DOCUMENTATION 5 

                                    

 

 

Qui ne gueule pas la vérité dans un langage brutal quand il sait la vérité se fait complice des menteurs et des faussaires. (Charles Péguy).

 

 

Documentation N° 5 allant de  Juin 2009 au 15 Décembre 2013.

 

 

DOCUMENTATION EN RAPPORT AVEC LA MYOFASCIITE A  MACROPHAGES, ET LE VACCIN CONTRE L'HÉPATITE B.

 

MYOPATHIE INFLAMATOIRE AVEC ABONDANCE DE MACROPHAGES

Soumission Congrès SNFMI Juin 2009, Ajaccio

RESUME SELECTIONNE C0032

Les Myopathies Inflammatoires avec Abondance de Macrophages (MIAM), maladie ou syndrome ?

A Benyamine (1); E Masson (1); C Fernandez (2); N Ené (1); AM Grapperon (1); J Serratrice (1); B Coulibaly (2); D Figarella (2); PJ Weiller (1);

(1) Médecine Interne Service du Pr Weiller, CHU la Timone, Marseille, FRANCE
(2) Anatomie Pathologique, CHU la Timone, Marseille, FRANCE

 

Introduction

Les Myopathies Inflammatoires avec Abondance de Macrophages (MIAM) sont une entité récemment et peu décrite dans la littérature, distincte de la Myofasciite à Macrophages (1).Dans un certain nombre de cas, elles s’associent à des manifestations auto-immunes, la plus fréquente étant la dermatomyosite (1,2,3).Nous rapportons 3 observations de MIAM associées à des manifestations autoimmunes cliniques et biologiques diverses.

 

Patients et Méthodes

Le diagnostic de MIAM était posé sur l'analyse histologique et immunohistochimique (anticorps anti CD68,anti CD4,anti CD20,anti CMH1et anti C5b9) des pièces de biopsies musculaires et des fasciae adjacents.

 

Cas Clinique

Un patient de 68 ans est adressé pour l’exploration d’un œdème scléreux des 4membres, évoluant depuis 9 mois. On note dans ses antécédents une Leucémie Lymphoïde Chronique traitée par 3 lignes de Chimiothérapie, en rémission, une sarcoïdose et une thyroïdite de Hashimoto. Le patient se plaint de crampes et de myalgies et l’examen retrouve des signes cutanés évocateurs de Dermatomyosite.Une patiente âgée de 68 ans est hospitalisée en 2006 devant la survenue d’un syndrome oedémateux généralisé avec myalgies. La biologie retrouve une hyperéosinophilie à 13% et une hypoalbuminémie.
Le bilan auto-immun retrouve un Anti-Coagulant Circulant.Une fasciite à éosinophiles est suspectée.Une patiente âgée de 41 ans consulte en 2002 pour des myalgies associées à des dysesthésies des extrémités avec une sensation de « double peau ».Elle a pour antécédent une maladie de Basedow traitée par thyroïdectomie en 1993. Les ACAN sont positifs à 1/1200 d’aspect moucheté. L’IRM cérébrale retrouve des hypersignaux de la substance blanche. Dans l’hypothèse d’une Sclérose en Plaques, une ponction Lombaire est réalisée et s’avère normale.Pour chacun des patients, la biopsie musculaire pratiquée devant l’incertitude diagnostique a révélé des infiltrats macrophagiques caractéristiques de MIAM. Les lésions étaient diffuses et persistantes sur 2 biopsies à distance chez 2 des patients, malgré le traitement.Nos 3 patients n’avaient pas de déficit musculaire et les taux de CPK étaient normaux.Les traitements, respectivement par Immunoglobulines Intraveineuses et Corticothérapie ont permis une amélioration clinique.

 

Discussion

Nous rapportons 3 observations de patients au terrain auto-immun chez lesquels la biopsie musculaire était compatible avec le diagnostic de MIAM. L’hétérogénéité des tableaux cliniques et la persistance des lésions dans le temps en font une entité anatomopathologique dont l’interprétation par le clinicien reste délicate.

 

Conclusion

Les MIAM sont un type de myopathie inflammatoire idiopathique associé à des manifestations autoimmunes, probablement sous-diagnostiqué.La meilleure caractérisation des MIAM sur le plan histologique devrait permettre de mieux comprendre la signification de ces lésions et l’attitude clinique qui en découle.

 

Mot-clef 1:

Myosite inflammatoire

Mot-clef 2:

Auto-immunité

Références bibliographiques :

(1) Bassez G et al.J Neuropathol Exp Neurol. 2003 May;62(5):464-74.

(2) Verity MA,Best Pract Res Clin Rheumatol. 2007 Dec;21(6):1051-70.

(3) Carrera E et al.,Neuromuscul Disord. 2006 Jul;16(7):468-71.

Source : http://snfmi.cyim.com/Data/ModuleProgramme/PageSite/Resume/3887.asp

 

 

Cour de cassation, Chambre civile 2, 10 décembre 2009, 08-20539

Sens de l'arrêt : Rejet
Type d'affaire :
Civile

Numérotation :

Numéro d'arrêt : 08-20539
Numéro NOR : JURITEXT000021474415

Numéro d'affaire : 08-20539
Numéro de décision :
20902019
Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;cour.cassation;arret;2009-12-10;08.20539

Texte :

LA COUR DE CASSATION, DEUXIÈME CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant :

Attendu, selon l'arrêt attaqué (Rouen, 3 septembre 2008), que M. X..., employé en qualité de conducteur receveur par la Compagnie des transports de la porte océane (la CTPO) et y exerçant les fonctions de secouriste du travail, a été vacciné dans le cadre de cette activité contre l'hépatite B les 29 septembre 1998, 3 novembre 1998 et 22 juin 1999 ; que, souffrant de lésions musculaires et de fatigue chronique, il a effectué le 14 novembre 2003 une déclaration d'accident du travail, en produisant un certificat médical confirmant un diagnostic de myofasciite à macrophages ; qu'après une première décision de refus de prise en charge, la caisse primaire d'assurance maladie du Havre (la caisse) a, par une décision annulant et remplaçant la précédente, refusé la prise en charge de l'accident au titre de la législation professionnelle au vu de l'avis de son médecin-conseil ; qu'après mise en oeuvre de la procédure d'expertise médicale technique, M. X... a saisi la juridiction de sécurité sociale d'un recours ;

 

Sur le premier moyen :

Attendu que la CTPO fait grief à l'arrêt de déclarer recevable le recours formé par M. X... contre la décision de la caisse du 22 avril 2004, alors, selon le moyen :

1° / que constitue une décision prise par un organisme de sécurité sociale au sens de l'article R. 142-1 du code de la sécurité sociale la décision de la caisse rejetant la prise en charge d'un accident au titre de la législation professionnelle, qui est régulièrement notifiée à la victime et qui indique les raisons qui l'amène, en l'état de l'instruction, à refuser la prise en charge de l'accident ainsi que les voies de recours qui lui sont ouvertes ; qu'en considérant que la décision du 4 février 2004 par laquelle la caisse avait régulièrement notifié à M. X... son refus de prendre en charge son accident à titre professionnel, tout en lui indiquant le délai de deux mois qui lui était ouvert pour saisir la commission de recours amiable, ne constituait pas une décision au sens de l'article R. 142-1 du code de la sécurité sociale au prétexte inopérant que ce refus était motivé par l'impossibilité de statuer au vu des seuls éléments techniques en sa possession, la cour d'appel a violé les articles R. 142-1 et R. 441-14 du code de la sécurité sociale ;

2° / que les organismes de sécurité sociale ne peuvent valablement annuler leur décision et en substituer une nouvelle après expiration des délais de recours contentieux ouverts par la notification de la première décision ; que la première décision non rapportée par la caisse dans le délai du recours contentieux acquiert un caractère définitif et ne peut plus être contestée ; qu'en considérant d'une part, que la caisse avait valablement pu annuler sa première décision de refus de prise en charge notifiée le 4 février à M. X... pour la remplacer par celle notifiée le 22 avril 2004, et d'autre part, que M. X... avait régulièrement contesté cette seconde décision, lorsqu'il résultait de ses constatations que la seconde décision du 22 avril 2004 était intervenue après l'expiration du délai de recours contentieux de sorte qu'elle n'avait pu valablement remplacer la première qui avait acquis un caractère définitif à l'égard de l'assuré, la cour d'appel a violé les articles R. 142-1 et R. 441-14 du code de la sécurité sociale ;

Mais attendu que la décision de la caisse refusant la prise en charge d'un accident au titre de la législation professionnelle n'étant, en application de l'article R. 441-14 du code de la sécurité sociale, dans sa rédaction alors applicable, envoyée que pour information à l'employeur, elle ne peut acquérir un caractère définitif à son égard ; qu'il en résulte que l'employeur ne peut opposer à l'assuré la forclusion résultant de l'absence de recours dans le délai de l'article R. 142-1 du code de la sécurité sociale, alors que la caisse, en reprenant l'examen de la demande, a renoncé à s'en prévaloir ;

Attendu que l'arrêt relève que la caisse, après avoir notifié à M. X... une décision de rejet en date du 4 février 2004 en raison de l'absence d'éléments techniques indispensables pour statuer en faveur d'un accident du travail, lui a notifié le 22 avril 2004 une nouvelle décision de refus de prise en charge à la suite de l'avis de son médecin-conseil précisant que cette décision annulait et remplaçait la précédente ; que M. X... a contesté cette décision en saisissant la commission de recours amiable le 27 avril 2004 et a sollicité la mise en oeuvre d'une expertise médicale technique ; qu'il en résulte que le recours formé par M. X... contre la décision de la caisse du 22 avril 2004 était recevable ;

Que par ces motifs substitués à ceux critiqués, la décision se trouve légalement justifiée ;

Sur le deuxième moyen :

Attendu que la CTPO fait encore grief à l'arrêt de dire que la myofasciite à macrophages déclarée le 14 novembre 2003 et ses conséquences cliniques chez M. X... devaient être prises en charge au titre de la législation sur les accidents du travail, alors, selon le moyen :

1° / que la présomption d'imputabilité des lésions à un accident du travail ne s'applique pas en cas d'apparition tardive des lésions ; que dans ce cas, il incombe à la victime de rapporter la preuve du lien de causalité entre les lésions subies et le fait accidentel ; qu'en l'espèce, la cour d'appel a constaté que M. X... avait été vacciné entre septembre 1998 et juin 1999 et que les lésions qu'il imputait à ces vaccinations étaient apparues entre juin 2002 et juillet 2003 ; qu'en considérant néanmoins que ces lésions apparues tardivement bénéficiaient de la présomption d'imputabilité aux vaccinations et en reprochant à la caisse de ne pas rapporter la preuve qu'elles avaient une origine totalement étrangère au travail, la cour d'appel a violé l'article L. 411-1 du code de la sécurité sociale et l'article 1315 du code civil ;

2° / que l'avis de l'expert technique dont la régularité n'est pas contestée s'impose aux parties comme au juge, que le juge qui ne peut se prononcer sur une difficulté d'ordre médical dont dépend la solution du litige ne peut écarter les conclusions de l'expert technique sans recourir à un complément d'expertise ou, sur demande des parties, à une nouvelle expertise médicale ; qu'en l'espèce, la cour d'appel a constaté que le médecin expert avait conclu à l'absence de relation directe entre le tableau clinique dont se plaignait le salarié et la vaccination, d'une part, et la myofasciite à macrophages dont il était atteint d'autre part ; qu'en écartant néanmoins ce rapport dont la régularité n'était pas contestée et en ordonnant la prise en charge à titre professionnel de ses conséquences cliniques au prétexte que la position de l'expert apparaissait marginale au regard de la documentation scientifique versée aux débats, la cour d'appel qui s'est prononcée sur une difficulté d'ordre médical dont dépendait la solution du litige et qui n'a pas ordonné un complément d'expertise ou une nouvelle expertise demandée par l'employeur, a violé les articles L. 141-1, L. 141-2 et R. 142-24 du code de la sécurité sociale ;

3° / que seules les lésions corporelles résultant de l'accident et ayant donné lieu à l'arrêt de travail peuvent être prises en charge au titre de la législation professionnelle ; qu'en l'espèce, la cour d'appel a constaté que le médecin-expert avait conclu à l'absence de relation directe entre le tableau clinique dont se plaignait le salarié et la vaccination qu'il avait subie d'une part, et la myofasciite à macrophage d'autre part ; qu'en retenant néanmoins l'existence d'une telle relation de causalité de ce qu'il serait " établi de façon certaine une association entre la présence d'une lésion d'origine vaccinale et une fatigue chronique " et de ce que la position de l'expert serait marginale " au regard de la documentation scientifique versée aux débats ", la cour d'appel qui a procédé par voie de simple affirmation et qui n'a ni visé ni analysé la documentation sensée remettre en cause les conclusions claires et précises de l'expert, a privé sa décision de base légale au regard de l'article L. 411-1 du code de la sécurité sociale ;

Mais attendu qu'après avoir rappelé que constitue un accident du travail, un événement ou une série d'événements survenus à des dates certaines par le fait où à l'occasion du travail, dont il est résulté une lésion corporelle, quelle que soit la date d'apparition de celle-ci, l'arrêt retient que la maladie consécutive à une vaccination constitue un accident du travail dès lors que la vaccination a été effectuée dans le cadre de l'emploi ; qu'il résulte des éléments de la cause et notamment du rapport de l'expert technique que le lien entre la myofasciite à macrophages diagnostiquée en juin 2002 et la vaccination contre l'hépatite B réalisée à base d'un vaccin aluminique imposée dans le cadre de l'emploi de M. X... est établi ; que par ailleurs, les études les plus récentes ont mis en évidence le fait que l'hydroxyde d'aluminium peut résister dans le système immunitaire pendant de très longues années ; qu'à supposer établie une cause immunologique, elle ne serait pas de nature à exclure la présomption d'imputabilité de l'accident au travail, seule la cause étrangère le permettant ;

Que de ces seules constatations et énonciations, la cour d'appel a pu déduire que la relation entre la maladie déclarée et la vaccination subie se trouvant établie et la preuve de la non-imputabilité au travail des lésions constatées n'étant pas rapportée, la myofasciite à macrophages et ses conséquences cliniques devaient être prises en charge au titre du risque professionnel ;

D'où il suit que le moyen ne peut être accueilli ;

Et sur le troisième moyen :

Attendu que la CTPO fait encore grief à l'arrêt de s'être déclaré incompétent pour statuer sur la responsabilité du Comité médical havrais interentreprise et de la société Glaxo Wellcome et de la renvoyer à se pourvoir devant le tribunal de grande instance territorialement compétent, alors, selon le moyen, que le tribunal des affaires de sécurité sociale est compétent pour connaître des actions en responsabilité fondée sur l'article 1382 du code civil lorsque ces actions constituent l'accessoire d'une demande principale qui relève du contentieux général de la sécurité sociale ; que le tribunal des affaires de sécurité sociale est donc compétent pour statuer sur la responsabilité du centre de médecine du travail et du producteur du vaccin dès lors que cette action en responsabilité est exercée accessoirement à l'occasion du litige portant sur la reconnaissance du caractère professionnel des lésions apparues à la suite de ces vaccins ; qu'en se déclarant incompétente pour statuer sur la responsabilité du Comité médical havrais Interentreprise ayant procédé aux vaccins litigieux et sur la responsabilité de la société Glaxo Wellcome producteur du vaccin, lorsque ces actions constituaient l'accessoire de la demande principale tendant à la prise en charge à titre professionnel des lésions apparues à la suite de ce vaccin, la cour d'appel a violé l'article L. 142-1 du code de la sécurité sociale ;

Mais attendu qu'il résulte de l'article L. 142-1 du code de la sécurité sociale que les juridictions du contentieux général de la sécurité sociale connaissent des différends auxquels donne lieu l'application des législations et réglementations de sécurité sociale et qui ne relèvent pas, par leur nature, d'un autre contentieux ; que l'action en responsabilité civile engagée par un employeur contre un tiers ne pouvant être considérée comme l'accessoire de la demande principale d'un assuré tendant à la reconnaissance du caractère professionnel d'un accident, qui ne met pas en cause la responsabilité de l'employeur, la cour d'appel a exactement décidé que les juridictions du contentieux général de la sécurité sociale n'étaient pas compétentes pour en connaître ;

D'où il suit que le moyen n'est pas fondé ;

PAR CES MOTIFS :

REJETTE le pourvoi ;

Condamne la société Compagnie des transports de la porte océane aux dépens ;

Vu l'article 700 du code de procédure civile, rejette la demande de la société Compagnie des transports de la porte océane ; la condamne à payer à M. X..., à la société Glaxo Wellcome production et au Comité médical havrais interprofessionnel la somme de 2 500 euros chacun ;

Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, deuxième chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du dix décembre deux mille neuf.

MOYENS ANNEXES au présent arrêt :

Moyens produits par la SCP Gatineau et Fattaccini, avocat aux Conseils pour la société Compagnie des transports de la porte Océane

 

PREMIER MOYEN DE CASSATION :

Il est fait grief à l'arrêt attaqué d'AVOIR déclaré recevable le recours formé par Monsieur X... à l'encontre de la décision de la CPAM du 22 avril 2004 et d'AVOIR dit que la myofasciite à macrophages déclarée le 14 novembre 2003 et ses conséquences cliniques chez Monsieur X... devaient être prises en charge au titre de la législation sur les accidents du travail

AUX MOTIFS QUE la Caisse Primaire d'Assurance Maladie du HAVRE a notifié à Monsieur Didier X... une décision de rejet en date du 4 février 2004 en raison de l'absence d'éléments techniques indispensables pour statuer en faveur d'un accident du travail ; que ce courrier précisait à Monsieur Didier X... la voie de recours qui lui était ouverte et le délai de deux mois pour saisir la commission de recours amiable ; qu'or, la Caisse Primaire d'Assurance Maladie a notifié une nouvelle décision de rejet en date du 22 avril 2004 suite à l'avis du médecin conseil de la caisse, le Dr Z... qui a estimé que « les lésions décrites sur le certificat médical initial du 8 octobre 2003 ne sont pas imputables à l'accident du 18 juillet 2003 » ; que la Caisse Primaire d'Assurance Maladie a indiqué que cette notification annule et remplace celle du 4 février 2004 ; que la Compagnie des Transports PORTE OCEANE fait valoir que Monsieur Didier X... n'a pas contesté la première décision de rejet du 4 février 2004 dans le délai de deux mois imparti par l'article R. 142-1 du code de la Sécurité Sociale, de telle sorte que cette décision est devenue définitive et que la caisse n'est pas recevable à lui substituer une nouvelle décision ouvrant de nouveaux délais de recours ; que ne constitue pas une décision au sens de l'article R. 142-1 du code de la sécurité sociale, la décision de la Caisse Primaire d'Assurance Maladie du Havre motivée par l'impossibilité de statuer au vu des seuls éléments techniques en sa possession ; que dès lors, seule la décision de la caisse en date du 22 avril 2004, prise après l'avis du médecin conseil qui a examiné Monsieur Didier X... le 18 avril 2004, a fait courir le délai de l'article R. 142-1 du Code de la sécurité sociale ; que Monsieur Didier X... a régulièrement contesté cette décision en saisissant la commission de recours amiable le 27 avril 2004 et sollicité la désignation d'un médecin expert conformément à l'article R. 142-1 du Code de la sécurité sociale.

1°- ALORS QUE constitue une décision prise par un organisme de sécurité sociale au sens de l'article R. 142-1 du Code de la sécurité sociale la décision de la caisse rejetant la prise en charge d'un accident au titre de la législation professionnelle, qui est régulièrement notifiée à la victime et qui indique les raisons qui l'amène, en l'état de l'instruction, à refuser la prise en charge de l'accident ainsi que les voies de recours qui lui sont ouvertes ; qu'en considérant que la décision du 4 février 2004 par laquelle la Caisse avait régulièrement notifié à Monsieur X... son refus de prendre en charge son accident à titre professionnel, tout en lui indiquant le délai de deux mois qui lui était ouvert pour saisir la commission de recours amiable, ne constituait pas une décision au sens de l'article R. 142-1 du Code de la sécurité sociale au prétexte inopérant que ce refus était motivé par l'impossibilité de statuer au vu des seuls éléments techniques en sa possession, la Cour d'appel a violé les articles R. 142-1 et R. 441-14 du Code de la sécurité sociale.

2°- ALORS QUE les organismes de sécurité sociale ne peuvent valablement annuler leur décision et en substituer une nouvelle après expiration des délais de recours contentieux ouverts par la notification de la première décision ; que la première décision non rapportée par la Caisse dans le délai du recours contentieux acquiert un caractère définitif et ne peut plus être contestée ; qu'en considérant d'une part, que la Caisse avait valablement pu annuler sa première décision de refus de prise en charge notifiée le 4 février à Monsieur X... pour la remplacer par celle notifiée le 22 avril 2004, et d'autre part, que Monsieur X... avait régulièrement contesté cette seconde décision, lorsqu'il résultait de ses constatations que la seconde décision du 22 avril 2004 était intervenue après l'expiration du délai de recours contentieux de sorte qu'elle n'avait pu valablement remplacer la première qui avait acquis un caractère définitif à l'égard de l'assuré, la Cour d'appel a violé les articles R. 142-1 et R. 441-14 du Code de la sécurité sociale.

DEUXIEME MOYEN DE CASSATION :

SUBSIDIAIRE

Il est fait grief à l'arrêt confirmatif attaqué d'AVOIR dit que la myofasciite à macrophages déclarée le 14 novembre 2003 et ses conséquences cliniques chez Monsieur Didier X... devaient être prises en charge au titre de la législation sur les accidents du travail

 

AUX MOTIFS PROPRES QUE le médecin expert commis à savoir le Dr Z...

a déposé son rapport en date du 13 juillet 2004 et conclu que « conformément aux connaissances scientifiques établies à ce jour concernant les relations entre myofasciite à macrophages et vaccination à base de vaccin contenant un support à base d'aluminium, les lésions de myofasciite à macrophages découvertes lors de la biopsie musculaire du deltoïde sont en rapport avec la vaccination antihépatique B, réalisée au moyen du vaccin Engérix le 29 / 9, 02 / 22 / 98 et 22 / 06 / 99 … En revanche, malgré une symptomatologie clinique et paraclinique compatible avec ce qui est décrit dans la littérature médicale et responsable de l'arrêt de travail, dans l'état actuel des connaissances, il persiste une importante incertitude scientifique quant aux relations entre la vaccination et le type de tableau clinique allégué comme étant en rapport avec cette lésion histologique de myofasciite à macrophages » ; que l'expert estime donc que la symptomatologie douloureuse, l'asthénie et l'arrêt de travail ne sont pas imputables à cette myofasciite et ne sont pas à prendre en charge au titre de la législation sur les accidents du travail ; qu'or, constitue un accident du travail, un événement ou une série d'événement survenus à des dates certaines par le fait ou à l'occasion du travail, dont il est résulté une lésion corporelle ; que l'employeur est présumé responsable en application de l'article L. 411-1 du Code de la sécurité sociale ; que la maladie consécutive à une vaccination constitue un accident du travail dès lors qu'elle a été effectuée dans le cadre de l'emploi comme c'est le cas de Monsieur Didier X... ; que par ailleurs, contrairement à ce qui est allégué par la Compagnie des Transports PORTE OCEANE le lien entre la myofasciite à macrophages et l'injection de vaccin aluminique notamment contre l'hépatite B est établi ; que par ailleurs, les études les plus récentes ont mis en évidence le fait que l'hydroxyde d'aluminium peut persister dans le système immunitaire pendant de très longues années ; qu'il est établi de façon certaine une association entre la présence d'une lésion d'origine vaccinale et une fatigue chronique alors même que la lésion peut avoir une cause immunologique sous-jacente ; que si une telle hypothèse n'a pas été vérifiée scientifiquement, les études biologiques n'ayant pu être poursuivies faute de financement, l'existence d'une cause immunologique chez Monsieur Didier X..., n'est pas démontrée par la Compagnie des Transports PORTE OCEANCE ou l'organisme social ; qu'à la supposer établie une telle cause immunologique ne serait pas exclusive de la responsabilité de l'employeur telle qu'elle résulte de l'article L. 411-1, seule la cause étrangère pouvant exclure la présomption d'imputabilité ; que telle n'est pas le cas en l'espèce des conséquences de la vaccination contre l'hépatite B à base d'un vaccin aluminique imposée dans le cadre de l'emploi de Monsieur Didier X... ; qu'en conséquence, il y a lieu de confirmer le jugement du Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale en date du 25 septembre 2006 et de dire que la myofasciite à macrophages et ses conséquences cliniques chez Monsieur Didier X... doivent être prises en charge au titre de la législation sur les accidents du travail.

ET AUX MOTIFS ADOPTES QU'il résulte des dispositions de l'article L. 411-1 du Code de la sécurité sociale qu'est présumé accident du travail tout événement ou série d'événements survenus à des dates certaines par le fait ou à l'occasion du travail dont il est résulté une lésion corporelle quelque soit la date d'apparition de celle-ci ; qu'ainsi toute lésion survenue dans ces conditions doit être prise en charge au titre de la législation professionnelle, sauf à la cause primaire de démontrer que la lésion est totalement étrangère au travail ; qu'en l'espèce, il n'est pas contesté par la caisse que M. X... s'est fait vacciner à plusieurs reprises contre l'hépatite B pour les besoins de son activité professionnelle en qualité de secouriste du travail ; que les conclusions du médecin expert de la caisse sont les suivantes ; « Conformément aux connaissances scientifiques établies à ce jour concernant les relations entre myofasciite à macrophages et vaccination à base de vaccin contenant un support à base d'aluminium, les lésions de myofasciite à macrophages découvertes lors de la biopsie musculaire du deltoïde sont en rapport avec la vaccination réalisée au moyen du vaccin Engérix. En revanche, malgré une symptomatologie clinique et para-clinique compatible avec ce qui est décrit dans la littérature médicale et responsable de l'arrêt de travail, dans l'état actuel des connaissances, il persiste une importante incertitude scientifique quant aux relations entre la vaccination et le type de tableau clinique allégué comme étant en rapport avec cette lésion histologique de myofasciite à macrophages. Ceci ne permet pas d'établir une relation directe entre ces trois éléments. La symptomatologie douloureuse, l'asthénie et l'arrêt de travail ne sont pas imputables à cette myofasciite et ne sont donc pas à prendre en charge au titre de l'accident du travail » ; qu'il ressort de ces conclusions que l'expert admet la relation entre la maladie dont souffre M. X... et la vaccination contre l'hépatite B. que cependant, il considère qu'il existerait une importante incertitude scientifique quant aux relations entre la vaccination et le type de tableau clinique allégué ; que toutefois cette position apparaît désormais marginale au regard de la documentation scientifique versée aux débats et des positions prises par de nombreuses caisses primaires d'assurance-maladie qui admettent la prise en charge de la maladie en cause ; que la caisse ne rapportant pas la preuve que la maladie dont l'intéressé se trouve atteint serait totalement étrangère au travail, il doit bénéficier de la présomption d'imputabilité prévue à l'article L. 411-1 du Code de la sécurité sociale et la pathologie déclarée doit être prise en charge au titre de la législation sur les accidents du travail.

1°- ALORS QUE la présomption d'imputabilité des lésions à un accident du travail ne s'applique pas en cas d'apparition tardive des lésions ; que dans ce cas, il incombe à la victime de rapporter la preuve du lien de causalité entre les lésions subies et le fait accidentel ; qu'en l'espèce, la cour d'appel a constaté que Monsieur X... avait été vacciné entre septembre 1998 et juin 1999 et que les lésions qu'il imputait à ces vaccinations étaient apparues entre juin 2002 et juillet 2003 ; qu'en considérant néanmoins que ces lésions apparues tardivement bénéficiaient de la présomption d'imputabilité aux vaccinations et en reprochant à la caisse de ne pas rapporter la preuve qu'elles avaient une origine totalement étrangère au travail, la Cour d'appel a violé l'article L. 411-1 du Code de la sécurité sociale et l'article 1315 du code civil

2°- ALORS QUE l'avis de l'expert technique dont la régularité n'est pas contestée s'impose aux parties comme au juge, que le juge qui ne peut se prononcer sur une difficulté d'ordre médical dont dépend la solution du litige ne peut écarter les conclusions de l'expert technique sans recourir à un complément d'expertise ou, sur demande des parties, à un nouvelle expertise médicale ; qu'en l'espèce, la Cour d'appel a constaté que le médecin expert avait conclu à l'absence de relation directe entre le tableau clinique dont se plaignait le salarié et la vaccination d'une part, et la myofasciite à macrophage dont il était atteint d'autre part ; qu'en écartant néanmoins ce rapport dont la régularité n'était pas contestée, et en ordonnant la prise en charge à titre professionnel de ses conséquences cliniques au prétexte que la position de l'expert apparaissait marginale au regard de la documentation scientifique versée aux débats, la Cour d'appel qui s'est prononcée sur une difficulté d'ordre médical dont dépendait la solution du litige et qui n'a pas ordonné un complément d'expertise ou une nouvelle expertise demandée par l'employeur, a violé les articles L. 141-1, L. 141-2 et R. 142-24 du Code de la sécurité sociale.

3°- ALORS QUE seules les lésions corporelles résultant de l'accident et ayant donné lieu à l'arrêt de travail peuvent être prises en charge au titre de la législation professionnelle ; qu'en l'espèce, la Cour d'appel a constaté que le médecin expert avait conclu à l'absence de relation directe entre le tableau clinique dont se plaignait le salarié et la vaccination qu'il avait subie d'une part, et la myofasciite à macrophage d'autre part ; qu'en retenant néanmoins l'existence d'une telle relation de causalité de ce qu'il serait « établi de façon certaine une association entre la présence d'une lésion d'origine vaccinale et une fatigue chronique » (motifs propres), et de ce que la position de l'expert serait marginale « au regard de la documentation scientifique versée aux débats » (motifs adoptés), la Cour d'appel qui a procédé par voie de simple affirmation et qui n'a ni visé ni analysé la documentation sensée remettre en cause les conclusions claires et précises de l'expert, a privé sa décision de base légale au regard de l'article L. 411-1 du Code du travail.

TROISIEME MOYEN DE CASSATION :

SUBSIDIAIRE

Il est fait grief à l'arrêt confirmatif attaqué d'AVOIR dit que la myofasciite à macrophages déclarée le 14 novembre 2003 et ses conséquences cliniques chez Monsieur Didier X... devaient être prises en charge au titre de la législation sur les accidents du travail à raison de leur lien avec la vaccination subie dans le cadre de son travail, de S'ETRE déclarée incompétente pour statuer sur la responsabilité du Comité Médical Havrais Interentreprise et de la société GLAXO WELLCOME et d'AVOIR renvoyé la Compagnie des Transports Porte Océane à saisir le Tribunal de Grande Instance territorialement compétent.

AUX MOTIFS QUE s'agissant de la mise en cause du Comité Médical Havrais Interentreprise et de la société GLAXO WELLCOME, il y a lieu pour la cour d'appel, statuant dans le cadre des articles L. 142-1 et suivants du code de la Sécurité sociale, de se déclarer incompétente et de renvoyer la Compagnie des Transports PORTE OCEANE à se pourvoir devant le Tribunal de Grande Instance territorialement compétent.

ALORS QUE le tribunal des affaires de sécurité sociale est compétent pour connaître des actions en responsabilité fondée sur l'article 1382 du code civil lorsque ces actions constituent l'accessoire d'une demande principale qui relève du contentieux général de la sécurité sociale ; que le tribunal des affaires de sécurité sociale est donc compétent pour statuer sur la responsabilité du centre de médecine du travail et du producteur de vaccin dès lors que cette action en responsabilité est exercée accessoirement à l'occasion du litige portant sur la reconnaissance du caractère professionnel des lésions apparues à la suite de ces vaccins ; qu'en se déclarant incompétente pour statuer sur la responsabilité du Comité Médical Havrais Interentreprise ayant procédé aux vaccins litigieux, et sur la responsabilité de la société GALXOWELLCOME producteur du vaccin, lorsque ces actions constituaient l'accessoire de la demande principale tendant à la prise en charge à titre professionnel des lésions apparues à la suite de ce vaccin, la Cour d'appel a violé l'article L. 142-1 du Code de la sécurité sociale.

Références :

Décision attaquée : Cour d'appel de Rouen, 03 septembre 2008

 

Publications :

Proposition de citation: Cass. Civ. 2e, 10 décembre 2009, pourvoi n°08-20539

 

Composition du Tribunal :

Président : M. Mazars (conseiller doyen faisant fonction de président)

Avocat(s) : SCP Defrenois et Levis, SCP Gatineau et Fattaccini, SCP Thomas-Raquin et Bénabent, SCP Waquet, Farge et Hazan

 

Origine de la décision

Pays : France Juridiction : Cour de cassation

Formation : Chambre civile 2

Date de la décision : 10/12/2009

Fonds documentaire : Legifrance

Source : http://www.juricaf.org/arret/FRANCE-COURDECASSATION-20091210-0820539

 

 

 

Conséquences des oppositions vaccinales en France et en Europe.

Bull. Acad. Natle Méd., 2010, 194, nos 4 et 5, 719-732, séance du 11 mai 2010

Séance dédiée à vaccination et société

Conséquences des oppositions vaccinales en France et en Europe. Comment maintenir une couverture vacinale efficace en 2010 ?

refus du traitement par le patient. vaccination. vaccination de masse

Consequences of opposition to vaccination in France and Europe. How to maintain effective vaccine coverage in 2010 ?

mass vaccination. treatment refusal. vaccination

Résumé

Les refus de vaccination ont pour principale conséquence l’insuffisance de la couverture vaccinale(CV). Le bénéfice collectif d’une vaccination n’est obtenu qu’au prix d’une CV efficace et maintenue. Son insuffisance conduit à la persistance des maladies et parfois à leur glissement vers l’âge adulte. C’est actuellement le cas de la rougeole en Europe où certains pays, dont la France, après de longues années de stagnation de leur CV, n’ont pas atteint la CV efficace de 95 % et sont le siège de foyers épidémiques, avec des complications graves touchant des adolescents et des adultes, atteignant aussi les nourrissons très jeunes non encore vaccinés. En France la CV de la vaccination hépatite B est également toujours très basse chez les nourrissons et les adolescents. Ces difficultés sont dues à la négligence du programme vaccinal et surtout à une opposition croissante aux vaccinations. Cette opposition provient de la peur des effets adverses des vaccins. Elle fut à l’origine en 1970 de la persistance de la coqueluche en Europe et de la réapparition de la diphtérie en 1990 en Russie. En 2010 la société occidentale remet en question la justification de certains vaccins de routine, n’en percevant plus le bénéfice pour les maladies disparues (polio, diphtérie) ou mal connues du public (hépatite B, infections à HPV). Les solutions envisagées pour la France passent par une refonte complète de la formation des soignants en vaccinologie et une information plus pertinente des personnes sur le rapport bénéfice-risque des vaccins. La récente polémique sur la vaccination de la grippe pandémique H1N1 a démontré que le public et les médias sont beaucoup plus sensibles aux inconvénients hypothétiques de la vaccination qu’à son avantage. Une réflexion éthique et politique s’impose conjointement pour parvenir à une prévention vaccinale moderne efficace et acceptable au XXIe siècle.

