorsqu'on veut déclencher une allergie chez des animaux pour une expérience médicale, on ajoute des sels d'aluminium à la substance que l'on veut tester, et ça marche." avoue le Pr Louis Léry !

 

Au Japon, le Pr. Norishita Goto, de l'Institut national des maladies infectieuses de Tokyo, rappelle que la corrélation a été suggérée à plusieurs reprises. En Nouvelle-Zélande, 8 chercheurs confirment que le lien entre les vaccins et la hausse des allergies "est théoriquement possible". Dans une étude publiée il y a deux ans, ils comparent la fréquence des allergies chez 1265 enfants vaccinés dans leur prime enfance contre la diphtérie, la polio, le tétanos et la coqueluche (avec de l'aluminium comme adjuvant) et 23 enfants non vaccinés. A dix ans, 30% des enfants vaccinés avaient consulté un médecin pour des problèmes d'allergies, aucun parmi les enfants non vaccinés !

 

 

 

3 - La myofasciite à macrophages.

Tout commence en août 1998 : le Pr Romain Ghérardi et son équipe annoncent, dans la revue britannique The Lancet la découverte d'une nouvelle pathologie musculaire inflammatoire d'origine inconnue qu'ils baptisent du nom de myofasciite à macrophages (MFM), qui touche des hommes et des femmes de tout âge. Les 25 cas recensés en France à l'époque présentent toujours les mêmes signes cliniques principaux : douleurs musculaires et fatigue avec un peu de fièvre.

 

Des symptômes peu spécifiques qui rendent le diagnostic d'autant plus difficile. Mais les nombreuses biopsies musculaires (prélèvements de cellules) pratiquées sur ces malades révèlent alors la présence d'une concentration anormale de cellules immunitaires, les macrophages, dans l'enveloppe musculaire (le fascia). Ces cellules infiltrent et dissocient les fibres musculaires, sans les détruire. A l'époque, la cause de l'invasion reste inconnue. Mais la surchage en macrophages laisse envisager deux origines possibles : l'une toxique et l'autre infectieuse.

 

Après avoir déclaré cette nouvelle maladie au CDC (Center for Diseases Control) d'Atlanta, aux Etats-Unis, les médecins se lancent sur la piste de l'identification de l'agent infectieux et mènent en parallèle l'enquête à partir du Réseau national de santé publique français. Deux mois plus tard, la première piste de recherche trouve un élément de réponse au Centre de myopathie de Bordeaux, dans le service du Pr. Patrick Moretto.

: "Nous avions observé des inclusions cristallines dans les macrophages sans pouvoir en déterminer la nature exacte, explique le Pr. Romain Ghérardi. Mais l'analyse de ces inclusions a révélé, à notre grande surprise, qu'il s'agissait de cristaux d'hydroxyde d'aluminium". Que vient faire ce sel de métal à cet endroit ? La toxicité de l'aluminium n'étant plus à prouver, les chercheurs se lancent sur l'établissement d'un lien entre ces cristaux d'aluminium et la virulence de la réponse immunitaire.

 

Chez la majorité des malades, la réaction inflammatoire avait été localisée dans le muscle deltoïde (= muscle de l'épaule) chez l'adulte, et dans le quadriceps chez l'enfant. "Deux points tellement précis qu'il était alors évident que ces lésions avaient un rapport avec la vaccination", explique le Pr. Romain Ghérardi.

 

En effet, lors de la campagne contre le virus de l'hépatite B lancée en Avril 1994, les recommandations étaient : "ce vaccin doit être injecté par voie intra-musculaire.

 

Chez les adultes, l'injection se fera dans la région deltoïnienne", conseille le Vidal, la "bible" des médecins en matière de prescriptions, par exemple pour le vaccin ENGERIX B ou le vaccin GENHEVAC B PASTEUR. Les médecins qui ont à l'époque piqué à tour de bras ont fini par adopter ce nouveau mode d'injection pour l'ensemble des autre vaccins (tétanos, polio, etc.). De ce fait, "on peut affirmer que la campagne d'information orchestrée pour le vaccin contre l'hépatite B a changé le mode de vaccination en France. Nous sommes passés d'une vaccination sous-cutanée à une vaccination intramusculaire", explique Daniel Levy-Bruhl, de l'Institut de veille sanitaire. Avec cette pratique intramusculaire, l'hydroxyde d'aluminium est introduit en profondeur dans l'organisme. Et l'adoption de cette technique coïncide avec l'apparition des premirs cas de myofasciite à macrophages.

 

Dès le mois de mars 1998, l'Institut de veille sanitaire (InVS) démarre une enquête pour répondre à la question : "La myofasciite à macrophages pouvait-elle constituer une réaction anormale à l'injection d'un vaccin "adjuvé" aux sels d'aluminium ?".

Ce travail, conduit par le Groupement de recherche sur les maladies musculaires acquises et dysimmunitaires (Germad), monopolise l'attention d'une trentaine de spécialistes pendant un an. L'InVS rend pourtant ses conclusions dans l'indifférence générale.

 

On peut y lire que "la découverte, en avril 1999, de cristaux d'aluminium dans les macrophages musculaires (à conduit à) interroger certains patients sur les types de vaccins reçus. L'analyse des antécédents de vaccination a été reprise en tenant compte des vaccins susceptibles de contenir de l'hydroxyde d'aluminium, notamment les vaccins contre l'hépatite B, l'hépatite A et le tétanos. (Résultat :) entre 94% et 100% des patients avaient reçu au moins une injection de vaccin contenant de l'aluminium, dans les dix années précédant la biopsie. Ce qui va dans le sens d'une association entre la présence d'aluminium dans les lésions histologiques et l'injection de vaccins contenant de l'aluminium".

 

Même si le vaccin contre l'hépatite B est particulièrement visé, les conclusions de l'enquête de l'InVS élargissent le débat à tous les vaccins contenant de l'hydroxyde d'aluminium. Le comité consultatif pour la sécurité des vaccins de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ayant été saisi de l'affaire, il a discrètement conclu, dans un rapport dès octobre 1999, "à un lien de causalité très probable entre l'administration d'un vaccin contenant de l'hydroxyde d'aluminium et la présence de la lésion histologique caractérisant la myofasciite à macrophages". Il conseille à la France "d'entreprendre des recherches afin d'évaluer les aspects cliniques, épidémiologiques, immunologiques et biologiques de cette pathologie".

 

Ce travail, l'InVS l'a demandé à l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) depuis le mois de juin 2000, sans aucun succès. Réaction d'exaspération de la part du Pr Romain Ghérardi : "Voilà plus d'un an qu'on aurait dû commencer, les équipes médicales sont prêtes, j'ai alerté la Direction générale de la santé (DGS) et l'Afssaps." Même colère de la part du Pr Patrick Chérin, du service de médecine interne à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris). Il ne dit pas autre chose lorsqu'il explique : "L'OMS a demandé de faire cette enquête en France depuis deux ans, mais personne ne bouge.". Pourquoi un si long blocage pour un problème de santé publique ?

 

Le 28 septembre 2000, une réunion extraordinaire s'est tenue dans les locaux de l'Afssaps. Selon Anne Kretz, membre du comité d'études de l'agence, "une enquête épidémiologique sera bientôt lancée, mais pas avant le début de l'année prochaine. Et elle concernera plusieurs centaines de patients" ; mais il faudra quand même patienter jusqu'à la publication des résultats. Quant aux deux ans de retard entre la demande d'enquête de l'OMS et la décision des pouvoirs publics, Anne Kretz les explique "par la mise en place d'un protocole d'étude compliqué, conçu par un groupe de scientifiques qui doivent tous donner leur avis sur le bien-fondé de l'étude."

 

En fait, il semble bien que la présence dans "ce groupe de scientifiques" de représentants des laboratoires pharmaceutiques ait fait traîner les décisions par un lobbying efficace. Ceux-ci n'ont pas intérêt à ce que la toxicité de l'hydroxyde d'aluminium soit officiellement reconnue. Une interdiction occasionnerait des millions d'euros de pertes pour les grandes firmes pharmaceutiques obligées de trouver un nouvel adjuvant !.

 

4 - Sur la piste du syndrome de la guerre du golfe.

On recherche toujours les causes du syndrome de la guerre du Golfe (SGG). Plusieurs pistes ont déjà été évoquées (intoxication par l'uranium appauvri utilisé dans la fabrication des obus antichars). Devant le nombre d'Américains touchés, les recherches sur le SGG ont été officialisées dès 1996 par la création d'un poste auprès du secrétaire d'Etat à la Défense, à Washington, le "Special assistant for Gulf War illnesses".

 

En France, il aura fallu attendre l'an 2000 pour qu'une commission d'enquête soit nommée à la suite des nombreuses plaintes déposées par des anciens combattants. Dans Guerre du golfe : vérité sur un conflit, un récent rapport publié par l'Assemblée nationale, les vaccins contenant de l'hydroxyde d'aluminium sont soupçonnés d'être à l'origine du SGG. Sur le terrain, les combattants ont en effet reçu des vaccinations multiples, comme le vaccin contre l'anthrax (6 injections en moins d'un mois) pour lutter contre une éventuelle attaque bactériologique. Cette "surdose" vaccinale pourrait expliquer l'apparition des myalgies et arthralgies, c'est-à-dire des douleurs musculaires et articulaires dont se plaignent les victimes.

 

Une description qui ressemble fort aux symptômes décrits par les patients atteints de myofasciite à macrophages. Lors de son audition devant l'Assemblée nationale le 21 mars dernier, le Pr. Roger Salomon, qui dirige la commission d'enquête nationale sur le SGG, a confirmé que l'hypothèse de la vaccination est une piste sérieuse :

"Si, par exemple, on me demande aujourd'hui de sélectionner quelques facteurs de risque, je retiendrai non pas l'uranium appauvri ou la Pyridostigmine mais la vaccination" !

Mme Catherine MARTINEZ

 

Bibliographie :

1 - Revue Que Choisir n°360 - Mai 1999, article : "Faut-il avoir peur de l'aluminium ?"

2 - Revue Sciences et Avenir - Octobre 1996, article : "Cuisson intolérable : l'aluminium"

3 - Revue Sciences et Avenir - Novembre 2001, article : "Alerte aux vaccins l'aluminium accusé"
4 - Le journal de Carrefour n° 83 - Mars 2002, dossier : "L'aluminium se plie à tout"

5 - Revue Alternative Santé l'Impatient - Hors série n° 25 - Novembre 2001 : "Pollutions et santé"

6 - Revue La santé dans l'assiette n° 5 - Mai-Juin 1994, article : "Les poêles : faites la différence !"

7 - La vérité sur les cosmétiques - Rita Stiens - Ed. LPM

8 - Vaccinations : les vérités indésirables - Michel Georget - Ed. Dangles

9 - Guide des additifs et des polluants alimentaires - Antoine Roig - Ed. du Rocher (1988)

Catherine MARTINEZ.

 

 

  ALTERNATIVE SANTÉ.

Mai 2004 Revue n° 311 page  n° 5.

 Mauvaise foi.

Depuis  plusieurs  mois,   l'Agence  française  de  sécurité  sanitaire  des  produits  de  santé  (Afssaps)  a  dans  ses  tiroirs les conclusions d'un rapport qu'elle a commandé. il concerne le rôle de l'aluminium des vaccins dans l'apparition d'une nouvelle maladie: la myofasciite à macrophages.

 

Pourquoi ce rapport n'est-il pas rendu public. ..?

Sans doute parce que ses conclusions-que nous avons pu nous procurer-sont graves: 91 % des personnes atteintes de cette maladie ont reçu un vaccin contenant de l'aluminium. Dont 75 % le vaccin anti-hépatite B (lire notre article pages 9 à 12).

 

Ce silence coupable, sinon irresponsable, pénalise gravement les victimes. De « 600 à 800 cas, en France », estime l'association des malades de myofasciite. Ils souffrent de douleurs musculaires et articulaires intenses, d'une très grande fatigue, qui les empêchent dans certains cas de travailler. Mais sans reconnaissance officielle de leur maladie, ils sont mal soignés et peinent à obtenir les indemnisations auxquelles ils ont droit.

 

Cet aluminium serait aussi à l'origine de ce qu'on a appelé le syndrome de la guerre du Golfe (une soixantaine de soldats français, mais des dizaines de milliers aux États-Unis et au Canada). Outre la myofasciite, l'adjuvant aluminique pourrait bien être lié à tout ou partie des autres effets secondaires du vaccin anti-hépatite B qui a provoqué déjà- en- France plus de 3 000 victimes (lire page 12).

 

Dès le départ de ce qu'il faut bien appeler l'affaire- sinon le scandale- du vaccin anti-hépatite B, le ministère de la Santé a fait preuve de légèreté et de mauvaise foi. On commença d'abord par mentir en affirmant qu'il y avait 100 000 nouveaux cas d'hépatite B par an. Chiffre gonflé outrageusement pour faire peur.

 

On affirma aussi que le virus se transmettait par la salive, ce qui n'a jamais été démontré. C'est en provoquant cette panique que l'on a réussi à vacciner, à partir de 1994, près de 30 millions de Français (tiens, on a trouvé de l'argent, alors qu'on nous disait déjà il y a dix ans que la Sécu n'en avait plus !!). Manière de financer l'industrie pharmaceutique sur le dos-et aussi dans leur dos- des patients!

 

Lors de sa conférence de presse d'octobre 1998, le secrétaire d'Etat à la santé. Bernrd Kouchner, mettait tout de même fin à la vaccination dans les collèges. Il s'en explique dans son livre" le premier qui dit la vérité... (éd. Robert Laffont, 2002). « Les neurologues pensaient qu'il fallait arrêter la vaccination » , écrit-il. On aimerait en savoir plus! Que nous cache-t-on encore ? Pourquoi souhaitaient-ils cet arrêt ? Parce qu'ils constatent, eux, tous les jours les conséquences néfastes du vaccin anti-hépatite B sur les adolescents et les adultes ? ... Mais pourquoi se taisent-ils ? Peur pour leur avenir ?  Pour leur carrière ?

 

Ils ne sont pas les seuls à penser que le vaccin n'a pas que des effets bénéfiques ! Depuis le début de l'obligation vaccinale des professionnels de santé, la Direction générale de la Santé a indemnisé environ une soixantaine d'entre eux, qu'elle reconnaît donc « victimes » de la vaccination...

 

Pourquoi tromper et désinformer patients et médecins sur les effets secondaires du vaccin ? On pourrait à tout le moins, au nom du principe de précaution, et selon le souhait de deux des experts du rapport de l'Afssaps, Mesdames Annie Fourrier et Dominique Costagliola, le retirer du marché ainsi que tous les autres vaccins à base d'aluminium.

 

91 %  des  personnes  atteintes  de myofasciite  ont  reçu  un  vaccin  contenant  de  l'aluminium ! 

Maintenant que l'étude de l'Afssaps a établi une association étroite entre l'aluminium et la myofasciite, que va faire le ministère de la Santé ? Continuer à dissimuler le rapport ?

Après nos « révélations », nous attendons avec impatience les décisions du nouveau ministre, Monsieur Philippe Douste-Blazy. Nous comptons sur sa bonne foi. Est-ce trop demander ?

Pierre DHOMBRE

 

Page n° 9 et 10

UNE ÉTUDE officielle sur la myofasciite à macrophages, NON PUBLIÉE, met en cause l'aluminium des vaccins.

POURQUOI  la  cacher  ?  Trop  dérangeante  sans doute .  On  attend  la  décision  de Philippe Douste-Blazy, nouveau ministre de la Santé.

 

Vaccin Anti-Hépatite B : Le Rapport qu'on nous cache !

Vaccination.

Je  suis  à  la  fois  extrêmement  choquée  et  très  en c olère,   parce   qu'il  ne  faut  pas  deux  ans   pour   sortir   une  étude  épidémiologique», s'émeut Patricia Baslé, présidente de l'association Entraide aux malades atteints de myofasciite à macrophages (E3M).

Il y a trois ans notre journal révélait que des chercheurs avaient découvert une nouvelle maladie, la myofasciite à macrophages, qui se traduit par des douleurs musculaires et articulaires intenses, une très grande fatigue, des troubles du sommeil et de la mémoire et diverses autres pathologies.

 

En août 1998, les Prs Gherardi de Créteil, Chérin de La Salpêtrière (à Paris), Coquet de Bordeaux et Pellissier de Marseille avaient publié une communication sur cette maladie dans la revue médicale la plus réputée : The Lancet.  Au  début  de l'année  1999,  ils annonçaient en avoir trouvé la cause: l'aluminium des vaccins.

 

Nous précisions alors que l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) était sur le point de démarrer une étude épidémiologique sur le sujet (1). Elle ne débutera qu'au cours de l'année 2002. La publication de ses résultats, annoncée pour le début de l'année 2003, est ensuite repoussée de mois en mois.

 

En, septembre 2003, lors de la Conférence de consensus sur la vaccination contre l'hépatite B (2), les représentants de l'Afssaps expliquent que tout n' est pas tout à fait terminé et qu'ils ne peuvent annoncer de date de publication.

 

Liens d'intérêt avec les labos !

En fait, les résultats sont connus depuis  plusieurs  mois.  La  responsable de l' étude, Annie Fourrier, a présenté une partie des conclusions lors de cette Conférence. Mais ce qu'elle en a dit est trop bref et sera utilisé de manière tronquée par les opposants à la thèse de l'aluminium, notamment à l'Académie de médecine.

Selon nos informations, deux réunions ont eu lieu fin 2003 pour présenter les résultats à une commission d ' experts.

 

Mais certains membres de cette commission qui ont des liens d'intérêt avec les fabricants de vaccins essaient d'empêcher la publication de résultats qui dérangent ces laboratoires. Depuis, alors que tout est prêt, c'est le silence complet.

Contactée au début du mois d'avril, l'Afssaps répond par son attachée de presse qu'aucune date n'est prévue. Annie Fourrier refuse de parler de son travail : « L'étude appartient à l' Agence et je ne peux donc commenter des résultats qui n'ont pas été publiés.»

 

Outre le service qu'elle rend au lobby des vaccins, la non publication pénalise lourdement les malades. « Sans elle, beaucoup d'entre eux ont du mal à obtenir leur prise en charge par les organismes sociaux (la Sécurité sociale pour de nombreux frais, la Cotorep pour les pensions d'invalidité). Pour les personnes qui ont été vaccinées dans le cadre d'une obligation, la reconnaissance en accidents du travail et l'indemnisation par la Direction générale de la santé n'est pas possible »,dénonce Patricia Baslé.

Si certaines des victimes ont des ressources personnelles, combien se retrouvent dans une situation matérielle difficile qui s'ajoute aux grandes souffrances de la myofasciite ?

 

Ainsi Mme Didier, ancienne assistante en école maternelle, qui a beaucoup de difficultés à se déplacer et bénéficie d'un taux d'invalidité de 80 %, vient de se voir refuser une allocation pour une tierce personne, alors qu'elle n'a plus comme ressource qu'un demi-salaire. Patricia Baslé précise que tant que la plupart des médecins ne seront pas informés de l'existence de cette nouvelle maladie, le diagnostic n'étant pas fait, de nombreux malades ne seront pas correctement orientés ni soignés.

 

« Sur la base d'un questionnaire détaillé qui permet de distinguer ceux qui n'ont pas de myofasciite des cas où l'on peut suspecter la maladie, notre association conseille à ces derniers de faire une biopsie musculaire au site d'injection de la vaccination qui permet de poser le diagnostic avec certitude.

 

Nous informons aussi les médecins de ces patients. Mais tout cela est une lourde charge pour nous, ce n' est pas aux malades de faire ce travail», précise Patricia Baslé qui ajoute: « Nous avons aussi besoin de cette étude pour être reconnus par nos familles, par notre entourage, où certains doutent de la réalité de nos problèmes.»

 

Dans l'intérêt des malades, Alternative Santé a donc décidé de briser le mur du silence. Nous avons pu nous procurer le texte de l'étude, daté d'octobre 2003, 108 pages qui ont été présentées aux experts en fin d' année.

Voici les principaux éléments que l'on peut en retenir (les passages entre guillemets sont extraits de l'étude).

 

Des résultats clairs et inattaquables.

Les   conclusions   sont   effectivement   éloquentes.  Intitulée  « Etude  épidémiologique  exploratoire  de  la  myofasciite  à macrophages » , elle a été réalisée par le département de pharmacologie de l'hôpital Pellegrin à Bordeaux.

Ses auteurs rappellent qu'elle a pour but de « contribuer à l'évaluation de la myofasciite à macrophages » en cherchant à répondre à deux questions :

 

1. « Existe-t-il une association entre la présence de la lésion histologique (lésion du tissu musculaire au site d'injection de la vaccination, NDLR) et un syndrome clinique particulier, que les patients porteurs de la lésion exprimeraient plus fréquemment que les patients non porteurs de la lésion ? »

 

2 .« Existe-t-il une association entre la lésion et des vaccins contenant un adjuvant aluminique ? »

L'étude compare deux groupes de patients atteints de maladies musculaires, les uns (les cas) présentant la lésion caractéristique de la MFM, les autres (les témoins) non. Les résultats sont clairs, nets et inattaquables. 91 % des cas de MFM contre seulement (Suite dans la page n° 11)

 

 

ENCADRÉ PAGE N° 10.

ASSOCIATION.

Entraide aux malades atteints de myofasciite à macrophages (E3M).

Actuellement, l'association E3M a recensé 420 personnes atteintes de MFM, parmi lesquelles 200 ont rejoint l'association.

La majorité des cas proviennent des trois centres de référence: Créteil, La Salpêtrière (Paris) et Marseille. Quelques-uns sont diagnostiqués dans d'autres centres d'anatomo-pathologie où l'on peut faire ces diagnostics. « Mais ces centres veulent pas nous communiquer le nombre des cas qu'ils diagnostiquent.

 

En outre, faute de conviction des médecins sur la réalité de cette maladie, nous craignons que les biopsies ne soient pas toujours bien faites. Si l'étude était publiée, là encore, on peut penser que le nombre de cas diagnostiqués augmenterait dans ces centres. Actuellement, nous estimons qu'au total il y a au minimum entre 600 et 800 cas de MFM en France, dont plusieurs  enfants.

 

Nous en avons quatre de moins de douze ans dans l'association. La presse médicale a rapporté plusieurs cas de jeunes enfants atteints de MFM : deux en Floride aux Etats-Unis (en 2002), deux en Italie (en 2002 et 2003) et six en Israël (en 2004).»

Régis PLUCHET

 

Entraide aux malades de myofasciite à macrophages (E3M),

25, rue de Verdun,

21350 Vitteaux:Tél. :0380339298.

Internet: http://asso.e3m.free.fr.

 

Page n° 11

42 %des témoins, ont été vaccinés par un vaccin contenant un adjuvant aluminique, au moins une fois, au cours des dix années précédant le début de leurs symptômes. 75 % des cas vaccinés avaient reçu le vaccin anti-hépatite B. 54 % des sujets porteurs de la lésion présentent plus fréquemment des symptômes de fatigue au début de la maladie.

 

«Ils rapportent plus souvent des troubles de la mémoire, des difficultés à rester attentif à se concentrer, à réaliser des tâches multiples et à prendre des décisions.» Ces conclusions seront contestées par ceux qui ne veulent pas que la politique vaccinale contre l'hépatite B change et qui s'opposent notamment au retrait des adjuvants aluminiques des vaccins (3). Les deux principaux arguments consistent à dire que l'aluminium n'est qu'un tatouage vaccinaI sans danger et que l'étude de l'Afssaps ne prouve pas qu'il est la cause de la maladie. Or cette étude montre que la présence de l'aluminium n'est pas une simple cicatrice vaccinale.

 

« Cette notion de tatouage vaccinal est une invention de nos détracteurs qui n'ont aucune étude scientifique à nous opposer », fustige le Pr Chérin.

« Les vaccins apportent des bienfaits énormes en terme de santé publique. Par contre il est probable qu'il y ait quelques inconvénients qu'il vaut mieux cerner, pour connaître les populations à risques qu'il faut éviter de vacciner, plutôt que de dire qu'ils sont toujours bien tolérés. Je crois qu'ainsi les messages sont plus crédibles ».

 

Solution: retirer l'aluminium.

L'étude de l'Afssaps, nous l'avons vu, n'avait pas pour but de prouver pour autant  que  l'aluminium  est  bien  la  cause de la MFM, mais de montrer s'il y a « un syndrome clinique particulier » chez les porteurs de la lésion. Or les conclusions sont claires sur ce point, explique le Pr Chérin : « L ' étude montre que les patients qui ont la lésion histologique ont un "syndrome de fatigue chronique" (SFC), qu'on ne retrouve pas dans le groupe témoin. Le SFC est clairement défini par l'OMS. »

 

Même constat de la part du Pr Gherardi: « Bien sûr, l'étude ne prouve pas que l'aluminium soit la cause, ce n' était pas son but.

Mais elle établit de manière certaine une association entre la présence d'une lésion avec de l'aluminium d'origine vaccinale et un syndrome de fatigue chronique.

La lésion peut être la cause du SFC qui a été retrouvé.

Mais il peut aussi y avoir une anomalie immunologique sous-jacente qui fait que certains patients réagissent après une vaccination, dans ce cas, ce n'est pas la lésion qui est la cause, mais cette anomalie génétique.»

 

L'aluminium serait donc le facteur déclenchant. À Marseille, une étude du Pr Pellissier, sur 80 cas de MFM, montrent que 56% d'entre eux appartiennent à un groupe génétique particulier.

 

«Depuis que l'aluminium est utilisé, aucune étude n'a été pubIiée sur sa pharmacocinétique ( c'est-à-dire son devenir dans l'organisme, NOLR)», explique le Pr Gherardi, auteur de la première étude sur cette question chez l'animal.

Bien d'autres recherches seraient nécessaires, mais il faudrait des financements publics.

 

«La mise à disposition de vaccins sans adjuvants aluminiques serait de nature à régler le problème», concluait Mme Fourrier, lors de la Conférence de consensus. On a retiré des médicaments, au nom du principe de précaution, sur la base d'alertes semblables, renchérissait en substance Mme Costagliola, épidémiologiste, lors de la même conférence. Philippe Douste-Blazy, nouveau ministre de la Santé, aura-t-il le courage de prendre les mesures qui s'imposent d'urgence ?.

 

Références :

(1) Alternative Santé, février et avril 2001.

(2) Alternative Santé, octobre 2003.

(3) Sur le rôle des adjuvants et leurs dangers, on se reportera à notre Guide des vaccinations hors-série 20 (bon de commande page 34) et Alternative santé, avril 2001.

 

 

ENCADRÉ PAGE N° 11.

Condamnés à l'aluminium.

« Il est difficile de trouver des vaccins sans aluminium, se plaignent de nombreux lecteurs ». Il y a de quoi ! Les vaccins BCG, rougeole, oreillons, rubéole, fièvre jaune sont tous des vaccins dits vivants qui n'ont pas besoin d'adjuvants et ne contiennent donc pas d'aluminium. Mais les autres vaccins (diphtérie, tétanos, polio, haemophilus, coqueluche, hépatite A et B, méningocoque) en contiennent.

 

Exceptions: les vaccins contre la grippe, le vaccin méningocoque A+C, le vaccin Tpolio (pour adultes) et le vaccin DTPolio (enfants et adolescents). On notera que les vaccins contre l'hépatite B sont ceux qui contiennent les doses d'aluminium les plus élevées. Les parents qui veulent éviter que leurs enfants reçoivent de l'aluminium au moment des vaccinations obligatoires de l'enfance n'ont plus guère le choix: il ne reste que le DTPolio.

