FIBROMYALGIE  

                                       

 

 

  Qui ne gueule pas la vérité dans un langage brutal quand il sait la vérité se fait complice des menteurs et des faussaires. (Charles Péguy)

 

  

 

         LA FYBROMYALGIE, DIAGNOSTIC, TRAITEMENTS.

 

  Description médicale:

La fibromyalgie (« fibro » pour les tendons, « myo » pour les muscles; « algie » pour la douleur) est une maladie chronique, reconnue en 1992 comme maladie rhumatismale, par l'Organisation mondiale de la Santé. Elle touche de 2 à 6 % de la population des pays industrialisés. Au Canada, 900 000 personnes en sont affectées.

 

Caractérisée par une sensation de douleur musculaire diffuse, cette affection rend las, vide d'énergie et parfois incapable de vaquer normalement aux occupations quotidiennes.

Encore mal connue, la fibromyalgie est l'objet de polémiques dans le milieu scientifique, ses causes n'étant toujours pas identifiées clairement. Les médecins la considéraient au départ comme une maladie psychiatrique. Aujourd'hui, en plus d'un profil psychologique particulier (états dépressifs, pessimisme), on pointe du doigt des facteurs physiologiques (des perturbations métaboliques, hormonales, etc.) et un contexte de vie (stress, alimentation, sédentarité) qui prédisposent à la fibromyalgie.

 

Diagnostic:

Sa ressemblance ou sa cohabitation avec d'autres maladies ou syndromes, dont le syndrome de fatigue chronique, le syndrome du côlon irritable, la migraine, la spasmophilie et la polyarthrite rhumatoïde rend son diagnostic complexe.

 

Voici les deux critères retenus et approuvés par un comité international, établis par l'American College of Rheumatology :

 

 

Une douleur diffuse pendant plus de trois mois.

 

Une douleur ressentie à la pression d'au moins 11 des 18 points sensibles à localisation caractéristique.

 

Causes:

Aucune cause n'est formellement reconnue par les autorités médicales.

 

Des recherches ont permis d'identifier certains facteurs prédisposant à la fibromyalgie :

des troubles de neurotransmetteurs dans le cerveau : un déficit en sérotonine (lien connu avec la dépression, la migraine et les troubles gastro-intestinaux) et un trouble métabolique de la protéine P, qui augmenterait la sensibilité à la douleur et dont l'association avec le stress, l'anxiété et la dépression est aussi connue.

 

Les troubles du sommeil pourraient ne pas être un symptôme, mais plutôt une cause de la fibromyalgie.

 

Un trouble du système nerveux sympathique : il y aurait une baisse de l'activité du système sympathique (baisse de la tension artérielle, ralentissement du rythme cardiaque, augmentation des mouvements intestinaux, etc.) chez certaines personnes qui souffrent de fibromyalgie.

 

 

Symptômes:

Le climat, le moment de la journée, le niveau de stress et d'activité physique sont des facteurs qui influencent la gravité des symptômes et leur variabilité dans le temps.

 

Des  douleurs  musculaires  diffuses  et  des  points  spécifiques du corps sensibles au toucher (voir le schéma), qui persistent souvent des mois et s'accompagnent de raideurs.

 

Un sommeil agité avec fatigue et raideurs au lever. Il semble que les personnes qui souffrent de fibromyalgie n'atteignent pas la phase de sommeil profond et réparateur.

 

Une fatigue persistante (toute la journée), qui empêche parfois de fonctionner au quotidien, non soulagée par le repos.

 

Des maux de tête ou de fortes migraines, probablement causées par les tensions musculaires au cou et aux épaules.

 

Le syndrome du côlon irritable (les diarrhées, la constipation et les douleurs abdominales sont fréquentes).

 

Des états dépressifs ou d'anxiété (chez environ le tiers des personnes fibromyalgiques).

 

Des difficultés de concentration.

 

Une augmentation de l'acuité des sens, soit une sensibilité accrue aux odeurs, à la lumière, au bruit et aux changements de température (en plus de la sensibilité au toucher).

 

Un engourdissement et des fourmillements aux mains et aux pieds.

 

Des menstruations douloureuses (dysménorrhée).

 

Un syndrome de la vessie irritable.

 

Des douleurs thoraciques.

 

 

Personnes à risque:

Les femmes. Elles sont plus susceptibles de souffrir de la fibromyalgie que les hommes, dans un rapport d'environ quatre pour un.

 

Les personnes âgées de plus de 50 ans. Chez les femmes, la maladie apparaît entre 30 à 50 ans, et généralement aux environs de l'âge de la ménopause, période caractérisée par une baisse en oestrogènes. Chez certaines femmes, la ménopause favorise un état dépressif propice à la survenue de la fibromyalgie.

 

Les personnes dont un membre de la famille a souffert de fibromyalgie.

 

Les personnes qui ont des troubles du sommeil dus à des spasmes musculaires nocturnes ou un syndrome des jambes sans repos.

 

Les personnes qui ont été infectées par la maladie de Lyme ou le virus de l'immunodéficience humaine (VIH).

 

Facteurs de risque:

Une expérience traumatisante (un choc physique ou émotionnel), comme un accident, une chute, une intervention chirurgicale ou un accouchement douloureux.

 

Le manque ou l'excès d'activités physiques.

 

Prévention:

La cause de la fibromyalgie n'ayant pas été formellement identifiée, aucune manière de la prévenir n'est reconnue. Les mesures suivantes peuvent aider à en diminuer la gravité.

 

 

 

Alimentation:

Le Dr Andrew Weil, médecin et naturothérapeute, émet quelques recommandations d'ordre diététique à l'intention des personnes atteintes de fibromyalgie1 :

 

éliminer de son alimentation les huiles végétales hydrogénées (comme le shortening et certaines margarines qui restent solides à la température de la pièce) et les aliments dont la teneur en acides gras trans est élevée (comme les fritures, les pâtisseries et les biscuits);

 

augmenter son apport en acides gras oméga-3, un acide gras essentiel au bon fonctionnement de l'organisme.

Les graines de lin, l'huile de lin et les huiles de poisson (contenues dans les poissons gras sauvages comme le maquereau et le saumon) en sont des sources importantes;

 

manger suffisamment de fruits et légumes (5 à 10 portions selon le guide alimentaire canadien);

 

incorporer dans ses mets le gingembre et le curcuma.

 

Maintenir un poids santé:

Il est recommandé de maintenir un poids santé afin d'éviter qu'un surpoids n'accentue les douleurs au niveau des articulations et des muscles.2 Pour calculer votre IMC, faites le test en ligne.

 

Gestion du stress:

Afin de mieux gérer le stress, facteur aggravant de la fibromyalgie, le Dr Andrew Weil suggère à ses patients de pratiquer le yoga et la méditation.3

 

                                                                                          Traitements possibles.

 

Traitements médicaux:

Antidépresseurs, sédatifs, relaxants musculaires, anti-inflammatoires non stéroïdiens (ibuprofène, acétaminophène, etc.).

 

Traitements non conventionnels:

Exercices d'aérobie.

 

Thérapies mindbody ou corps-conscience: (biofeedback, thérapie cognitivo-comportementale, hypnothérapie), 5-HTP.

 

Techniques de manipulation physique: (massothérapie, chiropratique), acupuncture, cayenne, SAM-e, acide malique et magnésium.

 

Technique Bowen: méthode Feldenkrais, homéopathie, hypnothérapie, pharmacopée chinoise.

 

 

 

Traitements médicaux:

Parce qu'on connaît encore peu les origines de la fibromyalgie, les traitements médicaux offerts aux malades reposent davantage sur l'expérience que sur une valeur scientifique établie. La multidisciplinarité est de mise, et des traitements conçus pour soigner d'autres maladies - telles la dépression et l'insomnie - sont de plus en plus utilisés.

 

Des antidépresseurs, les tricycliques ou les inhibiteurs de recapture de la sérotonine, prescrits à faible dose, augmentent la quantité de sérotonine dans le cerveau. De faibles taux de sérotonine seraient liés non seulement à la dépression, mais aussi aux migraines, aux maux digestifs et à l'anxiété, d'autres symptômes de la fibromyalgie. Il semble que les antidépresseurs constituent le meilleur traitement à long terme contre les douleurs musculaires de la fibromyalgie.

Toutefois, tous n'y trouvent pas un soulagement.

 

Le Dr Paul Lépine mentionne qu'en clinique, il ne prescrit les antidépresseurs qu'aux personnes qui présentent aussi un trouble de l'humeur (une dépression). Une seule exception : l'antidépresseur Élavil® ou amitryptiline, utilisé comme antidouleur et pour approfondir le sommeil. Dans ce cas, il précise que les doses employées pour la fibromyalgie sont de 10 à 15 fois moins fortes que pour la dépression. Cette molécule aurait des effets antidouleur spécifiques. Son efficacité serait donc liée à un effet propre à la molécule, indépendant de son indication habituelle. Ainsi, on prescrit parfois un antidépresseur en absence de dépression.

 

Des sédatifs sont parfois prescrits pour faciliter le sommeil, mais leur usage à long terme n'est généralement pas recommandé par les médecins.

 

Des relaxants musculaires peuvent aussi aider à soulager la douleur, d'après le Dr Paul Lépine. Selon lui, le seul relaxant musculaire efficace pour la fibromyalgie est le Flexeril®. Son efficacité serait attribuable à une action spécifique de la molécule, non liée à son indication habituelle.

 

Des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), par exemple l'ibuprofène (comme Advil® ou Motrin®), le naproxène, l'acétaminophène (Tylenol®) permettent parfois d'atténuer les douleurs et les raideurs musculaires. Leur efficacité varie d'une personne à l'autre. L'aspirine (un AINS) serait rarement utile. Leur faible efficacité pourrait s'expliquer par le fait que les mécanismes inflammatoires ne semblent pas impliqués dans la fibromyalgie.4

N.B. À long terme, l'usage de médicaments de type AINS cause des effets indésirables sérieux : douleurs et saignements à l'estomac, ulcères d'estomac, dommages aux reins.

 

 

À noter:

Les corticostéroïdes (comme la prednisone) n'ont démontré aucune efficacité pour traiter la fibromyalgie.

 

L'utilisation de narcotiques devrait être évitée en raison de la dépendance qu'ils engendrent.

Mentionnons qu'à l'Association médicale canadienne, on croit qu'il est possible de soulager les symptômes par des mesures simples5 :

 

limiter les périodes de stress, puisque les symptômes s'accentuent avec le stress;

 

avoir un sommeil régulier;

 

faire des étirements et des exercices aérobiques;

 

appliquer des compresses chaudes sur les points douloureux;

 

pratiquer de légers massages.

 

Traitements non conventionnels:

Selon une synthèse de recherches incluant 49 études, le traitement optimal de la fibromyalgie intègre des traitements non pharmacologiques (en particulier l'exercice physique et la thérapie cognitivo-comportementale) à la médication usuelle, qui aide à mieux dormir et à soulager la douleur.6

 

Exercices d'aérobie:

La majorité des personnes qui souffrent de fibromyalgie ne serait pas en bonne forme physique, selon certaines recherches. Il se pourrait que de cette mauvaise condition résultent la fatigue et l'anxiété, symptômes partagés par les personnes fibromyalgiques.

 

L'exercice stimule l'organisme à produire de l'endorphine, une hormone qui procure un bien-être et calme la douleur. Une synthèse du groupe Cochrane publiée en 2002 conclut que la pratique d'exercices aérobiques supervisés a des effets bénéfiques sur les capacités physiques et les symptômes de la fibromyalgie.

 

Les exercices d'étirement et de flexibilité amélioreraient aussi certains symptômes, mais les preuves sont limitées. Seize études comportant au total 724 participants étaient incluses dans leur analyse.7

Il est important d'y aller progressivement, surtout pour les personnes qui font habituellement peu d'activités physiques.

 

 

Le mindbody ou « corps-conscience »:

Parmi les solutions alternatives, les thérapies mindbody ou corps-conscience (comme le biofeedback, l'hypnothérapie, etc.) sont les thérapies les plus utilisées par les personnes qui souffrent de fibromyalgie - davantage que l'acupuncture et les thérapies de manipulation comme la massothérapie et la chiropratique.8 D'après la théorie du corps-conscience, le corps et l'esprit sont deux aspects indissociables d'une seule et même réalité.

 

Selon les résultats d'une méta-analyse où les auteurs ont analysé 13 essais cliniques totalisant 802 sujets, les thérapies corps-conscience permettent d'apprendre à mieux vivre avec la maladie, malgré son impact.9

Cet aspect n'est pas à négliger puisque la manière d'envisager l'avenir aurait des conséquences directes sur la perception de la douleur et l'implication dans la stratégie thérapeutique. Notons que pour ce qui est du contrôle de la douleur et de l'amélioration de la santé en général, les auteurs concluent que les exercices d'intensité modérée à élevée sont significativement plus efficaces. Les personnes qui combinent les deux obtiendraient encore un meilleur résultat à long terme.

 

Le biofeedback, l'hypnothérapie et la thérapie cognitivo-comportementale sont celles pour lesquelles il existe le plus d'appuis scientifiques.

 

Biofeedback. L'objectif du biofeedback est d'apprendre au patient à contrôler une tension musculaire ou une fréquence respiratoire, en utilisant au départ des appareils qui rendent visibles ces paramètres physiologiques. Deux études contrôlées démontrent que le biofeedback aiderait surtout à mieux vivre avec la maladie, dans la perception que les personnes en ont.10,11

 

Hypnothérapie. L'efficacité de l'hypnothérapie a été testée chez des personnes dont la maladie résiste au traitement médical dans une étude contrôlée.12 L'hypnothérapie était comparée à une thérapie physique, avec la participation de 40 sujets. Les personnes du groupe traité à l'hypnothérapie ont vu leur condition générale s'améliorer en regard de leur expérience de la fatigue et de la douleur.

 

Thérapie cognitivo-comportementale. La thérapie cognitivo-comportementale se fait dans un cadre personnalisé et instruit le patient sur sa maladie, et le prépare à mieux gérer ses états d'anxiété, ses émotions et sa douleur. L'idée est de remplacer les pensées sombres par d'autres plus positives et adaptées à une lutte contre la fibromyalgie. L'autogestion de la maladie passe parfois par certains changements des habitudes et du style de vie du malade. Quelques études ont évalué ses effets auprès de patients fibromyalgiques.13,14

 

 

 

Techniques de manipulation physique:

Massothérapie. Il semble que la grande majorité (80 %) des personnes qui utilisent la massothérapie jugent cette approche extrêmement efficace.15 Les principaux avantages du massage sont qu'il réduit le stress et améliore la circulation sanguine.16 L'intensité des massages devra être progressive et adaptée en fonction de la localisation des douleurs.

Une étude randomisée comportant 52 patients a démontré que le groupe ayant reçu les massages ressentait moins de douleurs comparativement au groupe placebo, ce qui avait pour conséquence de diminuer la consommation d'analgésiques.17 Toutefois, trois mois après la fin du traitement, cet effet bénéfique disparaissait.

 

Chiropratique. Dans le cas où la fibromyalgie s'accompagne de douleurs lombaires ou au cou, la chiropratique pourrait être bénéfique. Encore peu de recherches se sont penchées sur ses bienfaits réels.18-20 Une réduction de l'intensité de la douleur et une amélioration de la qualité du sommeil et du niveau de fatigue ont été observées à la suite de 30 séances de chiropratique.20

 

Médecine traditionnelle chinoise:

Acupuncture. Les appuis scientifiques en faveur de l'acupuncture sont encore peu nombreux, les essais cliniques étant de qualité variable. Les auteurs d'une synthèse d'études systématique réalisée en 1999 ont estimé que sur les sept études retenues (trois essais cliniques randomisés impliquant 135 patients, trois études de cohorte et une étude rétrospective de cohorte), une seule était de bonne qualité méthodologique.21

 

Cette étude a démontré que les patients (au nombre de 70) qui avaient reçu les six séances d'électroacupuncture pendant plus de trois semaines étaient soulagés de plusieurs des symptômes de la maladie. Une augmentation du seuil de douleur - un des critères les plus importants - a été évaluée à 70 % pour le groupe traité, contre 4 % pour le groupe placebo.

 

D'autres chercheurs ont fait le même exercice d'analyse, pour parvenir sensiblement aux mêmes conclusions quant à la variabilité de la qualité des études.22

 

L'acupuncture exercerait peut-être ses effets en modulant les niveaux sériques de substance P et de sérotonine, deux neurotransmetteurs mis en cause dans la maladie.23

 

Phytothérapie:

Cayenne  (Capsicum frutescens).  Des crèmes,  lotions  ou  onguents  contenant  de  la  capsicine,  le  composé actif  du cayenne, se sont avérées efficaces pour soulager les douleurs rhumatismales. Par ailleurs, la Commission E reconnaît l'usage externe du cayenne pour soulager les douleurs musculaires logées aux épaules, aux bras et à la colonne vertébrale. L'effet des préparations à base de capsicine chez les personnes atteintes de fibromyalgie n'est pas encore bien connu.

 

Tout de même, une étude préliminaire impliquant 45 sujets âgés de 18 à 70 ans a démontré que l'application d'une crème (concentrée à 0,025 % en capsicine) quatre fois par jour soulageait les tensions musculaires plus efficacement qu'un placebo.24 La capsicine exercerait son effet antidouleur en épuisant les réserves de substance P.

 

Suppléments:

5-HTP (5-hydroxytryptophane). Le 5-HTP est un précurseur de la synthèse de la sérotonine dans le cerveau. Il est surtout utilisé en traitement de la dépression. Tout de même, un traitement au 5-HTP pourrait soulager les personnes atteintes de fibromyalgie, comme l'ont démontré deux études réalisées sur un total de 100 sujets.25,26

 

Aussi, les résultats d'un essai comparatif mené sur 200 sujets indiquent qu'une combinaison d'antidépresseurs de type IMAO et de 5-HTP soulagent significativement les symptômes de la fibromyalgie et les migraines que subissent souvent les personnes atteintes de cette maladie.27

Les auteurs croient qu'un déficit de sérotonine est commun à ces deux pathologies et une synthèse récente (1998) souligne également le lien entre des faibles taux de sérotonine et la fibromyalgie, ce qui pourrait expliquer l'effet positif du 5-HTP dans le soulagement des symptômes de cette maladie.28

 

 

Dosage:

Un total de 300 mg par jour, à prendre en trois doses de 100 mg.

 

Note. L'utilisation du 5-HTP en automédication est controversée. Voir notre fiche à ce sujet.

SAM-e (S-adénosylméthionine). Principalement utilisé en traitement de la dépression et de l'arthrose, la SAM-e pourrait aussi bénéficier aux personnes qui souffrent de fibromyalgie. Un essai clinique à double insu avec placebo mené auprès de 44 sujets atteints de fibromyalgie a permis aux chercheurs de noter des améliorations significatives aux chapitres de la douleur, de la fatigue, de la raideur matinale et de l'humeur chez les sujets traités par rapport à ceux du groupe placebo.29

 

D'autres études ont testé la SAM-e auprès de fibromyalgiques, mais le produit était administré par injection intraveineuse plutôt que par voie orale.30

 

 

Note. Au Canada, on ne peut se procurer la SAM-e en vente libre, car Santé Canada a jugé qu'il s'agissait d'un médicament et non pas d'un supplément.

 

Acide malique et magnésium. Des suppléments de magnésium et d'acide malique sont largement commercialisés pour traiter la fibromyalgie. Pourtant, la seule étude testant leur efficacité (portant sur 24 personnes atteintes de fibromyalgie) a démontré qu'ils n'avaient aucun effet qui se démarquait du placebo.31 Le comprimé utilisé pour l'étude, le Super Malic®, contient 200 mg d'acide malique et 50 mg de magnésium. Les sujets traités recevaient trois comprimés de Super Malic® (deux fois par jour) ou un placebo durant quatre semaines.

 

Cette étude comportait une deuxième partie, cette fois non contrôlée avec un placebo, où les sujets recevaient une dose plus élevée de Super Malic® (jusqu'à six comprimés deux fois par jour) durant six mois. Les chercheurs croient qu'à long terme et à haute dose, ce traitement pourrait réduire les douleurs. Cette hypothèse n'a toutefois pas été vérifiée par d'autres études.

 

Autres suppléments de vitamines et minéraux. Les professionnels de la santé recommandent parfois aux personnes souffrant de fibromyalgie une panoplie de suppléments - de magnésium, de sélénium, de fer, de zinc, de calcium, de vitamines du groupe B, de vitamine C et d'antioxydants - soit pour combler une déficience, soit pour favoriser la relaxation musculaire ou améliorer l'humeur et le sommeil. D'après nos recherches, ces produits n'ont pas fait l'objet d'études cliniques chez des sujets fibromyalgiques.

 

Autres approches:

Un recueil américain rédigé à l'intention des médecins, le Clinician's Complete Reference to Complementary & Alternative Medicine, propose pour plusieurs maladies les approches alternatives les plus indiquées.32 Pour classer l'efficacité des méthodes, les auteurs se sont basés sur les connaissances issues de la pratique plutôt que sur des preuves scientifiques.

 

Selon  leur  compilation,  la  technique  Bowen,  la  méthode   Feldenkrais,   l'homéopathie  et  l'hypnothérapie seraient des approches idéales pour soulager les symptômes de la fibromyalgie.

 

Pharmacopée chinoise:

Le Xiao Yao Wan dit « Poudre de la libre promenade » est utilisé pour soulager les douleurs fibromyalgiques en médecine chinoise.

 

L'opinion de notre médecin:

La fibromyalgie est une maladie complexe, encore pleine d'inconnus. Dans ma pratique, et dans de nombreuses recherches, un sommeil non réparateur fait partie intégrante du problème. Le mauvais sommeil pourrait directement causer la douleur, la fatigue, les troubles cognitifs (concentration, mémoire). Les seuls médicaments qui ont une certaine efficacité agissent sur le cerveau en favorisant le sommeil profond. Une bonne hygiène du sommeil est donc primordiale. L'exercice physique modéré, l'alimentation et la gestion du stress prennent ici tout leur sens.

