Qui ne gueule pas la vérité dans un langage brutal quand il sait la vérité se fait complice des menteurs et des faussaires. (Charles Péguy)  

 

 

ACUPUNCTURE.

 

Soigner par les aiguilles.

L'acupuncture fait partie des médecines traditionnelles millénaires. Elle est apparue en Occident en 1688. Elle agit sur la circulation de l'énergie dans le corps selon le concept de la médecine traditionnelle chinoise.

L'art  d'appliquer  les  aiguilles  d'acupuncture  est  maîtrisé par les médecins chinois depuis des millénaires, c'est un art qui se développe  de plus en plus depuis ces dernières années dans nos pays occidentaux. Certains médecins généralistes incluent cette pratique avec la médecine dite traditionnelle.

 

Comment ça marche ?

L'acupuncture   classique  utilise  de  fines aiguilles ( stériles et renouvelées à chaque fois ) plantées sur le trajet des méridiens ou sur certains points. Traditionnellement les médecins chinois considèrent que le "Qi" prononcé( "Tchi" ), force vitale, circule dans tout le corps sur des trajets divers comme les méridiens, avec des points où elle est plus concentrée. Ils prennent aussi en compte l'équilibre des énergies Yin et Yang. Aujourd'hui où l'on parle de plus en plus d'électromagnétisme, nos esprits occidentaux commencent à entrevoir ce que les Chinois ont conceptualisé depuis des siècles.

 

Que peut-on soigner ?

Les   occidentaux s'intéressent à l'acupuncture surtout pour soulager la douleur, et souvent Ils ignorent l'ensemble  de la médecine chinoise, qui comporte quatre branches : acupuncture, massage, phytothérapie, Qi Gong, enseignées à l'université en  Chine.  Un  acupuncteur  ayant  étudié la médecine chinoise dans son ensemble pourra également traiter une diarrhée, une bronchite ou hypertension. Sinon, la pratique de l'acupuncture sera limitée au soulagement circulation.

 

 

 

AROMATHERAPIE.

 

L'essence des Plantes.

L'aromathérapie  plonge  ses  racines  dans  l'antiquité,  en  particulier  en   Égypte :  la  conservation  remarquable  des momies est due aux huiles essentielles. Celles-ci sont extraites des plantes dites aromatiques par distillation. " Huile essentielle ( H E ) est le terme admis par la pharmacopée française depuis 1972.

 

Comment ça marche ?

Les   huiles    essentielles    représentent   vraiment  la  quintessence  des principes actifs des  plantes.  Elles  sont donc très efficaces, mais doivent être utilisées avec une grande prudence. Elles agissent grâce à leur faculté de diffuser dans tous les tissus   et   au  cœur   même  des  cellules   qu'elles  oxygènent.  Elles  renforcent  également  les  défenses immunitaires.  On  les utilise  par voie cutanée, orale ou rectale, jamais chez les enfants de moins de six ans et toujours sur conseil d'un spécialiste.

 

Que peut-on soigner ?

Les  huiles   essentielles   sont  très éfficaces contre les infections ( certains les considèrent comme une alternative aux antibiotiques qui se heurtent aux résistances des microbes ). On peut pratiquer un " aromatogramme " qui permet de déterminer l'huile essentielle la plus indiquée contre le germe présent.

Elles sont également utilisées pour stimuler certaines fonctions et apaiser certains organes. Cela dit, elles ne peuvent remplacer systématiquement les antibiotiques ni certains traitements lourds.

 

 

 

 

 

 

AURICULOTHERAPIE.

 

Le corps est dans l'oreille.

L'auriculothérapie est à distinguer de l'auriculomédecine. Cette dernière a été mise au point par le Dr Paul Nogier et se base  sur   les  fonctions  neurologiques.  La  première  est  une  branche de l'acupuncture, les Chinois considérant  que  l'oreille  comporte   120  points  d'acupuncture.  Chacune  des   méthodes s'appuie sur   sa cartographie de l'oreille.

 

Comment ça marche ?

En  auriculomédecine, on stimule, par des aiguilles spéciales mises au point par le Dr Nogier et ses successeurs,  la zone   très précise de l'oreille correspondant à tel organe ou telle fonction. C'est une sorte de   réflexothérapie.  En auriculothérapie, on agit sur le méridien correspondant à l'organe affaibli ou à la zone douloureuse.