 

En théorie du moins, car au moment de l'acheter en pharmacie, ils apprennent régulièrement que ce vaccin est indisponible, pour cause de « rupture de stock ». « Les ruptures de stocks de vaccins Aventis Pasteur sont devenues un phénomène courant ces dernières années », note la revue Prescrire qui dénonce « des stratégies commerciales, voire de la pénurie organisée pour promouvoir des "nouveautés plus chères"» (1). Il est en effet plus intéressant pour la firme lyonnaise de vendre le Tétravac, le Pentavac, voire l'Hexavac que le DTPolio, en introduisant dans la même seringue, un, deux voire trois autres vaccins que les seuls diphtérie-tétanos-polio, bien que les autres ne soient pas obligatoires. Et tant pis pour ceux qui craignent les effets nocifs de l'aluminium: Aventis n'en a cure, puisqu'il ne reconnaît pas leur existence!

Régis PLUCHET

(1) Prescrire, mai 2001 et janvier 2004.

 

Page n° 12

Combien de Victimes du Vaccin anti-hépatite B.

Revahb (1), réseau des victimes du vaccin anti-hépatite B recense près de 3000 personnes qui sont atteintes de scléroses en plaques (SEP), de maladies neurologiques graves ou de différentes pathologies auto-immunes suite à une vaccination.

A ces cas s'ajoutent la grande majorité des victimes de myofasciite à macrophages (MFM), 80 % d'entre elles ayant été vaccinées par un vaccin contre  l'hépatite B,  avec  éventuellement en sus un autre vaccin contenant de l'aluminium (tétanos, polio).

 

Si dans les cas de MFM, on dispose d'une explication sur l'une des causes de la maladie, l'aluminium, on ignore actuellement si celui-ci est la cause des autres pathologies recensées: 20% des personnes atteintes de MFM sont aussi atteintes de SEP ou de maladie auto-immune qui pourrait être la conséquence à long terme des désordres immunologiques introduits par la persistance de l'aluminium dans le muscle.

 

Mais il est très possible que les maladies dont souffrent les personnes recensées par le Revahb aient été causées par d'autres composants du vaccin, seuls ou en association avec l'aluminium.

 

Plus de 400 procédures.

En  septembre  dernier,  une Conférence  de  consensus  sur  la  vaccination  contre  l'hépatite B, dont nous avons dit ici à quel point son organisation avait été partiale   (2)   a   réaffirmé   la   thèse   selon   laquelle   on  ne  pouvait  prouver l'existence d'un risque fort de SEP après vaccination contre l'hépatite B, mais qu'on ne pouvait exclure un risque faible.

Toutefois, une communication de dernière minute a présenté les résultats d'une étude anglaise qui montre un lien statistiquement fort entre le vaccin hépatite B et la SEP. Les résultats ne sont actuellement publiés que sous forme d' « abstract » (résumé).

 

On attend toujours la publication de l' étude complète dans une revue médicale. Y aurait-il des pressions pour retarder cette publication ?

En attendant, les victimes continuent à se défendre comme elles peuvent.

Plus de 200 procédures sont engagées devant les tribunaux administratifs, autant devant les juridictions civiles et une vingtaine de plaintes ont été déposées au pénal.

 

Plusieurs plaignants ont eu gain de cause au niveau administratif, mais les procédures civiles et pénales sont toujours en cours. Après le remplacement de son directeur, Lucien Abenhaïm, par William Dab, la Direction générale de la santé continue, elle, d'indemniser les victimes qui ont été vaccinées dans le cadre d'une vaccination obligatoire... Deux poids, deux mesures...

Régis PLLUCHET

 

ENCADRE PAGE N° 12..

Le syndrome de la guerre du Golfe.

Les vaccinations sont depuis longtemps soupçonnées d'être l'une des causes possibles du syndrome de la Guerre du Golfe (SGG). Ce syndrome qui se caractérise par une fatigue chronique, des douleurs musculaires et articulaires, des troubles de la mémoire  et  de  très  nombreux  autres troubles, touche plus de 50 000 anciens combattants étasuniens et canadiens et près de 5 000  britanniques.

 

À la suite de l'intervention de l'association Avigolfe, qui regroupe une soixantaine d'anciens combattants français dans le Golfe, également touchés, une commission d'enquête parlementaire se réunissait mars 2001. Suite à l'intervention du Pr Gherardi sur la myofasciite à macrophages, le rapport de cette commission montrait que l'aluminium des vaccins était une des pistes les plus sérieuses pour expliquer une partie des cas de SGG.

 

Deux affaires récentes survenues l'an dernier en Grande-Bretagne apportent du crédit aux thèses du Pr Gherardi. Quatre soldats vaccinés avant de partir pour la seconde guerre en Irak ont été rapidement atteints du même syndrome, deux n'ont pas pu partir et un troisième est revenu au bout de dix jours, ce qui permet d'exclure d'autres causes que les vaccins.

 

En janvier 2004, le Times rendait public un rapport du service de santé britannique des armées en Allemagne, rapport qui a permis à l'ancien caporal Izett d'obtenir, en 2003, une pension d'invalidité pour l'ostéoporose et la dépression dont il souffre depuis 1991. Ce caporal appartenait à un régiment basé en Allemagne et qui n'avait pas finalement pas été envoyé en Irak.

 

Se pourvoyant en justice, le caporal Izett obtenait gain cause grâce à ce rapport qui estimait que sa maladie vraisemblablement due aux vaccins qu'il avait reçus en prévision de son départ pour l'Irak.

Un nouveau vaccin contre le charbon, principale maladie contre laquelle ont été vaccinés les soldats du Golfe, est à l'essai aux Etats-Unis, rapportait récemment le Quotidien du médecin (8 mars 2004). Il contient dix fois moins d'aluminium que ceux actuellement utilisés aux Etats-Unis. Un simple hasard sans doute...

 

Alternative Santé

11, Rue Meslay - 7003 Paris

Téléphone : 01 44 54 87 00

Site : http://www.alternative-sante.fr

 

 

 

 

Initiative mondiale sur la sécurité des vaccins

Mai 2004

Initiative mondiale sur la sécurité des vaccins

Questions/réponses : les MFM et les résultats d’une nouvelle étude (Mai/04)

 

Q1. Qu’est-ce que la myofasciite à macrophages (MFM) et comment est-elle associée aux vaccins aluminiques ?

Réponse : Rien ne laisse présumer que la MFM est une maladie spécifique. La MFM est une lésion dans laquelle on trouve des sels d’aluminium, identifiée par l’examen histopathologique, observée au site d’une vaccination effectuée antérieurement avec des vaccins aluminiques (une sorte de « tatouage » laissée par la vaccination). Le Comité consultatif mondial de la sécurité vaccinale (GACVS) de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a, depuis que ces observations ont été faites, réexaminé les données et conclu que rien ne laisse présumer qu’il en résulterait une affection ou une maladie clinique.

 

Q2. La MFM est-elle une maladie généralisée ou un syndrome ?

Réponse : Les biopsies de muscle deltoïde réalisées en France chez des patients porteurs de divers symptômes ont révélé dans un petit nombre de cas la présence d’un minuscule agrégat macrophagique inflammatoire comportant des inclusions cristallines et accompagné d’une nécrose musculaire microscopique. Des sels d’aluminium ont été mis en évidence dans ces lésions localisées. Etant donné que le siège des lésions, dans le deltoïde, correspond au site usuel d’injection des vaccins, il semblerait que ces lésions microscopiques soient liées à la vaccination utilisant des adjuvants aluminiques.

 

Q3. Les patients porteurs d’une lésion de MFM ont-ils des symptômes cliniques spécifiques?

Réponse : On a évoqué une association entre d’une part la vaccination et les lésions MFM localisées et, d’autre part, une affection polysystémique. Cependant, le lien entre la MFM et une telle affection a été évoqué en comparant des patients similaires ayant eu une biopsie du deltoïde à des patients ayant une lésion caractéristique de la MFM et souffrant de douleurs musculaires diffuses. Toutefois, la prévalence de la MFM dans la population générale n’est pas connue, et les patients examinés n’étaient pas appariés à des témoins - une condition indispensable si l’on veut pouvoir éliminer les facteurs de confusion et d’autres explications possibles. On ne sait pas non plus si les patients qui n’ont pas de MFM à la biopsie et qui ont reçu antérieurement un vaccin aluminique sont porteurs de la lésion typique de la MFM à un autre endroit du muscle, celle-ci ayant échappé à la biopsie.

 

Q4. Est-ce que toutes les personnes ayant reçu un vaccin aluminique sont porteuses de lésions typiques de la MFM ?

Réponse : Dans la mesure où les biopsies musculaires ont été réalisées devant des symptômes de myopathie, on ignore actuellement si on retrouverait dans la population vaccinée en bonne santé les images histologiques localisées caractéristiques. On a évoqué la possibilité qu’un certain nombre de sujets prédisposés aient une moindre capacité à éliminer l’aluminium du muscle deltoïde. On ignore si la présence de la lésion traduit un dysfonctionnement des macrophages ou représente l’extrémité de la distribution normale dans la population de l’élimination de l’aluminium et de la réponse tissulaire locale.

Le GACVS a recommandé d’entreprendre des recherches complémentaires pour mieux comprendre la MFM et, pour cela, de l’étudier sous les différents aspects de la clinique, de l’épidémiologie, de l’immunologie et de la biologie fondamentale. On a réalisé des études chez le singe et le rat pour examiner à long terme la persistance de l’aluminium et des lésions histopathologiques au point d’injection, et la fonction macrophagique est étudiée et comparée chez des patients atteints de MFM et des témoins en bonne santé. D’après les premiers résultats, la MFM pourrait représenter un simple marqueur de la vaccination avec persistance durable au point d’injection de l’aluminium et de la réponse inflammatoire locale qui l’accompagne, sans autre symptôme ou conséquence.

Q5. L’Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé vient de faire paraître les résultats d’une nouvelle étude. Que montre cette étude?

Réponse : L’étude, commencée en 2002, compare des témoins (qui ont eu une biopsie musculaire ne révélant pas de MFM) et des patients ayant une MFM, en fonction du site de la biopsie, du sexe, de l’âge et de la date de la biopsie, pour déterminer s’il existe une association entre la présence de la MFM et la présence d’un syndrome clinique spécifique. L’étude confirme que la probabilité d’avoir reçu des vaccins contenant de l’hydroxyde d’aluminium comme adjuvant est plus élevée en cas de MFM. La fatigue et les signes fonctionnels apparentés étaient plus fréquents chez les patients atteints de MFM que dans le groupe témoin, et la fatigue était plus fréquente au début de la maladie qui a conduit à la biopsie musculaire. Myalgies et arthralgies n’étaient pas systématiquement rapportées en cas de MFM, contrairement aux observations antérieures, et aucune autre différence des symptômes et des facteurs de risque spécifique aux patients atteints de MFM n’a été identifiée.

 

Q6. A quelle conclusion le Comité consultatif mondial de la sécurité vaccinale (GACVS) est-il parvenu?

Réponse : D’après les données les plus récentes, rien ne permet de conclure qu’il existe un risque sanitaire résultant de l’administration des vaccins aluminiques. Aucun argument solide, scientifique ou clinique, ne permet non plus de recommander un quelconque changement de la pratique vaccinale. Le GACVS a examiné les données de l’étude cas-témoins réalisée en France et a conclu que ces données ne sont pas en faveur d’une association entre la persistance de macrophages contenant de l’aluminium au site d’injection d’une vaccination antérieure et des symptômes cliniques ou une maladie.

 

Q7. Les arguments scientifiques dont on dispose aujourd’hui changent-ils certaines conclusions concernant la MFM ou certaines recommandations sur l’utilisation des vaccins aluminiques?

Réponse : Il n’existe pas à l’heure actuelle de données indiquant un risque des vaccins aluminiques pour la santé, ni d’arguments justifiant un changement des pratiques vaccinales actuelles. L’avis donné par des experts indépendants au Ministère français de la Santé concernant les derniers résultats de l’étude concorde avec celui du GACVS et, de plus, il n’est pas recommandé pour l’instant d’entreprendre de nouvelles études épidémiologiques.

 

Q8. Pourquoi ce problème semble-t-il ne se poser qu’en France?

Réponse : C’est la façon dont les biopsies sont pratiquées qui peut expliquer que la MFM a surtout été observée en France. Dans ce pays, les biopsies sont réalisées dans le deltoïde alors que, dans la plupart des autres pays, les biopsies de muscle sont pratiquées dans un autre site. L’augmentation apparente du nombre de cas diagnostiqués en France pourrait s’expliquer par la modification de l’administration du vaccin, passée de la voie sous-cutanée à la voie intramusculaire, et par la très large promotion de la vaccination anti-hépatite B chez l’adulte.

Source : http://www.who.int/vaccine_safety/committee/topics/aluminium/questions/fr/index.html

 

 

  LE QUOTIDIEN DU MEDECIN.

N° 7534 du Mercredi 5 mai 2004 Page n° 15.

  Informations Générales. Myofasciite à Macrophages.

Un Vaccin avec de l'aluminium dans 90% de cas.

Une étude cas-témoins rendue publique par l'Afssaps (Agence de sécurité sanitaire des produits de santé) confirme "association entre la présence d'une lésion histologique et les antécédents de vaccination vec un vaccin contenant un adjuvant aluminique. Faute d'une définition préétablie, l'étude ne permet pas de conclure à l'existence d'une maladie en rapport avec la lésion.

 

LES ASSOCIATIONS de patients se font pressantes depuis qu'une cinquantaine de ictimes de la myofasciite à macrophages (MFM) ont saisi la justice pour déterminer si leur maladie a été provoquée par des vaccins. Dans un article intitulé « Vaccin anti-hépatite B : le rapport qu'on nous cache! » du magazine « Alternative santé », Patricia Baslé, présidente de l'association Entraide aux malades atteints de MFM, s'émeut du retard pris par une étude sur le su jet, réalisée par l'Agence de sécurité  Sanitaire: « Je suis à lafois extrêmement choquée et très en colère,  parce qu'il ne faut pas deux ans pour sortir une étude épidémiologique », s'indigne-t-elle.

 

C'est aujourd'hui chose faite. L'afssaps publie les conclusions du travail commencé en avril 2002, en précisant que celles-ci avaient été communiquées aux associations de patients dès le mois de décembre 2003, après une présentation à la commission nationale de pharmaco-vigilance en novembre 2003. L’étude a également été soumise au Conseil scientifique de l'agence qui, en mars 2004, a conclu « à la nécessité de consulter des experts épidémiologistes n'ayant pas participé à l'étude, avant de rendre son avis ». La myofasciite à macrophages est, en effet, une affection de découverteré récente, caractérisée par la présence d'une lésion histologique très particulière.

 

Elle a été décrite (Gherard) « Lancet » 1998) dans une première série de quatorze patients de Bordeaux, Marseille, Nantes, Paris-Salpêtrière et Paris - Créteil, adressés pour l'exploration de myalgies diffuses associées à des arthralgies et à à une asthénie. La biopsie montrait la présence d'un infiltrat centripète inflammatoire de l'épidupéri et de l'endomysium périfasciculaire constitué de macrophages contenant des inclusions cristallines de phosphate d'aluminium.

 

« C'est la découverte de cette accumulation d'aluminium apparemment limitée au niveau du muscle deltoïde ( et du quadriceps dans quelques cas), dans des biopsies réalisées aux sites usuels d'administration des vaccins, qui a conduit à considérer l'hypothèse que la lésion de la MFM puisse être la conséquence de l'injection d'aluminium par l'intermé diaire des vaccins en contenant. »

 

Depuis, 300 observations ont été notifiées dans le cadre de la pharmaco-vigilance. Une enquête préliminaire de l'Institut de veille sanitaire (Invs ) a pu, en 2000, interroger 53 patients dont la biopsie présentait des lésions caractéristIques de MFM. Plus de 70% d'entre eux (38) avaient reçu un vaccin contenant un adjuvant aluminique. dont 32 avec un vaccin contre l’hépatite B.

 

Asthénie et troubles cognitifs.

L'étude de 2002 devait préciser la première en comparant 26 patients à un groupe de 90 témoins. L'ensemble cas-témoins a été sélectionné à partir d'une cohorte de patients suivis par le Groupe d'étude et de recherche sur les maladies musculaires acquises et dysimmunitaires (Germad). Dans les deux groupes, les biopsies ont été pratiquées avant 1999, avant que la possibilité d'une association entre la MFM et la vaccination ait été envisagée.

 

Le premier objectif de l'étude était de rechercher l'existence d'un lien entre la lésion histologique et un syndrome clinique caractéristique. Les deux groupes se sont plaints d'asthénie, de myalgies et d'arthralgies, mais « seule l'asthénie est significativement plus fréquente chez les cas que chez les témoin ». Son retentisse ment était également plus important: ils « rapportent plus souvent des troubles de la mémoie, des difficultés à rester attentifs, à se concentrer; à réaliser des tâches multiples et à prendre des décisions ».

 

Mais en l'absence d'une définition préétablie de la maladie permettant de sélectionner les cas, « l'étude ne peut conclure à une association entre la vaccination et ['existence d'une maladie en relation avec la lésion ».

Le second objectif était de préciser le lien entre la lésion et un vaccin préalable contenant un adjuvant aluminique. Comme en 2000, une forte proportion de sujets (90 %) ont reçu un tel vaccin dans les dix ans précédant la date des premiers symptômes, contre 42 % chez les témoins

 

« Ces résultats, conclut l' Afssaps, sont cohérents avec ceux des études postulant que l'aluminium retrouvé au niveau des lésions provient des vaccinations antérieures. » Une conférence de presse devrait préciser demain tous ces points.

Dr LYDIA ARCHIMÈDE -  MERCREDI 5 MAI 2004- N° 7534. LE QUOTIDIEN DU MEDECIN – 15

 

                           

 

  MYOFASCIITE A MACROPHAGES.

Synthèse des débats de la séance extraordinaire du Conseil scientifique de l'Afssaps du 5 mai 2004 adopté au cours de la séance du 2 juin 2004.

Le 5 mai 2004, le Conseil Scientifique de l'Agence de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (Afssaps) a examiné, avec le concours d’experts épidémiologistes, l’état des connaissances concernant la myofasciite à macrophages, et notamment l'étude cas-témoins mise en œuvre par l'Afssaps en 2002 après accord du Conseil Scientifique.

 

Introduction – Position du problème.

La myofasciite à macrophages (MFM) est une entité histologique découverte en 1993, et dont la première description scientifique a été publiée en 1998 par des chercheurs français(1). Elle a été identifiée à la suite de biopsies musculaires réalisées chez des patients présentant des myalgies (12 patients sur 14), des arthralgies (9/14), une faiblesse musculaire (6/14), une asthénie prononcée (5/14) ou une fièvre (4/14).

 

Elle est caractérisée spécifiquement par la présence d’un infiltrat inflammatoire de l'épimysium, du périmysium et de l'endomysium périfasciculaire, d’agrégats macrophagiques à large cytoplasme basophile contenant des granulations présentant une réaction positive au réactif PAS, au microscope électronique d'inclusions intra-macrophagiques spiculées osmiophiles, sans lésion myocytaire notable, ni lésion de type nécrotique, et sans cellules épithélioïdes ou géantes.

 

À ce jour (avril 2004), l’enquête de pharmacovigilance, initiée le 18 février 2002 afin de récupérer l'ensemble des informations et les valider, à la demande de l'Afssaps et réalisée par le Centre Régional de pharmacovigilance de Nancy(2) a permis de confirmer la présence de cette entité histologique chez 175 patients sur un total de 303 observations colligées. L'expertise de 231 comptes-rendus anatomopathologiques a été réalisée par un expert myopathologiste indépendant (12 sont actuellement encore en cours d'expertise). La présence de myofasciite a été exclue chez 16 patients, et considérée comme certaine (n = 175) ou douteuse (n = 40) pour 215 patients. Parmi ces patients, la proportion de femmes est plus importante que celle d'hommes (64 % versus 36 %).

 

L'âge des patients au moment de la dernière vaccination (aluminique ou non) avant les premiers signes cliniques était connu dans 134 cas : moyenne 39,6 ans (écart-type 12,4 ans, minimum 8 ans, maximum 73 ans). L'âge des patients lors des premiers signes cliniques est similaire. La moyenne d'âge des patients lors de la biopsie est de 45,3 ans (écart-type 12,9 ans, minimum 5 ans, maximum 77 ans).

Des renseignements concernant les dernières vaccinations avant les premiers signes cliniques sont disponibles dans 134 dossiers. Une vaccination avec un vaccin aluminique est retrouvée pour 123 patients, parmi lesquels 107 ont été vaccinés contre l'hépatite B (sans qu'il soit possible de connaître avec certitude le site d'administration en raison du caractère rétrospectif de l'enquête). La durée moyenne entre le dernier vaccin aluminique et les premiers signes cliniques est de 14,9 mois (écart-type 23,6 mois, minimum 1 jour, maximum 193 mois).

 

Le délai moyen entre les premiers signes cliniques et la biopsie est de 4,2 années (écart-type 3 ans, minimum 3 jours, maximum 16 ans). La chronologie de l'administration du dernier vaccin aluminique montre que la plupart des cas ont été vaccinés à partir de 1993, avec un pic autour de 1997. La chronologie des premiers signes cliniques est similaire.

Des cas isolés de signes histologiques MFM dans le deltoïde n’ont été qu’exceptionnellement décrits à l’étranger (3,4) ;

La MFM a fait l’objet de deux études épidémiologiques : une première analyse descriptive d’une série de 53 cas par l’Institut National de Veille Sanitaire (InVS) en 2000(5), et une étude cas­-témoins réalisée à la demande de l’Afssaps (après avis favorable du Conseil Scientifique) par des chercheurs de l’Université Bordeaux II, finalisée en octobre 2003(6).

 

La MMf suscite deux interrogations concernat l’origine de sa survenue, en particulier la question de l’éventuelle responsabilité de l’aluminium (hydroxyde ou phosphate), utilisé comme adjuvant dans un grand nombre de vaccins, pour lesquels la présence d’un adjuvant est nécessaire pour induire une immunisation suffisante contre l'antigène vaccinal, et prévenir efficacement la survenue de la maladie infectieuse contre laquelle le vaccin est administré ;

 

L’existence de manifestations cliniques secondaires à cette MFM, et particulièrement la question de déterminer si les troubles cliniques – pouvant être importants – présentés par les patients chez lesquels la MFM a été identifiée, doivent être rattachés à la présence de celle-ci ; ou si au contraire ces manifestations cliniques doivent être considérées comme indépendantes de la présence de la MFM.

 

Après avoir entendu les experts qui ont résumé leur analyse critique de l'étude épidémiologique pour laquelle ils avaient été sollicités, le Conseil Scientifique a débattu des éléments scientifiques suivants pour répondre aux différentes questions soulevées par l'étude, et proposer ses conclusions à l'Afssaps.

 

Mécanisme de survenue de la Myofasciite à Macrophages.

Le  Conseil  Scientifique  de   l’Afssaps  considère  qu’il  existe  un faisceau convaincant d’arguments en faveur de l’hypothèse selon laquelle la MFM constitue une réaction tissulaire consécutive à l’administration des vaccins contenant un adjuvant aluminique :

La MFM a essentiellement été identifiée, de façon localisée, au niveau du muscle deltoïde, lequel constitue le site d’administration privilégié de nombreux vaccins, notamment chez l'adulte.

De même il est recommandé depuis plus de 20 ans, pour améliorer la tolérance lors de l'administration de réaliser l'injection d'un vaccin contenant un adjuvant aluminium en intramusculaire profond, plutôt qu'en sous-cutané ;

 

Références:

 (1)- Gherardi RK, Coquet M, Cherin P et al. Macrophagic myofasciitis: an emerging entity. Groupe d'Etudes et Recherche sur les Maladies Musculaires Acquises et Dysimmunitaires (GERMMAD) de l'Association Francaise contre les Myopathies (AFM). Lancet 1998 ; 352(9125) : 347-52.

 (2)- Étude des observations de myofasciite à macrophages - Rapport du CRPV de Nancy, avril 2004.

(3)- Di Muzio A, Capasso M, Verrotti A et al. Macrophagic myofasciitis: an infantile Italian case. Neuromuscul Disord 2004 ; 14(2) : 175-7.

(4)- Lacson AG, D'Cruz CA, Gilbert-Barness E et al. Aluminum phagocytosis in quadriceps muscle following vaccination in children: relationship to macrophagic myofasciitis. Pediatr Dev Pathol 2002 ; 5(2) : 151-8.

(5)- Institut National de la Veille Sanitaire. Myofasciite à macrophages - Rapport d'investigation exploratoire. Mars 2001.

http://www.invs.sante.fr

(6)- Etude épidémiologique exploratoire de la myofasciite à macrophages. Rapport d'étude octobre 2003.

http://agmed.sante.gouv.fr

Des études réalisées chez l’animal confirment que les vaccins contenant un adjuvant aluminique sont susceptibles d’induire une telle réaction locale chez le rat (7)et le singe (8), persistant au minimum plusieurs mois chez le singe. La découverte d’aluminium localisé au sein des macrophages retrouvés au niveau de la MFM, sans élévation anormale des concentrations sériques, constitue un fort argument en faveur de l’origine vaccinale de celui-ci.

 

L’étude cas-témoins réalisée à la demande de l’Afssaps montre que les antécédents de vaccination par un vaccin contenant un adjuvant aluminique sont, de façon nette, plus fréquents parmi les patients présentant une MFM, que chez ceux sans MFM : au total, 90,9% (IC 95% : 70,8% - 98,9%) des cas (n = 20) et 41,9% (IC 95% : 29,5% - 55,2%) des témoins (n = 26) ont été vaccinés au moins une fois, au cours des 10 années précédant la date de début des symptômes, par un vaccin contenant un adjuvant aluminique (p = 0,0002). Le Conseil Scientifique observe toutefois que certaines limites méthodologiques de cette étude empêchent de tirer une conclusion définitive.

 

Ces limites sont liées en particulier au fait que le pourcentage de documentation des antécédents de vaccination est nettement plus élevé chez les cas que chez les témoins (3,8 % de justificatifs absents chez les cas versus 36,7 % chez les témoins). Cette différence est notamment susceptible d’avoir introduit un biais dans les résultats.

La réalisation de biopsies musculaires au niveau du muscle deltoïde en France, contrairement à d’autres pays où les biopsies sont réalisées au niveau des muscles des cuisses, constitue une hypothèse crédible pour expliquer que des signes histologiques de type MFM ne soient pratiquement jamais rapportés à l'étranger.

 

Compte tenu de ces éléments concordants, le Conseil Scientifique de l’Afssaps estime que l'état actuel des connaissances permet de considérer que l'association entre l'entité histologique myofasciite à macrophages sur le site musculaire classiquement choisi pour la vaccination et l'administration de vaccins contenant un adjuvant aluminique est hautement probable.

 

 

 

Références :

(7)- Gherardi RK, Coquet M, Chérin P et al. Macrophagic myofasciitis lesions assess long-term persistence of vaccine-derived aluminium hydroxide in muscle. Brain 2001 ; 124(Pt 9) : 1821-31.

(8)- Verdier F. Aluminium assay and evaluation of the local reaction at several time points after intramuscular administration of aluminium containing vaccines in the Cynomolgus monkey. Soumis pour publication. 7 Gherardi RK, Coquet M, Cherin P et al. Macrophagic myofasciitis lesions assess long-term persistence of vaccine-derived aluminium hydroxide in muscle. Brain 2001 ; 124(Pt 9) : 1821-31.

des cas ont été vaccinés à partir de 1993, avec un pic autour de 1997. La chronologie des premiers signes cliniques est similaire.