 

Summary

Refusal of vaccination can result in inadequate vaccine coverage. The collective benefit of immunisation depends on a sufficient and sustained level of vaccine coverage. Low vaccine coverage can lead to the persistence of preventable diseases and, in some cases, to a dangerous shift in the age of pathogen encounter towards adulthood. This is the case of measles in Europe, where some countries, including France, have not reached the effective vaccine coverage rate of 95 %. Outbreaks are occurring, leading to complications (encephalitis and pneumonia) in adolescents and adults, necessitating hospitalization in nearly one-third of cases. The French population is also under-vaccinated against hepatitis B, due to fears of a risk of demyelinating disorders: the coverage rate is currently only about 30 % in infants and 10 % in adolescents. These difficulties are due to negligence and to vaccine refusal by parents. Refusal of immunisation has a long history in Europe, and explains for example why pertussis remained endemic in many countries until 1995, and also the resurgence of diphtheria in the Russian federation during the 1990s. Sections of Western society are now questioning the need for some routine vaccines, overlooking the fact that they have eradicated some diseases (polio, diphtheria, etc.) and protect effectively against lesser-known pathogens such as hepatitis B virus and HPV. In France, it will be necessary to restructure healthcare professional training programs in vaccinology and to provide the public with more thorough information on the risk-benefit ratio of vaccination. The recent controversy surrounding pandemic H1N1 influenza vaccination demonstrates that the public and the media tend to focus more on the potential risks of vaccination than on its benefits. A vigorous ethical and political debate is needed to shape an effective and acceptable vaccine policy for the 21st century.

 

INTRODUCTION

La vaccination reste un des exemples les plus démonstratifs d’une prévention active et hautement bénéfique. Cependant, malgré la multiplication de vaccins de plus en plus élaborés, on observe une montée des oppositions aux vaccins de l’enfant ou de l’adulte et une remise en question de cette prévention par le public et les médias.

Nous n’évoquerons pas les transformations de la société qui sont largement traitées dans un autre article. Nous désirons surtout mettre en évidence les conséquences des difficultés observées pour la mise en place de la politique vaccinale en France et dans les pays européens et proposer des solutions.

Les refus de vaccinations ont pour conséquence principale l’insuffisance de la couverture vaccinale, dont nous allons présenter quelques exemples. Cette insuffisance a de multiples implications sur la circulation du pathogène concerné et sur l’épidémiologie et les aspects cliniques de la maladie. Des propositions seront ensuite exposées pour améliorer la conduite de la prévention vaccinale en France.

 

Compréhension de la notion de couverture vaccinale.

Bénéfice individuel ou collectif des vaccins : un concept diversement accepté

Le caractère « systématique », ou de masse, d’une vaccination généralisée est de plus en plus en opposition avec les tendances individualistes et/ou libérales de nos sociétés occidentales, mais également d’autres régions du monde en raison des progrès de l’information et d’internet.

Le bénéfice des vaccins peut être purement individuel s’il n’intéresse que la prévention de la maladie sans interférer sur la transmission : c’est le cas du vaccin tétanos et de la vaccination BCG. Mais pour la plupart des vaccins le bénéfice est mixte, à la fois individuel et collectif : l’individu vacciné est protégé mais la transmission de la maladie est également diminuée ou interrompue, grâce à l’élimination du portage microbien et/ou à la suppression des cas de maladies.

Le terme de « bénéfice collectif » peut être perçu de différentes façons par le public.

Certains sont très motivés par le fait qu’en vaccinant leur enfant ou eux-mêmes elles vont améliorer la santé en général et réaliser ainsi un geste citoyen. Inversement, d’autres sont très réticents et redoutent d’être confondus dans la masse, défendant par individualisme leur liberté de choix. Il faudra beaucoup d’explications pour convaincre ces derniers des conséquences néfastes de leur refus sur la santé de leurs contemporains.

 

Évolution des maladies sous l’effet des vaccinations

Toutes les expériences passées et actuelles concourent à démontrer que le bénéfice collectif des vaccinations exige une couverture vaccinale (CV) élevée. Son insuffisance conduit, d’une part, à la persistance des maladies et, d’autre part, à un dangereux glissement des cas de l’enfance vers l’âge adulte [1].

La vaccination généralisée pour une maladie transmissible inter-humaine produit, dans un premier temps, un effondrement du nombre des cas. La maladie devient rare pendant de nombreuses années. Ce phénomène, souvent nommé ‘‘ lune de miel ’’, résulte de l’équilibre entre les individus bien vaccinés et ceux qui ont eu la maladie récemment, ces deux populations possédant chacune des anticorps suffisants pour les protéger. Au bout de quelques années, si la couverture vaccinale stagne à un niveau insuffisant, la situation se déséquilibre. La disparition ou la raréfaction de la maladie diminue la fréquence des contacts avec le virus ou la bactérie : de ce fait, les rappels dits « naturels » tendent à s’espacer ou à être absents, et l’immunité « naturelle » s’affaiblit : l’effet de « relance » immunitaire n’existe plus. Si une vaccination de rattrapage n’est pas entreprise on assiste alors à la coexistence de plusieurs catégories d’individus, évaluée par des études de séro-prévalence : les sujets bien protégés par le vaccin ou par la maladie, les anciens vaccinés qui n’ont plus d’anticorps protecteurs ou qui n’ont pas répondu aux vaccins, les anciens malades qui ont perdu leurs anticorps faute de rappel « naturel » et les non vaccinés par refus ou négligence qui ne rencontrent pas l’agent pathogène du fait de sa moindre circulation et demeurent réceptifs. Cette situation complexe a deux conséquences principales :

La survenue de foyers épidémiques : une couverture vaccinale insuffisante dans une région pérennise la circulation de l’agent pathogène, créant ainsi des foyers épidémiques à partir des sujets réceptifs.

La modification de l’âge et des symptômes des maladies : formes de très jeunes nourrissons, non vaccinés et non protégés par les anticorps maternels, et surtout formes de l’adolescent et de l’adulte plus graves. Chaque infection a son épidé- miologie propre et chaque vaccin une immunité particulière, la conjonction des deux conférant tel ou tel profil aux modifications observées.

 

Les échecs actuels des vaccinations par insuffisance de couverture vaccinale

En France la couverture vaccinale des enfants est connue grâce au certificat de vaccination du vingt quatrième mois et par les enquêtes triennales pour les enfants de maternelle avant CP, de CM2 et de troisième [2]. Chez l’adulte une enquête est faite tous les deux ans, dans une population issue des trois régimes d’assurancemaladie français, avec un échantillon de vingt mille personnes, représentant 95 % de la population adulte de plus de 16 ans. Les maladies sont surveillées par l’Institut de la veille sanitaire (déclaration obligatoire et réseaux nationaux) et en Europe par des réseaux de collaboration (Eurosurveillance). C’est ainsi que l’on connaît les couvertures vaccinales ou les âges des malades lors d’épidémies. Si la couverture vaccinale est bonne en France en 2003 pour les vaccins DTP (92 %) ou coqueluche (90 %) elle demeure insuffisante pour le vaccin rougeole, car en CM2 94 % des enfants ont reçu une dose de vaccin et seulement 74 % deux doses [3]. Il existe aussi les insuffisances de CV chez l’adulte : vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la grippe ou le pneumocoque.

 

L’échec de la vaccination de la rougeole en Europe

Les vaccins disponibles depuis 1963 sont efficaces, puisque tous les pays qui les utilisent constatent une diminution spectaculaire des cas, des décès et des complications. Cependant la majorité des pays industrialisés éprouvent de grandes difficultés à éliminer la rougeole. Seule la Finlande a réussi à éliminer durablement la rougeole, la rubéole et les oreillons depuis 1982 en Europe [4]. Une injection vaccinale devrait suffire pour l’éliminer puisque son réservoir est purement humain.

Le taux d’infectiosité (Ro) de la rougeole est très élevé, bien supérieur à celui de la varicelle et des oreillons, ce qui nécessite une couverture vaccinale d’au moins 95 %.

Une deuxième difficulté est l’absence de réponse sérologique chez au moins 5 % environ des nourrissons correctement vaccinés après douze mois. Une deuxième dose de vaccin s’impose donc pour rattraper les nourrissons non répondeurs ainsi que les enfants qui n’ont pas eu leur première dose avant deux ans.

Une épidémie de rougeole sévit en Europe depuis 2006 avec 12 032 cas été recensés en 2006-2007, dont la moitié en Grande-Bretagne et en Suisse [5]. En France la rougeole est loin de l’élimination prévue pour 2010, puisque, selon les déclarations obligatoires, on a décompté 604 cas en 2008 et 1 525 cas en 2009. Les différents foyers observés se sont développés en 2008 en Bourgogne à partir d’une souche importée de Suisse (génotype D5). En 2009 une large épidémie s’est également propagée à partir de cas chez les gens du voyage. La déclaration obligatoire sous-estime certainement le chiffre réel de cette épidémie. L’absence de vaccination est notée pour 85 % des cas et 13 % n’ont reçu qu’une dose de vaccin. L’âge moyen est de 12 ans mais les cas d’adultes sont nombreux ainsi que les rougeoles de très jeunes nourrissons fragiles. En 2009, sur 1516 rougeoles suivies, on déplore que 421 patients (28 %) aient été hospitalisés, dont 119 âgés de 20-29 ans (50 %) et 58 (51 %) de plus de trente ans. On dénombre deux cas d’encéphalites, dont l’une a provoqué le décès d’une fillette de douze ans, et soixante-dix cas de pneumopathies graves dont un décès [6].

On savait depuis la fin des années 80 aux USA que l’élimination de la rougeole ne serait possible qu’avec une CV de 95 % et une deuxième dose de vaccin. En 1988 la mauvaise CV des nourrissons aux USA fut responsable d’épidémies graves avec de nombreux cas de rougeoles d’adultes [7]. Elles n’étaient pas dues à un refus de la population mais à une insuffisance de ressources, faute de couverture sociale, et aussi à une erreur de stratégie, car la vaccination était faite trop tard, à l’entrée de l’école à six ans.

En revanche, les difficultés rencontrées actuellement en Europe proviennent bien de la négligence ou du refus. Pire encore, en Grande-Bretagne la peur d’une relation entre le vaccin rougeole et l’autisme, à la suite des publications de Wakefield, a entraîné une baisse de la CV, responsable d’épidémies de rougeoles et d’oreillons chez les adolescents [8]. Une étude de Taylor sur cinq cents cas d’autisme avait montré dès 1998 que l’âge de début de l’autisme n’était pas différent entre les vaccinés et les non vaccinés, et que le risque n’augmentait pas après la vaccination rougeole. En revanche l’augmentation du diagnostic d’autisme préexistait à l’utilisation du vaccin [9]. Parmi d’autres études celle de Makela en 2002 fut décisive ; chez 535 544 enfants de un à sept ans vaccinés entre 1982 et 1986, on ne constatait aucune augmentation des autismes hospitalisés trois mois après le vaccin [10]. Malgré ces travaux innocentant le vaccin, le public anglais continua à avoir peur de la vaccination rougeole, d’où une baisse de la CV chez les enfants de seize mois : 82 % en 1994, 76 % en 1998, suivie d’une épidémie de 1 220 cas de rougeole dont deux décès. La Hollande fut aussi indirectement concernée avec 1 750 cas et trois décès. Ce n’est qu’en 2007 qu’on apprit que l’équipe du Dr Wakefield était en procès pour avoir tenté de susciter des plaintes de parents d’enfants autistes et vaccinés. Récemment la revue Lancet a supprimé la publication de 1998 et présenté des excuses [11].

 

L’échec de la vaccination hépatite B en France

Après l’instauration de la vaccination généralisée de l’hépatite B en France des cas de scléroses en plaques furent rapportés par dizaines chez des adultes vaccinés, suscitant une campagne médiatique sur la vaccination. Cette polémique et l’arrêt de
la vaccination en milieu scolaire en 1998 provoquèrent l’effondrement de la CV chez les adolescents, sa stagnation à moins de 30 % chez les nourrissons, et une méfiance durable à l’égard de ce vaccin, malgré les deux réunions nationales de consensus organisées par le Ministère de la santé en 2003 et 2004. Aucune étude ne démontre pourtant de relation causale entre la vaccination contre l’hépatite B et les maladies démyélinisantes, ni en France ni dans les pays qui recommandent cette vaccination [12, 13]. La France est le seul pays à connaître cette polémique alors que les pays voisins : Italie, Espagne, Portugal ou les USA vaccinent depuis longtemps leur population avec une couverture très élevée. En fait, la France est le seul pays dans le monde à avoir vacciné massivement dans un si court laps de temps des adultes jeunes, par millions, dans une tranche d’âge de vingt à quarante ans pour laquelle l’incidence de la sclérose en plaques est la plus élevée, expliquant l’association temporelle fortuite de la vaccination et de la maladie neurologique.

Cette cible n’était pourtant pas prévue dans les décisions stratégiques nationales qui concernaient seulement les nourrissons et les adolescents de onze à dix sept ans. La vaccination de l’hépatite B a subi une autre menace en France lors de la publication concernant la myofasciite à macrophages et l’aluminium, jusqu’à la conclusion, par l’AFSSAPS en 2004, sur l’absence de relation entre l‘aluminium et une maladie généralisée [14].

En 2009, la vaccination des nourrissons français paraît progresser pour la première fois, avec une CV supérieure à 40 %, favorisée par le remboursement du vaccin combiné hexavalent. On peut s’inquiéter cependant de l’ augmentation possible des cas d’hépatites B lorsque les adolescents actuellement non vaccinés atteindront l’âge adulte.

La récente expérience de la vaccination contre la grippe pandémique a montré les craintes de la population vis-à-vis des adjuvants et des effets secondaires rares, s’inspirant de cette polémique sur la vaccination hépatite B.

Cette polémique incite à une réflexion pour toute nouvelle vaccination concernant l’adolescent ou l’adulte jeune, par exemple la vaccination HPV. Des études préalables sur l’incidence des maladies auto-immunes (MAI), telles que celle de C.A Siegrist, seront utiles afin de ne pas imputer ces maladies à une vaccination généralisée dans ces tranches d’âge [15].

 

Conséquences sur la conduite des vaccinations

Les insuffisances de la couverture vaccinale nécessitent une politique de rattrapage.

On ne peut la mener qu’avec des informations précises sur la réceptivité des différentes classes d’âge d’une population. Ceci oblige à informer les personnes et les médecins sur les raisons de la stratégie choisie, au besoin à la faveur d’une campagne.

Par exemple, la semaine européenne de la vaccination 2010 est dominée en France par la question de la rougeole et de l’insuffisance de sa couverture vaccinale.

 

Que se passe-t-il lorsque la couverture vaccinale s’effondre ou qu’un vaccin est arrêté ?

Les trois exemples suivants montrent l’importance de maintenir une couverture vaccinale à un taux élevé et ils confirment les dangers que font courir le refus ou les peurs non contrôlées vis-à-vis d’un vaccin particulier dans une population.

 

La coqueluche : des situations variées et contradictoires en Europe

En 1970, une propagande mondiale sur les supposés accidents neurologiques graves et les morts subites dûs au vaccin de la coqueluche à germes entiers provoqua la chute de la couverture vaccinale dans plusieurs pays occidentaux. En Suède, pays bien vacciné dès 1960, la vaccination fut arrêtée en 1979, d’où la réapparition d’une forte incidence de la coqueluche de cent/cent mille dès 1980[16]. L’Italie et l’Allemagne (ex Allemagne de l’Ouest) avaient également une couverture très faible et une coqueluche endémique y a régné jusqu’en 1996. La vaccination n’a été reprise qu’en 1996, avec les nouveaux vaccins coqueluche acellulaires. En Grande-Bretagne, la CV s’est effondrée de 80 % à moins de 30 % dans les années 70, par peur des effets indésirables du vaccin. Deux épidémies de cinquante mille cas chacune survinrent en 1978 et en 1982. Par la suite la Grande Bretagne a ravivé la vaccination avec le même vaccin, dont la couverture dépassait 90 % en 1993 [17]. Le Japon a cessé également de vacciner en 1978 mais il a cherché une solution, en mettant au point les nouveaux vaccins coqueluche acellulaires bien tolérés, utilisés dans la plupart des pays occidentaux.

 

La diphtérie

Une grande épidémie de diphtérie est survenue dans les pays de l’ex-URSS entre 1990 et 1998. Le nombre total des cas recensés par l’OMS a été de cent soixante mille et les décès ont dépassé le chiffre de quatre mille [18]. La conjonction d’une baisse d’immunité importante chez les adultes et d’un nombre considérable d’enfants non vaccinés à partir de 1989 a favorisé l’explosion de cette redoutable maladie. Après la disparition de l’URSS la population a rejeté les vaccinations, considérées comme une expression de coercition administrative. La crainte des effets adverses des vaccins, sans aucune intervention des autorités de santé pour soutenir les médecins dans leur tâche de prévention, a accentué la sous-vaccination. Cette épidémie a prouvé que la diphtérie pouvait resurgir dès que la couverture vaccinale des enfants passait en dessous d’un seuil de 70 % et que l’immunité des adultes devait être entretenue régulièrement, ce qui fut à l’origine de la recommandation de l’OMS de pratiquer un rappel tous les dix ans chez l’adulte.

 

La poliomyélite

En 1992, un virus de génotype indien importé du Canada fut responsable, en Hollande, d’une flambée de poliomyélite (soixante-neuf cas de paralysie, dont deux décès) dans une communauté religieuse refusant la vaccination [19]. Actuellement la maladie est éliminée d’Europe mais il faut expliquer aux familles que la vaccination doit être maintenue puisque le virus circule toujours dans le monde entier ; ceci souligne la menace que représente l’importation du virus dans les régions où la couverture vaccinale deviendrait insuffisante.

 

L’insuffisance de couverture vaccinale est liée à l’opposition aux vaccins ou à la négligence

Les oppositions vaccinales

La vaccination souffre aujourd’hui de deux formes principales d’opposition. La négligence ou la contestation insidieuse d’une part et la peur vaccinale avec refus complet, variable selon les pays, pour un vaccin ou certains vaccins, donnant lieu à des débats médiatiques. Sous l’effet des vaccins les maladies ont disparu et avec elles le souvenir de leurs complications. Il ne reste souvent que la crainte des effets indésirables des vaccins. Ces peurs, à l’occasion d’un vaccin précis, mettent en difficulté indirectement le reste du programme vaccinal d’un pays en altérant l’image de la vaccination. Ces deux aspects sont en fait perpétuellement imbriqués.

On observe le refus global de tout vaccin, le refus des vaccins non obligatoires et le refus partiel concernant un seul vaccin, lors des « affaires vaccinales » : le vaccin rougeole en Grande-Bretagne ou le vaccin hépatite B en France.

Lors de la surveillance des campagnes annuelles de vaccination par le vaccin rougeole-rubéole-oreillons des enquêtes furent menées par le CFES pour comprendre la raison de la faible couverture vaccinale de certains départements français.

Une enquête en 1992-1993 distingua quatre types de mères : les écologistes qui recherchent une médecine alternative, les consuméristes qui revendiquent de choisir librement leur vaccin, les empiristes qui évaluent avec leur médecin le rapport bénéfice-risque et les dépendantes qui font entièrement confiance au médecin et demandent à être rassurées [20]. Cette enquête et celles d’autres pays ont montré la réalité de ces différents profils chez les parents refusant les vaccinations « systématiques » [21].

Les conceptions fausses sur les vaccinations émises par les opposants aux vaccinations sont analysées dans de nombreuses publications [22]. Voici les plus fréquentes :

• Les maladies ont disparu, il est inutile de continuer à vacciner.

• Les maladies avaient déjà commencé leur déclin avant la vaccination, grâce aux progrès de l’hygiène.

• Beaucoup de personnes vaccinées sont cependant malades.

• Donner plusieurs vaccins simultanément aux enfants produit une surcharge de leur système immunitaire et augmente le risque de réponse négative aux vaccins • Les vaccins sont responsables de trop d’effets adverses préjudiciables, voire mortels et on ignore leurs effets à très long terme : maladies auto-immunes, cancer.

Il faut préparer des réponses bien étayées à ces arguments, procurant une explication claire dans des documents publiés par les instances de santé, différents selon qu’ils sont destinés au public et ou aux personnels soignants.

 

Méconnaissance et négligence du calendrier vaccinal

Le calendrier vaccinal est l’expression de la politique vaccinale du pays, mais il est surtout perçu comme un document administratif. Il est mal diffusé auprès du public et des médecins et ceux-ci ne comprennent pas toujours les raisons des changements fréquents de la stratégie vaccinale. En 1995, le passage de 4 à 3 injections pour la vaccination de l’hépatite B chez nourrisson et le passage de 5 à 10 ans pour le rappel ont été plutôt ressentis comme des « reculades », en raison de la polémique autour de cette vaccination, alors qu’ il ne s’agissait que d’une adaptation des recommandations à des résultats scientifiques récents. Les nombreux changements pour la vaccination Rougeole-rubéole-oreillons surprennent alors qu’il s’agit d’une correction étayée sur le suivi épidémiologique.

Les calendriers vaccinaux sont parfois incomplets ou les vaccinations commencées ne sont pas poursuivies. Il s’agit souvent d’oublis de la part de la famille ou d’un médecin: ce sont les occasions manquées, dues à des reports de vaccins pour des maladies intercurrentes ou des changements de médecins. Ces constatations sont faites dans d’autres pays d’Europe et aux États-Unis [23, 24].

 

Vaccins obligatoires et recommandés

La dualité des vaccins obligatoires et recommandés est une particularité que la France partage avec peu de pays en Europe. Ce terme de recommandation est compris différemment dans les pays anglo-saxons, car l’anglais « mandatory » du français mander, est presque équivalent à celui d’obligatoire [23]. Cette dualité trouble l’application du calendrier vaccinal, en introduisant à tort dans l‘esprit du public qu’un vaccin recommandé peut être facultatif. L’obligation a permis d’appliquer facilement la vaccination en France pour des maladies graves, mais elle a aussi empêché les médecins d’apprendre à expliquer la vaccination et d’obtenir le consentement éclairé.

 

Propositions pour faire face aux difficultés de la prévention vaccinale.

Améliorer la formation en vaccinologie et en infectiologie.

L’analyse des difficultés rencontrées dans beaucoup de pays révèle un manque de communication et d’information sur les vaccins, dû en partie à la formation insuffisante des médecins et des personnels de santé. Les solutions sont à plusieurs niveaux :

La refonte de l’enseignement de la vaccinologie dans le cursus des étudiants en médecine est le point essentiel. Aujourd’hui les programmes comportent à peine deux heures d’enseignement, sans aucune individualisation de la vaccinologie. Les politiques vaccinales ne sont pas expliquées, ni les effets adverses des vaccins.

Les maladies infectieuses concernées par les vaccins doivent être enseignées, même si elles ont disparu. Les maladies devenues rares ne sont plus connues de la population ni même des médecins : diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche, rougeole. Il est pourtant souhaitable que leur enseignement soit poursuivi dans le cursus universitaire. D’un point de vue éthique, le médecin doit connaître les maladies contre lesquelles il vaccine. Ses connaissances lui permettront de répondre aux questions des patients sur la maladie et sur la raison du maintien de la vaccination, faute de quoi il perdra leur confiance dans le vaccin.

L’enseignement de la vaccinologie est fait aussi depuis quelques années dans le troisième cycle, mais pour les médecins concernés par la vaccination dans leur exercice professionnel.

La formation médicale continue est à privilégier pour les médecins en exercice en proposant plus fréquemment le thème de la vaccination.

Une information permanente sur Internet existe grâce au réseau d’Infovac-France mis en place en janvier 2003. Il est composé d’experts en vaccinologie qui répondent par courriel aux questions des pédiatres et des médecins généralistes.

La formation des autres professions de santé est d’une aussi grande importance que celle des médecins et la place de l’enseignement des vaccinations est à renforcer également dans le cursus des infirmiers, des sages-femmes ou des pharmaciens.

 

Améliorer l’information

L’information des personnes est obligatoire par le médecin avant toute nouvelle vaccination. L’information est complexe, car elle porte sur les différents secteurs de la vaccinologie, en particulier l’explication du rapport bénéfice/risque, le rationnel de la vaccination et des stratégies. En France l’information des personnes à vacciner est délivrée par le médecin : 60 % sont généralistes, 40 % sont pédiatres et 10 % sont médecins du secteur public (PMI). Dans d’autres pays européens les vaccinations sont faites par les infirmières, sous la responsabilité d’un médecin et se font souvent dans des centres publiques où les personnels ont reçu une formation spécifique (par exemple Pays-Bas, Finlande).

Les fiches de renseignements pour le public se sont généralisées dans beaucoup de pays, grâce à Internet sur les sites de santé publique : CDC aux USA, Agence de santé au Canada, INPES en France. Publiées souvent sous la forme de questionsréponses elles abordent les principaux problèmes que se posent les personnes. Pour ceux qui ne pratiquent pas Internet les documents écrits sont également utiles mais plus rares. Ils pourraient être à la disposition du public, par exemple en pharmacie ou dans la salle d’attente des médecins.

 

Qui informe le public sur les vaccins et que proposer pour l’avenir ?

Le calendrier vaccinal est renouvelé chaque année et devrait être mieux diffusé auprès des médecins. Qui est au courant en France de la semaine européenne de vaccination qui s’est déroulée en avril 2010 ? Peu de personnes ni même de médecins.

 

Seule la campagne annuelle contre la grippe a une diffusion médiatique large.

L’information sur la stratégie vaccinale devrait être organisée par les autorités de santé publique et non par l’industrie. En France c’est à l’INPES que revient cette mission. Les médias pourraient aussi être utiles, à la condition que les informations soient de bonne qualité et contrôlées. Il serait souhaitable que des initiatives innovantes permette à la télévision d’apporter une réflexion de qualité et non l’angoisse sur des notions fausses ou du moins inexactes [25].

 

Améliorer l’image de la vaccination. L’éducation pour la santé

Il est important que l’enseignement de la prévention pour la santé soit fait conjointement en milieu scolaire et par les familles. La notion de vaccination pourrait être abordée à l’école, dans une cohérence entre le ministère de la Santé et celui de l’Éducation nationale, au même titre d’ailleurs que le thème de l’hygiène, qui paraît être méconnu.

 

Améliorer l’acceptabilité des vaccins. Les vaccins combinés

La vaccination est souvent redoutée en raison de l’injection, perçue comme une intrusion, avec sa douleur immédiate et parfois prolongée. L’industrie fait depuis de nombreuses années une recherche active sur d’autres voies de vaccination qui auraient bien entendu les mêmes résultats en matière de réponse immunologique et de protection. Les voies transcutanée, nasale et orale sont envisagées très sérieusement à une échéance variable, ce qui laisserait espérer une meilleure compliance au calendrier vaccinal. En attendant, il faut souligner l’intérêt des combinaisons vaccinales qui permettent, en une seule injection, de prévenir plusieurs maladies. Grâce au vaccin DTCoqPolio la France a pu maintenir la CV la plus élevée d’Europe contre la coqueluche dès 1966. Ces combinaisons étaient encore inconnues ou très limitées dans les années 90 pour des pays tels que les Etats-Unis, l’Allemagne, ou la Grande-Bretagne.

 

Le rôle des autorités politiques.

Les autorités de santé publique ont des rôles très spécifiques dans le domaine du vaccin.

Principes éthiques des programmes de vaccination.

Depuis quelques années les spécialistes de la bioéthique se penchent sur les questions éthiques en santé publique et commencent à aborder les considérations morales et éthiques qui s’appliquent à la mise en œuvre des programmes de vacci-nation. Verweij et Dawson ont ainsi établi des principes pour les vaccinations de masse, qui ont le mérite de poser systématiquement des questions bien établies lors d’un choix de vaccination. Les auteurs, qui ont retenu sept principes, font remarquer avec sagesse que les réponses peuvent être différentes selon les pays. Néanmoins cette réflexion éthique menée par les gouvernements leur permettrait de mieux s’impliquer dans le soutien apporté à leur propre programme vaccinal. [26].

 

Engagement avec les experts. Implication des autorités

Jusqu’à présent les décisions « politiques » sur une vaccination suivent les avis des commissions expertes ou ne les suivent pas. On a connu récemment les difficultés à revenir sur l’abrogation de l’obligation vaccinale du BCG en faveur d’une vaccination sélective. L’initiative récente de l’Office parlementaire d’évaluation des politiques de santé révèle une prise de conscience nouvelle chez les hommes politiques de l’enjeu national et international des vaccinations [27].

 

Remboursement des vaccins

Le remboursement des vaccins est indispensable pour permettre une couverture vaccinale suffisante. L’assimilation des vaccins aux médicaments a été gagnée de tardivement en France. Le remboursement des vaccins sur le budget « risque » de la Sécurité Sociale » est récent, car il était auparavant renégocié chaque année sur le Fonds de solidarité. Néanmoins, ce remboursement n’est pas toujours obtenu malgré l’avis des commissions d’expertise (CTV, Haut Conseil de santé Publique).

Les deux exemples récents sont le remboursement du vaccin pneumocoque conjugué 7-valent pour tous les nourrissons, obtenu plusieurs années après un remboursement ciblé et inefficace, et celui du vaccin hexavalent (D T Coq Polio Hib HépatiteB) obtenu seulement en 2008, malgré l’avis du consensus national sur l’hépatite B de 2003.

 

CONCLUSION

Les refus de vaccinations divers ont pour conséquence principale l’insuffisance de la couverture vaccinale. Les conséquences varient avec les maladies prévenues. Les maladies transmissibles de l’enfance tendent à évoluer vers l’âge adulte, avec de graves complications. L’Europe connaît une forte épidémie de rougeole, dont l’élimination ne sera pas possible en 2010. Les refus de vaccination et les oppositions diverses sont à la base des difficultés de prévention vaccinale, privant ainsi de protection enfants et adolescents, par exemple pour l’hépatite B. Le manque d’information du public et le manque de formation des médecins en France sont à la source des conceptions fausses sur les vaccins. Un effort très urgent est à faire dans tous les domaines de la formation et de l’information vaccinales pour ne pas laisser s’accroître les difficultés actuelles.

 

BIBLIOGRAPHIE

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[14] Affsaps — Avis sur la myofasciite à macrophages. 5 mai 2004 http://www.afssaps.fr/ [15] Siegrist C.A., Lewis E.M., Eskola J. et al . — Human papillomavirus immunization in adolescent and a cohort study to illustrate what events might be mistaken for adverse reactions.

[15] Pediatr. Infect. Dis. J. , 2007, 26 , 979-84.

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[20] CFES Promotion de la vaccination 1997-1998-1999. Dossiers techniques. Editions du CFES 2000.

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[23] Omer S., Salmon D., Orenstein w., de Hart P., Halsey N. — Vaccine refusal, mandatory immunizations and the risk of vaccine-preventable diseases. N. Engl. J. Med ., 2009, 360, 1981-8.

[24] Freed G.L., Clark S.J., Singer D.C., Davis M.M. — Parental vaccine safety concerns in 2009. Pediatrics, 2010, 125 , 654-9.

[25] Young M., Norman G., Humphreys K. — Medicine in the popular press: the influence of the media on perception of the disease. PloS ONE.2008, 3, e3552. www.plosone.org.

[26] Verweij M., Dawson A. — Ethical principles for collective immunization programmes Vaccine.2004, 22 , 3122-26.

[27] Office parlementaire d’évaluation des politiques de santé — Rapport sur la politique vaccinale de la France. P.Blanc rapporteur. 27 septembre 2007. www.senat. fr/presse/cp2007.

 

DISCUSSION

M. Bernard SALLE

Quelle est l’incidence des vaccinations légales dans la population infantile ?

Les trois vaccinations « légales » Diphtérie, Tétanos et Poliomyélite sont très bien exécutées dans la population pédiatrique française. Dans la dernière enquête de l’Institut national de la veille sanitaire datant de 2001-2004, les enfants de maternelle avaient une couverture vaccinale de 96 % pour les trois injections et le premier rappel. En CM2 la couverture était de 92 % pour les trois premières injections et les deux rappels.

Source : http://www.academie-medecine.fr/publication100036157/

 

 

Afssapps : Le Thiomersal

Octobre 2009

                                                                                                                                                                                                                           

Le Thiomersal

Le thiomersal est un composé contenant du mercure qui est utili de longue date comme conservateur dans les médicaments, en particulier dans les vaccins. Il contribue à prévenir la contamination bactérienne des vaccins, et il est considé à ce jour comme l’une des substances les plus efficaces pour cette prévention. Il a été également établi que le thiomersal contribuait à améliorer la stabilité des médicaments.

Ces propriétés sont particulièrement utiles dans le cadre de campagnes de vaccination des conditionnements multidoses sont utilisés et les doses ne sont pas administrées de façon immédiate et simultanée à plusieurs patients.

A la fin des années 90, une préoccupation est apparue, notamment aux Etats-Unis, à partir de l’hypothèse selon laquelle l’exposition précoce au thiomersal pourrait être assoce à des déficits neuropsychologiques chez les enfants, ainsi qu’à des atteintes rénales.

Les études scientifiques effectuées pour éprouver cette hypothèse n’ont pas confirmé l’existence dune association causale entre l’exposition précoce à cette substance et des problèmes neuropsychologiques ultérieurs en phase de pré-adolescence, notamment l’autisme (cf en particulier New England Journal of Medicines 27-09-2007).

L’Afssaps en France, l’Emea à l’échelon européen et l’OMS au niveau mondial ont éval à plusieurs reprises cette question, depuis 10 ans. Ces analyses convergent pour considérer que l’existence du risque neurologique n’est pas établie au plan scientifique sur la base des études épidémiologiques existantes, sans que ces études permettent pour autant de l’écarter. D’un point de vue toxicologique, les vaccins contiennent des doses minimes de thiomersal, entre 0.003% et 0.01%, soit au maximum 25-50ug/dose. A ces doses, et dans la situation et les conditions d’emplois, tout risque de toxicité est a priori exclu.

Par ailleurs, le thiomersal est un allergène de contact, et on estime que 10 à 12 % de la population lui serait allergique. Des actions allergiques après vaccination ont été rapportées dans la littérature, mais plus de 90 % des  patients  qui  ont  une  allergie  de  contact  au  thiomersal  ne  développent  aucune  réaction  allergique  à l’administration du vaccin. Ces risques de sensibilisation sont mentionnés dans le résumé des caractéristiques du produit des vaccins concernés, et se rencontrent avec d’autres conservateurs.

Aucune étude relative à léventuel impact sur le veloppement embryonnaire et fœtal en cas de vaccination de la femme enceinte n’est disponible. Des études montrent en revanche que l’exposition alimentaire, notamment via le poisson,  au méthylmercure,  moins  rapidement éliminable dans l’organisme que  léthylmercure  produit  par  la métabolisation du thiomersal, ne présente pas de risque de toxicité pour la femme enceinte.

Dans une logique de précaution, les laboratoires producteurs de vaccins ont été incités par les agences française et euroenne et par lOMS à développer des vaccins uni-doses ne contenant pas de thiomersal en vue d’une utilisation en pédiatrie. Cependant les diverses évaluations des autorités sanitaires françaises, européennes et internationales  convergent  pour  considérer  que,  compte  tenu  de  ces  propriétés  en  tant  que  conservateur indispensable dans les présentations de vaccins multi-doses, les bénéfices de lutilisation du thiomersal l’emportent sur le risque toxicologique théorique.

143/147, bd Ana tole France - F-9 3285 Saint- Denis cedex - l. +33 (0)1 55 87 30 00 - www.afssaps .fr

 

 

À propos des dangers des vaccins comportant un sel d’aluminium

Bull. Acad. Natle Méd., 2010, 194, no 7, 1383-1384, séance du 19 octobre 2010

Communiqué

Communiqué

À propos des dangers des vaccins comportant un sel d’aluminium adjuvants immunologiques. aluminium. vaccins

 

Pierre BÉGUÉ *

De façon récurrente, l’aluminium dans les vaccins est incriminé. En 1998, une équipe de chercheurs français a décrit la myofasciite à macrophages (MFM) caractérisée par une lésion inflammatoire localisée au seul point d’injection ; ils ont relié cette lésion particulière à un syndrome comportant fatigue chronique et douleurs musculaires et articulaires et l’ont imputé à l’aluminium de l’adjuvant vaccinal. Une étude conduite avec l’AFSSAPS n’a pu conclure en 2004 à la relation entre les signes systémiques et la lésion histologique et ne remet pas en cause la balance bénéfice-risque des vaccins contenant un adjuvant aluminique [1, 2]. Ces constatations avaient été faites également en 2003 par l’Académie nationale de médecine [3]. Un travail plus récent en 2009, sur de courtes séries comparatives, montre la présence de troubles des fonctions cognitives chez les malades ayant une MFM. L’hypothèse invoquée d’une atteinte neurologique en partie due à l’aluminium n’a pas été confirmée [4].