 

Malheureusement, peu de gens guérissent de la fibromyalgie; mais c'est possible. Il n'y a cependant pas de recette. Il semble que, parmi ceux et celles qui en ont guéris, plusieurs ont vécu une transformation majeure au plan psychologique, souvent au cours d'une thérapie psychocorporelle ou dans une pratique spirituelle. L'effet est souvent un regard neuf sur la vie, une façon différente de vivre.

Dr Paul Lépine, M.D. D.O.

 

Recherche et rédaction : Kheira Chakor, Ph.D. et Marie-Michèle Mantha, M.Sc.

 

Révision médicale : Dr Paul Lépine, M.D. D.O.

Fiche mise à jour le : 2 septembre 2003

 

 

Références:

Note : les liens hypertextes menant vers d'autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est possible qu'un lien devienne introuvable. Veuillez alors utiliser les outils de recherche pour retrouver l'information désirée.

 

Bibliographie:

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Notes:

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3. Ask DrWeil, Polaris Health (Ed). Balanced living, Health conditions - Fibromyalgia, DrWeil.com. [Consulté le 16 juin 2003]. http://www.drweil.com

 

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28. Juhl JH. Fibromyalgia and the serotonin pathway. Altern Med Rev. 1998 Oct;3(5):367-75. Review.

 

29. Jacobsen S, Danneskiold-Samsoe B, Andersen RB. Oral S-adenosylmethionine in primary fibromyalgia. Double-blind clinical evaluation. Scand J Rheumatol 1991;20(4):294-302.

 

30. Volkmann H, Norregaard J, Jacobsen S, Danneskiold-Samsoe B, Knoke G, Nehrdich D. Double-blind, placebo-controlled cross-over study of intravenous S-adenosyl-L-methionine in patients with fibromyalgia. Scand J Rheumatol 1997;26(3):206-11.

 

31. Russell IJ, Michalek JE, Flechas JD, Abraham GE. Treatment of fibromyalgia syndrome with Super Malic: a randomized, double blind, placebo controlled, crossover pilot study. J Rheumatol 1995 May;22(5):953-8.

 

32. Novey DW (Dir). Clinician's Complete Reference to Complementary and Alternative Medicine, Mosby, États-Unis, 2000, p. 803.

 

 

                                               Critères de classification utilisés sur PasseportSanté.net

Les neuf catégories du PasseportSanté.net

PasseportSanté.net classe les traitements de médecine alternative et complémentaire en neuf catégories, selon le type de données disponibles pour étayer leur usage. Voici les critères que nous utilisons pour ce faire.

 

Efficacité certaine : il existe une synthèse d'études contrôlées et randomisées arrivant à une conclusion clairement positive sur un effet précis ou usage reconnu par des autorités médicales compétentes.

 

Efficacité probable : il existe une synthèse d'études de cohorte, ou au moins trois études de cohorte présentant une méthodologie de bonne qualité, ou au moins deux études cliniques randomisées et contrôlées présentant une méthodologie de bonne qualité et portant sur un total d'au moins 200 sujets.

 

Efficacité possible : il existe au moins deux études cliniques présentant une méthodologie de bonne qualité et portant sur un total d'au moins 100 sujets, ou au moins deux études homogènes de cas-témoin portant sur un total d'au moins 150 sujets, ou au moins deux études de cohorte.

 

Efficacité incertaine : il n'existe que des études préliminaires (petit nombre de sujets), ou des études publiées avant 1980 et n'ayant pas été répétées depuis; ou des études concluent à l'efficacité du produit, d'autres concluent à son inefficacité; ou il s'agit d'une utilisation courante non documentée par des études et ne reposant pas sur un usage traditionnel.

 

Probablement inefficace : au moins deux études randomisées présentant une méthodologie de bonne qualité ont confirmé l'inefficacité pour l'usage mentionné.

 

Usage reconnu : usage reconnu par des organismes officiels d'évaluation des plantes : Commission E d'Allemagne, Organisation mondiale de la Santé (OMS) ou l'European Scientific Cooperative (ESCOP).

 

Usage traditionnel : usage contemporain fondé sur un usage traditionnel reconnu par des experts en ethnobotanique et en pharmacognosie.

 

Approches à considérer : traitements non documentés scientifiquement, mais qui ont un effet reconnu sur les symptômes de la maladie et qui sont recommandés par des sources officielles ou des experts indépendants, sur la base de l'expérience ou de la théorie. Par exemple, une pratique permettant de réduire le stress, comme la relaxation, ou de réguler des systèmes physiologiques, comme la médecine traditionnelle chinoise.

 

Approches non recommandées : approches et traitements pour lesquels aucune preuve ne permet de croire à l'efficacité réelle par rapport à un placebo ou présentant un niveau de risque élevé par rapport aux bénéfices attendus.

 

Comment avons-nous établi nos critères?

Au cours des dernières années, la littérature médicale a vu apparaître l'expression « evidence based medicine » ou « médecine fondée sur les données probantes ». C'est ainsi qu'on a baptisé le travail de classification des connaissances issues des recherches scientifiques médicales, selon le degré de certitude qu'on peut tirer de leurs conclusions.

 

En effet, face à l'incroyable abondance des recherches scientifiques et à la diversité des méthodes et protocoles utilisés, les chercheurs ont été obligés de créer une grille permettant de qualifier la force de la démonstration apportée par une ou des recherches. Cette force dépend de plusieurs facteurs liés à la puissance de l'étude (le nombre de sujets requis pour obtenir un résultat significatif), à la qualité de la méthodologie utilisée par les chercheurs, et à la manière plus ou moins claire et détaillée dont ils en rendent compte.

 

 

La force de la preuve apportée par les recherches est le plus souvent présentée selon une échelle à quatre niveaux.

 

Le niveau 1 ou A fournit une « preuve » que l'on peut qualifier de très forte.

Ceci regroupe les synthèses et méta-analyses d'études contrôlées randomisées, les études contrôlées randomisées dont la puissance et la qualité méthodologique sont très grandes et les études de type tous ou personne (dans lesquelles tous les sujets mouraient avant l'introduction de la procédure ou du médicament ou dans lesquelles tous les patients survivent tandis que jadis seulement certains ne mouraient pas).

 

Les études contrôlées randomisées sont l'étalon de mesure des recherches scientifiques car elles visent à enlever tout biais subjectif et tout effet de hasard dans les résultats en comparant au moins deux groupes composés de manière aléatoire (la randomisation) et en cachant aux sujets et aux expérimentateurs l'identité des gens qui reçoivent un produit actif ou un placebo (c'est le contrôle dit à « double insu » ou « double aveugle »).

 

Le niveau 2 ou B fournit une preuve un peu moins convaincante et regroupe des études contrôlées randomisées de moindre puissance et des synthèses d'études de cohorte. Les études de cohorte sont des études prospectives qui suivent un groupe de personnes durant une certaine période de temps (parfois des dizaines d'années) et observent ce qui se passe dans ce groupe.

 

Le niveau 3 ou C concerne les études de cas-contrôle, c'est-à-dire des études où l'on compare un groupe de personnes souffrant d'un problème avec un groupe de personnes possédant les mêmes caractéristiques, mais ne souffrant pas de ce problème. Il s'agit souvent d'études rétrospectives qui fournissent une démonstration assez faible.

 

Le niveau 4 ou D concerne des études cliniques non randomisées, des séries d'études de cas dont on peut tout au plus conclure qu'il y a peut-être là une piste intéressante, mais aucune certitude, et les opinions d'expert.

Il existe quelques variantes des types de recherches présentées, mais les exemples fournis permettent de comprendre que les études cliniques scientifiques ne sont pas toutes aussi convaincantes les unes que les autres et qu'il est nécessaire de les analyser selon certains critères pour s'y retrouver.

 

Lorsque les traitements proposés par les approches non conventionnelles de santé ont été l'objet de recherches scientifiques, PasseportSanté.net se base sur cette grille pour leur donner la cote « efficacité certaine », « efficacité probable », « efficacité possible », « efficacité incertaine » ou « probablement inefficace ».

 

 

                                                          La classification des traitements non conventionnels:

La plupart des traitements non conventionnels actuellement utilisés ne peuvent pas entrer dans cette grille d'analyse, car la majorité d'entre eux n'ont pas fait et ne feront probablement jamais l'objet de recherches scientifiques. Il y a deux raisons principales à cette situation : la première est que plusieurs de ces traitements sont issus de la tradition et ne présentent aucun intérêt commercial, la seconde, que ce sont souvent des approches globales qui se prêtent très mal au découpage analytique indispensable à l'évaluation de diverses variables.

 

Par contre, la tradition et un corpus de recherches de toute nature (publiées ou non, publiques ou privées) forment parfois une preuve assez solide pour que des organismes officiels comme l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), la Commission E d'Allemagne ou l'European Scientific Cooperative (ESCOP) (voir Nos références en phytothérapie) reconnaissent l'efficacité de certains traitements, même en l'absence de recherches scientifiques de haut niveau. Nous avons accordé à ce type de reconnaissance « officielle » la mention « Usage reconnu » et nous lui accolons le symbole de deux petites feuilles vertes.

 

Il existe aussi un savoir traditionnel reconnu par les experts en phytothérapie et en pharmacognosie (étude des médicaments d'origine végétale et animale). Nous croyons qu'il faut tenir compte de ce savoir éprouvé même s'il n'a pas encore été soumis à une évaluation scientifique. C'est la raison pour laquelle nous avons ajouté à notre grille la catégorie « Usage traditionnel », associée au symbole d'une petite feuille verte.

 

Il nous fallait également tenir compte des approches globales qui sont parfois des traitements de soutien très importants dans diverses affections, qu'elles soient aiguës ou chroniques. Nous les mentionnons donc dans la catégorie « Approches à considérer» lorsque des experts indépendants reconnaissent qu'elles peuvent avoir un effet sur les symptômes de la maladie.

 

Cette grille ne pouvait être complète sans mises en garde concernant l'utilisation de certains traitements ou approches dont rien ne permet de croire à une efficacité réelle par rapport à un placebo ou qui présentent un niveau de risque relativement élevé par rapport aux bénéfices attendus. Ces approches et traitements portent donc la mention « approches non recommandées ».

 

Nous croyons que cette grille de classification, fruit d'un travail approfondi d'analyse et de synthèse, permet d'avoir une idée très précise de la qualité de l'information disponible sur les choix possibles. Christian Lamontagne, éditeur

 

Références

Centre for Evidence-Based Medicine. Oxford-Centre for Evidence Based Medicine. Levels of Evidence and Grades of Recommendation. http://www.cebm.net

 

Natural Standard (Ed). Herbs & Supplements - Natural Standard evidence-based validated grading rationale.

 

Therapeutic Research Faculty (Ed). Natural Medicines Comprehensive Database. http://www.naturaldatabase.com

 

 

    Le traitement du syndrome de fibromyalgie par l'AD 337.

TOKYO, le 17 octobre2006.

 

   A l'attention des rédacteurs de la chronique affaires: Sosei annonce le lancement d'un essai de phase II sur le traitement du syndrome de fibromyalgie par l'AD 337.

 

TOKYO, le 17 oct. /CNW/ - La société biopharmaceutique Sosei Group Corporation ("Sosei"; 4565 à l'indice Mothers de la Bourse de Tokyo) annonce aujourd'hui que l'AD 337 fera l'objet d'un essai de principe de phase II sur le traitement du syndrome de fibromyalgie.

 

Cet énantiomère novateur est issu d'un analgésique non opioide à action centrale dont on a déjà autorisé la mise en marché.  

 

Mené en parallèle, l'essai multicentrique, randomisé, à double insu et contrôlé contre placebo permettra d'examiner l'efficacité, l'innocuité et la tolérabilité de l'AD 337 employé pour le traitement de la fibromyalgie chez des sujets féminins.

L'essai nécessitera l'inclusion d'une centaine de patientes. Il se déroulera dans une vingtaine de centres répartis au Royaume-Uni et en Australie.

 

Des études de phase I menées antérieurement sur l'administration d'une dose unique et de doses multiples à 49 sujets, au total, ont révélé le niveau de tolérabilité adéquat de l'AD 337, ainsi qu'un profil pharmacocinétique intéressant. L'AD 337, inhibiteur du recaptage de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN), produit une activité pharmacologique comparable aux médicaments qui révèlent des résultats prometteurs dans le domaine du traitement du syndrome de fibromyalgie. Il a également manifesté une activité antidépressive et anxiolytique. En outre, l'AD 337 devrait occasionner des interactions médicamenteuses de plus faible incidence, caractéristique hautement souhaitable quant aux membres de cette classe thérapeutique. Par ailleurs, l'emploi de l'AD 337 est envisagé pour d'autres indications.

 

Le syndrome de fibromyalgie affecte principalement les femmes âgées de 35 à 60 ans. Aux Etats-Unis, sa prévalence est estimée à 2 %. La maladie se caractérise par des douleurs musculosquelettiques diffuses. Elle présente de nombreuses comorbidités, notamment la fatigue, les troubles du sommeil et la dépression. L'étiologie du syndrome est méconnue.

 

Toutefois, on estime qu'une dysfonction de la sérotonine (5-HT) et de la noradrénaline (NA) constitue un facteur contribuant à ce syndrome. A l'heure actuelle, il n'existe aucun médicament dont on a autorisé spécifiquement l'emploi pour les cas de fibromyalgie.

 

Certains traitements permettent toutefois d'atténuer divers symptômes de ce syndrome.

 

La valeur du marché mondial de ces traitements s'établit à quelque 300 millions $. Elle devrait atteindre 1 milliard $ au cours des 10 prochaines années, dès le lancement de nouvelles options indiquées spécifiquement pour le traitement de la fibromyalgie.

 

"Nous sommes ravis d'annoncer le lancement de notre programme d'essai de phase II. Il représente une étape importante en faveur de la validation du profil clinique de l'AD 337. A notre avis, ce produit très prometteur devrait répondre à d'importants besoins médicaux non satisfaits", a déclaré Shinichi Tamura, président et directeur général de Sosei.

 

 

Notes aux rédacteurs :

Sosei en bref : Sosei Group Corporation, grande société biopharmaceutique internationale, possède une expertise importante en recherche et développement liés aux produits. Elle a établi un modèle d'entreprise à risque réduit en définissant principalement de nouveaux emplois relatifs à des médicaments connus et en exploitant sa position unique sur les marchés pharmaceutiques du Japon, de l'Europe et de l'Amérique du Nord, grâce à l'acquisition et à l'intégration de composés au Japon.Pour obtenir de plus amples renseignements sur Sosei, veuillez consulter le site Web à l'adresse www.sosei.com

 

Renseignements: Sosei Group Corporation : Julian Gilbert, Ph. D., directeur d'affaires principal, Numéros de téléphone : +44- (0)1799- 532350 ou +44- (0)207- 529- 8400; Financial Dynamics : Julia Phillips, Numéro de téléphone : +44- (0)207- 831- 3113; The Trout Group : Brandon Lewis (poste 15), Thomas Fechtner (poste 31), Numéro de téléphone : +1- 212- 477- 9007.

 

 

      Insomnie Traitements possibles !

 

 Traitements médicaux:

Somnifères (benzodiazépines), antidépresseurs (en cas de dépression ou d'anxiété), dispositif spécial et chirurgie (en cas d'apnée du sommeil), pramipéxole (en cas de syndrome des jambes sans repos), analgésiques (en cas de douleurs).

 

Traitements non conventionnels:

Somnifères (benzodiazépines), antidépresseurs (en cas de dépression ou d'anxiété), dispositif spécial et chirurgie (en cas d'apnée du sommeil), pramipéxole (en cas de syndrome des jambes sans repos), analgésiques (en cas de douleurs).

Mélatonine (en cas de dérèglement des rythmes circadiens).

Kava (pour réduire les symptômes liés au sevrage des benzodiazépines), mélatonine, valériane.

acupuncture, acupression.

Lait chaud, homéopathie, pharmacopée chinoise, massothérapie, mesures diverses (synchronisation de son horloge interne, etc.).

Valériane, camomille allemande, lavande, mélisse.

 

Description médicale:

L'insomnie se définit par un ensemble de troubles du sommeil qui donnent l'impression de ne pas avoir assez dormi ou de ne pas avoir dormi d'un sommeil suffisamment réparateur.

Bien  dormir  est  important  pour  la  santé  à  long  terme.  Durant  notre  sommeil,  plusieurs  processus  physiologiques s'accomplissent, principalement sous le contrôle de l'hormone de croissance. La sécrétion de celle-ci par l'hypophyse stimule la régénération des tissus, du foie, des muscles, et participe à plusieurs autres réactions bénéfiques à notre corps.

C'est  durant   le  sommeil  que   la  sécrétion  d'hormone  de  croissance  est  la plus élevée. Le cerveau aussi profite de cet intermède pour éliminer ses « déchets » grâce aux antioxydants.

Généralement,  en  s'attaquant  à   la  cause  de  l'insomnie,   la  plupart  des  gens  retrouvent leurs nuits réparatrices après quelques semaines. Toutefois, si les troubles du sommeil sont la conséquence d'un traumatisme, cela peut prendre des années avant de s'en libérer.

 

Types d'insomnie:

Grosso modo, on distingue trois types d'insomnie:

 

L'insomnie aiguë, qui dure moins de deux semaines.

 

L'insomnie subaiguë, qui dure entre deux semaines et six mois.

 

L'insomnie chronique, qui persiste plus de six mois.

 

Causes:

L'insomnie est un symptôme, pas une maladie en soi, un peu comme la fièvre. Avant de penser à traiter l'insomnie, il faut en trouver la ou les causes. Outre les facteurs liés aux habitudes de vie et à l'environnement (voir « Facteurs de risque »), des troubles physiques passagers ou chroniques, risquent de perturber le sommeil. Certains, comme les deux qui suivent, peuvent même constituer un réel empêchement au sommeil.

 

Le syndrome des jambes sans repos se caractérise par des mouvements répétitifs des jambes résultant d'un désordre des mouvements moteurs. Pour des raisons mystérieuses, ce syndrome, souvent héréditaire (40 % des gens qui en souffrent ont un parent immédiat touché par ce problème), serait deux fois plus répandu au Québec qu'ailleurs au Canada. Les sensations désagréables qu'il provoque sont surtout présentes lors de périodes de repos, de détente ou d'inactivité durant le jour, mais spécialement au moment de l'endormissement

 

L'apnée du sommeil, qui est fréquente chez les ronfleurs, provoque une suspension de la respiration de 10 à 30 secondes (ou plus). Le dormeur se réveille des centaines de fois dans une nuit. Ce sommeil superficiel entraîne une fatigue et une somnolence diurnes.

 

Quant à l'âge, il peut également représenter une cause importante d'insomnie. Les épisodes occasionnels d'insomnie sont très courants chez les personnes âgées de plus de 60 ans, pour différentes raisons, comme des changements biologiques, des maladies (davantage de médication), une sensibilité accrue aux facteurs environnementaux ou de l'anxiété.

 

Conséquences:

Les conséquences de l'insomnie se font vite sentir : fatigue, somnolence, irritabilité, pertes de mémoire et difficultés de concentration. De plus, tous nos points faibles deviennent plus évidents : aggravation de problèmes digestifs, de migraines, de symptômes de ménopause, de douleurs musculaires, etc. Si quelques nuits blanches occasionnelles ne sont pas alarmantes, plusieurs nuits sans sommeil le deviennent. Les problèmes de vigilance qui découlent de l'insomnie peuvent être lourds de conséquences.

 

Le manque de sommeil serait responsable d'un grand nombre de difficultés scolaires, au primaire en particulier.

 

La somnolence au volant représenterait de 25 % à 50 % des causes d'accidents de la route selon certaines statistiques1.

une privation de sommeil, qui dure plus de quelques jours affecte également le système immunitaire, lequel est particulièrement actif durant la nuit. C'est d'ailleurs pourquoi on recommande davantage de repos aux personnes atteintes de rhume ou de grippe. 

 

Symptômes:

De la difficulté à s'endormir.

 

Un réveil prématuré.

 

Des réveils intermittents durant la nuit.

 

Une impression de fatigue au réveil malgré un sommeil normal.

 

De la fatigue, de l'irritabilité et des troubles de concentration durant le jour.

 

Une anticipation anxieuse de l'arrivée de la nuit.

 

 

Personnes à risque:

Les femmes seraient davantage enclines à souffrir d'insomnie que les hommes, surtout lorsqu'elles sont âgées de plus de 60 ans.  

Chez les personnes âgées de 60 ans et plus, le sommeil devient plus léger. pour plusieurs raisons : changements biologiques, maladies (et davantage de médication), sensibilité accrue aux facteurs environnementaux, anxiété, etc.

Les femmes enceintes dans leurs derniers mois de grossesse : la compression de la vessie causant des envies fréquentes d'uriner.

 

Facteurs de risque:

La consommation tardive d'excitants (thé, café, cola, chocolat, etc.) et tabagisme.

 

Le stress, l'anxiété, un état dépressif, un traumatisme ou des troubles psychiatriques.

 

Des perturbations du cycle du sommeil (décalage horaire, horaires de travail irréguliers, etc.).

 

Des changements dans la routine (chambre d'hôtel, maison d'un ami, etc.).

 

Un environnement inconfortable qui n'est pas propice au sommeil : température inadéquate, éclairage et bruit trop importants, nuit de sommeil en haute altitude ou avec un ronfleur, etc.

 

Des troubles digestifs.

 

Une mauvaise hygiène du sommeil (siestes trop longues, manque d'activité diurne, soirées trop actives, heures de sommeil irrégulières, etc.).

 

Le syndrome des jambes sans repos.

 

Un sevrage (tabac, somnifères, tranquillisants).

 

La prise de certains médicaments, comme les décongestionnants et bronchodilatateurs (l'effet sédatif du médicament est mentionné sur l'emballage).

 

La consommation de plantes stimulantes (comme l'éphédra).

Un travail excessif à l'ordinateur.

 

Des changements hormonaux (grossesse, hyperthyroïdie, ménopause, etc.).

 

Des acouphènes.