Des cas isolés de signes histologiques MFM dans le deltoïde n’ont été qu’exceptionnellement décrits à l’étranger (3, 4) ;

La MFM a fait l’objet de deux études épidémiologiques : une première analyse descriptive d’une série de 53 cas par l’Institut National de Veille Sanitaire (InVS) en 2000 (5), et une étude cas­ témoins réalisée à la demande de l’Afssaps (après avis favorable du Conseil Scientifique) par des chercheurs de l’Université Bordeaux II, finalisée en octobre 2003 (6).

 

La MFM suscite deux interrogations principales concernant :

L’origine de sa survenue, en particulier la question de l’éventuelle responsabilité de l’aluminium (hydroxyde ou phosphate), utilisé comme adjuvant dans un grand nombre de vaccins, pour lesquels la présence d’un adjuvant est nécessaire pour induire une immunisation suffisante contre l'antigène vaccinal, et prévenir efficacement la survenue de la maladie infectieuse contre laquelle le vaccin est administré.

 

L’existence de manifestations cliniques secondaires à cette MFM, et particulièrement la question de déterminer si les troubles cliniques – pouvant être importants – présentés par les patients chez lesquels la MFM a été identifiée, doivent être rattachés à la présence de celle-ci ; ou si au contraire ces manifestations cliniques doivent être considérées comme indépendantes de la présence de la MFM.

Après avoir entendu les experts qui ont résumé leur analyse critique de l'étude épidémiologique pour laquelle ils avaient été sollicités, le Conseil Scientifique a débattu des éléments scientifiques suivants pour répondre aux différentes questions soulevées par l'étude, et proposer ses conclusions à l'Afssaps.

 

Mécanisme de survenue de la Myofasciite à Macrophages.

Le Conseil Scientifique de l’Afssaps considère qu’il existe un faisceau convaincant d’arguments en faveur de l’hypothèse selon laquelle la MFM constitue une réaction tissulaire consécutive à l’administration des vaccins contenant un adjuvant aluminique : La MFM a essentiellement été identifiée, de façon localisée, au niveau du muscle deltoïde, lequel constitue le site d’administration privilégié de nombreux vaccins, notamment chez l'adulte.

De même il est recommandé depuis plus de 20 ans, pour améliorer la tolérance lors de l'administration de réaliser l'injection d'un vaccin contenant un adjuvant aluminium en intramusculaire profond, plutôt qu'en sous-cutané.

 

 

Références

 (3). Di  Muzio A, Capasso M, Verrotti A et al. Macrophagic myofasciitis: an infantile Italian case. Neuromuscul Disord 2004 ; 14(2) : 175-7.

(4). Lacson AG, D'Cruz CA, Gilbert-Barness E et al. Aluminum phagocytosis in quadriceps muscle following vaccination in children: relationship to macrophagic myofasciitis. Pediatr Dev Pathol 2002 ; 5(2) : 151-8.

(5). Institut National de la Veille Sanitaire. Myofasciite à macrophages - Rapport d'investigation exploratoire. Mars 2001.

http://www.invs.sante.fr

(6). Etude épidémiologique exploratoire de la myofasciite à macrophages. Rapport d'étude octobre 2003.

http://agmed.sante.gouv.fr

 

Des études réalisées chez l’animal confirment que les vaccins contenant un adjuvant aluminique sont susceptibles d’induire une telle réaction locale chez le rat (7) et le singe (8), persistant au minimum plusieurs mois chez le singe.

La découverte d’aluminium localisé au sein des macrophages retrouvés au niveau de la MFM, sans élévation anormale des concentrations sériques, constitue un fort argument en faveur de l’origine vaccinale de celui-ci.

 

L’étude cas-témoins réalisée à la demande de l’Afssaps montre que les antécédents de vaccination par un vaccin contenant un adjuvant aluminique sont, de façon nette, plus fréquents parmi les patients présentant une MFM, que chez ceux sans MFM : au total, 90,9% (IC 95% : 70,8% - 98,9%) des cas (n = 20) et 41,9% (IC 95% : 29,5% - 55,2%) des témoins (n = 26) ont été vaccinés au moins une fois, au cours des 10 années précédant la date de début des symptômes, par un vaccin contenant un adjuvant aluminique (p = 0,0002). Le Conseil Scientifique observe toutefois que certaines limites méthodologiques de cette étude empêchent de tirer une conclusion définitive.

 

Ces limites sont liées en particulier au fait que le pourcentage de documentation des antécédents de vaccination est nettement plus élevé chez les cas que chez les témoins (3,8 % de justificatifs absents chez les cas versus 36,7 % chez les témoins). Cette différence est notamment susceptible d’avoir introduit un biais dans les résultats.

La réalisation de biopsies musculaires au niveau du muscle deltoïde en France, contrairement à d’autres pays où les biopsies sont réalisées au niveau des muscles des cuisses, constitue une hypothèse crédible pour expliquer que des signes histologiques de type MFM ne soient pratiquement jamais rapportés à l'étranger.

 

Compte tenu de ces éléments concordants, le Conseil Scientifique de l’Afssaps estime que l'état actuel des connaissances permet de considérer que l'association entre l'entité histologique myofasciite à macrophages sur le site musculaire classiquement choisi pour la vaccination et l'administration de vaccins contenant un adjuvant aluminique est hautement probable.

 

Références :

(7)- Gherardi RK, Coquet M, Chérin P et al. Macrophagic myofasciitis lesions assess long-term persistence of vaccine-derived aluminium hydroxide in muscle. Brain 2001 ; 124(PT9) : 1821-31.

(8)- Verdier F. Aluminium assay and evaluation of the local reaction at several time points after intramuscular administration of aluminium containing vaccines in the Cynomolgus monkey. Soumis pour publication.

 

7  Association entre la présence de la MFM et d'éventuelles coséquences cliniques.

L’apparition de réactions locales au site d’injection des vaccins n’est pas à considérer comme un phénomène inattendu dans la mesure où l’objectif de toute vaccination est précisément de provoquer une réaction cellulaire localisée et spécialisée pour stimuler une réponse immunitaire humorale et/ou cellulaire selon la nature du vaccin. La vitesse de disparition de la préparation vaccinale à partir des sites d’injection n’est toutefois pas connue chez l’homme, empêchant d’évaluer le caractère normal ou non de la persistance d’une telle trace histologique.

 

Le Conseil Scientifique observe néanmoins que la persistance de cette réaction histologique à 12 mois chez 50 % des singes ayant reçu un vaccin contenant l’hydroxyde d’aluminium comme adjuvant, et ne présentant pas de troubles particuliers, est en faveur de l’hypothèse que la MFM puisse être une conséquence habituelle de la vaccination sans relation avec l’apparition de signes cliniques.

Le Conseil Scientifique souligne que la description clinique des cas porteurs de la MFM ne permet pas l’identification de signes ou de symptômes spécifiques, et qu’en raison des phénomènes inévitables de sélection (les patients vaccinés présentant des troubles proches de ceux décrits et cherchant à identifier une cause sollicitent une biopsie), la série de cas évaluée par le système de pharmacovigilance ne permet pas de façon objective de rattacher les troubles décrits à l’existence de la MFM.

 

Il convient aussi d’observer que le caractère invasif de la biopsie musculaire ne rend pas faisable, au plan technique et éthique, la réalisation d’une étude qui rechercherait une MFM sur des biopsies musculaires réalisées chez des personnes saines, avec et sans antécédent vaccinaux et pour lesquelles la réalisation d’une telle biopsie ne serait pas justifiée par un bénéfice individuel. En l’absence de telles données, il apparaît plausible que les individus ayant reçu un vaccin contenant un adjuvant aluminique, puisse en conserver cette trace histologique, indépendamment de toute manifestation clinique.

 

Outre ces éléments, la problématique d’évaluer si la MFM doit être considérée comme reliée aux symptômes cliniques présentés par les patients, ou si elle ne constitue qu’une manifestation locale, secondaire aux injections vaccinales et indépendante des symptômes bien réels des patients, nécessite de considérer les éléments suivants, dont la conjonction ne suggère pas, de manière crédible, la possibilité d’une telle association :

Les patients chez lesquels la MFM a été identifiée ne présentent pas de troubles cliniques dont la spécificité pourrait permettre, à elle seule, de reconnaître une maladie ou une origine particulières.

 

L’association entre la MFM et l’existence de myalgies ou d’arthralgies, suggérée par les données antérieures(9), n’est pas confirmée par les résultats de l’étude cas-témoins (p = 0,23). 

 

L’existence d’une association entre la MFM et un syndrome asthénique, suggérée par l’étude cas-témoins ne peut pas être considérée comme démonstrative, compte tenu des éléments suivants :

 

Références :

(9). Gherardi RK, Coquet M, Cherin P et al. Macrophagic myofasciitis lesions assess long-terme persistence of vaccine-derived aluminium hydroxide in muscle. Brain 2001 ; 124(Pt 9) : 1821-31.

L’étude cas-témoins n’a pas pu inclure, ou obtenir, les données de l’ensemble des sujets sélectionnés, en particulier des témoins, conduisant à envisager la possibilité d’un biais de sélection (avec la possibilité que les témoins les plus asthéniques aient préférentiellement refusé de participer en raison même de leur asthénie, en l’absence d’une même motivation que les cas pour participer à l’étude).

La modestie du niveau de signification statistique de la différence observée pour l’asthénie (p = 0,04 pour la comparaison des données obtenues à partir des dossiers médicaux) associée au nombre élevé de comparaisons statistiques réalisées tant dans l’étude cas-témoins que dans l’étude de l’InVS, rendent plausible que le caractère statistiquement significatif de cette différence ne soit qu’une conséquence de l’augmentation du risque de première espèce secondaire à cette multiplication des comparaisons.

 

Le Conseil Scientifique observe ainsi que le nombre de comparaisons réalisées dans le tableau 16 du rapport de l’étude (n = 38) permettrait d’attendre, en l’absence de toute différence réelle, que le niveau de signification soit inférieur à 5 % pour 2 comparaisons en moyenne, et ce par le simple fait du hasard. Or une seule comparaison est finalement significative, de façon modeste, ce qui empêche de l’attribuer à une différence réelle entre les groupes.

L’impératif d’éviter un biais dans la sélection des patients n’a pas permis de sélectionner d’autres cas qu’au sein de l’échantillon déjà interrogé par l’InVS, l’empêchant d’apporter une confirmation indépendante des hypothèses générées par la première étude.

La fatigue n’est pas retrouvée pour une majorité (60 %) des patients porteurs de la MFM dans les dossiers médicaux ou à partir des interrogatoires des médecins.  L’absence de spécificité de la fatigue, dont les causes potentielles sont très nombreuses.

 

En conséquence, l'état actuel des connaissances ne permet pas au conseil scientifique de l'Afssaps de considérer qu'il existe une association entre l'entité histologique myofasciite à macrophages et un syndrome clinique spécifique.

La plus grande fréquence de la fatigue observée dans l'étude épidémiologique chez les sujets présentant l'entité histologique ne permet pas de conclure à la réalité d'une association entre l'entité histologique et ce signe clinique en raison :

 de la faiblesse statistique de l'association retrouvée dans cette étude,

 des contraintes inhérentes aux caractéristiques de l'étude,

 de la non spécificité du symptôme fatigue, pris isolément.

Compte tenu de l'absence de relation démontrée entre l'entité histologique myofasciite à macrophages et un syndrome clinique spécifique, le conseil scientifique de l'Afssaps considère, en l'état actuel des connaissances, qu'aucun syndrome clinique spécifique n'est retrouvé associé à la vaccination avec des vaccins contenant un adjuvant aluminique.

En particulier, la responsabilité des vaccins dans les manifestations cliniques, quelquefois sévères et invalidantes, présentées par les patients avec une MFM, ne peut pas être affirmée.

 

De même, les données ne permettent en aucune manière d’affirmer que l’utilisation d’autres adjuvants que les sels d’aluminium puisse apporter une meilleure balance bénéfice-risque pour les vaccins actuellement disponibles, dans l'hypothèse même où un autre adjuvant, compatible avec l(es)'antigène(s) administré(s) dans le vaccin, pourrait être identifié.

Enfin, le Conseil Scientifique souligne que l’aluminium (sous différentes formes) est, depuis plus de cinquante ans, l’adjuvant vaccinal le plus utilisé, sans événement majeur concernant sa tolérance. Son utilisation bénéficie d’un recul extrêmement important que n’ont pas d’autres adjuvants.

 

Dans ces conditions, toute recommandation visant à substituer l'adjuvant aluminique dans la composition des vaccins, dans l’objectif d’en améliorer la balance bénéfice-risque, ne pourrait être envisagée qu’en disposant de la double démonstration i) d’une meilleure innocuité que celle offerte par les adjuvants aluminiques actuels et ii) la garantie du maintien d’une efficacité protectrice comparable pour chaque vaccin.

Compte tenu du recul d’utilisation des différents adjuvants possibles, et du très grand recul d’utilisation de l’hydroxyde d’aluminium, le Conseil Scientifique relève qu’il pourrait ne pas être possible de disposer d’une telle démonstration dans un avenir prévisible.

L'état actuel des connaissances permet au conseil scientifique de l'Afssaps de considérer qu'il n'y a pas à remettre en cause la balance bénéfice-risque des vaccins contenant un adjuvant aluminique.

 

Le Conseil Scientifique rappelle que les vaccins disponibles confèrent, par la prévention des maladies infectieuses, des avantages considérablement supérieurs aux risques connus.

Par ailleurs, malgré le niveau peu suggestif des données actuelles, le Conseil Scientifique reconnaît aussi que l’exclusion définitive de l'hypothèse d'un rôle des vaccins dans la survenue des symptômes présentés par les patients ne pourrait qu’être la conséquence de résultats scientifiques convergents.

 

C’est pourquoi une conclusion certaine ne pourrait être obtenue qu’avec l’accumulation des connaissances scientifiques sur ce sujet. Pour autant, le Conseil Scientifique observe également qu’il ne paraît pas possible de réaliser en France une nouvelle étude épidémiologique s’appuyant sur l’identification de la MFM, en raison des biais multiples, notamment de sélection, qui ne permettraient pas d’effectuer d’interprétation fiable des résultats d’une telle étude.

Au regard de ces éléments, le conseil scientifique ne recommande pas, à ce jour, la réalisation de nouvelles études épidémiologiques.

 

Cette conclusion ne remet pas en cause l’intérêt de poursuivre des recherches visant à améliorer la caractérisation clinique des symptômes décrits par les patients, ainsi que pour approfondir la recherche des causes et des études visant à progresser de façon plus générale dans la compréhension des mécanismes déterminant la balance bénéfice-risque des vaccins.

Le Conseil Scientifique observe que l’évaluation du Comité Scientifique pour la Sécurité des Vaccins auprès de l’Organisation Mondiale de la Santé a conduit celui-ci à des conclusions similaires.

 

En conclusion, le Conseil Scientifique de l’Afssaps, après en avoir délibéré, donne un avis favorable, à l'unanimité, au Directeur Général de l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé, en ce qui concerne les recommandations suivantes:  

(1). l'état actuel des connaissances permet au conseil scientifique de l'Afssaps de considérer que l'association entre l'entité histologique myofasciite à macrophages sur le site musculaire classiquement choisi pour la vaccination et l'administration de vaccins contenant un adjuvant aluminique est hautement probable.

 

(2). l'état  actuel  des   connaissances  ne  permet  pas  au  conseil  scientifique  de  l'Afssaps  de  considérer q u'il  existe  une association entre l'entité histologique myofasciite à macrophages et un syndrome clinique spécifique.

La plus grande fréquence de la fatigue observée dans l'étude épidémiologique chez les sujets présentant l'entité histologique ne permet pas de conclure à la réalité d'un lien en raison :

de la faiblesse statistique de l'association.

 des contraintes inhérentes aux caractéristiques de l'étude.

 de la non spécificité du symptôme fatigue.

 

(3). en l'état actuel des connaissances, le conseil scientifique de l'Afssaps considère qu'aucun syndrome clinique spécifique n'est retrouvé associé à la vaccination avec des vaccins contenant un adjuvant aluminique.

 

(4). l'état actuel des connaissances permet au conseil scientifique de l'Afssaps de considérer qu'il n'y a pas à remettre en cause la balance bénéfice-risque des vaccins contenant un adjuvant aluminique.

 

(5). au regard de ces éléments, le conseil scientifique ne recommande pas, à ce jour, la réalisation de nouvelles études épidémiologiques.

 

Cet avis concorde avec l'avis rendu par le comité scientifique pour la sécurité des vaccins de l’Organisation Mondiale de la Santé les 3 et 4 décembre 2003.  

 

 

  AFSSAPS - CONSEIL SCIENTIFIQUE

Séance du 05 mai 2004

 Secrétariat des Conseils N°2004-006

  Objet : Myofasciite à macrophages.

Le Conseil Scientifique, après en avoir délibéré, donne un avis favorable, à l’unanimité, au Directeur Général de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé, en ce qui concerne les recommandations suivantes :

 

1. L'état actuel des connaissances permet au Conseil scientifique de l'Afssaps de considérer que l'association entre l'entité histologique myofasciite à macrophages sur le site musculaire classiquement choisi pour la vaccination et l'administration de vaccins contenant un adjuvant aluminique est hautement probable.

 

2. L'état actuel des connaissances ne permet pas au Conseil scientifique de l'Afssaps de considérer qu’il existe une association entre l’entité histologique myofasciite à macrophages et un syndrome clinique spécifique.

 

La plus grande fréquence de la fatigue observée dans l’étude épidémiologique chez les sujets présentant l’entité histologique ne permet pas de conclure à la réalité d’un lien en raison :

de la faiblesse statistique de l’association,

des contraintes inhérentes aux caractéristiques de l’étude,

de la non spécificité du symptôme fatigue.

 

3. En l’état actuel des connaissances, le Conseil scientifique de l'Afssaps considère qu’aucun syndrome clinique spécifique n’est retrouvé associé à la vaccination avec des vaccins contenant un adjuvant aluminique.

 

4. L'état actuel des connaissances permet au Conseil scientifique de l'Afssaps de considérer qu’il n’y a pas à remettre en cause la balance bénéfice-risque des vaccins contenant un adjuvant aluminique .

 

5. Au regard de ces éléments, le Conseil scientifique ne recommande pas, à ce jour, la réalisation de nouvelles études épidémiologiques .

 

Cet avis concorde avec l’avis rendu par le Comité scientifique pour la Sécurité des Vaccins de l’Organisation Mondiale de la Santé les 3 et 4 décembre 2003.

Le Président du Conseil scientifique

Professeur Alain GRIMFELD

 

 

  Aluminium dans les vaccins : article du " Quotidien du Médecin"

du 23/06/2004.

 Aluminium dans les vaccins : article du " Quotidien du Médecin" du 23/06/2004.

Infos Générales : Myofasciite à macrophages

  L'avis de l'Afssaps est contesté

L'association Entraide aux malades de la myofasciite à macrophages organise demain une conférence de presse pour contester l'avis rendu par le conseil scientifique de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) le 5 mai dernier. Les Pr Romain Gherardi et Patrick Cherin s'associent à sa démarche et réclament la poursuite et le financement des recherches.

 

« L'HYPOTHÈSE que la lésion spécifique de la myofasciite à macrophages ne soit qu'un tatouage histologique de la vaccination n'est pas recevable. » C'est en ces termes que l'association Entraide aux malades de la myofasciite à macrophages (MFM) dénonce les conclusions de l'avis du conseil scientifique de l'Afssaps rendu le 5 mai à la suite de la publication d'une étude cas-témoins réalisée au cours de l'année 2002 (« le Quotidien » des 5 et 15 mai). En effet, si l'avis confirme bien le lien entre la lésion histologique et l'administration de vaccins contenant un adjuvant aluminique, elle conclut à l'absence de lien entre le vaccin et un quelconque syndrome clinique. Cependant, les patients dénoncent des incohérences quant aux résultats de l'étude elle-même et l'avis du conseil, et ont demandé à l'avocat Gilbert Collard de défendre leurs intérêts. Certains d'entre eux ont déjà saisi la justice. Leur démarche est soutenue par les Prs Romain Gherardi et Patrick Cherin, auteurs de la première étude publiée sur le sujet dans le « Lancet » (1998).

 

Environ 800 patients.

Le Pr Cherin, qui suit environ 200 patients (service de médecine interne de la Pitié-Salpêtrière), confirme le chiffre avancé par les patients, de 800 personnes atteintes en France : « Nous n'avons pas les chiffres exactes, mais, compte tenu des données disponibles dans les centres de biopsie musculaire, la fourchette de 700 à 800 patients n'est pas déraisonnable », explique-t-il. A Créteil, le Pr Gerhardi (CHU Henri-Mondor) suit 160 patients ayant une lésion caractéristique et estime que « 300 ou 400 patients répondent à des symptômes cliniques tout à fait analogues, mais avec une biopsie musculaire négative ou avec des anomalies inflammatoires non spécifiques ».

 

Les deux praticiens sont convaincus qu'un syndrome clinique est associé à la lésion histologique. Les patients racontent tous la même histoire, évoquant des myalgies postvaccinales, avec un syndrome de fatigue chronique et des arthralgies. Une majorité répond stricto sensu aux critères internationaux de fatigue chronique et non pas aux critères de fibromyalgies. Ces critères ont justement été définis devant la difficulté à trouver un signe spécifique. « C'est le même syndrome de fatigue chronique qui est observé chez les patients atteints d'une mononucléose infectieuse ou d'une hépatite B. Quoique considérés comme guéris, ils gardent un syndrome douloureux et asthéniant pendant des mois, voire quelques années, après l'épisode virale », souligne le Pr Gherardi. Le mécanisme de l'affection reste méconnu, mais « certaines données militent en faveur de son caractère organique.

 

Près de 90 % des patients (contre 3 à 5 % dans la population générale) se plaignent de myoclonies nocturnes avec trouble du sommeil. Ce trouble que nous avons exploré est lié à une carence de dopamine dans le système nerveux central. » Même si des biais de notoriété existent et rendent difficiles les études, « on ne peut donc se contenter de dire que tous ces patients - dont certains étaient chefs d'entreprise, bien dans leur vie, et ont aujourd'hui tout perdu - sont hystériques ou simplement vindicatifs. Ils ont une réelle demande, ont besoin d'être aidés et de comprendre leurs maladies », explique encore le Pr Cherin.

 

Aucun des deux praticiens ne remet en cause les conclusions de l'étude ni la notion d'un bénéfice/risque en faveur d'une poursuite de la vaccination. Ce qui les surprend et suscite leur colère, ce sont les attendus de l'avis rendu par le conseil scientifique. « Nous ne contestons pas l'étude, car nous ne disons rien d'autre que ce qu'elle dit. Les patients qui présentent la lésion ont un syndrome de fatigue chronique. Cette étude qui a été faite pour démontrer le contraire finit par le confirmer. Cependant, les attendus sont entièrement orientés vers l'idée que l'étude est négative », poursuit le Pr Gherardi.

 

Manque de financement.

Surtout, l'avis du 5 mai précise : « Au regard de ces éléments, le conseil scientifique ne recommande pas, à ce jour, la réalisation de nouvelles études épidémiologiques. » Selon les deux spécialistes de la MFM, une telle conclusion interdit toute recherche clinique ou fondamentale, même si un communiqué de l'Afssaps a, dans un second temps, précisé « qu'il est souhaitable que la connaissance clinique progresse pour améliorer la caractérisation clinique des symptômes décrits par les patients et de l'éventuel syndrome qu'ils pourraient constituer ainsi que pour approfondir la recherche des causes. De manière générale, l'Afssaps entend maintenir une veille active sur les risques potentiels liés à l'usage d'aluminium, notamment dans les produits de santé ».

 

Le Pr Gherardi insiste : « Mon mécontentent vient de ce que l'Afssaps, instance de régulation, a, d'une part, instruit à charge contre nous le dossier, alors qu'il me semble qu'elle aurait dû garantir une expertise neutre. D'autre part, elle a fini par convenir de la nécessité de poursuivre les programmes d'investigation sans en définir les modalités. On peut avoir la plus grande suspicion sur le fait qu'elle va réellement le faire. » Aujourd'hui, il affirme qu'il ne lui est plus possible de mener, faute de financement, d'études cliniques ou biologiques dans son laboratoire. Or celles-ci sont fondamentales. « Nous savons aujourd'hui, et personne ne l'avait compris avant, que l'hydroxyde d'aluminium peut persister dans le système immunitaire pendant de très longues années après l'injection.

 

A un moment ou un autre, il faudra se débarrasser d'un adjuvant aussi efficace au plan immunitaire et aussi persistant. » Quant aux conséquences, « on n'en connaît pas encore les limites exactes. L'hydroxyde persiste-t-il dans les ganglions de drainage, ce qui est probable ? Est-il capable d'induire des anomalies de la production des IgE, des lymphocytes B, de démarrer une auto-immunité ? On ne peut dire aujourd'hui si le risque sera limité au syndrome de fatigue chronique ou s'il est plus grave, plus conséquent. » Pour le Pr Gherardi, « le vaccin aluminique représente un risque environnemental dont il est nécessaire de prendre la mesure. Cela va coûter beaucoup d'argent, induire, bien sûr, des procès et des complications juridiques. Mais, au moment où le principe de précaution est inscrit dans la Constitution, il en va de la responsabilité des responsables de la santé publique ».

LYDIA ARCHIMÈDE

Le Quotidien du Médecin du : 23/06/2004

Site :http://psychiatriinfirmiere.free.fr/infirmiere/temoignage/27.htm

 

 

  ALTERNATIVE SANTÉ.

Juillet-Août 2004 revue n° 313 page n° 7.

 Vaccination.

Le vaccin anti-hépatite B jugé coupable.

« Un rapport explosif, la sécurité négligée, les risques minimisés » écrit  François Vignolles dans Le Parisien du 15 juin 2004, en parlant du rapport d’expertise qui vient d'être remis à la juge Mme Bertella-Geffroy, qui instruit les plaintes de six familles de victimes décédées après vaccination hépatite B.

Dans ce rapport, le Dr Girard enfonce le clou. Il reprend et développe les éléments qu'il avait mis en évidence dans un pré-rapport en octobre 2002 qui accusait les autorités sanitaires de désinformation et de dissimulation (1).

 

Son expertise arrive au moment où une décision de la Cour de cassation vient de confirmer que le vaccin anti- hépatite B est bien responsable de la sclérose plaques d'Armelle Jeanper présidente du Revahb (2), l'association des victimes vaccin anti-hépatite B. La cour a rejeté en mai un pourvoi de son employeur qui contestait que sa sclérose en plaques soit  considérée comme un accident du travail. Une décision définitive.

 

Myofasciite : le double langage de l'Afssaps.

« Une nouvelle fois, ont se  moque de nous » : Patricia Baslé, présidente de E3M, l'association des malades myofasciite à macrophages (3) ne décolère pas contre l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). Déjà le mois dernier elle nous disait sa consternation (4). L'Agence vient de publier le compte-rendu des débats (5) à la fin desquels son conseil scientifique avait adopté les conclusions critiquées par E3M et les spécialistes de cette maladie. « Ils manipulent les chiffres », dénonce Patricia Baslé.

 

Certes, ce compte-rendu recommande la poursuite des recherches concernant les symptômes dont souffrent malades et précise qu'il n'est pas possible d'exclure définitivement la responsabilité des vaccins.