Pourtant, récemment, une étude annoncée — mais non publiée — accusant l’aluminium des vaccins de favoriser des maladies neurologiques, a relancé la polémique.

L’Académie nationale de médecine rappelle qu’ un certain nombre de vaccins nécessitent l’adjonction d’un adjuvant pour obtenir une réponse immunitaire efficace et prolongée. Depuis 1926 les sels d’aluminium (hydroxyde et phosphate d’aluminium) ont été, jusqu’ à ces dernières années, les seuls adjuvants utilisés chez des centaines de millions de personnes, dont de très nombreux enfants, en raison de leur efficacité associée à une très bonne tolérance. La présence de sels d’aluminium au site de
l’injection vaccinale permet la maturation des cellules immunitaires prenant en charge les antigènes vaccinaux, en particulier pour induire des réponses lymphocytaires de type Th2.

L’Académie nationale de médecine considère que rien ne permet, dans l’état actuel des connaissances, d’imputer à cet adjuvant vaccinal, employé depuis de si nombreuses décennies, des troubles systémiques et neurologiques certainement plurifactoriels et d’évaluation délicate.

L’Académie nationale de médecine regrette que certains chercheurs, cèdent à la tentation de faire passer la vulgarisation avant toute publication dans des revues scientifiques sur des faits indiscutables.

L’Académie nationale de médecine met en garde contre la peur injustifiée des vaccins, parfois abusivement relayée par les médias, retentit rapidement sur la couverture vaccinale d’une population et la gestion de la vaccination par les praticiens, ce qui serait hautement dommageable pour la prévention des maladies infectieuses que la vaccination généralisée a réussi à contrôler ou même éliminer.

BIBLIOGRAPHIE

[1] AFSSAPS. Rapport d’étude, octobre 2003 ‘‘ http://www.afssaps.fr/var/ ’’ [2] AFSSAPS. Avis du conseil scientifique. 5 mai 2004.

[3] BÉGUÉ P. — Conclusions et recommandations, in Séance thématique vaccinations. Bull.

Acad. Natle. Med. 2003, 187 : 1523-1527.

[4] COUETTE M., BOISSE M.F., MAISON P., BRUGIÈRES P., CESARO P., CHEVALIER X., GHÉRARDI R.K., BACHOUD-LÉVI A.C., AUTHIER F. — Long-term persistence of vaccine — derived aluminium hydroxyde is associated with chronic cognitive dysfunction. Journal of inorganic biochemistry , 2009, 103 : 1571-78.

  

L’auteur n’a pas de conflit d’intérêts avec les établissements fabriquant des vaccins.

L’Académie, saisie dans sa séance du mardi 19 octobre 2010, a adopté le texte de ce communiqué moins deux abstentions.

Source :  http://www.academie-medecine.fr/publication100036213/ 

 

 

Aluminium : ce métal est létal

15 novembre 2010 - Dossiers- Par Amel Bouvyer et Hélène Binet –

Piqûre de rappel

Pourtant, une nouvelle maladie semble tout droit sortie de ces vaccinations à l’aluminium : la myofasciite à macrophages (MFM). Elle se traduit par des douleurs musculaires dans les bras et dans les jambes, une fatigue intense et des problèmes d’élocution et de mémoire. Après de nombreuses études et observations et à la demande expresse de l’Association française contre les myopathies, les chercheurs ont établi à la fin des années 1990 un lien entre cette nouvelle pathologie et l’administration de vaccins contenant de l’aluminium. Une cinquantaine de patients atteints de MFM ont subi des biopsies qui ont montré que leurs muscles renfermaient des cristaux d’hydroxyde d’aluminium et que le dosage d’aluminium moyen atteignait 584 microgrammes de métal par gramme de muscle. Ce taux n’est que de 10 microgrammes par gramme chez un sujet sain. Or, fâcheuse coïncidence, il se trouve que ces personnes avaient été vaccinées contre les hépatites A, B ou le tétanos, trois vaccins aux adjuvants aluminés.

Devant ces résultats, l’OMS a demandé une étude épidémiologique dont l’AFSSAPS s’est chargée. Mais seulement 26 patients ont été interrogés et les résultats prêts en octobre 2003 sont restés confidentiels. En 2004, devant la pression des malades et des chercheurs, l’agence finit par publier les conclusions de l’enquête. « Les résultats de l’étude confirment que, par rapport aux témoins, une forte proportion des personnes présentant la lésion a reçu un vaccin contenant de l’aluminium, dans les dix ans précédant les premiers symptômes. […] L’étude n’a pas permis de conclure à une association entre la lésion et l’existence d’un syndrome clinique spécifique. » « Autrement dit, s’insurge Virginie, la MFM n’est pas reconnue comme une complication de vaccins. » Depuis, l’affaire a été enterrée malgré les cinq nouveaux cas de MFM par mois et la pression grandissante des malades. Mais personne ne semble se soucier de leur cas. Surtout pas Roselyne Bachelot qui, l’an passé, a lancé sa campagne de vaccination contre la grippe A. 6 millions de personnes ont reçu des doses de vaccins contenant de l’aluminium. Combien présenteront les symptômes de la myofasciite à macrophages ? Qu’importe, dans dix ans, Roselyne sera à la retraite…

Source : http://www.plantes-et-sante.fr/article/dossier-produit-biologique-poison-aluminium.html?page=4

 

 

Voici le communiqué de presse du Revahb (Réseau vaccin hépatite B) :

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 18 JANVIER 2011

COMMUNIQUÉ DE PRESSE  DU 18 JANVIER 2011

(Pour diffusion immédiate le 18 janvier 2011)

L’AFFAIRE DU MEDIATOR A ÉCLATÉ MAIS QU’EN EST-IL DU SCANDALE DES EFFETS INDÉSIRABLES DU VACCIN ANTI-HÉPATITE B ?

Le scandale du MÉDIATOR, qui fait aujourd’hui l’actualité, rejoint notre combat commencé il y a près de 15 ans. L’association REVAHB, qui n’est pas une ligue anti-vaccinale mais une association de défense des victimes d’effets secondaires du vaccin anti-hépatite B, est forte des 3600 témoignages d’effets indésirables de ce vaccin qu’elle a recueillis depuis sa création en 1997. Le REVAHB veut, une nouvelle fois, dénoncer la cécité dont font preuve les instances médicales et sanitaires sur le problème de la vaccination anti-hépatite B et de ses complications graves et irréversibles chez de nombreux patients.

 

L’AFSSAPS A RÉPERTORIÉ PLUS DE 3000 CAS D’EFFETS INDÉSIRABLES POST-VACCINAUX ET N’A RIEN FAIT, COMME POUR LE MÉDIATOR.

De 1997 à 2000, le pourcentage de ces effets secondaires a été largement supérieur à ceux de l’Isoméride et du MEDIATOR. Ces déclarations de pharmacovigilance avaient entraîné des réunions d’urgence au sein de l’AFSSAPS, du cabinet du Ministre de la Santé et de la Direction Générale de la Santé. Réunions qui ont été sans conséquences sérieuses pour les victimes. Seul l’arrêt de la vaccination anti-hépatite B dans les collèges ayant été décidé par le ministre Bernard KOUCHNER alors en poste.

De 1999 à 2006, la pharmacovigilance française (AFSSAPS), malgré un coefficient de sous notifications important reconnu, a répertorié plus de 3000 cas d’effets secondaires graves post-vaccinaux :

- 1 396 cas d’affections démyélinisantes centrales dont 1 174 Scléroses en plaques et 54 Scléroses en plaques chez des enfants de moins de 15 ans (5 mois pour le plus jeune !) dont 90 % sont des premières poussées. Un certain nombre de ces victimes est décédé des suites de leur maladie,

- 108 cas d’atteintes démyélinisantes périphériques (Guillain-Barré),

- 57 cas de SLA., pathologie mortelle en 3 ans,

- 107 cas de lupus,

- 106 cas de polyarthrite rhumatoïde,

- 55 cas de thyroïdite,

- 87 cas de thrombopénie,

- 19 cas d’aplasie médullaire,

- plus de 500  cas de myofasciites à macrophages.

 Et beaucoup d’autres pathologies atypiques qu’il serait trop long d’énumérer ici.

2461 de ces cas ont été transmis directement par le REVAHB à l’AFSSAPS dont 72 %, correctement documentés, lui étaient inconnus. Cette transmission régulière de nos observations continue d’alimenter le recensement officiel de l’AFSSAPS et de compléter la pharmacovigilance officielle défaillante dans ce domaine. Depuis 2006, et malgré nos demandes itératives auprès de l’AFSSAPS, nous n’arrivons plus à obtenir les derniers chiffres officiels de la pharmacovigilance. Le REVAHB continue de recevoir chaque jour de nouveaux appels de victimes en plein désarroi et de nouveaux témoignages que nous transmettons à l’AFSSAPS.

LA JUSTICE FRANCAISE A RECONNU DES VICTIMES

1- Au Tribunal Pénal. Plus d’une centaine de plaintes a été déposée mais, malgré l’obstination du Juge d’instruction, Marie-Odile BERTELLA-GEFFROY, le Parquet bloque l’instruction des dossiers. Aujourd’hui, ce sont plus de 80 dossiers de victimes qui sont bloqués par le Parquet. Cette pratique est inadmissible. Le REVAHB la dénonce comme une « entrave » au bon déroulement de l’instruction.

2.   Le Tribunal Administratif et l’ONIAM reconnaissent enfin le lien de causalité entre la vaccination anti- hépatite B et leur maladie chez les victimes vaccinées obligatoirement, la preuve pouvant résulter d'un faisceau d’indices graves, précis et concordants, avec l’apparition des symptômes dans les 3 mois suivant la vaccination. La jurisprudence du Conseil d’Etat a fait loi. L’Etat a donc indemnisé un peu plus d’une centaine de victimes, la CPAM reconnaissant même pour certains le caractère de maladie professionnelle.

2.   Il n’en est malheureusement pas de même pour les victimes ayant été vaccinées sous la pression des campagnes publicitaires excessives orchestrées par les firmes pharmaceutiques commercialisant les vaccins entre 1994 et 1998, ce qui représente une DISCRIMINATION intolérable vis-à-vis des citoyens.

 Au Tribunal Civil, les plaintes déposées par les victimes à l’encontre des laboratoires fabricants aboutissent à des décisions discordantes, tant au niveau des Tribunaux de 1ère Instance, que des Cours d’Appel et de la Cour de Cassation. Les unes sont indemnisées, les autres déboutées, sur des dossiers pourtant similaires. Ainsi, le lien temporel des trois mois suivant l’inoculation vaccinale et le faisceau d’indices graves, précis et concordants devraient suffire à établir ce lien de causalité. Si quelques dossiers sont admis par certains tribunaux civils, d’autres sont réfutés. On ne peut que s’étonner là encore de décisions incohérentes et discriminatoires.

Dans ce domaine juridique, le combat s’apparente à celui de David contre Goliath. La victime a-t-elle les moyens de prouver le caractère défectueux du produit ? Que peut faire un simple particulier face à la puissance colossale de l'industrie pharmaceutique dont le lobbying atteint même l’OMS ? L’inégalité des forces est telle que la victime n’a aucune chance de bénéficier d’un jugement équitable.

Le cas exemplaire de cette victime est édifiant, M. PB est atteint d’une Sclérose en Plaque post vaccinale en 1992. Le lien de causalité sera reconnu par le TGI du Mans en 1ère instance en 2003, puis la victime sera déboutée par la Cour d’Appel d’Angers en 2005. Ce dernier arrêt sera cassé par la Cour de Cassation en 2008. M. PB retournera donc en appel en octobre 2010 et un nouvel arrêt de cette Cour d’Appel déboutera la victime en décembre 2010. Dans ce dernier arrêt de décembre 2010, la Cour condamne en plus M. PB « Au paiement des entiers dépens de première instance, d'appel et de l’arrêt cassé avec admission, et ceux d’appel, de I’ Avoué » c’est-à-dire que M. PB devra régler tous les frais de justice, les siens et ceux du laboratoire GLAXO. Cette victime est désespérée, comment  pourra-t-elle régler ces frais ? Est-ce une décision équitable ?

L’AFSSAPS N’A PAS VOULU LANCER D’ETUDES SUR LES EFFETS SECONDAIRES DU VACCIN ANTI-HEPATITE B  ET, COMME POUR LE MEDIATOR, LES ETUDES MONTRANT L’INOCUITE DU VACCIN ONT TOUTES ETE SPONSORISEES PAR LES FIRMES FABRIQUANT LE VACCIN.

Le REVAHB dénonce le fait que la dizaine d’études épidémiologiques démontrant le caractère inoffensif du vaccin anti-hépatite B chez l’adulte a été commanditée et/ou sponsorisée par les fabricants du vaccin étudié.

Les quelques études scientifiques INDÉPENDANTES, démontrant de façon objective un lien de causalité entre la vaccination anti-hépatite B et les atteintes démyélinisantes, les maladies auto-immunes, les myofasciites à macrophages et autres, sont systématiquement critiquées et réfutées par les autorités sanitaires et les mêmes firmes pharmaceutiques qui les déclarent biaisées, ceci de façon arbitraire alors qu’elles ont été réalisées très objectivement par des équipes dignes de foi. AUCUNE ETUDE N'A ETE FAITE par l'AFSSAPS sur les maladies auto-immunes et neuromusculaires autres que la SEP.

Malgré nos interventions, l’AFSSAPS n’a pas su répondre à nos suggestions. Pour exemple, en octobre 2003, lors d’une réunion dans ses locaux, nous avions suggéré la mise en place d’une étude rétrospective qui était peu coûteuse, une piste qui n’avait jamais été exploitée jusque-là. Au niveau sérologique, nous avions pu constater que, chez certaines victimes d’effets secondaires graves, les taux d’anticorps post-vaccinaux (anti-HBs) se révélaient négatifs ou, à contrario, très élevés. Il aurait été simple qu’en partenariat avec l’AFSSAPS et l’INSERM, une étude pilote soit mise en place pour définir si l’on pouvait tirer un enseignement de cette constatation avant d’aller plus avant dans cette recherche. Hélas, malgré les personnes présentes qui semblaient poliment intéressées par cette idée, l’AFSSAPS n’a jamais donné suite à notre demande.

L’AFSSAPS N’INFORME PAS LE CORPS MEDICAL ET LES INSTANCES RESPONSABLES

Le REVAHB dénonce avec vigueur l’omerta faite depuis des années par les différents pouvoirs en place et les instances concernées sur une affaire aussi grave.

Le REVAHB ne cesse d’informer le corps médical, via le Conseil National de l’Ordre des Médecins, de l’importance et du nombre des effets indésirables recueillis par la pharmacovigilance sans qu’aucune réponse cohérente et honnête ne lui parvienne.

Le REVAHB ne cesse d'en avertir aussi les médias, répondant systématiquement aux articles médiatiques faisant la propagande du caractère inoffensif de ce vaccin. Rappelons que la France est un pays à très faible endémie pour le virus de l’hépatite B, au point que la conférence de consensus de 2004 n’a rendu obligatoire ce vaccin que pour une population ciblée, le personnel médical. Il n’est que «recommandé » pour les toxicomanes et pour les enfants nés de mère infectées par le virus. Il n’a aucun caractère « obligatoire » pour les enfants même s’il est désormais inclus dans une association vaccinale où se retrouvent des vaccins obligatoires. 

FACE A CE SCANDALE, NE RESTONS PAS AVEUGLES

Le scandale actuel du MEDIATOR et ceux plus anciens de l’amiante, du sang contaminé, de l’hormone de croissance, du Viox auraient dû interpeller les pouvoirs publics.

Nous dénonçons une nouvelle fois ce scandale de Santé Publique que l’Etat français essaie d’étouffer depuis plus de 15 ans. Les effets secondaires graves de ce vaccin doivent être enfin reconnus officiellement et les victimes toutes traitées de façon similaire, qu’elles aient été vaccinées de façon obligatoire ou sous la pression de leurs médecins ou de la presse grand public.

Sur ce sujet, les citoyens ont droit à la vérité.

(Le REVAHB tient à la disposition des journalistes les témoignages des victimes ainsi que tous les documents dont il est fait référence dans ce texte.)

Source : http://www.revahb.fr

 

 

Cour Administrative d'Appel de Marseille, 2ème chambre - formation à 3

le 08 mars 2011

Cour Administrative d'Appel de Marseille, 2ème chambre - formation à 3, 08/03/2011, 08MA03914, Inédit au recueil Lebon

Vu la requête, enregistrée le 20 août 2008, présentée pour Mme Sandrine A, demeurant ... par Me Meiffren, avocat ;

Mme A demande à la Cour :

1°) d'annuler le jugement n° 0501411 en date du 5 juin 2008 par lequel le tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande tendant à la condamnation de l'Etat à l'indemniser des préjudices qui auraient résulté de sa vaccination obligatoire contre l'hépatite B ;

2°) de désigner un expert aux fins de chiffrer son entier préjudice corporel ;

3°) de condamner l'Etat au paiement d'une indemnité provisionnelle de 30 000 euros ;

4°) de condamner l'Etat à verser une somme de 70 000 euros à M. A au titre de son préjudice moral ;

5°) subsidiairement, au cas où la Cour refuserait l'expertise, de condamner l'Etat à lui verser la somme de 633 310,95 euros en réparation de son préjudice corporel ;

6°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Vu le code de la santé publique ;

Vu le code de la sécurité sociale ;

Vu le code de justice administrative ;

Vu le décret n° 2009-14 du 7 janvier 2009 relatif au rapporteur public des juridictions administratives et au déroulement de l'audience devant ces juridictions ;

Vu l'arrêté du vice-président du Conseil d'Etat, en date du 27 janvier 2009, fixant la liste des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel autorisés à appliquer, à titre expérimental, les dispositions de l'article 2 du décret n° 2009-14 du 7 janvier 2009 ;

Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;

Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 1er février 2011 :

- le rapport de M. Fédou, rapporteur,

- les conclusions de Mme Fedi, rapporteur public,

- et les observations de Me Meiffren pour Mme A ;

Considérant qu'ont été administrées à Mme A les 25 octobre, 27 novembre et 30 décembre 1993, suivies d'un rappel le 14 décembre 1994, des injections de vaccin contre le virus de l'hépatite B ; qu'à la suite d'une consultation médicale en date du 16 mars 2000 a été diagnostiquée, après une biopsie musculaire du deltoïde gauche, une myofasciite à macrophages ; que Mme A interjette appel du jugement en date du 5 juin 2008 par lequel le tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande, fondée sur les dispositions de l'article L. 3111-9 du code de la santé publique, tendant à la condamnation de l'Etat à l'indemniser des préjudices qui auraient résulté de sa vaccination obligatoire contre le virus de l'hépatite B ; qu'elle sollicite à titre principal la désignation d'un nouvel expert pour chiffrer son entier préjudice corporel, à titre subsidiaire la condamnation de l'Etat à lui verser la somme de 633 310,95 euros en réparation de ses préjudices ;

Sur la responsabilité de l'Etat :

Considérant que si le deuxième expert désigné par le tribunal a conclu, dans son rapport rendu le 25 février 2008, que (...) le lien de causalité entre la myofasciite à macrophages observée chez Mme A et la vaccination subie (...) semble établi sans pouvoir toutefois le qualifier de certain, ces conclusions ne sont étayées par aucune étude scientifique validée et reconnue, établissant une relation de causalité directe et certaine entre l'entité histologique, désignée sous le nom de myofasciite à macrophages, dont il est admis qu'elle peut être causée par l'adjuvant aluminique entrant dans la composition des vaccins contre l'hépatite B, et une pathologie quelconque dont les symptômes pourraient correspondre aux doléances de Mme A ;

Considérant en effet que si, par un communiqué du 6 mars 2000, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé a admis que l'existence d'un risque faible d'atteintes démyélinisantes ou d'affections intra-immunes associées au vaccin contre l'hépatite B ne pouvait pas être exclue, notamment chez certaines personnes présentant des facteurs de sensibilité particuliers, cette circonstance ne suffit pas, à elle seule, à établir un lien de causalité direct et certain entre le vaccin administré contre le virus de l'hépatite B et les troubles notamment musculaires dont Mme A se plaint ;

 

Considérant en outre que si, par un avis du 5 mai 2004, le conseil scientifique de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé a estimé que l'état actuel des connaissances permet (...) de considérer que l'association entre l'entité histologique myofasciite à macrophages sur le site musculaire classiquement choisi pour la vaccination et l'administration de vaccins contenant un adjuvant aluminique est hautement probable, ledit conseil a conclu au terme de l'étude épidémiologique qu'il a diligentée que l'état actuel des connaissances ne permet pas (...) de considérer qu'il existe une association entre l'histologie myofasciite à macrophages et un syndrome clinique spécifique ; qu'il résulte de l'instruction que cet avis concorde avec celui du comité scientifique pour la sécurité des vaccins de l'Organisation Mondiale de la Santé rendu les 3 et 4 décembre 2003 ; que, contrairement à ce que soutient la requérante, la preuve du caractère partial de l'avis du 5 mai 2004 n'est pas apportée par le rapport de l'office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques du Sénat ; que si l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé a confirmé, par un compte rendu du 1er juillet 2005, la mise en évidence d'un lien de causalité entre l'administration d'aluminium vaccinal par injection intra-musculaire et la formation de la lésion myofasciite à macrophages, il confirme également l'absence de démonstration de lien de causalité entre la myofasciite à macrophages et la survenue du syndrome clinique ;


Considérant par ailleurs qu'aucune pièce du dossier, et notamment ni l'étude complémentaire effectuée par des chercheurs américains en juin 2005, ni une étude française présentée la même année orientée sur la composition du vaccin lui-même, ni l'article sur les troubles neuromusculaires rédigé en 2006, ni encore une décision rendue le 16 janvier 2006 par le tribunal du contentieux de l'incapacité de Haute-Normandie ne permettent d'établir l'existence d'un lien entre la myofasciite à macrophages et les troubles dont souffre Mme A ; qu'il est au demeurant constant, ainsi que cela résulte du premier rapport d'expertise rendu le 10 octobre 2006, qu'il n'existe pas de proximité temporelle entre la vaccination et les premiers symptômes de troubles ressentis par l'intéressée, dès lors que le dernier rappel de vaccination contre l'hépatite B a été effectué le 14 décembre 1994 et que Mme A n'a développé la pathologie en cause qu'au mois de janvier 2000 ; que, par suite, nonobstant la circonstance qu'elle ne présentait aucun antécédent médical et qu'aucun autre facteur ne permet de penser que la personne vaccinée était déjà atteinte lors des injections des troubles dont elle se plaint, le tribunal a, à bon droit, compte tenu de l'ensemble des éléments qui précèdent, jugé que l'existence d'un lien de causalité entre la vaccination subie par Mme A et les troubles dont elle souffre ne pouvait pas, en l'état actuel des connaissances scientifiques, être établi ;

 

Considérant qu'il résulte de tout qui précède que Mme A n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande indemnitaire ; qu'il y a lieu en conséquence, sans qu'il soit besoin de recourir à la nouvelle expertise sollicitée en appel, de rejeter sa requête ;

Sur les conclusions de la caisse primaire d'assurance maladie de Béziers :

Considérant que, dès lors que le présent arrêt rejette la demande de Mme A tendant à la condamnation de l'Etat à la réparation de ses préjudices, les conclusions de la caisse précitée tendant au remboursement des prestations servies à son assurée sociale et au paiement de l'indemnité forfaitaire instaurée par les dispositions de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale ne peuvent également qu'être rejetées ;


Sur les conclusions des parties tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :


Considérant qu'aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ;


Considérant que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, soit condamné à payer à Mme A et à la caisse primaire d'assurance maladie de Béziers la somme qu'ils demandent au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens ;


D E C I D E :

Article 1er : La requête n° 08MA03914 de Mme A et les conclusions de la caisse primaire d'assurance maladie de Béziers dans la même instance sont rejetées.

Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à Mme Sandrine A, à la caisse primaire d'assurance maladie de Béziers et au ministre du travail, de l'emploi et de la santé.

N° 08MA039142

Source : http://legimobile.fr/fr/jp/a/caa/13055/2011/3/8/08MA03914/

 

 

Vaccins & maladies rares

Par JahNiels dans Big Pharma (médicamenteurs) le 3 Août 2011

 Maladie de Myofasciite à Macrophages et vaccins contenant de l'aluminium (comme celui de l'hépatite B)

Cette maladie n'est ni plus ni moins l'un des symptômes ou effets secondaires de vaccination avec adjuvant contenant notamment de l'aluminium... c'est reconnu scientifiquement.

A savoir que théoriquement, cette "dose" d'aluminium doit pouvoir être retrouvé dans la ou les zones de l'injection!

Suite au grande campagne de vaccination comme l'hépatite B (dont j'ai eu "droit" à 2 piqures si je me rappelle bien) cumulé aux vaccinations classiques ou obligatoires contenant la plupart du temps de l'aluminium (voir liste en bas de l'article), il y a de forte chance de voir cette maladie, largement attribué à l'aluminium contenu dans les vaccins, émerger voire "exploser"...

La Myofasciite à macrophages (myopathie inflammatoire acquise)

Extrait de Wikipédia...

"L'aluminium, un métal neuro-toxique pour la santé.

La Myofasciite à macrophages (MFM) est une maladie rare et invalidante, découverte récemment, due à une mauvaise assimilation par l'organisme de l’hydroxyde d’aluminium contenu dans certains vaccins, notamment celui de l’hépatite B.

Histoire

La découverte de la myofasciite à macrophages s’est faite en plusieurs étapes de 1993 à 2000. Elle a été considérée d’abord comme une maladie infectieuse, mais la mise en évidence d’aluminium dans les biopsies musculaires a orienté la recherche vers les vaccins à adjuvant aluminique, en particulier celui contre l’hépatite B[3].

L'émergence de la MFM correspond à la généralisation de la voie intramusculaire pour les vaccinations en France au début des années 1990.

Tableau clinique

Le tableau clinique est invalidant et comporte schématiquement 3 états :

  • un état « de précarité » (prédominant) : associant des troubles physiques et neuro-cognitifs invalidants ;
  • un état « de décharge » : incapacité fonctionnelle totale par perte de l’éveil ;
  • un état « de grâce » : bouffée de rémission proche de l’état sain.

 

A. État « de précarité »

L’état « de précarité » est caractérisé principalement par des douleurs permanentes, une fatigue chronique générale, menant à l’épuisement, associée à une asthénie musculaire et des troubles neuro-cognitifs.

I. État général détraqué

L’état général est marqué par une faiblesse et une fatigue chroniques, intenses et invalidantes pour les activités les plus élémentaires, telles que l’équilibre ou la marche, parfois même l’expression verbale, auxquelles s’ajoute un syndrome pseudo-grippal quasi-permanent, régulièrement ponctué de malaises.

II. Douleurs chroniques et invalidantes

II.1. Arthralgies

  • Permanentes et fluctuantes en intensité et en localisation, sur toutes les articulations périphériques et axiales.
  • Poussées congestives et inflammatoires pluri-quotidiennes.

 

II.2. Myalgies

  • Courbatures et contractures sévères, permanentes et fluctuantes en localisation, sur tous les muscles périphériques et les muscles dorsaux et cervicaux, s’aggravant en intensité au moindre effort et persistant plusieurs jours après. Le plus souvent de type inflammatoire.
  • Douleurs à la contraction musculaire tenue (tenir un livre, un téléphone, etc.)
  • Douleurs à la pression du corps musculaire et des tendons des muscles squelettiques.
  • Crampes paroxystiques très invalidantes.

 

II.3. « Ossalgies »

  • Intenses et inquiétantes.

 

II.4. Autres douleurs

  • Douleurs diffuses fluctuantes et non-systématisables (mains, cou, etc.).
  • Céphalées chroniques, parfois migraines oculaires.
  • Douleurs abdominales, à type de contractures et de brûlures.

III. Troubles moteurs chroniques

III.1. Motricité volontaire

  • Diminution globale et invalidante de la force musculaire, affectant le moindre geste du quotidien (écrire, tourner une clé, couper la viande, mâcher, port de charges même légères, se raser, etc.).
  • Troubles du tonus musculaire marqués par une hypotonie générale.
  • Diminution de l’endurance et de la résistance musculaires.
  • Dyspnée à l’effort modéré.
  • Ataxie rendant la marche difficile, lente et instable, ou obligeant un rythme rapide.
  • Troubles posturaux statiques (assis, debout) et dynamiques.
  • Troubles de l’équilibre lors des transferts, en position debout et lors de la marche.
  • Incoordinations cinétiques, maladresse gestuelle (perte de la précision et du contrôle de la force des préhensions, marches d’escaliers loupées, objets qui échappent, etc.) des deux côtés.
  • Troubles d’élocution : dysphonies, réduction du flux, blocages phonatoires, dysarthrie.
  • Fausses-routes.

 

III.2. Motricité involontaire

  • Myoclonies, contractions fugaces, diurnes et nocturnes, des muscles des quatre membres et des spinaux.
  • Contractions nocturnes involontaires et violentes des masséters.
  • Dyskinésies discrètes des mains perturbant certains gestes fins (saisie clavier par ex.)

IV. Troubles divers

IV.1. Troubles sensitifs chroniques

  • Cénestopathie générale.
  • Hypoesthésie pulpaire des mains.
  • Paresthésies d’intensité variable des 2 mains. Parfois au niveau des pieds.
  • Dysesthésies douloureuses, à type d’aiguilles, des appuis plantaires au lever.

 

IV.2. Troubles sensoriels chroniques

  • Acouphènes.
  • Hyperacousie.
  • Sensibilité à la lumière intense (néon, halogène, parfois lumière naturelle).
  • Diplopie, baisse de l’acuité visuelle.
  • Fatigue oculaire nécessitant de gros efforts pour lire.

 

IV.3. Troubles neuro-végétatifs chroniques

  • Troubles thermiques (frilosité, bouffées de chaleur) et invalidants.
  • Hypotension.
  • Sensations vertigineuses.
  • Hypersudations générales, nocturnes et parfois diurnes.
  • Rougeur spontanée régulière des paumes des mains.

 

IV.4. Troubles du sommeil chroniques

  • Endormissement difficile.
  • Sommeil perturbé par les troubles thermiques et des réveils réguliers.
  • Syndrome des jambes sans repos.
  • Fatigue importante au lever.

 

IV.5. Troubles gastro-intestinaux

  • Troubles du transit, alternant diarrhées et constipations.
  • Météorisme, nausées épisodiques.

 

IV.6. Troubles sphinctériens

  • Impériosités.
  • Fuites urinaires.

 

V. Troubles neuro-cognitifs permanents

  • Troubles de la vigilance nécessitant une stimulation intellectuelle permanente
    • hypersomnolence
    • état d’éveil imposant régulièrement des efforts épuisants
  • Troubles de l’attention, de la concentration intellectuelle et de l’association des idées
    • interruption coûteuse des tâches les plus élémentaires, refaire/revenir en arrière pour reprendre
    • fatigabilité intellectuelle à la lecture, l’écriture, la tenue d’une conversation
  • Troubles de la mémoire à court terme
  • Altération de la mémoire procédurale
  • Ralentissement psychomoteur
  • Perte des chiffres, acalculie, dyscalculie
  • Troubles phasiques
    • perte du mot, confusions épisodiques, difficulté à exprimer les idées de façon univoque
    • troubles de la syntaxe, de la grammaire, dysorthographie
    • substitutions, inversions orales et écrites de syllabes et mots, omission de lettres à l’écrit
  • Perturbation des fonctions exécutives
  • Altération de la prise d’initiative
  • Troubles du comportement
    • modifications de l’humeur et du caractère, sensation d’instabilité, irritabilité, voire irascibilité
    • anxiété de l’inconnu, de l’imprévu, du dehors, de l’empressement, des bousculades
    • apathie épisodique, perte de l’estime de soi, aboulie
    • idées persistantes, blocages devant des situations pourtant simples

 

B. État « de décharge »

L’état « de décharge » est marqué par une incapacité mentale et fonctionnelle totale, liée à un effondrement massif général, pseudo-comateux. La conscience d’abord présente, ne supporte aucune communication avec l’entourage, puis cède rapidement dans un sommeil profond. L’image la plus parlante semble être celle de la batterie vide qu’il faut recharger par le sommeil. La survenue des crises est imprévisible. Quelques signes annonciateurs (bâillements impérieux, épuisement soudain, asthénie mentale plus intense) apparaissent un peu avant l’effondrement et permettent de s’isoler.

C. État « de grâce »

L’état « de grâce » est marqué par une sorte de rémission :

  • presque plus de douleur ni de troubles moteurs ;
  • fluidités cognitive et gestuelle.

 

Histologie

Les lésions histologiques sont spécifiques. La biopsie musculaire pratiquée sur le site de la vaccination, le plus souvent le deltoïde gauche, montre une infiltration du fascia et du tissu conjonctif péri et endomysial par des macrophages PAS+ contenant des cristaux d’hydroxyde d’aluminium.

Biologie

Les rares signes retrouvés au bilan sanguin sont parfois :

  • augmentation modérée de la vitesse de sédimentation ;
  • augmentation modérée des Transaminases GPT (CPK)."

http://fr.wikipedia.org/wiki/Myofasciite_%C3%A0_macrophages

 La vaccination anti-hépatite B

"Les effets indésirables de la vaccination contre l'hépatite B sont:

  • arthrites
  • lichen plan, érythème noueux
  • glomérulonéphrite
  • périartérite noueuse, péricardites aiguës, vascularites
  • thrombocytopénie
  • myofasciite à macrophages : il est maintenant établi que l'hydroxyde d'aluminium, utilisé comme adjuvant des vaccins contre l'hépatite B, est à l'origine de la myofasciite à macrophages; l'Afssaps considère cependant qu'il n'est pas démontré que la myofasciite à macrophages soit autre chose qu'un phénomène histologique local et ait des effets cliniques. De plus en plus de médecins cliniciens et de tribunaux reconnaissent cependant la présomption d'imputabilité. L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande vivement depuis 1999 d’entreprendre des recherches afin d’évaluer les aspects cliniques, épidémiologiques, immunologiques et biologiques de cette maladie rare.
  • aucun lien de causalité directe entre sclérose en plaque et vaccin anti-hépatite B n'est établi à ce jour; le professeur Didier Houssin, directeur interministériel à la lutte contre la grippe aviaire en France, a averti en septembre 2008 d'une action en réponse à une étude identifiant un risque de sclérose en plaque chez l'enfant après vaccination contre l'hépatite B. L'équipe du Pr Marc Tardieu, de l'hôpital Bicêtre, retrouvait en 2008 lors d'une étude que la vaccination contre l'hépatite B n'augmentait pas de façon générale le risque de démyélinisation du système nerveux central dans l'enfance, mais retrouvait que l'un des vaccins contre l'hépatite B, Engerix B, semblait augmenter ce risque, particulièrement pour les scléroses en plaque confirmées sur le long terme. Selon ces travaux, qui démontreraient pour la première fois un tel risque chez l'enfant, celui-ci subsisterait trois ans après la vaccination. Le professeur Houssin précise qu'« il n'y a pas de remise en cause de la recommandation vaccinale ».

 La Commission de pharmacovigilance de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), puis le Comité technique des vaccinations, sont actuellement en charge de la question. Le vaccin contre l'hépatite B reste recommandé en France pour tous les enfants âgés de 2 mois à 13 ans, ainsi que pour les personnes « à risque ».

À noter que de façon permanente les autorités médicales mettent en balance les risques et les bénéfices de chaque vaccin et sont amenés à en abandonner certains (variole, choléra par exemple) et à en recommander d'autres (méningites A et C par exemple)."

http://fr.wikipedia.org/wiki/Vaccination

Association Entraide aux Malades de Myofasciite à Macrophages

http://www.myofasciite.fr

3 entrevues filmées sur la myofasciite à macrophages (très instructif!)