 

Une maladie, comme le reflux gastriques, la fibromyalgie, une maladie chronique (maladies du rein, insuffisance cardiaque, asthme, etc.), de l'apnée du sommeil, de l'hyperactivité, de la nycturie ou une maladie entraînant de grandes souffrances (cancer, arthrite, etc.).

 

Prévention:

Voici quelques trucs pour adopter un mode de vie favorable au sommeil.

 

 

Faire de 20 à 30 minutes d'exercice par jour:

Les personnes qui font régulièrement de l'exercice, même de façon modérée, dormiraient mieux que les autres. Une étude contrôlée et randomisée de l'Université Stanford (Californie) a démontré que des adultes âgés de 50 à 76 ans souffrant d'insomnie modérée pouvaient améliorer la qualité de leur sommeil en pratiquant régulièrement des exercices d'intensité moyenne. Les sujets actifs s'endormaient deux fois plus vite et dormaient une heure de plus par nuit que les sujets sédentaires.2

 

Faire attention au repas du soir:

Prendre un repas copieux juste avant de se coucher ne favorise pas le sommeil.

 

Un repas riche en glucides, contenant de faibles quantités de protéines et de gras, faciliterait le sommeil en stimulant la production de mélatonine et de sérotonine, deux médiateurs chimiques qui agissent dans les centres nerveux. Certains suggèrent même de consommer une collation faite de sucres et de féculents avant de se mettre au lit.28

 

Éviter la consommation d'excitants:

Dans les quelques heures qui précèdent le coucher, éviter de consommer des excitants tels le café, le thé, le chocolat, la nicotine ou les colas. De façon générale, on recommande de ne pas prendre plus de deux ou trois tasses de café par jour. Certaines personnes plus sensibles à la caféine ne pourront toutefois pas fermer l'oeil de la nuit, même si elles ne boivent qu'un seul café plusieurs heures avant de se mettre au lit.

 

Se détendre avant de se coucher:

Bien que de façon générale, les exercices vigoureux soient tout à fait recommandables, mieux vaut ne pas s'y adonner en fin de journée. Dans les heures qui précèdent le coucher, privilégier des activités plus calmes : une marche au grand air, quelques postures de yoga, un peu de lecture ou de relaxation, etc. La détente du corps et de l'esprit facilite le glissement dans les bras de Morphée. Aussi, une belle musique, une lecture inspirante, des images réjouissantes valent mieux qu'un bulletin d'information ou un film violent. Établir une routine d'heure de coucher et tenter de se lever approximativement à la même heure tous les jours peut aider. Voir la section « Autres approches ».

 

Aménager un environnement qui favorise le sommeil:

En ville, on peut se munir de rideaux ou de stores qui coupent toute source de lumière extérieure, fut-elle ténue (celle des lampadaires, par exemple). La lumière agit directement sur l'hypophyse, une glande qui exerce une influence majeure sur l'horloge biologique.

 

Au besoin, on peut atténuer les bruits environnants en aménageant les chambres à coucher dans les pièces les plus silencieuses de la maison, en insonorisant murs, plafonds et planchers. Plus simplement, on peut aussi avoir recours à des « bouchons » d'oreilles.

 

Le téléviseur et l'ordinateur dégagent de forts rayonnements électromagnétiques qui peuvent nuire au sommeil. Certains déconseillent d'installer ce type d'appareils dans une chambre à coucher. Attention aux radios-réveils électriques qui produisent aussi un champ électromagnétique non négligeable. Une distance de 60 cm entre ce petit appareil et le dormeur serait souhaitable.

 

Traitements médicaux:

Dans le cas d'insomnie aiguë ou subaiguë, le mode de vie et l'environnement immédiat peuvent être modifiés de façon à favoriser le sommeil. Le traitement par les comportements appelés « contrôle des stimuli » est particulièrement efficace, d'après le Dr Paul Lépine. Il s'agit de règles de comportements à observer scrupuleusement.

 

1. Se lever à heure fixe tous les matins, sept jours sur sept. Il ne faut pas « récupérer » les heures d'insomnie au petit matin en retardant son lever.

 

2. Aucune autre activité que la sexualité et le sommeil n'est permise au lit (idéalement dans toute la chambre à coucher).

 

3. Ne pas rester éveillé au lit plus de 20 à 30 minutes. Si c'est le cas, il faut se lever, sortir de la chambre, faire une activité relaxante et retourner au lit lorsqu'on sent le sommeil nous gagner de nouveau. Le faire aussi souvent que nécessaire.

 

4. Aucune sieste n'est permise.

 

Cette méthode a fait ses preuves dans plusieurs études scientifiques. L'amélioration du sommeil est présente dès la fin du premier mois d'utilisation de cette méthode. Son inconvénient est qu'elle demande de la discipline et de la motivation.

Si l'insomnie persiste, il importe d'en parler à son médecin afin d'en identifier la ou les causes. Au besoin, des somnifères, généralement des benzodiazépines, pourront être prescrits, mais à court terme seulement. En effet, les benzodiazépines, utilisées à long terme, provoquent une dépendance (le besoin intense d'en prendre), de la tolérance (perte d'efficacité avec le temps) et des symptômes de sevrage à l'arrêt (anxiété, agitation, perturbation du sommeil, troubles digestifs ou autres malaises).

Leurs effets secondaires les plus courants sont une certaine amnésie et de la somnolence durant la période d'éveil. Ils affectent surtout les ondes cérébrales du sommeil profond. De nouvelles molécules somnifères non benzodiazépines (dont la zopiclone), sont disponibles depuis quelques années. Leurs avantages sont : pas de dépendance, pas de tolérance, sevrage plus facile. Leurs effets à long terme sont cependant encore peu documentés.

 

N.B. Il est important de consulter son médecin lorsqu'on veut cesser de prendre des somnifères ou des tranquillisants pour éviter un éventuel syndrome de sevrage. D'après une étude publiée en 2004, il semble que la thérapie cognitivo-comportementale facilite le sevrage complet aux benzodiazépines chez les insomniaques chroniques et augmente la qualité du sommeil.36 Les résultats étaient visibles après trois mois de ce traitement. Le but de la thérapie cognitivo-comportementale est de corriger certaines croyances qui amplifient l'insomnie et d'adopter des habitudes qui favorisent le sommeil.

 

L'insomnie chronique requiert un traitement spécifique à chaque situation, selon les besoins.

En cas d'anxiété profonde, de dépression ou de tout autre désordre psychologique, le médecin peut prescrire des antidépresseurs qui soulageront l'insomnie et aussi référer le patient à un psychologue ou à un psychiatre.

 

Pour l'apnée du sommeil, on essaiera, dans un premier temps, quelques « trucs maison » :

Dormir sur un matelas ferme, sans oreiller.

 

Ne pas dormir sur le dos.

 

Surélever la tête du lit.

 

Perdre du poids. s'il y a obésité.

 

Eviter l'alcool et le tabac.

 

Si ces mesures s'avèrent inefficaces, plusieurs approches médicales sont possibles, notamment l'usage d'un dispositif spécial dans la bouche pour rétention de la langue en repositionnement mandibulaire qui permet de limiter l'obstruction nasale et, en dernier recours, la chirurgie.

On peut soulager le syndrome des jambes sans repos en se levant et en marchant, mais l'apaisement n'est que temporaire.

 

Pour les cas sérieux qui nuisent véritablement à la qualité du sommeil, le médecin peut prescrire un médicament à base de pramipexole.

 

En cas d'insomnie provoquée par la douleur, le recours à des analgésiques est possible. Cela dit, certains d'entre eux peuvent provoquer de l'insomnie. Si c'est le cas, ne pas hésiter à demander à son médecin de changer l'ordonnance.

 

Traitements non conventionnels:

Acupuncture et acupression. Encore peu d'études cliniques ont évalué l'efficacité de l'acupuncture et de l'acupression pour traiter l'insomnie. Tout de même, selon un article de synthèse, l'acupuncture permettrait de traiter l'insomnie avec un taux de succès de 90 %.3 Une récente étude contrôlée et randomisée va dans le même sens. Lors de cette étude, qui portait sur 40 patients souffrant d'insomnie primaire (non causée par une autre maladie), les patients traités réellement ont reçu trois à cinq séances à raison d'une fois par semaine. Tant d'un point objectif que subjectif, cette approche s'est avérée efficace pour soigner la difficulté à s'endormir ou à rester endormi.4

 

Quant à l'acupression, qui consiste à stimuler les points d'acupuncture avec la pression des doigts, elle permettrait aussi d'améliorer la qualité et la durée du sommeil. C'est ce que tend notamment à démontrer une récente étude en simple aveugle à laquelle participaient 84 résidents d'une maison de santé.5

Lors de cette étude, on a pratiqué l'acupression durant cinq minutes à raison de cinq fois par semaine durant trois semaines. Les participants traités réellement s'endormaient plus vite et dormaient plus profondément.

 

Phytothérapie:

Valériane. (Valeriana officinalis). La racine de cette plante est indiquée par la Commission E pour traiter l'agitation et les troubles du sommeil causés par la nervosité. Ses effets sédatifs sont aussi reconnus par l'Organisation mondiale de la Santé. L'efficacité de la valériane pour favoriser l'endormissement et améliorer la qualité du sommeil a fait l'objet de nombreuses recherches. Depuis la fin des années 1970, une douzaine d'études cliniques portant sur un total d'environ 700 sujets ont démontré que la valériane était plus efficace qu'un placebo6-15,33-35 et aussi efficace que certains somnifères, calmants et hypnotiques de synthèse, effets indésirables en moins.12,14 Cependant, des études plus récentes n'ont pas obtenus de résultats concluants.

 

Kava .(Piper methysticum). Certaines données indiquent que le kava pourrait aider à réduire l'anxiété et l'agitation liées au sevrage des benzodiazépines. Une étude a porté sur 40 sujets qui ont reçu des doses croissantes de kava (jusqu'à 300 mg par jour de l'extrait WS 1490®) ou un placebo tout en diminuant le dosage de leurs benzodiazépines sur une période de deux semaines : les sujets prenant du kava ont vu leurs symptômes s'améliorer progressivement entre la première et la cinquième semaine de traitement, tandis que ceux du groupe placebo n'ont bénéficié d'aucune amélioration.31

 

Deux études comparant les effets du kava à ceux des benzodiazépines ont montré que la plante était aussi efficace que ces médicaments de synthèse. L'une d'elles a duré six semaines et a porté sur 164 patients : les chercheurs ont constaté qu'une dose de 300 mg par jour d'un extrait standardisé (WS 1490®) avait été aussi efficace que 15 mg ou que 9 mg de bromazépam pour réduire l'anxiété chez des patients diagnostiqués à l'aide d'outils reconnus.37

 

Par ailleurs, une étude qui impliquait 24 sujets souffrant d'une insomnie liée au stress suggère que le kava est aussi efficace que la valériane pour soigner le stress et l'insomnie.9 Les participants à l'étude étaient traités durant six semaines avec 120 mg de kava par jour puis, après deux semaines d'arrêt de traitement, prenaient 600 mg de valériane par jour durant six autres semaines. Notez que 42 % des sujets ont connu des effets secondaires, les plus fréquents étant des étourdissements, dus au kava, et des rêves marquants, dus à la valériane.

 

N.B. Le 21 août 2002, Santé Canada a interdit la vente de tous les produits contenant du kava à la suite de rapports reliant son utilisation à de graves troubles hépatiques. Pour en savoir davantage.

 

Camomille allemande. (Matricaria recutita). La Commission E reconnaît l'usage des fleurs de camomille pour traiter l'insomnie mineure causée par la nervosité et l'agitation.

 

Dosage

Faire une infusion avec 1 c. à soupe (3 g) de fleurs séchées dans 150 ml d'eau bouillante pendant 5 à 10 minutes. Boire de trois à quatre fois par jour. L'Organisation mondiale de la Santé estime qu'une dose quotidienne de 24 g ne présente aucun danger.

 

Lavande. (Lavandula). La Commission E approuve l'usage de la fleur de lavande pour traiter l'insomnie, que ce soit sous la forme séchée ou en huile essentielle.18 Certains utilisent son huile essentielle comme huile de massage, ce qui aide, semble-t-il, à relaxer et à trouver le sommeil (voir Massothérapie dans « Autres approches »).

 

Dosage

Usage interne:

En infusion, de une à deux cuillerées à café de fleurs ou de feuilles dans une tasse (250 ml) d'eau bouillante (laisser infuser de 10 à 15 minutes, trois tasses par jour, surtout avant le coucher) ou en teinture, de 1 ml à 2 ml, deux à trois fois par jour.

 

Usage externe:

Prendre un bain à la lavande. Infuser de 20 g à 100 g de fleurs de lavande dans deux litres d'eau bouillante, filtrer et ajouter à l'eau du bain.

 

Mélisse. (Melissa officinalis). Cette plante est depuis longtemps utilisée sous forme d'infusion pour soigner les troubles légers du système nerveux, notamment l'agitation et l'insomnie. La Commission E et l'ESCOP reconnaissent les propriétés médicinales de la mélisse pour cet usage, par voie interne. Les herboristes utilisent souvent la mélisse en association avec la valériane pour traiter l'insomnie légère.

 

Dosage

Infuser de 1,5 g à 4,5 g de feuilles séchées de mélisse dans 250 ml d'eau bouillante et prendre de deux à trois fois par jour.

N.B. Les principes actifs de la mélisse étant volatiles, l'infusion des feuilles séchées doit se faire dans un contenant fermé; sinon, il est préférable d'utiliser des feuilles fraîches.

 

Suppléments:

Mélatonine. La mélatonine, aussi surnommée « hormone du sommeil », est sécrétée par la glande pinéale à partir d'une autre hormone, la sérotonine. Cette transformation qui s'effectue en l'absence de lumière (durant la nuit normalement) incite l'organisme au repos. La mélatonine est largement responsable de la régulation des cycles d'éveil et de sommeil.

Lorsque ceux-ci sont perturbés, il est parfois possible de recourir à des suppléments de mélatonine pour rétablir l'équilibre.

 

Traiter les troubles du sommeil liés à un dérèglement des rythmes circadiens. Plusieurs études se sont penchées sur les effets de la prise de suppléments de mélatonine sur la qualité du sommeil chez les voyageurs aux prises avec le décalage horaire, chez les non-voyants, les enfants et adolescents déficients mentaux, les autistes et les personnes souffrant de certains troubles neurologiques.22-25,38

 

Dosage

Prendre de 3 mg à 5 mg au coucher, durant le voyage, pendant quatre à cinq jours.

 

Traiter d'autres formes d'insomnie. La mélatonine pourrait aider à traiter l'insomnie primaire (non reliée à une autre maladie), notamment chez les personnes âgées.39 Elle pourrait aussi améliorer le sommeil de personnes plus jeunes40 et le délai d'endormissement chez les enfants aux prises avec un problème d'insomnie41. Des études préliminaires suggèrent une efficacité pour soulager l'insomnie secondaire causée par des acouphènes42 ou la maladie d'Alzheimer43.

 

Dosage

Prendre 3 mg de 30 minutes à une heure avant le coucher. Ce traitement n'est efficace que si le taux de mélatonine de la personne est bas.

 

Approches à considérer:

Lait chaud. Le Dr Andrew Weil affirme que le lait, surtout s'il est chaud, favorise le sommeil chez certaines personnes. Cela dit, on ne connaît pas précisément la substance responsable de cet effet sédatif. Il se pourrait que ce soit les « casomorphines ».

 

Homéopathie. L'homéopathie  peut  donner  de  bons  résultats en cas d'insomnie récente et non habituelle, mais elle traitera plus difficilement une insomnie ancienne.29 On peut choisir le remède en fonction des symptômes les plus manifestes, mais l'idéal est de consulter un homéopathe, surtout si l'insomnie tarde à passer ou qu'elle s'aggrave.32

 

Pharmacopée chinoise. Il existe plusieurs préparations traditionnelles pouvant servir en cas d'insomnie ou de sommeil agité : An Mian Pian, Gui Pi Wan, Suan Zao Ren Wan (la graine du jujubier), Tian Wang Bu Xin Wan, Zhi Bai Di Huang Wan. Consulter les fiches de la section Pharmacopée chinoise et la fiche Jujubier (Documents associés).

En Médecine chinoise traditionnelle, on utilise aussi les baies de schisandra (baies rouges séchées) et le reishi (un champignon) pour traiter l'insomnie.

 

Massothérapie. De façon générale, les massages aident à libérer les tensions physiques et mentales et prédisposent au sommeil.19 Utiliser une huile à base de lavande pour faire le massage aiderait à relâcher l'anxiété encore davantage qu'un massage seul.20

 

Mesures diverses:

Synchroniser son horloge interne par la privation du sommeil. L'insomnie résulte souvent de mauvaises habitudes développées sans trop s'en rendre compte. Pour une raison ou pour une autre, il peut arriver que l'on doive se coucher tard durant une certaine période. À la longue, l'horloge biologique se désynchronise, ce qui peut entraîner des problèmes d'insomnie. Le sommeil devient alors plus superficiel et moins réparateur. En provoquant une privation partielle du sommeil, on obtiendra un sommeil plus profond, plus régulier et de nouveau synchronisé avec les autres rythmes biologiques du corps.

 

Pour remédier à la situation, il faut donc resynchroniser ses cycles de sommeil et d'éveil en prenant l'habitude de se coucher et de se lever à heures fixes.30

Pour ce faire, déterminer des heures de sommeil en accord avec ses activités. L'heure du réveil est particulièrement importante. C'est surtout elle qui régularise les rythmes biologiques.

 

Marche à suivre (en supposant que l'on veuille se lever à sept heures) :

 

1. Fixer une heure pour se mettre au lit qui amène un sommeil légèrement plus court que ce que l'on croit avoir besoin, par exemple, une heure du matin, ce qui donne six heures de sommeil. Une personne qui a l'habitude de dormir plus longtemps trouvera sans doute sa nuit un peu courte mais, par ailleurs, son sommeil sera plus profond.

 

2. Si on dort bien, se coucher 15 minutes plus tôt le soir suivant, soit à 12h45. Maintenir cet horaire durant une semaine, puis ajouter 15 minutes supplémentaires en se couchant à 12h30. Procéder ainsi jusqu'à ce que le nombre d'heures de sommeil requis soit atteint. Si on se sent en forme au réveil, c'est signe que le nombre d'heures allouées au sommeil est suffisant.

 

3. Si la qualité du sommeil se détériore, retarder l'heure du coucher de 15 minutes et maintenir cette routine.

Ne pas rester au lit si le sommeil ne vient pas. Rien de pire que de se retourner inlassablement dans son lit en se faisant du mauvais sang parce que le sommeil tarde à venir. Dans de tels cas, mieux vaut se lever et s'occuper.

 

Recherche et rédaction : Robert Dehin, Jocelyne Aubry et Marie-Michèle Mantha, M.Sc.

Révision médicale : Dre Lise Després, M.D. et Dr Paul Lépine, M.D., D.O.

 

Fiche modifiée: le 16 octobre 2006.

 

Références:

Note : les liens hypertextes menant vers d'autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est possible qu'un lien devienne introuvable. Veuillez alors utiliser les outils de recherche pour retrouver l'information désirée.

 

 

Bibliographie:

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Touring Club Suisse. Somnolence au volant : Réveillez-vous ! Genève mobile - Revue de la section genevoise, no 2, juin 2001.

 

Notes:

1. Touring Club Suisse. Somnolence au volant : Réveillez-vous ! Genève mobile - Revue de la section genevoise, no 2, juin 2001.

2. King   AC,  Oman  RF,  et  al.  Moderate-intensity exercise and self-rated quality of sleep in older adults. A randomized controlled trial, JAMA, 1997 Jan 1;277(1):32-7.

3. Lin Y. Acupuncture treatment for insomnia and acupuncture analgesia. Psychiatry Clin Neurosci, 1995 May;49(2):119-20.

4. Montakab H. [Acupuncture and insomnia] [Article in German], Forsch Komplementarmed, 1999 Feb;6 Suppl 1:29-31.

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6. Hänsel R, Schulz V, Tyler VE. Rational Phytotherapy. A Physisicians' Guide to Herbal Medicine. Springer, Berlin, 1998, pages 87 à 97.

7. Poyares DR, Guilleminault C, et al. Can valerian improve the sleep of insomniacs after benzodiazepine withdrawal?Prog Neuropsychopharmacol Biol Psychiatry, 2002;26:539-45.

8. Herrera-Arellano A, Luna-Villegas G, et al. Polysomnographic evaluation of the hypnotic effect of Valeriana edulis standardized extract in patients suffering from insomnia, Planta Med, 2001 Nov;67(8):695-9.

9. Wheatley D. Kava and valerian in the treatment of stress-induced insomnia, Phytother Res, 2001 Sep;15(6):549-51.

10.  Dominguez  RA, Bravo-Valverde  RL,  et al.  Valerian as a hypnotic for Hispanic patients,  Cultur  Divers   Ethnic    Minor Psychol, 2000 Feb;6(1):84-92.

11. Fussel A, Wolf A, Brattstrom A. Effect of a fixed valerian-Hop extract combination (Ze 91019) on sleep polygraphy in patients with non-organic insomnia: a pilot study, Eur J Med Res, 2000 Sep 18;5(9):385-90.

12. Dorn M. Valerian versus oxazepam: efficacy and tolerability in non-organic and non-psychiatric insomniacs: a randomized, double-blind, clinical, comparative study [in German], Forsch KomplementärmedKlass Naturheilkd, 2000;7:79 _ 84.

13. Donath F, Quispe S, et al. Critical evaluation of the effect of valerian extract on sleep structure and sleep quality, Pharmacopsych, 2000;33:47-53.

14. Schmitz M, Jackel M. [Comparative study for assessing quality of life of patients with exogenous sleep disorders (temporary sleep onset and sleep interruption disorders) treated with a hops-valarian preparation and a benzodiazepine drug] [Article in German], Wien Med Wochenschr, 1998;148(13):291-8.

15. Lindahl O, Lindwall L. Double blind study of a valerian preparation, Pharmacol Biochem Behav, 1989 Apr;32(4):1065-6.

18. Blumenthal  M  (Ed).  The  Complete  German  Commission  E  Monographs:  Therapeutic  Guide  to  Herbal  Medicines, American Botanical Council, publié en collaboration avec Integrative Medicine Communications, États-Unis, 1998, p. 159-160.