 

Que peut-on soigner ?

Avant tout, l"auriculomédecine lève la douleur, mais elle peut aussi stimuler l'organe défaillant. Elle s'adresse surtout  aux troubles   fonctionnels   ou  à  la  partie  fonctionnelle  des  troubles  organiques  ( par  exemple  mal  de  tête  dû  au  foie ). L'auriculothérapie peut aussi stimuler globalement les défenses et la vitalité. Elle doit toujours s'accompagner d'un diagnostic médical.  

 

 

 

 

BIOKINERGIE.

 

Quand les mains soignent.

Mise au point par un kinésithérapeute Michel Lidoreau, il y a près de vingt ans, la biokinergie est une technique manuelle qui   prend   en   compte   les   perturbations   des   tissus   ainsi   que   la   circulation  des  énergies   selon   la   conception traditionnelle chinoise.   L'enroulement   tissaire,   qui   permet  à  la  fois  de cerner les troubles et de lever les blocages, est la découverte qui a permis à Michel Lidoreau la mise au point de sa méthode.

 

Comment ça marche ?

Le   biokinergiste   est   toujours   un    kinésithérapeute,   ayant suivi une formation spéciale. Il ne travaille qu'avec ses mains. Il commence par établir un bilan corporel et énergétique, puis lève les blocages qu'il a détectés et stimule divers points ou méridiens.

 

Que peut-on soigner ?

La  biokinergie  est  méthode  globale,   reposant  sur  l'unité  corps-esprit, qui peut aussi bien agir sur le psychisme en levant les blocages énergétiques et corporels, que sur le corps et les fonctions en soulageant le mental. Elle ne peut traiter que les désordres fonctionnels, elle n'intervient jamais quand un organe ou un tissu sont gravement lésés.

 

 

 

CHIROPRATIQUE.

 

Les vertèbres ? pas seulement !...

La  chiropratique  ( c'est  désormais  le  terme officiel, qui a remplacé" chiropractie " a été mise au point en 1897 aux Etats-Unis  par  Daniel  D.   Palmer.  Celui-ci  rendit  l'ouïe  à son gardien de bureau, sourd depuis 17 ans, grâce à des  manipulations vertébrales. La  chiropratique,   partenaire   de  l'OMS.  est     reconnue    dans  20  pays  à  travers  le  monde.  En  France,  sa reconnaissance se fait lentement mais, espérons-le, sûrement. Le congrès international de mai 2001, à Paris, à contribué à la faire mieux connaître et apprécier.

 

Comment ça marche ?

La  chiropratique  est  une  discipline  à  part entière. Son action repose essentiellement sur les liens étroits qui existent entre le fonctionnement des articulations et des muscles d'une part, et le système nerveux d'autre part. Le chiropraticien utilise des techniques, appelées " ajustements " très précises, ou des pressions sur le crâne ou le bassin, par exemple.

 

Que peut-on soigner ?

La    chiropratique   est   indiquée   dans   tous   les  problèmes  structurels,  osseux ou articulaires même si, parfois, les symptômes se manifestent dans une autre région du corps.Elle traite aussi les tensions des muscles ou des organes, ainsi que  nombre  de   troubles  fonctionnels, en agissant sur le système nerveux, notamment les vertiges, les bourdonnements d'oreilles,   les   troubles   digestifs   ou    urinaires,   etc.    Elle   représente   un  facteur  de  détente   appréciable  en  cas  de fatigue,  d'insomnies   ou   d'allergies,  par  exemple.   La chiropratique ne peut évidemment traiter toutes les maladies, en particulier celles qui sont dues à une infection.  

 

 

 

HOMEOPATHIE.

 

L'art des dilutions.

Samuel Hahnemann, un médecin allemand, mit au point l'homéopathie en formulant la loi de similitude : expérimentant sur lui-même le quinquina, il constata qu'à forte dose il provoquait une forte fièvre, des tremblements et des sueurs, symptômes de la malaria qu'il était censé soigner.

 

Comment ça marche ?