Pr Romain GHERARDI

Pr François-Jérôme AUTHIER

Mme Virginie BELLE 

http://www.myofasciite.fr/?page=entrevuesFilmees#authier

Symptômes

 

La symptomatologie de la MFM :

Encore mal reconnue en France, la myofasciite à macrophages est une maladie complexe dominée par :

Un épuisement chronique depuis plus de 6 mois (plus de 90% des cas [1]) non améliorée par le repos et évoluant sur plusieurs mois, voire plusieurs années ; [1] Gherardi RK, Authier FJ. Aluminium inclusion macrophagic myofasciitis: a recently identified condition. Immunol Allergy Clin N Am. 23, 699-712. 2003.

Des myalgies chroniques d'intensité variable, souvent aggravées par l'effort, avec une fatigabilité musculaire invalidante (environ 90% des cas) ;

Des douleurs articulaires touchant principalement les grosses articulations périphériques sont notées dans 50 à 60% des cas. Un syndrome fébrile modéré est noté dans 30 % des cas.

Une fatigabilité musculaire à l'effort

Des troubles du sommeil (myoclonies nocturnes, syndrome des jambes sans repos) (environ la moitié des cas)

modification de l'électroencéphalogramme durant la polysomnographie nocturne (mise en évidence par l'équipe du Dr Éric KONOFAL, centre du sommeil de la Pitié-Salpêtrière)

Critères biologiques de la MFM

profil inflammatoire : élévation des concentrations circulantes d'IL6 et d'IL1RA (~40% des cas)

augmentation des CPK (~25% des cas).

dysimmunité : auto-anticorps antinucléaires (~30% des cas), antiphospholipides (~20% des cas)

La maladie touche le plus souvent l'adulte, sans prédominance de sexe, mais aussi des jeunes adolescents, enfants en bas âge et à ce jour il se diagnostique au minimum 15 Myofasciites par mois (France).

Malheureusement, nous commençons à voir des cas de pathologies familiales (père-fils, mère-fils, jumeaux, mère-fille-fils…). 

http://www.myofasciite.fr/?page=symptomes

Dossier détaillé: http://www.myofasciite.fr/?page=dossierDetaille

Liste des vaccins avec aluminium: http://www.myofasciite.fr/?page=vaccins

Avertissement sur les vaccins (2008): http://www.myofasciite.fr/?page=vaccinsAvert2008

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Myofasciite à macrophages et vaccins contenant de l’aluminium

Considérations générales

L’apparition d’un type nouveau de lésion histopathologique d’origine inconnue appelée myofasciite à macrophages (MMF) et caractérisée par une myopathologie unique en son genre, a été signalée par le Groupe d’études et de recherche sur les maladies musculaires acquises et dysimmunitaires (GERMMAD) de l’Association française contre les myopathies.

La MMF se caractérise par une infiltration centripète de l’épimysium, du périmysium et de l’endomysium périfasciculaire par des cellules négatives à la réaction acide periodique-réactif de Schiff (PAS) appartenant à la lignée macrophagique et porteuses d’inclusions cristallines osmiophiles. Une biopsie du deltoïde permet de la mettre en évidence, surtout chez l’adulte, encore qu’on l’ait également décelée chez 3 jeunes enfants par biopsie du quadriceps.

Ce sont les 2 localisations de la lésion histopathologique. Il y a absence de nécrose (des cellules épithélioïdes et géantes) et de figures de mitose, et des lésions à peine visibles au niveau des fibres.

L’étude de la nature chimique des inclusions présentes dans les macrophages à l’aide d’une microsonde nucléaire, par microanalyse aux rayons X ou par spectrométrie d’absorption atomique a montré qu’elles sont constituées de sels d’aluminium. Etant donné que les sels d’aluminium sont utilisés comme adjuvant dans un certain nombre de vaccins, on a émis l’hypothèse que la MMF serait une réaction inhabituelle à l’injection intramusculaire de vaccins contenant de l’aluminium. Comme on ne pratique de biopsies musculaires que chez les malades présentant des symptômes de myopathie, on ignore pour l’instant si cette histopathologie localisée caractéristique est susceptible de se produire à la suite de vaccinations dans une population en bonne santé. Pour déterminer s’il existe une relation causale entre la MMF et les vaccins contenant de l’aluminium, le Comité consultatif pour la sécurité des vaccins s’est réuni avec des scientifiques du GERMMAD, des spécialistes réputés dans le domaine des maladies neuromusculaires et des adjuvants aluminiques, des représentants de l’industrie, du Secrétariat d’Etat français à la santé et à l’action sociale, et de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé.

Examen des faits scientifiques

Les faits qui ont été soumis au Comité prouvent l’existence d’une entité histopathologique distincte appelée myofasciite à macrophages, caractérisée d’une part par la présence, dans le deltoïde, d’amas denses, persistants et localisés, de macrophages positifs au PAS accompagnés d’inclusions cristallines osmiophiles d’aluminium, et d’autre part par une réaction inflammatoire chronique focale.

Il existe, à l’appui de ces observations, des données faisant état de lésions passagères comparables chez des animaux de laboratoire après injection intramusculaire de vaccins contenant de l’aluminium.

On a des raisons de penser que la lésion locale qui caractérise la MMF pourrait être due à l’injection intramusculaire de vaccins contenant de l’aluminium. Reste cependant à répondre à un certain nombre de questions importantes, notamment si:

  • la MMF peut uniquement être attribuée à des vaccins contenant de l’hydroxyde d’aluminium, ou aussi à ceux contenant du phosphate d’aluminium;
  • on peut mettre en évidence l’antigène vaccinal dans le muscle lésé;
  • les biopsies du deltoïde ont été pratiquées au point d’injection (encore qu’il soit probable que tel ait été le cas la plupart du temps étant donné que la pratique recommandée consiste à vacciner et à effectuer les biopsies sur le bras non dominant).

D’un point de vue épidémiologique, la MMF n’a (à quelques exceptions près) été observée qu’en France. Elle a été mise en évidence pour la première fois en 1993 et se retrouve de plus en plus fréquemment depuis lors.

Discussion

On n’a pas élucidé les mécanismes qui seraient à l’origine de la lésion MMF locale et de sa persistance. Une hypothèse plausible serait l’existence d’un groupe de sujets chez lesquels l’élimination de l’aluminium présent dans le deltoïde se ferait difficilement. On ne sait pas encore si ce phénomène correspond à une dysfonction des macrophages qui serait génétique ou acquise, ou s’il s’agit de la queue de la distribution normale qui décrit la cinétique d’élimination de l’aluminium et la réponse tissulaire locale à cet élément dans la population générale.

Une explication plausible de la raison pour laquelle la MMF n’a été observée qu’en France et pas ailleurs serait que les biopsies sont pratiquées d’une façon différente. L’argument est le suivant: en France, on pratique des biopsies du deltoïde alors que dans beaucoup d’autres pays on a plutôt tendance à choisir un autre muscle. Par ailleurs, le mode de préparation des vaccins contenant de l’aluminium rend improbable un problème pharmaceutique d’origine locale.

L’accroissement du nombre de cas observés en France au cours des dernières années peut aussi s’expliquer par le changement de la voie d’administration du vaccin, la voie intramusculaire étant désormais préférée à la voie sous-cutanée, ou par l’introduction du vaccin contre l’hépatite B à l’intérieur d’une population d’adultes neufs chez lesquels la réaction inflammatoire locale est vraisemblablement plus forte qu’après des vaccinations de rappel. Quoi qu’il en soit, le vaccin contre l’hépatite B a également été administré à des adultes dans d’autres pays sans qu’on ait mis en évidence une MMF. De plus, une MMF a également été observée chez des Français adultes après des rappels de vaccination antitétanique et DT mais pas dans d’autres pays où ces vaccins sont pourtant largement utilisés. Enfin, la forte augmentation du nombre de cas observés depuis 1998 pourrait également être due à une augmentation du taux de dépistage.

En ce qui concerne la possibilité d’un lien entre la lésion MMF locale et une maladie générale, on a fait les observations suivantes.

Des lésions de type MMF ont été mises en évidence par biopsie du deltoïde pratiquée dans un but exploratoire sur des malades souffrant de myalgie diffuse, arthralgie ou faiblesse musculaire et qui avaient reçu quelques mois à quelques années auparavant un vaccin contenant de l’aluminium. Chez une certaine proportion d’entre eux, on a également relevé les signes d’une affection autoimmune concomitante. Il est vivement recommandé d’entreprendre des recherches sur une association éventuelle avec une maladie autoimmune.

A l’heure actuelle, et compte tenu des limites des connaissances actuelles, la MMF ne se rattache pas à des pathologies telles que la myopathie inflammatoire, la dermatomyosite, la polymyosite, la myosite à inclusions et la fasciite à éosinophiles. Les données actuelles n’établissent ni n’excluent la possibilité d’une maladie générale affectant d’autres organes.

La petite taille de l’échantillon sur lequel se fondent ces observations, jointe à l’absence de données concernant la prévalence de lésions MMF locales dans la population générale après une vaccination, rend difficile une évaluation des liens potentiels entre ces lésions et une maladie générale. Il faudrait qu’un ensemble plus spécifique de critères et de définitions soit déterminé par des études épidémiologiques ultérieures destinées à établir s’il existe une association entre des lésions MMF locales et tout symptôme ou affection générale. Il existe de nombreux mécanismes immunitaires qui pourraient être à l’origine du passage d’une immunoréaction locale à une affection généralisée et la question doit être étudiée plus à fond.

Recommandations du Comité

  • Compte tenu des données disponibles, des opinions exprimées et des débats qui se sont ensuivis, le Comité estime ne disposer à l’heure actuelle d’aucun élément qui justifierait de recommander la modification des pratiques vaccinatoires (choix du vaccin, calendrier de vaccination, modes d’administration ou information) dans le cas de vaccins contenant de l’aluminium.
  • Pour mieux saisir la nature de la MMF, le Comité recommande vivement d’entreprendre des recherches afin d’évaluer les aspects cliniques, épidémiologiques, immunologiques et biologiques de cette pathologie.

Les observations du Comité seront publiées sans délai dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire.

http://www.who.int/vaccine_safety/reports/october_1999/fr/index.html

http://www.invs.sante.fr/publications/myofasciite/rapport_myofasciite.pdf

Source : http://mylittlesos.eklablog.com/vaccins-maladies-rares-a4755649

 

 

 VACCIN HEPATITE B : Détonateur des effets du nuage de Tchernobyl !

Jeudi 17 novembre 2011

 Jeudi 17 novembre 2011, par  Docteur Marie-Hélène GROUSSAC ,

Nuage de Tchernobyl, 1986 : a survolé nombre de pays et a contaminé, par pluies radio-actives, nombre de pays. L’occultation volontaire en France, pour protéger le lobby nucléaire, a eu pour conséquence de ne pas prendre les précautions élémentaires afin de limiter les dégâts : pas de comprimé d’iode à titre préventif, poursuite de la consommation des fruits, légumes et champignons frais. Dans les années qui ont suivi, les jardins contaminés ont continué à alimenter des sujets …en radio-éléments.

Quelles sont les conséquences au niveau biologique ?

Les radionucléides ont été absorbés plus qu’inhalés. Les radionucléides se sont fixés sur des cellules, essentiellement digestives mais aussi thyroïdiennes du fait de l’avidité de cette glande pour l’iode élément et les radionucléides proches dans la classification de Mendeleiev (Iode radioatif, Cesium radioactif).

Une fois dans les cellules, il peut y avoir modification par mutagénèse de l’ADN du noyau, de la cellule elle-même, mais aussi des cellules voisines par l’émission alpha, à très court rayon d’action. Soit les cellules modifiées par cette action meurent, soit elles se transforment et peuvent devenir « immortelles », en clair devenir cancéreuses. Lorsque la cellule meure, elle est digérée par des cellules « éboueur », les macrophages qui vont donc devenir eux-mêmes radioactifs. Une gangue conjonctive fibreuse peut se produire au contact des cellules et les éléments radio-nucléaires peuvent y être piégés.

Cela ne les empêche pas d’émettre et donc de pouvoir modifier l’ADN des cellules de proximité. Pour ce qui est de la thyroïde, qui est très avide d’iode, à partir duquel elle synthétise les hormones thyroïdiennes, non seulement les cellules vont être touchées comme nous venons de le décrire mais il y a aussi possibilité de diffuser ensuite la radio-activité, par les hormones thyroïdiennes, à tout l’organisme : c’est un phénomène métastatique. Les hormones thyroïdiennes étant stockées dans des vésicules puis repompées par les cellules épithéliales qui les ont synthétisées afin d’être déversées dans le torrent circulatoire, la radio-activité est aussi concentrée dans ces vésicules, d’où le risque plus grand et plus rapide de développement de cancer à ce niveau.

Syndrome de la guerre du Golfe, 1992 :

Les manifestations ont été variées mais il y a eu des cancers fulgurants pulmonaires chez des combattants, des journalistes et la population locale. Dans ce cas, il s’agit d’inhalation de particules d’uranium radio-actif, d’où les affections pulmonaires. La contamination était un peu digestive mais la thyroïde avait été protégée. Les militaires avaient reçu, au préalable, de multiples vaccinations, dont le vaccin hépatite B….et ont reçu des rappels dans les années suivantes !

En médecine, des radionucléides son couramment utilisés tant pour les diagnostics que les traitements. Ils sont bien évidemment choisis pour avoir certaines qualités : temps de demi-vie très court, élimination très rapide de l’organisme, fixation la plus sélective possible, variable selon les besoins. Par exemple, l’iode radioactif utilisé en médecine, tant à des fins diagnostiques que thérapeutiques, n’est pas celui retrouvé dans les suites d’un accident nucléaire. Je passe sur les scintigraphies que tout le monde connaît pour évoquer les produits radioactifs thérapeutiques, iode ou anticorps rendu radioactif et ciblant un élément d’un cancer.
Il existe toujours, peu ou prou, aussi une fixation sur d’autres éléments, non cancéreux . Le but est de déclencher ce que nous avons décrit au premier paragraphe, à savoir mort cellulaire puis fibrose. Même éliminé rapidement (il a été prouvé que certains restaient inclus dans l’ADN cellulaire), le radio-élément va avoir un contact avec les cellules sanguines (on surveille la formule sanguine afin de vérifier si la baisse n’est pas trop importante), au sein desquelles, on le sait maintenant, figurent des cellules souches, tant pour les éléments du sang que pour d’autres organes, dont testicules et ovaires. Ensuite, selon le cas, l’élimination s’effectue par voie rénale ou par voie hépato-biliare puis digestive. Tous ces organes peuvent être touchés mais surtout les cellules souches précurseurs d’ovocytes ou de spermatozoïdes : avec une potentielle conséquence sur la descendance.

1993-1994 : campagne massive de vaccination anti-hépatite B, surtout en France

Outre les professions médicales et paramédicales déjà ciblées depuis quelques années, ce furent les enfants et adolescents. C’était 7 et 8 ans après Tchernobyl.

Dans la thèse de médecine, soutenue en novembre 2003, « étude en analyse multivariée hépatite B versus patients vaccinés contre l’hépatite B, à propos de 349 cas », nous avons démontré que les affections thyroïdiennes étaient très fréquentes dans les suites de l’hépatite B mais aussi après la vaccination, ce qui tendait à démontrer que la protéine HBS, commune aux deux, avait un rôle dans l’induction d’affections thyroïdiennes. Par ailleurs, cette protéine active la voie Frizzled des cellules souche. Ces cellules sont présentes à tous les niveaux de l’organisme pour remplacer le stock de cellules fonctionnelles « usagées » qui meurent. Il en est de même au niveau de la thyroïde. Nous avons montré que des désordres de cette activation pouvaient être source de tumeurs bénignes ou malignes. Nous avons, en particulier, relevé un nombre élevé de nodules thyroïdiens et goîtres hétérogènes.
Une étude complémentaire montre que le pourcentage de ces affections en fonction du nombre de doses de vaccin présente la même morphologie que l’étude portant sur les cancers, à savoir de 1 à 3 doses, courbe décroissante exponentielle et, de 3 à 6 doses, courbe exponentielle croissante. Cet aspect s’explique facilement : la première partie correspond aux patients vaccinés alors que la pathologie avait déjà débuté mais n’était pas diagnostiquée : c’est la courbe d’activation des tumeurs bénignes et des cancers ; la seconde partie correspond à des inductions de pathologies par la vaccination. Les logarithmes de ces courbes décrivent deux droites, de sorte qu’il s’agit bien de fonction exponentielle. Il ressort de cela que le vaccin hépatite B peut déclencher des divisions non contrôlées, en fonction d’autres cofacteurs. Parmi ces cofacteurs, des variants génétiques transmis par l’un des parents voire les deux (APC), des facteurs d’activation virale (virus latents à ADN), des toxiques environnementaux mutagènes ou intercalant dans les deux brins d’ADN, gênant, de ce fait, le fonctionnement normal, mais aussi des mutations par radionucléides. Dans tous ces cas, ces cofacteurs doivent être présents avant la vaccination.

Revenons à l’introduction massive du vaccin anti-hépatite B dans la population française à partir de la campagne des années 93-94. 7 à 8 années s’étaient écoulées depuis l’accident de Tchernobyl et la spécificité française du mensonge qui a permis à des radionucléides de pénétrer au cœur des gènes des Français afin d’y effectuer, à bas bruit, leur mutagénèse. La contamination du sol a diminué environ 3 à 4 ans après. Ce vaccin est donc arrivé sur un terrain préparé par la radioactivité, tant sur les individus de plus de 4 ans, que sur les mères des enfants de moins de 4 ans. Ces mères ont eu les cellules souches sanguines potentiellement touchées par les radio-éléments. Une partie de ces cellules souches vont constituer un stock d’ovocytes dans l’ovaire. C’est encore une partie de ces ovocytes qui donne, après fusion avec des spermatozoïdes, un embryon. Même en absence de contamination directe possible, même nés quelques années après Tchernobyl, les enfants peuvent porter des modifications génétiques acquises discrètement.

Au total, la séquence Tchernobyl, 1986, vaccination massive contre l’hépatite B à partir de 1993, potentialise, tant l’induction de pathologies variées que celle de cancers …

Le plan Chirac ne prétendait-il pas régler le problème de l’inflation de cette pathologie par des traitements plus durs et plus précoces ? Et si on s’intéressait maintenant aux causes diverses et variées qu’on a laissé fleurir quand on ne les a pas aidées ? Et si on arrêtait de jouer à l’apprenti-sorcier ? Et si d’autres faits similaires existaient ?

Madame Marie-Hélène GROUSSAC, docteur en médecine

Source : http://www.amessi.org/VACCIN-HEPATITE-B-Detonateur-des-effets-du-nuage-de-Tchernobyl

 

 

 Une volonté de fer face à la maladie

Limousin > Corrèze > Brive 30/11/11

 

Marie Nouhaillaguet souffre d'une myofasciite à macrophages, une myopathie inflammatoire acquise par le biais d'un adjuvant aluminium utilisé dans certains vaccins. Caractérisée par des douleurs aux tendons et aux muscles, sa maladie, très invalidante, lui provoque un régulier épuisement. Elle compte sur un grand élan de solidarité, à la veille du Téléthon.

Florian Friquet

14 h 30 ce lundi. Marie Nouhaillaguet, 43 ans, ouvre la porte de sa petite demeure située dans le quartier de Tujac à Brive.

L'accueil est chaleureux mais la démarche hésitante. Marie Nouhaillaguet souffre de myofasciite à macrophages, l'une des 7.000 maladies neuromusculaires rares. Quésako ? « Il s'agit d'une myopathie inflammatoire acquise à la suite d'un adjuvant aluminium d'un vaccin, indique la quadragénaire. Une maladie récente, découverte au milieu des années 1990. Cela se manifeste par des douleurs musculaires et articulaires récurrentes, ainsi que par des troubles neurocognitifs ». Avec en sus une fatigue constante.

Marie Nouhaillaguet a ressenti les premiers symptômes de sa maladie en 2003. Un mal dont elle apprend le nom en 2006. « Au départ, j'ai souffert des muscles du haut, puis tous ont été progressivement atteints. Des douleurs de plus en plus rapprochées au cours de la journée ».

Du fait d'une maladie « invisible », (Marie n'est pas dans un fauteuil, et n'a pas de stigmates apparents de son mal), certaines personnes oublient qu'elle souffre. « Souvent de manière involontaire d'ailleurs ». Cependant, elle se refuse à profiter de sa carte d'invalidité dans les magasins. « Je suis néanmoins dans la justification constante de ma maladie », ajoute Marie.

Son quotidien ? Quelques activités, entrecoupées de longues plages de repos. « Une douche, c'est deux heures sans rien faire après ». Avec cette fatigue galopante, Marie évite de plus de plus de prendre sa voiture.

On l'aura compris, les menues tâches du quotidien sont synonymes de parcours du combattant. Le soutien appuyé et constant de son compagnon lui est essentiel. D'autant que ses amis se sont réduits comme peau de chagrin. « L'association À domicile Corrèze me vient en aide sept heures par semaine. Ça soulage mon compagnon, et cela permet d'avoir des discussions, un lien social ».

La science avance dans la compréhension de cette myopathie inflammatoire. Mais à pas lents. « Il existe des traitements pour soulager les symptômes, mais pas pour les guérir. La médecine ne connaît pas tous les tenants et aboutissants de cette maladie ».

En 2010, Marie Nouhaillaguet a intégré durant un mois un centre à Brive. « J'y ai fait de la natation, j'ai fabriqué une panière en osier, fait des tests sur la mémoire. Le tout pour recouvrer des sensations ». Résultat, ce travail lui a permis de stabiliser la maladie, alors qu'elle empirait auparavant.

À l'occasion du Téléthon, la quadragénaire attend un véritable élan de générosité. « Cette grande manifestation annuelle favorise des financements pour du matériel adapté. À l'instar du monte-escalier qui a coûté environ 10.000 €. Je n'ai pas eu à sortir un seul centime ».

Pour garder le moral, Marie Nouhaillaguet a décidé de vivre au jour le jour, sans se soucier de l'avenir. Un avenir qui pourrait rimer avec guérir...

Source : http://www.lamontagne.fr/limousin/actualite/departement/correze/correze-local/2011/11/30/une-volonte-de-fer-face-a-la-maladie

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 Prévention du syndrome de la myofasciite à macrophages

13 ème législature

Question écrite n° 21908 de M. André Vallini (Isère - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 19/01/2012 - page 159

Prévention du syndrome de la myofasciite à macrophages

13 ème législature

Question écrite n° 21908 de M. André Vallini (Isère - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 19/01/2012 - page 159

 

M. André Vallini attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur la prévention du syndrome de la myofasciite à macrophages.

Plus de 1 000 personnes en France seraient atteintes par cette maladie, qui se manifeste par des symptômes tels qu'épuisement, myalgies chroniques, douleurs articulaires et difficultés neurocognitives. Selon de nombreuses études, son origine serait liée à la prise de vaccins contenant de l'aluminium.

Alors que de nombreux patients et leurs familles renoncent à se faire vacciner de peur de contracter cette maladie, l'association d'entraide aux malades de la myofasciite à macrophages réclame depuis plusieurs années le financement de la recherche sur l'impact de l'aluminium vaccinal sur la santé, la proscription préventive des adjuvants incriminés et le rétablissement des vaccins sans aluminium tels que le DT Polio.

Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer les mesures envisagées par le Gouvernement pour répondre à cet enjeu de santé publique.

 

Réponse du Ministère du travail, de l'emploi et de la santé

publiée dans le JO Sénat du 03/05/2012 - page 1113

A l'heure actuelle, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) souligne que le recours à des adjuvants tels que les sels d'aluminium dans la composition de certains vaccins est indispensable en raison de leur capacité à stimuler leur pouvoir immunogène afin de garantir une protection vaccinale suffisante. Le recul d'utilisation des adjuvants aluminiques depuis plus de 40 années a permis de démontrer leur innocuité tout en contribuant à l'efficacité de nombreux vaccins dont ceux recommandés contre le virus de l'hépatite B. L'hypothèse d'une substitution des sels d'aluminium par d'autres adjuvants immunogènes innovants mais non identifiés à ce jour, conduirait à évaluer leur rapport bénéfice/risque dans le cadre d'études cliniques de longue durée. C'est une contrainte incontournable en termes de santé publique et le retrait en urgence des sels d'aluminium présents dans un grand nombre de vaccins recommandés dans le calendrier vaccinal actuel n'est pas envisageable. Dans le contexte de l'obligation vaccinale, le recours au vaccin DTPolio® dépourvu d'aluminium pour la primo-vaccination des nourrissons et le rappel à l'âge de six ans était possible. Mais le signalement d'une augmentation importante du taux de notifications de réactions allergiques postvaccinales au cours du premier semestre 2008, comparée à ceux observés durant les années précédentes, a conduit les laboratoires Sanofi Pasteur MSD, en accord avec l'AFSSAPS, à suspendre la distribution du vaccin DTPolio® en juin 2008. Depuis cette date, les alternatives thérapeutiques mises à disposition afin de satisfaire à l'obligation vaccinale sont représentées par l'utilisation de vaccins pouvant contenir un adjuvant aluminique : administration simultanée dans un membre différent des vaccins DTVax® et ImovaxPolio® (ce dernier étant dépourvu de sel d'aluminium) chez le nourrisson, et du vaccin Revaxis® chez l'enfant âgé de six ans. Par mesure de précaution et en raison de l'existence de ces alternatives thérapeutiques, les laboratoires Sanofi Pasteur MSD n'ont, à ce jour, manifesté, auprès de l'AFSSAPS aucune intention de reprendre la commercialisation du DTPolio®. L'AFSSAPS ajoute qu'au niveau national et international, les experts considèrent qu'aucun syndrome clinique spécifique n'est retrouvé associé à la vaccination avec des vaccins contenant un adjuvant aluminique, et jusqu'à présent, aucun lien causal n'a pu être établi scientifiquement entre l'apparition de myofasciite à macrophages (MMF) et les vaccins contenant un adjuvant aluminique. Depuis une dizaine d'années, l'AFSSAPS met tout en œuvre pour évaluer l'éventuel lien de causalité entre l'aluminium contenu dans certains vaccins et l'apparition d'une MMF, caractérisée par un tableau clinique associant des arthro-myalgies, une asthénie invalidante et des troubles cognitifs. Le lien entre les troubles neurologiques et l'adjuvant aluminique font actuellement l'objet de travaux expérimentaux menés par l'unité 841 INSERM des professeurs Gerhardi et Authier du centre hospitalier universitaire (CHU) de Créteil. De plus, bien que l'AFSSAPS ne participe pas au financement de ces travaux de recherche, la méthodologie de ces derniers lui a été soumise et elle a formalisé par un courrier son appui auprès des investigateurs afin qu'ils puissent bénéficier d'un financement de l'Agence nationale de la recherche. L'AFSSAPS collabore également avec le professeur Authier à la mise en place d'une étude épidémiologique ayant pour objectif de quantifier l'association entre les signes cliniques observés dans cette pathologie et l'aluminium vaccinal. Depuis février 2002 jusqu'à ce jour, l'AFSSAPS a chargé le centre régional de pharmacovigilance de Nancy d'un suivi national des notifications de cas de MMF postvaccinaux, suivi auquel collabore étroitement l'association des patients atteints de MMF (E3M). Enfin, en l'état actuel des connaissances basées sur l'analyse des cas de MMF postvaccinaux colligés dans le cadre du suivi national de pharmacovigilance en cours et les données de la littérature, l'AFSSAPS considère que l'existence d'un risque augmenté de survenue de MMF chez une personne vaccinée présentant des antécédents familiaux de cette maladie n'est pas démontrée.

 

 

 Le refus des vaccinations. Aspects actuels en 2012 et solutions en santé publique

Bull. Acad. Natle Méd., 2012, 196, no 3, 603-618, séance du 6 mars 2012

Séance thématique Vaccins humains, vaccins vétérinaires, même combat. Le refus des vaccinations. Aspects actuels en 2012 et solutions en santé publique refus de traitement. Santé publique, Vaccins.

Vaccine refusa land implications for public health in 2012, public health. treatment refusal. Vaccines

 

Résumé

Les oppositions vaccinales ont un développement préoccupant dans tous les pays occidentaux. Les refus de vaccination vont de l’opposition totale aux hésitations, négligences ou oublis et ont pour conséquence l’insuffisance de la couverture vaccinale. La crainte des effets adverses des vaccins a remplacé la peur des maladies. La société occidentale remet en question la justification de certains vaccins de routine, n’en percevant plus le bénéfice pour les maladies disparues (i.e. polio, diphtérie). Ces refus sont aggravés par les peurs vaccinales, les informations erronées sur Internet ou dans les médias, la perte de confiance dans les experts, certaines croyances. Toutes les enquêtes concluent sur le manque d’information des parents d’enfants non ou mal vaccinés. Les solutions sont principalement l’instauration d’une information mieux faite sur les vaccins : une information plus pertinente et moderne des personnes sur le rapport bénéfice-risque des vaccins ; des moyens matériels modernes d’éducation et d’information ; la révision de la formation universitaire est urgente pour les médecins et les soignants sur la vaccinologie, les maladies infectieuses et l’épidémiologie ; le renforcement de l’enseignement des sciences à l’école et de l’hygiène pour le public pour améliorer la compréhension des messages de prévention. Les mesures de santé publique : gratuité des vaccins, obligation ou recommandation, adaptation du calendrier vaccinal, sont à adapter à chaque pays mais ne donnent pas de solution parfaite. La meilleure organisation des structures responsables de la vaccination est souhaitable en France pour mieux informer le public sur la justification de la vaccination. L’influence actuelle des médias et d’Internet justifie une réflexion internationale pour lutter contre la nuisance des informations non scientifiques et erronées.

 

Summary

Public opposition to vaccination is growing in all western countries, resulting in poor vaccine coverage and failure, as exemplified by measles in Europe. Opposition to vaccination ranges from radical refusal to hesitation, negligence or omission. The fear of adverse effects is now stronger than the fear of infectious diseases. The benefits of vaccination for vanishing infectious diseases can be hard to perceive. Safety alerts, false messages spread by the media and internet, and mistrust of experts also play a part. Studies consistently show that parents of children who are inadequately vaccinated or not vaccinated at all suffer from a lack of reliable information. More information on vaccines is needed, especially on the risk-benefit ratio. Doctors and other healthcare professionals need better training in vaccines, infectious diseases and epidemiology ; and college students must receive better scientific education if they are to understand public health messages. Free, compulsory or recommended vaccination, and changes in vaccine schedules, cannot alone overcome vaccine refusal. In France, better coordination is needed among the institutions responsible for vaccination. The growing influence of the media and internet calls for international reflection on how to limit the spread of false information on vaccines.

 

INTRODUCTION

Les vaccins ont connu un développement et des progrès immenses depuis les années 1980. Peu à peu l’usage de vaccins récents et plus élaborés s’étend au-delà des pays industrialisés vers les pays en développement. Les vaccins combinés avec de nombreuses valences, en améliorant l’acceptabilité, favorisent l’accomplissement du calendrier vaccinal. Pourtant, malgré ces progrès, on assiste dans tous les pays à une perte de confiance envers les vaccins. Cette transformation de la perception de la prévention vaccinale va de pair avec l’attitude moderne de doute scientifique dans tous les domaines. Les arguments allégués sur l’inefficacité et la sécurité des vaccins sont largement débattus dans les médias et diffusés sur de nombreux sites Internet.

Ces comportements conduisent à l’insuffisance de la couverture vaccinale et à la persistance de maladies et d‘épidémies telles que l’actuelle épidémie de rougeole en Europe. Notre propos est d’analyser la nature de ces oppositions puis d’examiner les solutions possibles pour enrayer les conséquences néfastes pour la prévention des maladies infectieuses.

LES REFUS VACCINAUX : ANALYSE ET DESCRIPTION DE LEURS DIFFÉ- RENTS ASPECTS

L’histoire de la vaccinologie est pleine des débats sur les vaccins, à commencer par les détracteurs de la variolisation en France, au xviiie siècle, qui s’opposaient aux encyclopédistes défenseurs de l’inoculation. Aujourd’hui, comme aux siècles précé- dents, les vaccins ont toujours une position sociologique complexe [1]. Les raisons
en sont politiques, religieuses, philosophiques, de plus en plus relayées par les médias. En outre, la meilleure connaissance de l’immunologie accroît la peur des réactions auto-immunes, argument fréquent des mouvements anti-vaccinaux. Mais il apparaît de nos jours une diversification des oppositions qui préoccupent beaucoup de pays ces dernières années. Sur la base bibliographique « Pub Med » à la seule rubrique « vaccine refusal » on dénombre, en février 2012, 422 publications dont 355 entre les années 2000 et 2012, contre 67 entre 1969 et 1999. Ces chiffres témoignent de la progression de ce phénomène et du souci actuel pour la prévention vaccinale.

Oppositions déclarées

Les oppositions à toutes les vaccinations s’observent pour une très infime minorité de personnes, dans tous les pays. On estime que 1 % des personnes, au maximum, appartiennent à cette catégorie. Il s’agit souvent de personnes affiliées à des associations ou à des ligues anti-vaccinales, mais il peut aussi s’agir de positions individuelles plus ou moins confortées par des mouvements philosophiques ou religieux. Il est très difficile de convaincre ces opposants, qui ont de plus en plus de sites Internet, où leurs justifications et leurs actions anti-vaccinales sont régulièrement tenues à jour.

Les opposants aux vaccinations non obligatoires en France, plus nombreux, acceptent uniquement, les vaccins obligatoires diphtérie, tétanos, poliomyélite, ce qui pose quelques problèmes en raison de l’arrêt de production du vaccin DTPolio. Ils font souvent partie de mouvements et associations anti-vaccinales.

Réticences ou oppositions relatives

À côté des oppositions nettes et déclarées existent de nombreuses formes de refus :

hésitations, omissions, réticences, plus difficiles à cerner, mais fréquentes et qui expliquent la situation actuelle. On connaît mieux aujourd’hui ces facteurs de sous-vaccination ou de non vaccination grâce à des enquêtes qui abordent davantage les questions de notre société.

 

ENQUÊTES SUR LES REFUS VACCINAUX

 

En France

Des enquêtes de population furent menées plusieurs années de suite par le CFES *

lors de la surveillance des campagnes de vaccination par le vaccin rougeole-rubéoleoreillons en raison de la mauvaise couverture vaccinale de certains départements français. Une enquête portant sur des mères « non vaccinantes » en 1992-1993 * Comité français pour l’éducation de la santé.


retrouve quatre types de mères : les « écologistes » qui recherchent une médecine alternative, les « consuméristes » qui revendiquent de choisir librement leur vaccin, les « empiristes » qui, pèsent avec leur médecin le rapport risque-bénéfice et les « dépendantes » qui font entièrement confiance au médecin mais demandent à être rassurées. Cette enquête a démontré la réalité de ces profils différents chez les parents refusant les vaccinations « systématiques » [2].

Enquêtes aux États-Unis

Plusieurs travaux récents ont porté sur les causes de non-vaccination aux ÉtatsUnis. En 2003 le CDC américain a étudié la signification des retards à la vaccination chez 2 921 parents d’enfants de 19 à 35 mois. Les parents qui retardent la vaccination de l’enfant pour une maladie ont un profil différent de ceux qui la diffèrent par doute sur l’efficacité ou sur la sécurité des vaccins. La couverture vaccinale complète des enfants à 24 mois est de 70 % chez les parents du premier groupe contre seulement 46 % pour les parents du deuxième groupe. Le rattrapage vaccinal fonctionne donc mal dans cette dernière catégorie. Les parents réticents consultent davantage Internet que leur médecin, ont un niveau d’instruction supérieur et un niveau économique plus fort que les autres parents [3]. Entre 1995 et 2001 Smith a comparé plus de 150 000 nourrissons insuffisamment vaccinés et 795 nourrissons sans aucun vaccin, sur tout le territoire américain. Il existait de fortes disparités d’un état à l’autre mais le nombre d’enfants sans aucun vaccin avait progressé sur cette période. Les parents des enfants non vaccinés exprimaient leur méfiance sur la sécurité vaccinale dans 44 % des cas contre 5 % chez les parents des enfants ayant une vaccination incomplète. Les premiers déclaraient aussi que le médecin n’avait pas orienté leur choix dans 70 % des cas contre 22 % pour les enfants insuffisamment vaccinés. Les auteurs déduisent que les parents des enfants sans aucune vaccination s’y étaient opposés intentionnellement, alors que les parents des enfants insuffisamment vaccinés avaient surtout fait preuve de négligence et d’oubli, malheureusement souvent non rattrapés par leur médecin [4].