Mais c'est pour mieux réfuter deux points importants. En premier lieu, l'importance des symptômes de fatigue chez malades.

 

Le conseil scientifique parlait il y a un mois de faiblesse statistique dans la mise en évidence de ces symptômes. Faux, écrivions~nous le mois dernier :  il est écrit dans l'étude que ces symptômes sont  statistiquement significatifs.

Le nouveau document de l'Affsaps réussit le tour de force de reconnaître ce caractère « significatif», puis de dire le contraire après avoir, dans un jargon incroyable, parlé de «modestie de niveau significatif» (!) et assuré que ce caractère significatif n'apparaîtrait pas si l'étude avait été conduite autrement.

 

« Autant dire qu'elle a été mal faite et, si c'est le cas, il est inadmissible de décider qu'on ne fera plus d'étude épidémiologique, alors qu'il faudrait la recommencer sur de meilleures bases », tempête Patricia Baslé. Le conseil scientifique de l'Afssaps juge par ailleurs que le remplacement éventuel de l’aluminium des vaccins n'est pas envisageable à court terme faute de preuve de l'innocuité et de l'efficacité d'un autre adjuvant.

 

Faux, écrivons-nous le mois dernier (6) : la France a vendu pendant vingt ans des vaccins à base de phosphate de calcium et de nombreuses études montrent que ces derniers étaient tout aussi efficaces, tandis que le phosphate de calcium n'a pas la toxicité de l'aluminium.

Cinq sur treize des membres du conseil scientifique présents lors des délibérations concernant l'étude sur la myofasciite ainsi que trois des personnalités invitées à titre consultatif à cette réunion, ont des liens d'intérêt avec l'un ou l'autre des fabricants de vaccins anti-hépatite B.

 

Est-ce un hasard si leurs conclusions arrangent ces derniers ?

À cause de la décision de l'Affsaps, l'Assistance publique vient de faire savoir à une de ses employées qui avait été reconnue en accident du travail à cause de sa myofasciite, que sa maladie n'était plus reconnue comme conséquence de la vaccination et elle va donc perdre une partie de ses indemnités.

« Pendant ce temps là, la santé des  victimes de myofasciite se dégrade, deux de nos adhérents sont décédés ces dernières semaines », explique Patricia Baslé. Combien de morts faudra-t-il avant de renoncer à l'aluminium ?

Régis PLUCHET

(1) Voir Alternative Santé décembre 2002.

(2) Revahb, 8, rue Joséphine

94170 Le Perreux-sur- Marne.

Tél. : 01 48 71 80 20.

(3) E3M, 25, rue de Verdun

2350 Vitteaux.

Tél. : 80 33 92 98.

(4) Voir Alternative santé Le rapport que nous cache (mai 2004) et Comment on enterre un (juin 2004).

(5) Texte publié sur le site Internet de l'Agence : http://afssaps.sante.fr/.

(6) Voir l'éditorial d'Alternative Santé, juin 2004.

 

Alternative Santé

11, Rue Meslay - 7003 Paris

Téléphone : 01 44 54 87 00

Site : http://www.alternative-sante.fr

 

 

  ALTERNATIVE SANTÉ.

Septembre 2004 Revue N° 314 page n° 6 .

 Vaccin anti-hépatite B.

Quatre victimes déboutées par la justice.

Trois victimes du vaccin anti-hépatite B ont vu leur  plainte contre les laboratoires Glaxo-SmithKline et Aventis-Pasteur, rejetée par Tribunal de grande instance de Paris, le mardi 5 juillet. Les trois victimes, dont Mme Francine Delgado, la première à avoir informé notre journal des accidents post-vaccinaux   (1)   une  des   premières  à   avoir   agi   en   justice,  accusaient  le vaccin anti-hépatite B d'être responsable de leur  sclérose en plaques et demandaient réparation.

 

Quelques jours plus tôt, une quatrième victime essuyait un même revers au tribunal d'Arras : Sabine Petit, tétraplégique depuis l'âge de 11 ans, en 1995, suite à une myélite après une vaccination au collège dont le père est  l'ancien président du Revahb (2).

 

Les quatre victimes devraient faire appel dans les semaines qui viennent.

 

Ce n'est sans doute pas un hasard, si quelques jours plus tard, le 9 juillet, lors du deuxième congrès de gastro-entérologje, hépatologie nutrition pédiatrique qui se déroulait à Paris, le Pr Jacquemin, de la Salpétrière, lançait un appel pour que la France comble ce retard dans vaccination des nourrissons contre l'hépatite B.

 

Au moins 800 personnes atteintes de myofasciite.

"Mais nous avons recensé plus 400 personnes atteintes de myofasciite à macrophages, mais nous estimons qu'il y a actuellement en France au moins 800 patients victimes de cette maladie, sans compter ceux que l'on commence à découvrir dans d'autres pays", expliquait Patricia Baslé, présidente de l'association E3M (3), lors d'une conférence de presse organisée le 24 juin dernier. Des chiffres corroborés par le Pr Patrick Chérin, qui suit environ deux cents d'entre eux à l'hôpital de la Salpêtrière à Paris.

 

Pour lui, comme pour ses collègues, les Prs Romain Gherardi (de Créteil) et Michelle Coquet (de Bordeaux), les résultats de " l'Enquête sur la myofasciite à macrophages" de l'Afssaps sont incontournables et contraires aux conclusions négatives décidées, après coup, par l'Agence, comme Alternative Santé l'a montré, depuis le mois de mai dernier (4). Ils établissent clairement un lien entre l'aluminium des vaccins et un syndrome de fatigue chronique, associé à des problèmes musculaires et articulaires, des troubles cognitifs, du sommeil et de la mémoire et des anomalies des analyses biologiques.

 

«On peut minimiser ou tronquer les résultats, mais ils sont là», affirme le Pr Gherardi. «On cherche à nous discréditer», poursuit le Pr Chérin qui dénonce les pressions dont il victime. «Plusieurs malades atteints de myofasciite à macrophages ont été insultés. Deux d'entre eux ont été agressés physiquement et vont porter plainte auprès de l'ordre des médecins», explique Patricia Baslé. Pourtant, loin de céder aux pressions, médecins et victimes vont poursuivre leurs actions. « Le Germmad (groupe d'études et de recherche sur les maladies musculaires acquises et dysimmunitaires) que je préside va reprendre les études que l'Arssaps refuse désormais de faire. Mais faute de financement public, ce sera beaucoup plus long et difficile.

 

De son côté l'association E3M continuera à soutenir les 60 victimes qui ont porté plainte l'an dernier. D'autres plaintes pourraient être déposées, notamment contre l'Afssaps, se révélait qu'elle n'avait pas respecté les règles déontologiques qui s'imposent à elle concernant les liens d'intérêts de ses experts.

Régis PLUCHET

(1) Alternative Sante, avril 1995, mai 1995 et novembre 1996.

(2) Revahb,  9, rue Josphine

94170 Le Perreux-sur- Marne

Tél. : 01 48 71 80 20

(3) E3M 25, rue de Verdun

21350 Vitteaux

Tél. : 03 80 33 92 98

(4)  Voir  Alternative  Santé :  « Le  rapport  que  l'on  nous  cache »  (mai 2004), « Comment on enterre un rapport » (juin 2004) et Myofasciite le double langage l'Afssaps (juillet-août 2004).

 

Alternative Santé

11, Rue Meslay - 7003 Paris

Téléphone : 01 44 54 87 00

Site : http://www.alternative-sante.fr 

 

 

  MINISTERE DE LA SANTE ET DE LA PROTECTION SOCIALE.

DIRECTION GENERALE DE LA SANTE.

Septembre 2004

 AVIS DU COMITE TECHNIQUE DES VACCINATIONS ET DU CONSEIL SUPÉRIEUR D'HYGIÈNE PUBLIQUE DE FRANCE  SECTION  MALADIES  TRANSMISSIBLES  concernant la vaccination contre l’hépatite virale B.

(séance du CTV du 14 septembre 2004) et (séance du CSHPF du 26 septembre 2004).

 

A la demande du Ministre de la santé et de la protection sociale, le Comité Technique des Vaccinations (CTV) réuni en session extraordinaire le 14 septembre 2004 a procédé à une analyse de l'article de M. Hernan1 et al. "Recombinant hepatitis B vaccine and the risk of multiple sclerosis" publié dans la revue Neurology du 14 septembre 2004. La section des maladies transmissibles du Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France (CSHPF) en sa séance du 26 septembre 2004 a pris connaissance des conclusions du CTV. Le présent avis est la synthèse de l'analyse réalisée par les experts de ces deux instances.

 

Il semble indispensable de rappeler quelques points clés concernant la vaccination contre le virus de l'hépatite B (VHB). Au début des années 90, les experts internationaux réunis par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ont considéré qu'il n'était pas possible d'espérer une élimination de l'infection à VHB en ne vaccinant que les sujets exposés à ce risque (professionnels de santé, hémodialysés chroniques, usagers de drogues par voie intra­veineuse, sujets ayant des partenaires sexuels multiples,…). Il a donc été recommandé, y compris dans les pays à faible niveau d'endémicité, de recourir à la vaccination de tous les enfants bien que cette population soit, à l'évidence dans ces pays, très peu exposée au risque d'infection à VHB en dehors de la transmission mère-enfant.

 

La justification de ce choix reposait sur l'efficacité maximale du vaccin à cette période de la vie, sur la protection apportée, de longue durée, et enfin sur la facilité d'intégration de cette vaccination dans le calendrier vaccinal.

La stratégie ainsi mise en œuvre devait permettre à l'ensemble des enfants d'être protégés lorsqu'ils arriveraient à l'âge des premières expositions au risque, soit environ 13 ans. La campagne de vaccination en milieu scolaire des pré-adolescents entrant au collège dont l'âge se situait entre 11 et 13 ans s'est ensuite associée à une recommandation forte de vaccination systématique des nourrissons. Cette politique relative aux nourrissons était d'autant plus (1 Hernan M.A., Jick S.S., Olek M.J., Jick H. Recombinant hepatitis B vaccine and the risk of multiple sclerosis. Neurology 2004; 63:838-42) justifiée que les données immunologiques ont permis de diminuer le nombre de doses et de supprimer les rappels tardifs en montrant que ce schéma simplifié pouvait probablement protéger toute la vie .

 

L'objectif du rattrapage chez les pré-adolescents était de protéger les enfants avant qu'ils ne soient exposés au risque d'hépatite B. Il s'agissait d'une mesure transitoire, destinée à s'éteindre dès que les premiers enfants ayant bénéficié de la vaccination lorsqu'ils étaient nourrissons, arriveraient au collège.

Quant à la vaccination des sujets à risque, elle permet de protéger ces personnes particulièrement exposées et de diminuer la circulation du virus.

Avant la campagne de vaccination de 1994 les données concernant l'infection par le VHB en France étaient les suivantes :

le nombre estimé de porteurs chroniques de l'AgHBs en France était d'au moins 100.000 personnes 2 3 4,

l'incidence annuelle moyenne des nouvelles contaminations par le VHB durant la période 1991-1994 était estimée à plus de 20.0005,

le nombre annuel de décès liés au VHB était estimé à 1.000 décès environ6, essentiellement dus aux conséquences de l'infection chronique,

les données pour la France du registre européen de transplantation hépatique comportaient pour les années 1990 à 1994 respectivement 20, 22, 15, 12 et 14 hépatites B fulminantes7.

 

En ce qui concerne l'étude d'Hernan et al., ses résultats avaient déjà été présentés à la réunion de consensus ANAES-INSERM8 des 10-11 septembre 2003 et au Comité Technique des Vaccinations du 25 septembre 2003.

Cette étude cas-témoin suggère, dans une population d’adultes du Royaume-Uni, une association statistique entre la survenue d'une première poussée de sclérose en plaques (SEP) et la vaccination contre l'hépatite B dans les 3 années précédentes.

Il est nécessaire de rappeler que les études cas-témoins comportent, du fait même de leur méthodologie, un certain nombre d'imperfections. Ces limites ont aussi été soulignées par l'éditorial publié dans le même numéro de la revue Neurology9.

Cette étude vient après neuf études sur le même thème qui n'avaient pas démontré d'association (voir annexe). Plusieurs de ces études ont été financées par les pouvoirs publics français (Afssaps) ou américains (CDC10) .

 

L'étude d'Hernan et al. diffère de ces études par une plus longue durée d'observation après vaccination et une date index qui n'est pas celle du diagnostic de SEP mais celle des premiers symptômes de SEP. (2 Estimation InVS.3 Goudeau A, Dubois F. incidence and prevalence of hepatitis B in France. Vaccine 1995 ; 13 : 22-5.4 Denis F, Tabaste JL, Ranger-Rogez S, le groupe d'étude multicentrique. Prévalence de l'AgHBs chez près de 21 500 femmes enceintes. Enquête de 12 CHU français. Pathol Biol 1994 ; 42 (5) : 533-85 Estimation InVS à partir des données du réseau sentinelle INSERM : Flahaut A, Maison P, Farran N, Massari V. Six years surveillance of hepatitis A and B in general practice in France. Euro Surveill 1997 ; 2 : 56-7.6 Estimation InVS.7 Les données de l'Etablissement Français des Greffes ne permettent pas avant 1997 de distinguer les hépatites B fulminantes des autres causes d'hépatite aiguë entraînant l'inscription sur la liste nationale d'attente d'un greffon en urgence. 8 ANAES-INSERM : Réunion de consensus - vaccination contre le virus de l'hépatite B. Mercredi 10 septembre et jeudi 11 septembre 2003 - Faculté de Médecine Xavier Bichat - Paris. Texte des recommandations. 17 p.9 Naismith R.T., Cross A.H. Editorial: Does the hepatitis B vaccine cause multiple sclerosis ?. Neurology 2004; 63:772-77310 Centers for Disease Control américains).

 

Les CDC ont appliqué la même méthodologie aux données de trois HMO des Etats-Unis (Vaccine Safety Datalink, Health Maintenance Organizations) 11. Leur étude n’a identifié aucune liaison entre la vaccination contre l'hépatite B et la survenue d’une SEP, et ce, à aucun moment dans les cinq années suivant la vaccination.

Quoi qu'il en soit, malgré ses limites et ses biais possibles, l’étude de d'Hernan et al. est une étude de qualité dont il faut tenir compte. Cependant, les résultats de cette étude ne remettent en rien en cause la politique vaccinale française vis à vis des nourrissons et des pré­adolescents, puisque aucune étude n'a permis de mettre en évidence un risque pour ces tranches d'âge, y compris dans les pays d'Europe (Italie12, Espagne, Allemagne) ou d'Amérique du Nord (Canada, Etats-Unis) dans lesquels cette vaccination est largement pratiquée13 .

En ce qui concerne les personnes à risque, la balance entre le bénéfice de la vaccination contre le VHB et le risque hypothétique de favoriser une poussée de sclérose en plaques, continue de pencher fortement en première analyse 14 en faveur de la vaccination.

De plus, le Comité consultatif mondial de l'OMS sur la sécurité des vaccins 15 ne considère pas que les résultats de l'étude de Hernan et al fournissent des éléments convaincants en faveur de l'hypothèse d'un risque accru de SEP lié à la vaccination contre l'hépatite B. Il relève, au contraire, que les données accumulées dans une dizaine d'études à travers le monde pendant les 20 dernières années ont mis en évidence la sécurité de la vaccination contre l'hépatite B, en particulier chez les nourrissons et les adolescents, cibles essentielles des programmes de vaccination. Ce Comité a donc conseillé à l'OMS de ne pas interrompre ni modifier ses programmes de vaccination contre l'hépatite B, dont les bénéfices de santé publique ne sont plus à démontrer.

 

L’incidence de l’hépatite B a été estimée à travers la déclaration obligatoire des infections aiguës par le VHB qui a été mise en place en 2003. Pour la période mars-décembre 2003, 133 cas d’hépatites B aiguës ont été confirmés par ce dispositif. L’exhaustivité de cette surveillance n’est pas connue. Les facteurs de risque identifiés chez ces patients étaient conformes aux données françaises pré-vaccinales. La classe d’âge la plus touchée était constituée des sujets de 30-39 ans, alors que durant la période 1991-1996, la classe d’âge prédominante était constituée des 20-29 ans. Cette évolution de l’âge des cas pourrait témoigner de l’impact de la couverture vaccinale élevée obtenue au milieu des années 90 chez les adolescents et les jeunes adultes, près de 30 millions de personnes ayant été vaccinées depuis contre l’hépatite B en France. (11 De Stefano F, Weintraub E, Chen R.T. Determining risk of multiple sclerosis after hepatitis B vaccine : time since vaccination and source of data. 20th International Conference on Pharmacoepidemiology, Bordeaux, August 2004.12 Mele A, Stroffolini T, Zanetto AR. Hepatitits B in Italy : where we are ten years after the introduction of mass vaccination. J Med Virology 2002;67:440-44313 Le rapport Dartigues (mission d'expertise sur la politique de vaccination contre l'hépatite B en France - février 2002) mentionnait les couvertures vaccinales suivantes:-  Italie: nourrissons 90%, adolescents 80%, Espagne: adolescents 95%, Allemagne: nourrissons > 90% Canada: adolescents 90%, Etats Unis: nourrissons 84 % 14 Une actualisation de l'étude des bénéfices / risques de la vaccination VHB doit être menée par l'institut de Veille sanitaire (Levy-Bruhl D, Desenclos JC, Rebiere I, Drucker J. Central demyelinating disorders and hepatitis B vaccination: a risk-benefit approach for pre-adolescent vaccination in France. Vaccine 2002 ; 20 : 2065-2071.)15 Final Statement: Comité consultatif mondial de l'Organisation Mondiale de la Santé sur la sécurité des vaccins: réponse à l'article de Hernan et al. Intitulé "Vaccin hépatite B recombinant et risque de sclérose en plaques" et publié le 14 septembre 2004 dans la revue Neurology.)

 

Mais cette procédure de déclaration obligatoire ne permet pas de mesurer le portage chronique en particulier chez les personnes provenant de pays de forte endémie. Au vu de la couverture vaccinale des nourrissons 16 inférieure à 30% aujourd'hui en France, les nouvelles générations continueront à être exposées au risque d'acquisition d'une hépatite virale B aiguë et de ses complications.

 

Le Conseil Supérieur d'hygiène Publique de France et le Comite Technique des Vaccinations considèrent qu'il n'y a donc pas lieu de modifier les recommandations concernant la vaccination contre l'hépatite B en France.

 

Cet avis ne peut être difusé que dans son intégralité, sans suppression, ni ajout

( 16 La couverture vaccinale contre le VHB est à l'âge de 2 ans de 28 % (source 2001: certificats du 24ème mois - BEH du 9/09/2003).

 

présenté lors de la Commission nationale de Pharmacovigilance du 21 septembre 2004.

 

AUTEURS

TYPE D’ETUDE

Définition

RESULTATS

 

Cas étudiés

 

Touze et al. (1997)

Etude cas-témoins « pilote » *

121 cas/ 121 témoins

< 2 mois : OR = 1,7 [0,8 ; 3,7]

(Rev Neurol 2000 ;156(3) :242-46)

 

 

 

1ères poussées d’atteintes démyélinisante centrales

 

Fourrier et al. (1998)

Comparaison cas observés/cas attendus *

Excès faible non statistiquement

significatif du nbre de cas observés

(Br J Clin Pharm 2001 ;51 :489-90)

1 ères poussées d’atteintes démyélinisantes centrales

(n=111) /aux cas attendus (n=102.7)

Costagliola (1998)

Approche capture-recapture *

Facteur de sous-notification compris

entre 2 et 2,5 compatible avec un excès

(Non publiée)

Atteintes démyélinisantes centrales (ADC)

statistiquement significatif de cas

 

Cohorte de 134 698 sujets

1 an : RR = 1,0 [0,3 ; 3,0]

Zipp et al. (1998)

Med 1999

 

2 ans : RR = 1,0 [0,4 ; 2,4]

(Nature                     ;5(9) :964-65)

Atteintes démyélinisantes centrales

3 ans : RR = 0,9 [0,4 ; 2,1]

Touze et al. (1998)

402 cas/ 722 témoins *

0-2 mois : OR = 1,8 [0,7 ; 4,6]

(Neuroepidem 2002 ;21 :180-86)

1ères poussées d’atteintes démyélinisantes centrales

2-12 mois : OR = 0,9 [0,4 ; 2,0]

Abenhaïm et al. (1998)

520 cas/ 2 505 témoins *

> 2 mois : OR = 1,4 [0,8 ; 2,4]

(Non publiée)

 

~ 12 mois : OR = 1,6 [0,6 ; 3,9]

 

ADC et Scléroses en plaques

 

Ascherio et al. (2000)

192 cas/ 645 témoins

OR = 0,9 [0,5 ; 1,6]

(N Engl J Med 2001 ;344(5) :327-

 

< 2 ans : OR = 0,7 [0,3 ; 1,8]

32)

Scléroses en plaques

 

Confavreux et al. (2000)

(N Engl J Med 2001 ;344(5) :319-

643 patients

Etude cas cross-over

RR = 0,71 [0,4 ; 1,26]

26)

 

 

 

Risque de poussée de sclérose en plaques

 

Sadovnick et al. (2000)

Cohorte d’enfants

9 cas/ 288 657 enfants versus

5 cas/ 289 651 enfants après la

(The Lancet 2000 ;355 :549-50)

Scléroses en plaques

campagne

 

 

OR = 0,9 [0,6 ; 1,5]

De Stefano et al. (2003)

440 cas/ 950 témoins

<1 an : 0,8 [0,4 ; 1,8]

(Arch Neurol 2003 ;60 :504-9)

Scléroses

1-5 ans : 1,6 [0,8 ; 3,0]

 

en plaques

>5 ans : 0,6 [0,2 ; 1,4]

Hernan et al. (2004)

163 cas/ 1 604 témoins

OR = 3,1 [1,5 ; 6,3]

(Neurology 2004 ;63 :838-42)

Scléroses en plaques

 

 

Légendes : OR = Odds-Ratio, RR = Risque relatif, [ ] = Intervalle de confiance * Etudes réalisées à la demande de l’Afssaps ou financées par elle.

8, avenue de Ségur

75700 PARIS 07 SP

Tél : 01 40 56 60 00

Télécopie : 01 40 56 78 00

Site : http://www.sante.gouv.fr

 

 

  ALTERNATIVE SANTÉ.

Revue n° 315 octobre 2004  Page n°5.

  LE LIEN PROUVE.

Même dans notre entourage, il y en a encore qui croient que la salive et le baiser transmettent l'hépatite B. Cette affirmation mensongère, propagée il y a dix ans par les fabricants de vaccins, a incité des millions de mères de famille françaises à faire vacciner leurs enfants ou à accepter qu'ils le soient dans les collèges. Qui les a informées, depuis, qu'aucune preuve de cette transmission n'avait été établie, que cet argument n'était que stratégie marketing destinée à faire peur ? Qui ? Quel journaliste de télévision, de la grande presse, de la radio, a révélé cette manipulation ? Démenti ? Et réellement informé ?

 

On connaît les liens de certains «confrères » avec l'industrie pharmaceutique !

Quel médecin ignore qu'il a dans sa clientèle des personnes bien portantes qu'il a vaccinées et qui sont devenues handicapées ou malades ? Quel chef de service,  à  l'hôpital,  ignore  qu'il  a  dans  son  personnel des agents soumis à l'obligation vaccinale et qui en ont été victimes ? Nous avons des témoignages quotidiens, et eux n'en sauraient rien ?Tous se taisent et oublient leur serment d'Hippocrate.

 

L'industrie pharmaceutique saura les en remercier en son temps en les invitant à d'agréables congrès tous frais payés... Beaucoup ont peur pour leur carrière, leur réputation, le regard des collègues.

Le 14 septembre, la revue américaine Neurology publiait un article de Miguel Hernan et de son équipe de l'École de santé publique de Harvard - on ne fait pas plus compétent! il démontre l'existence d'un lien statistique certain entre la vaccination contre l'hépatite B et la survenue de la sclérose en plaques (SEP). Ce risque est multiplié par 1,5 et va jusqu'à 6,3, soit en ce cas, six fois plus de possibilité de déclarer une SEP.

 

Aussitôt  l'OMS,  qui a joué un rôle déterminant et moteur dans le déclenchement de la vaccination, a contesté l'article, prétextant de nombreux biais méthodologiques. L'étonnant c'est que lorsque d'autres études, financées, elles, par les laboratoires, concluent à l'innocuité du vaccin, elle minimise leurs biais et ne dément rien !!

 

L' ancien directeur général de la Santé, Lucien Abenhaïm, expert et professeur d'immunologie, a confirmé le sérieux du travail de l'équipe américaine, renvoyant par là même l'OMS à ce qu'elle est  : un paravent du lobby pharmaceutique.

 

Philippe Douste-Blazy, déjà ministre de la Santé il y a dix ans, avait alors appuyé la campagne de vaccination de toute son autorité. À la vue de l' article de Neurology , il a demandé à l' Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (l'Afssaps) d'étudier... l'étude! Or, cette même agence, il y a quelques mois, a tenu caché le rapport qu'elle avait elle-même commandé et qui révélait l'existence d'un lien entre l' aluminium des vaccins (dont celui de l'hépatite B !) et une nouvelle maladie, la myofasciite ! Quand en mai dernier, votre mensuel, Alternative Santé, a révélé le contenu de ce rapport (voir nos numéros 311, 312, 313), l'Afssaps a convoqué  en  catastrophe une conférence de presse pour  déclarer   contre l' évidence des chiffres et l'avis des experts indépendants  qu'il n'y avait pas de problème !

Son argument ? l' étude comportait... trop de « biais » ! Chacun sait, dans le milieu scientifique, que l'on peut toujours trouver des biais, c'est une manière de noyer le poisson. On comprend que les associations de victimes aient des doutes quant à la sincérité des autorités sanitaires (lire p. 9-11).

il semblerait toutefois que le ministre de la Santé prenne avec sérieux ces nouvelles données, se déclarant même prêt à recevoir les représentants des victimes... Un changement qui, s'il se vérifie, doit être mis à l'actif du ministre.

 

On connaît les liens de certains "confrères" avec l'industrie pharmaceutique !

Il demeure que ceux qui ont perdu leur santé et leur emploi attendent une indemnisation, sans cesse contestée par les labos. Et que les  médecins continuent de vacciner à tour de bras.

En dépit de toutes les contestations et dénégations qui vont s'élever en France, championne de la vaccination contre l'hépatite B, une chose est  sûre : les neurologues du monde entier, eux, prennent très au sérieux l'étude de Neurology.

PIERRE DHOMBRE

 

Page n° 9

Confirmation ALERTER.

Une étude étasunienne démontre clairement que le risque de sclérose en plaques est trois fois supérieur chez les personnes vaccinées contre l'hépatite B. Cette fois, les responsables de la santé ne pourront manipuler les résultats, comme ils l'ont fait à plusieurs reprises.

 

Vaccin Anti- hépatite B et sclérose en plaques : le lien prouvé.

« Le risque de sclérose en plaques (SEP) chez des sujets vaccinés contre l'hépatite B dans les trois années qui suivent cette vaccination est 3,1 fois plus fort que chez des sujets non vaccinés. »

 

C'est le Dr Miguel Hernan, médecin épidémiologiste à Harvard, qui l'affirme dans une étude publiée dans la revue étasunienne Neurology, le 14 septembre.