19. Integrative Medicine Communications (Ed). Clinical reference, Conditions - Insomnia, Onemedicine.com. [Consulté le 20 janvier 2003].

20. Cauffield JS, Forbes HJ. Dietary supplements used in the treatment of depression, anxiety, and sleep disorders. Lippincotts Prim Care Pract 1999 May-Jun;3(3):290-304.

22. Ross C, Davies P, Whitehouse W. Melatonin treatment for sleep disorders in children with neurodevelopmental disorders: an observational study. Dev Med Child Neurol. 2002 May;44(5):339-44.

23. Lancioni GE, O'Reilly MF, Basili G. Review of strategies for treating sleep problems in persons with severe or profound mental retardation or multiple handicaps.Am J Ment Retard 1999 Mar;104(2):170-86.

24. Jan JE, O'Donnell ME. Use of melatonin in the treatment of paediatric sleep disorders. J Pineal Res 1996;21(4):193-9.

25. Jan JE, Freeman RD, Fast DK. Melatonin treatment of sleep-wake cycle disorders in children and adolescents. Dev Med Child Neurol. 1999 Jul;41(7):491-500. Review. Étude citée dans : de Leersnyder H. Traitement par la mélatonine des troubles du sommeil de l'enfant. Archives de Pédiatrie, Mai 2002 Suppl 2:190s-191s.

28. Carper Jean. Food - Your Miracle Medicine. Harper Perennial, New York, 1994, p. 446-448.

29. Horvilleur A. Guide familial de l'homéopathie, Ed. Quebecor, Canada, 1993, p. 144-145.

30. Gendron Louise. Les secrets du sommeil, L'actualité, 15 avril 1997.

31. Malsch   U,  Kieser  M. Efficacy of kava-kava in the treatment of non-psychotic anxiety, following pretreatment with benzodiazepines. Psychopharmacology (Berl) 2001 Sep;157(3):277-83.

32. Integrative Medicine Communications (Ed). Clinical reference, Conditions - Insomia, Onemedicine.com. [Consulté le 21 janvier 2003]. http://www.onemedicine.com.

33. Leathwood PD, Chauffard F, Heck E, Munoz-Box R. Aqueous extract of valerian root (Valeriana officinalis L.) improves sleep quality in man. Pharmacol Biochem Behav 1982 Jul;17(1):65-71.

34. Vorbach EU, Gortelmeyer R, Bruning J. Therapy for insomniacs: effectiveness and tolerance of valerian preparations [translated from German]. Psychopharmakotherapie. 1996;3:109 - 115. Étude citée dans : Hänsel R, Schulz V, Tyler VE. Rational Phytotherapy. A Physisicians' Guide to Herbal Medicine. Springer, Berlin, 1998, pages 87 à 97 et dans The Natural Pharmacist. Herbs & Supplements. Natural Health Encyclopedia. Valerian. [Consulté le 9 septembre 2002]. Natural Products Encyclopedia http://www.consumerlab.com

35. Kamm-Kohl AV, Jansen W, Brockmann P. Modern valerian therapy for nervous disorders in old age [translated from German]. Med Welt. 1984;35:1450 -1454. Étude citée dans : Hänsel R, Schulz V, Tyler VE. Rational Phytotherapy. A Physisicians' Guide to Herbal Medicine. Springer, Berlin, 1998, pages 87 à 97 et dans The Natural Pharmacist. Herbs & Supplements. Natural Health Encyclopedia. Valerian. [Consulté le 9 septembre 2002]. Natural Products Encyclopedia http://www.consumerlab.com

36. G.C. Comment se libérer des somnifères? L'Actualité Médicale, vol. 25, no 12, 24 mars 2004.

37. Woelk  H,  Kapoula  O,  et  al.  [Treatment  of  patients  suffering  from  anxiety- double-blind study: kava special extract versus benzodiazepines]. Z Allg Med 1993;69:271-277. Étude mentionnée dans : Natural Standard Monograph Kava [Consulté le 15 octobre 2002] Naturalstandard.com

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39. Olde Rikkert MG, Rigaud AS. Melatonin in elderly patients with insomnia. A systematic review. Z Gerontol Geriatr. 2001 Dec;34(6):491-7. Review.

40. Attenburrow   ME,  Cowen  PJ,   Sharpley AL. Low dose melatonin improves sleep in healthy middle-aged subjects. Psychopharmacology (Berl). 1996 Jul;126(2):179-81.

41. Smits     MG,    Nagtegaal    EE,     et     al.    Melatonin for chronic sleep onset insomnia in children: a randomized placebo-controlled trial.   J Child Neurol. 2001;16:86-92.

42. Rosenberg SI, Silverstein H, et al. Effect of melatonin on tinnitus. Laryngoscope, 1998;108:305-10.

43. Cardinali DP, Brusco LI, et al. The use of melatonin in Alzheimer's disease. Neuroendocrinol Lett. 2002 Apr;23 Suppl 1:20-3. Review.

Extraits Tirés du Site : http://www.passeportsante.net

 

 

 

Le diagnostic de fibromyalgie

le 04/06/06

Le diagnostic de fibromyalgie

Par La rédaction Vulgaris le 04/06/06

Les critères qui permettent de poser le diagnostic de fibromyalgie ont été élaborés et validés en 1990 par le Collège américain de rhumatologie (ACR).

Cette affection, qui touche essentiellement la femme, concerne rarement les individus de moins de 35 ans.

Interrogatoire du patient

  • Des troubles du sommeil sont fréquemment décrits (quasi-totalité des patients). Le sommeil apparaît léger, fragmenté et le patient se lève fatigué après un réveil difficile. Il est quelquefois possible de rencontrer, en plus du syndrome fibromyalgique, un syndrome d'apnée du sommeil, susceptible de s'accompagner d'assoupissements, de demi-sommeil durant la journée. Il s'agit d'anomalies du sommeil en terme de qualité pouvant expliquer la survenue de certains symptômes tels que la fatigue générale, le stress ou les douleurs musculaires.
  • Le syndrome du côlon irritable fait également partie du tableau clinique du patient fibromyalgique : un tiers d'entre eux en sont atteints. Cette affection est le résultat d'une perturbation de la motricité de l'estomac et des intestins se caractérisant par un ballonnements associé à des douleurs abdominales au cours desquelles le patient, le plus souvent, présente des diarrhées ou au contraire à une constipation. Ce syndrome, que l'on n'explique pas pour l'instant au cours de cette pathologie, pourrait trouver une explication dans le phénomène suivant. On a remarqué, chez les patients atteints de fibromyalgie, un taux de sérotonine inférieur à la normale. La sérotonine est un neuromédiateur qui est donc, de ce fait, particulièrement incriminé dans la fibromyalgie. Il semble exister au cours de cette affection une relation étroite entre les troubles digestifs concernant le côlon (gros intestin) et les perturbations neurologiques rencontrées dans la fibromyalgie. Neuromédiateur, appelé également neurotransmetteur (substance transmettant l’influx nerveux entre les neurones, ou entre un neurone et un muscle), la sérotonine a une constitution chimique de type aminé. Cela signifie que cette substance est dérivée d’un acide aminé (élément de base constitutif des protéines), le tryptophane (acide aminé essentiel fourni par l’alimentation et participant à la constitution des protéines de l’organisme). La sérotonine est synthétisée (fabriquée) par les cellules de l’intestin mais on la retrouve dans la plupart des tissus de l’organisme. La sérotonine participe à de nombreux mécanismes. Elle agit sur les processus nerveux et vasculaires et sur la contraction des muscles lisses (muscles de la plupart des viscères et des artères, possédant des contractions automatiques, à la différence des muscles striés du squelette permettant les mouvements volontaires). La sérotonine est transportée par les plaquettes sanguines, puis stockée dans la plupart des tissus où elle transmet des informations du système nerveux central (cerveau et moelle épinière).
  • La dysautonomie fait partie du syndrome fibromyalgique. Le terme dysautonomie signifie : fonctionnement anormal du système nerveux autonome. De quoi s'agit-il ? La dysautonomie correspond à un trouble du passage de l'excitation nerveuse au niveau du nerf vague (appelé également nerf pneumogastrique). Ce nerf permet la transmission des sensations et des ordres aboutissant aux muscles à l'origine des mouvements du pharynx, de l'estomac, du larynx, du cœur, du foie et des intestins. Ceci aboutit à l'amphotonie, qui est un excès de tonicité portant sur les deux systèmes : le nerf sympathique et le nerf vague. L’hypoamphotonie correspond à une hypotonie (diminution du tonus normal) de ces deux systèmes. La sympathicotonie correspond à une tonicité accrue au niveau des organes innervés par le système sympathique. La vagotonie correspond à un excès de tonicité des organes innervés par le nerf vague ou pneumogastrique. En pratique, c'est-à-dire au cours de la consultation médicale et plus précisément de l'examen physique du patient, on constate la présence d'anomalies de la circulation cutanée, plus précisément de la microcirculation (petits vaisseaux sanguins) de la peau. Ces perturbations se caractérisent par une modification de la vasoconstriction. La vasoconstriction est la possibilité pour un vaisseau de se contracter ou de se dilater. Au cours de la fibromyalgie, ce mécanisme est perturbé. Les patients présentent plutôt une vasoconstriction (diminution du calibre des vaisseaux) qu'une vasodilatation (ouverture du calibre des vaisseaux). Ce phénomène est susceptible d'expliquer la sensibilité accrue des points caractéristiques (points de Yunus) de la fibromyalgie. L'hypotension orthostatique, c'est-à-dire le fait que le patient présente une chute de sa tension artérielle en passant de la position allongée à la position debout par exemple, est également significative de la perturbation du fonctionnement de son système nerveux autonome. Une accélération de son rythme cardiaque durant le sommeil (normalement, ce rythme doit diminuer durant le repos nocturne) traduit également une perturbation des systèmes de régulation neurologique de son organisme. Enfin, en période de stress, paradoxalement, le rythme cardiaque du patient fibromyalgique diminue alors qu'il augmente chez un patient ne présentant aucune affection du système nerveux autonome.
  •  

L'examen clinique

Il consiste à palper le patient, et plus exactement à effectuer une pression à l'aide d'un doigt sur certains points de l'organisme dont la localisation est bien précise. Ces zones portent le nom de points de Yunus. Cette pression ne doit pas dépasser 4 kg par centimètre carré (correspondant au blanchiment de la partie située en dessous de l'ongle du doigt de l'examinateur).

Les points où doit s'exercer la pression du pouce de l'examinateur sont les suivants (il s' agit de 9 régions bilatérales du corps) :

  • Occiput à l'insertion des muscles sous occipitaux (base du crâne)
  • Bord supérieur du muscle trapèze
  • Zone située entre la cinquième et sixième côte (en avant)
  • Omoplate (bord interne)
  • Articulation entre la deuxième côte et le sternum
  • Coude
  • Fesse (partie supérieure et externe de la fesse)
  • Hanche (trochanter)
  • Intérieur du genou

Le nombre des zones douloureuses est variable selon l'état psychologique et somatique (organique) du patient. Ainsi, en cas de fatigue, de manque de sommeil, ces points sont susceptibles d'être plus nombreux.

Par comparaison, certaines zones ne sont pas douloureuses. Il s'agit entre autres du front, de l'avant-bras et de l'avant de la cuisse. Le reste du corps ne présente pas d'anomalie. Les articulations sont indemnes, les chevilles ne sont pas gonflées (ou bien il agit d'une autre maladie).

L'examen clinique des autres parties du corps ne montre aucune anomalie (articulations, os, muscles, ligaments, aponévroses, peau, etc...).

L'examen neurologique concernant le système nerveux central est normal.

Par contre en ce qui concerne le système nerveux neurovégétatif (sympathique et parasympathique : système nerveux autonome) il n'est pas possible d'en dire autant. En effet, chez certains patients atteints de fibromyalgie on constate que le fonctionnement du système nerveux neurovégétatif est perturbé. L'examen neurologique dans ce cas (il doit être effectué bien entendu convenablement par un praticien averti) est susceptible de montrer une perturbation  des tests utilisés pour mettre en évidence un éventuel dysfonctionnement (mauvais fonctionnement) du système nerveux neurovégétatif. Ceci est en faveur d'une fibromyalgie.

En théorie, pour poser un diagnostic de fibromyalgie le patient doit se plaindre d'au moins 11 sur 18 points douloureux (critères de l'Américan college of rheumatology) à la palpation (point de Yunus). Néanmoins il ne s'agit pas d'une règle absolue car certains patients, avec moins de points douloureux et plus de douleurs régionales, peuvent être considérés comme susceptibles d'être atteints de fibromyalgie.

À partir de quels critères est-il possible d'avancer qu'un individu ne souffre pas de fibromyalgie ? Les symptômes sont fluctuants chez certains patients alors que chez d'autres la douleur et la fatigue persistent malgré le traitement.

La difficulté essentielle pour avancer un diagnostic de certitude de fibromyalgie réside dans le fait que certains points de Yunus peuvent être plus ou moins sensibles quand on les palpe. Autrement dit chaque personne possède un seuil de douleur différent.
Il existe une technique utilisée pour objectiver cet état de fait. La palpation de certaines zones du corps doit normalement être indolore. Il existe plusieurs zones normalement indolore à la pression : la partie dorsale de la main et plus précisément la dernière phalange du majeur, le front, le tiers moyen de la clavicule, la malléole interne. Si un patient se plaint d'une douleur à ce niveau c'est-à-dire quand on appuie avec un doigt sur une de ces zones, le diagnostic de fibromyalgie doit être remis en cause. Dans ce cas un autre diagnostic doit être envisagé et plus précisément une perturbation psychologique essentiellement ou plus rarement une atteinte du tissu osseux (faire pratiquer dans ce cas, au minimum, une ostéodensitométrie).

Les examens complémentaires

Une caractéristique importante à retenir est l'absence d'un syndrome inflammatoire biologique. Ceci signifie qu'aucune analyse (que ce soit de sang, d'urine, de liquide céphalo-rachidien, ...) ne montre quoi que ce soit d'anormal.
La recherche d'un foyer inflammatoire chronique est utile. Il peut s'agir d'une affection touchant une dent, un sinus, un intestin ou d'une pathologie gynécologique, entre autres.

Les examens complémentaires vont donc permettre non pas de poser le diagnostic de fibromyalgie, mais d'éliminer d'autres diagnostics avec lesquels on pourrait la confondre. Les analyses doivent porter sur les éléments suivants :

  • Glycémie
  • Numération formule sanguine (nombre de globules blancs, de globules rouges et de plaquettes)
  • Vitesse de sédimentation
  • Protéine C. réactive
  • Ionogramme sanguin
  • CPK
  • Transaminases
  • Taux de phosphore et de fer dans le sang
  • Anticorps antinucléaires
  • Enzymes musculaires
  • TSH
  • Facteurs rhumatoïdes
  • Calcémie (taux de calcium dans le sang)
  • Recherche d'auto-anticorps (antinucléaire, anti mitochondries, etc...)
  • Recherche d'une sérologie d'hépatite virale.

Habituellement, ces examens sont normaux.

Les examens polysomnographiques ne mettent pas toujours en évidence des modifications du sommeil (anomalies architecturales du sommeil).

C'est la raison pour laquelle on ne peut pas compter sur ces examens complémentaires pour poser le diagnostic de fibromyalgie.

Pour porter le diagnostic de fibromyalgie
Il est nécessaire de retenir les critères émis par l'American College of Rheumatology en 1990. L'affirmation du diagnostic nécessite que l'on retrouve au minimum 11 points douloureux sur 18 quand on effectue une pression sur les zones caractéristiques de la fibromyalgie.

Pour certains spécialistes, la présence de 5 points douloureux est suffisante pour affirmer ce diagnostic.

À cela s'ajoutent ce que l'on appelle les critères mineurs, c'est-à-dire certains symptômes que présentent le patient en plus des douleurs à la pression du pouce par l'examinateur. Il s'agit :

  • D'une asthénie (fatigue généralisée)
  • D'une anxiété
  • De troubles du sommeil
  • D'une colopathie fonctionnelle
  • D'une céphalée chronique (maux de tête)
  • D'une impression de gonflement des tissus mous
  • D'un engourdissement
  • De paresthésies (fourmillements) des extrémités
  • D'une aggravation de la douleur entraînée par l'anxiété ou le stress voire par des modifications climatiques

D'après certaines équipes spécialisées en rhumatologie (Pr Blotman de Montpellier entre autres), l'absence de réponse à un antalgique (antidouleurs) serait relativement caractéristique de la fibromyalgie.

Diagnostic différentiel

Le diagnostic de fibromyalgie ne peut être porté qu'après avoir éliminé d'autres affections telles que :

  • La polyarthrite rhizomélique
  • Une arthrose généralisée
  • Une polyarthrite rhumatoïde
  • Une polymyosite
  • Une connectivite
  • Un rhumatisme inflammatoire
  • Une dépression
  • Un stress
  • Une pathologie du sommeil (syndrome d'hyposommeil)
  • Une asthénie chronique
  • Des perturbations psychologiques susceptibles d'entraîner des contractures musculaires. (contractures musculaires psychogènes)
  • L'hypothyroïdie
  • Le syndrome de Gougerot-Sjögren
  • La pseudoarthrite rhizomélique
  • La myofasciite à macrophages
  • Le syndrome parkinsonien
  • La névralgie cervico-brachiale
  • L'épicondylalgie
  • Un névralgie d'Arnold
  • La périartérite scapulohumérale
  • La lombalgie
  • La sciatique
  • La dorsalgie
  • La cruralgie
  • Le syndromede Tietze
  • La périartérite de hanche
  • La gonarthrose
  • La tendinite de la patte d'oie (localisation à la face interne du genou)

Source : http://www.vulgaris-medical.com/actualite-sante/le-diagnostic-de-fibromyalgie

Qu'est-ce que la fibromyalgie ?

La fibromyalgie est un ensemble de symptômes (ou syndrome) qui touche environ 2 % à 2,5 % de la population mondiale, et 1,5 millions de Français. Cette affection se caractérise par des douleurs musculaires, des troubles du sommeil, une fatigue importante et un ralentissement des activités quotidiennes (professionnelles ou autres).

La fibromyalgie se traduit surtout par des douleurs chroniques touchant l'ensemble de l'organisme : ces douleurs se déplacent (on dit qu'elles sont mobiles), leur localisation est variable selon les individus mais elles concernent essentiellement l'axe du corps et les racines des membres (on parle de douleurs rhizoméliques).

La fibromyalgie, appelée aussi fibrosite, polyenthésopathie ou syndrome polyalgique, est une maladie généralement controversée et passe souvent pour une pathologie psychosomatique. C'est la raison pour laquelle elle est encore trop souvent négligée par le corps médical. Il faut néanmoins savoir qu'elle fait l'objet de recherches de plus en plus poussées de façon à essayer de trouver sa cause et sa physiopathologie (mécanisme de survenue d'une maladie). Sa définition ne cesse de changer et d'évoluer.

Source : http://www.vulgaris-medical.com/actualite-sante/qu-est-ce-que-la-fibromyalgie

Les symptômes de la fibromyalgie

Cette pathologie essentiellement féminine (environ 80 % des cas) est de survenue tardive (après 50 ans), mais il existe des cas avant 35 ans. Les individus atteints de fibromyalgie sont moins nombreux à partir de 70 ans. Plus rarement la fibromyalgie touche également les enfants. Pour certains spécialistes la prévalence de la fibromyalgie atteindrait 20 % de la population.

Les principaux symptômes dont se plaignent les individus atteints de fibromyalgie, en dehors de la douleur, sont un sommeil perturbé, des paresthésies des membres supérieurs (fourmillements), des perturbations psychiques importantes à type de dépression essentiellement, des douleurs à la pression (même légère) de certaines zones précises du corps (points de Yunus), une impression de crispation des mains et une fatigue générale intense.
De façon générale, le patient atteint de fibromyalgie ressent un malaise se caractérisant par une douleur généralisée associée à une importante fatigue, ou plus précisément un surcroît de fatigue. D'autre part, certaines zones de son corps sont plus sensibles au toucher que d'autres, ce qui l'empêche d'accomplir les tâches inhérentes au quotidien, aggravant du même coup son état psychologique.

La première plainte d'un individu atteint de fibromyalgie est la douleur. Il s'agit soit de douleurs diffuses, soit de douleurs localisées. Les douleurs diffuses se situent globalement dans l'axe du corps, c'est-à-dire qu'elles concernent les régions du cou, des lombes (bas du dos) et des fesses. Les douleurs localisées se situent au niveau du rachis (colonne vertébrale) essentiellement. Une caractéristique typique des douleurs ressenties au cours de la fibromyalgie est leur majoration par le froid, l'anxiété, le stress ou la fatigue. Cette fatigue touche essentiellement les muscles et donne l'impression d'une sensation de noeud ou de brûlure.

Les patients se plaignent également d'une sensation de gonflement dont la localisation varie selon les individus. À cela s'ajoutent d'autres symptômes moins fréquents : il s'agit d'une impression de fourmillements (paresthésies), de chaleur ou au contraire de froid au niveau de la peau, s'associant à une perturbation de la coloration cutanée (ce que l'on appelle des troubles vasomoteurs).