 

Vaccination et adolescence

Le refus vaccinal au cours de l’adolescence est mieux connu grâce à des investigations récentes sur l’application de la vaccination HPV chez les jeunes filles aux États-Unis mais aussi dans des pays en développement. En France les nonvaccinations dans l’enquête de Sabiani sont dues à la crainte des effets adverses et au manque d’information [5].

D’après les précédentes publications il est utile de distinguer les négligences des vrais refus. Beaucoup de négligences sont des refus déguisés , par crainte de la vaccination.

Cette attitude est en progrès, en raison de la désinformation et de la propagande sur la sécurité, soi-disant mal établie, des vaccins.

LES CAUSES ACTUELLES DES REFUS VACCINAUX

 

La difficulté sur le concept de bénéfice-risque

Bénéfice individuel et collectif

Le bénéfice d’un vaccin est strictement individuel s’il prévient une maladie sans agir sur sa transmission, tels le vaccin tétanos ou le BCG. Mais pour la plupart des vaccins le bénéfice est à la fois individuel et collectif , car ils modifient la transmission de la maladie, en supprimant le portage microbien (vaccins diphtérie, rougeole, Haemophilus b, pneumocoque, méningocoque). Ce « bénéfice collectif » ou effettroupeau, peut être perçu positivement ou négativement par le public. Pour les uns la vaccination est individuelle et liée à un choix personnel, tandis que pour d’autres l’avantage de la protection collective est un argument supplémentaire pour améliorer la santé publique. Mais une vaccination ne concerne qu’un bénéfice lointain.

La vaccination est un droit, faisant partie du droit à la santé, mais le refus de vaccination est aussi un droit, qui oblige le médecin à obtenir un consentement éclairé. La vaccination systématique, telle qu’elle est définie par les calendriers vaccinaux, est de plus en plus souvent discutée face aux conceptions individualistes de la société occidentale.

La crainte des effets adverses des vaccins a remplacé la peur des maladies

La crainte de maladies souvent disparues et méconnues : tétanos, diphtérie, poliomyélite, a été peu à peu supplantée par la crainte des effets adverses des vaccins et la balance bénéfice-risque s’est totalement inversée dans la société actuelle. Pour justifier et expliquer une vaccination, les arguments de « bénéfice » sont plus difficiles à appréhender par le public et même par le médecin, qui n’a pas connu ces maladies.

Il est moins convaincant s’il ne connaît pas l’épidémiologie actuelle de ces infections.

Les peurs vaccinales

Les peurs vaccinales surviennent à la suite de crises pour un vaccin déterminé. Elles persistent longtemps, même après des études démontrant la sécurité du vaccin. On rappellera ici quelques récentes alertes. La crainte des lésions neurologiques provoquées par les vaccins de la coqueluche, à germes entiers, a provoqué l’arrêt du vaccin dans beaucoup de pays et un état endémique de coqueluche s’est installé en Europe, de 1978 à 1996. Ceci a mené à la mise au point des nouveaux vaccins acellulaires bien tolérés, actuellement utilisés. En Grande-Bretagne, le vaccin rougeole fut accusé en 1998 de provoquer l’autisme et la maladie de Crohn. Il faudra attendre 2010 pour que la publication initiale du Dr Wakefield sur le sujet soit supprimée par le journal Lancet et que le vaccin soit réhabilité. Néanmoins la peur persiste encore et s’est étendue dans d’autres pays, dont les États-Unis, où l’on constate que certains états ont encore une couverture rougeole insuffisante en 2010, malgré les efforts d’information [6]. En France la vaccination Hépatite B continue à être redoutée, malgré les études
qui, depuis 1995, ont démontré qu’il n’existait pas de lien entre le vaccin et la sclérose en plaques. La peur des adjuvants a relayé cette polémique à la suite de la vaccination contre la grippe pandémique en 2009. La myofasciite à macrophages fait partie de cette polémique, stigmatisant l’aluminium utilisé comme adjuvant.

 

Les croyances

Les diverses croyances et certains mouvements philosophiques peuvent profondé- ment altérer la confiance du public. C’est ainsi qu’à partir d’écoles anthroposophiques une épidémie de rougeole s’est propagée en 2008 de la Suisse vers l’Autriche, puis vers l’Allemagne. Des mesures immédiates durent être mises en œuvre à l’échelon européen, à la veille du championnat européen de football 2008 à Berlin [7-9]. Tout récemment des auteurs israéliens ont rapporté que seulement 65 % des enfants de parents ultra-orthodoxes de Jérusalem sont correctement vaccinés malgré de bonnes conditions d’accès aux vaccins. Ils insistent sur la nécessité d’améliorer l’éducation sanitaire et la confiance dans les autorités de santé [10].

 

Le rôle des médias et d’Internet

Il est de plus en plus évident que l’information vaccinale, comme pour beaucoup d’autres domaines médicaux, est concurrencée par les médias et surtout Internet.

On trouve beaucoup plus de critiques alarmistes sur les sites et sur les blogs que de recommandations en faveur des vaccins. Les réseaux sociaux contribuent à disséminer les fausses informations : autisme et vaccin rougeole, crainte du thiomersal, peur des adjuvants, etc. [11]. Les médias, journaux, radio, télévision, abordent le sujet des vaccins surtout à l’occasion de scandales ou de peurs diverses, au nom de l’information. Les débats télévisés sont très déséquilibrés entre anti-vaccins et pro-vaccins, semant le doute dans le public. Il en a été ainsi récemment en France pour la grippe pandémique, les adjuvants, l’aluminium ou le vaccin HPV. En septembre 2011 un débat s’est engagé aux États-Unis sur la vaccination des jeunes filles par le vaccin HPV, suite aux déclarations d’une députée qui accusait ce vaccin d’être responsable de réactions dangereuses et même d’avoir provoqué un retard mental chez une fille de douze ans. La plupart des grands journaux américains se sont élevés contre une telle désinformation. La revue Nature fit remarquer la gravité de ces incitations au refus vaccinal [12].

La perte de confiance dans les experts

Un autre aspect très inquiétant de nos sociétés modernes est la perte de confiance dans l’expertise. Ce phénomène est général et les vaccins n’y échappent pas. La validité des connaissances scientifiques est remise en question et surtout la bonne foi de l’expert est suspecte en raison des conflits d’intérêt avec l’industrie des vaccins.

Cette question est primordiale, surtout dans les pays développés, car elle s’ajoute très lourdement aux autres causes de non-vaccination et de refus [13].

CONSÉQUENCES DES REFUS OU NÉGLIGENCES SUR LA COUVERTURE VACCINALE

L’insuffisance de la couverture vaccinale est le résultat des refus vaccinaux et elle conduit à la persistance des maladies et parfois à des épidémies. Elle fut la cause de la persistance de la coqueluche en Europe par arrêt de la vaccination et de la réapparition de la diphtérie en 1990 en Russie. Depuis 2008 la rougeole sévit en Europe car certains pays, dont la France, après de longues années de stagnation de leur couverture vaccinale, sont le siège de foyers épidémiques, avec des complications graves touchant les nourrissons mais aussi des adolescents et des adultes. La poliomyélite aurait pu être éliminée grâce à un vaccin très efficace. Malheureusement les refus du vaccin dans certaines régions du monde, Nord du Nigeria, Pakistan, a permis la survenue d’épidémies ces dernières années, laissant à penser que le maintien de la vaccination est encore nécessaire pour très longtemps dans le monde entier [14].

 

SOLUTIONS ET PROPOSITIONS POUR AMÉLIORER L’ACCEPTABILITÉ DES VACCINS

La littérature médicale abonde en suggestions et recommandations pour enrayer le mouvement des refus vaccinaux. Mais on ne trouve que très rarement une évaluation des méthodes, toujours difficile, car les habitudes et les conceptions des populations varient beaucoup d’un pays à l’autre. Il s’agit en effet d’un faisceau de causes qui varient d’importance selon les pays et les habitudes [15]. Pour plus de clarté les solutions seront présentées sous trois rubriques : l’information, la formation et les mesures de santé publique.

 

L’information du public et des vaccinateurs

Il est illusoire de continuer à proposer des solutions théoriques sans chercher à comprendre les modifications de notre société et les sources des blocages et de la perte de confiance.

 

Régénérer l’enseignement des sciences à l’école

Depuis plusieurs années on constate un certain désintérêt de la population pour les disciplines scientifiques, ce qui a conduit à mettre en place de nombreuses initiatives pour attirer l’intérêt des élèves vers ces disciplines scientifiques. Ce point semble essentiel pour comprendre les doutes de nos sociétés modernes sur la vaccination.

Une formation claire à l’école sur la biologie et les sciences exactes permettrait au public de mieux appréhender les notions d’épidémiologie qui sous-tendent les justifications de la vaccination. Sans cela, le dialogue avec les parents et le public demeurera toujours difficile pour aborder les domaines du choix d’une vaccination systématique, de son coût ou de l’évaluation des effets adverses.

Savoir bien répondre aux questions sur les vaccins

Les arguments courants avancés par les parents refusant une vaccination (tableau I) appellent des réponses scientifiques, compréhensibles et actualisées [16].

Tableau 1.Arguments avancés par les parents refusant une vaccination • Les maladies avaient déjà commencé leur déclin avant la vaccination grâce aux progrès de l’hygiène. Les vaccins n’y sont pour rien.

• Les maladies ont disparu, il est inutile de continuer à vacciner.

• Donner plusieurs vaccins simultanément aux enfants produit une surcharge leur système immunitaire et augmente le risque de réponse négative aux vaccins.

• Beaucoup de personnes vaccinées sont cependant malades. Les vaccins sont inefficaces • Les vaccins sont responsables de trop d’effets adverses préjudiciables, voire mortels et on ignore leurs effets à très long terme : maladies auto-immunes ou cancers.

La compréhension de la vaccination passe par trois points essentiels : sa justification vis-à-vis de l’infection prévenue, son activité immunologique et sa tolérance. Les refus ou les doutes portent sur l’un ou l’ensemble de ces trois points. L’infection est-elle si grave qu’une vaccination systématique est nécessaire? Nous citons deux exemples d’arguments avancés par les détracteurs des vaccins : « La rougeole est bénigne ». Mais on en ignore les complications encéphalitiques, leur gravité et leur nombre. « L’hépatite B est exceptionnelle en France », argument maintes fois avancé sans prendre en compte l’extension de cette maladie hautement contagieuse, ses formes insidieuses et surtout la circulation internationale actuelle du virus entre les zones de forte endémie et les pays de faible endémie.

La protection est mise en doute, sur l’argument que des personnes vaccinées contractent la maladie. Le vaccin rougeole est décrié, parce qu’il faut deux doses et que la protection par la maladie naturelle est plus solide que par la vaccination. Si quelques rares personnes, apparemment bien vaccinées, ont eu la rougeole on omet de dire que la quasi-totalité des cas de rougeoles en Europe sont survenus chez des non-vaccinés !

Enfin, la sécurité vaccinale est contestée, sur l’argument que les effets adverses graves ne seraient pas pris en compte, argument central des débats et polémiques médiatiques sur les vaccins depuis vingt ans.

Ces constatations montrent que l’information sur la vaccination est insuffisante.

Beaucoup de parents sont mal informés et l’ignorent.

Le rôle du médecin est essentiel , en particulier en France où 90 % des vaccinations sont faites dans le secteur privé [17].

Comment communiquer avec les familles sur les vaccinations ?

Les solutions à proposer doivent tenir compte des changements de notre société occidentale du XXIe siècle. Tous les services nationaux de santé publique insistent sur
la nécessité d’une explication patiente aux questions des familles, des parents et des individus à l’occasion d’une vaccination .

Les vaccins sont des médicaments particuliers, administrés à titre préventif à des personnes a priori non malades et consentantes. Le geste vaccinal, le plus souvent par injection, est intrusif et redouté. Par conséquent, pour être accepté, il demande une explication patiente et convaincante, nécessitant du temps. Cet effort est plus important que pour un médicament curatif qui laisse entrevoir au malade un bénéfice proche. La notion de bénéfice individuel de la vaccination doit être associée à celle de bénéfice collectif pour parvenir à une couverture vaccinale élevée.

On peut cependant se demander si l’information actuelle dans les pays industrialisés convient pour assurer une couverture vaccinale suffisante, puisque celle-ci à tendance à stagner voire à diminuer pour certains vaccins. Des moyens complémentaires sont certainement utiles.

Des travaux anglo-saxons concluent de mieux prendre en compte la psychologie, le comportement et les croyances des parents, pour déceler ceux qui seraient réfractaires à la vaccination [18, 19]. Les rappels de rendez-vous de vaccination par téléphone ou par courriel sont suggérés d’après l’analyse de 553 articles sur l’insuffisance de couverture vaccinale [19].

Une information plus pertinente est nécessaire

Mais un discours adapté et non moralisateur est nécessaire . Il faut régulièrement s’enquérir des arguments nouveaux et préférés des opposants aux vaccins, afin d’adapter les réponses et fournir les réponses attendues du public [20].

Les moyens matériels modernes d’éducation et d’information

En France l’éducation pour la santé est dévolue à l’Institut national d’éducation et de prévention pour la santé ou INPES (ex CFES). Le public et les professionnels de santé peuvent trouver sur son site de nombreux documents sur la vaccination. Mais les campagnes mises en œuvre, la semaine européenne de vaccination ou la campagne sur la rougeole, restent peu visibles auprès des médecins et du public. Aux États-Unis le CDC américain procure de multiples informations bien accessibles et actualisées sur les vaccinations, destinées aux professionnels et au public : affiches, questions-réponses, diapositives, conférences, etc.

En Grande-Bretagne on a suggéré de compléter les documents écrits informatifs par une réunion de parents de deux heures, pour améliorer la confiance des parents dans la sécurité du vaccin triple rougeole-rubéole-oreillons, après la peur de l’autisme.

Les parents ayant eu l’information en réunion vaccinaient davantage (93 %) que ceux n’ayant été informés que par un livret (73 %) [21].

Les sites Internet

Pour remédier aux fausses informations sur les vaccins il est souhaitable que le public connaisse des sites ayant un label de fiabilité [22]. Même s’il est impossible d’empêcher la propagande anti-vaccinale, il est nécessaire de fournir aux parents et au public des sites dont la qualité scientifique soit contrôlée. Une récente publication américaine donne une liste de sites Internet à recommander aux parents hésitants ou posant des questions [23].

 

Refonder la formation universitaire pour la vaccinologie, les maladies infectieuses et l’épidémiologie

Pour bien informer il faut une formation de qualité des informateurs

 

Points à améliorer

Il faut former ceux qui informent sur les vaccins, les médecins mais aussi les autres professions de santé au contact des patients : infirmiers, sages-femmes, pharmaciens, qui devraient avoir un rôle de choix dans l’information sur les vaccins.

La refonte de l’enseignement de la vaccinologie dans le cursus des étudiants en médecine est nécessaire car les programmes actuels en France ne comportent que peu ou pas d’heures d’enseignement spécifique. Les politiques vaccinales ne sont pas expliquées, ni les effets adverses des vaccins. L’Université de Genève, qui a créé une chaire de vaccinologie depuis près de dix ans, est exemplaire à cet égard.

Les maladies infectieuses prévenues par les vaccins doivent être enseignées, même si elles sont devenues rares (diphtérie, poliomyélite, etc.). D’un point de vue éthique, le médecin doit connaître les maladies contre lesquelles il vaccine. Il peut ainsi répondre aux questions des patients sur la maladie et la raison de la vaccination, faute de quoi il perdra leur confiance.

L’enseignement de l’épidémiologie est primordial pour la compréhension des enjeux vaccinaux en santé publique et pour que le médecin transmette un message compré- hensible et fiable aux personnes qui le questionnent.

La formation médicale continue devrait proposer plus fréquemment le thème de la vaccination. Il est important que cet enseignement post-universitaire soit assuré par l’Université. L’industrie des vaccins, malgré sa compétence et sa volonté d’aider, ne peut pas être aujourd’hui le vecteur principal de l’enseignement des vaccins. Il faut assurer la transparence d’un enseignement scientifique dégagé de tout lien.

Le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) publie régulièrement le nouveau calendrier vaccinal et de nombreuses enquêtes sur les maladies à prévention vaccinale. Document de qualité, gratuit et accessible par Internet sur le site de l’Institut de la Veille sanitaire (InVS), il est peu connu des médecins.

LES MESURES RELEVANT DE LA SANTÉ PUBLIQUE ET DU POLITIQUE

 

Attitude des autorités politiques

L’initiative récente de l’Office parlementaire d’évaluation des politiques de santé révèle une prise de conscience nouvelle chez les hommes politiques de l’enjeu national et international des vaccinations. Mais les questions des députés au Gouvernement se font aussi l’écho des craintes et des polémiques vaccinales.

 

Gratuité des vaccins : est-ce suffisant ?

La gratuité des vaccins établie dans beaucoup de pays est nécessaire mais non suffisante. Aux États-Unis le remboursement par Medicaid donne de moins bons résultats de couverture vaccinale chez les adolescents qui en bénéficient que chez ceux n’ayant pas cette prise en charge. Les enquêteurs préconisent le développement d’interventions scolaires et de visites de prévention pour adolescents [24]. En France, si la gratuité est efficace pour la vaccination des nourrissons et des enfants, elle n’est pas suffisante puisque la couverture stagne pour plusieurs vaccins. Certains freins d’ordre religieux ou philosophiques doivent aussi être pris en compte, en rappelant que dans les deux exemples cités plus haut l’accès aux vaccins est facile et gratuit pour les communautés [7,10].

Dans les pays en développement, le constat est similaire, malgré les efforts de l’UNICEF et surtout depuis l’initiative GAVI de Bill Gates. On rappellera les attaques de certaines communautés contre le vaccin poliomyélite au Nigeria. Des études récentes montrent que les adolescents qui ne fréquentent pas l’école réguliè- rement viennent moins aux séances de vaccination [25].

Un calendrier vaccinal complexe et peu commenté

On reproche souvent la différence des calendriers d’un pays à l’autre, 29 modes de vaccination diphtérique pour 72 pays, et l’absence d’uniformisation européenne. Les changements fréquents de stratégie ne sont pas bien compris et engendrent plutôt la défiance, même parmi les médecins. Pourtant, le calendrier vaccinal français est de plus en plus documenté et très informatif. La lecture n’est pas toujours facile pour les non spécialistes et des calendriers simplifiés sont souhaitables, comme sur le site du CDC américain. Les articles consacrés à ce calendrier et à la pratique vaccinale sont rares en France.

 

Obligation vaccinale ou recommandation ?

En France, seuls les vaccins tétanos, diphtérie et poliomyélite sont obligatoires. Les autres vaccins sont recommandés. Cette dualité fait croire au public qu’un vaccin
recommandé peut être facultatif, ce qui entrave la compréhension de la politique vaccinale. Une enquête française de l’Institut de la veille sanitaire et de l’INPES en 2005 a porté sur la perception de la vaccination obligatoire dans le public et chez les médecins. Les résultats sont partagés : 56,5 % de la population et 42 % des médecins sont favorables à l’obligation [23].

On exalte souvent la réussite des pays qui n’ont que des vaccins recommandés, mais le terme « recommandé » a un sens très fort en anglais (« mandatory » du français « mander » , très incitatif). Beaucoup de pays ont des règlements scolaires qui exigent la vaccination des enfants (États-Unis, Pays-Bas). Aux États-Unis certains états veulent rétablir l’obligation pour certains vaccins (vaccin HPV) ou au contraire ne pas suivre les recommandations du calendrier officiel américain [27]. Enfin, dans ce même pays la couverture rougeole est loin d’être parfaite et le CDC s’en inquiète en 2011 sur les derniers résultats de couverture vaccinale nationale [27]. Ces faits doivent être présents à l’esprit du législateur, car ni l’obligation ni la recommandation vaccinale ne sont des solutions idéales face au refus vaccinal. Le récent rapport sur la santé à l’Assemblée nationale fait part du souhait d’instaurer l’obligation vaccinale pour le vaccin rougeole, ce qui est probablement insuffisant pour gagner les quelques points manquants de couverture vaccinale [29]. Enfin, il est important de rappeler que si cette obligation a permis d’appliquer facilement la vaccination en France et de lutter naguère contre des fléaux, elle a longtemps empêché le corps médical d’apprendre à communiquer sur les vaccins.

Une meilleure approche des effets adverses

Le recueil des effets adverses post-vaccinaux pourrait être amélioré. L’analyse des cas complexes par des médecins indépendants et une écoute plus attentive des familles pourrait améliorer le dialogue et apporter plus de confiance sur l’imputabilité. En quelque sorte, une humanisation de la pharmacovigilance améliorerait la communication sur des évènements graves attribués à une vaccination [20].

 

L’éducation sanitaire

Les notions d’hygiène ont cessé de concerner les familles et les éducateurs depuis cinquante ans. Cette « instruction » sanitaire est tout récemment évoquée dans le rapport de la Mission d’évaluation et de contrôle des lois de financement de la Sécurité sociale (MECSS) en février 2012 [29].

Il est souhaitable aussi de renforcer la médecine scolaire et la médecine du travail qui ont un rôle majeur dans la politique de prévention. La politique vaccinale bénéficierait de ces deux secteurs, école et travail, pour les enfants et pour la vaccination des adultes. l’Institut national de la prévention et de l’éducation pour la santé (INPES) pourrait voir sa place très étendue et centrale, pour coordonner les actions aujourd’hui dispersées.

Organisation de la vaccination et institutions politiques

Une meilleure cohérence entre les institutions est souhaitable en France. Le rapport de la MECSS note l’« absence de coordination de nombreux intervenants, insuffisance, voire absence de pilotage, grande incertitude sur le montant des financements consacrés à la prévention, manque d’évaluation de plans divers et peu cohérents entre eux, défaut de hiérarchisation des objectifs fixés dans la loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique » [29].

La vaccination en France souffre de cette apparente dispersion des moyens et des acteurs : État, conseils généraux et des différents agences concernées par la politique vaccinale : Haute autorité de santé, Haut conseil de santé publique, AFSSAPS, INPES, Assurance maladie, Éducation nationale, Ministère de la santé et aussi les communes, les associations.

CONCLUSION

Les oppositions vaccinales représentent un obstacle à la prévention des maladies infectieuses et leur développement est préoccupant dans tous les pays occidentaux.

De la simple hésitation au refus complet elles varient selon les régions. Toutes les enquêtes concluent sur le manque d’information des parents d’enfants non ou mal vaccinés. La formation sur la vaccination devrait être très améliorée en France.

L’éducation sanitaire de la population doit être renforcée pour que le dialogue soit plus convaincant entre les vaccinateurs et les personnes. L’influence actuelle des médias et d’Internet justifie une réflexion internationale pour lutter contre la nuisance des informations non scientifiques et erronées. La meilleure organisation et le recentrage des structures responsables de la vaccination est souhaitable en France pour mieux informer le public et restaurer sa confiance.

BIBLIOGRAPHIE

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[29] Commission des affaires sociales de l’assemblée nationale — Rapport d’information sur la prévention sanitaire. Compte-rendu No 32. 8 février 2012. htpp://www. assembleenationale.fr/13/cr-soc.

DISCUSSION

 

M. Claude DREUX

Faut-il rendre obligatoire certaines vaccinations nouvelles (rougeole, hépatite B…) après diphtérie, tétanos, polio… ?

Devant l’insuffisance d’une couverture vaccinale on propose souvent d’avoir recours à l’obligation. Si l’obligation vaccinale a été bien acceptée au xxe siècle pour des vaccins dirigés sur de véritables fléaux (par exemple la diphtérie ou la poliomyélite), il n’en est plus de même aujourd’hui, car les risques ne sont pas perçus de la même façon ni bien connus : « la rougeole est une maladie bénigne » ou « l’hépatite B est rare en France », sont des avis fréquemment émis par le public. Pour une maladie telle que la rougeole, qui relance en fait le débat actuel en France, l’exigence de la couverture vaccinale est très forte, supérieure à 95 % en raison du taux d’infectiosité qui est le plus élevé des maladies infectieuses. Une obligation ne suffira pas à gagner les quelques points qui manquent à la couverture vaccinale, mais risque de relancer des débats qui peuvent faire refuser encore davantage la vaccination. Nous pensons donc que seule une information de bonne qualité et bien argumentée est plus efficace, en répondant aux questions des parents pour motiver leur adhésion à l’acte vaccinal.

M. Jean-Marie BOURRE

Les motifs du refus vaccinal sont variés et touchent à divers domaines, tout au moins en France et dans les pays occidentaux. Je doute que ces motifs, parfois très élaborés intellectuellement, puissent concerner de manière importante les refus de vaccination au Nigéria, tout comme en Afghanistan et au Pakistan, que vous avez évoqués. Il a été rapporté que des arguments anti-occidentaux ont été à la base de propagandes anti-vaccinales très agressives, affirmant que le vaccin (précisément d’origine occidentale) rendait les femmes stériles, voire contenait des poisons. Qu’en est-il de la réalité ? Quelle a été la portée de cette propagande mensongère ?

Les refus de vaccin poliomyélite au Nigeria sont effectivement d’un autre ordre que ceux enregistrés dans les pays occidentaux. Il s’agit de motifs religieux qui remettent en
question la tolérance du vaccin, accusé de rendre stérile et de propager le SIDA. La conséquence en a été la flambée de poliomyélites en 2003 dans le Nord du Nigeria, avec une extension aux pays voisins et aussi à certains pays d’Asie. Même si les autorités religieuses ont révisé leur positions, la maladie est disséminée et l’éradication que l’on pensait possible pour la poliomyélite est aujourd’hui fortement remise en question.

M. Yves JUILLET

Considérez-vous que les pouvoirs publics et en particulier la Direction générale de la santé prend partie et défend de manière suffisante la politique vaccinale, ou qu’elle apparaît trop prudente et influencée par le principe de précaution ?

Chaque année le calendrier vaccinal est proposé par le Haut Conseil de la Santé publique à l’approbation du Ministre, qui le signe. Il existe donc un engagement théorique des autorités de santé publique. Mais la promotion de la vaccination est trop timide en France et le principe de précaution est très présent. La question de l’expertise scientifique est un problème réel et grandissant. En cas de difficultés les arguments des experts sont souvent contredits et la confiance dans les données scientifiques est souvent ébranlée. Il existe un intérêt récent des politiques pour la vaccination, à l’occasion des crises ou des inquiétudes vaccinales : hépatite B, rougeole, adjuvants, aluminium, grippe H1N1, vaccination HPV, tous sujets qui sont l’objet de débats contradictoires où la Direction générale de la santé intervient peu. C’est pourquoi un renforcement du rôle de l’INPES serait souhaitable pour améliorer l’information.

M. Jacques HUREAU

N’y a-t-il pas certains refus de la vaccination par les parents, induits ou non par un avis médical, qui confinent à la « non assistance à la personne mise en danger » ?

Le refus de vaccination par les parents, malgré une explication longue et patiente, est proche de la non assistance à personne en danger. Des enfants non vaccinés en France contre le tétanos ou la diphtérie ont été victimes de ces maladies ces dernières années. Il faut toujours rappeler que les parents parlent au nom de l’enfant et que le choix de ce dernier ne serait peut-être pas celui du refus vaccinal. Mais, là encore, c’est la connaissance précise de la balance bénéfice-risque qui peut aider à faire prendre conscience de la gravité d’un refus vaccinal. 

Source : http://www.academie-medecine.fr/publication100036465/

 

 

 L'aluminium l'empoisonne

Publié le mercredi 04 avril 2012

L'aluminium l'empoisonne 

CHARLEVILLE-MEZIERES (Ardennes) A 42 ans, Catherine Demarez est atteinte de myofasciite à macrophages. Une maladie rare liée aux adjuvants aluminiques des vaccins. Elle tire la sonnette d'alarme.

«JE me suis fait empoisonner ». Derrière la douceur et le sourire de Catherine Demarez, la colère. À 42 ans, cette maman de deux enfants (de 21 et 12 ans), employée à l'Adapah, vient de découvrir qu'elle est atteinte d'une maladie rare, la myofasciite à macrophages, déclenchée à cause de l'aluminium contenu dans les vaccins…
Pendant des années, alors qu'elle pensait agir pour sa santé et celle d'autrui en se vaccinant, Catherine Demarez se faisait en fait injecter la dose du poison qui aujourd'hui lui pourrit la vie et pourrait bien l'empêcher à terme de travailler. « L'adjuvant aluminique provoque un effet inflammatoire. Il met le feu aux poudres », explique la présidente de l'association d'entraide aux malades de la myofasciite à macrophages (E3M basée à Niort), Sophie Chevry, 42 ans, elle-même diagnostiquée en 2002.
Douleurs persistantes, épuisement, problème neurocognitif… Les symptômes ressemblent au premier abord à ceux de la fibromyalgie, maladie dont Catherine Demarez se croyait atteinte depuis des années… à tort.

Une confusion entretenue par la méconnaissance des médecins face à cette nouvelle pathologie qui plus est invisible. IRM et prises de sang ne révèlent aucune anomalie. Seule une biopsie du deltoïde (l'endroit où sont pratiqués généralement les vaccins) peut révéler l'affection.
Une démarche qu'a entreprise Catherine Demarez avec l'accord de son médecin. Il y a quelques mois, elle s'est donc rendue à l'hôpital Henri-Mondor de Créteil où se trouvent plusieurs spécialistes de la maladie.
C'est notamment là que s'est tenue, en 2011, la première journée consacrée à cette maladie. Et le verdict est finalement tombé : elle est la première Ardennaise à être diagnostiquée. Aujourd'hui Catherine Demarez tire la sonnette d'alarme : « Peut-être d'autres personnes comme moi ont-elles été mal diagnostiquées ».
Certes connaître le problème suffisamment tôt ne permet pas d'en guérir mais cela permet au moins d'espérer stabiliser la maladie en limitant au maximum l'apport d'aluminium. Ce qui n'est pas si facile car l'aluminium est présent au quotidien. Ainsi Catherine Demarez regarde les étiquettes à la loupe : déodorant, produits cosmétiques, écran total, alimentation…
Et elle tremble aussi pour ses enfants, notamment pour Johanna encore scolarisée et pour qui la vaccination devrait être obligatoire d'ici peu. Car si la maladie est encore méconnue, de fortes suspicions pèsent sur son caractère génétique.

Ainsi cette maman explique : « J'attends pour ma fille qu'il y ait des vaccins sans aluminium ». Une des demandes répétées de l'association : « Nous ne sommes pas contre la vaccination. Nous voulons vacciner en toute sécurité », précise Sophie Chevry. Mais le sujet reste « tabou […] car il remet en cause l'organisation de l'industrie pharmaceutique. Il y a eu une problématique économique, que va-t-on faire des stocks ? Les autorités sanitaires françaises sont mises en cause et les industriels qui n'ont pas fait d'étude correcte à long terme. » « C'est comme l'amiante et le sang contaminé ou le Mediator », estime Catherine Demarez, « on va vers un scandale sanitaire ».
L'union l'Ardennais

Source : http://www.lunion.presse.fr/article/societe/laluminium-lempoisonne?xtcr=2&xtmc=vaccin

 

 

 Malade à cause d'une vaccination obligatoire

Publié le jeudi 10 mai 2012

 CHARLEVILLE-MÉZIÈRES (Ardennes). Le témoignage de Catherine Demarez, atteinte de myofasciite à macrophages, suite à l'injection d'un vaccin, fait réagir Joan Malicet, 26 ans, aussi malade. Il met en cause l'armée.

LES yeux creusés, le pas lent, à 26 ans, Malicet est un garçon épuisé. Devant lui, une dizaine de boîtes de médicaments, et pourtant à peine de quoi se soigner quelques jours.
La myofasciite à macrophages a officiellement fait son apparition dans sa vie en 2009, une maladie encore méconnue, qui se déclenche chez certaines personnes sensibles, quelques mois à quelques années après l'injection d'un vaccin contenant de l'aluminium.
C'est ce qui est arrivé à Catherine Demarez dont nous avons recueilli le témoignage dans notre édition du 4 avril dernier.
Les symptômes de cette maladie, Joan Malicet les ressent depuis ses 19 ans, depuis qu'un week-end de juillet 2005, le jeune engagé, rentré en permission à Nouzonville, est pris d'un malaise et s'effondre d'épuisement.
Il n'a pas encore 20 ans et pourtant la fatigue ne le quitte plus. Celui qui avait été déclaré apte à son incorporation en février « n'(a soudain) plus aucune aptitude et se retrouve hospitalisé sur son lieu d'incorporation à Bordeaux. Le 16 décembre 2005, il est rayé des effectifs », explique son avocate, Marie Lardaux.

« Accident du travail »

Cette dernière accompagne ce jeune père de famille de trois enfants dans son nouveau combat devant le tribunal des pensions militaires à Charleville-Mézières : « Faire valoir (ses) droits. » en faisant reconnaître sa maladie comme un « accident du travail » ou plutôt « un fait de service » en langage militaire.
Une démarche rendue légitime car le jeune homme a contracté la myofasciite à macrophages après avoir « subi un vaccin obligatoire dans le cadre de son travail » (Le Revasix, qui contient de l'aluminium et remplace depuis 2008 le DTpolio qui n'en contenait pas).
Mais l'avocate se dit « pessimiste » car la difficulté est de parvenir à faire reconnaître le lien entre la maladie et le vaccin. Or l'expert retenu « ne veut pas être catégorique ».
Une réticence que l'avocate met sur le compte du « cadre judiciaire. Ça ouvrirait des droits à M. Malicet et cela créerait un précédent jurisprudentiel ».
Dans tous les cas, l'avocate n'est pas prête à baisser les bras et envisage de « monter au moins jusqu'à la cour nationale » si nécessaire avec une contre-expertise et un « diagnostic le plus fin possible. Il faut des médecins qui se mouillent ».
L'heure n'est pas à « se retourner contre le laboratoire », « procédure dont l'objet est complètement différent ».
Difficile combat pour Joan Malicet car « la maladie est pesante : maux de tête, tension dans le cou, malaise, troubles cognitifs, pertes de mémoire… » Mais un combat qui lui tient à cœur, lui qui a toujours rêvé de s'engager : « Ceux à qui ça arrive, on n'a pas de chance je suis d'accord. Mais quand on cherche à faire valoir nos droits, il ne faut pas bloquer les choses. C'est pour nos familles qu'on fait ces démarches-là. Ce serait un tel réconfort. C'était un désir d'enfant de m'engager dans l'armée et j'ai été obligé de la quitter. C'est pour ma famille, ma femme qui se sacrifie. Que l'armée assume son rôle que je puisse faire vivre ma famille comme tout père de famille ».
Nathalie DIOT

L'union l'Ardennais

Source : http://www.lunion.presse.fr/article/ardennes/malade-a-cause-dune-vaccination-obligatoire

 

 

 Bull. Acad. Natle Méd., 2012, 196, no 6, 1177-1181,

séance du 26 juin 2012

 Rapport

Les adjuvants vaccinaux : quelle actualité en 2012 ?