 

L'information, largement répercutée par les médias, relance la controverse sur ce vaccin avec des arguments particulièrement solides. « Cette publication vient conforter le bien-fondé de nos revendications et du combat que nous menons depuis plusieurs années », se réjouit Armelle Jeanpert, présidente du Revahb, la principale association de victimes du vaccin (1) et elle-même atteinte de SEP.

« Ce sujet polémique est une réalité quotidienne pour la majorité des adhérents de notre association qui regroupe actuellement plus de 2600 personnes  qui  ont  déclaré  un  effet  secondaire grave apparu dans les suites d'une vaccination contre l'hépatite B », précise le communiqué de cette association.

 

Le ministre de la Santé a aussitôt demandé au Comité technique des vaccinations et à l' Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) d'analyser les données de l'étude.

L'agence annonce qu'elle mènera cette analyse en collaboration avec l'Institut de veille sanitaire et avec le groupe européen de  pharmacovigilance  et qu'elle procédera rapidement à une « réévaluation globale des données sur la sécurité d'emploi des vaccins contre l'hépatite B ».

 

Un an de perdu.

« Les résultats de cette étude sont une bonne nouvelle pour les malades. Mais un résumé en avait été donné lors de la Conférence de consensus sur le vaccin hépatite B en septembre 2003 (2) et l'auteur avait répondu aux questions du jury de la Conférence en direct par téléphone. Le jury n'a pas tenu compte alors de son étude.

 

Nous avons perdu un an, une année de souffrances physiques, morales et financières pour les malades », souligne de son côté Patricia Baslé, présidente de l'association E3M (3) qui regroupe les victimes de myofasciite à macrophages, cette maladie nouvelle, dont l'apparition est liée à la présence d'aluminium dans les vaccins et notamment dans les vaccins hépatite B.

 

Mais alors que l'on pouvait croire que cette fois les victimes seraient entendues, la polémique a aussitôt ressurgi : le Groupe sur la sécurité des vaccins (GACVS) de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié le même jour que la revue Neurology un communiqué qui ne ménage pas ses critiques. De manière perfide, le GACVS met sur le... (Suite dans la page n° 10)

 

 

 

ENCADRE PAGE N° 9.

Petits arrangements avec la déontologie.

Non content de manipuler les chiffres, comme nous l'avons montré en juin et juillet-août dernier (1), les experts du Conseil scientifique de l'Afssaps n'ont pas tous respectés les règles déontologiques qui leur sont imposées par la loi. Au moins cinq sur treize des membres du Conseil présents lors des délibérations, ainsi que trois des personnalités invitées à titre consultatif avaient des liens d'intérêt avec l'un ou l'autre des fabricants du vaccin hépatite B. Dans une lettre à la présidente de l'association E3M, le directeur de l'Afssaps signale qu'aucun expert n'a fait de demande de dérogation, ce qui est tout à fait étonnant. Le cas le plus criant est celui du Pr Denis, du CHU de Limoges, qui participe régulièrement à des colloques et conférences sur les vaccins organisés par les fabricants (SKB et Pasteur-Mérieux) et a ainsi contribué au milieu des années 90 au lancement des campagnes de vaccination contre l'hépatite B.

(1) Voir nos enquêtes : "Le rapport qu'on nous cache", Alternative Santé mai 2004, « Comment on enterre un rapport », Alternative Santé juin 2004, « Le double langage de lAfssaps », Alternative santé, juillet-août 2004.

 

Page n° 10 et 11

Même pied l'étude de Hernan et sept autres études qui toutes concluent à l'inexistence d'un lien entre SEP et vaccination et conclut : « Les arguments du Dr Hernan ne suffisent pas à démontrer l'existence d'un lien entre la vaccination hépatite B, et la SEP et ne peuvent justifier l' arrêt ou la modification des programmes d'immunisation par ce vaccin. »

 

Or, comme plusieurs chercheurs l'ont montré par le passé, la méthodologie de ces études, dont certaines étaient financées par les fabricants de vaccins, était très discutable (voir notamment l' entretien avec le Pr Bégaud, vice-président de la Commission nationale de pharmacovigilance, dans Alternative Santé, avril 2001).

 

En regard, l'étude de Hernan est un modèle du genre, comme le souligne le Pr Abenhaïm, ancien directeur général de la Santé, dans Le Monde (du 16 septembre 2004). Enfin sa publication dans Neurology, la plus importante revue internationale de cette discipline, confirme sa valeur. Elle est d'ailleurs très prise au sérieux par les neurologues, comme nous l'explique le Pr Chérin (entretien p.11)

 

Certes, le Dr Miguel Hernan lui-même souligne que son étude ne remet pas en cause le bénéfice global des politiques de vaccination contre l'hépatite B. En effet, elle ne montre qu' un risque faible. Mais ce risque est très clairement établi. A l'échelle d'une population sur vaccinée comme en France : « Des centaines de victimes pourraient être concernées », comme se le demande le Pr Ch érin. Enfin, le Dr Hernan estime que la cause de la SEP ne « suite dans la  page n° 11 » semble pas se trouver du côté de la souche vaccinale, et pourrait provenir des adjuvants (aluminium, mercure ou levures). Une hypothèse que la plupart des commentateurs ont oublié de relever, bien qu'elle soit soulignée et prise très au sérieux par l'éditorial de la revue Neurology. Cette hypothèse confirme le bien-fondé les travaux des chercheurs, comme le Pr Chérin, qui ont montré la responsabilité de l'aluminium dans les cas de myofasciite à macrophages (MFM).

 

Les doutes.

Le ministre de la Santé et l'Afssaps prennent-ils vraiment les mesures qui s'imposent ? Le Revahb et E3M, trop habitués au double langage de ces dernières années, ont des doutes sur leur sincérité. Déjà, s'engouffrant derrière le communiqué de l'OMS, de nombreuses interventions dans la presse visent à minimiser la portée de l'étude du Dr Heman.

 

Un consensus officiel semble se dessiner sur trois points : (1) trop d ' adultes ont été vaccinés dans les années 1994-2000, (2) le bénéfice-risque reste en faveur de la vaccination, (3) rien ne remet en cause la vaccination des nourrissons et des enfants. Cet habile tour de passe-passe permettrait de ne pas remettre en cause l'essentiel.

 

Une fois encore le bénéfice est mis en avant sans que les risques soient pris en compte, en oubliant que bien d'autres maladies que des SEP affectent les victimes du vaccin hépatite B, et notamment la MFM, due à l'aluminium.

Le Revahb et E3M ont écrit au ministre de la Santé pour être entendus lors des prochaines réunions de l'Afssaps et de la Conférence de consensus.

 

Ces associations souhaiteraient que des experts indépendants comme les Prs Gherardi et Chérin soient invités, ainsi que le Dr Girard, et la Dre Line Cabot qui a publié l'an dernier une importante thèse de doctorat en médecine sur ce sujet (4). Les inquiétudes des deux associations sont d ' autant plus fortes qu'en mai dernier lors de la réunion du Conseil scientifique de l'Afssaps, les règles déontologiques qui s'appliquent aux experts officiels ne semblent pas avoir été respectées (lireencadré,p.9).Qu'en sera t-il cette fois-ci ?

 

 

ENCADRE PAGE N° 10.

SAVOIR

Les victimes exclues du remboursement.

Dans une lettre en date du 25 juin 2004 adressée aux Caisses régionales, la Caisse nationale d’assurance maladie (la Cnam) leur demande ne plus prendre en charge les patients atteints de myofasciite à macrophages au titre des affections neurologiques qui rentre dans la Liste des 30 maladies prises en charge à 100%. Elle demande aussi de cesser de reconnaître que cette maladie puisse être la conséquence d'un accident du travail par vaccination. La CNAM fait cette demande en se basant sur les conclusions adoptées par le Conseil scientifique de l'Afssaps, conclusion dont nous avons montré le caractère mensonger.

RÉGIS PLUCHET

 

Références :

(1) Réseau Vaccin Hépatite B

8, rue Joséphine

94170, Le - Perreux - sur - Marne

Tél. : 01 48 71 80 20.

(2) Voir « Hépatite B : le faux consensus », Alternative Santé, octobre 2003, n°304.

(3) E3M, 25 rue de Verdun

21350 Vitteaux

Tél. : 03 80 33 92 98.

(4) Étude en analyse multivariée hépatite B versus patients vaccinés contre l'hépatite B. À propos de 349 dossiers. Thèse soutenue le 7 novembre 2003.

 

 

ENCADRE PAGE N° 11.

L'AVIS DU Pr PATRICK CHERIN.

Président du Germmad (groupe de recherches et d'étude des maladies musculaires acquises et disimmunitaires), hôpital de la Salpêtrière (Paris).

 

« En France, le risque est beaucoup plus élevé ».

Alternative Santé: Tout en critiquant les conditions dans lesquelles les campagnes de vaccination contre l'hépatite B ont été mises en oeuvre, le Pr Bégaud, pharmacologue et spécialiste du vaccin, estime que l'étude de Hernan ne montre qu'un risque infime. Qu'en pensez-vous ?

Pr Patrick Chérin : Non, on ne peut pas dire que c'est un risque infime. C'est un risque faible, et les résultats de l'étude le montre de façon significative.

Ils sont pris très au sérieux par les neurologues. Les études qui aboutissaient à des résultats négatifs ne prenaient en compte que des patients dont la SEP était survenue dans un délai de quelques semaines après la vaccination.

 

Hernan prend en compte des patients dont la SEP s'est déclarée jusqu'à trois ans après la vaccination et c'est ce que nous demandions.

En effet, le vaccin agit à un niveau immunologique et les réactions se font à distance. Le bénéfice reste supérieur pour les populations exposées à un risque de contamination par l'hépatite B, comme le souligne le Dr Hernan. Mais en France où près de la moitié de la population a été vaccinée, le risque est beaucoup plus élevé pour tous ceux qui n'avaient aucune chance d'être contaminés.

 

C'est ainsi que des centaines de personnes pourraient avoir eu avoir une sclérose en plaques après vaccination. En outre, Hernan remarque à la fin de son analyse qu'aucune étude n'a montré de lien entre le virus de l'hépatite B et des cas de SEP. Si la particule virale utilisée dans les vaccins n'est pas en cause, la responsabilité des adjuvants ou de l'association adjuvant/particule virale est une hypothèse qui est compatible avec un risque faible qui ne concerne qu'une minorité des vaccinés. Cela me semble important à souligner car cela confirme ce que nous disons sur la responsabilité de l'aluminium dans les cas de myofasciite à macrophages.

 

Alternative Santé

11, Rue Meslay - 7003 Paris

Téléphone : 01 44 54 87 00

Site : http://www.alternative-sante.fr 

 

 

  ALTERNATIVE SANTÉ.

REVUE n° 316 Novembre 2004 Page n° 5 .

  Un Silence Coupable.

Au nom de cinq familles, dont chacune a un membre décédé suite à la vaccination contre l'hépatite B (parmi lesquels deux enfants de 11 et 15 ans), maître Gisèle Mor a porté plainte le 24 septembre contre trois ministres de la Santé. Philippe Douste-Blazy, Bernard Kouchner et Jean-François Mattei sont accusés de « misé en danger de la vie d'autrui » , « non assistance à personne en péril » , « publicité trompeuse ou de nature à porter atteinte à la santé publique » .

 

Si l'on en est arrivé là, c'est que ceux qui s'estiment victimes du vaccin ne parviennent pas à se faire entendre. ils étaient en bonne santé, le vaccin en a fait des malades à vie. ils faisaient confiance à la médecine, elle les a détruits. L'État, les labos, la Sécu, les médecins, se liguent pour marteler qu'il n'y a aucun lien entre leurs maux et la vaccination.

 

Pourquoi s'en prendre aux ministres ? Parce que, depuis le début, tout a été fait pour que le lien de causalité ne soit pas établi. Le suivi épidémiologique qui aurait permis de vérifier qu'il y avait des accidents post-vaccinaux n'a pas été mis en place (voir notre enquête, pages 9 à 12). Les ministres ne peuvent pas être d'éternels irresponsables, même si, à l' évidence, leur intention n'est pas de nuire ! Douste-Blazy s'est investi personnellement en 1994 dans la politique vaccinale maximaliste des labos. Kouchner à courageusement suspendu la vaccination au collège, en 1998, mais a relancé celle des nourrissons en 2000. Mattei n'a rien fait.

 

La volonté des plaignants n'est pas d'en découdre avec eux, mais d'obtenir réparation et de faire la transparence sur la façon dont s'est déroulée cette campagne.

Leur déception est d'une intensité que peu soupçonnent. Les médecins n'ont aucune idée de la colère ressentie par de nombreux patients. Je songe aux 3000 victimes du vaccin, réunies dans le Revabh (1), aux victimes de la myofasciite (voir nos numéros 311 et suivants). Mais aussi aux malades cancéreux qui ne supportent plus la façon dont ils sont (mal) traités (2). Je songe à toutes les personnes qui nous écrivent, que nous rencontrons sur les salons et lors de nos conférences, et qui nous disent leur « ras-le-bol »de l'outrecuidance médicale.

 

Aujourd'hui comme hier, un bon patient est un patient qui se tait. Qu'il pose des questions, se documente recherche des informations, recourre aux alternatives et, aussitôt, le voilà suspect.

Chers amis médecins, je m'étonne que vous ne perceviez pas la colère qui gronde. L'attitude de la grande majorité d'entre vous dans l'affaire de l'hépatite B : silence et soumission aux thèses officielles, lézarde votre notoriété. Vous avez dans votre clientèle des patients, des amis, des proches, qui sont victimes du vaccin. Nous en avons tous autour de nous, ne dites pas le contraire ! Et vous vous taisez.

 

Qu'avez-vous fait de votre serment d'Hippocrate ?

Vous faites encore un peu illusion avec votre blouse blanche. Mais pour combien de temps ? Car les temps changent. De plus en plus, vos patients cherchent par eux-mêmes des solutions, les officielles et les autres. ils se moquent de vos dogmes et de vos certitudes.

 

ils surfent sur Internet, consultent les sites et les associations, se font leur opinion, cherchent des alternatives, comparent, réfléchissent, certains en savent bientôt plus que vous et même, s'en sortent et retrouvent la santé !

Hormis une minorité courageuse à laquelle nous rendons hommage, on vous sent de moins en moins proches de nous, de plus en plus agents de l'institution médicale.

 

Bernard Kouchner affirmait vouloir « mettre le patient au centre du système de soins ». il parlait d'expérience car, trop souvent, les patients ne sont que la dernière roue du brancard !

Dans   le   cas  de   l'hépatite   B,   vous   vous   êtes  montrés  particulièrement  «a-scientifiques ». Vous refusez de voir les effets secondaires qui dérangent vos certitudes. La réalité, la vie, ne vous informent plus. Réveillez--vous, docteurs, avant qu'il ne soit trop tard !

Aujourd’hui comme hier, un bon patient est un patient qui se tait.

(1) Voir notre article" Dix ans de mensonges », pages 9 à 12.

(2) Nous en parlerons dans notre prochain hors-série sur le cancer, à paraître fin novembre.

PIERRE DHOMBRE

 

Page n° 9

Petit retour sur une « affaire » de santé publique qui a connu ces dernières semaines deux épisodes majeurs: la publication de l'étude de la revue NeuroLogy qui établit un lien entre la vaccination contre l'hépatite B et la survenue de sclérose en plaques. Et la plainte déposée par Me Gisèle Mor au nom de cinq familles de victimes, contre les trois derniers ministres de la Santé: Philippe Douste-Blazy, Bernard Kouchner, Jean-François Mattei.

 

Dix ans de mensonges.

C'est l'histoire d'une grande manipulation que nos lecteurs ont suivi depuis ses débuts et dont il est nécessaire de se rappeler quelques aspects pour bien juger du présent.

1994. Les médias claironnent qu'un nouveau fléau s'abat sur le pays. Le virus de l'hépatite B menacerait 60 millions de Français. Le célèbre Doc Spitz de Fun Radio, en vogue chez les jeunes, ira même jusqu'à déclarer que « quatre milliards d'individus sont atteints par ce virus dans le monde » (voir document p.l0). Rien moins ! Où sont les preuves ? Elles n'existent pas.

 

Premier et funeste,- pour ne pas dire « funesque » - mensonge. On manipule les jeunes.

On manipule tout le monde. Sur les ondes, à la télé, dans des tracts, partout on proclame que la transmission du virus se fait par « la salive, le baiser » . Information diffusée sur tous les tons et qui effraie.

Ados et adultes se précipitent par millions chez les vaccinateurs. Une manne inespérée pour eux, qui creusera un peu plus la tombe de la Sécu : environs deux milliards de francs, selon le mensuel Capital (juin1998).

 

Mais qui se soucie du trou puisqu'il y a péril en hépatite. Où sont les preuves de cette transmission salivaire? A l'époque, ce n'est en fait  qu'une hypothèse, mais qu'on présente volontairement comme une certitude absolue. Pour faire pression.

Le 1er octobre 1998, quand Bernard Kouchner convoquera une conférence de presse pour annoncer la suspension de la vaccination dans les collèges, nous interrogerons personnellement le Pr Daniel Dhumeaux, l'un des experts du secrétaire d'État. Devant la soixantaine de journalistes présents, il nous répondra: « Non, il n'y a pas de preuve de la transmission du virus de l'hépatite B par la salive. » Pas un journal, pas un confrère ne reprendra l'information! Deuxième (ou déjà troisième !) mensonge...

 

Et ce n'est que la suite et le début de bien d'autres. Dès 1988, L'Impatient (nom d'Alternative Santé à l'époque) parle du vaccin et admet son utilité pour les groupes à risques : certains personnels de santé, toxicomanes, hommes et femmes à partenaires sexuels multiples, etc. Mais en octobre 1994, puis en mars et mai 1995, puis dans notre hors-série sur la vaccination de 1996, nous montrons que les arguments sur lesquels se fonde cette campagne de vaccination massive sont outranciers.

 

Notre position est claire.

Alertés   par  les  infirmières  et  les  premières  victimes  du  vaccin,  nous  mettons  en  garde contre la multiplication des effets secondaires.

Leur liste, dans le Vidal- ouvrage de référence des médecins- s'allonge brusquement entre 1994 et 1996. Évalués « bénins » au début, ils sont bientôt qualifiés de «graves ». Ils ne se limitent pas à la seule sclérose en plaques, mais sont à l'origine de dizaines de maladies.

 

Mais cela ne semble guère troubler les praticiens. Il est vrai que le Vidal prétend aussi que ces effets sont « rares ou très rares » , et que le lien de causalité n'est pas prouvé.

Cette rareté a une explication. Elle ne tient qu'à la sous-notification des cas par les médecins, sous-notification voulue dès le départ puisqu' aucun suivi épidémiologique n'a été mis en place par le ministère de la Santé. Tous les experts convoqués à la conférence de presse de Kouchner, le 1er octobre 1998, n'auront de cesse de souligner ces sous-notifications.

 

Mais personne, ni Douste- Blazy, ni Kouchner, ni Mattei ne cherchera à y remédier. En ne surveillant rien, le ministère de la Santé laisse les mains libres aux labos ! Coupable, cette triple passivité ministérielle ?

En avril 1995, nous publions un courrier de Francine Delgado, une des premières victimes à nous avoir contactés. Elle souffre d'une sclérose en plaques.

A notre connaissance, VSD sera le premier journal à grand tirage à s'en faire l'écho (novembre1996). Il parlera également d'autres cas. Par la suite, ce seront plus de 160 témoignages dont nous serons informés et que nous présenterons dans nos colonnes.

 

 

 

L'Académie de médecine.

A quelles autorités les patients peuvent-ils se référer ?

L'Académie de médecine est-elle le refuge d'une élite médicale indépendante qui nous garantirait de toutes dérives mercantiles et nous protégerait des lobbies pharmaceutiques qui n'ont de cesse d'abuser le bon peuple?

Point. Depuis 1997, suite à nos alertes et aux enquêtes de quelques confrères  (dans Le Parisien, notamment), et après la condamnation des laboratoires par les tribunaux, elle martèle son attachement au vaccin.

 

Le   Pr   Émile  Aron, très proche des inventeurs français du vaccin, héraut de la pensée académique, déclare en février 2002 : « Il  n'existe aucune preuve scientifique   d'un   risque   d'affection   démyélinisante. »  Ce   que   contredira  absolument la dernière étude de Neurology (voir notre dernier numéro).

Novembre 2003, alors que près de 2500 personnes s'estimant victimes du vaccin ont rejoint le Revahb (1), l'Académie organise un débat autour du vaccin.

Son objectivité, une fois de plus, est exemplaire sinon vertueuse! Jugez - en : deux des trois intervenants au débat sont directement liés aux labos : la Pr Claire- Anne Siegrit,  pédiatre à Genève et membre de la fondation Marcel-Mérieux (célèbre fabricant de vaccins) et le Dr Hessel, directeur des affaires médicales des laboratoires Aventis- Pasteur- Mérieux. Pour parfaire ce rare souci d 'objectivité, il est confié au Pr Pierre Bégué, lui-même lié aux laboratoires et ancien vice-président du Comité des vaccinations, de tirer les conclusions de la journée. En faveur de l'innocence du vaccin, vous l'aurez compris !

 

Page n° 11 et 12

Le comité technique des vaccinations.

Peut-on compter sur le très officiel Comité technique des vaccinations (CTV) qui, dépendant du ministère de la Santé, devrait être le garant ! de l'intérêt collectif ? C'est méconnaître la capacité des laboratoires à infiltrer et influencer les organismes d'État.

La lecture des statuts du CTV, à l'époque du lancement de la vaccination massive, en apporte une retentissante illustration. Sa  mission n'est rien moins que faire office de courroie de transmission des labos. il est chargé de « réunir régulièrement les représentants des fabricants de vaccins pour être informé des perspectives nouvelles et les aviser de la politique vaccinale ». On devine aisément que les labos peuvent ainsi peser de tout leur poids pour infléchir à leur profit la politique vaccinale de l'État.

Heureusement Bernard Kouchner prendra le taureau par les cornes et réformera le Comité pour le soustraire - au moins partiellement- à l'influence du lobby vaccinaliste.

 

Le Pr Lyon-Caen : " L'innocuité du vaccin n'est pas établie ".

De 1994 à 1998, quand monte la fièvre vaccinale, existe-t-il encore un médecin qui joue son rôle de protecteur intègre de la santé de ses patients ?

Qui garde lucidité, sang-froid et indépendance de jugement ? La majorité vaccine à tour de seringues sans se poser de questions. Les résistants sont rares. Cinq cents d'entre eux sauvent l'honneur en signant une pétition pour un moratoire.

 

À la suite de nos articles de décembre 1996 sur les accidents qui surviennent dans les écoles, les responsables de la médecine scolaire de quelques académies s'inquiètent. Ils demandent aux parents s'il y a des antécédents familiaux de sclérose en plaques, pour éviter de les vacciner. Belle exception. C' est en raison des inquiétudes des médecins scolaires que Bernard Kouchner décidera la suspension des vaccinations dans les collèges.

 

Étrangement, aucune association de parents d'élèves- nous leur avons envoyé nos dossiers et nos articles -ne réagit à nos mises en garde.

Tout le monde s'incline devant le dogme des bienfaits a priori-des vaccinations...

Le directeur de la Fédération de neurologie de l'hôpital de la Salpétrière, le Pr Lyon-Caen, est l'un des rares officiels à prendre ses distances. Il n' a pas pu ne pas constater que le vaccin pose problème.

Dans le service de neurologie qu'il dirige à Paris, il en reçoit les premières victimes dès 1994. En 1996, il écrit dans la Lettre de l' Association pour la recherche sur la sclérose en plaques (l'Arsep ) : « L'innocuité de cette vaccination n'est pas établie [...].

 

Nous considérons qu'en l'état actuel des connaissances, il est préférable d'éviter la vaccination contre l'hépatite B chez les patients atteints de sclérose en plaques. » Position qu'il réitérera, et notamment en octobre 2000, dans le bulletin de l'Unisep (fédération à laquelle appartient l'Arsep). Par ailleurs, il déconseille la vaccination chez les personnes ayant des antécédents familiaux de sclérose en plaques.

Le salut, ou du moins une alerte, viendront-il de l'Arsep ? Non. Car les professeurs de médecine se suivent, mais ne se ressemblent pas ! Revirement total de perspective après le départ de Lyon-Caen. Le Pr Confavreux écrit dans le même bulletin, en septembre 2001 : « Il n'y a pas de raison valable de déconseiller la vaccination aux proches de malades atteints de sclérose en plaques. » Bien malin celui qui peut savoir sur quelle seringue danser ! On brouille les cartes.

 

Le mensonge des Laboratoires.

Comment faire pour obtenir La caution qui permettra aux labos d'avoir des années durant une rente de situation.

Comment décrocher LE label international qui permettra de franchir monts et frontières  pour  sauver  l'humanité du  fléau  viral ?  Il  faut pour cela se mettre l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dans la poche.

C'est ce à quoi s'emploie de longue date l'industrie pharmaceutique. En 1989, le directeur du laboratoire SKB, l'une des deux firmes qui fabriquera par millions les doses du vaccin est, comme par hasard, coprésident d'une conférence internationale qui réclame une « politique mondiale d'éradication du virus de l'hépatite B ».

Dans un moment de lucidité (qu'il n'aura plus par la suite), le journal Le Monde commente : « Les organisateurs de la réunion avaient choisi Genève pour faire pression sur l'OMS. »

 

Aucune stastitiques fiables.

Les labos touchent au but. La caution de l'OMS, c' est pain béni et grosse, très grosse galette... En mai1992, L'Organisation mondiale de la santé demande à tous les pays du monde d'intégrer le vaccin hépatite B dans leurs calendriers vaccinaux à partir de 1997. « En 1993, nous avons reçu une note de l'OMS demandant à tous les ministres de la Santé occidentaux de vacciner leur population », explique Douste-Blazy aujourd'hui (Le Monde du 29 septembre 2004).

 

Désinformé par les (fausses) conférences organisées par les labos eux- mêmes, il déclare, en 1994, que l'hépatite B « est l'un des risques infectieux majeurs de cette fin de siècle ». il est alors fréquent de lire dans la presse qu'il y a 100000 nouveaux cas d'hépatite B par an en France. Mais d'une déclaration à l'autre, les chiffres du ministre varient. D'après le dossier de presse de son ministère, au début de la campagne (juillet 1994), il faudrait compter plutôt entre 30000 et 60000 nouveaux cas par an...

 

On découvrira plus tard- quand la moitié du pays sera vacciné, soit 30 millions de Français- que les cas étaient nettement moins nombreux. Deux ou trois fois moins selon certaines des sources citées lors de la conférence de presse de Bernard Kouchner en 1998. Les chiffres jouent au yo-yo. En fait, personne n'est en mesure d'apporter une statistique fiable. On vaccine- et continue de vacciner ! – sur la basse de données fausses. Énième mensonge...

 

L'arrêt des vaccinations.

Bernard Kouchner, en dépit d'une foi vaccinale indéfectible, proclamée à chacune de ses conférences de presse, surprendre des décisions courageuses. En octobre 1998, il accepte d'écouter les victimes réunies au sein de l'association Revahb. Il laisse entrevoir que les risques d'effets secondaires graves sont possibles, même si, à ses yeux, ils sont faibles. C'est lui qui, contre l'avis de tous les experts, suspendra la vaccination dans les collèges le 1er octobre de cette année-là. Un bilan honorable, l'un des seuls dans cette nouvelle « affaire » de santé publique.

 

Avec un regret toutefois : au début de l'année 2OOO, balayant les doutes, il accrédite la thèse fallacieuse de l'absence d'effets secondaires chez les enfants et les nourrissons, et relance leur vaccination. Il y aurait encore mille autres événements à développer.