Plus précisément, les patients atteints de fibromyalgie décrivent :

  • Des douleurs durent depuis plusieurs mois en trois endroits différents au moins. La moindre douleur est insupportable, intolérable. Le plus souvent la douleur ne touche pas les mains et les pieds et se situe au niveau du cou, en dessous du crâne (entraînant des céphalées : maux de tête), en arrière, au niveau des épaules (à l'insertion du sus épineux et du trapèze), au niveau des coudes (zone épicondylienne) et au niveau du grand trochanter (apophyse, zone de la partie supérieure du fémur, os unique de la cuisse). Les douleurs qui surviennent spontanément et qui donc ne sont pas déclenchées par la pression du doigt de l'examinateur, sont décrites comme une brûlure, un broiement une raideur, une courbature, etc. Si la douleur est susceptible de débuter dans une seule région comme une épaule par exemple ou encore le cou (rachis cervical), ou le bas du dos (rachis lombaire), cette douleur peut également s'étendre à l'ensemble de l'organisme. Parfois les patients se plaignent de douleurs dans les articulations donnant une impression de gonflement. Pourtant à l'examen les articulations apparaissent normales. Chez certains patients, mais pas tous, on constate une raideur matinale qui s'améliore au cours de la journée mais malheureusement pas pour tout le monde. Parfois les patients ressentent une sensation de froid (contrairement aux autres personnes de leur entourage) ainsi que des phénomènes proches du syndrome de Raynaud (fourmillements des doigts des mains accompagnés d'une coloration blanche de la peau, ou au contraire bleu violette, etc.). Généralement les symptômes sont aggravés par le froid, l'anxiété, le stress, le temps humide, le surmenage, le manque de sommeil, l'insuffisance de repos ou de vacance. Parfois les patients sont améliorés par un temps chaud et ensoleillé.
  • Une sensation de fatigue intense, concernant les muscles dans la majorité des cas. Ceci explique que l'individu atteint de fibromyalgie, se sent harassé, exténué et présente un handicap fonctionnel souvent en inadéquation avec une activité professionnelle.
  • Des troubles cognitifs : il s'agit avant tout de troubles de la mémoire, et pour certains patients des perturbations dans le traitement des informations qui leur arrivent, plus précisément dans la vitesse de traitement de ces informations. Autrement dit, les patients mettent un certain délai pour comprendre ce qui leur est dit. Mais ceci n'est pas vrai pour tous les malades atteints de fibromyalgie.
  • Des paresthésies : il s'agit d'un trouble de la sensibilité, désagréable mais non douloureux, donnant l'impression de palper du coton et pouvant s'accompagner d'une anesthésie (disparition plus ou moins importante de la sensibilité). Le terme habituellement employé est fourmillement.
  • Un peu moins de la moitié des patients présentent une dépression importante (chiffre supérieur à la population générale). Il est impossible de savoir, pour l'instant, si celle-ci est la cause de la fibromyalgie ou sa conséquence. Le plus souvent, des antécédents de dépression sont retrouvés. Il semble néanmoins que la dépression soit une conséquence de la fibromyalgie. En effet, étant donné l'état d'isolement social dans lequel se trouvent les patients, il semble compréhensible qu'ils souffrent d'un syndrome dépressif. Certains examens de laboratoire permettent de dire avec quasi-certitude que la dépression au cours de la fibromyalgie n'est pas organique mais sans doute secondaire (c'est-à-dire provoquée par la fibromyalgie). En effet, au cours de la dépression «classique», certains dosages, comme par exemple celui du cortisol dans les urines, sont perturbés. Au cours de la fibromyalgie, le dosage du cortisol et d'autres tests (test à la dexaméthasone) sont normaux.
  • Au cours de la fibromyalgie on constate très fréquemment, chez certains individus, ce que l'on appelle les altérations fonctionnelles du système nerveux autonome. Il s'agit d'une perturbation du fonctionnement du système nerveux végétatif, le système nerveux qui régule les fonctions automatiques de l'organisme. Ceci se traduit par des anomalies de la circulation cutanée et plus précisément des minuscules vaisseaux de la peau. On constate, en effet, une vasoconstriction c'est-à-dire une diminution du calibre de ces vaisseaux ce qui pourrait éventuellement expliquer, la survenue de certains symptômes plus spécifiques, au cours de la fibromyalgie. Il s'agit d'une piste sérieusement étudiée par des chercheurs brésiliens (enquête menée en 2006), qui ont montré qu'au cours de la fibromyalgie, le système nerveux sympathique et parasympathique étaient perturbés.

Globalement, ce syndrome (c'est-à-dire cet ensemble de symptômes) concernant le dysfonctionnement du système nerveux végétatif porte le nom de dysautonomie.
L'examen clinique, c'est-à-dire l'examen physique, du patient atteint de fibromyalgie montre quelquefois une hyperactivité sympathique du coeur (accélération du rythme cardiaque), entre autres. Étant donné que les perturbations du système nerveux sympathique sont également susceptibles d'entraîner l'apparition d'une mydriase (dilatation de la pupille), d'une augmentation de la pression artérielle, d'un ralentissement du péristaltisme (mouvements intestinaux) et d'une vasoconstriction (dilatation des vaisseaux) périphérique, il est nécessaire de rechercher ces perturbations pour orienter un diagnostic de fibromyalgie.

Plus intéressant encore, toujours en ce qui concerne les perturbations du système nerveux autonome, la mise en évidence d'une hypotension orthostatique est fréquente chez les individus atteints de fibromyalgie. L'hypotension orthostatique se traduit par une baisse de la tension artérielle quand le patient passe de la position allongée à la position debout. Ce phénomène est facilement mis en évidence en prenant le temps de prendre la tension artérielle chez un individu allongé puis debout, après lui avoir demandé de se lever, le plus rapidement possible. Ce phénomène semble, paradoxalement, diminuer lors du stress.

Source : http://www.vulgaris-medical.com/actualite-sante/les-symptomes-de-la-fibromyalgie

Le traitement de la fibromyalgie

Mal connue, la fibromyalgie est souvent mal soignée. Les traitements médicamenteux ne sont pas toujours efficaces. Ils font appel aux décontracturants musculaires, aux anti-inflammatoires, aux antidépresseurs, aux antidouleurs. Mais le soutien psychologique est trop souvent oublié.

En ce qui concerne les antalgiques (antidouleurs), le Tramadol semble plus efficace que les autres. Ceci s'explique sans doute par son action faisant intervenir la physiologie de la recapture de la sérotonine entre autres. Certaines équipes médicales l'associent au paracétamol (Efféralgan).

Différents antidépresseurs ont été utilisés. Il s'agit avant tout de l'Amitriptyline, la Fluoxétine, la Paroxetine, le Citalopram.

Des exercices d'élongation ou des exercices en aérobiose peuvent apporter un certain bénéfice.

Le reconditionnement à l'effort est parfois utilisé. Il semble que cette technique ne soit pas particulièrement appréciée des patients. En effet, elle entraîne quelquefois des lésions musculaires et de la fatigue supplémentaire dont se plaignent les patients fibromyalgiques.

L'application de chaleur associée à des massages doux donne parfois d'excellents résultats.

La mésothérapie est souvent très efficace. Certaines techniques utilisant des infiltrations (injections) locales de Procaïne à 1 % (anesthésique local) associées ou pas avec un corticoïde (cortisone) peuvent apporter une amélioration. Cependant, l'utilisation de la cortisone doit se faire avec parcimonie et en profondeur, de façon à ne pas entraîner de problèmes cutanés (plus inesthétiques que douloureux).

Des entretiens périodiques avec un psychothérapeute sont utiles pour permettre au patient de s'exprimer librement sur sa maladie et la façon dont il la vit.

Source : http://www.vulgaris-medical.com/actualite-sante/le-traitement-de-la-fibromyalgie

Les conséquences de la fibromyalgie

Les répercussions de la fibromyalgie, consécutives à la douleur et à la fatigue intense ressenties par le patient, sont essentiellement d'ordre psychologique (la maladie est mal connue, mal comprise et donc mal prise en charge) et social (impossibilité de travailler).

La fibromyalgie est actuellement, en France, au centre d'une polémique concernant globalement les patients et de plus en plus le corps médical. En effet, les patients présentant ce type de syndrome se sentent délaissés par le corps médical qui donne l'impression de ne pas s'intéresser à eux.

Le patient, dans un premier temps, ne sait à quel type de spécialiste il doit s'adresser. Est-ce un rhumatologue (spécialiste des maladies concernant les articulations), un neurologue (spécialiste des maladies concernant le système nerveux), un gériatre (spécialiste des patients âgés), un psychologue (spécialiste des maladies psychologiques), un psychiatre (spécialiste des maladies neuro-psychologiques), ou tout simplement un généraliste ?

La deuxième problématique est la formation (insuffisante pour ne pas dire inexistante) du corps médical concernant cette affection inclassable (pour l'instant). Les spécialistes semblent souvent se renvoyer la balle, pour ne pas dire le patient qui lui, bien entendu, se sent abandonné (ce qui n'arrange pas son état de santé).

La troisième problématique concernant la fibromyalgie est l'absence de résultats objectifs en ce qui concerne les analyses biologiques (aucun bilan, sanguin ou autre, ne permet de poser le diagnostic). Ceci qui fait que pour beaucoup de médecins, cette affection est une maladie quasi imaginaire, ou du moins "psychologique".
De nombreux patients se plaignent de ne pas être compris, ou au moins entendus, par les médecins inspecteurs et contrôleurs de la Sécurité Sociale qui semblent ne pas prendre en considération leurs dossiers cliniques.

Le médecin généraliste du patient a, dans ce cas, un rôle particulièrement important à jouer. En effet, il se doit tout d'abord d'élaborer un dossier clinique (le dossier du patient) le plus complet et le plus précis possible. Ensuite, si nécessaire, le médecin doit accompagner son patient de façon à apporter le maximum d'explications pragmatiques en ce qui concerne l'impossibilité, pour un individu atteint de fibromyalgie, d'exercer sa profession. Cette incapacité fonctionnelle a été mesurée par le HAQ, autrement dit Health Assessment Questionnaire functional disability index.

Il est intéressant et nécessaire de savoir que les symptômes présentés par ces patients sont aussi handicapants que ceux de la polyarthrite rhumatoïde.

L'évolution de la fibromyalgie est variable selon les patients. Étant donné que les symptômes fluctuent pour les uns et que pour les autres la douleur persiste voir s'aggrave malgré le traitement, certaines études faites sur la fibromyalgie montrent que celle-ci n'a pas toujours un bon pronostic. Pourtant pour une personne sur deux, quand la prise en charge thérapeutique est convenablement faite, le patient est en rémission au bout de quelques années.

Source : http://www.vulgaris-medical.com/actualite-sante/les-consequences-de-la-fibromyalgie

Bibliograpie

Thomas et Bltman (revue de rhumatologie de 2003,70 : 306-9).

Vade-mecum clinique de Fattorusso et Ritter.

« Fibromyalgie », Houvenagel (Encyclopédie médicochirurgicale de l'appareil locomoteur, 15-916-A-10,2003).

Blotman F., Touchon J. Polyenthésopathies Thérapeutique rhumatologique Paris: Flammarion; 1995. 607-614.

Yunus M., Masi A.T., Calabro J.J., Miller K.A., Feigenbaum S.L. Primary fibromyalgia (fibrositis): clinical study of 50 patients with matched normal control Semin. Arthritis Rheum. 1981 ; 11 : 151-171 (cross-ref).

E. Thomas * : Praticien hospitalier, L. Missounga : Assistant des Hôpitaux, F. Blotman : Professeur des Universités, praticien hospitalier.

Service de rhumatologie (Professeur F. Blotman), hôpital Lapeyronie, 191, avenue du Doyen-Gaston-Giraud, 34295 Montpellier cedex 5, France .

FIBROMYALGIE FRANCE Union Française des Adhérents Fibromylagiques.
Fibromylagie : Hypothèse d’une insidieuse intoxication chronique.

 

 

 Myalgies (crampes)

site visité le : 01 Novembre 2006.

 

La crampe est une contracture violente totalement involontaire et passagère d'un groupe musculaire ou d'un seul muscle. La crampe apparaît brusquement, la douleur est aiguë, lancinante.

 

Le muscle est contracté, douloureux dans sa globalité, entraînant une impotence fonctionnelle, c'est à dire une immobilité totale.

 

L'origine des crampes est diverse.

Elle a souvent comme origine, une accumulation de déchets métaboliques, d'acide lactique dans le muscle.

 

Ces déchets sont souvent dûs à la répétition d'un effort du muscle, qui s'asphyxie, qui se tétanise.

 

L'asphyxie du muscle peut aussi être due à une cause circulatoire. En effet, une mauvaise circulation entraîne un défaut d'oxygénation du muscle qui s'asphyxie.

 

 

Attention, certains médicaments peuvent vous provoquer des crampes.

En effet, la fuite d'électrolytes, comme les diurétiques, entraînent une fuite de potassium, responsable des crampes.

 

Certaines maladies comme la spasmophilie engendrent des crampes.

 

Les crampes peuvent survenir aussi dans les muscles lisses de l'organisme, entraînant des coliques hépatiques, des coliques néphrétiques et colopathies spasmodiques.

 

Pour éviter d'avoir des crampes, n'oubliez pas que vous devez avoir une bonne hygiène alimentaire et vous hydrater correctement en buvant 2 litres d'eau par jour.

 

ATTENTION : si les crampes sont trop fréquentes, vous devez consulter votre médecin qui doit rechercher une maladie organique sous-jacente, artérite, artériosclérose, diabète &.

 

Quand vous avez une crampe, vous devez étirer votre muscle, le masser pour éliminer l'acide lactique.

 

Vous pouvez appliquer de la glace ou un liquide froid sur votre muscle, ceci entraînera une vasioconstriction (réduction du diamètre des vaisseaux) qui va soulager la douleur.

 

 

A l'attention du directeur de l'information et du responsable des affectations:

Rouleau B par satellite - Semaine nationale de sensibilisation à la douleur : Témoignage d'une patiente.

TORONTO, le 5 nov. /CNW/ - Le Rouleau B suivant sera transmis selon les coordonnées indiquées ci-dessous :

 Satellite en direct :

DATE DE LA TRANSMISSION :      lundi 6 Novembre 2006

HEURE DE LA TRANSMISSION :     14 h (HE)

COORDONNEES : Bande analogique Anik F2 C

Transpondeur 6B

Sous-porteuses audio 6.2 and 6.8

Fréquence descendante 3940 verticale

 

Passerelle de média digital PATHFIRE:

NUMERO DE PROJET:  CNW06TFALL1FR

 

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ID No. CNW06TFALL1FR ou par HEADLINE

Pour Pathfire technique d'appel d'assistance 1- 888-345- 0489 .

e-mail: support@pathfire.com

 

SOMMAIRE DU CONTENU:

On estime que 20 % de la population canadienne, soit 6 millions de personnes, souffre d'une forme de douleur chronique. La douleur chronique est une douleur qui persiste, un mois ou plus après la période habituelle de rétablissement à la suite d'une blessure ou d'une maladie. La douleur, qui n'est pas toujours constante, a cependant un impact, à plusieurs niveaux, sur la vie quotidienne du patient.

 

L'un des types de douleur chronique, la douleur neuropathique, ou douleur "des nerfs", est une maladie causée par une blessure ou un dysfonctionnement des nerfs formant le système de sensation de la douleur. Environ 500 000 Canadiens souffrent de douleur neuropathique, accompagnée parfois d'autres types de douleurs, telles que celles causées par la fibromyalgie, l'ostéoarthrite ou les migraines.

 

Dans un récent sondage auquel ont participé 150 Canadiens souffrant de douleur neuropathique, 68 % des répondants ont déclaré que la douleur leur cause une grande souffrance physique, et 48 % d'entre eux ont affirmé que leur famille ne se rend pas compte de la gravité de leur douleur. La majorité des patients affirment que la douleur a des effets sur leur sommeil, sur leur travail et sur leur humeur.

 

Des patients peuvent attendre des mois, voire des années, avant d'obtenir un juste diagnostic; après cela, il peut s'écouler encore plus de temps avant que l'on trouve la combinaison de traitements qui permettra de réduire la douleur et d'en diminuer les effets sur la vie quotidienne du patient.

 

Dans le but de sensibiliser le public à cette maladie souvent mal connue, Louise, à l'occasion de la Semaine nationale de sensibilisation à la douleur, parle de l'impact majeur de la douleur neuropathique sur sa vie.

 

STATIONS, POUR DE PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS : Marissa Lukaitis (416 515 7517 extension 235), Stephen Heckbert (613 231 3355 extension 225), Thornley Fallis Communications.

 

Pour obtenir des renseignements techniques AVANT la transmission, téléphonez au service de radiodiffusion de CNW au (416) 863 - 9350. Pour des renseignements techniques PENDANT la transmission, communiquez avec CNW au (416) 863 - 2112 ou (416) 294 - 9180.

 

A l'instar des autres transmissions effectuées par le service de la radiodiffusion de CNW, le présent communiqué est mis gratuitement à votre disposition pour usage illimité. Tout commentaire relatif au contenu et à la qualité du matériel sera le bienvenu.

Renseignements: SERVICE DE LA RADIODIFFUSION DE CNW, TORONTO, (416) 863 - 9350.

 

 

 LA FIBROMYALGIE   "CES FEMMES QUI ONT MAL PARTOUT" par le Dr, Elisabeth LEVESQUE.

Lundi 11 Décembre 2006.Elisa

 LA FIBROMYALGIE.

Cette maladie répertoriée par l’OMS vient d’être mieux définie au congrès du collège américain de rhumatologie (ACR), mais elle n’est pas encore vraiment reconnue par les pouvoirs publics ni même connue par l’ensemble des médecins. Elle serait due à un dérèglement de la perception de la douleur suite à un épisode viral ,un grand stress physique ou psychique.

 

LA MALADIE DU MAL PARTOUT.

La fibromyalgie est définie, d’après les critères de l’ACR , comme un syndrome douloureux chronique, évoluant depuis plus de trois mois et caractérisé par la présence de 11 points douloureux à la pression sur 18 sites particuliers. Quand le médecin a éliminé toutes les autres possibilités (maladies infectieuses, cancéreuses, inflammatoires, etc.), il peut diagnostiquer une fibromyalgie.

 

Elle touche préférentiellement des femmes plutôt jeunes souvent hyperactives, et un jour, « tout se passe comme si elles avaient trente ans de plus », nous dit le Dr J.-F. Marc, rhumatologue ; elles ont très mal partout, une immense fatigue et dorment très mal. Le fait que les patients fibromyalgiques qu’ils soient regroupés ou non en association de malades aient un indice de qualité de vie aussi altérée que ceux observés dans la polyartrite rhumatoide, par exemple, sortent du système social et requièrent des assistances multiples inquiète les autorités de la santé.

 

Une douleur diffuse fixe depuis au moins 3 mois La fibromyalgie est un syndrome clinique caractérisé du point de vue du patient par une douleur diffuse fixe depuis au moins trois mois, par la présence de sensibilité excessive à la pression de onze points sur dix-huit points prédéfinis. Deux autres symptômes, par ailleurs d’une grande banalité, font partie de la définition du syndrome : la fatigue chronique invincible et des troubles du sommeil constants. Chez les patients peuvent être présents différents symptômes touchant la sphère digestive, urinaire ou sensorielle. Environ 30 % de ces patients ressentent des troubles de nature anxieuse et/ou dépressive.

 

La fibromyalgie, on le comprend facilement, est un diagnostic d’exclusion . Un trouble fibromyalgique peut être révélateur de nombreuses pathologies organiques (le trouble fm est présent aux cours des connectivités mais peut aussi révéler une pathologie cancéreuse.)

 

Y-a-t-il des traitements de la fibromyalgie ? Il existe une façon de prendre en charge les patients qui conduisent, sinon à des guérisons du moins une amélioration de la qualité de vie. Face à ces patientes qui n’arrivent plus à mener une vie normale, les médecins préconisent souvent un antidépresseur(à petite dose pour un effet antidouleur) et des antalgiques classiques ; une thérapie comportementale et une activité physique régulière sont également recommandées.

 

PLUS D’EXPLICATIONS.

Les aspects cliniques La fibromyalgie (FM) est habituellement diagnostiquée chez l’adulte, avec une nette prédominance féminine proche de 90 % La FM constitue un des diagnostics fréquents en consultation de rhumatologie qui peut varier de 3 % à 20 % selon les pratiques, cette différence étant liée à l’intérêt porté à la maladie, aux critères utilisés ou au mode du recrutement.

 

Parmi les facteurs déclenchants un épisode viral catalyseur Dans un cas sur deux, les symptômes débutent brutalement, à la suite d’un épisode viral pseudo­grippal. Plusieurs publications font état d’une relation possible entre FM et certains facteurs infectieux qui ont pu être identifiés, tels que Parvovirus B-19, virus de l’hépatite C, Coxsackie. Un traumatisme physique initial en particulier traumatisme du rachis cervical peut déclencher les symptômes . La FM apparaît parfois dans les suites d’un stress psychologique, d’un événement affectif (divorce), d’abus sexuels ou de sévices infantiles.

 

Les différents facteurs impliqués dans la fibromyalgie et les 18 points « gâchettes »

Les critères de la fibromyalgie Douleurs bilatérales et étendues c’est-à-dire : douleurs du côté gauche et du côté droit du corps, au-dessus et au-dessous de la taille, associées à des douleurs du squelette axial (colonne cervicale, dorsale, lombaire et douleurs de la paroi thoracique antérieure) Douleurs à la palpation digitale de 11 des 18 points sensibles suivants (en exerçant une pression voisine de 4 kg) :

occiput : bilatérales, à l’insertion des muscles sous-occipitaux rachis cervical inférieur : bilatérales, sur les versants antérieurs des espaces intertransversaires C5-C7 trapèze : bilatérales, au milieu du bord supérieur sus-épineux : bilatérales, à l’origine de l’épine de l’omoplate, près de son bord interne 2ème côte : bilatérales, à la 2ème articulation costo-chondrale, à côté de la face supérieure de l’arti culation épicondyle : bilatérales, à 2 cm au dessous de l’épicondyle fessières : bilatérales, dans le cadran supéro-exteme de la fesse grand trochanter : bilatérales, au bord postérieur du grand trochanter genou : bilatérales, près de l’interligne interne le diagnostic de fibromyalgie est retenu si les critères 1 et 2 sont présents et si les douleurs durent depuis au moins 3 mois.

 

Au total, plutôt qu’un état hyperdouloureux, la FM devrait être définie comme un état d’allodynie généralisée ( cad correspondant à une situation dans laquelle la douleur est induite par un stimulus qui n’entraîne pas de douleur à l’état normal.) Des points « témoins » indolores à la pression doivent être recherchés au milieu du front, tiers de l’avant-bras, médiopied. Ces critères américains sont certainement imparfaits. Il manque des critères d’exclusion. Par ailleurs, la durée exigée au minimum de 3 mois d’évolution paraît insuffisante d’autant que des syndromes polyalgiques transitoires avec présence de points douloureux peuvent se rencontrer au cours d’infections virales aiguës.