Mots-clés : ADJUVANT VACCINAL. ALUMINIUM. MYOFASCIITE A MACROPHAGES. TOXICITÉ.. VACCIN

Vaccines adjuvants in 2012

Keywords (Index medicus) : ALUMINIUM. MACROPHAGIC MYOFASCHTIS. TOXICITY.. VACCINE. VACCINE ADJUVANTS

Jean-François BACH *, Hervé BAZIN *, Pierre BEGUE *, Marc GIRARD *,

Résumé

Les adjuvants restent indispensables à la plupart des vaccins, notamment les plus purifiés, ainsi qu’en toute probabilité aux vaccins du futur. Leur rôle est de stimuler les mécanismes de l’immunité innée afin d’activer les cellules qui produisent la réponse immunitaire adaptative. L’aluminium présent dans les adjuvants vaccinaux est sous une forme particulière répondant à des normes physico-chimiques très précises. Des recommandations officielles (OMS, FDA) ont fixé, à partir de l’expérimentation animale, des valeurs sécuritaires pour l’aluminium alimentaire : le taux minimal de risque ou MRL (minimal risk level ) a été fixé à 1 mg/Kg/jour. Les vaccins du calendrier vaccinal contiennent une dose d’aluminium réglementaire inférieure à 0,85 mg/dose. Un travail expérimental, utilisant de l’aluminium marqué, a montré que la quantité d’aluminium apportée par les vaccins injectés aux nourrissons dans le cadre du calendrier vaccinal demeure très inférieure à la dose de sécurité minimale définie pour l’alimentation. Même si de très faibles quantités d’aluminium se retrouvent dans le tissu cérébral, la relation lointaine entre aluminium et maladie d’Alzheimer fait débat depuis des décennies sans qu’aucune preuve n’ait pu être apportée. En particulier, chez les hémodialysés décédés d’encéphalopathie et chez l’animal d’expérience à qui on a injecté de l’aluminium, les lésions cérébrales ne sont pas celles de la maladie d’Alzheimer. Dans la myofasciite à macrophages, les troubles cognitifs publiés ne correspondent pas non plus à ceux de la maladie d’Alzheimer. Aucune preuve de toxicité neurologique imputable à l’aluminium de l’alimentation ou des vaccins n’a pu encore être fournie à ce jour. Les adjuvants non aluminiques nouveaux et/ou en cours d’investigation ne sont pas destinés à remplacer les sels d’aluminium, mais à permettre d’élaborer des vaccins nouveaux contre des maladies telles que le paludisme, l’infection à VIH, la tuberculose ou certains cancers. Les différents adjuvants ne sont pas interchangeables et demeurent spécifiques de tel ou tel vaccin. Pour ce qui concerne le phosphate de calcium, qu’on a proposé pour remplacer l’aluminium, les études d’efficacité ont donné des résultats variables, voire contradictoires. Le débat reste donc ouvert et des travaux supplémentaires seraient souhaitables. Si la recherche s’orientait vers le remplacement de l’aluminium dans les vaccins, la substitution ne pourrait se faire qu’après de longs et nombreux essais, contrôles, et études cliniques qui nécessiteraient plusieurs années (environ cinq à dix ans). L‘analyse détaillée des conditions nécessaires à la provocation d’une maladie auto-immune n’apporte aucune preuve à ce jour permettant d’incriminer les vaccins ou les adjuvants. Tout moratoire portant sur la non-utilisation des adjuvants aluminiques rendrait impossible, sans pourtant aucun argument probant, la majorité des vaccinations. La résurgence des maladies prévenues par ces vaccins entraînerait par contre, et de façon certaine, une morbidité très supérieure à celle, hypothétique, des maladies auto-immunes ou neurologiques imputées à la vaccination.

 

Summary

Adjuvants are an essential component of most vaccines, especially the most highly purified, and will probable remain so for many years to come. Their role is to stimulate innate immune mechanisms and thereby activate effectors of the adaptive immune response. Adjuvant aluminum is used in a highly specific form and complies with stringent physicochemical standards. WHO and the FDA, among others, have set strict limits on dietary aluminum intake, based on animal experiments (minimum risk level (MRL) 1 mg/kg/day). Vaccine immunization schedules must deliver no more than 0.85 mg of aluminum per dose. Experimental work with labeled aluminum showed that the amount of aluminum contained in injected vaccines in the standard infant immunization schedule is far below the dietary MRL. Although very small amounts of aluminum are found in brain tissue, there is no firm evidence of a relationship between aluminum and Alzheimer’s disease. In particular, in hemodialysis patients having died of encephalopathy and in experimental animals injected with aluminum, brain damage does not resemble that of Alzheimer’s disease. Likewise, cognitive disorders associated with macrophagic myofasciitis do not correspond to those of Alzheimer’s disease. No clear evidence of neurological toxicity from aluminum contained in food or vaccines has been reported to date. New and experimental non aluminum adjuvants are not intended to replace aluminum salts but rather to develop new vaccines against specific diseases such as malaria, HIV, tuberculosis and certain cancers. The various adjuvants are not interchangeable, being specific to particular vaccines. Efficacy studies of calcium phosphate, a proposed aluminum substitute, have given mixed or contradictory results. Aluminum adjuvants could only be replaced after lengthy and extensive testing, monitoring, and clinical studies (taking about 5 to 10 years). There is no firm evidence linking vaccines or their adjuvants to the onset of autoimmune diseases. Any moratorium on the use of aluminum adjuvants would make the majority of vaccinations impossible, with no firm scientific basis. The resurgence of vaccine-preventable infections would inevitably lead a much higher disease burden than the hypothetical risk of autoimmune diseases or neurological disorders attributed to vaccination.

Source: http://www.academie-medecine.fr/publication100100054/

 

 

 Une aide-soignante malade d’avoir été trop vaccinée contre l’hépatite

Publié le 12/07/2012

 Par L. V.

Publié le 12/07/2012 Mise à jour : 12/07/2012

"J'ai subi une vaccination obligatoire imposée par l'hôpital. Aujourd'hui, je ne peux plus travailler, c'est injuste". Aide-soignante à l'hôpital d'Oloron, Martine Sempietro, 46 ans, a reçu huit vaccins contre l'hépatite B de septembre 1991 à avril 1998. Cette vaccination était à l'époque obligatoire pour tous les personnels hospitaliers suite à une loi de 1991.

Dès 1995, elle ressent des douleurs mais pendant des années on lui répondra que ce sont de simples douleurs musculaires. En 2006, à l'occasion d'un exercice, elle chute car ses jambes ne répondent plus. Elle est alors arrêtée pour accident du travail.

"Je souffre de douleurs musculaires et articulaires, je suis toujours fatiguée et j'ai des problèmes cognitifs", explique l'aide-soignante. "J'étais comme une loque, ça a été un vrai parcours du combattant pour qu'on me fasse une biopsie musculaire", poursuit Martine Sempietro. La biopsie révèle une maladie à l'époque méconnue des neurologues : une myofasciite à macrophages, sorte de myopathie inflammatoire. Les travaux du professeur Brochet, neurologue, font le lien entre cette maladie et l'aluminium contenu dans les vaccins en 2009.

Me Denise Pombieilh, son avocate, saisit le tribunal administratif en 2010 pour une expertise judiciaire. Selon elle, l'Etat est en faute car les deux derniers vaccins subis par sa cliente étaient illégaux. Le rapport conclut que la faute n'est pas imputable au service. Une contre-expertise est en cours.

Parallèlement, un rapport du professeur Authier, expert neurologue qui soigne Martine Sempietro, conclut à la causalité entre maladie et survaccination en avril dernier. Pour ce neurologue, la survaccination a multiplié par quatre le risque de développer cette maladie.

Comble de malheur, une erreur administrative remet en cause les remboursements de soins. En juin, s'appuyant sur l'arrêt du tribunal administratif, l'hôpital décide que ce n'est plus une maladie professionnelle mais une maladie ordinaire, "oubliant" le rapport du neurologue. Conséquence : il faut avancer les frais médicaux et le salaire de l'aide-soignante va être divisé par deux.

Me Pombieilh a déposé un recours devant le tribunal administratif contre cette décision. "Ma cliente a été empoisonnée légalement. Nous sommes partis pour une longue procédure", reconnaît l'avocate. Deux décisions de la cour de cassation reconnaissant qu'une maladie consécutive à une vaccination peut constituer un accident du travail la laissent toutefois espérer une issue heureuse. Mais en attendant, Martine Sempietro souffre et s'use…

Une maladie liée à l'aluminium

La myofasciite à macrophages (MMF) se caractérise par des lésions musculaires montrant la persistance à long terme de l'hydroxyde d'aluminium dans les macrophages au site d'une précédente vaccination. Des recherches de l'Inserm en 2009 confirment le lien entre l'aluminium contenu dans le vaccin et les troubles cognitifs, musculaires et articulaires subis par les patients. Il n'y a pas de traitement spécifique pour le moment conte la MMF. Martine Sempietro se contente de traitements pour atténuer la douleur et régénérer les cellules.

Source : http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2012/07/12/malade-d-avoir-ete-trop-vaccinee-contre-l-hepatite,1090800.php 

 

 

 Rapport de l’Académie de médecine. Les adjuvants vaccinaux : quelle actualité en 2012 ?

séance du mardi 26 juin 2012

 Rapport de l’Académie de médecine

Les adjuvants vaccinaux : quelle actualité en 2012 ?

L’Académie, saisie dans sa séance du mardi 26 juin 2012, a adopté à l’unanimité le texte d’un rapport portant sur les adjuvants vaccinaux. Nous en publions ici l’introduction et la conclusion. Le rapport est disponible en intégralité sur le site de l’Académie1.

Les adjuvants vaccinaux sont indispensables à l’efficacité de très nombreux vaccins. Les plus utilisés sont les sels d’aluminium, mais depuis quelques années de nombreux adjuvants nouveaux ont été développés. L’Académie Nationale de Médecine a porté sa réflexion sur ce sujet, car les adjuvants vaccinaux sont devenus une préoccupation pour le public et les médias, notamment depuis la campagne de vaccination contre la grippe H1N1 en 2009, avec des craintes et des questions sur leur nature et leur utilité.

Dans le même temps, un débat s’est installé dans les médias autour de l’aluminium et, en particulier, de l’aluminium des adjuvants vaccinaux. Il est né, en partie, des travaux sur la myofasciite à macrophages (MFM) et de l’hypothèse de son association éventuelle à des troubles neurologiques ou cognitifs. Le rôle éventuel que jouerait l’aluminium vaccinal dans le développement de troubles neurologiques dégénératifs ou de maladies auto-immunes est à la source d’interrogations, qui ont très récemment conduit un groupe de députés de l’Assemblée nationale à réclamer un moratoire sur les vaccins contenant de l’aluminium.

Enfin, la place des nouveaux adjuvants et leur capacité à remplacer les adjuvants aluminiques méritent aussi des éclaircissements.

L’Académie de médecine, au terme de ce rapport, apporte les réponses suivantes aux cinq questions posées.

Les adjuvants vaccinaux sont-ils nécessaires, en particulier ceux comportant de l’aluminium ?

Les adjuvants restent indispensables à la plupart des vaccins, notamment les plus récents et les plus purifiés et aussi pour les vaccins du futur. Leur rôle est de stimuler les mécanismes de l’immunité innée afin d’activer les cellules qui produisent la réponse immune acquise adaptative.

 

Que sait-on actuellement du cheminement de l’aluminium vaccinal dans l’organisme humain ?

L’aluminium présent dans les adjuvants vaccinaux est sous une forme particulière répondant à des normes physico-chimiques très précises. Des recommandations (OMS, FDA) ont permis d’établir des valeurs toxicologiques de référence pour l’aluminium alimentaire, déterminées à partir de l’expérimentation animale et extrapolées à l’homme : le taux minimal de risque ou MRL (minimal risk level) est fixé à 1 mg/kg/jour. Il tient compte essentiellement du risque de neurotoxicité. Les vaccins du calendrier vaccinal contiennent une dose d’aluminium réglementaire inférieur à 0,85 mg/dose.

La cinétique comparée entre aluminium ingéré et aluminium injecté est bien étudiée et elle indique que, par voie digestive, l’aluminium de l’alimentation courante est très peu absorbé tandis qu’administré par voie sanguine, il se concentre principalement dans l’os, alors que sa présence dans le cerveau est en très faibles quantités.

Un seul travail expérimental, utilisant les adjuvants marqués, démontre que la quantité d’aluminium importée par les vaccins injectés aux nourrissons et prévus par le calendrier vaccinal exposent à un risque très inférieur à la dose de sécurité minimale actuellement définie pour l’alimentation.

Existe-t-il des preuves établies d’une possibilité de toxicité neurologique de l’aluminium vaccinal ?

Même si de très faibles quantités d’aluminium sont présentes dans le tissu cérébral, la relation lointaine avec la maladie d’Alzheimer fait débat depuis des décennies, mais sans preuves. En particulier, chez les patients décédés d’encéphalopathies dues à l’hémodialyse et chez l’animal, les lésions cérébrales ne sont pas morphologiquement caractéristiques de la maladie d’Alzheimer. Aucune preuve de toxicité neurologique imputable à l’aluminium de l’alimentation ou des adjuvants n’ayant pu être fournie, il existe un consensus pour considérer l’aluminium comme un produit neurotoxique de façon aiguë, lors d’une forte ingestion et en cas de consommation chronique à des dosages élevés. Dans la myofasciite à macrophages, les troubles cognitifs publiés ne correspondent pas non plus à ceux de la maladie d’Alzheimer.

 

La myofasciite à macrophages

La myofasciite à macrophages se caractérise par la présence d’une lésion particulière de tissus musculaires. Les investigations ont révélé la présence d’aluminium au sein de cette lésion, retrouvée principalement dans le muscle deltoïde, lieu d’injection du vaccin. Si l’existence d’une lésion histologique de myofasciite est bien établie, et très probablement liée au vaccin, la notion de maladie associée à cette lésion fait l’objet d’une controverse : une équipe française dirigée par Romain Gherardi (INSERM, CHU de Créteil) met en cause la responsabilité de l’aluminium utilisé comme adjuvant, qui migrerait, chez certains sujets sensibles, de façon plus importante, vers d’autres organes, dont le cerveau, provoquant différents symptômes tels que des douleurs musculaires ou une importante fatigue chronique.

Pour l’Académie de médecine et les Agences de santé publique, il s’agit d’une lésion réactionnelle locale, et, en l’état actuel des connaissances, aucun syndrome clinique spécifique n’est retrouvé associé à la vaccination avec des vaccins contenant des adjuvants aluminiques. Les syndromes allégués sont divers, aux symptômes variés et peu spécifiques. L’Académie nationale de médecine confirme donc, en 2012, l’avis émis en 2004 par l’AFSSAPS3 (maintenant, ANSM, Agence Nationale du Médicament) relatif à l’absence de lien entre le syndrome de myofasciite à macrophages et la vaccination. Cet avis concorde avec celui rendu par le Comité scientifique pour la Sécurité des Vaccins de l’Organisation Mondiale de la Santé4 les 3 et 4 décembre 2003.

Quels sont les nouveaux adjuvants vaccinaux, leur utilité, leur toxicité éventuelle ?

Les adjuvants non aluminiques nouveaux et/ou en cours d’investigation ne sont pas destinés au remplacement des sels d’aluminium, mais à permettre d’élaborer d’autres vaccins contre des maladies telles que le paludisme, l’infection à VIH, la tuberculose ou certains cancers. Les différents adjuvants ne sont pas interchangeables et demeurent spécifiques de tel ou tel vaccin. Pour le phosphate de calcium, parfois revendiqué en remplacement de l’aluminium, les études sont dissociées, voire contradictoires sur son efficacité. Le débat reste donc ouvert et des travaux supplémentaires seraient souhaitables.

Si la recherche s’orientait pour remplacer l’aluminium, la substitution ne pourrait être faite qu’après de longs et nombreux essais et contrôles, nécessitant de nombreuses années (environ 5 à 10 ans).

L’auto-immunité due aux adjuvants est-elle une menace réelle ?

Quel que soit l’adjuvant utilisé dans un vaccin, la question de l’autoimmunité sera toujours soulevée. L’analyse détaillée des conditions nécessaires à la provocation d’une maladie auto-immune n’apporte aucune preuve à ce jour permettant d’incriminer les vaccins ou les adjuvants.

Un moratoire portant sur l’utilisation des vaccins contenant un adjuvant aluminique rendrait impossible, sans aucune preuve, la majorité des vaccinations. La résurgence de la maladie prévenue par le vaccin entraînerait, de façon certaine, une morbidité très supérieure à celle, hypothétique, des maladies neurologiques ou auto-immunes imputées.

Source: http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2042

 

 

 

Question écrite sur la prévention du syndrome de la myofasciite à macrophages

30 octobre 2012

Question écrite sur la prévention du syndrome de la myofasciite à macrophages

30 octobre 2012

 

Question publiée au Journal officiel le 30 octobre 2012

Mme Colette Capdevielle interroge Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur la prévention du syndrome de la myofasciite à macrophages. Plus de 1 000 personnes en France seraient atteintes par cette maladie, qui se manifeste par des symptômes tels qu’épuisement, myalgies chroniques, douleurs articulaires et difficultés neurocognitives. Selon de nombreuses études, son origine serait liée à la prise de vaccins contenant des sels d’aluminium. Alors que de nombreux patients et leurs familles renoncent à se faire vacciner de peur de contracter cette maladie, l’association d’entraide aux malades de la myofasciite à macrophages réclame depuis plusieurs années le financement de la recherche sur l’impact de l’aluminium vaccinal sur la santé, la prescription préventive des adjuvants incriminés et le rétablissement des vaccins sans aluminium tels que le DT Polio. Elle lui demande si elle envisage de relancer les études sur la toxicité des sels d’aluminium. Elle l’interroge sur la forme que prendra cette relance et si l’hôpital Henri Mondor, à la pointe de la recherche sur ce sujet, sera associé à ces recherches.

 

Réponse publiée au Journal officiel le 05 février 2013

Dans un contexte d’une possible perte de confiance envers la vaccination, il est primordial de donner les meilleures assurances de sécurité des vaccins dans l’intérêt de la population. Ainsi, la ministre des affaires sociales et de la santé est-elle particulièrement attentive à la nature des adjuvants utilisés dans la fabrication des vaccins, en particulier les sels d’aluminium. Ceux-ci sont en effet à l’origine d’une polémique sur leur éventuelle implication dans la survenue de pathologies graves comme la myofasciite à macrophages. La ministre a donc saisi conjointement, en juillet 2012, l’agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et l’institut de veille sanitaire (InVS) afin de faire un état des lieux sur les effets sanitaires, connus ou suspectés, des adjuvants à base d’aluminium entrant dans la composition des vaccins et sur l’apport des adjuvants dans la composition vaccinale. Les agences sanitaires interrogées ont rendu leurs conclusions le 1er octobre 2012. Elles reconnaissent que les vaccins à base d’aluminium sont à l’origine d’une lésion focale au niveau du point d’injection, qui constitue la myofasciite à macrophages dont la réalité n’est pas remise en question. L’expertise scientifique disponible à ce jour n’apporte toutefois pas d’arguments pour une atteinte systémique secondaire responsable d’un syndrome clinique identifié. Selon la nature de l’antigène vaccinal, les adjuvants sont parfois indispensables pour obtenir ou améliorer la réponse immunitaire et ainsi protéger individuellement et collectivement les Français de maladies infectieuses aux conséquences importantes en termes de morbidité et de mortalité. Le projet de recherche du Professeur Gherardi intitulé « transport particulaire systémique par les phagocytes : sécurité des adjuvants vaccinaux » a fait l’objet d’une décision de refus de financement dans le cadre de l’appel à projet de recherche 2012 organisé par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Ce projet de recherche a été soumis à un processus d’évaluation et d’expertise transparent, imposé à tout projet de recherche déposé dans le cadre des appels à projet de recherche organisé par l’ANSM. Il n’a toutefois pas été classé en rang suffisant pour obtenir un financement. Le débat reste cependant ouvert sur les adjuvants. Des travaux supplémentaires sont souhaitables, qui doivent permettre de poursuivre les campagnes de vaccination pour assurer la protection de la population contre des pathologies sévères, tout en s’assurant de la sécurité maximale des produits utilisés. La ministre souhaite la poursuite des travaux de recherche dans ce domaine. Elle a donc demandé à l’ANSM et à la direction générale de la santé (DGS) d’installer en tout début d’année 2013 un comité de pilotage associant des scientifiques de haut niveau, dont le professeur Gherardi, et des représentants de l’association d’entraide aux malades de myofasciite à macrophages (E3M) et de collectifs de patients, afin de restaurer une dynamique de recherche de qualité sur ce sujet.

Colette Capdevielle

Députée de la cinquième circonscription des Pyrénées-Atlantiques.

Membre du Groupe Socialiste Républicain et Citoyen à l'Assemblée nationale.
Membre de la Commission des Lois constitutionnelles, de la Législation et de l'Administration générale de la République.

Source : http://www.colettecapdevielle.fr/2012/question-ecrite-sur-la-prevention-du-syndrome-de-la-myofasciite-a-macrophages/

 

 

Conseil d'Etat, 21 novembre 2012, n°344561 (vaccination - hépatite B - reconnaissance)

Date : 21/11/2012

 Conseil d'Etat, 21 novembre 2012, n°344561 (vaccination - hépatite B - reconnaissance)

  • Date : 21/11/2012
  • Type : Jurisprudences
  • Rubrique : 02. Responsabilité médicale
  • Thème(s) :

 

Responsabilité administrative - Responsabilité pour faute

En l'espèce, dans le cadre de l'obligation vaccinale liée à son activité professionnelle, M. X a subi deux injections d'un vaccin anti-hépatite B en décembre 1994 et février 1995. Il a par la suite constaté une augmentation de ses douleurs musculaires et présenté un état de faiblesse généralisée, une fatigue chronique, des douleurs articulaires, des troubles du sommeil, puis des troubles cognitifs. Une biopsie réalisée en 2002 a mis en évidence des lésions de myofasciite à macrophages à l'emplacement des injections vaccinales. M. X a été placé par son employeur à compter du 1er avril 2008 en congé de maladie ordinaire. Le 6 octobre 2010, le Tribunal administratif de Paris a annulé pour excès de pouvoir cette décision administrative. Le Conseil d'Etat retient quant à lui qu’ « il ne ressort pasdes pièces du dossier que dans le dernier état des connaissances scientifiques, et alors même que cet état serait postérieur aux décisions attaquées, la probabilité d'un lien entre les injections d'un vaccin contenant de l'aluminium, la présence de lésions musculaires caractéristiques à l'emplacement des injections et la combinaison de fatigue chronique, douleurs articulaires et musculaires, troubles du sommeil et troubles cognitifs, symptômes de la myofasciite à macrophages, soit très faible.» Il revient ainsi sur sa jurisprudence datant du mois de mars 2008 par laquelle il estimait que l'état des connaissances scientifiques considérait alors comme « très faible» la probabilité d'un lien entre l'injection de vaccins à adjuvants aluminiques et la myofasciite à macrophages.

Conseil d'État N° 344561 

Publié au recueil Lebon
3ème et 8ème sous-sections réunies
M. Gilles Bachelier, président
M. Guillaume Odinet, rapporteur
M. Vincent Daumas, rapporteur public
FOUSSARD ; BALAT ; SCP ROGER, SEVAUX, avocats

Lecture du mercredi 21 novembre 2012

REPUBLIQUE FRANCAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

Vu, 1°) sous le n° 344561, le pourvoi, enregistré le 26 novembre 2010 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présenté pour la ville de Paris, représentée par son maire ; elle demande au Conseil d'Etat :

1) d'annuler le jugement n° 0809285-0811709 du 6 octobre 2010 par lequel le tribunal administratif de Paris, statuant sur la demande de M. B, a annulé pour excès de pouvoir les décisions des 27 mars et 29 mai 2008 par lesquelles le maire de Paris a placé cet agent en congé de maladie ordinaire à compter du 1er avril 2008 ;

2) réglant l'affaire au fond, de rejeter la demande de M. B ;

3) de mettre à la charge de M. B le versement de la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative Vu, 2°) sous le n° 356462, le pourvoi sommaire et le mémoire complémentaire, enregistrés les 3 février et 2 mai 2012 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentés pour M. B, demeurant ... ; il demande au Conseil d'Etat :

1) d'annuler l'arrêt n° 09PA05924 du 22 novembre 2011 par lequel, statuant sur l'appel formé par la ville de Paris, la cour administrative d'appel de Paris a, d'une part, annulé le jugement n° du 29 juillet 2009 du tribunal administratif de Paris en tant qu'il a condamné la ville de Paris à lui verser une somme de 40 000 euros majorée des intérêts au taux légal à compter du 8 décembre 2006, et d'autre part, rejeté dans cette mesure sa demande de première instance ;

2) réglant l'affaire au fond, de rejeter l'appel de la ville de Paris ;

3) de mettre à la charge de la ville de Paris le versement de la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
Vu les autres pièces des dossiers ;
Vu la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
Vu la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
Vu le décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 ;
Vu le décret n° 94-415 du 24 mai 1994 ;
Vu l'arrêté interministériel du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière ;
Vu le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Guillaume Odinet, Auditeur,
- les observations de Me Balat, avocat de M.B, et de Me Foussard, avocat de la ville de Paris,
- les conclusions de M. Vincent Daumas, rapporteur public ;

La parole ayant été à nouveau donnée à Me Balat, avocat de M.  B, et à Me Foussard, avocat de la ville de Paris ;

1. Considérant qu'il ressort des pièces des dossiers soumis aux juges du fond que M. B, a, préalablement à son recrutement comme fonctionnaire par la ville de Paris et à la demande de son employeur, reçu deux injections du vaccin contre l'hépatite B les 2 décembre 1994 et 12 février 1995 ; qu'à la suite de cette vaccination, il a constaté une augmentation des douleurs musculaires dont il souffrait antérieurement et présenté un état de faiblesse généralisée, une fatigue chronique, des douleurs articulaires, des troubles du sommeil, puis des troubles cognitifs ; qu'à la suite d'une biopsie musculaire ayant révélé qu'il souffrait de lésions focales de myofasciite à macrophages, il a été placé en congé de longue maladie à plein traitement à compter du 16 octobre 2002 ; que toutefois, après de nouvelles expertises, le maire de Paris l'a placé en congé de maladie ordinaire à compter du 1er avril 2008 par une décision du 27 mars 2008, confirmée, après l'avis du comité médical départemental, par une seconde décision du 29 mai 2008 ; que, sous le n° 344561, la ville de Paris se pourvoit en cassation contre le jugement du 6 octobre 2010 par lequel le tribunal administratif de Paris a, à la demande de M. B, annulé ces deux décisions ;

2. Considérant, par ailleurs, que, par un jugement du 29 juillet 2009, le tribunal administratif de Paris a notamment condamné la Ville de Paris à verser à M. B la somme de 40 000 euros en réparation des préjudices résultant pour lui de la vaccination qu'il avait subie et non pris en compte au titre des accidents de service ; que, sous le n° 356462, M. B se pourvoit en cassation contre l'arrêt du 22 novembre 2011 par lequel la cour administrative d'appel de Paris a annulé ce jugement en tant qu'il condamnait la ville de Paris et rejeté dans cette mesure sa demande de première instance ;

3. Considérant que les pourvois visés ci-dessus présentent à juger les mêmes questions ; qu'il y a lieu de les joindre pour statuer par une seule décision ;

4. Considérant qu'aux termes de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale : " Le fonctionnaire en activité a droit : (...) 2° A des congés de maladie dont la durée totale peut atteindre un an pendant une période de douze mois consécutifs en cas de maladie dûment constatée mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. Celui-ci conserve alors l'intégralité de son traitement pendant une durée de trois mois ; ce traitement est réduit de moitié pendant les neuf mois suivants. Le fonctionnaire conserve, en outre, ses droits à la totalité du supplément familial de traitement et de l'indemnité de résidence. / Toutefois, si la maladie provient (...) d'un accident survenu dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions, le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à la mise à la retraite. Il a droit, en outre, au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident. (...) / 3° A des congés de longue maladie d'une durée maximale de trois ans dans le cas où il est constaté que la maladie met l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions, rend nécessaire un traitement et des soins prolongés et présente un caractère invalidant et de gravité confirmé. Le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement pendant un an ; le traitement est réduit de moitié pendant les deux années qui suivent. L'intéressé conserve, en outre, ses droits à la totalité du supplément familial de traitement et de l'indemnité de résidence. (...) / Les dispositions des deuxième, troisième et quatrième alinéas du 2° du présent article sont applicables aux congés de longue maladie (...) " ;

Sur le pourvoi de la ville de Paris :

5. Considérant qu'il ressort des pièces du dossier soumis au tribunal administratif que, dans son mémoire en défense enregistré le 30 mars 2010 au greffe du tribunal, la ville de Paris soutenait qu'en l'état actuel des connaissances scientifiques, l'existence d'un lien de causalité entre le vaccin contre l'hépatite B et la myofasciite à macrophages n'était pas établi ; que le tribunal a fait droit à la demande de M. B sans répondre à ce moyen, qui n'était pas inopérant ; que dès lors, il a insuffisamment motivé son jugement ; que celui-ci doit, pour ce motif, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens du pourvoi, être annulé ;

6. Considérant qu'il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de régler l'affaire au fond en application des dispositions de l'article L. 821-2 du code de justice administrative ;

7. Considérant que M. B demande l'annulation des décisions des 27 mars et 29 mai 2008 par lesquelles le maire de Paris, estimant que sa maladie n'était pas imputable au service, l'a placé en congé de maladie ordinaire à compter du 1er avril 2008 ;

8. Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. B souffrait, depuis l'âge de 17 ans, de douleurs musculaires à l'effort ayant entraîné une diminution de son activité physique puis une cessation de son activité sportive ; qu'après avoir subi, dans le cadre de l'obligation vaccinale liée à son activité professionnelle, deux injections d'un vaccin anti-hépatite B en décembre 1994 et février 1995, il a constaté une augmentation de ses douleurs musculaires et présenté un état de faiblesse généralisée, une fatigue chronique, des douleurs articulaires, des troubles du sommeil, puis des troubles cognitifs ; qu'une biopsie réalisée en 2002 a mis en évidence des lésions de myofasciite à macrophages à l'emplacement des injections vaccinales ;

9. Considérant que, pour apprécier si une maladie est imputable au service, il y a lieu de prendre en compte le dernier état des connaissances scientifiques, lesquelles peuvent être de nature à révéler la probabilité d'un lien entre une affection et le service, alors même qu'à la date à laquelle l'autorité administrative a pris sa décision, l'état de ces connaissances excluait une telle possibilité ; que, contrairement à ce que soutient la ville de Paris, il ne ressort pas des pièces du dossier que dans le dernier état des connaissances scientifiques, et alors même que cet état serait postérieur aux décisions attaquées, la probabilité d'un lien entre les injections d'un vaccin contenant de l'aluminium, la présence de lésions musculaires caractéristiques à l'emplacement des injections et la combinaison de fatigue chronique, douleurs articulaires et musculaires, troubles du sommeil et troubles cognitifs, symptômes de la myofasciite à macrophages, soit très faible ;

10. Considérant qu'il ressort du certificat médical du professeur Authier, spécialiste des maladies neuromusculaires, que M. B présente, outre des lésions musculaires de myofasciite à macrophages à l'emplacement des injections vaccinales qu'il a subies, l'ensemble des symptômes de la myofasciite à macrophages, et que ces symptômes se sont installés postérieurement à la vaccination, dans un délai normal eu égard au délai d'apparition des premiers signes de la maladie ; qu'il ressort de ce certificat médical et du rapport d'expertise du professeur Salmon-Ceron que le rythme et l'ampleur de l'aggravation de l'état de santé de M. B n'étaient pas normalement prévisibles au vu des atteintes qu'il présentait antérieurement à sa vaccination ; qu'il n'est pas soutenu que les lésions de myofasciite à macrophages et les symptômes qui y sont associés pourraient résulter d'une autre cause que les vaccinations que M. B a dû subir en raison de son activité professionnelle ; que dès lors, dans les circonstances particulières de l'espèce, le lien de causalité entre la vaccination contre l'hépatite B subie par M. B dans le cadre de l'obligation vaccinale liée à son activité professionnelle et la myofasciite à macrophages dont il souffre doit être regardé comme établi ; que, par suite, la maladie dont souffre M. B doit être regardée comme imputable au service ;

11. Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la demande de M. B, que les décisions du maire de Paris des 27 mars et 29 mai 2008 le plaçant en congé de maladie ordinaire doivent être annulées ;

12. Considérant qu'il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la ville de Paris le versement à M. B de la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; qu'en revanche, ces dispositions font obstacle à ce qu'une somme soit mise à ce titre à la charge de M. B, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante ;

Sur le pourvoi de M. B :

13. Considérant qu'il ressort des termes de l'arrêt attaqué que la cour a jugé qu'il n'existait pas de lien de causalité entre la vaccination subie par M. B et l'apparition de sa maladie, après avoir relevé que l'état actuel des connaissances scientifiques ne permettait pas de démontrer l'existence d'un lien entre la vaccination et la survenue d'un syndrome clinique, qu'un délai de plus de trois mois s'était écoulé entre la dernière injection du vaccin contre l'hépatite B reçue par l'intéressé le 12 février 1995 et les premiers symptômes de son affection, et que la myofasciite à macrophages n'avait été diagnostiquée que plus de sept ans après la première injection du vaccin ;

14. Considérant, toutefois, qu'il ressort des pièces du dossier qui était soumis à la cour, d'une part, que des études scientifiques récentes n'ont ni exclu, ni estimé comme très faiblement probable l'existence d'un lien entre les injections d'un vaccin contenant de l'aluminium, la présence de lésions musculaires caractéristiques à l'emplacement des injections et la combinaison de fatigue chronique, douleurs articulaires et musculaires, troubles du sommeil et troubles cognitifs, symptômes de la myofasciite à macrophages, et, d'autre part, que les symptômes présentés par M. B étaient apparus dans un délai pouvant être regardé comme normal eu égard au délai d'apparition des premiers signes de la maladie ; que par ailleurs, la date du diagnostic final de myofasciite à macrophages est sans incidence sur la date à laquelle cette maladie est apparue ;

15. Considérant, dès lors, que M. B est fondé à soutenir qu'en jugeant qu'il n'existait pas de lien de causalité direct et certain entre sa maladie et les injections vaccinales qu'il avait subies, la cour a qualifié de façon erronée les faits de l'espèce ; que son arrêt doit, pour ce motif, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens du pourvoi, être annulé ;

16. Considérant qu'il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la ville de Paris le versement à M. B de la somme de 3 000 euros, au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; qu'en revanche, ces dispositions font obstacle à ce qu'une somme soit mise à ce titre à la charge de M. B, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante ;

D E C I D E :
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Article 1er : L'arrêt de la cour administrative d'appel de Paris du 22 novembre 2011 est annulé.
Article 2 : L'affaire n° 356462 est renvoyée à la cour administrative d'appel de Paris.
Article 3 : Le jugement du tribunal administratif de Paris du 6 octobre 2010 est annulé.
Article 4 : Les décisions du maire de Paris des 27 mars et 29 mai 2008 sont annulées.
Article 5 : La ville de Paris versera à M. B la somme de 6 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 6 : Le surplus des conclusions du pourvoi de la ville de Paris enregistré sous le n° 344561 est rejeté.
Article 7 : Les conclusions présentées par la ville de Paris au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sous le n° 356462 sont rejetées.
Article 8 : La présente décision sera notifiée à la ville de Paris et à M. B.

 

  

 L’ajout d’aluminium dans les vaccins suscite le débat.

11 nov 2012

Depuis plusieurs années, l’addition d’aluminium dans un grand nombre de vaccins est soupçonnée d’effets nocifs, notamment d’engendrer des douleurs neuro-musculaires et une fatigue chronique.

Production de vaccins. L’addition d’aluminium dans de nombreux vaccins pourrait provoquer une « nouvelle maladie » identifiée dans les années 1990 et appelée « myofasciite à macrophages ». PHILIPPE DESMAZES/AFP.

Pour les responsables de la santé publique, la démonstration de causalité n’est pas faite entre la vaccination et ces symptômes.

La présentation par le Réseau Environnement Santé d’une étude menée sur près de 600 patients devrait relancer le débat.

Quel rôle joue l’aluminium dans les vaccins ?