L'homéopathie repose sur trois principes de base: le produit qui soigne est celui qui provoque les mêmes symptômes à  forte dose : il est administré dilué et dynamisé (on mesure la dilution par l'abréviation CH, centésimale  hahnemanienne ), donc  sans aucun  danger  de  toxicité : l'homéopathie est une  médecine de terrain globale, qui prend en compte toute la personnalité, et qui permet à l'organisme de venir à bout de la maladie par lui même. Le médecin homéopathe adapte toujours le traitement à son malade : " On soigne le malade, non la maladie.".

 

Que peut-on soigner ?

Médecine de terrain, l'homéopathie  est  évidemment  très  efficace  dans  les  maladies  chroniques,   mais également très utile dans    les   troubles   aigus :   affections   respiratoires,   ORL,   etc.    Elle  a  même  sa  place  à  l'hôpital,  pour  accompagner  un accouchement, par exemple, ou une opération.

Enfin, les qualités préventives ( grippe par exemple ) de l'homéopathie ne sont plus à démontrer. Médecine à part entière dans nombre de cas, elle peut aussi compléter les traitements lourds pour améliorer le confort du malade.

 

 

 

 

MAGNETISME.

 

L'énergie est dans le flux.

L'origine du magnétisme se perd dans la nuit des temps. Ceux qui magnétisent pour soigner utilisent leur propre " flux magnétique " leur énergie curative pour agir sur le patient et rééquilibrer les dysfonctionnements de l'organisme.

 

Comment ça marche ?

On ne sait pas aujourd'hui expliquer vraiment l'action " magnétique " d'un individu sur Un autre. Le Pr Rocard, père d'homme politique, qui travaillait toute sa vie sur ces phénomènes, attribuait à la présence d'un métalloïde, la  magnétite, dans le corps humain, cette transmission électromagnétique. Nombre de magnétiseurs introduisent dans leur pratique la conception traditionnelle chinoise de la circulation de l'énergie (méridiens, points d'acupuncture).

 

Que peut-on soigner ?

Dans les troubles chroniques (prise de poids, rhumatismes, douleurs, stress, difficultés digestives) ou psychiques. Si certains médecins dirigent leurs patients vers le biomagnétiseur, à l'inverse, vous ne devez jamais vous contenter de ses soins.  Le  diagnostic  médical  reste  indispensable. Le biomagnétisme ne peut traiter ni les maladies infectieuses ni les atteintes lésionnelles des organes.

 

 

 

 

 

 

NATUROPATHIE.

 

Faire confiance à la nature.

La naturopathie n'est pas à proprement parler une thérapie, mais plutôt une approche pluridisciplinaire qui permet de rétablir la santé perturbée par une mauvaise hygiène de vie. Elle résulte de plusieurs influences : Claude Bernard, Kneipp, un moine allemand, et Benedict Lust qui l'a apportée aux Etats-Unis. En Allemagne, les très nombreux Heilpraktiker, praticiens de santé, sont reconnus.

 

Comment ça marche ?

La naturopathie recommande de rester le plus près possible des lois naturelles aussi bien pour l'alimentation que pour l'ensemble  du  mode  de  vie :  grand  air,  soleil, exercice physique, remèdes naturels, etc. La naturopathie recherche donc les causes   indirectes  de    certains    symptômes,   partant  du  principe  que   la loi naturelle du corps est d'être en bonne santé. Le drainage, les conseils, le rééquilibrage alimentaire sont les pratiques les plus courantes.

 

Que peut-on soigner ?

La naturopathie est donc là avant tout pour vous maintenir en bonne santé, pour préserver votre bienêtre, ou corriger vos erreurs qui provoquent des troubles. En cas de maladie, vous devez consulter un médecin, ce qui ne vous empêche pas, une fois le diagnostic posé, de voir un naturophathe pour vous soigner en amont. Une sinusite, par intoxication de l'organisme par une mauvaise hygiène de vie. La naturopathie sera hors de mise en pratique en cas de maladie sérieuse déclarée ou lésion organique.

 

 

 

 

 

 

NUTRITHERAPIE.

 

Comme   son   nom  l'indique, la  nutrithérapie concerne l'alimentation. Il s'agit de fournir à l'organisme tous les nutriments don  il  à  besoin  pour bien  fonctionner,  comme recommande la naturopathie. Mais, à la suite des travaux de Linus Pauling notamment, aux Etats-Unis, qui traita des cancéreux par des doses massives de vitamine C, on en arriva à " supplémenter " l'apport nutritionnel. On parle alors de médecine orthomoléculaire.