On pourrait en écrire un livre ! l'enquête de Neurology (voir notre dernier numéro), parue le mois dernier, est venue mettre un terme aux hypothèses. On sait désormais qu'il existe un lien entre la sclérose en plaque et la vaccination contre l 'hépatite B.

 

On aurait aimé dans cette « affaire » que les politiques soient plus prudents, que les scientifiques soient plus... « scientifiques » , et acceptent de considérer les effets secondaires. Et que les journalistes enquêtent auprès des victimes! On aurait aimé moins d'arrogance, moins de certitudes non fondées de la part du milieu médical... Bref, que l'expérience de l'affaire du sang contaminé ait porté les esprits et les hommes à plus d'humilité, sinon d'humanité ! . 

 

ENCADRE PAGE N° 11.

A SAVOIR

Des preuves cachés.

Selon la plainte de Me Mor, et le rapport du Dr Girard le vaccin Genhevac de  Pasteur-Merieux : est un vaccin dont les défectuosités sont telles qu’il est « vendu quasi exclusivement en France » et « aucun pays de développement sanitaire comparable n'a enregistré le Genhevac ». Il a été utilisé pour les enfants et dans les collèges, alors qu'il n'avait pas d'autorisation de mise sur le marché pour son usage pédiatrique. Les effets secondaires neurologiques après vaccination étaient signalés dans un rapport de la Commission nationale de la pharmacovigilance du 15 décembre 1994, comme nous l'avions révélé  L'Impatient de mai 1995, mais Douste-Blazy n'a pas jugé bon d'interrompre la vaccination dans les collèges ni même de prévoir une contre-indication pour les antécédents familiaux de sclérose en plaques.

Aucun journaliste à l'époque n'a révélé l'existence de ce rapport qui n'a été communiqué aux médecins qu'à la fin 1995.

PIERRE DHOMBRE

RÉGIS PLUCHET

Alternative Santé

11, Rue Meslay - 7003 Paris

Téléphone : 01 44 54 87 00

Site : http://www.alternative-sante.fr

 

 

   ALTERNATIVE SANTÉ.

Décembre 2004 N° 317 page n° 7.

 VACCIN ANTI-HEPATITE B ET SCLEROSE EN PLAQUES.

  Le doute gagne certains experts.

"ll n'y a pas de critique sévère à faire à l'étude de Miguel Hernan (1) sur les liens entre la sclérose en plaques (SEP) et le vaccin hépatite B, même si ses résultats nous dérangent. C'est  une étude ajustée avec une grande précision. Il ne faut pas la considérer isolément des dix autres études sur le sujet », observait le 9 novembre dernier le Pr Bégaud, ancien vice-président de la Commission nationale de pharmacovigilance.

 

Il intervenait lors de l'« Audition publique » ayant pour thème « Vaccination contre le virus l'hépatite B et sclérose en plaques », organisée à la demande du ministre de la Santé Cette journée avait été provoquée par la publication de Hernan, qui montre l'existence d'un risque trois fois plus élevé de SEP chez des sujets vaccinés par rapport aux non vaccinés.

 

La majorité des orateurs a cependant cherché à préserver la vaccination des nourrissons et des préadolescents, supposée sûre. Une sécurité remise en question par le Dr Tardieu, neuropédiatre à Paris, qui a présenté une analyse de l'ensemble des nouveaux cas de SEP et de maladies démyélinisantes recensés en France entre début 1990 et fin 2003.

 

Elle montre que le nombre de SEP est plus élevé chez les sujets vaccinés que chez les autres lorsqu Il s agit d'enfants ayant des récidives.

Ce ne sont que des résultats préliminaires et le Dr Tardieu se refuse à tirer des conclusions hatives. Mals le doute est là. De même, pour les adultes, le Dr Weill, de la Caisse nationale d'assurance maladie, a montré qu'il y a, depuis 1996, une forte hausse du nombre de cas de SEP pris en charge par l'assurance- maladie sans que l'on puisse savoir s'il s'agit d'une meilleure déclaration ou d'une autre cause.

 

Ces nouveaux éléments ont-ils ébranlé le Pr Dhumeaux, hépatologue à Paris ? Il a confié publiquement en fin de journée: «J'étais sceptique sur le lien entre la vaccination et La SEP.

Aujourd'hui, je m'interroge. Il  y a peut-être un petit quelque chose.

Si Le risque existe, il est faibLe. Il est normaL d Indemniser des personnes atteintes sans que l'on puisse prouver le lien de cause effet. » Une reconnaissance qui paraît d'autant plus nécessaire que les victimes voient aujurd'hui leurs droits menacés.

 

LE DOSSIER NOIR DU VACCIN CONTRE L'HEPATITE B.

Gérard Foucras nous avait écrit au début de l'année 1998 pour nous expliquer qu'il était atteint de SLA (sclérose latérale amyotrophique) après vaccination hépatite B. La SLA est toujours mortelle et Gérard Foucras en est décédé au printemps 1999.

Au sein du Revahb, l'association des victimes du vaccin, Lucienne Foucras, sa femme, a entrepris un combat courageux pour défendre tout particulièrement les autres victimes atteintes de SLA (elle en a recensé une cinquantaine).

Elle est l'une des cinq parentes des personnes décédées qui ont porté plainte au pénal contre le laboratoire ainsi que contre les ministres de la Santé.

 

Alternative Santé

11, Rue Meslay - 7003 Paris

Téléphone : 01 44 54 87 00

Site : http://www.alternative-sante.fr

 

 

  CES TRAVAUX CITES CI-DESSOUS ONT ETE ELABORES PAR MARIE ODILE  VICTIME DE LA VACCINATION ANTI-HEPATITE B.

CERTAINS VACCINS SONT DANGEREUX POUR VOTRE SANTE ! 

« NOTRE CONFIANCE EST AVEUGLE ET POURTANT… » 

 CE DOCUMENT EST UNE SYNTHESE ETABLIE D’APRES DE NOMBREUX DOCUMENTS DONT LA SOURCE VOUS EST INSCRITE SOUS CHAQUE PARAGRAPHE.

 

SEULES, LES ECRITURES EN ITALIQUE SONT MES PROPOS ! L’UNIQUE INTERÊT DE CETTE SYNTHESE EST DE VOUS INFORMER ET DE FAIRE CIRCULER CETTE INFORMATION ! 

 

 

SYNTHESE DE TOUTES LES INFORMATIONS REQUISES SUR LE NET ET MAGAZINES.

 

« Avant  de  lire,  il  est  important  de  vous  signaler  que  ce  n’est  pas  parce  que  vous  êtes  vacciné(e)  que  vous souffrirez systématiquement d’une maladie ou affection !

On estime à environ 3 % le taux de malades suite à la vaccination.

Pourquoi ? Les chercheurs se penchent sur le fait qu’il pourrait y avoir une prédisposition immunitaire… »

 

Vous découvrirez ci-après deux diagnostics de plus en plus courants surtout en début de parcours, puis une nouvelle maladie qui, à mon avis est « la maladie » directement liée à l’aluminium contenu dans certains vaccins.

Beaucoup de maladies neurologiques, auto-immunes apparaissent ensuite (Sclérose en Plaques, Lupus, Sclérose Latérale Amyotrophique….je ne les oublie pas !)

Ensuite, vous pourrez vous familiariser avec l’aluminium et ses conséquences pour en arriver à la position des autorités En passant par les chercheurs…

 

I - FIBROMYALGIE ET SYNDROME DE FATIGUE CHRONIQUE.

Symptômes identiques dont les principaux sont : douleurs musculaires et articulaires, fatigue chronique et atteinte de la sphère cognitive (notamment mémoire et attention. La kyrielle des autres symptômes est également identique.

 

Ces deux syndromes entraînent une perturbation du système immunitaire.

Les seules différences trouvées dans un document est que : dans le cadre d’une fibromyalgie, c’est la douleur qui entraîne la fatigue alors que dans celui du Syndrome de Fatigue Chronique, c’est la fatigue qui entraîne la douleur. « Comment faire la différence, sachant que les deux interviennent en même temps ? »

L’exercice physique améliore l’état des personnes souffrant de Fibromyalgie alors qu’il augmente la fatigue pour celles souffrant d’un SFC. « Pourtant malgré les très nombreux témoignages, je n’ai pas encore trouvé de personnes diagnostiquées « Fibromyalgiques » ayant un soulagement avec l’exercice, c’est plutôt l’inverse…. ? Par contre, il en faut un minimum pour éviter la fonte musculaire ».

 

« Les patients souffrant de FIBRO ou de SFC sont en majorité des personnes atteintes de myofasciite à macrophages, hormis celles qui ne connaissent pas cette maladie (ou leur médecin) et se contentent du diagnostic »

 

II - LA MYOFASCIITE A MACROPHAGES.

Les symptômes sont exactement les mêmes que ceux de la Fibromyalgie et le Syndrome de Fatigue Chronique ! ! ainsi que ceux du Syndrome de la Guerre du Golfe et différentes myosites.

La Myofasciite à Macrophages touche les patients vaccinés par certains vaccins contenant de l’hydroxyde d’aluminium et la lésion provoquée par l’aluminium est encore visible trois ans après la vaccination et parfois huit ans après ! !

On décèle cette lésion au point d’injection du vaccin (deltoïde) en pratiquant une biopsie musculaire.

Malheureusement, il n’existe que 4 centres en France qui peuvent pratiquer cette biopsie (Paris, Créteil, Marseille et Bordeaux).

 

Il est important de savoir que la norme européenne pour le seuil d’aluminium à ne pas dépasser est de 15 mg/litre.

Or, les vaccins souvent réalisés (DTCP, HA, HB) = 650 à 1250 mg / litre ! !

Un enfant qui suit les vaccinations obligatoires se retrouve avec 8000 mg d’aluminium dans le corps avant l’âge d’un an ! ! ! Sachant que les anticorps ne sont pas à maturité et qu’il y a risque d’un déficit immunitaire, on peut imaginer facilement qu’il pourra contracter une maladie dans les années à venir. Comme il s’agit d’un enfant, cela évolue très rapidement et l’on constate aujourd’hui qu’il y a une « flambée » d’enfants vaccinés déclarent des Scléroses en Plaques ! (voir article QUE CHOISIR de janvier 05).

 

Pour en revenir à la Myofasciite à Macrophages, 30 % des Myofasciites à Macrophages sont associées à une maladie autoimmune, le plus souvent une Sclérose en Plaques ! !

Source : CRI-VIE http://www.innovationsante.com

 

 

Historique de la Myofasciite à Macrophages.

Mai 1993 : Docteur Michelle COQUET Neuropathologiste observe le premier cas Français. Une biopsie musculaire pratiquée chez une femme suspectée de polymyosite montre des lésions jamais publiées en pathologie musculaire. Une première publication américaine antérieure avait déjà observé cet aspect histologique particulier (1982. MRACK).

 

Décembre 93 : Ce cas est présenté à la Société scientifique Française de Neuropathologie à Paris. Personne n’avait vu de telles lésions.

 

  1994 : Professeur Romain GHERARDI, chef du service d'histologie de l'hôpital Henri-Mondor, à Créteil (Val-de-Marne). Groupe d'Etude et de Recherche sur le Muscle et le Nerf (GERMEN) observe un deuxième cas.

 

 1995 : 2 nouveaux cas (Bordeaux et Créteil).

 

 1996 : Réunion sous l’égide de l’Association Française des Myopathies des médecins ayant observés des cas identiques : Fardeau (Institut de Myologie), Coquet (CHU Bordeaux) Ghérardi (CHU Créteil), Pellissier (CHU Marseille), Mussini (CHU Nantes) : tous les cas montrent les mêmes lésions histologiques (amas de macrophages dans fascia et muscle contigu) et ultrastructurales (inclusions en aiguilles dans les macrophages).

Un tableau clinique commun se dégage des observations : douleurs musculaires et articulaires, fatigue intense.

 

On ne connaît pas la nature des inclusions observées en microscopie électronique. A la demande de l’Association Française des Myopathies, un groupe de travail est créé par le Pr Patrick Chérin, clinicien en médecine interne à la Pitié-Salpétrière, dénommé GERMMAD (Groupe de Recherche sur les Maladies Musculaires Acquises et Dysimmunitaires), qui en assure la présidence.

Ce groupe de recherche associe des cliniciens, des histologistes et des immunologistes. Compte tenu de l’apparition de nouveaux cas, une réunion du GERMMAD se tient à Paris, spécifiquement dédiée à cette nouvelle myopathie. Le nom descriptif de "myofasciite à macrophages" est proposé et accepté par le groupe.

 

1998 : Parution de l’article du « Lancet ». A l’époque on ne connaissait toujours pas la nature des inclusions, on pensait qu’il pouvait s’agir d’une nouvelle maladie d’origine virale, bactérienne ou toxique.

La nature des inclusions macrophagiques est trouvée par Philippe Moretto du CNRS à Bordeaux, grâce à une technique mise au point par lui au centre de recherche nucléaire de Bordeaux-Gradignan : c’est de l’aluminium.

 

Les dosages d’aluminium dans le sang et les urines sont normaux (Pr Patrick Chérin, Pitié-Salpétrière), évoquant une intoxication locale.

 

Romain Ghérardi (CHU Créteil) pense que cet aluminium est d’origine vaccinale.

 

Jérôme Authier (CHU Créteil), reproduit les lésions de la Myofasciite à Macrophages chez le rat en injectant du vaccin contre l’hépatite B.

 

Septembre 1999 : Réunion à l’OMS à Genève : Membres du GERMMAD : le Président Pr Patrick CHERIN, Hôpital Salpétrière , le Pr Ghérardi et le Dr Coquet, ainsi que des représentants de l’Institut de Veille Sanitaire (Malfait Levy-Bruhl) étaient présents, ainsi que les représentants de nombreux pays (USA, Afrique du Sud, Inde, Angleterre, Allemagne, Suisse) et les représentants des 2 laboratoires fabriquant les vaccins : Pasteur-Mérieux et MSD (Marck Sharp & Dahme).

 

Juin 2000 : Deuxième réunion à l’OMS avec la même équipe. Le Pr Patrick CHÉRIN présente ses résultats sur les scintigraphies au GALLIUM dans la Myofasciite à Macrophages, au cours d'une étude comparative.

Le Pr Romain Ghérardi émet l’hypothèse d’une analogie entre Myofasciite à Macrophages et certains syndromes de la guerre du golfe qui pourraient être dus à l’aluminium des vaccins.

 

 2001 : Publication dans THE BRITISH JOURNAL BRAIN avec les conclusions de tous les travaux de recherche des centres de Neuropathologie de Créteil et Bordeaux et de l’Institut de Myologie de la Salpetrière. La publication démontre la présence d’aluminium, son origine vaccinale, la reproduction des lésions chez le rat et les relations avec la clinique.

 

2002 : Mise en place d’une étude épidémiologique exploratoire de la Myofasciite à Macrophages financée par l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé. (enquête en cours en juin 2002).

Depuis son apparition, environ 350 cas ont été colligés en France. Cette description rapportait l'apparition d'une nouvelle myopathie inflammatoire, enregistrée avec une incidence croissante dans les principaux centres de myopathologie français et dénommée myofasciite à macrophages (MMF).

 

 

A CE JOUUR :

Il  se  diagnostiquent   en  moyenne  et  au  minimum  6  myofasciites  par  semaine  sur  les  4  centres  officiels . CRETEIL, SALPETRIERE, BORDEAUX, ET MARSEILLE.

La myofasciite à macrophages représente une nouvelle entité émergente au sein des myopathies et des faciites inflammatoires. Elle ne correspond à aucune des histiocytoses décrites ou maladies de surcharge macrophagique connues.

 

Professeur Patrick CHERIN, Hôpital Salpétrière Président du GERMAD.

 

 Dr Michèlle COQUET, CHU DE BORDEAUX.

 

Professeur Romain GHERARDI, chef du service d'histologie de l'Hôpital Henri-Mondor, à Créteil (Val-de-Marne). Groupe d'Etude et de Recherche sur le Muscle et le Nerf (GERMEN).

 

Professeur Jean-François PELLISSIER, chef du service d'Anatomie Pathologique et de Neuropathologie de l'Hôpital de la Timone à Marseille. Groupe de recherche LBNM (Laboratoire de Biopathologie Nerveuse et Musculaire - EA 3281).

 

Docteur François - Jerôme AUTHIER, Hôpital Henri-Mondor, à Créteil (Val-de-Marne).

 

III – L’ALUMINIUM.

L’hydroxyde d’aluminium est un adjuvant de vaccins destiné à stimuler la réponse immunitaire. L’aluminium est présent dans 25 vaccins couramment utilisés en France, dont les vaccins diphtérie, tétanos, polio, ainsi hépatites A et B (650 à 1 250 mg par dose, alors que les normes européennes fixent son seuil à 15mg par litre (sachant qu’au-delà, il y a toxicité et risques d’effets secondaires graves).

Une nouvelle maladie, la myofasciite à macrophages (MFM) liée à l’aluminium vaccinal, a été isolée en 1998. Se manifestant essentiellement par des douleurs articulaires et neuro-musculaires ainsi que de la fatigue chronique – comme les syndromes du Golfe et de la fatigue chronique ou les fibromyalgies, la MFM est caractérisée histologiquement par la découverte d’aluminium au point d’injection en moyenne trois ans après l’administration du vaccin (et parfois plus de huit ans).

 

Dans un tiers des cas, la maladie s’accompagne d’une maladie auto-immune, le plus souvent une sclérose en plaques.

Le   Comité   Consultatif   pour   la   Sécurité   des   vaccins    de     l’OMS     «  a  conclu  un  lien  de   causalité  très probable entre l’administration d’un vaccin contenant de l’hydroxyde d’aluminium et la présence de la lésion histologique caractérisant la MFM »

 

L’hydroxyde d’aluminium pénètre dans les tissus pour s’y fixer et, se combinant à la ferritine du sang, en lieu et place du fer, et gagner la circulation générale, éventuellement jusqu’au cerveau.

Il y a près de 20 ans, alors que l’on connaissait déjà la toxicité de l’aluminium, les chercheurs de Pasteur-Vaccins avaient mis au point un adjuvant au point à base de phosphate de calcium. Mais, lorsque Mérieux racheta Pasteur-Vaccins, les vaccins à base de phosphate de calcium furent mis aux oubliettes

Source : CRI-VIE : http:// www.innovationsante.com

 

Le Syndrome de Fatigue Chronique : « association entre la présence d’une lésion avec l’aluminium d’origine vaccinale et un syndrome de fatigue chronique. La lésion peut être la cause du SFC qui a été retrouvée. Mais, il peut aussi y avoir une anomalie immunitaire sous-jacente qui fait que certains patients réagissent après une vaccination. Dans ce cas, ce n’est pas la lésion qui est la cause directe mais cette anomalie génétique . L’aluminium serait donc le facteur déclenchant. Une étude du Dr Pelissier, sur 80 cas de MFM, montre que « 56 % appartiennent à un groupe génétique particulier ». « La mise à disposition de vaccins sans adjuvant serait de nature à régler le problème » concluait Me Fournier, lors de la conférence de consensus en septembre 2004.

Source : Association E3M

 

200 procédures engagées devant les tribunaux administratifs autant devant les juridictions civile et une vingtaine de plaintes au pénal, autres longues procédures toujours en cours. La Direction Générale de la Santé continue, elle, d’indemniser les victimes qui ont été vaccinés par obligation, deux poids, deux mesures….

Source : ALTERNATIVE SANTE 04/2004.

 

De  1993  à  fin  1997,  18  cas  sont  détectés  dans  quatre  centres  de  pathologies  musculaires  français.  En   1996,  les spécialistes lui donnent le nom de « Myofasciite à Macrophages ».

Toutes les hypothèses concernant l’apparition de cette lésion musculaire sont envisagées mais aucune n’est validée. En 1999, une découverte est faite par Ph. Moretto, chercheur au CNRS à Bordeaux : les inclusions se révèlent être de l’aluminium. Du jamais vu pour les spécialistes de la pathologie musculaire. Pour en savoir plus, le Professeur J. Authier qui travaille dans le Service du Professeur Gherardi, injecte un vaccin contenant le l’hydroxyde d’aluminium à des rats. Avant même les résultats, l’OMS convoque les protagonistes des études effectuées sur le sujet. Ils passent devant un véritable jury (spécialistes vaccinaux et grands pathologistes américains ».

 

La discussion est assez dure et ils leur ont demandé de ne pas en divulguer la teneur.

Aux termes de ces deux réunions, les experts de l’OMS reconnaissent officiellement que les lésions sont probablement dues aux vaccins. Ils demandent une étude épidémiologique. L’IVS passe le dossier à l’AFSSAP pour étude épidémiologique.

 

Les résultats des expériences sur des rats à Créteil furent publiées : l’injection des vaccins contenant de l’hydroxyde d’aluminium sont bien capables de créer des lésions d’un type particulier.

Solution : remplacer l’aluminium par un autre adjuvant. Un coût considérable pour les fabricants qui considèrent l’aluminium comme un très bon stimulateur de l’immunité.

Source : QUE CHOISIR

 

 

Sur le plan biologique, les patients présentent des signes de stimulation chronique du système immunitaire, dont témoignent l’augmentation des lymphocytes B et « natural killers » dans le sang. On note également la présence d’anticorps circulant chez 50 % des patients (antinucléaires et antiphospholipides). 1/3 des patients présentent une maladie auto-immune caractérisée, le plus souvent, par une sclérose en plaques.

En août 1998, les chercheurs remarquent en permanence des inclusions cristallines dans les macrophages. Puis en octobre 1998, l’analyse de ces inclusions par le Dr Moretto a révélé qu’il s’agissait de cristaux d’aluminium.

 

Même si les douleurs se généralisent, les lésions sont toujours observées dans les sites d’injection vaccinale, c’est à dire le muscle de l’épaule chez l’adulte et dans quelques cas chez des enfants, dans le muscle de la cuisse, muscles qui sont les sites habituels des injections vaccinales.

Le Professeur Gherardi a expliqué que le syndrome du Golfe pourrait être lié à l’injection de certains vaccins (les soldats ayant eu une vaccination importante avant leur départ).

 

Il a expliqué que la plupart des affection (douleurs musculaires, fatigue chronique, troubles de la concentration) correspondent à la Myofasciite à Macrophages avec l’hydroxyde d’aluminium employé comme adjuvant dans certains vaccins, notamment contre les hépatites A et B ainsi que le tétanos.

Pour le Professeur Gherardi, il semblerait que la persistance pendant des années d’un immunostimulant dans le muscle puisse induire un état d’hyperactivation immunitaire.

 

« Cela pourrait, dans un premier temps, donner au malade un sentiment de fatigue et des douleurs musculaires et articulaires. Cette stimulation immunitaire chronique, qui dure des années, pourrait éventuellement favoriser ensuite l’émergence d’une maladie auto-immune, mais aucune étude ne peut être conduite ».

Le maintien de cet hydroxyde d’aluminium dans ces vaccins engage ainsi la responsabilité des laboratoires comme de l’état, puisque certains de ces vaccins, comme ceux contre la diphtérie, le tétanos ou la poliomyélite sont obligatoires.

Source : CRI-VIE http://www.innovationsante.com

 

L’hydroxyde d’aluminium, se combinant avec la ferritine du sang en lieu et place du fer, l’aluminium n’est pas éliminé par les reins et peut donc progressivement imprégner le cortex et l’hippocampe, c’est à dire les deux zones du cerveau liées à la mémoire et la personnalité.

Source : Dr Alain SCOHY – Méteren

 

La concentration sérique en aluminium dite « normale » par litre de sang est inférieure à 15 mg.

Médicalement parlant, l’hydroxyde d’aluminium est considéré comme un poison toxique pour l’organisme à partir de 60 mg/litre de sang, à ce taux, une altération des fonctions cérébrales est détectable.

Avant l’âge d’un an, un bébé vacciné normalement a reçu au moins 8000 mg d’aluminium !

Soit 130 fois plus !

A quinze mois, il a reçu 10 000 mg d’aluminium !

Soit 160 fois plus !

 

L’être humain possède des mécanismes de régénération qui lui permettent, la plupart du temps, de minimiser les effets toxiques et dévastateurs de l’aluminium. Cependant, il arrive que ces mécanismes sont souvent débordés et ne permettent pas d’empêcher la nécrose cellulaire, générant des trous dans les tissus nobles : ostéoporose pour le squelette, encéphalites spongiformes (vache folle) et scléroses en plaques (paralysie progressive) pour le système nerveux central. A l’heure actuelle, la Médecine est absolument certaine du lien qui existe entre un taux anormalement élevé d’aluminium dans le cerveau et les maladies du Parkinson (tremblements, raideur etc…) et d’Alzheimer (démence sénile précoce).

Source : www.verite-sans-frontiere.org/nws-vacc-emp.htm

 

L’injection.

Une autre voie d’absorption de l’aluminium est l’injection : voie intra-veineuse lors de perfusions, voie intra-musculaire ou sous-cutanée pour certains médicaments. L’injection d’un vaccin contenant de l’aluminium constitue un apport d’aluminium qu’il ne faut pas sous-estimer. Les prématurés sont particulièrement sensibles à l’intoxication par l’aluminium . Une étude comparative portant sur l’alimentation de prématurés au moyen de perfusions, a révélé des altérations du développement mental chez les nourrissons âgés de 18 mois dont les perfusions contenaient de l’aluminium.

 

Aluminium dans le sang.

A partir de 60 microgrammes d’aluminium par litre de sérum, apparaissent des symptômes neurologiques.

Au-delà de 100 microgrammes d’aluminium par litre de sérum, apparaissent des signes d’encéphalopathie.

 

Lorsque l’aluminium, introduit par l’une ou l’autre voie dans l’organisme, se retrouve dans la circulation sanguine, il se lie à certaines protéines du plasma sanguin, particulièrement à l’albumine et à la transferrine, protéine qui a pour fonction de transporter le fer.

Lorsque l’aluminium se lie à la transferrine il prend la place du fer qui n’est alors plus transporté vers les parties du corps qui en ont besoin.

 

L’anémie que l’on voit chez les intoxiqués à l’aluminium s’explique donc par cette liaison de l’ion aluminium à la transferrine, ce qui crée une anémie de type microcytaire par manque de fer. Mais l’aluminium peut aussi attaquer directement les parois des globules rouges sanguins, rendant fragiles ces globules et créant, en plus de l’anémie microcytaire, une anémie de type hémolytique.

 

  Aluminium et « barrière sang-cerveau ».

Cette barrière a pour fonction de protéger le cerveau en empêchant les substances nocives pour lui d’y entrer, et en laissant passer les substances bénéfiques.

Elle laisse passer, tant du sang vers le cerveau que du cerveau vers le sang, toute une série de substances indispensables au bon fonctionnement soit du cerveau, soit du reste du corps. Il peut s’agir de substances nutritives, de minéraux, de vitamines, d’hormones, de certaines protéines.

 

Nous avons déjà parlé de la capacité de l’aluminium à se lier à la transferrine en lieu et place du fer. Cela permet à cet aluminium de se déposer partout dans l’organisme où se trouvent des récepteurs de la transferrine. La transferrine constitue donc un moyen de transport de l’aluminium vers les différents organes, en particulier vers le cerveau dont certaines régions possèdent une forte proportion de récepteurs de la transferrine.