Technique utilisée depuis 1926 aux États-Unis et depuis les années 1990 en France, l’ajout d’aluminium, à dose minime, a pour rôle de stimuler la réaction immunitaire en induisant une petite inflammation locale. L’addition d’aluminium permet de limiter la quantité d’antigènes à injecter, et aussi de diminuer le coût de revient des vaccins. 

Généralement, l’adjuvant aluminique est utilisé sous forme de sels (hydroxyde, phosphate, sulfate) d’aluminium à des doses variables selon les vaccins (de 25 à 600 microgrammes par dose). Une fois injecté dans l’organisme, on considère généralement que l’aluminium se dissout spontanément dans les tissus et n’exerce pas d’effet toxique notable. 

Or des chercheurs, dont le profeseur Romain Gherardi (Inserm-hôpital Henri-Mondor) à Créteil, ont observé que l’aluminium était capturé par des cellules du système immunitaire, les « macrophages », qui pouvaient le transporter jusqu’au cerveau.

Quels sont les troubles auxquels certains médecins l’associent ?

Dans les années 1990, Romain Gherardi et sa collègue Michelle Coquet (CHU Bordeaux) ont découvert, chez des patients souffrant d’une « nouvelle maladie », la présence d’aluminium au niveau de l’épaule, dans le muscle deltoïde, exactement là où ils ont été piqués lors de différentes vaccinations. 

Cette maladie, qui se manifeste par des douleurs musculaires, une fatigue profonde, un sommeil difficile et des troubles cognitifs, a été appelée « myofasciite à macrophages ».

Pourquoi le débat est-il relancé aujourd’hui ?

Aujourd’hui, au Centre de référence des maladies neuromusculaires de Créteil, Romain Gherardi assure avoir identifié 585 cas de myofasciite à macrophages. Tous ces patients, selon lui, présentent l’ensemble des symptômes cliniques, et les troubles cognitifs ont été mesurés par imagerie médicale (IRM fonctionnelle) et des tests psychologiques.

Forte de ces éléments, l’équipe de Créteil a fait une demande de financement pour poursuivre ces travaux. Or, elle vient de recevoir une réponse négative de subventions de la part de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). 

Considérant qu’il joue un rôle de « lanceur d’alerte », Romain Gherardi a décidé d’organiser une conférence de presse pour faire valoir publiquement sa demande, soutenu par la députée écologiste européenne Michèle Rivasi et l’association Réseau Environnement Santé.

Ces recherches ne font toutefois pas l’unanimité dans la communauté scientifique. Jean-François Bach, professeur d’immunologie et ancien membre du Comité sur la sécurité vaccinale de l’OMS, conteste les travaux de Romain Gherardi. 

 « Il n’a pas été démontré de relation de cause à effet entre la vaccination et la survenue d’une myofasciite à macrophages. Pour le démontrer, il faut pouvoir comparer des personnes ayant développé cette maladie après vaccination à autant de personnes ayant exprimé la même pathologie sans avoir été vaccinées », poursuit l’académicien. En outre, certains observateurs pensent que les travaux de Romain Gherardi sont soutenus par les ligues anti-vaccinales.

Quel impact cela peut-il avoir sur la politique vaccinale ?

En mars, des députés ont adopté onze recommandations dont un moratoire sur l’aluminium vaccinal. Une mesure qui a suscité une vive réprobation au sein des académies des sciences et de médecine qui, néanmoins, ont rapidement mis sur pied un groupe de travail sur les adjuvants des vaccins. 

Il est clair que demander un moratoire pour les vaccins associés à l’aluminium pose un problème de santé publique. « Comment suspendre les vaccinations, notamment celles hautement recommandées aux jeunes enfants, pendant deux ou trois ans, sans faire courir un risque énorme aux populations ? C’est complètement irréaliste », s’offusque Jean-François Bach.

Source : http://www.la-croix.com/Actualite/France/L-ajout-d-aluminium-dans-les-vaccins-suscite-le-debat-_

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Faut-il avoir peur de l'aluminium contenu dans les vaccins ?

Lundi 12 Novembre 2012

L'aluminium est utilisé comme adjuvant dans certains vaccins pour en augmenter l'efficacité. Mais pour certains chercheurs, ce métal serait responsable de troubles neurologiques. Ils ont envoyé une lettre ouverte à Marisol Touraine et convoqué une conférence de presse ce lundi.

 

Les raisons de la colère 

Cette polémique n'est pas neuve. Des chercheurs et associations s'inquiètent depuis longtemps des éventuels effets de l'aluminium sur le cerveau. Mais alors, pourquoi refait-elle surface aujourd'hui ? Parce que l'Agence nationale du médicament et des produits de santé (ANSM) vient de refuser de financer une étude sur le sujet. Etude signée du Professeur Romain Gherardi, de l'hôpital Henri-Mondor à Créteil, qui y travaille depuis 15 ans. Celui-ci enrage donc de n'avoir "jamais reçu un centime d'argent public pour ses recherches". Et tient une conférence de presse ce lundi, avec l'association de malades E3M, la député européenne Michèle Rivasi et le toxicologue André Cicolella, président du Réseau Environnement Santé. 

L'ANSM, de son côté, se défend de toute censure, assure s'intéresser à la question mais met en doute la rigueur des travaux du scientifique - l'aluminium utilisé sur les rats ne serait pas le même que l'aluminium vaccinal.

Les risques de l'aluminium

Certains chercheurs, comme le Pr Gherardi, estiment que l'aluminium contenu dans certains vaccins serait responsable de la myofasciite à macrophages, un syndrome qui provoque fatigue et douleurs musculaires et articulaires. Les patients -585 cas recensés depuis 1993- présenteraient notamment des lésions durables du muscle de l'épaule où sont injectés les vaccins.

La douleur, que l'on peut ressentir un ou deux jours après le vaccin, pourrait alors durer plusieurs années. Ce symptôme n'apparaîtrait que chez des personnes génétiquement prédisposées. Il n'empêche, il s'agirait d'un signe que l'organisme ne parvient pas "à digérer complètement les particules d'aluminium", explique le Professeur Gherardi. Ce qui amène les scientifiques à s'interroger : Si ces particules subsistent, peuvent-elles atteindre le cerveau ? Si oui, quelles en sont les conséquences ? 

Se passer ou pas de ces adjuvants

En mars dernier, des députés ont demandé un moratoire sur les vaccins à base d'aluminium, au nom du principe de précaution. Mais en juin, l'Académie de médecine s'y est opposée, arguant que cet adjuvant est nécessaire à l'efficacité de certains vaccins et que la quantité contenue dans les injections est bien plus faible que celle que nous ingérons sans nous en apercevoir, via l'eau ou les aliments.

Lire le rapport de l'Académie nationale de médecine

Pourtant, prudence avait été adoptée dans les cosmétiques. En 2011, l'Afssaps avait en effet demandé de restreindre la concentration d'aluminium dans les déodorants et les antiperspirants. L'association d'entraide aux malades de myofasciite à macrophages E3M réclame la même prévention : "La Santé publique, clame-t-elle, doit prendre le pas sur la logique financière". 

La couverture vaccinale menacée ?

L'Académie de médecine, entre autres, redoute que cette polémique jette une nouvelle fois le soupçon sur la vaccination en générale. Pourtant, les détracteurs de l'aluminium estiment que des solutions alternatives existent. L'association E3M a d'ailleurs dénoncé en juillet le retrait progressif du marché des seuls vaccins encore sans aluminium. L'Académie elle revient sur la nécessité de ces adjuvants et explique qu'en cas de moratoire, les éventuelles solutions de rechange ne pourraient être prêtes avant cinq ou dix ans. 

Par Cécile Quéguiner

Source : http://www.franceinfo.fr/sciences-sante/faut-il-avoir-peur-de-l-aluminium-contenu-dans-les-vaccins-799623-2012-11-12

 

 

 VACCINATION, ALUMINIUM ET MYOFASCIITE A MACROPHAGES

Le 12 novembre 2012

Le Doc de Hagneau vous souhaite la bienvenue.

Le 12 novembre 2012

 

L’ajout d’aluminium dans les vaccins suscite le débat.

La Croix note que « depuis plusieurs années, l’addition d’aluminium dans un grand nombre de vaccins est soupçonnée d’effets nocifs, notamment d’engendrer des douleurs neuro-musculaires et une fatigue chronique ». Le journal remarque que « pour les responsables de la santé publique, la démonstration de causalité n’est pas faite entre la vaccination et ces symptômes », et relève que « la présentation par le Réseau Environnement Santé d’une étude menée sur près de 600 patients devrait relancer le débat ».

La Croix se penche ainsi sur les travaux du Pr Romain Gherardi (Inserm-hôpital Henri-Mondor) à Créteil, qui a « observé que l’aluminium était capturé par des cellules du système immunitaire, les «macrophages», qui pouvaient le transporter jusqu’au cerveau. Dans les années 1990, Romain Gherardi et sa collègue Michelle Coquet (CHU Bordeaux) ont découvert, chez des patients souffrant d’une «nouvelle maladie», la présence d’aluminium au niveau de l’épaule, dans le muscle deltoïde, exactement là où ils ont été piqués lors de différentes vaccinations ».

« Cette maladie, qui se manifeste par des douleurs musculaires, une fatigue profonde, un sommeil difficile et des troubles cognitifs, a été appelée «myofasciite à macrophages». Aujourd’hui, au Centre de référence des maladies neuromusculaires de Créteil, Romain Gherardi assure avoir identifié 585 cas de myofasciite à macrophages. Tous ces patients, selon lui, présentent l’ensemble des symptômes cliniques, et les troubles cognitifs ont été mesurés par imagerie médicale (IRM fonctionnelle) et des tests psychologiques », poursuit le quotidien. La Croix note que « l’équipe de Créteil a fait une demande de financement pour poursuivre ces travaux. Or, elle vient de recevoir une réponse négative de subventions de la part de l’ANSM ».

Le journal remarque toutefois que « ces recherches ne font pas l’unanimité dans la communauté scientifique. Jean-François Bach, professeur d’immunologie et ancien membre du Comité sur la sécurité vaccinale de l’OMS, conteste les travaux de Romain Gherardi ». Le spécialiste déclare ainsi : « Il n’a pas été démontré de relation de cause à effet entre la vaccination et la survenue d’une myofasciite à macrophages. Pour le démontrer, il faut pouvoir comparer des personnes ayant développé cette maladie après vaccination à autant de personnes ayant exprimé la même pathologie sans avoir été vaccinées ».

De son côté, Le Parisien titre : « Vaccins : êtes-vous à jour ? ». Le journal rappelle que « seulement 3 vaccins (diphtérie, tétanos et polio) sont désormais obligatoires en France. Mais alors qu’une épidémie de rougeole sévit depuis 2008, faut-il pour autant se passer des autres ? », s’interroge le quotidien.

Laurent Frichet Médiscoop Tsavopresse 12 Novembre 2012

Source : http://www.dorffer-patrick.com/article-vaccination-alumunium-et-myofasciite-a-macrophages-112368700.html

 

 

 LA MYOFASCIITE A MACROPHAGES ET LE CONSEIL D’ÉTAT

Conseil d'État, 3ème et 8ème sous-sections réunies, 21/11/2012

 Conseil d'État, 3ème et 8ème sous-sections réunies, 21/11/2012, 344561, Publié au recueil Lebon

Références

Conseil d'État
N° 344561   
ECLI:FR:CESSR:2012:344561.20121121
Publié au recueil Lebon
3ème et 8ème sous-sections réunies
M. Guillaume Odinet, rapporteur
M. Vincent Daumas, rapporteur public
FOUSSARD ; BALAT ; SCP ROGER, SEVAUX, avocats

 

Lecture du mercredi 21 novembre 2012

REPUBLIQUE FRANCAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

 

Texte intégral

Vu, 1°) sous le n° 344561, le pourvoi, enregistré le 26 novembre 2010 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présenté pour la ville de Paris, représentée par son maire ; elle demande au Conseil d'Etat :

1) d'annuler le jugement n° 0809285-0811709 du 6 octobre 2010 par lequel le tribunal administratif de Paris, statuant sur la demande de M. B...A..., a annulé pour excès de pouvoir les décisions des 27 mars et 29 mai 2008 par lesquelles le maire de Paris a placé cet agent en congé de maladie ordinaire à compter du 1er avril 2008 ;

2) réglant l'affaire au fond, de rejeter la demande de M. A...;

3) de mettre à la charge de M. A...le versement de la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

Vu, 2°) sous le n° 356462, le pourvoi sommaire et le mémoire complémentaire, enregistrés les 3 février et 2 mai 2012 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentés pour M. B... A..., demeurant... ; il demande au Conseil d'Etat :

1) d'annuler l'arrêt n° 09PA05924 du 22 novembre 2011 par lequel, statuant sur l'appel formé par la ville de Paris, la cour administrative d'appel de Paris a, d'une part, annulé le jugement n° du 29 juillet 2009 du tribunal administratif de Paris en tant qu'il a condamné la ville de Paris à lui verser une somme de 40 000 euros majorée des intérêts au taux légal à compter du 8 décembre 2006, et d'autre part, rejeté dans cette mesure sa demande de première instance ;

2) réglant l'affaire au fond, de rejeter l'appel de la ville de Paris ;

3) de mettre à la charge de la ville de Paris le versement de la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

Vu les autres pièces des dossiers ;
Vu la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
Vu la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
Vu le décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 ;
Vu le décret n° 94-415 du 24 mai 1994 ;
Vu l'arrêté interministériel du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière ;
Vu le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Guillaume Odinet, Auditeur,
- les observations de Me Balat, avocat de M. B...A..., et de Me Foussard, avocat de la ville de Paris,
- les conclusions de M. Vincent Daumas, rapporteur public ;

 

La parole ayant été à nouveau donnée à Me Balat, avocat de M. B...A..., et à Me Foussard, avocat de la ville de Paris ;

 

1. Considérant qu'il ressort des pièces des dossiers soumis aux juges du fond que M.A..., a, préalablement à son recrutement comme fonctionnaire par la ville de Paris et à la demande de son employeur, reçu deux injections du vaccin contre l'hépatite B les 2 décembre 1994 et 12 février 1995 ; qu'à la suite de cette vaccination, il a constaté une augmentation des douleurs musculaires dont il souffrait antérieurement et présenté un état de faiblesse généralisée, une fatigue chronique, des douleurs articulaires, des troubles du sommeil, puis des troubles cognitifs ; qu'à la suite d'une biopsie musculaire ayant révélé qu'il souffrait de lésions focales de myofasciite à macrophages, il a été placé en congé de longue maladie à plein traitement à compter du 16 octobre 2002 ; que toutefois, après de nouvelles expertises, le maire de Paris l'a placé en congé de maladie ordinaire à compter du 1er avril 2008 par une décision du 27 mars 2008, confirmée, après l'avis du comité médical départemental, par une seconde décision du 29 mai 2008 ; que, sous le n° 344561, la ville de Paris se pourvoit en cassation contre le jugement du 6 octobre 2010 par lequel le tribunal administratif de Paris a, à la demande de M.A..., annulé ces deux décisions ;

2. Considérant, par ailleurs, que, par un jugement du 29 juillet 2009, le tribunal administratif de Paris a notamment condamné la Ville de Paris à verser à M. A...la somme de 40 000 euros en réparation des préjudices résultant pour lui de la vaccination qu'il avait subie et non pris en compte au titre des accidents de service ; que, sous le n° 356462, M. A...se pourvoit en cassation contre l'arrêt du 22 novembre 2011 par lequel la cour administrative d'appel de Paris a annulé ce jugement en tant qu'il condamnait la ville de Paris et rejeté dans cette mesure sa demande de première instance ;

3. Considérant que les pourvois visés ci-dessus présentent à juger les mêmes questions ; qu'il y a lieu de les joindre pour statuer par une seule décision ;

4. Considérant qu'aux termes de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale : " Le fonctionnaire en activité a droit : (...) 2° A des congés de maladie dont la durée totale peut atteindre un an pendant une période de douze mois consécutifs en cas de maladie dûment constatée mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. Celui-ci conserve alors l'intégralité de son traitement pendant une durée de trois mois ; ce traitement est réduit de moitié pendant les neuf mois suivants. Le fonctionnaire conserve, en outre, ses droits à la totalité du supplément familial de traitement et de l'indemnité de résidence. / Toutefois, si la maladie provient (...) d'un accident survenu dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions, le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à la mise à la retraite. Il a droit, en outre, au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident. (...) / 3° A des congés de longue maladie d'une durée maximale de trois ans dans le cas où il est constaté que la maladie met l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions, rend nécessaire un traitement et des soins prolongés et présente un caractère invalidant et de gravité confirmé. Le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement pendant un an ; le traitement est réduit de moitié pendant les deux années qui suivent. L'intéressé conserve, en outre, ses droits à la totalité du supplément familial de traitement et de l'indemnité de résidence. (...) / Les dispositions des deuxième, troisième et quatrième alinéas du 2° du présent article sont applicables aux congés de longue maladie (...) " ;

Sur le pourvoi de la ville de Paris :

5. Considérant qu'il ressort des pièces du dossier soumis au tribunal administratif que, dans son mémoire en défense enregistré le 30 mars 2010 au greffe du tribunal, la ville de Paris soutenait qu'en l'état actuel des connaissances scientifiques, l'existence d'un lien de causalité entre le vaccin contre l'hépatite B et la myofasciite à macrophages n'était pas établi ; que le tribunal a fait droit à la demande de M. A...sans répondre à ce moyen, qui n'était pas inopérant ; que dès lors, il a insuffisamment motivé son jugement ; que celui-ci doit, pour ce motif, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens du pourvoi, être annulé ;

6. Considérant qu'il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de régler l'affaire au fond en application des dispositions de l'article L. 821-2 du code de justice administrative ;

7. Considérant que M. A...demande l'annulation des décisions des 27 mars et 29 mai 2008 par lesquelles le maire de Paris, estimant que sa maladie n'était pas imputable au service, l'a placé en congé de maladie ordinaire à compter du 1er avril 2008 ;

8. Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. A...souffrait, depuis l'âge de 17 ans, de douleurs musculaires à l'effort ayant entraîné une diminution de son activité physique puis une cessation de son activité sportive ; qu'après avoir subi, dans le cadre de l'obligation vaccinale liée à son activité professionnelle, deux injections d'un vaccin anti-hépatite B en décembre 1994 et février 1995, il a constaté une augmentation de ses douleurs musculaires et présenté un état de faiblesse généralisée, une fatigue chronique, des douleurs articulaires, des troubles du sommeil, puis des troubles cognitifs ; qu'une biopsie réalisée en 2002 a mis en évidence des lésions de myofasciite à macrophages à l'emplacement des injections vaccinales ;

9. Considérant que, pour apprécier si une maladie est imputable au service, il y a lieu de prendre en compte le dernier état des connaissances scientifiques, lesquelles peuvent être de nature à révéler la probabilité d'un lien entre une affection et le service, alors même qu'à la date à laquelle l'autorité administrative a pris sa décision, l'état de ces connaissances excluait une telle possibilité ; que, contrairement à ce que soutient la ville de Paris, il ne ressort pas des pièces du dossier que dans le dernier état des connaissances scientifiques, et alors même que cet état serait postérieur aux décisions attaquées, la probabilité d'un lien entre les injections d'un vaccin contenant de l'aluminium, la présence de lésions musculaires caractéristiques à l'emplacement des injections et la combinaison de fatigue chronique, douleurs articulaires et musculaires, troubles du sommeil et troubles cognitifs, symptômes de la myofasciite à macrophages, soit très faible ;

10. Considérant qu'il ressort du certificat médical du professeur Authier, spécialiste des maladies neuromusculaires, que M. A...présente, outre des lésions musculaires de myofasciite à macrophages à l'emplacement des injections vaccinales qu'il a subies, l'ensemble des symptômes de la myofasciite à macrophages, et que ces symptômes se sont installés postérieurement à la vaccination, dans un délai normal eu égard au délai d'apparition des premiers signes de la maladie ; qu'il ressort de ce certificat médical et du rapport d'expertise du professeur Salmon-Ceron que le rythme et l'ampleur de l'aggravation de l'état de santé de M. A...n'étaient pas normalement prévisibles au vu des atteintes qu'il présentait antérieurement à sa vaccination ; qu'il n'est pas soutenu que les lésions de myofasciite à macrophages et les symptômes qui y sont associés pourraient résulter d'une autre cause que les vaccinations que M. A...a dû subir en raison de son activité professionnelle ; que dès lors, dans les circonstances particulières de l'espèce, le lien de causalité entre la vaccination contre l'hépatite B subie par M. A...dans le cadre de l'obligation vaccinale liée à son activité professionnelle et la myofasciite à macrophages dont il souffre doit être regardé comme établi ; que, par suite, la maladie dont souffre M. A...doit être regardée comme imputable au service ;

11. Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la demande de M.A..., que les décisions du maire de Paris des 27 mars et 29 mai 2008 le plaçant en congé de maladie ordinaire doivent être annulées ;

12. Considérant qu'il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la ville de Paris le versement à M.A... de la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; qu'en revanche, ces dispositions font obstacle à ce qu'une somme soit mise à ce titre à la charge de M. A..., qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante ;

Sur le pourvoi de M.A... :

13. Considérant qu'il ressort des termes de l'arrêt attaqué que la cour a jugé qu'il n'existait pas de lien de causalité entre la vaccination subie par M. A...et l'apparition de sa maladie, après avoir relevé que l'état actuel des connaissances scientifiques ne permettait pas de démontrer l'existence d'un lien entre la vaccination et la survenue d'un syndrome clinique, qu'un délai de plus de trois mois s'était écoulé entre la dernière injection du vaccin contre l'hépatite B reçue par l'intéressé le 12 février 1995 et les premiers symptômes de son affection, et que la myofasciite à macrophages n'avait été diagnostiquée que plus de sept ans après la première injection du vaccin ;

14. Considérant, toutefois, qu'il ressort des pièces du dossier qui était soumis à la cour, d'une part, que des études scientifiques récentes n'ont ni exclu, ni estimé comme très faiblement probable l'existence d'un lien entre les injections d'un vaccin contenant de l'aluminium, la présence de lésions musculaires caractéristiques à l'emplacement des injections et la combinaison de fatigue chronique, douleurs articulaires et musculaires, troubles du sommeil et troubles cognitifs, symptômes de la myofasciite à macrophages, et, d'autre part, que les symptômes présentés par M. A...étaient apparus dans un délai pouvant être regardé comme normal eu égard au délai d'apparition des premiers signes de la maladie ; que par ailleurs, la date du diagnostic final de myofasciite à macrophages est sans incidence sur la date à laquelle cette maladie est apparue ;

15. Considérant, dès lors, que M. A...est fondé à soutenir qu'en jugeant qu'il n'existait pas de lien de causalité direct et certain entre sa maladie et les injections vaccinales qu'il avait subies, la cour a qualifié de façon erronée les faits de l'espèce ; que son arrêt doit, pour ce motif, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens du pourvoi, être annulé ;

16. Considérant qu'il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la ville de Paris le versement à M. A...de la somme de 3 000 euros, au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; qu'en revanche, ces dispositions font obstacle à ce qu'une somme soit mise à ce titre à la charge de M. A..., qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante ;

D E C I D E :
--------------
Article 1er : L'arrêt de la cour administrative d'appel de Paris du 22 novembre 2011 est annulé.
Article 2 : L'affaire n° 356462 est renvoyée à la cour administrative d'appel de Paris.
Article 3 : Le jugement du tribunal administratif de Paris du 6 octobre 2010 est annulé.
Article 4 : Les décisions du maire de Paris des 27 mars et 29 mai 2008 sont annulées.
Article 5 : La ville de Paris versera à M. A...la somme de 6 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 6 : Le surplus des conclusions du pourvoi de la ville de Paris enregistré sous le n° 344561 est rejeté.
Article 7 : Les conclusions présentées par la ville de Paris au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sous le n° 356462 sont rejetées.
Article 8 : La présente décision sera notifiée à la ville de Paris et à M. B... A....

Analyse

Abstrats : 36-05-04-01 FONCTIONNAIRES ET AGENTS PUBLICS. POSITIONS. CONGÉS. CONGÉS DE MALADIE. - IMPUTABILITÉ AU SERVICE D'UNE MALADIE - 1) DEMANDE D'ANNULATION DE LA DÉCISION DE REFUS DE PLACER UN AGENT EN CONGÉ DE LONGUE MALADIE À PLEIN TRAITEMENT AU MOTIF QUE SA MALADIE N'EST PAS IMPUTABLE AU SERVICE - APPRÉCIATION PAR LE JUGE DE L'EXCÈS DE POUVOIR DE L'IMPUTABILITÉ DE LA MALADIE AU SERVICE - PRISE EN COMPTE DU DERNIER ÉTAT DES CONNAISSANCES SCIENTIFIQUES À LA DATE À LAQUELLE IL STATUE - EXISTENCE - 2) A) PROBABILITÉ D'UN LIEN ENTRE LES INJECTIONS D'UN VACCIN CONTENANT DE L'ALUMINIUM ET LES SYMPTÔMES DE LA MYOFASCIITE À MACROPHAGES - DERNIER ÉTAT DES CONNAISSANCES SCIENTIFIQUES - EXISTENCE [RJ1] - B) AGENT AYANT FAIT L'OBJET D'UNE VACCINATION CONTRE L'HÉPATITE B DANS LE CADRE DE L'OBLIGATION VACCINALE LIÉE À SON ACTIVITÉ PROFESSIONNELLE - LIEN DE CAUSALITÉ ENTRE CETTE VACCINATION ET LA MYOFASCIITE À MACROPHAGES - EXISTENCE EN L'ESPÈCE.
54-07-02 PROCÉDURE. POUVOIRS ET DEVOIRS DU JUGE. CONTRÔLE DU JUGE DE L'EXCÈS DE POUVOIR. - DEMANDE D'ANNULATION DE LA DÉCISION DE REFUS DE PLACER UN AGENT EN CONGÉ DE LONGUE MALADIE À PLEIN TRAITEMENT AU MOTIF QUE SA MALADIE N'EST PAS IMPUTABLE AU SERVICE - APPRÉCIATION PAR LE JUGE DE L'IMPUTABILITÉ DE LA MALADIE AU SERVICE - PRISE EN COMPTE DU DERNIER ÉTAT DES CONNAISSANCES SCIENTIFIQUES À LA DATE À LAQUELLE IL STATUE - EXISTENCE.
60-02-01-03 RESPONSABILITÉ DE LA PUISSANCE PUBLIQUE. RESPONSABILITÉ EN RAISON DES DIFFÉRENTES ACTIVITÉS DES SERVICES PUBLICS. SERVICE PUBLIC DE SANTÉ. SERVICE DES VACCINATIONS. - VACCINATIONS À L'AIDE DE PRODUITS CONTENANT DE L'ALUMINIUM - 1) PROBABILITÉ D'UN LIEN ENTRE LES INJECTIONS D'UN VACCIN CONTENANT DE L'ALUMINIUM, LA PRÉSENCE DE LÉSIONS MUSCULAIRES CARACTÉRISTIQUES À L'EMPLACEMENT DES INJECTIONS ET LA COMBINAISON DE SYMPTÔMES DE LA MYOFASCIITE À MACROPHAGES - DERNIER ÉTAT DES CONNAISSANCES SCIENTIFIQUES - PROBABILITÉ QUI N'EST PAS TRÈS FAIBLE [RJ1] - 2) REQUÉRANT AYANT FAIT L'OBJET D'UNE VACCINATION CONTRE L'HÉPATITE B DANS LE CADRE DE L'OBLIGATION VACCINALE LIÉE À SON ACTIVITÉ PROFESSIONNELLE - LIEN DE CAUSALITÉ ENTRE CETTE VACCINATION ET LA MYOFASCIITE À MACROPHAGES - EXISTENCE EN L'ESPÈCE.
61-03 SANTÉ PUBLIQUE. LUTTE CONTRE LES FLÉAUX SOCIAUX. - LUTTE CONTRE CERTAINES MALADIES - VACCINATIONS À L'AIDE DE PRODUITS CONTENANT DE L'ALUMINIUM - 1) PROBABILITÉ D'UN LIEN ENTRE LES INJECTIONS D'UN VACCIN CONTENANT DE L'ALUMINIUM, LA PRÉSENCE DE LÉSIONS MUSCULAIRES CARACTÉRISTIQUES À L'EMPLACEMENT DES INJECTIONS ET LA COMBINAISON DE SYMPTÔMES DE LA MYOFASCIITE À MACROPHAGES - DERNIER ÉTAT DES CONNAISSANCES SCIENTIFIQUES - PROBABILITÉ QUI N'EST PAS TRÈS FAIBLE [RJ1] - 2) REQUÉRANT AYANT FAIT L'OBJET D'UNE VACCINATION CONTRE L'HÉPATITE B DANS LE CADRE DE L'OBLIGATION VACCINALE LIÉE À SON ACTIVITÉ PROFESSIONNELLE - LIEN DE CAUSALITÉ ENTRE CETTE VACCINATION ET LA MYOFASCIITE À MACROPHAGES - EXISTENCE EN L'ESPÈCE.

Résumé : 36-05-04-01 1) Pour apprécier si une maladie est imputable au service, il incombe au juge de l'excès de pouvoir, saisi de conclusions tendant à l'annulation de la décision par laquelle l'autorité administrative a placé un agent en congé de maladie ordinaire et a refusé de le placer en congé de longue maladie à plein traitement au motif que sa maladie n'était pas imputable au service, de prendre en compte le dernier état des connaissances scientifiques, lesquelles peuvent être de nature à révéler la probabilité d'un lien entre une affection et le service, alors même qu'à la date à laquelle l'autorité administrative a pris sa décision, l'état de ces connaissances excluait une telle possibilité.,,2) a) Dans le dernier état des connaissances scientifiques, la probabilité d'un lien entre les injections d'un vaccin contenant de l'aluminium, la présence de lésions musculaires caractéristiques à l'emplacement des injections et la combinaison de fatigue chronique, douleurs articulaires et musculaires, troubles du sommeil et troubles cognitifs, symptômes de la myofasciite à macrophages, n'apparaît pas très faible. b) Par suite, dès lors qu'en l'espèce le requérant présente, outre des lésions musculaires de myofasciite à macrophages à l'emplacement des injections vaccinales qu'il a subies, l'ensemble des symptômes de cette maladie, que ces symptômes se sont installés postérieurement à la vaccination dans un délai normal eu égard au délai d'apparition des premiers signes de la maladie, que le rythme et l'ampleur de l'aggravation de l'état de santé du requérant n'étaient pas normalement prévisibles au vu des atteintes qu'il présentait antérieurement à sa vaccination et qu'il n'est pas soutenu que les lésions de myofasciite à macrophages et les symptômes qui y sont associés pourraient résulter d'une autre cause que les vaccinations que l'intéressé a dû subir en raison de son activité professionnelle, le lien de causalité entre la vaccination contre l'hépatite B subie par le requérant dans le cadre de l'obligation vaccinale liée à son activité professionnelle et la myofasciite à macrophages dont il souffre doit être regardé comme établi.
54-07-02 Pour apprécier si une maladie est imputable au service, il incombe au juge de l'excès de pouvoir, saisi de conclusions tendant à l'annulation de la décision par laquelle l'autorité administrative a placé un agent en congé de maladie ordinaire et a refusé de le placer en congé de longue maladie à plein traitement au motif que sa maladie n'était pas imputable au service, de prendre en compte le dernier état des connaissances scientifiques, lesquelles peuvent être de nature à révéler la probabilité d'un lien entre une affection et le service, alors même qu'à la date à laquelle l'autorité administrative a pris sa décision, l'état de ces connaissances excluait une telle possibilité.
60-02-01-03 1) Dans le dernier état des connaissances scientifiques, la probabilité d'un lien entre les injections d'un vaccin contenant de l'aluminium, la présence de lésions musculaires caractéristiques à l'emplacement des injections et la combinaison de fatigue chronique, douleurs articulaires et musculaires, troubles du sommeil et troubles cognitifs, symptômes de la myofasciite à macrophages, n'apparaît pas très faible. 2) Par suite, dès lors qu'en l'espèce le requérant présente, outre des lésions musculaires de myofasciite à macrophages à l'emplacement des injections vaccinales qu'il a subies, l'ensemble des symptômes de cette maladie, que ces symptômes se sont installés postérieurement à la vaccination dans un délai normal eu égard au délai d'apparition des premiers signes de la maladie, que le rythme et l'ampleur de l'aggravation de l'état de santé du requérant n'étaient pas normalement prévisibles au vu des atteintes qu'il présentait antérieurement à sa vaccination et qu'il n'est pas soutenu que les lésions de myofasciite à macrophages et les symptômes qui y sont associés pourraient résulter d'une autre cause que les vaccinations que l'intéressé a dû subir en raison de son activité professionnelle, le lien de causalité entre la vaccination contre l'hépatite B subie par le requérant dans le cadre de l'obligation vaccinale liée à son activité professionnelle et la myofasciite à macrophages dont il souffre doit être regardé comme établi.
61-03 1) Dans le dernier état des connaissances scientifiques, la probabilité d'un lien entre les injections d'un vaccin contenant de l'aluminium, la présence de lésions musculaires caractéristiques à l'emplacement des injections et la combinaison de fatigue chronique, douleurs articulaires et musculaires, troubles du sommeil et troubles cognitifs, symptômes de la myofasciite à macrophages, n'apparaît pas très faible. 2) Par suite, dès lors qu'en l'espèce le requérant présente, outre des lésions musculaires de myofasciite à macrophages à l'emplacement des injections vaccinales qu'il a subies, l'ensemble des symptômes de cette maladie, que ces symptômes se sont installés postérieurement à la vaccination dans un délai normal eu égard au délai d'apparition des premiers signes de la maladie, que le rythme et l'ampleur de l'aggravation de l'état de santé du requérant n'étaient pas normalement prévisibles au vu des atteintes qu'il présentait antérieurement à sa vaccination et qu'il n'est pas soutenu que les lésions de myofasciite à macrophages et les symptômes qui y sont associés pourraient résulter d'une autre cause que les vaccinations que l'intéressé a dû subir en raison de son activité professionnelle, le lien de causalité entre la vaccination contre l'hépatite B subie par le requérant dans le cadre de l'obligation vaccinale liée à son activité professionnelle et la myofasciite à macrophages dont il souffre doit être regardé comme établi.

[RJ1] Ab. jur., compte tenu de l'évolution de l'état des connaissances, CE, 21 mars 2008, Mme Royer et autres, n° 288345, inédite au Recueil.  

Source : http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&idTexte=CETATEXT000026664225&fastReqId=

2061684576&fastPos=1

 

 

Communiqué sur la Myofasciite à Macrophages

21 décembre 2012

 Communiqué sur la Myofasciite à Macrophages

vendredi 21 décembre 2012
par
Info secu santé

Sels d’aluminium et vaccins : la grève de la faim est terminée.

Le mouvement collectif de grève de la faim, initié par l’association « Entraide aux Malades de Myofasciite à Macrophages (E3M) », a pris fin le 19 décembre 2012, après 24 jours d’action menée place de la Bourse (Paris 2ème) puis devant le Ministère de la Santé. Les dernières négociations se sont tenues au ministère de la santé dans la matinée de ce 19 décembre.

Le financement de la recherche menée par l’unité INSERM de l’hôpital Henri Mondor est maintenant acquis pour 2013, il s’agit d’un évènement d’une portée considérable. Au-delà du montant qui ne sera certainement pas à la hauteur du problème de santé publique, pour la première fois au monde (à notre connaissance), un gouvernement accepte de financer une recherche sur l’utilisation des sels d’aluminium comme adjuvants vaccinaux. Il s’agit d’une décision forte.

L’équipe Inserm de l’hôpital Henri Mondor (Créteil) pourra poursuivre ses travaux, il s’agit d’une première étape. Un comité de pilotage sera mis en place, présentant toutes les garanties de neutralité. Dans le même temps, la question de la remise à disposition du DTPolio sans aluminium n’est pas réglée, les agences sanitaires s’y étant particulièrement opposées.