 

Des examens cliniques peu contributifs En dehors de la présence des douleurs à la palpation, l’examen clinique ne met pas en évidence d’éléments objectifs. L’examen articulaire, musculaire et neurologique objectif est normal. Il n’y a en particulier  pas  de  limitation  du  jeu  articulaire  ni  de  signes  fluxionnaires. En dehors de la classique asthénie, il n’y a pas d’altération de l’état général, et il n’existe pas d’atteintes viscérales. Les examens biologiques et radiologiques ne sont pas contributifs en dehors des modifications rapportées à l’âge. Il ont un intérêt essentiel pour le diagnostic différentiel.

 

Une plus forte prévalence d’anxiété et de dépression majeure Les études initiales contrôlées ont montré que le profil psychologique était particulier chez 30 % des fibromyalgiques comparé à des sujets témoins ou à des patients douloureux chroniques. Les caractères hypochondriaques, dépressifs étaient significativement plus élevés que dans la polyarthrite, avec cependant de grandes variations individuelles. Certaines études ont révélé une plus forte prévalence d’anxiété et de dépression majeure, d’antécédents familiaux de dépression par rapport à des sujets normaux ou à des polyarthrites.

 

Toutefois, d’autres études n’ont objectivé aucune anomalie par rapport au témoins. Les seules certitudes sont qu’un quart seulement des patients sont dépressifs au moment du syndrome douloureux, et que 50 % des patients ont un passé dépressif, lequel apparaît le plus souvent plus d’un an avant les premiers douleurs.

 

Des troubles du sommeil quasi constants Les troubles du sommeil sont présents chez 80 à 100% des patients, qui décrivent volontiers un sommeil de mauvaise qualité, avec impression de sommeil non réparateur. Les études ont révélé par rapport aux sujets normaux une diminution du temps total de sommeil, une augmentation du nombre d’éveils, une diminution du sommeil lent profond et en particulier du stade 4.

 

Autres symptômes associés : Ils ont une utilité diagnostique même s’ils n’appartiennent pas aux critères. La fatigue générale est quasi constante, atteignant 80 à 90 % des patients, parfois rapportée au premier plan.

Les céphalées et la colopathie spasmodique sont décrits chez plus de 50 % des patients. Des paresthésies sont signalées chez trois quart des patients, sans modification objective neurologique.

 

Un  diagnostic  d’exclusion  le diagnostic  de   FM  repose  sur  des  critères  purement  cliniques,  mais il ne peut être retenu qu’après avoir éliminé les autres diagnostics de syndrome polyalgique chronique . Des examens complémentaires dont la normalité sera exigée devront être systématiquement réalisés.

 

La biologie doit comprendre systématiquement une NF sanguine, une VS, une CRP, un ionogramme, un bi­lan phospho-calcique, une protidémie, un bilan CPK, une TSH. En fonction du contexte clinique diverses sérologies seront réalisées  (facteur  rhumatoïde,  sérologies  virales),  voire  d’autres  investigations  (EMG des membres, épreuve musculaire d’effort). Il faut éviter les investigations sophistiquées qui renforcent l’inquiétude du patient.

 Malgré de multiples recherches, la physiopathologie reste discutée et beaucoup d’incertitudes persistent .

SOURCES /ACTUALITES INNOVATION MEDECINE oct 2006

 

 

Douleur chronique: la souffrance au quotidien.

Par Karine Delobel - Article exclusif à Madame.ca

 

 Douleur chronique: la souffrance au quotidien.

 

Par Karine Delobel - Article exclusif à Madame.ca

La douleur chronique est une douleur qui persiste au-delà de six mois (trois mois pour certains spécialistes), et qui est rebelle aux traitements usuels. Voici plus de détails sur ce malaise.

 

La douleur chronique, qu'est-ce que c'est?

L'IASP (International Association for the Study of Pain/Association internationale pour l'étude de la douleur) la définit comme étant «une expérience personnelle sensorielle et émotionnelle en relation avec une lésion tissulaire réelle ou potentielle ou décrite en des termes évoquant une telle lésion depuis plus de six mois». Une définition certes quelque peu complexe, et une pose de diagnostic qui l'est tout autant pour l'ensemble des praticiens confrontés à ce type de douleur.

 

Des chiffres qui font mal

On évalue à environ six millions les Canadiens atteints de douleur chronique sous toutes ses formes, soit près de 20% de la population*. De l'autre côté de l'Atlantique, on estime que 16% des Français et 19% des Européens sont touchés par ce fléau**. Car il s'agit véritablement d'un fléau, qui frappe non seulement les patients, mais également leurs proches, puisque la douleur chronique affecte aussi - on le comprend aisément - l'humeur, le sommeil, l'appétit et très souvent l'équilibre mental de la personne qui en souffre. Non pas que celle-ci sombre dans la folie, mais la qualité de vie des malades en vient à se détériorer à un point tel que la déprime, voire la dépression, finit par rythmer leur quotidien.

 

Les multiples visages de la douleur chronique

Les affections liées à l'origine de la douleur chronique sont multiples. Elles peuvent toucher le système locomoteur et se manifester sous forme d'arthrose, d'arthrite ou de lombalgies, prendre la forme de migraines ou encore de fibromyalgie, une sensation de douleur musculaire diffuse et persistante. Certains types de douleur chronique peuvent également être liés à un accident ou à une maladie, comme le cancer.

 

Quantifier et traiter la douleur chronique

Il n'existe pas d'instrument officiel pour mesurer la douleur - comme le thermomètre le fait pour connaître la température du corps, mais des échelles visuelles ou verbales d'auto-évaluation ont été mises sur pied, pour permettre au praticien de quantifier la douleur de son patient afin d'établir un diagnostic et de proposer un traitement adéquat. L'outil le plus utilisé est l'Échelle visuelle analogique (EVA), qui consiste à quantifier la douleur sur une ligne graduée, de l'absence de douleur à la douleur maximale imaginable. De semblables échelles, destinées à mesurer le taux d'anxiété et de dépression, sont également utilisées par les médecins. Néanmoins, le seuil de tolérance à la douleur peut grandement varier d'un individu à l'autre.

L'interprétation des résultats de ces tests est donc laissée au jugement du praticien. Bien entendu, l'évaluation de la douleur est aussi basée sur un interrogatoire du patient antécédents familiaux, interventions chirurgicales subies et traitements passés ou en cours - et sur des examens cliniques et neurologiques.

 

Une douleur dite «classique» ou «aiguë», c'est-à-dire qui ne perdure pas au-delà de trois ou six mois, peut être traitée entre autres à l'aide de thérapeutiques médicamenteuses (analgésiques). En revanche, une consommation d'analgésiques à long terme, dans le cas d'une douleur chronique, peut évidemment être préjudiciable pour le patient. C'est pourquoi la douleur chronique est généralement traitée à la fois par des thérapeutiques médicamenteuses et non médicamenteuses.

On entend par thérapeutiques non médicamenteuses la chirurgie, les stimulations et électrothérapie, l'acupuncture ou la relaxation.

 

Les praticiens s'accordent à dire qu'une concertation entre spécialistes est indispensable pour lutter efficacement contre la douleur chronique; c'est ce que l'on appelle une intervention pluridisciplinaire. Ils sont toutefois extrêmement prudents quant à la façon d'approcher le patient, car il est primordial que celui-ci se sente compris et en confiance, puisque sa coopération avec l'équipe médicale est essentielle pour obtenir des résultats significatifs, ou à tout le moins encourageants.

Statistiques  Canada  estime  qu'environ  18 %  des  adultes  canadiens  souffrent  de  douleur  ou  de  malaise  chroniques. Référence: Millar (1996), tandis qu'une autre étude canadienne l'évalue à 29 % chez la population adulte du pays. Référence: Moulin et al (2002).*

(source: Studio Santé Institut)

 

Comment traite-t-on la fibromyalgie ?

Par Marie-Christine Tremblay - Article exclusif à Madame.ca

 

Si vous êtes atteinte de fibromyalgie, vous devez vivre avec la douleur, l'insomnie, la fatigue et plusieurs autres symptômes. Si on ne parle pas de guérison, on peut cependant diminuer l'impact de la maladie et contrôler son évolution en combinant différents traitements, selon l'état de la personne. Voici les plus couramment utilisés.

 

Les antidépresseurs tricycliques et tétracycliques sont utilisés pour soulager plusieurs des principaux symptômes de la fibromyalgie. Administrés à faible dose, ils favorisent le sommeil profond et soulagent la douleur, en plus d'augmenter le taux de sérotonine. Cependant, ces médicaments n'agissent pas dans tous les cas et certaines personnes peuvent même voir leurs symptômes s'aggraver.

 

Récemment, un nouveau type de AINS, connu sous le nom d'inhibiteur COX-2 (Mobicox, Celebrex), est aussi apparu sur le marché. Disponibles sur ordonnance, ces médicaments comporte un risque plus faible d'effets secondaires gastro-intestinaux. (Veuillez noter que les médicaments Bextra et Vioxx ont été retirés du marché parce que les résultats intermédiaires d'un essai clinique montraient que ces derniers augmentaient le risque d'accidents cardiovasculaires graves (infarctus du myocarde et accidents vasculaires cérébraux).

 

Les relaxants musculaires (Flexeril) aident à détendre les muscles et à soulager les crampes et les douleurs musculaires. Cependant, ils ont un effet sédatif et on conseille de ne pas les prendre en permanence, mais plutôt au besoin. Il faut aussi éviter de les utiliser comme somnifères, pour éviter que le sommeil ne s'habitue à ce type de médicaments.

Les benzodiazepines (Valium, Xanax, Ativan et autres) peuvent être utilisés avec de faibles doses d'ibuprophène pour traiter l'anxiété et les spasmes musculaires. Mais comme ils présentent un risque de dépendance, ils sont administrés avec précaution.

 

Les somnifères (Ambien) sont parfois utilisés pour traiter les troubles du sommeil, mais ils sont habituellement prescrits pour apporter un soulagement à court terme. À long terme, l'organisme devient résistant à leur effet et il faut augmenter les doses. Ultimement, ils peuvent augmenter les problèmes de sommeil. C'est pourquoi on préfère explorer toutes les méthodes non pharmacologiques avant d'avoir recours à ce type de médicaments.

 

Les narcotiques plus forts (codéine, morphine, etc.) peuvent aussi apporter un soulagement à court terme. Cependant, à cause du grand risque de dépendance, leur usage est souvent réservé aux patients qui souffrent de crises douloureuses ou qui ne répondent pas bien aux autres médicaments. La prescription de narcotiques est habituellement limitée et contrôlée.

 

Les médicaments mentionnés ci-dessus demeurent les plus utilisés dans le traitement de la fibromyalgie. Cependant, les médecins utilisent aussi d'autres médicaments (en grande partie, des nouveaux) pour le traitement de symptômes et de syndromes particuliers.

Site :http://www.madame.ca/madame/client/fr/cettesemaine/accueil.asp

 

 

RAPPORT DE L'ACADEMIE DE MEDECINE SUR LA FIBROMYALGIE.

Le 22 Janvier 2007.

 

 

 ACADÉMIE NATIONALE DE MÉDECINE

  RAPPORT

au nom d’un groupe de travail*

LA FIBROMYALGIE

Charles Joël MENKÈS et Pierre GODEAU**

Pour répondre à la demande de Monsieur le Ministre de la Santé et des Solidarités, l’Académie nationale de Médecine s’est penchée sur le problème de la fibromyalgie pour en faire l’étude nosographique, la synthèse des données de la littérature scientifique dans ce domaine, et proposer des recommandations concernant la prise en charge de ce syndrome.

Le rapport du groupe de travail constitué à cet effet a donc pris en compte les données historiques, épidémiologiques, cliniques, psychiatriques, nosologiques  ainsi que l’étude des comorbidités, des hypothèses physiopathologiques et des perspectives thérapeutiques.

Les  conclusions  synthétiques  de  ce  rapport  ont  donné  lieu  à  l’énoncé   de  recommandations  exposant la position de l’Académie nationale de Médecine.

 

Introduction.

L’existence d’états douloureux chroniques sans substratum organique et sans explication plausible est connue de longue date et signalée depuis le XIXème siècle. Ces états étaient considérés, en France, à la suite des travaux de CHARCOT et de son  école,  comme  relevant  de  « troubles  fonctionnels » et,  jusqu’à  la  fin  des  années  1970,  étaient répertoriés comme troubles psychosomatiques, sans faire l’objet d’études ni de recherches notables.

 

Les auteurs de langue anglaise ne faisaient pas mieux en désignant ces états douloureux sous le terme de fibrositis, vocable créé en 1904 pour désigner des troubles en fait différents. Appliqué aux douleurs chroniques diffuses, ce terme supposait l’existence de lésions inflammatoires des muscles ou des septa intermusculaires ; bien que de telles lésions, un moment évoquées, n’aient jamais été retrouvées par la suite, le terme de fibrositis est resté utilisé jusqu’aux environs de 1980.

 

C’est en 1977 que deux Canadiens, SMYTHE et MOLDOFSKY, ont créé le terme de fibromyalgia – fibromyalgie (FM) – qui est  encore mondialement utilisé [1] et figure sous l’identifiant M 790 dans la classification internationale des maladies (CIM) de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Le principal mérite de ces deux auteurs n’est pas d’avoir proposé cette nouvelle  appellation,  à  peine  plus   satisfaisante  que  la  précédente  (le  sigle  descriptif  SPID – syndrome  polyalgique idiopathique diffus – proposé par KAHN [2] n’a malheureusement pas bénéficié d’un consensus international) ; ils attiraient surtout  l’attention  sur  deux  éléments  appelés  à  fonder  la  singularité  de   l’entité :  l’existence  de points douloureux à la pression, et la coexistence de fatigue et de troubles du sommeil.

 

Dès lors un intérêt considérable s’est porté sur cette FM, qui a fait l’objet, au cours des 25 dernières années,

d’innombrables travaux. Certains, parmi les plus importants, ont eu pour objet de définir, afin d’harmoniser les recherches, le commun dénominateur de l’entité, ce qui, s’agissant d’un syndrome uniquement fonctionnel, nécessitait la fixation de critères [3, 4, 5].

Cependant, si l’accord parait aujourd’hui général sur la réalité de ce syndrome douloureux chronique et même sur sa fréquence,  des  doutes  persistent  à   s’exprimer  sur  la  légitimité  d’en  faire  une  maladie,  avec  les  conséquences médico-sociales qui peuvent en résulter.

La raison en est le caractère subjectif des troubles invoqués (douleur, fatigue, mal-être, troubles du sommeil), le fait qu’ils ne sont que statistiquement (et non individuellement) associés, le caractère artificiel et abusif des critères de classification quand  on  les  utilise  à  tort  comme  critères  de  diagnostic,  et  surtout  l’absence  de  toute  anomalie  biologique ou anatomo-pathologique susceptible de rendre compte des symptômes déclarés ou d’en garantir l’objectivité.

 

Il est, à ce sujet, significatif que les troubles qui caractérisent la FM puissent être aussi bien classés dans la CIM dans les troubles de l’appareil locomoteur que dans les faits de somatisation (F 45) au chapitre des troubles somatoformes. La CIM a en effet adopté les termes de la classification DSM IV pour les affections psychiatriques ; il dépend donc dès lors de la décision du médecin responsable de l’affectation du syndrome à l’une ou l’autre des rubriques.

Le débat reste très animé à ce sujet, comme en témoigne un numéro de 2003 du Journal of Rheumatology où un auteur très impliqué a pu écrire que « la guerre de la FM fait encore rage à présent » [6]. Il devrait en être ainsi tant qu’un désordre identifiable par l’exploration biologique et/ou fonctionnelle n’aura pas été reconnu comme spécifique de ces troubles. À ce titre, les travaux récents dans le domaine de l’imagerie cérébrale sont intéressants, bien que de signification encore imprécise.

 

Épidémiologie.

Les  faits  rapportés  sous  la  dénomination  de  FM  sont  d’une  grande  prévalence dans tous les pays où ils ont été recherchés.  On  a  avancé  les  taux  de  2%  dans  la  population  adulte  américaine [7]  et  de 1,3% en Europe [8].

La  grande  prédominance  féminine  (plus de 80% des cas)  fait  que  la  prévalence  chez   la   femme  est  nettement plus importante. Des  taux  moins  ou  plus  élevés  ont été signalés, fonctions des pays, des critères et des méthodes de recueil. Fondée sur l’application stricte des critères de classification, une enquête canadienne [9] évalue la prévalence à 1,1%. D’autres travaux donnent des prévalences plus élevées, jusqu’à 12% en Espagne [10], mais avec des méthodes moins rigoureuses pouvant aller jusqu’au recueil par téléphone des déclarations des sujets  On ne peut alors parler que de syndromes douloureux au sens large du terme, qu’il serait abusif de considérer ipso facto comme des FM.

 

Le syndrome fibromyalgie.

La symptomatologie est assez univoque, dominée par des douleurs musculaires diffuses accompagnées d’une fatigue souvent intense et de troubles du sommeil, dans un contexte d’anxiété et de dépression. Elle concerne dans la majorité des cas les femmes entre 30 et 50 ans, mais l’homme, l’enfant et l’adolescent peuvent également être touchés.

 

La douleur, toujours étendue et diffuse, peut débuter au cou et  aux épaules, pour s’étendre ensuite au reste du corps, notamment,    au  dos,  au  thorax,  aux  bras  et  aux  jambes.  Elle  est  permanente  mais  ggravée  par  les  efforts,  le  froid,

l’humidité, les émotions et le manque de sommeil, et s’accompagne de raideur matinale. La distinction entre douleur articulaire  et   musculaire  est  d’autant  plus  difficile  que  les  patients  ont  l’impression  d’un  gonflement  des  zones douloureuses et de paresthésies des extrémités en l’absence de tout signe objectif d’atteinte articulaire ou neurologique [11].

 

Une fatigue chronique est signalée par plus de 9 patients sur 10, prédominant le matin, peu sensible au repos et en apparence inexpliquée [12].

 

Les troubles du sommeil sont également quasi-constants : dans plus de 90% des cas le sommeil est perçu comme léger et non  réparateur,  quelle  que  soit  sa  durée.  Il  est  rare  que  les  patients  passent  une  bonne nuit avec au réveil, moins de douleur et de fatigue. À ces difficultés peuvent s’ajouter un syndrome des jambes sans repos et des périodes d’apnée.

La somnolence diurne compensatrice qui s’en suit peut perturber la vie sociale et professionnelle [13]. L’enregistrement électroencéphalographique (EEG)    confirme   l’anomalie  du  sommeil  avec,  dans  la plupart des cas, l’apparition d’ondes  pendant la période de sommeil avec mouvements oculaires lents.

 

D’autres symptômes peuvent compléter cette triade fondamentale douleurs diffuses – fatigue chronique – troubles du sommeil : colopathie fonctionnelle, céphalée à type de migraine ou de céphalée de tension, douleurs pelviennes, cystalgies  à   urines  claires,  dystonie  temporo-mandibulaire,    dysautonomie  avec  hypotension  orthostatique,  anxiété, dépression, troubles cognitifs (cf infra).

 

L’examen physique, contrastant avec cette riche symptomatologie fonctionnelle, est pauvre et  ne met en évidence aucune anomalie articulaire, musculaire ni neurologique hormis une éventuelle pathologie associée. La seule anomalie, à laquelle on accorde une grande importance diagnostique, est la douleur provoquée par la pression, modérée, de certaines zones corporelles, principalement dans les régions proches de la colonne vertébrale et de la racine des membres. Il peut exister aussi une sensibilité au pincement cutané.

 

Aucune anomalie biologique d’intérêt diagnostique n’accompagne ces signes fonctionnels : il n’y a notamment aucun signe inflammatoire (vitesse de sédimentation et  C-réactive protéine normales) ni immunologique (anticorps anti-noyaux, sérologie rhumatoïde, enzymes musculaires), la créatine-phospho-kinase et les transaminases sont à des taux normaux, de même que la calcémie, la phosphorémie, TSH et T4.

Cette maladie sans lésion anatomique, sans signe biologique caractéristique, sans explication physiopathologique avérée (cf infra), réduite à des signes fonctionnels dont aucun, hormis la douleur diffuse, ne peut être considéré comme constant et donc exigible, ne pouvait qu’avoir des limites incertaines et faire l’objet de diagnostics plus ou moins restrictifs suivant ses observateurs.

 

C’est pour remédier à cette difficulté que des critères de diagnostic avaient été proposés dès la fin des années 70 [1, 3] et que l’American College of Rheumatology a publié en 1990 [5] des critères de classification permettant l’étude de groupes de   malades   aussi   homogènes   que    possible,  en   vue   principalement   des   recherches   physiopathologiques   et thérapeutiques.

Suivant ce travail, l’existence d’une FM doit être admise quand existent conjointement deux critères : 1) une douleur diffuse, définie comme étant une douleur du côté gauche du corps,  une douleur du côté droit du corps, une douleur au-dessus de la ceinture et une douleur au-dessous de la ceinture, avec en outre des douleurs squelettiques axiales (rachis cervical, ou partie antérieure, du thorax, ou rachis dorsal, ou rachis lombaire) ; dans cette définition, la lombalgie représente le segment inférieur, une douleur de l’épaule et de la fesse correspond à une douleur d’un côté du corps ; 2) des points douloureux à la pression : la pression exercée doit être de 4 kg/cm2 ce qui, en l’absence d’un algésimètre, correspond au blanchiment de la pulpe de l’ongle de l’examinateur ; 18 points sensibles ont été retenus (tableau 1), 11 au moins sont nécessaires pour que le diagnostic puisse être admis, chez un patient souffrant depuis plus de 3 mois.

 

Occipital : à l’insertion des muscles sous-occipitaux (D et G).

Cervical bas : à la partie antérieure des espaces intertransversaires (D et G).

Trapézien : à la partie moyenne du bord supérieur du muscle (D et G).

Sus-épineux : à l’insertion au dessus de l’épine de l’omoplate, près du bord interne (D et G).