 

C’est ainsi que l’on peut retrouver de grandes quantités d’aluminium dans ces régions du cerveau. La capacité de l’aluminium à se lier à la transferrine lui donne un premier moyen d’entrer dans le cerveau. La détérioration de la barrière hémato-encéphalique lui en donne un autre. En effet, malheureusement, beaucoup de facteurs peuvent diminuer l’efficacité de cette barrière, permettant alors l’irruption dans le cerveau de substances qui ne devraient pas y pénétrer.

 

 

Aluminium et vaccins.

Plus les séances de vaccination sont rapprochées, plus grand est le danger d’accumulation de l’aluminium car le temps risque alors de manquer à l’organisme pour éliminer les doses d’aluminium reçues.

 

L’OMS se préoccupe donc maintenant de la sécurité des adjuvants des vaccins mais elle semble malgré tout réticente à modifier ses programmes de vaccination.

Chaque bébé qui naît dans le monde est, à l’heure présente, assuré, voire obligé, de recevoir avec les vaccins une quantité d’aluminium qui peut altérer gravement sa santé.

Puisse l’avenir apporter plus de prudence et de logique chez les responsables de la santé.

 

En résumé :

L’aluminium est un métal fort répandu dans la nature puisqu’il constitue environ 8 % de l’écorce terrestre. C’est un métal léger largement utilisé par l’homme.

Il s’agit malheureusement d’un métal toxique pour le système nerveux central, capable de jouer un rôle prépondérant dans l’apparition et l’évolution de certaines maladies de dégénérescence du système nerveux telles la maladie de Parkinson, la sclérose latérale amyotrophique et la maladie d’Alzheimer.

 

L’OMS reconnaît que, dans les vaccins, « l’innocuité des adjuvants est un domaine important et négligé », ce qui ne l’empêche pas de continuer à promouvoir ses programmes de vaccination sans vouloir, jusqu’à présent, changer quoi que ce soit, ni dans l’information au sujet des vaccins contenant des sels d’aluminium, ni dans les programmes d’administration de ces mêmes vaccins.

 

Conclusions :

Force  nous  est  de  constater  notre  ignorance  de   l’impact  que  peut  avoir  sur  un  nourrisson, un enfant ou un adulte, une injection de vaccin contenant de l’aluminium et, a fortiori, les conséquences à long terme sur le fonctionnement de son cerveau.

 

Les vaccinations de routine et les vaccinations de masse se font généralement sans examens préalables. Aucun examen sanguin n’est exigé avant une vaccination et certainement pas un examen spécial qui déterminerait la quantité d’aluminium déjà présente dans le sang du futur vacciné. Il serait d’ailleurs inconvenant, financièrement, de proposer aux parents toute une batterie de tests destinés à savoir si l’enfant à vacciner a des chances de supporter sans dommage la vaccination prévue, qu’elle soit obligatoire ou non.

 

Au vu de tout ce qui précède :

nous demandons que l’information sur les dangers potentiels de l’aluminium fasse partie intégrante du   geste vaccinal aussi bien lors des vaccinations de routine que lors des campagnes de vaccination.

 nous demandons que tout citoyen soit entièrement libre d’accepter ou de refuser, pour lui et pour ses enfants, une vaccination faite avec un vaccin contenant de l'aluminium.

Source :   ALUMINIUM et vaccins.

Dr. Jean PILETTE M.D. Docteur en médecine Membre du E.F.V.V. (European Forum for Vaccine Vigilance), Belgique 15-11-2004.

 

IV – L’ALUMINIUM, LES VACCINS ET LES AUTORITES.

Les professeurs dénoncent après études et faits, les effets secondaires graves de l’adjuvant d’hydroxyde l’aluminium, à savoir un nombre de myofasciites grandissant (Profs Chérin La Salpétrière et Gherardi Créteil) et alertent les autorités.

L’AFSSAPS (autorité sanitaire) demande une étude épidémiologique mais il faut savoir que les membres de l’AFSSAPS font partie des laboratoires (qui commercialisent donc les vaccins). Avec les intérêts qu’ils ont, comment ces experts peuvent-ils être objectifs ? ?

 

16/11/2002 «  British  medical  journal  »  en  couverture  :  «  L’industrie   pharmaceutique   a  fait main basse sur les autorités sanitaires  »Conférence de presse du 01/10/98 : Le secrétaire d’état à la santé a lui même admis un « dérapage de la campagne vaccinale ». Ce qui est resté non dit dans cet aveu autorisé, c’est l’ampleur de ce « dérapage » et les responsables de cette dérive. La campagne de la vaccination HB a été lancée alors que les autorités sanitaires admettent encore être dans l’ignorance des données épidémiologiques sur celle maladie ! ! (plan HB 2002 du gouvernement). Elles l’avaient formellement admis dans le guide des vaccinations !

 

Rappel :

Début des années 90, est lancée une promotion du vaccin HB alors que la France n’est pas une population à risque ( ?)

Au lieu d’expliquer clairement au public que, dans une optique de santé publique, le but visé était la recherche d’un bénéfice collectif sans bénéfice individuel, toute la commission, alors mise en œuvre, s’est attachée à accréditer l’existence d’un risque individuel pour chaque citoyen  (lancement de la campagne vaccinale sept 94).

 

L’administration occulte ses propres études épidémiologiques qui ont mis en évidence une élévation du risque vaccinal (pathologie thyroïdienne, lupus…).

Le manque de significativité pour les études sur les risques neurologiques est simplement la conséquence attendue d’un manque de puissance statistique.

Si le risque est « faible », on comprend mal pourquoi, de l’aveu même du rapport Dartigues (p :9) le vaccin contre l’hépatite B a donné lieu à la « plus grande série d’effets indésirables de l’histoire de la pharmacovigilance ».

 

Il existe malheureusement de nombreuses publications suggérant un risque d’allure auto-immune tout à fait inhabituel pour un vaccin pour ne pas parler des études sur la thyroïde et le lupus, désormais ignorées par les autorités françaises quoique mises en place et réalisées par leur soins !

 

Des documents publiés par les autorités, il est patent que pour ne se limiter qu’au seul risque de scléroses en plaques, celles-ci ont constamment considéré qu’une multiplication par deux du risque relatif représentait un éventail de risque acceptable : avec une fréquence spontanée de SEP estimée à l’époque entre 30 000 et 60 000 et un objectif avoué de vaccination « universelle », c’est à dire que pour protéger une étroite sous-population de gens pour l’essentiel malades (dialysés) ou de toxicomanes, les autorités ont paisiblement envisagé comme « acceptable » la survenue de dizaines de milliers de SEP chez des gens jusqu’alors en parfaite santé, dont un bon nombre dans une classe d’âge (chez l’enfant) où ce type de pathologie est normalement exceptionnel…

 

L’Agence Française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) était sur le point de démarrer une étude épidémiologique sur le sujet. Elle ne débutera qu’au cours de l’année 2002. La publication des résultats annoncée début 2003 est repoussée de mois en mois. Septembre 2003 : les représentants de l’Afssaps expliquent que tout n’est pas tout à fait terminé et ne peuvent annoncer de date de publication.

Deux réunions fin 2003 sont organisées pour présenter les résultats à une commission d’experts. Certains membres de l’Afssaps ont des liens avec les fabricants de vaccins essaient d’empêcher la publication des résultats qui dérangent ces laboratoires.

 

Depuis, alors que tout est prêt, c’est le silence complet…

Alternative Santé a décidé de briser ce mur du silence : texte de l’étude daté d’octobre 2003, 108 pages qui ont été présentées aux experts en fin d’année. Intitulée « Etudes épidémiologiques exploratoires de la Myofasciite à macrophages ». « Il y a un syndrome particulier chez les porteurs de la lésion »

 

Il est donc hautement vraisemblable que, pour massive qu’elle ait été, la campagne de vaccinations française soit restée sans effet au niveau des populations effectivement à risque de contracter l’hépatite B et que le bénéfice réel de cette campagne doit être proche de zéro en terme de complications évitées. Or, cette campagne lancée par Ph. DOUSTE BLAZY en septembre 1994 a entraîné des dizaines de milliers de victimes post-vaccinales.

Source : Marc Girard Expert à la Cour d’appel de Versailles.

 

 

Côté Chercheurs :

Une nouvelle maladie est décelée appelée la Myofasciite à Macrophages (douleurs musculaires et articulaires intenses, fatigue, troubles du sommeil et de la mémoire et divers symptômes associés).

En Août 98, les Professeurs Gherardi de Créteil, Chérin de Paris, Coquet de Bordeaux et Pellissier de Marseille ont publié une communication sur cette maladie dans la revue médicale la plus réputée : « The Lancet ». Début 99, ils trouvent enfin la cause : l’aluminium des vaccins.

 

« La justice confirme les possibles effets secondaires de ce produit ».

La Justice a tranché, reconnaissant pour la première fois, la responsabilité du vaccin contre l’hépatite B dans l’apparition de la sclérose en plaques, une grave maladie neurologique.

Le tribunal a donc condamné les laboratoires Smithkline Beecham, fabriquant de l’Engérix B, à payer des provisions de 50 000 et 80 000 francs aux plaignantes, Armelle Jeanpert-cofondatrice de l’association REVAHB, regroupant les victimes de la vaccination et Arlette Leroy. Ces sommes ont été versées aux jeunes femmes quelle que soit l’issue du procès en appel. Et le Tribunal a nommé un expert médical, chargé d’apprécier le préjudice qu’elles ont subi afin de les indemniser.

L’Express du 11 juin 1998 (« Je vous laisse juge….. »)

 

Au fil des années, plusieurs décisions de justice ont admis la responsabilité du vaccin dans différentes affections. Entre 1995 et 2002, 78 offres d’indemnisation ont été faites par l’état à des personnes vaccinées de façon obligatoire.

L’état a été condamné à deux reprises pour sa responsabilité dans le déclenchement par le vaccin, de polyarthrite et de sclérose en plaque.

En 1998, Bernard Kouchner, alors ministre de la santé, donne une conférence de presse d’un genre un peu particulier.

 

Etudes épidémiologiques et enquêtes de pharmacovigilance à l’appui, il affirme qu’il n’y a pas de lien entre la vaccination et les maladies démyélinisantes mais que l’ « on ne peut pas exclure que la vaccination puisse révéler ou faciliter le développement de ces affections chez certains vaccinés ».

Pour ajouter à la confusion, il annonce que la vaccination des préadolescents est suspendue, tout en recommandant de vacciner les nourrissons.

Source : QUE CHOISIR – Mensuel N°401- Février 2003.                    

Site : http://www.infovaccins.ch

 

AFSSAPS.

Vaccin contre l’hépatite B :

Commission Nationale de pharmacovigilance du 21 septembre 2004

 

Conclusions :

« Après en avoir délibéré, la commission nationale de pharmacovigilance a adopté à la majorité les éléments de conclusion suivants : cette étude menée au Royaume Uni et, récemment publiée, apporte des éléments en faveur de l'existence d’une association entre le vaccin contre l’hépatite B et la survenue de Sclérose en Plaques chez l’adulte, la prise en compte de l’ensemble des données disponibles ne permet pas de conclure à l’existence de cette association. Cependant, un risque faible ne peut être exclu chez l’adulte, ces conclusions doivent être considérées au regard du bénéfice attendu de la vaccination contre l’hépatite B.

 

 

CONCLUSION :

Il est clair que l’aluminium est une substance toxique pour le corps et peut entraîner de nombreuses maladies. Avant que le laboratoire Pasteur soit racheté par Mérieux, l’adjuvant des vaccins était à base de calcium, totalement inoffensif pour l’organisme. Pourquoi l’avoir changé pour l’hydroxyde d’aluminium alors que cela fait 30 ans que l’on connaît la toxicité de l’aluminium ?

Toujours est-il que l’on continue à vacciner à tour de bras avec ces vaccins aluminiques !

 

Les autorités sanitaires veulent « des faits », pourtant il y en a, on ne peut plus appeler coïncidences toutes ces maladies survenant après vaccination. Je prends pour exemple la myofasciite à macrophages, lors d’une biopsie musculaire on retrouve bien des cristallins d’aluminium au point d’injection ! ! ! N’est-ce pas une preuve ? Et, toutes ces personnes décédées ayant contracté la maladie d’Alzheimer chez qui l’on retrouve de l’aluminium dans le cerveau ? ? ?

 

Je ne fais partie d’aucune ligue anti-vaccinale, j’ai toujours fait mes vaccins avec une confiance aveugle….celui de l’hépatite B m’a été imposé par mon employeur et jamais je n’aurai supposé une seule seconde qu’il aurait pu me rendre malade ! ! !

Il existe des chercheurs, des médecins, des professeurs qui se battent pour prévenir les autorités des effets secondaires graves mais rien ne bouge…

 

Encore une « histoire de gros sous » ? Tout ceci suscite beaucoup de questions !. Le vaccin HB notamment est une source de bénéfices financiers très importante alors on continue et puis, il faut écouler les stocks…

Une information récente : le vaccin polio est également un vaccin aluminique, récemment un accord a été passé avec la France et huit pays d’Afrique pour lancer une vaste campagne de vaccination  en vue d’éradiquer ! Vaste programme…

 

A côté de cela, la justice indemnise des patients ayant porté plainte en civil, paradoxal, non ?

Beaucoup de livres sont parus, cinq familles de personnes décédées suite à la vaccination sont en pénal contre M. Mattei, M. Kouchner et principalement M. Douste - Blazy. Ces personnes décédées étaient en parfaite santé avant l’injection du vaccin hépatite B, coïncidence aussi ? 

Le doute plane également quant aux précautions prises par les laboratoires avant la commercialisation du vaccin hépatite B. Comment se fait-il que le Professeur Gherardi, ayant injecté une dose de ce vaccin à des rats, apparaît un cancer après cette expérience ? Les laboratoires ne font-ils pas ces expériences avant la commercialisation de leurs produits ?

 

Et l’état, dans tout cela ? Il se protège derrière l’Afssaps qui ne nie pas les effets secondaires possibles mais pas suffisamment dans la balance bénéfice/risque !

De source sûre, j’apprends que l’Afssaps a sollicité le REVAHB (réseau contre la vaccination hépatite B) pour obtenir leur recensement. Et ils n’ont pas transmis les mêmes chiffres ! 

 

Quand l’on sait que les experts qui font partie de l’Afssaps ont en majorité des intérêts avec les laboratoires, comment rendre des résultats objectifs ? ? Les experts devraient être indépendants !

 

Le Dr Marc Girard a oeuvré pour faire éclater la vérité et ce, à ses dépends, puisqu’il a subi des pressions de toutes parts !

Aujourd’hui, j’ai l’impression d’être dans un mauvais film et pourtant, c’est la réalité !

Attendent-ils tous un nombre de décès ou de malades plus conséquents ?

Cela me fait penser à un mauvais carrefour sur une route, personne ne réagit même s’il est extrêmement dangereux et que tous les usagers l’ont signalé. Après quelques décès, on voit alors se construire un rond point…

Mais sachez que là, ce sont des dizaines de milliers de personnes qui perdent leur santé, leur travail et vivent l’exclusion puisque la plupart des maladies ne sont pas reconnues par la sécurité sociale. Alors, non seulement, vous souffrez physiquement, moralement, votre vie est gâchée, vous perdez votre travail, votre famille elle aussi en souffre et en plus, votre situation financière devient catastrophique !

 

Sans compter que tous ces malades se battent pour avoir un diagnostic, car, lorsque l’on parle des dangers de la vaccination, « silence radio….. ». Les médecins sont mal à l’aise, n’ayant pas été informés officiellement, ne maîtrisant pas le sujet et ayant toujours fait confiance aux laboratoires qui sont censés leur fournir des produits sans danger…Il faut donc les informer eux aussi et leur demander un rendez-vous avec un médecin de médecine interne.

Supposons qu’effectivement, les preuves ne sont pas suffisantes. Personne ne peut nier la toxicité de l’aluminium dans l’organisme, du moins aucun scientifique !  Alors, nos vies ne comptent pas comparées à l’argent que cela rapporte !

 

Il est plus que temps que les malades se mobilisent (et même les bien portants) ! Cela sera un combat difficile mais nous ne pouvons pas subir les bras croisés et ne pas penser à toutes ces personnes (y compris les enfants) qui courent un risque de développer une maladie grave ! 

 

Ce sera loin d’être facile : je suis en contact avec Mme Lucienne Foucras, auteur du livre « Le Dossier Noir contre le vaccin hépatite B » dont le mari est décédé très rapidement après sa vaccination, ayant déclaré une Sclérose Latérale Amyotrophique, maladie irréversible. Malgré la célébrité acquise de par son livre, celle-ci me dit avoir beaucoup de refus de la part des médias. Les médias eux ont aussi sont frileux….l’état ?…..les laboratoires ?….ou les deux ?

Il est vrai que c’est un grave cas de santé publique ! « Nous sommes à l’aube d’une véritable catastrophe sanitaire » (dixit Dr Marc Girard) sachant que tout le monde se fait vacciner aveuglément ! sans parler des vaccinations obligatoires….mais il existe des lois qui nous permettent de refuser cet acte, faut-il encore le savoir….

 

Tout ceci montre l’importance de faire circuler l’information ! Nous pouvons déjà, à notre niveau, éviter le risque de maladies dans notre entourage.

Il faut informer également les médecins car beaucoup ne sont pas au courant, il faut en parler ! Si chacun le fait auprès de ses connaissances et de sa famille, l’information va circuler très rapidement.

 

Les associations sont de plus en plus nombreuses ! Il faut se bouger, nous ne pouvons rester là sans rien dire alors que nous connaissons les risques ! N’auriez-vous pas mauvaise conscience de ne pas en avoir parlé lorsque vous constaterez un cas de sclérose en plaques dans votre famille ou un enfant décédant d’une aplasie médullaire suite à une vaccination avec un adjuvant d’aluminium  ? ? ?

 

Je suis scandalisée qu’aucune autorité ne réagisse ! (« principe de précaution ? »)

 

Tous les patients essaient de faire éclater cette vérité, l’essentiel pour tous est :  que l’on stoppe cette vaccination aluminique le plus vite possible !  que l’état fasse reconnaître toutes ces maladies post-vaccinales auprès de la sécurité sociale.

 

Je ne suis ni scientifique, ni médecin, ni anti-vaccins, je suis tout simplement une personne qui a recherché un diagnostic à mon état qu’aucun corps médical ne trouvait. J’ai eu la chance de rencontrer une collègue qui avait déjà fait le parcours et qui a découvert les accidents post vaccinaux. Et, grâce à Internet, nous avons approfondi les choses….

 

Je souffre depuis maintenant quinze mois, pas de traitement (des anti-douleurs et anti-dépresseurs à usage antalgique). La tâche la plus simple est devenu un obstacle. Je ne peux plus faire aucun projet, je ne sais pas ce que sera mon avenir car je suis en arrêt de travail… Je prends des dérivés de morphine pour calmer les douleurs et donc, j’ai le choix entre dormir ou avoir mal…

 

Ma famille en souffre et plus particulièrement ma fille de treize ans qui a toujours vu sa maman très dynamique, vivant à 100 à l’heure et je ne peux plus participer avec elle à des activités ! J’adorais mon travail mais il demande de la concentration et de la mémoire et ces capacités sont fortement diminuées ! La fatigue est omni présente et je peux dormir jusqu’à 14, 15 heures par jour…

 

J’avais des activités extra professionnelles que j’ai du cesser…Le but n’est pas de me plaindre mais simplement vous informer ce que des milliers de gens vivent au quotidien !  J’ai découvert de nombreuses personnes par l’intermédiaire de forums sur le net et nos symptômes sont tous les mêmes et tous ont été vaccinés avant de tomber malade…Nous sommes diminués physiquement et mentalement, notre quotidien est un combat permanent, nos souffrances et symptômes ne nous lâchant pas…

Lorsque c’est la fatalité, nous subissons mais lorsque l’on sait que c’est une injection nocive qui a pu nous rendre ainsi, on ne peut subir sans rien dire et ni faire !

 

Je vous remercie d’avoir lu cette synthèse qui m’a demandé de nombreux mois car j’en ai accumulé des documents !  Mais je voulais créer une synthèse accessible à tous car nombreux documents m’ont demandé beaucoup de recherches pour comprendre le « jargon médical ».

 

A ce jour, je ne suis pas encore diagnostiquée, ils hésitent entre fibromyalgie et SFC, mais lors de mon prochain rendez-vous, je compte bien demander une biopsie musculaire.

On dit souvent « la santé, c’est important » mais lorsque j’ai perdu de mes capacités physiques et cognitives, c’est là que j’ai vraiment pris conscience de l’importance d’être en bonne santé ! 

 

J’ai besoin de vous, des dizaines de milliers de personnes ont besoin de vous, des gens souffrent et si l’on arrive à faire bouger les choses, peut-être pouvons-nous espérer être entendus…

 

Je vous remercie à l’avance de faire circuler l’information, je suis à votre entière disposition pour vous fournir documents, adresses de sites, forums….par l’intermédiaire de l’association dont je fais partie (coordonnées en bas de page).

L’énergie qui me reste, je la consacrerais à me battre,

 

Pour nous, victimes mais aussi pour VOUS et VOS ENFANTS !

Une victime du vaccin Hépatite B.0000000000000000000000

Pour plus de renseignements :

« Association « La Malfatigue »

Tél. : 08 –71 – 12 – 22 – 79  (coût appel local)

E-mail : lamalfatigue@hotmail.com

Site : http://groups.msn.com/Victimesdelavaccination 

 

 

   VACCINS CONTENANT DES SELS D'ALUMINIUM.

 Vaccins commercialisés.

AVAXIM vaccin inactivé contre l'hépatite A suspension injectable (IM).

D.T.COQ suspension injectable.

DIFTAVAX ADULTE vaccin diphtérique et tétanique absorbé suspension injectable.

[rés. usage hosp.].

ENGERIX B 10 ENF-NOUR vaccin contre l'hépatite B suspension injectable IM.

ENGERIX B 20 ADULTES vaccin contre l'hépatite B suspension injectable IM.

GENHEVAC B PASTEUR suspension injectable IM.

HAVRIX ADULTES 1440 U/1 ml suspension injectable IM.

HAVRIX ENF-NOUR 720 U/0.5 ml suspension injectable IM.

HB VAX DNA susp inj IM 10 µg/ml en seringue préremplie : 1 ml.

HB VAX DNA susp inj IM 40 µg/ml : fl 1 ml [rés usage hosp].

HB VAX DNA susp inj IM Enf/Nour/NN 5 µg/0,5 ml en ser : 0,5 ml.

INFANRIX Polio ENF suspension injectable (IM) en seringue pré-remplie.

INFANRIX Polio Hib NOUR poudre et suspension pour suspension injectable (IM).

PENTACOQ poudre et suspension pour suspension injectable IM.

PENTHIBest poudre et suspension pour suspension injectable IM.

[rés. usage hosp.].

REVAXIS suspension injectable.

TETRACOQ suspension injectable IM.

TETRAVAC ACELLULAIRE suspension injectable en seringue préremplie.

TICOVAC 2.7 microg susp inj en seringue préremplie vaccin de l'encéphalite à tiques, adsorbé.

TWINRIX ADULTE 720/20 suspension injectable en seringue pré-remplie.

TWINRIX ENFANT 360/10 suspension injectable en seringue pré-remplie.

VACCIN DTCP PASTEUR suspension injectable IM.

VACCIN TETANIQUE PASTEUR suspension injectable.

VAXICOQ suspension injectable, vaccin coquelucheux adsorbé sur hydroxyde d'aluminium.

Vaccins dont la commercialisation est arrêtée.

D.T.VAX solution injectable.

HAVRIX 720 UI/1 ml suspension injectable IM.

HAVRIX ENF- NOUR 360 U/0.5 ml susp inj IM.

PENTACOQ lyoph et susp pr susp inj en ser pré-remplie bicompartimentée.

PENT-HIBest lyoph et susp pr susp inj en ser pré-remplie bicompartimentée.

TETAVAX suspension injectable.

VACCIN DT PASTEUR sol inj.

VACCIN HEVAC B PASTEUR susp inj.

Source :http://www.biam2.org

Site de la Banque de Données Automatisée sur les Médicaments. 

 

 

  Votre santé Guide alternatif des Vaccinations.

hors série Janvier 2005 Page n° 23, 24, 25. 

  La myofasciite à macrophages.

L'association E3M, pour l'entraide aux malades de myofasciite à macrophages.

L'émergence de cette maladie remonte à une dizaine d'années. La myofasciite à macrophages est définie par les chercheurs comme une myopathie inflammatoire acquise. Les patients se plaignent de douleurs musculaires et articulaires ainsi que d'une très importante fatigue.

 

Page n°23

L'apparition de cette maladie est la conséquence, d'une part, de la présence d'hydroxyde d'aluminium, d'autre part, d'un nouveau mode d'injection, passant d'une vaccination sous-cuta-née à une vaccination intramusculaire. Avec cette injection dans la région deltoïdienne, l'hydroxyde d'aluminium est introduit en profondeur dans le muscle. L'adoption de cette technique coïncide avec l'apparition des premiers cas de myofasciite à macrophages.

 

Dix ans après la vaccination on retrouve des traces d'hydroxyde d'aluminium.

Le mécanisme de cette affection reste à ce jour encore mal connu, cependant, dans le cadre de la maladie, la lésion retrouvée par les chercheurs révèle une présence en concentration anormale de macrophages (globules blancs intervenant dans le processus immunitaire en englobant les substances étrangères, les absorbant et en les digérant normalement en quelques semaines).

 

Ces macrophages porteurs de cristaux d 'hydroxyde d'aluminium sont retrouvés jusqu’à  à une dizaine d' années après la vaccination. Seule une biopsie musculaire réalisée de façon chirurgicale, au niveau du deltoïde permet le diagnostic de cette maladie.

Encore mal reconnue en France, la myofaciite à macrophages est une maladie complexe dominée par :

une asthénie importante, invalidante, allant jusqu' à l' épuisement, non améliorée par le repos et évoluant sur plusieurs mois, voire plusieurs années :

des myalgies chroniques d'intensité et de localisations variables, souvent aggravées par l'effort, avec une   fatigabilité musculaire invalidante ;  des douleurs articulaires,  touchant  principalement  les grosses articulations, sont  notées  dans 50 % à 60 %  des cas.

 D'autres symptômes, tels que des troubles cognitifs, sensitifs ou du sommeil, sont de plus en plus souvent constatés.

La maladie touche l'adulte, mais aussi des enfants. Ces troubles peuvent laisser penser à une dépression, alors qu'en fait l'élan vital demeure intact, mais le patient ne peut pas physiquement entreprendre.

Les patients peuvent se heurter à une errance de diagnostic du fait de la méconnaissance ou du rejet de cette maladie par une partie du corps médical.

 

Le ressenti des malades.

Beaucoup  d'entre  nous   finissent  par  ne  plus  avoir  la  force d'affronter des médecins qui tendent à les traiter de "malade imaginaire" puisque le patient ne cesse d'exprimer sa fatigue, son épuisement constant, des douleurs musculaires et articulaires, en totale incohérence avec les résultats des analyses de sang et des bilans traditionnels. Devant ce panel de symptômes inexpliqués, un grand nombre de médecins conseillent de voir un psychiatre, solution de facilité face à leur méconnaissance et à leur impuissance à agir devant cette maladie complexe.

 

La maladie est déjà un enfer en soi, mais s'il faut encore affronter l'incompréhension des médecins, cela devient vraiment insupportable. L' état dépressif qui peut parfois s'ensuivre en est le résultat et non la cause. Il est dû à l'ignorance, à la non reconnaissance, à l'indifférence, au mépris dont nous sommes victimes, à la lutte quotidienne que nous devons mener, et ce, malgré notre épuisement total.