 

Comment ça marche ?

Soit   on  règle l'alimentation  pour   qu'elle  soit plus  riche  en  nutriments,  soit  on cherche à  compenser  les  carences diagnostiquées   par   des   compléments   alimentaires,  vitamines,   oligo - éléments (   oligothérapie ),  minéraux,  enzymes, anti-oxydants,  etc. Les  médecins homéopathes sont nombreux  à  compléter  leur traitement par ces apports nutritionnels,  mais  bien d'autres médecins s'intéressent également à la nutrithérapie. Celle-ci peut également jouer un rôle  réventif, pour maintenir l'équilibre de la santé.

 

Que peut-on soigner ?

Dans nombre de maladies, on renforce le traitement par des compléments alimentaires : fatigue, troubles digestifs, maux de  tête,  syndrome  prémenstruel,  maladies  de  peau,  acouphènes  (bourdonnements  d'oreilles).  Certains  patriciens en médecine  orthomoléculaire  conseillent  des  vitamines ou diverses supplémentations dans des maladies graves comme le cancer, le sida, l'asthme, Alzheimer, parallèlement au traitement classique. La nutrithérapie ne peut remplacer un traitement dans les maladies sérieuses.

 

 

 

OSTEOPATHIE.

 

Les os et les muscles.

L'ostéopathie est à la fois méthode de diagnostic et traitement. Elle fut conçue pendant la guerre de Sécession par Andrew Raylor Still, qui fonda l'école américaine d'ostéopathie. Reconnue dans certains pays, l'ostéopathie est très populaire par tout.

 

Comment ça marche ?

L'ostéopathe pose des questions à son patient, puis  il  prend  éventuellement  connaissance  des radios ou des analyses de laboratoire.  Il  examine  ensuite  le patient, à la recherche de défauts dans la structure musculaire, osseuse, articulaire, et s'il considère que l'ostéopathie peut intervenir, il agit par des manipulations douces, des pressions, ou en imprimant un mouvement très précis à un membre. Quand il y a déplacement, le patient entend souvent un " clic " révélateur.

 

Que peut-on soigner ?

L'ostéopathe agit au niveau fonctionnel, directement sur la zone douloureuse ou afin de rétablir la fonction d'un organe dont la perturbation s'exprime au niveau corporel. Il peut également ainsi améliorer certains troubles psychiques. L'ostéopathie n'intervient pas dans les maladies infectieuses ou lésionnelles.

 

 

 

 

PHYTOTHERAPIE.

 

Les plantes qui soignent.

On peut dire que la phytothérapie existe depuis toujours. L'homme a cherché dès le début l'usage externe ou interne, existe dans tous les pays où il s'enrichit de la flore et de la culture locale. Le Dr Valnet, ancien médecin militaire, qui avait observé les pratiques des populations indigènes, a été le grand promoteur de la phytothérapie en France.

 

Comment ça marche ?

Les  plantes  contiennent  un  nombre impressionnant de substances, huiles essentielles, effet sur le fonctionnement des organes, sur la douleur, sur l'état général, etc. Ces constituants se situent dans une partie végétale ( fleur, feuilles, etc. ) et agissent  en  synergie,  d'où  l'intérêt  d'utiliser  la   totalité  du  végétal.  Infusions  et  décoctions, teinture mère, extraits de plante fraîche, poudre sont les formes les plus employées.

 

Que peut-on soigner ?

On   connaît   l'intérêt   des   plantes   dans   certaines maladies depuis des siècles, c'est l'usage des simples. Le pissenlit ou  le solidago   pour   le   foie,   l'arnica    pour   les  bleus,  le  Tilleul  pour  dormir,  la  mauve  pour   l'intestin, font partie du patrimoine  collectif.   Souvent,   les   études   chimiques  ont  expliqué  l'action des plantes, mais pas toujours. Pourtant ça marche depuis des siècles. Ceci dit, les plantes peuvent aussi s'avérer dangereuses. Il faut donc consulter un spécialiste et ne jamais se soigner seul en cas de trouble sérieux.  

 

 

 

SOPHROLOGIE.

 

Évacuer les souffrances.