2ème côte : juste à côté de la jonction chondrocostale, à la surface supérieure (D et G).

Épicondylien : à 2 cm au dessous des condyles (D et G).

Fessier : au quadrant supéro-externe de la fesse.

Trochantérien : en arrière de la saillie du grand trochanter (D et G).

Genou : en regard du coussinet graisseux interne, près de l’interligne (D et G).

 

Tableau 1 – les 18 points douloureux (annexe 1)

L’association d’une douleur diffuse à au moins 11 points douloureux à la pression a permis de reconnaître la FM avec une sensibilité de 88,4 % et une spécificité de 81,1 %.

Depuis leur publication en 1990, ces critères ont connu un immense succès et ont servi de base au recrutement des malades pour la plupart des travaux relatifs à la FM.

Il faut souligner cependant qu’il s’agit de critères de classification (et non de diagnostic), qui ne fixent pas les limites de la maladie. Leur sensibilité imparfaite, encore qu’excellente, laisse place notamment à des patients considérés comme souffrant de la maladie et qui ne les remplissent pas parce qu’on leur trouve moins de 11 points douloureux.. Il est de même possible que ces critères soient réunis chez des sujets qui n’expriment pas de plainte [14]. En outre l’appréciation des points douloureux demande des examinateurs entraînés [15, 16], et, même évalués par le même examinateur, ils sont variables d’un jour à l’autre, et sensibles notamment au degré d’anxiété [17].

 

Ces limites ont conduit WOLFE à critiquer a posteriori les critères qu’il avait proposés en 1990, estimant comme une possible erreur d’avoir choisi les points douloureux comme critère principal et limité ainsi le spectre de la maladie aux formes les plus sévères quant au critère douleur [6]. Il a par ailleurs [18] proposé un questionnaire permettant de mesurer la douleur corporelle, questionnaire auto-administré, sans recherche des points douloureux. Ce Regional Pain Scale (RPS) demande encore à être évalué dans différentes situations cliniques. Une comparaison entre les critères de l’ACR, une évaluation par questionnaire, et le diagnostic du clinicien, sans tenir compte du nombre de points douloureux, a montré que la concordance entre ces trois méthodes était limitée à 72 %-75 %. Elles peuvent être utilisées toutes les trois, mais le questionnaire a l’avantage de ne pas nécessiter d’examen physique [19].

 

Comorbidités psychiatriques.

Le syndrome fibromyalgique ne peut pas être assimilé à une maladie psychiatrique caractérisée. Il n’en présente pas moins des similitudes ou des rapports avec certaines affections psychiatriques, et il existe une surmorbidité psychiatrique chez les personnes souffrant de FM. La prévalence des troubles dépressifs et anxieux semble également accrue dans les familles de patients fibromyalgiques [20]. Les liens ou parentés avec ces entités psychiatriques  sont cependant variés, polymorphes, de nature différente suivant les cas. On ne peut jamais préciser dans quel sens fonctionnent les rapports éventuels de causalité entre FM et symptômes psychiatriques ; ces relations de causalité elles-mêmes sont au surplus difficiles à affirmer.

 

Le syndrome dépressif.

Les troubles exprimés par les fibromyalgiques (fatigue, troubles du sommeil, céphalée, ralentissement cognitif) évoquent les   symptômes   d’un   syndrome    dépressif.   Certaines   FM   répondraient   même  aux  critères  de  dépression  majeure caractérisée  ou  de  syndrome  dysthymique  (dépression  modérée  mais   persistante).  Cependant  on  ne  trouve  pas  la dévalorisation,  l’auto-accusation, l’absence  de  tout  désir  et  de  toute  motivation  propres  au  syndrome  dépressif, ni les propensions suicidaires.

 

L’efficacité partielle des antidépresseurs sur le syndrome fibromyalgique ne peut pas être un argument pour l’assimilation puisque certains antidépresseurs, comme l’amitriptyline, agissent à des doses inférieures aux doses antidépressives. De plus  leur  influence  sur  le  syndrome   douloureux  parait  indépendante  de   leur  efficacité sur l’anxiété et les symptômes dépressifs.

 

Par ailleurs l’exploration de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (cf infra) montre une différence franche entre FM et dépression : diminution de la concentration du cortisol libre, de l’excrétion urinaire du cortisol et freination accrue au test à la dexaméthazone dans la FM ; résultats inverses dans les états dépressifs.

Il importe de rappeler que les états douloureux intenses et/ou prolongés finissent toujours par entraîner des réactions dépressives et que les malades douloureux chroniques, lorsqu’ils sont évalués aux échelles de la dépression, cotent à un niveau pathologique.

 

Des  auteurs  ont  cependant  envisagé  que  certains  syndromes   fibromyalgiques  puissent être des états dépressifs « masqués » à expression douloureuse ; mais la chronicité et la stabilité du syndrome  fibromyalgique s’opposent aux variations spontanées des troubles de l’humeur. De plus, si les syndromes dépressifs abaissent le seuil de la douleur, il n’a pas été noté dans les dépressions la présence de points douloureux particuliers à la pression.

La douleur est-elle dépression ? La dépression est-elle douleur ? Ces deux entités sont souvent confondues du fait de leurs interactions et d’un renforcement mutuel [21].

 

Troubles anxieux.

Le  même raisonnement  peut  être  tenu  pour  l’association  FM/troubles  anxieux.  Les  fibromyalgiques  présentent des états  d’anxiété  marqués avec  souvent  une  appréhension  de  l’avenir  et  des craintes  concernant  notamment  les répercussions du syndrome douloureux. On a parlé du « catastrophisme » des fibromyalgiques [22].

L’anxiété est-elle le soubassement du syndrome douloureux ou en augmente-t-elle la résonance ? N’est-elle pas la conséquence de la douleur ? Force est de constater que les syndromes douloureux et asthéniques chroniques  sont souvent associés à des troubles anxieux, à des troubles dépressifs et aussi à des tableaux évoquant un état de stress post-traumatique.

 

Hypochondrie névrotique, troubles fonctionnels, troubles somatoformes, conversion.

Un troisième rapport peut être établi avec l’hypochondrie névrotique. La description de la FM correspond à la description ancienne des cénestopathies par Dupré. À présent on parle de « troubles fonctionnels », de « troubles somatoformes » ou de « troubles dissociatifs ». Leur mécanisme évoqué est celui d’une véritable conversion névrotique, au sens hystérique, où les problèmes inconscients du patient, ses traumatismes anciens sont exprimés à travers les douleurs corporelles.

Regardée sous cet angle, la FM pourrait donc être de mécanisme névrotique, une forme de somatisation.

 

Toutefois  les  dénominations  de  troubles  somatoformes,  troubles d issociatifs  accompagnés  de  symptômes somatoformes, dissociation somatoforme ou conversion éclairent peu le mécanisme psychopathologique, regroupent probablement des dimension psychologiques différentes, et leur complète similitude avec la FM n’est pas établie. Notons que certains fibromyalgiques sont très réticents à l’investigation psychologique, estimant et affirmant que leur maladie est physique et non psychique.

 

États de stress post-traumatique (SPT).

On   retrouve   chez   les   fibromyalgiques,   plus    fréquemment   que   dans   la   population   générale,  un  certain  nombre d’évènements traumatiques précoces marqués, qui ne diffèrent pas de ceux repérés dans les états dépressifs et anxieux ; on a en particulier insisté sur les violences et sur les abus sexuels dans les antécédents (22).

Les troubles post-traumatiques comportent habituellement des symptômes anxieux, dépressifs et somatiques, et le rapport semble établi entre état de SPT, troubles somatoformes et de conversion.

 

C’est en ce sens que des liens pourraient exister entre FM et syndrome de SPT, des arguments cliniques venant en outre à l’appui   de    leur  rapprochement :  plus  de  50%  des  patients   fibromyalgiques  expriment  des  symptômes  de  SPT tels  qu’anxiété,  ruminations  mentales,  troubles  du  sommeil  et  conduites  d’évitement,  et  les  types  de   traumatismes rapportés sont les mêmes chez les fibromyalgiques et les patients souffrant de SPT.

 

Les personnes atteintes de FM seraient d’autre part plus aptes à souffrir des états de SPT. Une étude [23] évoque une comorbidité entre les deux syndromes ; faisant référence aux attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, elle montre que la probabilité de développer un syndrome post-traumatique est plus élevée chez les fibromyalgiques.

Il y a donc des liens indiscutables entre les deux entités, mais ils ne concernent  pas tous les cas de FM.

 

En résumé, il est probable qu’il existe plusieurs cadres psychopathologiques au sein du groupe des FM. Selon les cas, la FM peut être, avec prudence, apparentée ou rapprochée des syndromes dépressifs, des syndromes anxieux, des troubles somatoformes  ou  de   la  conversion,  du  syndrome  de  SPT.   Selon  les  cas, la similitude est plus marquée avec l’une ou

l’autre  de  ces  entités,  mais  le  sens  de  la  relation r este  obscur,  et  on  ne  peut  dire,  de  la  FM  ou  du  trouble psychopathologique, lequel est la conséquence de l’autre. On ne peut donc assimiler la FM à une maladie psychiatrique ; ses liens avec les maladies psychiatriques n’en sont pas moins indéniables.

 

Formes particulières et limites de la fibromyalgie.

La FM prédomine très nettement chez la femme adulte, mais elle peut s’observer chez l’homme et chez l’enfant.

La FM de l’homme est peu fréquente. Sur 536 cas [24], examinés de façon consécutive, il y avait 469 femmes et 67 hommes (12,5 %). Comparés aux femmes, les hommes montraient des symptômes moins nombreux, avec moins de points douloureux, moins de douleur diffuse à tout le corps, moins de fatigue, en particulier au lever, et moins de colopathie fonctionnelle. Par contre il n’y avait pas de différence entre les sexes pour l’évaluation globale de l’état de santé, de la gêne fonctionnelle et de l’intensité de la douleur.

 

La FM de l’enfant a fait l’objet d’une revue générale [25]. Elle nourrit une controverse entre les tenants d’une origine biologique et ceux qui privilégient l’aspect psychologique. Comme pour l’adulte, une approche biologique complexe et psychosociale combinée est actuellement en faveur. L’étude du sommeil de 61 enfants et de leurs 61 mères qui se plaignaient de douleurs diffuses a montré une corrélation entre les deux groupes, avec 44 %  d’anomalies chez les enfants et 96 % d’anomalies chez les mères, ce qui évoque un déterminisme commun.

L’évolution à distance est moins favorable chez les enfants qui accusent de multiples symptômes et une dépression importante, dès le début. Dans les autres cas, l’évolution est plutôt plus favorable que celle des adultes.

 

Fibromyalgie associée.

Un tableau clinique entièrement compatible avec le diagnostic de FM se rencontre, avec une fréquence excluant la coïncidence, chez des patients souffrant d’une maladie identifiable.

Dans une récente étude épidémiologique de cohorte [26] portant sur un échantillon de la population générale de 62.000 sujets, 2595 patients atteints de FM ont été détectés (4,18%) ; les principales affections associées étaient – outre l’anxiété, les céphalées, les colopathies fonctionnelles, habituelles dans la FM dite primitive – la polyarthrite rhumatoïde (PR) et le lupus érythémateux systémique (LES) avec un risque relatif respectivement de 7,05 et 2,14% par rapport à la population générale.  Dans une autre étude [27] regroupant 11.866 polyarthritiques, la FM était présente chez 1731 (14,58%), et la PR était plus sévère, plus difficile à contrôler, et plus souvent associée à un diabète et un syndrome dépressif.

 

 Concernant le LES, on a signalé une prévalence de 17,3% de la FM [28], affectant la qualité de vie des patients.  Dans une population mexicaine (où la  FM est relativement peu fréquente), une prévalence de 9,5% a été signalée au cours du LES [29].

Le syndrome de Sjögren (SGS) est également une affection souvent associée. Une équipe italienne [30] a étudié la prévalence et les signes distinctifs de la FM dans une étude contrôlée appariant sujets sains, patients diabétiques, patients atteints de SGS et patients souffrant de FM primitive. Le diagnostic de FM a été porté dans 22% des cas de SGS, chez 12,2% des diabétiques et 3,3% des contrôles sains. Les patients atteints d’un SGS primitif associé à une FM avaient une maladie moins sévère que ceux n’ayant pas cette association.

 

Un tableau de FM a été également signalé, dans plusieurs publications, chez des porteurs chroniques du virus de l’hépatite C, encore que cette association ait été récemment contestée [31]. Il en est de même chez les porteurs d’anticorps anti-thyroïdiens [32] et au cours d’insuffisances thyroïdiennes [33]. 

Faut-il considérer ces formes associées comme distinctes de la FM « primitive » ? Dans l’état actuel des connaissances, la signification du lien entre ces maladies ou états pathologiques parfaitement définis et la FM qui les accompagne échappe. De ce fait, et parce que rien ne distinguait à l’analyse ces formes associées de la FM isolée, ou primitive, WOLFE et al., lors de l’établissement des critères de classification de l’ACR, avaient pris le parti de les désigner « FM secondaires-concomitantes » et de ne pas en faire des critères d’exclusion.

Rien n’est venu, lors des 15 dernières années, éclairer le débat. Tout au plus peut-on remarquer qu’aucun exemple n’a été publié de guérison du syndrome de FM par un traitement efficace de la maladie associée, ce qui plaide plutôt pour la classification de ces formes associées comme authentiques FM.

 

Inversement, d’autres associations signalées [34], pathologies musculaires métaboliques, diabètes phosphorés, traitements par les hypocholestérolémiants, par les antiaromatases, états douloureux des diabétiques, paraissent avoir une signification différente puisque les symptômes de FM suivent après traitement le sort de la maladie concomitante, ou régressent après arrêt du médicament incriminé : plus que d’associations il s’agirait ici de diagnostics différentiels.

 

Le syndrome de fatigue chronique.

Le syndrome de fatigue chronique (SFC) est décrit comme un état d’asthénie datant d’au moins six mois, sans cause, non atténué par le repos et entraînant une baisse de plus de 50% de l’activité quotidienne. Symptôme dominant, la fatigue s’accompagne de douleurs articulaires et musculaires, de troubles du sommeil, de céphalée, de troubles cognitifs, de fébricule, de douleur pharyngée et d’adénopathies cervicales.

 

Le SFC a donc beaucoup de ressemblance avec la FM, dont il partage en outre la chronicité et la faible sensibilité aux traitements. La différence principale entre l’un et l’autre semble être le premier symptôme mis en avant : fatigue dans le SFC, douleur dans la FM. Il est intéressant de constater à ce sujet que les malades se réclamant de l’une ou l’autre maladie se sont groupés en France dans une commune association.

Toutefois, en l’absence d’indications sur la nature et de l’origine du SFC, cette proximité n’apporte pas d’éclairage nouveau sur la FM.

 

Évolution, pronostic et conséquences sociales de la fibromyalgie.

L’évolution de la FM est chronique, et peu sensible aux mesures mises en œuvre pour la combattre. La patiente consulte généralement alors que les troubles sont installés depuis des mois ou années, et son état n’est souvent guère modifié après plusieurs années d’observation. Les points douloureux restent notamment assez constants alors que les autres symptômes peuvent se modifier [11].

La douleur chronique, la raideur et la fatigue limitent les capacités fonctionnelles des patients qu’il s’agisse des activités quotidiennes ou professionnelles. Les tâches impliquant des efforts musculaires répétés ou en élévation des bras sont difficilement supportées. Le maintien au travail est souhaitable, surtout si l’on a pu adapter le poste aux capacités physiques de la patiente [35].

 

Une étude suédoise a montré que parmi 176 femmes souffrant de FM, 15 % travaillaient à temps complet et 35 % à mi-temps. Pour 99 % de celles qui travaillaient la capacité de travail était réduite mais maintenue grâce à la compréhension de l’employeur et l’aménagement du poste, en fonction de l’état individuel. S’agissant des patientes qui ne travaillaient pas, la FM était en cause selon les intéressées dans 23 % des cas.

Il importe de remarquer que les études sur le retentissement social et professionnel de la FM ont été généralement faites sur des formes sévères du syndrome, chez des patients qui consultent dans des centres de prise en charge de la douleur. Elles ne concernent pas toutes les personnes qui répondent aux critères de classification, lesquelles peuvent à l’extrême n’exprimer aucune plainte spontanée [14].

 

La présentation clinique et la capacité fonctionnelle sont en fait très variables d’un patient à l’autre et d’un jour à l’autre, en fonction des facteurs d’environnement, de l’état psychologique, des problèmes sociaux. On n’observe pas d’aggravation avec les années mais une stabilisation, voir même une légère amélioration à long terme [16, 25].

Pour évaluer l’aspect pluridimensionnel où s’associent, douleur, fatigue, perturbation du sommeil, et perturbations fonctionnelles, de nombreux instruments ont été proposés ayant chacun ses inconvénients. La recherche s’oriente vers la mise au point d’un index composite, prenant en compte les différents paramètres et permettant un diagnostic et le suivi [36].

Le « Fibromyalgia Impact Questionnaire » (FIQ) [37] est un instrument auto administré et qui mesure la fonction physique, les possibilités de travail, la dépression, l’anxiété, le sommeil, la douleur, la raideur, la fatigue et la sensation de bien-être.

Ce questionnaire d’évaluation a le mérite d’avoir été traduit, validé et adapté en français sous le nom de « Questionnaire de mesure d’Impact de la Fibromyalgie » (QIF) [38] (annexe 2).

 

Physiopathologie.

La physiopathologie de la douleur fibromyalgique a fait – et fait toujours – l’objet de nombreux travaux d’où ne se dégage encore aucun schéma explicatif complet. Toutefois, après l’abandon de toute explication fondée sur des anomalies musculaires primitives, les recherches se concentrent principalement sur un désordre central de la modulation douloureuse, et accessoirement sur des anomalies fonctionnelles de l’axe diencéphalo-hypophyso-surrénalien.

 

Un désordre central de la modulation douloureuse.

La constatation clinique essentielle dans la FM, celle-là même qui justifie le choix en tant que critère de classification des points douloureux à la pression, est qu’il existe chez les patients qui en sont atteints un abaissement du seuil de perception douloureuse, avec induction de douleur par un stimulus qui n’en induit pas à l’état normal (allodynie). Cet abaissement du seuil douloureux a été abondamment démontré, non seulement pour la pression, mais aussi pour des stimuli thermiques et électriques, et on a même signalé une amplification sensorielle, comportant hyperacousie et hypersensibilité vestibulaire.

 

Ces anomalies sont imputées à une exacerbation de phénomène de sensibilisation (windup) du deuxième neurone [39]. Les récepteurs NMDA (N-methyl-D-aspartate) sont impliqués à ce niveau, et l’effet favorable de leur antagoniste, la kétamine, sur la douleur des fibromyalgiques apporte un argument à ce mécanisme.

Les anomalies observées dans la FM du taux de certains neuromodulateurs, ou de leurs métabolites confortent et pourraient éclairer cette conception.

 

Plusieurs travaux ont montré chez les patients une diminution du taux sérique de sérotonine, de même que du taux de son métabolite,  l’acide  5HIA,  dans  le  LCR.  Or  la  sérotonine  intervient  dans  la  modulation  douloureuse  en  diminuant la nociception, par une action dans la corne postérieure de la moelle et à l’étage supraspinal. Elle intervient aussi dans la régulation  du  sommeil.  

Un  trouble  du  métabolisme  de  la  sérotonine  peut  également  être  invoqué   pour  expliquer la céphalée, la dépression et la colopathie fonctionnelle. Un grand intérêt s’attache donc aux travaux sur le polymorphisme des gènes du système sérotoninergique, en particulier aux anomalies, observées dans la FM, du promoteur du gène de transport de la sérotonine [40].

 

D’autres anomalies des neuromodulateurs ont été signalées : taux élevé dans le LCR de la substance P, qui pourrait avoir un rôle dans la sensibilisation médullaire ; élévation du taux de nerve growth factor (NGF), mais en l’absence de groupe témoin, la spécificité de ces constatations n’est pas appréciable.

 

Des désordres concernant le SNC supraspinal sont d’autre part observés. Les fibromyalgiques montrent, par rapport aux sujets normaux, un déficit des contrôles inhibiteurs de la douleur.

La débimétrie cérébrale, par tomographie par émission de positons (TEP), a montré chez les FM par rapport aux témoins, une réduction des flux sanguins cérébraux dans le thalamus et le noyau caudé [41], dans le thalamus, le tegmentum pontin et le noyau lenticulaire [42], constatations qui pourraient, précisément, rendre compte de la réduction des processus centraux d’inhibition de la transmission douloureuse.

 

L’IRM fonctionnelle a permis de comparer la forme d’activation cérébrale suite à une stimulation périphérique chez des patients  atteints  de  FM  et  chez  des  témoins [43]. La stimulation par une pression telle qu’elle provoque une douleur identique chez les malades et les témoins entraînait, chez les uns et les autres, une répartition similaire des régions activées, alors qu’une pression identique entraînait l’activation de régions plus nombreuses chez les patients. D’où les auteurs concluent que la FM est caractérisée par une augmentation du traitement cortical et sous-cortical de la douleur.

 

Ces anomalies de l’imagerie cérébrale sont les acquisitions les plus importantes des dernières années pour ce qui est de la FM.  Outre  qu’elles  confortent  le  syndrome  clinique  d’un   complément objectif qui lui faisait défaut jusqu’à présent, elles permettent   de  concevoir,  sans  plus  de   précision  dans  l’immédiat,  les  centre  nerveux  supraspinaux  comme origine commune de tous ces éléments : anomalies de la perception douloureuse, troubles du sommeil, fatigue, troubles cognitifs, anxiété, dépression.

 

Des anomalies neuro-endocriniennes.

Face à cette piste physiopathologique privilégiée, les hypothèses neuroendocriniennes de la fibromyalgie, nombreuses et anciennes, paraissent aujourd’hui dépassées.

Le dysfonctionnement de l’axe hypothalamo-hypophysaire et du système nerveux autonome au cours de la fibromyalgie, serait expliqué par des traumatismes psychiques, intenses et/ou prolongés et expliquerait les douleurs chroniques, la fatigue, les troubles de l’humeur, du sommeil, les troubles digestifs et le déconditionnement physique.