Les avancées scientifiques, l’arrêt du Conseil d’État reconnaissant le lien entre la myofasciite à macrophages et la vaccination, la mise en oeuvre par l’État d’une recherche sur ces sujets, impliquent pourtant que le risque soit appréhendé à sa juste mesure.

Nous avons obtenu que le sujet reste d’actualité avec les mesures suivantes :

De nouvelles données de pharmacovigilance concernant le DTPolio sans aluminium viennent d’être fournies par l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM), paraissant justifier la suspension de ce vaccin. Le contenu en sera analysé, l’ANSM s’étant engagée à fournir (à la demande) les sources ayant permis d’élaborer ces données. S’il se confirmait que ce vaccin présente un quelconque risque, il va de soi que la suspension serait justifiée. A contrario, si des erreurs manifestes étaient relevées, cela remettrait en cause le principe même de la suspension.

L’application du principe de précaution (mise en place d’une alternative à la vaccination aluminique en particulier pour les vaccins obligatoires, sans attendre la fin de la recherche) sera traitée par le comité de pilotage, qui tiendra sa première réunion mi-janvier.

L’association E3M a suggéré au ministère qu’il lance une commande publique, pour la commercialisation dans les plus brefs délais d’un DTPolio sans aluminium. Cette perspective parait économiquement extrêmement intéressante pour certains fabricants de vaccins. En effet, 900 000 doses de DTP étaient vendues chaque année avant la suspension du DTPolio. Ce chiffre devrait augmenter très fortement tant en France qu’à l’étranger, du fait de la méfiance grandissante de la population vis-àvis des vaccins aluminiques. Le ministère a accepté d’étudier sérieusement cette proposition.

L’association E3M a estimé que ces avancées étaient de grande importance, ce qui justifiait l’arrêt du mouvement. Pour autant, une grande vigilance sera de mise dans l’application des engagements pris par le ministère de la santé. La question de la toxicité de l’aluminium vaccinal est dorénavant sortie de l’anonymat. Tant en France qu’à l’étranger, un mouvement puissant est engagé.

Source : http://siteinfosecusante.free.fr/spip.php?article3586&calendrier_mois=07&calendrier_annee=2013

 

 

Aluminium et mercure des vaccins liés à des maladies neurologiques selon des scientifiques et des associations.

Le 15 décembre 2012

 Psychomedia sam., 15 déc. 2012

Jeudi, des associations ont reitéré leur appel aux autorités sanitaires concernant la présence de sels d'aluminium dans les vaccins. Deux membres de l'assocation E3M (malades de la myofasciite à macrophages et leurs proches) en étaient à leur 17e journée de grève de la faim.

Un communiqué du Réseau Environnement Santé (RES), invitant à une conférence de presse, se lisait comme suit :

« Depuis de nombreuses années, les métaux utilisés comme adjuvants vaccinaux défraient régulièrement la chronique. En effet, l'hydroxyde d'aluminiumest utilisé comme adjuvant dans de nombreux vaccins, à commencer par ceux qui sont obligatoires (diphtérie, tétanos et polio) et ceux qui protègent contre les hépatites A et B. L'éthylmercure connu sous le nom de thiomersal, sert quant à lui de conservateur, en particulier dans les vaccins contre la grippe.

Or ces deux métaux sont des neurotoxiques. Depuis de nombreuses années, les éléments scientifiques concernant ces deux substances s'accumulent. Des faisceaux de présomption indiquent même que l'aluminium et le mercure des vaccins pourraient être impliqués dans l'explosion spectaculaire des maladies neurologiques à laquelle nous assistons depuis ces dernières années, comme l'autisme ou la maladie d'Alzheimer. De nombreuses recherches montrent également l'implication de ces métaux dans l'apparition de nombreuses pathologies comme la myofasciite à macrophages, le syndrome de fatigue chronique etc. »

Après avoir soulevé un tollé en refusant de financer une étude de l'équipe de Romain Gherardi (Inserm, hôpital Henri Mondor de Créteil), dont les travaux ont mis en évidence un lien entre les sels d'aluminium des vaccins et la myofasciite à macrophages, l'Agence du médicament (ANSM) s'est ravisée jeudi en se déclarant favorable au lancement d'une telle étude.

L'équipe du Pr Gherardi a identifié 585 cas de myofasciite à macrophages. Chez ces malades, « 
on observe des troubles de la mémoire visuelle et verbale, des fonctions d'exécution, comme l'attention, la mémoire de travail et la planification », indiquait le chercheur en 2009. « Ce type d'atteinte du système nerveux a déjà été observé et identifié chez des malades souffrant d'atteintes organiques acquises, de type toxique ou inflammatoire, chez les soudeurs et les hémodialysés, exposés à l'aluminium ».

À la fin novembre, le Conseil d'Etat a reconnu un lien entre aluminium vaccinal et myofasciite à macrophages.

Source : http://fr.sott.net/article/11986-Aluminium-et-mercure-des-vaccins-lies-a-des-maladies-neurologiques-selon-des-

scientifiques-et-des-associations

 

 

L’aluminium dans les vaccins, un risque?

Le 21 décembre 2012

 L’aluminium dans les vaccins, un risque?

Adrien Paredes Le  21 décembre 2012

Les sels d’aluminium, un adjuvant présent dans une vingtaine de vaccins, posent de plus en plus question. En France, quatorze personnes ayant contracté la myofasciite à macrophages après vaccination ont entamé une grève de la faim. Une démarche soutenue par Salvatore Forino, un enfant du pays lui aussi atteint par la maladie.

Myofasciite à macrophages. Le nom de cette pathologie, identifiée en 1993 et décrite pour la première fois en 1998, ne vous dit peut-être rien. En pleine saison des vaccins, elle défraye pourtant la chronique dans la sphère médicale et remet sur la table un vieux débat qui divise tant les scientifiques que les pouvoirs publics. La présence de sels d’aluminium dans les vaccins est-elle nocive pour la santé ? Alors qu’en mars dernier des députés français ont réclamé un moratoire sur la question, la piqûre de rappel est venue de la place de la Bourse à Paris. Quatorze personnes atteintes de la maladie y ont entamé une grève de la faim depuis le 26 novembre. Soutenus par des chercheurs et des parlementaires, ces membres de l’association E3M (entraide aux malades de la myofasciite à macrophages) demandent un financement de 900 000 euros à l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) pour que deux chercheurs de l’Inserm de Créteil, les professeurs Gherardi et Authier, puissent poursuivre leurs travaux sur le lien entre l’adjuvant et la maladie. Car l’ANSM n’a pas retenu leur projet. En outre, d’autres scientifiques et les laboratoires pharmaceutiques contestent les résultats de leurs études, estimant qu’elles ne se font pas dans les règles.
Les membres d’E3M clament que les sels d’aluminium, présents dans une vingtaine de vaccins, sont à l’origine de leurs maux. Ceux-ci se traduisent par un état de fatigue intense, des douleurs inflammatoires dans les muscles et les articulations mais aussi des troubles de la mémoire, de la concentration et de l’élocution. Comment est-ce possible ? L’aluminium, comme tout adjuvant, a pour fonction de renforcer la réponse immunitaire à un vaccin. En d’autres termes, rallonger la durée de protection du vaccin ou encore étendre sa protection à des virus pouvant muter. Or, l’aluminium persisterait dans les macrophages, des cellules qui sont en quelque sorte les « éboueurs » de l’organisme. Celles-ci ne feraient du coup plus leur travail et laisseraient l’aluminium monter jusqu’au cerveau.

A Monaco, la « vie au ralenti » de Salvatore Forino

Salvatore Forino, enfant du pays de nationalité italienne, en est lui certain. La justice lui a d’ailleurs donné raison en 2011. Outilleur-fraiseur dans une société monégasque, il était « le genre de mec à n’avoir aucune maladie ». Jusqu’à ce 4 décembre 1998 où Salvatore Forino s’est entaillé le pouce gauche avec un outil sur son lieu de travail. Monté au CHPG pour recevoir des soins, il est vacciné en prévention contre le tétanos avec le TETAVAX, qui contient une dose élevée d’hydroxyde d’aluminium. « Une semaine après, j’ai commencé à ressentir de vives douleurs au biceps. Je m’en suis plaint à l’infirmière lors de l’injonction de rappel au mois de janvier », raconte-t-il. Puis les myalgies se sont « amplifiées » et ont fini par toucher tout le corps. Des maux auxquels vont se greffer bien d’autres symptômes de la maladie (entre autres des troubles intestinaux et mnésiques). Les médicaments que les médecins lui ont prescrit ne sont pas parvenus à calmer les douleurs. Un spécialiste du CHPG a subodoré la myofasciite à macrophages mais ce n’est qu’en 2002, lors d’une biopsie du muscle deltoïde à l’hôpital de la Timone à Marseille, que la pathologie va être définitivement décelée. « J’ai pleuré à l’annonce du diagnostic », confie Salvatore Forino, qui se décrit comme « enfermé dans une armure ». « Je n’ai plus aucune sensation sur le haut du corps. Le muscle est là mais le corps lâche. Je ne peux pas faire grand chose car je me fatigue très vite. C’est dur d’entreprendre quoique ce soit », ajoute-t-il. L’ancien outilleur-fraiseur a arrêté de travailler en 2004. Les caisses sociales monégasques prennent en charge son état de santé. Chaque jour, il est amené à prendre une dizaine de médicaments différents pour lutter contre les troubles causés par la maladie. « Cela fait huit ans que je ne peux rien faire. Je mène une vie au ralenti. Parfois, je conduis ma voiture ou ma moto. Je ne vais pas plus loin que Nice. J’ai appris à faire sans les sensations pour les freins et les pédales. Si la moto tombe par terre, je ne parviendrais pas à la soulever. Il arrive aussi que j’oublie là où je dois aller en étant au volant. Mais si on m’enlève ça, ça ne me sert à rien de vivre. J’ai une carte d’handicapé mais je ne m’en sers pas. C’est très dur à vivre de se dire handicapé à 50 ans », développe l’enfant du pays, des trémolos dans la voix.

Lien de causalité pour la justice monégasque

Le 10 mai 2011, Salvatore Forino, défendu par Me Jean-Pierre Licari, a remporté son procès en appel face à l’assureur-loi de son ancien employeur. La Cour d’appel a jugé que Salvatore Forino « est atteint de la myofasciite à macrophages, qu’elle est imputable à la vaccination consécutive à l’accident de travail du 4 décembre 1998 et qu’elle doit être prise en charge par l’assureur-loi ». Elle a reconnu explicitement le lien de causalité entre le vaccin et la maladie, même si les experts judiciaires qui se sont succédé ne l’ont, eux, pas reconnu tout en l’estimant « probable ». Dans sa décision, la Cour souligne qu’il existe « un ensemble d’éléments objectifs constituant un faisceau de présomptions suffisantes permettant d’attribuer un rôle causal du vaccin antitétanique TETAVAX administré à F. dans l’apparition de la myofasciite à macrophages dont il est atteint et dont il présente les symptômes typiques ». Le cas de l’Italien fait jurisprudence en principauté. « L’assureur-loi n’a pas remboursé un seul centime pour l’instant », affirme néanmoins celui-ci. En France, la justice a également reconnu ce lien de causalité dans un arrêt de la Cour de cassation rendu en avril 2010, passant, là encore, outre l’avis de l’expert judiciaire mandaté qui reconnaissait « une relation » mais pas un lien. « Il y a plusieurs centaines de plaintes en cours devant les tribunaux français », dit Salvatore Forino. « On ne demande pas le retrait des vaccins car ils sont nécessaires mais on demande le retrait de l’adjuvant aluminium. Une filiale de Sanofi, Mérial, l’a déjà retiré des vaccins pour chiens et chats. Le gouvernement français veut tout reprendre à zéro et mener de nouvelles études. Ça va prendre cinq ou six ans. En attendant, on dépiste trente cas par mois. On se bat surtout pour faire retirer l’aluminium du vaccin DTPolio destiné aux enfants », poursuit-il, souhaitant « mettre au courant la population monégasque ». Sollicité, le CHPG ne nous a pas transmis à temps ses réponses sur sa politique vis-à-vis de l’adjuvant aluminium dans les vaccins. Côté français, une délégation de l’association E3M a été reçue au ministère de la santé par le directeur de cabinet de la ministre Marisol Touraine, le 23 novembre. Le nombre de cas reste difficile à déterminer. Cependant, 585 malades de myofasciite à macrophages ont été recensés en quinze ans, rien qu’à l’Inserm de Créteil.

Source : http://www.monacohebdo.mc/10357-laluminium-dans-les-vaccins-un-risque

 

 

Myofasciite à macrophage, protocole d’action

Janvier 2013

 Myofasciite à macrophage, protocole d’action

Par Dr Van Snick Janvier 2013

Aussi nommée myofasciite à inclusions ou myofasciite, identifiée en 1993, la myofasciite à macrophage (MFM) est une maladie peu fréquente dont l'origine est soumise à caution, elle a été décrite dans le Lancet en 1998.

Son diagnostic confirmé par l'histoire du patient est caractérisé par de microscopiques lésions présentes dans des biopsies de muscle qui montrent une infiltration des macrophages dans le tissu musculaire.

L'étiologie semble liée à la persistance de sels d'aluminium, hydroxyde, phosphate, sulfate à l'endroit de l'injection.

Ces sels d'aluminium se retrouvent dans certains vaccins notamment. La biopsie musculaire doit être réalisée dans la zone de l'injection du vaccin (deltoïde)

La myofasciite est considérée plus comme un syndrome que comme une maladie, ses symptômes cliniques se manifestent par des douleurs musculaires et articulaires, une faiblesse musculaire, une fatigue chronique, une fièvre modérée, des perturbations digestives chroniques, des troubles sensitifs et des troubles neurocognitifs.

C'est une maladie dégénérative dont les symptômes peuvent être polymorphes.

Le tableau clinique peut être important et évolue en plusieurs phases:

La première étape se caractérise par des troubles physiques et neurocognitifs invalidants ; suivi d'une incapacité fonctionnelle totale par perte de l'éveil et ensuite d'un état de grâce, de rémission proche de l'état sain.

L'état départ est caractérisé principalement par des douleurs, une fatigue chronique générale, un épuisement, associés à une asthénie musculaire et des troubles cognitifs, le tout associé à un état pseudogripal. Des arthralgies sont fréquentes avec des poussées inflammatoires.

Exceptionnellement les symptômes pourraient se développer tardivement, jusqu'à 10 ans après la vaccination.

Les troubles de la fonction motrice sont constants : diminution de la force musculaire, hypotonie générale, diminution de l'endurance et de la résistance musculaires.

La dyspnée à l'effort est modérée. Une ataxie rendant la marche difficile, des troubles de l'équilibre lors des transferts, en position debout et lors de la marche, des incoordinations cinétiques, de la maladresse, des troubles d'élocution, des dyskinésies discrètes des mains perturbant certains gestes fins sont fréquents.

A ce tableau peuvent s'ajouter des troubles sensitifs et sensoriels telles des hypoesthésies, paresthésies, des acouphènes, des troubles auditifs et oculaires.

Des troubles neurovégétatifs sont associés : frilosité, bouffées de chaleur, hypotension, vertiges.

Les troubles du sommeil comme l'endormissement difficile ou le syndrome des jambes sans repos, fatigue importante au lever sont fréquents de même que des troubles du transit, alternant diarrhées et constipations.

Des troubles de l'attention, de la concentration intellectuelle et de la mémoire à court terme, troubles de la syntaxe peuvent être retrouvés.

Discussion et controverse sur cette affection non reconnue officiellement

Ce syndrome apparu à la fin des années 1990, n'a d'abord été décrit épidémiologiquement qu'en France, alors que le mode très "internationalisé" de préparation des vaccins rend peu probable une anomalie pharmaceutique qui se limiterait à un seul pays.

Plusieurs hypothèses ont été discutées : l'existence d'un groupe de sujets mauvais éliminateurs de l'aluminium, une dysfonction des macrophages.

Une lésion réactionnelle locale à l'aluminium, sans conséquence à distance et donc sans expression clinique a été évoquée car cette lésion n'est pas retrouvée ailleurs qu'au point d'injection, tandis que les symptômes rapportés sont divers et peu spécifiques, voisins de ceux observés dans d'autres entités cliniques telles que la fibromyalgie ou le syndrome de fatigue chronique.

L'augmentation de la fréquence de ce syndrome en France pourrait être expliquée par le fait que dans ce pays, la voie intramusculaire est préférée, ou par l'apparition du vaccin contre l'hépatite B dans une population d'adultes neufs chez lesquels la réaction inflammatoire locale est vraisemblablement plus forte qu'après des vaccinations de rappel.

Une association éventuelle avec une maladie auto-immune a été évoquée.

Le syndrome observé principalement en France pourrait être lié à l'endroit de la biopsie deltoïdienne uniquement réalisée en France. La promotion de la vaccination hépatite B pourrait être impliquée.

Cette maladie touche essentiellement l'adulte, mais plusieurs cas ont été décelés chez de jeunes enfants. La piste d'une sensibilité d'origine génétique et/ou d'éventuels facteurs environnementaux ont été évoqués.

D'abord considérée comme une maladie infectieuse, la mise en évidence d'aluminium dans les biopsies musculaires a orienté la recherche vers les vaccins à adjuvant aluminique, les données alors disponibles évoquant un syndrome pouvant éventuellement être lié à la persistance d'hydroxyde d'aluminium dans le système immunitaire.

La définition de la maladie date de 2003 : il s'agit d'une maladie se manifestant chez l'adulte par des douleurs musculoarticulaires et une fatigue chronique, parfois associée à une maladie auto-immune. Ce syndrome présente de fortes analogies avec les syndromes de fatigue chronique post-viraux et idiopathiques, ainsi qu'avec le syndrome de la guerre du Golfe persique dont l'origine vaccinale est actuellement fortement suspectée.

Une autre possibilité évoquant un trouble plurifonctionnel dont le mécanisme entier serait encore mal compris est étudiée.

L'OMS en 1999 a reconnu l'existence d'une entité histopathologique distincte appelée myofasciite à macrophages, caractérisée d'une part par la présence, dans le deltoïde, d'amas denses, persistants et localisés, de macrophages positifs au PAS accompagnés d'inclusions cristallines osmiophiles d'aluminium, et d'autre part par une réaction inflammatoire chronique focale , en précisant qu'il existe, à l'appui de ces observations, des données faisant état de lésions passagères comparables chez des animaux de laboratoire après injection intramusculaire de vaccins contenant de l'aluminium.

La piste des vaccins aluminiques a ensuite été écartée par certaines autorités sanitaires nationales alors que le Comité consultatif mondial sur la sécurité des vaccins de l'OMS invitait néanmoins à poursuivre la recherche et à élargir le nombre d'échantillons et la population épidémiologiquement étudiée.

Les données actuelles n'établissent ni n'excluent la possibilité d'une maladie générale affectant d'autres organes. Il existe de nombreux mécanismes immunitaires qui pourraient être à l'origine du passage d'une immunoréaction locale à une affection généralisée et la question doit être étudiée plus à fond.

En octobre 2011, l'Afssaps, via un rapport sur l' « Évaluation du risque lié à l'utilisation de l'aluminium dans les produits cosmétiques » demande aux fabricants des déodorants et d'antiperspirants de diminuer la teneur de ces produits en composés d'aluminium (l'industrie des cosmétiques est susceptible d'utiliser au moins 25 composés de l'aluminium, dont principalement le chlorohydrate d'aluminium comme antitranspirant ; l'aluminium provoque une rétraction des pores et a une action bactéricide) ou de le remplacer par des alternatives.

Selon l'Afssaps, 18 % des sels d'aluminium d'un déodorant traversent la peau blessée ou irritée (après rasage ou épilation par exemple). L'Agence demande qu'un avertissement figure sur les boites, et demande aux fabricants de ne pas dépasser 0,6 % du produit alors que certains déodorants contiennent jusqu'à plus de 20 % d'aluminium.

En novembre 2012, les chercheurs qui ont découvert la maladie estiment qu'il existe une part de la population (jusqu'à 5 % de la population selon le Pr Gherardi) génétiquement prédisposée à ce syndrome dont les symptômes, maintenant étudiés chez 585 adultes, apparaissent en moyenne 11 mois après le vaccin ; chez ces patients, des cellules du système immunitaire pourraient capturer les molécules d'aluminium ou des composés d'aluminium et les transporter jusqu'au cerveau.« alors même que le nombre de vaccins recommandés ne cesse d'augmenter, avec près de 200 vaccins en développement actuellement »

Histologie

Les lésions histologiques sont spécifiques.

La biopsie musculaire pratiquée sur le site de la vaccination, le plus souvent le deltoïde gauche, montre une infiltration du fascia et du tissu conjonctif péri et endomysial par des macrophages PAS+ (La coloration PAS abréviation de Periodic Acid Schiff est une coloration utilisée en histologie pour mettre en évidence les polysaccharides contenant des cristaux d'hydroxyde d'aluminium.)

 

Biologie

Les rares signes retrouvés au bilan sanguin peuvent être une augmentation modérée de la CRP c-réactive-protéine, témoin de l'inflammation ou de la vitesse de sédimentation et éventuellement une augmentation modérée des transaminases GPT non spécifique.Produits naturels utiles

Spécifiquement choisis et en concentration propre pour leur action sur l'aluminium, les composants réunis dans MMS Complex, actifs dans cette indication, trouveront également leur utilité dans la maladie d'Alzheimer (*) ainsi que dans les syndromes dont les manifestations sont proches tels que les syndromes de fatigue chronique post-viraux et idiopathiques.

Pour ces deux derniers, la composante fatigue étant dominante, il y aura lieu d'associer au MMS le RecovEnergy ou du Guarana :

(*) L'aluminium a été mis en cause dans la maladie d'Alzheimer. Le lien n'a pas été démontré mais certaines statistiques sont néanmoins alarmantes. Ainsi, en France, une étude de l'INSERM réalisée dans deux départements indique que les personnes buvant une eau contenant plus de 0,1 mg d'aluminium par litre voient leur risque doubler ou tripler. Au Canada, les autorités fédérales appliquent le principe de précaution et demandent que l'eau acheminée aux citoyens contienne moins de 0,1 mg/l. La source d'aluminium due à l'utilisation de récipients en aluminium en cuisine n'apporte que 1 mg à 2 mg par jour sur les 9mg à 14mg absorbés chaque jour par le biais des aliments.

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Source: http://natural-medicine.labosp.com/List_of_scientific_studies/myofasciite_a_macrophage__protocole_d_action.doc.php

 

 

 

HISTOIRE DE LA MYOFASCIITE A MACROPHAGES.

Janvier 2013

Histoire

Mai 1993, le Dr Michelle Coquet, neuropathologiste(1) à Bordeaux (33), effectue une biopsie musculaire sur une femme souffrant de douleurs rebelles inexpliquées. «En vingt ans, se souvient-elle, je n'avais jamais vu une telle lésion musculaire. Elle était constituée par des amas de macrophages.

Ces derniers sont, en quelque sorte, les éboueurs chargés de faire disparaître les intrus (microbes, virus) au sein des cellules. Les macrophages renfermaient une substance inconnue, bien visible au microscope électronique sous forme de cristaux très noirs.» À la fin de l'année, Michelle Coquet présente le cas à ses confrères qui, comme elle, ignorent la nature de ces lésions. C'est ainsi que commence un véritable polar scientifique avec son lot de découvertes et d'énigmes non résolues

La découverte de la myofasciite à macrophages (MFM) s’est faite en plusieurs étapes à partir de 1993, autour en France du travail du Groupe Nerf-Muscle du Département de Pathologie de Hôpital Henri Mondor de Créteil, et le Groupe d’études et de recherche sur les maladies musculaires acquises et dysimmunitaires (GERMMAD) de l’Association française contre les myopathies. C’est en 1996, que les spécialistes lui donnent le nom de «myofasciite à macrophages» (myo : muscle ; fasciite: fascias, c'est-à-dire l'enveloppe des muscles).

Sa définition histologique date de 199813.

  • Elle a d'abord été considérée comme une maladie infectieuse,
  • Ensuite, la mise en évidence d’aluminium dans les biopsies musculaires a orienté la recherche vers les vaccins à adjuvant aluminique, les données alors disponibles évoquant un syndrome pouvant éventuellement être lié à la persistance d'hydroxyde d'aluminium dans le système immunitaire.
  • La définition de la maladie date de 200313 : c'est celle d'une maladie se manifestant chez l'adulte par « des douleurs musculoarticulaires et une fatigue chroniques, parfois associée à une maladie auto-immune. Il est maintenant établi que la lésion de MFM témoigne de la persistance chronique au sein des cellules présentatrices d'antigènes, au lieu d'injection musculaire, de l'hydroxyde d'aluminium utilisé comme adjuvant immunitaire Th2 dans les vaccins contre l'hépatite B, l'hépatite A, et le tétanos. L'association de ces lésions focales, immunologiquement actives, et du syndrome systémique arthromyalgie/fatigue chronique est actuellement évaluée par une étude épidémiologique conduite par l'AFFSSAPS. Ce syndrome présente de fortes analogies avec les syndromes de fatigue chronique post-viraux et idiopathiques, ainsi qu'avec le syndrome de la guerre du Golfe persique dont l'origine vaccinale est actuellement fortement suspectée »13.
  • la possibilité qu'il s'agisse d'un « trouble plurifonctionnel », dont le mécanisme entier serait encore mal compris est étudiée.
  • L'OMS crée un Comité consultatif de l'OMS pour la sécurité des vaccins, qui rencontre en 1999 des représentants du GERMMAD, des experts en matière de maladies neuromusculaires ou des adjuvants aluminiques, du Secrétariat d’État français à la santé et à l’action sociale, de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé ainsi que des représentants de l’industrie6.
    Sur la base des
    « faits » qui lui ont été soumis, ce comité a reconnu « l’existence d’une entité histopathologique distincte appelée myofasciite à macrophages, caractérisée d’une part par la présence, dans le deltoïde, d’amas denses, persistants et localisés, de macrophages positifs au PAS accompagnés d’inclusions cristallines osmiophiles d’aluminium, et d’autre part par une réaction inflammatoire chronique focale »
    6, en précisant qu'il « existe, à l’appui de ces observations, des données faisant état de lésions passagères comparables chez des animaux de laboratoire après injection intramusculaire de vaccins contenant de l’aluminium »6, mais en posant trois questions à résoudre:

1.   la MMF est-elle uniquement attribuable à des vaccins contenant de l’hydroxyde d’aluminium (ou d'ailleurs à ceux contenant du phosphate d’aluminium)6?

2.   un antigène vaccinal existe-t-il dans le muscle lésé N6;

3.   les biopsies du deltoïde ont-elles été pratiquées au point d’injection ? (« encore qu’il soit probable que tel ait été le cas la plupart du temps étant donné que la pratique recommandée consiste à vacciner et à effectuer les biopsies sur le bras non dominant »)6. Remarque : les biopsies musculaires étant rarement pratiquées, hormis chez les malades présentant des symptômes de myopathie, la comparaison avec la population en bonne santé était dans les années 1990 impossible6.

  • La piste des vaccins aluminiques a ensuite été écartée par certaines autorités sanitaires nationales alors que le Comité consultatif mondial sur la sécurité des vaccins de l'OMS14 invitait néanmoins à poursuivre la recherche et à élargir le nombre d'échantillons et la population épidémiologiquement étudiée pour « établir s’il existe une association entre des lésions MMF locales et tout symptôme ou affection générale », concluant en 1999 qu'au vu des « limites des connaissances actuelles, la MMF ne se rattache pas à des pathologies telles que la myopathie inflammatoire, la dermatomyosite, la polymyosite, la myosite à inclusions et la fasciite à éosinophiles. Les données actuelles n’établissent ni n’excluent la possibilité d’une maladie générale affectant d’autres organes »6; « Il existe de nombreux mécanismes immunitaires qui pourraient être à l’origine du passage d’une immunoréaction locale à une affection généralisée et la question doit être étudiée plus à fond »6. Le Comité estimait en 1999 ne pas disposer de données suffisantes pour remettre en cause l'aluminium dans les vaccins, tout en recommandant « vivement d’entreprendre des recherches afin d’évaluer les aspects cliniques, épidémiologiques, immunologiques et biologiques de cette pathologie »6.
  • En mai 2001, une association de malades se constitue : Association d'« Entraide aux Malades de la Myofasciite à Macrophages » (E3M)
  • En 2002, une étude épidémiologique sur l'homme était en cours. Et des résultats préliminaires obtenus sur le modèle animal (singe et chez plusieurs souches de rat de laboratoire15 montraient une persistance à long terme de l’aluminium et les modifications histopathologiques au point d’injection du vaccin avec une « très faible réaction inflammatoire locale, sans autres symptômes ou conséquences » selon le comité, de même pour les études comparant le taux de macrophages chez les sujets bien portants et chez des sujets touchés par des MMF. Le comité en 2002 estimait que les MMF pourraient être un simple marqueur de la vaccination avec persistance prolongée d’aluminium au point d’injection, sans conséquences remettant en cause l'adjuvant aluminium dans les vaccins16.
  • En mai 2004, le comité estime que l' « agrégat macrophagique inflammatoire comportant des inclusions cristallines et accompagné d’une nécrose musculaire microscopique » observé dans les biopsies de certains patients vaccinés pourraient n'être « une sorte de « tatouage » laissée par la vaccination) », sans preuve de véritable affection ou maladie clinique7. L'OMS n'estime pas pouvoir reconnaitre l'existence d'un syndrome spécifique associé car à ce jour (2004) :
    • la prévalence de la MFM dans la population générale n’est pas encore connue7 ;
    • les patients examinés ne l'ont pas été dans le cadre d'études épidémiologiques appariés à des témoins (condition permettant d'éliminer les principaux facteurs et risques de confusion ou de détecter d'autres explications possibles)7 ;
    • on ignore si les patients qui n’avaient pas de MFM à la biopsie « et qui ont reçu antérieurement un vaccin aluminique sont porteurs de la lésion typique de la MFM à un autre endroit du muscle, celle-ci ayant échappé à la biopsie »7 ;
    • on ignore toujours si la lésion est présente ou non chez les vaccinés ne présentant pas de signes de NFM et si elle signe ou non un dysfonctionnement des macrophages ou n'est que « l’extrémité de la distribution normale dans la population de l’élimination de l’aluminium et de la réponse tissulaire locale ».
  • En octobre 2011, l'Afssaps, via un rapport17 sur l'« Évaluation du risque lié à l'utilisation de l'aluminium dans les produits cosmétiques » demande aux fabricants des déodorants et d'antiperspirants de diminuer la teneur de ces produits en composés d'aluminium (l'industrie des cosmétiques est susceptible d'utilise au moins 25 composés de l’aluminium, dont principalement le chlorohydrate d’aluminium comme antitranspirant18. L'aluminium provoque une rétraction des pores et a une action bactéricide) ou de le remplacer par des alternatives ; Selon l'Afssaps, 18 % des sels d’aluminium d'un déodorant traversent la peau blessée ou irritée (après rasage ou épilation par exemple). L'Agence demande qu'un avertissement figure sur les boites, et demande aux fabricants de ne pas dépasser 0,6 % du produit alors que certains déodorants contiennent jusqu'à plus de 20 % d'aluminium. En 2012, aucune de ces recommandations n'avait été suivie par les grands industriels de la cosmétique.
  • En mars 2012, les députés du « groupe d'étude sur la vaccination » formulent onze « recommandations » dont l'une est un moratoire sur l’aluminium vaccinal, en attendant que des études précisent les risques qu'elles pourraient ou non faire encourir aux personnes vaccinées (principe de précaution)2; L'association E3M souligne que le phosphate de calcium est une alternative "immédiatement disponible" à l'aluminium ;
  • le candidat à la présidence, François Hollande, dans un courrier écrit lors de la campagne présidentielle, s'engage en faveur de la recherche : « Les maladies rares font clairement partie des orientations stratégiques qui doivent être données à notre recherche clinique et fondamentale. L'exemple de la myofasciite à macrophages démontre, s'il le fallait, la nécessité de faire progresser nos connaissances. (…) Vous pouvez compter sur moi et le parti socialiste pour porter ce sujet, dans la campagne et au-delà si nos concitoyens le décident. Une plus grande vigilance et une réévaluation plus régulière du rapport bénéfices/risques des différents produits m'apparaît essentielle. Cette règle s'applique aux médicaments mais aussi aux vaccins, aux principes actifs comme aux adjuvants, qu'il s'agisse d'hydroxyde d'aluminium ou d'une autre molécule. Je veillerai à ce que tous les travaux scientifiques soient pris en compte pour déterminer la dangerosité des produits de santé et à ce que le doute profite au patient »19 ;
  • En juin 2012, l'Académie de Médecine reconnait que de l'aluminium peut pénétrer dans le cerveau, mais comme l'académie des sciences elle se refuse à tout moratoire2 pour ne pas freiner les vaccinations, et faute alternatives susceptibles d'être mise sur le marché avant 5 ou 10 ans. Elle considère de plus que la quantité contenue dans les injections est bien plus faible que celle que nous ingérons sans nous en apercevoir, via l'eau ou les aliments (mais cet aluminium-là n'est pas injecté dans un muscle). Néanmoins, selon le journal La Croix (2012) un groupe de travail inter-académies aurait rapidement été mis en place sur ce sujet2;
  • En juillet 2012, l'association E3M (Entraide aux Malades de Myofasciite à Macrophages) dénonce le retrait progressif du marché des seuls vaccins encore sans aluminium ;
  • En octobre 2012, L' Association Santé Environnement France (près de 2 500 médecins de France voulant faire avancer les questions de santé environnementale), publie une synthèse sur l'aluminium20. Selon l'ASEF, « 1 000 cas de MFM ont été identifiés par biopsie musculaire en France (dans cinq centres d’anatomo-pathologie en France), mais cette pathologie décrite récemment semble très sous-diagnostiquée car elle est encore mal connue des professionnels de santé »20 ;
  • En novembre 2012, les chercheurs qui ont découvert la maladie estiment qu'il existe une part de la population (jusqu'à 5 % de la population selon le Pr Gherardi) qui est génétiquement prédisposées à ce syndrome dont les symptômes, maintenant étudiés chez 585 adultes, apparaissent en moyenne 11 mois après le vaccin ; Chez eux, des cellules du système immunitaire pourraient capturer les molécules d'aluminium ou des composés d'aluminium et les transporter jusqu'au cerveau.« alors même que le nombre de vaccins recommandés ne cesse d'augmenter, avec près de 200 vaccins en développement actuellement »21.
  • Début novembre, l'ANSM décide de ne pas poursuivre le financement des recherches de l'INSERM sur ce sujet dans le cadre de son appel à projet, tout en affirmant être intéressé par le sujet (mais alors que Romain Gherardi et l'équipe référente mondiale depuis 15 ans sur cette question n'a selon lui « jamais reçu un centime d'argent public pour ses recherches ». Selon France-Info22, "l'ANSM assure s'intéresser à la question, mais mettrait en doute la rigueur des travaux du scientifique - l'aluminium utilisé sur les rats ne serait pas le même que l'aluminium vaccinal.
  • Mi novembre 2012, des spécialistes de la question tels que Romain Gherardi (France), Christopher Exley (Grande-Bretagne), Christopher Shaw (Canada) ou Yehuda Shoenfeld (Israël) s'associent, soutenus par le Réseau Environnement Santé (RES) et l'Association "Entraide aux Malades de Myofasciite à Macrophages" pour protester dans une lettre ouverte à la ministre de la Santé (Marisol Touraine) et lors d'une conférence de presse contre le non-financement de leurs recherches alors que selon leurs derniers travaux épidémiologiques, concernant la « nocivité des sels d’aluminium », on est passé « du soupçon aux certitudes », au moins pour certains profils génétiques23.

Notes et références

2-Denis Sergent, article intitulé « L’ajout d’aluminium dans les vaccins suscite le débat [archive» dans le journal La Croix du 2012-11-11 (consulté 2012-11-11)