La  sophrologie  part  du  principe  que  corps  et  esprit  sont  étroitement liés. Technique dite de rêve éveillé, elle permet d'ouvrir le mental pour donner accès à l'inconscient et laisser les  traumatismes,  les  problèmes remonter à la surface.

 

Comment ça marche ?

Le thérapeute utilise une voix douce et monocorde pour détendre le patient qui doit se sentir bien. Il le dirige ensuite dans le monde  des  rêves,  faisant  appel  à  diverses  techniques  pour  faire  émerger les couches enfouies de l'inconscient. On travaille  sur  la  tridimensionalité  du  temps :  le  passé  n'existe  plus,  l'avenir  pas encore, seul existe le présent. On prend conscience  du  passé  ( mémoire ),  du  futur  ( projet ),  mais  toujours  au   présent.    De  nombreux médecins  pratiquent la sophrologie  qui  a  aussi sa place dans les services hospitaliers, en particulier maternités, services de rhumatologie, chirurgie, etc...

 

Que peut-on soigner ?

Évidemment, la sophrologie convient avant tout aux troubles psychiques comme le stress, l'angoisse, les phobies, et autres, et aux troubles physiologiques qui en découlent, notamment l'insomnie, les palpitations, les douleurs diverses.

 

C'est au médecin de juger de son utilité pour d'autres perturbations. La sophrologie peut soulager les grands malades, parallèlement au traitement. Elle ne peut lutter directement contre les maladies infectieuses ou lésionnelles.

Ces extraits ont été tirés de la revue Génération Santé. N° 16 Septembre - Octobre 2001

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ALTERNATIVE - SANTE

Décembre 2005 Revue N° 328 Page N° 28 et 29

 

DES MEDECINES DOUCES... PAS SI DOUCES.

 

Parce qu'ils les considèrent comme dénoués de toxicité, les malades recourent avec tranquilité aux médecines douces.

 

Une pratique qui appelle à quelque prudence.

« 40 % des utilisateurs de l'homéopathie, relate le , Dr Bernard Chemouny dans Le Guide de l'homéopathie, pratiquent l' automédication, soit de leur propre initiative, soit sur les conseils de l' entourage. » Ce chiffre va de pair avec le palmarès de l'Afipa (Association française de l'industrie pharmaceutique pour une automédication responsable), indiquant que les laboratoires Boiron figurent parmi les dix meilleures entreprises (en termes de chiffres d'affaires réalisés) vendant des médicaments à prescription facultative. « Pour ma part, convient le Dr Serge Rafal, exerçant à l'Hôpital Tenon de Paris et auteur de nombreux ouvrages sur les médecines naturelles, je considère l'homéopathie comme sans danger. Même si on note, parfois, quelques aggravations des symptômes en début de traitement, notamment dans le cas d'affections chroniques. Mais ce type de réactions n'est pas propre à l'homéopathie et existe également en médecine classique. »

Néanmoins, une règle absolue est à retenir : ne pas persister au-delà de quelques jours s'il ne se produit pas d'amélioration de l'état de santé, mesure qui vaut d'ailleurs pour toute forme d'auto-médication.

 

PHYTOTHERAPIE : La vigilance s'impose.

La pratique de la phytothérapie est plus délicate. Elle reste inoffensive si elle se limite à l'emploi de tisanes, des élixirs floraux ou des Fleurs de Bach. S'il s'agit, en revanche, de spécialités ou de préparations magistrales : extraits, teintures-mères, à base de plantes, la vigilance s'impose. «Les patients considèrent que, puisqu'il s'agit de plantes, il n'y a pas de danger. C'est faux.

Même très rare, le rrisque d'accident n'est pas nul. On a vu, rappelle Serge Rafal, des hépatites médicamenteuses sous Euphytose@ et des accidents rénaux avec la germandrée, sans parler des problèmes hépatiques graves avec le kawa (ou kava), motivant son interdiction.

 

Sans monter ces quelques exemples en épingle ce dont ne se privent pas les détracteurs des médecines douces, comme si; avec les médicaments classiques, on n'enregistrait jamais d'effets secondaires! il faut s'automédiquer avec discernement. » D'autant plus que les plantes sont parfois capables d'interagiravec les traitements classiques. Le cas le plus connu est celui du millepertuis. Outre qu'il occasionne chez certaines personnes des problèmes de photosensibilisation (leur peau réagit de façon outrancière à la lumière), cette plante réduit l'action de la pilule contraceptive et des traitements contre le sida. il convient donc de faire un usage convenable de la phytothérapie : s'assurer du diagnostic avant d'y avoir recpurs, ne pas augmenter les doses sous prétexte que cela ne « marche » pas assez vite, prendre ses renseignements aux bonnes sources (lire fiches pratiques p. 32), s'approvisionner auprès de personnes compétentes.