De nombreux travaux rapportent encore aujourd’hui des anomalies de la réponse au stress au cours de la FM. On a signalé une perte du cycle nycthéméral du cortisol, une diminution de la sécrétion globale des 24 heures, et nombre de pics de cortisol en 24 heures moindre que chez les sujets sains [44].

 

Ces résultats ne sont pas confirmés par une autre étude [54] qui montre en revanche une corrélation entre le taux de cortisol (au réveil et une heure après le réveil) avec la douleur ressentie à ces mêmes moments.

Ces travaux relatifs au système hypothalamo-hypophyso-surrénalien dans la FM sont contradictoires, ambigus, et ne peuvent fonder une hypothèse physiopathologique générale.

Plus intéressante est la diminution de l’insulin-like growth factor (IGF-1) qui traduit un déficit d’hormone de croissance (GH) [46]. GH est normalement synthétisée au cours des phases 3 et 4 du sommeil, lesquelles sont perturbées dans la FM, si bien que la diminution constatée apparaît plus comme une conséquence de la maladie que comme un évènement causal.

 

L’offre thérapeutique.

Les médicaments.

Maladie mal comprise, la FM a fait l’objet d’un nombre considérable de tentatives thérapeutiques [47].

La plupart de ces tentatives ont donné lieu à des échecs, ou à des résultats incertains et non confirmés. Il en est ainsi des anti-inflammatoires non stéroïdiens, des corticostéroïdes, des anxiolytiques, des hypnotiques et des myorelaxants, mis à part la cyclobenzaprine (également antidépresseur) qu’une méta-analyse récente [48] a montré douée d’une activité significative, mais modeste et partielle (sur le sommeil).

 

En outre, pour les médicaments montrant une quelconque activité dans les essais, la portée clinique des résultats est difficile à prévoir dans cette maladie, de par l’effet que leur imprime le choix du critère principal. Ainsi, un médicament peu actif quand on l’évalue sur la douleur peut être apprécié des malades par son effet dissocié sur le sommeil, la fatigue, le bien être. L’inverse peut aussi se voir.

 

Les Antalgiques.

L’usage des antalgiques est logique dans cette maladie dont la douleur est un symptôme capital, mais le paracétamol est habituellement inactif, et la morphine, qui a un effet inconstant, ne saurait être utilisée de façon prolongée dans une telle indication. Le tramadol, doué d’une activité opioïde et noradrénergique s’est par contre montré efficace dans un essai à court terme [49] et son intérêt vient d’être réaffirmé par une étude sur l’effet de l’association tramadol-paracétamol sur un index de qualité de vie chez les fibormyalgiques [50].

 

Les antidépresseurs.

Les antidépresseurs sont les médicaments qui ont donné le moins de déception dans le traitement de la FM, et restent actuellement les plus utilisés.

L’amitriptyline, antidépresseur tricyclique, est employée depuis le début des années 80 [51, 52], non pour sa propriété d’antidépresseur, mais en raison de son effet possible sur les troubles du sommeil, la fatigue, les troubles de l’humeur que manifestent souvent les fibromyalgiques. La justification actuelle d’emploi de ce médicament et des produits de la même classe est leur action modulatrice de la douleur au niveau des centres nerveux et non leur effet antidépresseur.

 

L’amitriptyline est d’ailleurs utilisée dans la FM à des doses très inférieures à celles requises dans le traitement des dépressions. Pour éviter les effets secondaires des tricycliques, des inhibiteurs spécifiques de la recapture de la sérotonine (IRS), fluoxetine [53], citalopram [54], ont été aussi proposés.

Une méta-analyse portant sur 13 essais contrôlés [55] atteste de l’effet bénéfique de ces médicaments. Cet effet, qui s’observe globalement 4 fois plus chez les malades recevant le produit actif que chez les témoins, est indépendant de l’existence d’une dépression. Il est cependant plus marqué sur la fatigue, le sommeil, le bien être, que sur la douleur qui est peu influencée.

 

Cette insuffisance de l’effet antalgique a conduit récemment à l’essai de molécules qui inhibent conjointement la recapture de la sérotonine et de la norépinéphrine (IRSNA). La duloxetine, dans un essai contrôlé multicentrique chez 207 patients pendant 12 semaines [56] s’est montrée efficace sur les symptomes de la FM et sur la sévérité de la douleur, chez environ 60% des patients et sans relation avec une éventuelle dépression. La venlafaxine a montré le même type de résultats dans une étude ouverte plus ancienne [57].

 

Le milnacipran, qui se signalerait par un effet préférentiel sur la recapture de la norépinéphrine et se lierait en outre aux récepteurs du NMDA, a été testé dans un essai contrôlé portant sur 125 patients, à doses progressives et suivant deux schémas posologiques différents [58]. Le milnacipran s’est montré significativement efficace sur la douleur, la fatigue, le bien être, mais non sur les troubles du sommeil. La prise biquotidienne était plus efficace sur la douleur que la prise unique. Fait remarquable l’amélioration était statistiquement plus importante chez les malades non déprimés que chez ceux qui souffraient d’une dépression concomitante.

 

Autres médicaments.

Parmi les anti-épileptiques, aujourd’hui largement utilisés pour le traitement des états douloureux chroniques, la pregabaline a fait l’objet d’un essai contrôlé dans la FM [59]. Il en ressort que ce produit est efficace sur la douleur (29% des patients traités obtenant une diminution d’au moins 50% de l’intensité douloureuse) ainsi que sur la fatigue et la qualité du sommeil. Mais les effets secondaires les plus fréquents, somnolence et vertiges atteignent respectivement 1/3 et 2/3 des patients à la dose efficace.

Des résultats comparables sont rapportés dans une étude d’un agoniste de la dopamine, le pramipexole [60]. Dans ce travail qui porte sur 60 patients pendant 14 semaines, la douleur est diminuée de plus de 50% dans 42% des cas, mais avec une bonne tolérance.

 

Les traitements non médicamenteux.

S’il est difficile de faire la part des choses dans ce domaine, un consensus se dégage cependant de la littérature. Les approches multidisciplinaires sont largement recommandées mais représentent probablement des programmes très différents selon les pays et les types de prise en charge.

Actuellement, différents programmes sont évalués associant aux traitements médicamenteux des exercices physiques, de l’éducation et une thérapie cognitive et comportementale. L’analyse de la littérature est ardue compte tenu de la méthodologie des essais non médicamenteux (pas de double aveugle, groupes contrôles difficiles à accepter pour les « patients-listes d’attente », durée longue des études, programmes très variables, expérience des thérapeutes peu détaillée...) [61, 62].

 

Une analyse exhaustive en a été réalisée [63], qui inclut tous les essais cliniques portant sur les approches multidiciplinaires. Les 17 études analysées (dont 10 études contrôlées et 7 études non contrôlées) montrent une efficacité de ces programmes multidisciplinaires. Les résultats sont positifs en terme de douleur (mais pas dans tous les essais et de façon modérée), de sommeil, d’indices fonctionnels, de fatigue, de qualité de vie, d’auto-efficacité.

Une autre méta-analyse de ces mêmes études [43] aboutit à des conclusions comparables. De plus en plus d’auteurs soulignent l’importance de programmes multidisciplinaires intégrant des stratégies individualisées. En effet, l’observance des traitements est corrélée à la faible discordance de point de vue, sur l’état de santé du patient, entre le médecin et son patient ainsi qu’à une faible détresse psychologique [65].

 

Les exercices ont fait la preuve de leur efficacité, particulièrement, de type aérobie et en milieu aquatique [66], ainsi que les étirements musculaires [64, 67]. Dix sept études, totalisant 724 patients, sont répertoriées dans l’analyse de la dernière revue Cochrane (actualisation 2006) [67]. L’amélioration est surtout observée sur la douleur, la pression des points douloureux et les performances aérobies. Lorsque les exercices sont associés à d’autres thérapeutiques (éducation, biofeedback), l’amélioration porte aussi sur le sommeil, la fatigue et le bien-être général des patients.

Les thérapies cognitives et comportementales ont montré leur efficacité en terme de douleur, de fonction, de fatigue, d’humeur dans des études randomisées et contrôlées. Il s’agit d’études d’une durée variant de 6 à 30 mois. Les groupes contrôles sont constitués en général des patients d’une liste d’attente, ou d’un groupe éducation [62, 63, 64].

 

Les techniques de relaxation avec imagerie mentale, biofeedback ou hypnose ont été évaluées au cours d’essais, moins nombreux [43].

L’acupuncture est  très  étudiée  dans  la  FM.  Cinq  études  publiées  entre 2005 et  2006  montrent  cependant  des résultats contradictoires (3 positives et 2 négatives). Parmi ces 5 études, deux sont de bonne qualité méthodologique et montrent une efficacité de l’acupuncture avec un suivi à 6 mois [68, 69].

 

Conclusions

Les états douloureux chroniques ont été bien étudiés depuis le XIXème siècle. En l’absence d’anomalies décelables on parlait de « troubles fonctionnels ». Depuis 1977, ces états sont pour la plupart regroupés sous le nom de fibromyalgie ou syndrome fibromyalgique, seules dénominations retenues actuellement au plan international. La fibromyalgie figure à la classification internationale des maladies (CIM) de l’OMS, à la fois au titre des maladies de l’appareil locomoteur et au titre des affections psychiatriques (troubles somatoformes).

 

La mise au point de critères de classification par l’American College of Rheumatology (ACR) en 1990 a ouvert la voie à un très grand nombre de publications et permis d’identifier les patients à partir des données de l’interrogatoire et de la mise en évidence de points douloureux à la pression, la fibromyalgie étant reconnue si les douleurs diffuses, présentes depuis plus de 3 mois, sont associées à une douleur à la pression d’au moins 11 points sur 18.

L’absence de signes objectifs et d’examens complémentaires caractéristiques a fait penser que les troubles évoqués n’étaient que l’expression d’un mal-être psychologique et social, parfois déclanché par un état de stress post-traumatique, et que l’emploi même du terme médical de fibromyalgie ne pouvait qu’aggraver les choses, en inquiétant les patients et en favorisant des conduites revendicatrices.

 

Un large consensus existe cependant aujourd’hui pour considérer que (même sans le nombre précédemment exigé de points douloureux) le syndrome fibromyalgique est une réalité clinique qu’il faut admettre comme autonome, une fois éliminées les autres affections qui peuvent se révéler par un syndrome douloureux chronique (affections dont la recherche justifie : tests d’inflammation, recherche d’un diabète, dosage de la calcémie et de la phosphorémie, sérologie rhumatoïde, recherche d’anticorps antinucléaires, dosage des transaminases, des hormones thyroïdiennes, des enzymes musculaires). Les problèmes psychiatriques sont, certes, constants, avec des éléments dépressifs et anxieux, mais ils ne sauraient à eux seuls résumer ce syndrome, même s’ils doivent toujours être pris en charge.

Les comorbidités avec d’autres symptômes médicalement inexpliqués, comme la colopathie fonctionnelle, le syndrome de fatigue chronique, les cystalgies à urine claire doivent également être pris en considération.

 

La douleur de la fibromyalgie est habituellement attribuée à une diminution du seuil de sensibilité douloureuse, dont l’origine centrale a été évoquée, en raison notamment de la mise en évidence d’anomalies de l’imagerie fonctionnelle cérébrale.

Une prise en charge personnalisée et une explication du syndrome sont profitables aux patients souvent persuadés d’avoir une  maladie inquiétante, et ne les aggrave pas comme certains ont pu le craindre.

En l’absence de lésions objectives de l’appareil locomoteur, le simple diagnostic de fibromyalgie ne peut donner lieu, automatiquement, à la reconnaissance d’une invalidité ni aux avantages des affections de longue durée. À titre individuel un handicap peut cependant être reconnu dans certaines formes sévères du syndrome, nécessitant une prise en charge prolongée médicopsychologique et de rééducation.

 

Recommandations

La  Fibromyalgie correspond à une entité clinique, fonctionnelle, faite de douleurs diffuses chroniques apparemment inexpliquées. Ce syndrome ne correspond pas à une maladie mais doit être évoqué sans polémique sur sa nature, pour éviter les examens et traitements inutiles. Il ne peut être retenu qu’après avoir éliminé des pathologies organiques avec lesquelles il peut être confondu ou associé.

 

Les patients, dont l’approche est souvent complexe et la prise en charge difficile, ne doivent pas être rejetés, mais au contraire pris en charge de façon individualisée et le plus souvent multidisciplinaire (rhumatologue, psychiatre, rééducateur….).

 

Il n’existe pas de profil psychologique spécifique, ni de preuve permettant de rapporter ce syndrome à une origine uniquement psychogène. Un contexte de tension émotionnelle, d’anxiété et de dépression est cependant constant et impose une prise en charge particulière.

 

Le diagnostic de fibromyalgie annoncé et expliqué au patient, n’aggrave pas ses troubles, qui peuvent exister indépendamment de la recherche d’une reconnaissance médicale et sociale ou de compensations financières.

 

Les troubles fonctionnels ne correspondent à aucune anomalie objective des structures de l’appareil locomoteur. Ils ne peuvent être responsables  d’un   handicap  définitif  ni  de  lésions   fixées  Le  diagnostic  de  fibromyalgie  n’implique  donc pas par lui-même l’obtention d’une mise en invalidité ni les avantages d’un statut d’affection de longue durée.

 

Il convient cependant, d’éviter une attitude trop dogmatique. En effet, la diversité des présentations cliniques forme un spectre continu allant des formes les plus discrètes aux formes les plus sévères. Ces dernières, peu fréquentes, peuvent justifier à titre individuel et après avis d’expert la prise en charge qui convient aux maladies invalidantes, permettant d’adapter le traitement aux besoins du patient.

 

Dans tous les cas, le maintien d’une activité professionnelle est souhaitable et doit tenir compte de la gêne fonctionnelle, en adaptant le poste et les horaires de travail.

 

Des recherches sont encore indispensables  pour mieux comprendre l’origine des douleurs et des nombreuses plaintes de ces patients, et améliorer la prise en charge thérapeutique. Il en est ainsi :

 

- des bienfaits de la rééducation qui sont certains, mais des programmes appropriés et des thérapies cognitives et comportementales, doivent être mis au point, parallèlement aux programmes d’éducation.

 

- des formes de l’enfant, des formes de l’homme, des formes associées à l’arthrose, à l’obésité, à d’autres maladies auto-immunes ou virales, et des formes familiales, qui doivent faire l’objet d’études cliniques complémentaires.

 

- des études génétiques qui doivent être poursuivies, celles qui portent sur le polymorphisme des gènes des systèmes sérotoninergiques et des catécholamines ayant donné des résultats intéressants. Il faut y associer la prise en compte d’éventuels facteurs d’environnement.

 

- de l’imagerie cérébrale qui, en montrant des anomalies du contrôle de la sensibilité par le système nerveux central, a permis de progresser dans la compréhension de ce syndrome polyalgique diffus, mais dont les résultats doivent être confirmés, et précisés quant à leur signification.

 

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51 - LIMON J, PAOLAGGI JB, AUQUIER L. Essai contrôlé de l’amitriptyline sur un groupe de patients atteints d’algies pseudo rhumatismales dites « fonctionnelles ». Presse Med 1985, 14, 2107.

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54 - NORREGAARD J, VOLKMANN H, DANNESKIOL-SAMSOE B. A randomized controlled trial of citalopram in the treatment of fibromyalgia. Pain 1995, 61, 445-449.

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57 - DWIGHT MM, ARNOLD LM, O’BRIEN H et al. An open clinical trial of venlafaxine treatment of fibromyalgia. Psychosomatics 1998, 39, 14-17.

58 - GENDREAU RM, THORN MD, GENDREAU JF et al. Efficacy of milnacipran in patients with fibromyalgia. J Rheumatol 2005, 32, 1975-1985.

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60 - HOLMAN AJ, MYERS RR. A randomized, double-blind, placebo-controlled trial of pramipexole, a dopamine agonist, in patients with fibromyalgia receiving concomitant medications. Arthritis Rheum 2005, 52(8), 2495-2505.

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62 - MORLEY S. RCTs of psychological treatments for chronic pain : progress and challenges. Pain 2006, 121, 171-172.

63 - BURCKHARDT CS. Multidisciplinary approaches for management of fibromyalgia. Curr Pharm Des 2006, 12(1), 59-66.

64 - GOLDENBERG DL, BURCKHARDT C, CROFFORD L. Management of fibromyalgia syndrome. JAMA 2004, 292, 2388-2395.

65 - DOBKIN PL, SITA A, SEWITCH MG. Predictors of adherence to treatment in women with fibromyalgia. Clin J Pain 2006, 22, 286-294.

66 - CEDRASCHI C, DESMEULES J, RAPITI E et al. Fibromyalgia : a randomised, controlled trial of a treatment programme based on self management. Ann Rheum Dis 2005, 63, 290-296.

67 - BUSCH AJ. Exercise for treating fibromyalgia syndrome (review). The Cochrane collaboration 2006.

68 - HARRIS RE, TIAN X, WILLIAMS DA et al. Treatment of fibromyalgia with formula acupuncture : investigation of needle placement, needle stimulation, and treatment frequency. J Altern Complement Med 2005, 11, 663-671.

69 - MARTIN DP, SLETTEN CD, WILLIAMS BA et al. Improvement in fibromyalgia symptoms with acupuncture : results of a randomized controlled trial. Mayo Clin Proc 2006, 81, 749-757.

 

ANNEXES

 

ANNEXE 1

"Les points douloureux de la fibromyalgie selon les critères de 
classification de 1990. Les Trois Graces, par Jean Baptiste Regnault  
 (1793), Musée du Louvre.

Avec l'autorisation d'Arthritis and Rheumatism."

 

ANNEXE 2

QUESTIONNAIRE DE MESURE DE L’IMPACT DE LA FIBROMYALGIE

 

QIF

 

  Nom :_____________________

 

  Date :___ /___/____

 

Les questions qui suivent ont pour objectif de mesurer les conséquences de votre fibromyalgie sur votre santé. Les réponses que vous fournirez à ce questionnaire nous permettront de mieux connaître l’impact de votre maladie sur votre vie de tous les jours.

 

Merci de bien vouloir répondre à toutes les questions :

- soit en mettant une croix X dans la case correspondante à la réponse choisie. Si vous ne savez pas très bien comment répondre, choisissez la réponse la plus proche de votre situation.

- soit en indiquant d’un trait l’endroit où vous vous situez entre deux positions extrêmes, comme dans l’exemple ci-dessous :

 

 

  aucune douleur  OUI    NON

  douleurs très importantes OUI    NON

 

Burckhardt CS, Clark SR, Bennett RM. The Fibromyalgia impact Questionnaire : development and validation. J Rheumatol 1991 ; 18 : 728-33.

Perrot S, Dumont D, Guillemin F, Pouchot J, Coste A and The « French Group For Quality Of Life Research ». Quality Of Life In Women With Fibromyalgia Syndrome: Validation Of The Qif, French Version Of The Fibromyalgia Impact Questionnaire. J Rheumatol. 2003; 30:1054-9.

 

(QIF) – page 1

 

1. Étes-vous capable de : (Veuillez entourer le numéro qui décrit le mieux l’état général dans lequel vous vous trouvez actuellement).

 

 Faire les courses ?   

 Faire la lessive en machine ?

 Préparer à manger ?  

 Faire la vaisselle à la main ?

 Toujours ?  0  1  2  3

 La Plupart du temps ? 0  1  2  3

 De temps en temps ? 0  1  2  3

 Jamais ? 0  1  2  3

 

 Passer l’aspirateur ?    

 Faire les lits ?      

 Faire du jardinage ?  

 Conduire une voiture?      

 Toujours ?    0  1  2  3

 La Plupart du temps ? 0  1  2  3

 De temps en temps ?  0  1  2  3

 Jamais ?         0  1  2  3

 

Monter les escaliers ?

 Aller voir des amis ou la famille ?

Marcher plusieurs centaines de mètres ?   

 

 Toujours ?      0  1  2  3

 La Plupart du temps ? 0  1  2  3

 De temps en temps ?  0  1  2  3

 Jamais ?         0  1  2  3

 

Au cours des 7 derniers jours,

 

  2. Combien de jours vous-êtes vous senti(e) bien ?

  0  1  2  3  4  5  6  7

 

Si vous n’avez pas d’activité professionnelle, passez à la question 5

 

  3. Combien de jours de travail avez vous manqué à cause de la fibromyalgie ?

  0  1  2  3  4  5  6  7

 

4. Les jours où vous avez travaillé, les douleurs ou d’autres problèmes liés à votre fibromyalgie vous ont-ils gêné (e) dans votre travail ?

 

   aucune gêne     OUI    NON

  gêne très importante.    OUI    NON  

 

(QIF) – page 2

 

Au cours des 7 derniers jours,

 

5. Avez vous eu des douleurs  ?

 

  aucune douleur      OUI     NON  

  douleurs très importantes.    OUI    NON  

 

  6. Avez-vous été fatigué (e) ?

 

  Pas du tout fatigué (e)       OUI      NON      

  Extrêmement fatigué(e)    OUI      NON

 

7. Comment vous êtes-vous senti(e) le matin au réveil ?

 

  tout à fait reposé (e) au réveil     OUI     NON  

  extrêmement fatigué (e) au réveil.   OUI     NON  

 

8. Vous êtes-vous senti(e) raide ?  

 OUI    

 NON   

 

 

9. Vous êtes-vous senti(e) tendu(e) ou inquiet(e) ?

 OUI    

 NON   

 

10. Vous êtes-vous senti(e) déprimé(e) ?

 OUI   

 NON   

 

L’Académie, saisie dans sa séance du mardi 16 janvier 2007, a adopté à l’unanimité le texte de ce rapport (moins une abstention).

                                                                                                Pour copie certifiée conforme,

                                                                                                Le Secrétaire perpétuel,

                                                                                                Professeur Jacques-Louis BINET

Lundi 22 janvier 2007

 

ACADÉMIE NATIONALE DE MÉDECINE

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