Il nous faut également lutter pour la reconnaissance et le respect de nos droits les plus fondamentaux à des services de santé adéquats, à la sécurité et au droit de vivre dans la dignité.

 

Cette attitude d'incompréhension ou de rejet épidermique de certains professionnels du corps médical à l'égard de plaintes difficiles à évaluer résulte, entre autres, de la non-information officielle de l' existence, et surtout de l'origine de la myofasciite à macrophages. Des témoignages de non-respect du patient affluent tous les jours, que ce soit au cours d' expertise d' organismes publics ou de consultation auprès de médecins, de spécialistes. L'épuisement physique, la douleur, outre qu'ils sont difficiles à vivre, posent de nombreux problèmes relationnels.

 

Les troubles cognitifs (troubles de mémoire, de concentration, d'analyse d'une situation...) conduisent à ne pas adopter les bonnes stratégies face aux difficultés de l'existence, qu'elles soient liées ou non à la maladie. L'incompréhension de la part des autres, y compris des proches, face à ces problèmes est d'autant plus difficile à accepter par le malade qu' il est déjà gravement pénalisé par la diminution de ses potentialités, ce qui peut, parfois, engendrer des réactions d ' agressivité.

 

 

Les handicaps deviennent manifestes lorsque la maladie entraîne la perte d'autonomie et la désinsertion sociale et professionnelle.

Une étude interne à l'association montre que, lors de l'apparition des symptômes :

4 % étaient scolarisés lors de la survenue des premiers symptômes.

3 % ne travaillaient pas.

93 % avaient un emploi, depuis l'installation de la maladie. 

78 % ne peuvent plus travailler.

18% ont été obligés de réduire à un temps partiel, leur activité.

4 % seulement ( dont beaucoup sont nouvellement diagnostiqués) ont pu garder un rythme équivalent.

 

Page 23 et 24

Le rapport de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé 45 (Afssaps).

L' Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a rendu public le rapport de l'étude épidémiologique sur la myofasciite à macrophages diligentée suite aux conclusions de l'étude de l'Institut national de veille sanitaire (1998-2001) faisant le lien entre la présence d'aluminium dans la lésion histologique et l'injection de vaccins.

 

Cette étude " CAS - témoin " sur 122 patients, dont 26 porteurs de cette lésion et 96 témoins présentant des pathologies neuromusculaires a donné lieu à l'élaboration d'un rapport épidémiologique.

Conclusions ( en l'état actuel des connaissances) :

Association entre lésion histologique et vaccin contenant un adjuvant aluminique hautement probable.

Non-existence d'association entre l'entité histologique .myofasciite à macrophages et un syndrome spécifique clinique.

Aucun syndrome clinique spécifique n'est retrouvé associé à la vaccination contenant un adjuvant aluminique.

Pas de remise en cause de la balance bénéfice-risque des vaccins contenant un adjuvant aluminique.

Non-recommandation de réaliser de nouvelles études épidémiologiques.

L'avis du conseil scientifique s'est voulu tranché alors que les résultats de l'étude épidémiologique montrent que :

"Les sujets porteurs de la lésion histologique rapportent plus fréquemment une asthénie au début de leur maladie que des sujets non porteurs de la lésion" (60% contre 34,1% soif 2,3 fois plus !)

"Les sujets porteurs de la lésion ont des limitations fonctionnelles liées à la fatigue plus importantes que les sujets non porteurs."

"Les sujets porteurs ne rapportent pas plus fréquemment des myalgies et arthralgies au début de leur maladie que les sujets non porteurs de la lésion histologique (80% des cas 73,1 % des témoins)."

"Les sujets porteurs ont été plus souvent vaccinés avec des vaccins contenant de l'hydroxyde d'aluminium (95 % des cas pour lesquels les données étaient exploitables, contre 35,4% des témoins)."

 

De l'avis même de la responsable de l'étude exploratoire (Mme Fourrier) « Il est important d'insister sur le fait que cette étude ne pouvait, par définition, permettre de conclure entre la vaccination et l’existence d’une maladie en relation avec la lésion.»

Des incohérences majeures sont relevées entre le rapport d' enquête épidémiologique, le résumé de la conférence internationale de consensus, des documents et des communiqués, rédigés de l’Afssaps.

Nous ne pouvons accepter cette attitude que nous désavouons au nom de toutes les victimes touchées par cette maladie très invalidante.

 

Commentaires de l’association E3M Lien hautement probable :

1OO % des cas ont eu un vaccin contenant un adjuvant aluminique, mais 91% n’ont pu apporter la preuve de leur vaccination (pas de carnet de vaccination ni de certificat).

 

Validité et sérieux d'une étude sur 26 porteurs de la lésion contre 800 porteurs à ce jour : la définition d'une maladie repose toujours en médecine sur vastes enquêtes épidémiologiques regroupant souvent plusieurs centaines de patients. Et non pas sur 26 patients !

 

D’autre part, une maladie est définie soit par un lien de causalité soit par des manifestations toujours semblables qui en font une entité clinique spécifique ou un syndrome clinique spécifique. N’est-ce pas le cas ?

 

Pas de spécificité de syndrome : pourtant, cette étude montre que le syndrome clinique développé est identique à la population témoin qui est atteinte de pathologies neurologiques et musculaires (myopathies diverses, sclérose en plaques…), avec une fatigue chronique 2,3 fois plus importante chez les patients atteints de myofasciite que chez les témoins mesurée par une grille évaluative (échelle de valeur Fatigue Impact Scale. 40 itms ; trois dimensions : cognitive, physique et sociale).

En comparaison, la fréquence du tableau clinique dans la population générale est inférieure à 1%.

 

Tatouage vaccinal : L ‘argument développé rendant plausible que les individus puissent conserver un « tatouage vaccinal » indépendamment de toute manifestation clinique n’est pas acceptable. Les caractéristiques de la lésion invalident cette thèse (macrophages cohésifs, infiltrats inflammatoires, inflammatoires, inclusions intramacrophagiques aluminiques). De plus, nous avons un couple qui a été vacciné le même jour, à la même heure, et a reçu les rappels de la même manière: l'épouse a vu les premiers symptômes d'asthénie, myalgie, arthralgie, dans les mois suivants, une myofasciite à macrophages a été diagnostiquée en mai 2000 soit plus de quatre ans après : le mari a eu deux biopsies qui sont négatives (où est passée la trace histologique de ce monsieur ?).

 

 

Plus de la moitié des Français se sont vaccinés.

Ce  qui  n' est  nullement  le  cas  des  autres  pays.  Malgré  cela,  dans  d' autres  pays, qui pratiquent maintenant la biopsie du deltoïde, on retrouve des cas de myofasciites, notamment en Allemagne, en Angleterre, en Belgique, au Canada, en Corée, en Espagne, aux Etats- Unis (dont 2 enfants en Floride), en Irlande, en Israël (dont 6 enfants), en Italie (dont 2 enfants), au Portugal,  en Russie, en Tunisie.

 

Nous contestons les conclusions du conseil scientifique de l'Afssaps qui porte contre l'évidence des résultats précis de l' étude épidémiologique et autres études menées par différentes instances. Les chercheurs présents et l'association E3M se sont însurgés contre l' avis du conseil scientifique jugeant que l' on a joué avec les mots et interprété les chiffres. N'est-ce pas de la manipulation ? L' Afssaps est pourtant  censée être une instance indépendante,  garante de la cohérence scientifique  et non de la cohérence politico-économique.

 

Les laboratoires affirment l' innocuité de l'hydroxyde d'aluminium, alors qu'ils avouent qu'aucune étude  au long court de non-toxicité ni de pharmacovigilance n'a été réalisée concernant cet adjuvant, non seulement sur l'humain mais également sur  les animaux. Sa seule utilisation depuis plus de trente ans semble attester de son innocuité.

Ils prétendent qu'il n'y a pas de remplacement possible de l' aluminium, alors que des vaccins sur phosphate de calcium (vaccin IPAD) ont été commercialisés pendant une dizaine d’année par l'Institut Pasteur Fondation.

 

Page n° 24 et 25

Une communication présentée par Pr Robert Debré, de l' Académie de médecine, confirmait que, selon les études faites au Centre international de, l'enfance, le phosphate de calcium présentait de nombreux avantages, entre autres de pouvoir vacciner des sujets allergiques, contrairement à ceux contenant de l'aluminium (Bull. acad. "nat. med; 1972, 156, no18-19,583-591).

 

Nous rappellerons également les propos de Mme Fourrier, responsable de l'étude épidémiologique de la myofasciite à macrophages qui, lors du consensus international sur l'hépatite B, a écrit: "En tout état de cause, la mise à disposition de vaccins sans adjuvant aluminique ( qui ne semble pas techniquement insurmontable puisque c ' est le cas pour certains vaccins, en particulier contre l'hépatite B) serait de nature à régler le problème."

 

Le combat des malades et des chercheurs.

Environ 800 patients ont été diagnostiqués à ce jour. Le Pr Cherin, qui suit environ 200 patients ( service de médecine interne de la Pitié-Salpêtrière ), confirme le chiffre avancé par les patients, de 800 personnes atteintes en France: "Nous n'avons pas les chiffres exacts, mais, compte tenu des données disponibles dans les centres de biopsie musculaire, la fourchette de 700 à 800 patients n' est pas déraisonnable", explique-t-il.

 

A Créteil, les Prs Ghérardi et Authier et leur équipe (CHU Henri-Mondor) suivent 160 patients ayant une lésion caractéristique et estiment que "300 ou 400 patients répondent à des symptômes cliniques tout à fait analogues, mais avec une biopsie musculaire négative ou avec des anomalies inflammatoires non spécifiques". Les trois praticiens sont convaincus qu 'un syndrome clinique est associé à la lésion histologique. "Les patients racontent tous la même histoire, évoquant des myalgies postvaccinales, avec un syndrome de fatigue chronique et des arthralgies."

 

La répercussion des conclusions du conseil scientifique de l'Afssaps est catastrophique. Par le refus de poursuivre les études, il réfute de ce fait les études fondamentales et physiopathologiques en cours. L'absence de financement est un bon moyen pour "enterrer" les recherches sur un sujet gênant. Pourtant, il se "biopsie" plus de 5 lésions de myofasciite par semaine dans les centres de neuropathologies spécialisés.

 

En conclusion, nous sommes très inquiets concernant la campagne de vaccination qui va être relancée sur les moins de deux ans et les adolescents, sans preuve d'éléments scientifiques voire avec des éléments inquiétants récents. Pour la crédibilité du message sur les bienfaits de la vaccination, il semblerait plus sage, en effet, de reconnaître un effet secondaire lorsqu'il apparaît, même s'il est limité, de redéfinir les populations à risque avec des données actuelles.

 

Aujourd'hui, l'innocuité de l'injection de doses massives d'adjuvants aluminiques ne reste en rien prouvée scientifiquement.

Aucune  étude  de  toxicologie  et  de  pharmacodynamique  n'a  été  réalisée,  y  compris  depuis  le   passage de l’injection sous-cutanée à l'intramusculaire.

l'OMS {Organisation mondiale de la santé), dans son relevé épidémiologique du 16 juillet 2004, le Comité consultatif mondial de la sécurité vaccinale signale : "Les questions concernant l'innocuité exigeront une connaissance approfondie des effets des adjuvants sur la réponse immunitaire et les mécanismes associés.

 

La réglementation actuelle devra tenir compte des données scientifiques nouvelles concernant les adjuvants. L'innocuité des adjuvants est un domaine important et négligé. Dans la mesure où les adjuvants ont leurs propres propriétés pharmacologiques, susceptibles de modifier l' immunogénicité et la sécurité des vaccins, l'évaluation de leur innocuité est indispensable."

 

l'aluminium est une vraie toxine.

Déjà en 1987, la Food and Drugs Administration (FDA) publiait: "L'aluminium est une vraie toxine prouvée qui ne doit jamais être injectée à l'homme sans raison valable."

"Plutôt que de jouer sur les mots pour faire croire que le résultat de l'étude est négative, il faudrait poursuivre les recherches pour parfaire une définition clinique des symptômes et trouver une explication biologique", déclare le Pr Ghérardi.

 

Malgré de nombreuses sollicitations (depuis 2002) la Direction générale de la santé ne répond pas à nos courriers et refuse de nous recevoir. La myofaciite à macrophages est visiblement une maladie dérangeante, un dossier jugé explosif dont même certains médias (télévisions, radios) refusent de parler. Pourtant, à ce jour, plus de100 plaintes contre X ont été déposées au pénal par nos avocats (Me Collard et Me Flécheux) et sont en cours d'instruction.

 

"On ne peut se contenter de dire que tous ces patients, dont certains étaient chefs d'entreprise et ont aujourd'hui tout perdu, sont hystériques ou simplement vindicatifs, Ils ont une réelle demande, ont besoin d'être aidés et comprendre leur maladie".

Pr Chérin).

 

A ce jour, les malades atteints de myofaciite à macrophages sont encore les victimes d'intérêts politico-économiques ne tenant, en aucun cas, compte de la santé et du devenir des patients. Et parmi les victimes, on compte des jeunes enfants.

Patricia BASLE, présidente

patouvite@aol.com

Suzette PIRES, vice-présidente

piresfamille@free. fr

Association E3M -Entraide aux malades de myofasciite à macrophages,

25, rue de Verdun,

21350 Vitteaux 

 

VOTRE SANTE

44, Boulevard Magenta

75010 Paris

Téléphone : 01 40 18 70 50

Site Internet : http://www.votre-sante.net 

 

 

  ALTERNATIVE SANTÉ.

Revue n° 318 janvier 2005 page n° 7.

 VACCIN ANTI-HÉPATITE B.

Comment indemniser les victimes.

Dans le dernier numéro d'Alternative Santé (1) , nous évoquions le doute qui semblait gagner certains experts lors de la journée d'audition publique organisée sur le thème: « Vaccination et sclérose en plaques : état des lieux ». Le rapport qui en est sorti(2) apporte  un espoir aux victimes. Si cette journée, organisée pour faire le point sur l'étude de Hernan- qui  prouve un lien entre le vaccin hépatite B et la sclérose en plaques(3)-, en a minimisé les résultats, si le rapport relance le vaccin chez les nourrissons en mettant de côté ce qui le remet en cause pour cet âge, néanmoins, trois de ses recommandations apportent une ouverture aux victimes.

 

«Une instance forte de coordination et de suivi au plan national [...] dotée des ressources adéquates pour coordonner, suivre et évaluer de façon permanente la stratégie vaccinale », est réclamée. Elle permettrait «d'en évaluer les résultats» notamment dans «La  survenue éventuelle d'effets  secondaires graves à longue distance». 

Des «données supplémentaires [...] pour réévaluer régulièrement la balance bénéfices/risques de la vaccination contre le VHB» sont demandées ainsi que des programmes de recherche qui permettraient d'expliquer les liens éventuels entre le vaccin les maladies neurologiques démyélinisantes (dont la principale est la sclérose en plaques).

 

Nous signalions le mois dernier la déclaration du Pr Dhumeaux trouvant légitime d'indemniser les victimes même en l'absence de lien prouvé(1). En écho à ces propos, la commission regrette « la confusion et l'incertitude» qui préside au « débat sur la reconnaissance et l'indemnisation d'effets secondaires allégués», Cette confusion vient, selon la commission, du fait que les  personnes  soumises  à  l'obligation  peuvent  obtenir  une réparation pour « présomption d'imputabilité », alors que celles pour lesquelles la vaccination n'était pas obligatoire ne le peuvent pas.

C'est une manière pour la commission de reconnaître le bien-fondé des indemnisations lorsqu'il y a « présomption d'imputabilité ». Elle admet ainsi la légitimité des décisions de réparation prises par les tribunaux civils (dans les procès aux laboratoires), par les tribunaux administratifs (reconnaissance des accidents de travail) et par la Direction générale de la santé. Voilà qui devrait mettre fin aux polémiques qui surviennent chaque fois qu'un tribunal accorde réparation aux victimes qui poursuivent les fabricants du vaccin.

La porte est ouverte pour une généralisation des indemnisations. Mais qu'en décidera le ministre de la Santé ? On veut espérer...

Régis PLUCHET

 

Références:

(1) « Le doute gagne certains experts »Alternative Santé décembre 2004.

(2) Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, Agence nationale d’accréditation et d’évaluation en santé, Institut national  de la santé et de la recherche médicale. Le rapport est consultable sur : http ://www.afssaps.sante.fr   et sur les sites des deux autres agences.

(3) Voir Alternative santé, octobre 2004.

 

 Alternative Santé

11, Rue Meslay

7003 Paris - Téléphone : 01 44 54 87 00

Site : http://www.alternative-sante.fr

 

 

 

 

  L'HEPATITE B : UN VIRUS TRES CONTAGIEUX.

Le 21 janvier 2005.   

L'hépatite virale B est une maladie grave, qui peut évoluer en infection chronique. Ce risque est d’autant plus important que la personne atteinte est jeune. Le germe coupable fait partie des dix virus les plus redoutables du monde.

L'hépatite B est due à un virus qui provoque des lésions inflammatoires du foie. La contamination se fait surtout par voie sexuelle, mais également par voie sanguine (aiguilles contaminées, notamment chez les toxicomanes, lors de tatouages ou de piercing…), et plus rarement de la mère à l’enfant lors de l’accouchement. Le virus est fortement contagieux, 100 fois plus que le virus HIV. D’après l’Organisation Mondiale de la Santé, il y aurait 350 millions de porteurs du virus dans le monde. Les zones de forte endémie (zones où la maladie est très présente) concernent principalement le continent africain et l’Asie du Sud-Est.

 

Les symptômes, pas toujours présents

Dans deux tiers des cas, l’hépatite B passe inaperçue. Le diagnostic est fait à l’occasion d’un test systématique, ou suite à une fatigue inexpliquée.

Comme toutes les hépatites, les symptômes, lorsqu’ils sont présents regroupent la fatigue, les maux de tête, les douleurs abdominales, les nausées, l’anorexie, puis un ictère (jaunisse) deux mois environ après le contact avec le virus. Dans ce cas, le patient a la peau et les yeux jaunes, ses urines sont peu abondantes et foncées. Les analyses biologiques montrent une augmentation importante des enzymes hépatiques (transaminases). L’amaigrissement peut être important.

 

Rarement (moins d’un cas sur 100), le début est beaucoup plus brutal : c’est l’hépatite fulminante qui se traduit d’emblée par des troubles de conscience puis un coma. C’est une urgence vitale.

Que l’hépatite se soit manifestée ou pas, 9 patients sur 10 vont guérir spontanément, tandis que 1 sur 10 évoluera vers une hépatite chronique. Dans ce cas, l’inflammation du foie se poursuit à bas bruit, et le risque est l’apparition à long terme d’une cirrhose, puis d’une insuffisance hépatique ou d’un cancer du foie potentiellement mortel. De plus, le patient reste porteur du virus. Il est donc contagieux pour ses proches, qui doivent prendre un certain nombre de précautions : pas de partage des affaires de toilette, protection des rapports sexuels, etc.

 

Quel traitement ?

L’hépatite aiguë B n’a pas de traitement spécifique. Le patient devra absolument arrêter la consommation d’alcool et de médicaments potentiellement toxiques pour le foie. Dans le cas d’une contamination sexuelle, il faut également penser à dépister et à traiter d’autres MST.

Le traitement de l’hépatite B chronique active repose sur l’interféron alpha, des analogues nucléosidiques (lamivudine) et des analogues nucléotidiques (adefovir dipivoxil). Si le patient répond au traitement, celui-ci peut stabiliser l'infection et prévenir les lésions. Mais actuellement, la guérison reste toujours impossible. D’autres traitements et des associations d'anti-viraux sont actuellement à l’étude.

Au stade de cirrhose, seule la transplantation peut apporter un espoir de survie.

 

Retour sur une longue controverse.

Depuis  la  fin  des  années  1990,  le  débat   autour  du  vaccin  contre  l'hépatite B  a,  en  France, largement dépassé le cadre scientifique. Entre batailles d'experts et décisions de justice contradictoires, il est parfois difficile d'y voir clair. Retour sur les grandes dates de cette controverse franco-française.

 

Traitements et vaccins.

Actuellement, il n’existe aucun médicament permettant d’éliminer le virus de l’hépatite B. Réunis à plusieurs reprises, les experts ont réaffirmé que la seule protection restait le vaccin. Des recommandations qui prennent toutes les valeurs lorsque l’on sait que le nombre de cas aurait doublé en 10 ans.

 

  La vaccination contre l'Hépatite B.

L'hépatite  virale  B  est  une  maladie  grave,  dont  on  peut  se  protéger  depuis  1982  grâce à la vaccination. Pour éviter les cirrhoses et le cancer du foie pouvant résulter de cette affection, l'Organisation mondiale de la santé a recommandé dès 1991 ce vaccin pour tous les enfants et 116 pays l'ont ajouté à leur programme de vaccination systématique. Zoom sur les recommandations françaises.

Le vaccin contre l'hépatite B, dont l'efficacité est proche de 100 %, prévient la survenue de maladies graves : hépatites aiguës fulminantes, cirrhoses, cancers du foie.

 

Une vaccination obligatoire ou recommandée ?

En France, la vaccination contre l'hépatite B n'est obligatoire que pour certains professionnels de santé. Pour le reste de la population, il s'agit seulement d'une vaccination recommandée en particulier pour les enfants avant l'âge de 13 ans et pour certains groupes à risques(1).

Ainsi chez les nourrissons, on commencera la vaccination à partir de 2 mois, sauf pour les enfants nés de mère atteinte de l'hépatite B chez lesquels elle doit être pratiquée impérativement à la naissance, associée à l'administration d'anticorps spécifiques. Trois injections seront nécessaires pour obtenir une immunité totale.

 

Mais on devra respecter un intervalle d'au moins un mois entre la première et la deuxième injection, et un intervalle compris entre cinq et douze mois entre la deuxième et la troisième injection. Pour éviter un nombre trop important de piqûres à votre enfant, votre médecin vous proposera un vaccin dit hexavalent, permettant de le protéger en même temps de la diphtérie, du tétanos, de la poliomyélite, de la coqueluche, des infections invasives à Haemophilus influenzae b et bien sûr de l'hépatite B.

L'intérêt de la vaccination du nourrisson est aujourd'hui conforté par les éléments suivants (2) :

 

Excellente tolérance du vaccin contre l'hépatite B (aucune atteinte neurologique chez l'enfant de moins de 2 ans n'a été notifiée à l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) ;

Excellente efficacité (le taux de réponse sérologique chez le nourrisson est supérieur à 95 % et plus élevé que chez l'adulte) ;

La durée de protection contre le VHB est longue (>15 ans) : actuellement, aucun rappel ne semble nécessaire.

 

Dates à retenir.

2 mois ---------------------1e injection.

4 mois ---------------------2e injection.

16-18 mois ---------------3e injection.

 

 

Hépatite B, mieux vaut prévenir que guérir.

L'hépatite B est une maladie grave, qui peut évoluer en infection chronique. Le germe coupable fait partie des dix virus les plus redoutables du monde… Longtemps placée au centre d'une vaste polémique, la vaccination reste le moyen le plus efficace pour se protéger de ce fléau.

 

La vaccination contre l'Hépatite B.

L'hépatite   virale  B  est  une  maladie  grave,  dont  on  peut  se  protéger  depuis  1982  grâce   à  la vaccination. Pour éviter les cirrhoses et le cancer du foie pouvant résulter de cette affection, l'Organisation mondiale de la santé a recommandé dès 1991 ce vaccin pour tous les enfants et 116 pays l'ont ajouté à leur programme de vaccination systématique. Zoom sur les recommandations françaises.

 

Hépatite B : Pourquoi il faut vacciner.

Les études successives disculpant le vaccin contre l'hépatite B, soupçonné d'avoir contribué au développement de scléroses en plaques chez certaines personnes, ne parviennent pas à vaincre totalement les réticences des parents. Le rapport bénéfices-risques plaide pourtant en faveur de la vaccination.

 

Vacciner tous les bébés contre l'hépatite B

La  vaccination  contre   l'hépatite  B  a  été  relancée.  Après  des  années  de  polémiques,  une  réunion   d'expert propose la vaccination de tous les nourrissons et son renforcement pour plusieurs groupes à risque.

 

Hépatite B et sclérose en plaques : a fin d'une controverse ?

Deux études publiées dans la revue américaine "New England journal of Medicine" semblent totalement disculper le vaccin de l'hépatite B, accusé de pouvoir entraîner l'apparition de cas de sclérose en plaques ou l'aggravation de la maladie chez les personnes déjà atteintes. Point final ou nouvel épisode de cette polémique ?

 

L'hépatite B chronique bientôt traitée par un vaccin.

Un nouveau type de vaccin contre l'hépatite B va bientôt être testé chez l'homme. Développé par l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) grâce à un financement de l'Association pour la recherche contre le cancer (ARC), ce vaccin est basé sur l'injection d'ADN nu. Il devrait permettre de soigner  les malades atteints d'hépatite chronique pour lesquels les traitements classiques sont inopérants.

 

Nouvelle polémique autour du vaccin contre l'hépatite B.

Selon une équipe de chercheurs américains de renom, le vaccin contre l'hépatite B augmenterait le risque de sclérose en plaques. Cette nouvelle étude vient relancer la polémique sur ce médicament. Alors que les autorités sanitaires nationales se réunissent, Doctissimo fait le point avec le Pr. Jean-Michel Pawlotsky, chef du laboratoire de virologie de l'hôpital Henri Mondor.

 

Hépatite B : 300 000 personnes infectées.

Le nombre de personnes touchées par l’hépatite B a doublé en dix ans. Tel est le constat alarmant d’une enquête préliminaire de l’Institut de Veille Sanitaire dévoilée par le Collectif Hépatites Virales. Au-delà des polémiques, ces résultats soulignent l’inertie française face à la vaccination contre ce virus très contagieux.

 

Nouvelle polémique autour du vaccin contre l'hépatite B

Selon une équipe de chercheurs américains de renom, le vaccin contre l'hépatite B augmenterait le risque de sclérose en plaques. Cette nouvelle étude vient relancer la polémique sur ce médicament. Alors que les autorités sanitaires nationales se réunissent, Doctissimo fait le point avec le Pr. Jean-Michel Pawlotsky, chef du laboratoire de virologie de l'hôpital Henri Mondor.

Depuis la fin des années 1990, le débat autour du vaccin contre l'hépatite B a, en France, largement dépassé le cadre scientifique. Entre batailles d'experts et décisions de justice contradictoires, il est parfois difficile d'y voir clair.

 

Un triplement du risque de sclérose en plaques.

L'équipe américaine du Dr Miguel Hernan (1,2) a passé en revue la base des médecins généralistes du Royaume-Uni, soit 3 millions de sujets de sa Majesté. Parmi les 163 personnes qui avaient développé une sclérose en plaques entre 1993 et 2000, ils ont découvert que 11 avaient été vaccinées contre l'hépatite B dans les trois ans précédant l'apparition des premiers symptômes. A la lumière de ces résultats et en les comparant avec des personnes non vaccinées, les chercheurs concluent à un triplement du risque de sclérose en plaques ! "93,3 % des personnes atteintes de sclérose en plaques n'ont jamais été vaccinées" rappelle cependant le Dr Hernan.

 

Il s'agit d'une étude que l'on doit prendre en considération, comme toutes les autres, précise le Pr. Jean-Michel Pawlotsky, chef du laboratoire de virologie de l'hôpital Henri Mondor et chercheur à l'Inserm.

Par ailleurs, cet éminent virologue fran&c