 

Le pharmacien n'est pas, en la matière, le meilleur interlocuteur, rares sont les préparateurs en pharmacie qui ont une connaissance suffisante des plantes médicinales pour être de bon conseil.

Internet n' offre pas non plus le meilleur service, qu'il s'agisse des informations fournies, trop imprécises, notamment en matière de précaution d ' emploi, ou des produits vendus dont les formulations restent de qualité variable, en ce qui concerne leurs composants et les dosages utilisés.

 

Un mot de l'aromathérapie, une branche de la phytothérapie qui consiste en l'utilisation thérapeutique d'huiles essentielles de plantes (obtenues par distillation). Le DrJean Valnet,qui en a popularisé l'usage, a comparé son action à celle d'une bombe atomique: une efficacité certaine mais redoutable au-delà de six à dix gouttes par jour.

« Elles peuvent être neurotoxiques, prévient Serge Rafal, on évitera donc d'en donner aux nourrissons.

Malheureusement, ces précautions d'usage ne sont pas indiquées sur les emballages, ni les notices, quand ilyena.»

 

Page n°29

LE SOJA : PAS SANS RISQUE.  

Entre aliments et médicaments, les phyto-restrogènes du soja, conseillés dans les troubles de la ménopause en alternative au traitement hormonal, sont largement utilisés.

Là encore, prudence. On s'interroge très sérieusement sur leur impact négatif dans le cancer du sein. Une alimentation equilibrée donnant sa place au soja parmi les autres aliments contenant des phytorestrogènes (céréales, fruits et légumes,lentilles, graines  de lin, germes d ' alfalfa ) , est sans doute préférable aux comprimés et gélules pris sans avis médical. Si, malgré cela, on préfère consommer des compléments alimentaires à base de soja, on veillera à ne pas dépasser la dose de 1 mg par kilo par jour, considérée comme sans risque par l'Afssa (1) (Agence française de sécurité sanitaire des aliments). Dans ses recommandations, l'Agence réclame l'inscription sur les boîtes de la mention « déconseillé aux femmes avec des antécédents de cancer » (2).

(1) Recommandations de l' Afssa sur les compléments alimentaires à base de soja, rendues publiques en mars 2005.

(2) Voir aussi notre hors-série n o 32 : Les compléments alimentaires.

(3) Étude d'Eurostaf : « Les perspectives de l'automédication en France».

 

VITAMINES, MINERAUX ET AUTRES COMPLEMENTS ALIMENTAIRES.

Autre question: celle des vitamines, minéraux et autres compléments alimentaires, qui représentent presque 10% du marché des produits d 'automédication (3), Prenons le magnésium, très utile pour traiter les troubles de spasmophilie, les fatigues d ' origine nerveuse ou lutter contre une infection. La forme la plus conseillée, le MgB6, a un effet laxatif aux doses parfois préconisées. Pour bénéficier de l'intérêt de cet oligoélément sans en avoir les inconvénients, il vaut mieux recourir à d ' autres formes de sels de magnésium ou d ' autres présentations : granules, granions ou gélules. En ce qui concerne les antioxydants : vitamines C, E, sélénium, zinc, glutathion, superoxydismutase, etc., destinés à lutter contre les radicaux libres associés au phénomène de vieillissement et la survenue de certaines pathologies, des doses très importantes sont parfois conseillées, considérant que ce qui fait du bien ne peut pas faire de mal.

Pourtant, dans ce cas, le mieux est l' eIUlemidu bien : trop d ' antioxydants génèrent la production de radicaux libres, contre lesquels ils sont censés lutter.

 

Précieux pour maintenir l'état de santé, prévenir et combattre les maladies, les remèdes des médecines alternatives, même dites douces, ne doivent pas être utilisés à la légère et dans n'importe quelle condition. Comme toute approche médicale, ils nécessitent de bonnes connaissances, faciles à acquérir pour peu qu'on s'en donne la peine.

Mais cet exercice doit impérativement être connu du médecin traitant, et faire partie du dialogue avec lui. « J'ai une conception de la médecine, explique le Dr Gérard Pacaud, auteur de nombreux guides sur l'homéopathie, qui consiste à rendre les gens responsables: chacun est capable de s'interroger sur le fonctionnement de son corps, sur ses pathologies et de s'automédiquer raisonnablement. » Devenir responsable de sa santé reste bien l'enjeu de l'automédication, qu' elle soit conventionnelle ou douce! .

(1) Recommandations de l' Afssa sur les compléments alimentaires à base de soja, rendues publiques en mars 2005.

(2) Voir aussi notre hors-série n o 32 : Les compléments alimentaires.

(3) Étude d'Eurostaf : « Les perspectives de l'automédication en France». 

 

Alternative Santé

11, Rue Meslay

75003 Paris Tél : 01 44 54 87 00

 

Site : http://www.alternative-sante.fr 

 

 

 

MEDECINES NOUVELLES.

1er Trimestre 2006 Revue N° 119 Page 84 à 92

 

LE SECRET DES LOCALISATIONS PATHOLOGIQUES ET L'HOMÉOPATHE.

  LES VOIES THÉRAPEUTIQUES DE DEMAIN.

 

Nul doute que les voies thérapeutiques de demain passeront par l'individu et son vécu. La maladie débute à un endroit précis, parfois, elle y reste, parfois elle migre ailleurs. Cela vaut pour les cancers et leurs métastases, cela vaut pour les autres pathologies et leurs extensions. Un point capital: le site primitif de la maladie et les sites secondaires sont tenus par un lien de correspondance aussi discret soit-il. Le but du thérapeute est de saisir cela. Dans son ouvrage "Les lieux de la maladie" qui vient paraÎtre aux Éditions Iprédis, le docteur Moulay Kaïci, montre combien le regard de l'homéopathe est particulièrememt préparé à cette interprétation nouvelle. 

 

Page n° 84

Lorsqu'on étudie la maladie à la lumière de l'allopathie, on s'attarde, par delà l'examen clinique, sur les signes biologiques, les investigations radiologiques et autres imageries, on attache une grande importance aux lésions notables et concrètes, à l'objet matériel de la maladie parce que la conception allopathique est alignée sur les causes matérielles de la maladie (pour la médecine officielle, la maladie répond à une étiologie lésionnelle, elle est indépendante du corps qu'elle traverse). Pour l'allopathe, il faut un diagnostic rationnel reposant sur des causes préétablies puis un traitement chimique aux effets manifestes et complètement reproductibles chez d'autres malades ayant la même pathologie, sa conscience est alignée sur les critères scientifiques du moment, elle relève de la logique cartésienne, elle est matérialiste.

 

Pour l'homéopathe la maladie est spécifique à l'individu.

Si  on  aborde  la  maladie  avec  le  regard  homéopathique,  on  va  s'intéresser  au  type  sensible,  aux  signes  mentaux,  aux symptômes personnels, à la latéralité, aux influences météorologiques, aux conditions horaires, aux signes d'aggravation, à telle circonstance, telle position, telle influence du froid du chaud, du bas, du haut, du repos, ( page n° 85) du mouvement, à mille sensations personnelles..., on cherche à percevoir l'empreinte d'un affect, son effet subtil sur le corps et sur l'esprit de tel l'individu en propre, on tente de sais son essence, son, sa nature immatérielle inscrite dans chaque symptôme.

 

L'homéopathe se place donc "au-desus" des lésions visibles pour relever l'empreinte-mère qui est dans chaque réaction, dans chaque symptôme ; est aligné sur les causes immatérielles de la maladie pour lui, la maladie corespond à un vécu désaccordant, elIe est spécifique à l'individu en cause elle ne peut être gommée que par un traitement individualisé.

 

Ainsi, pour l'homéopathe, la maladie raconte un vécu personnel à identifier par un interrogatoire personnalisé, elle à chaque fois, un sens précis à dévoiler, elle répond à un remède nettement individualisé. La conscience de l'homéopathe, alignée sur la science des correspondances, relève de la loi du sens, elle est de nature spirituelle même si les homéopathes, par stratégie ou par crainte, s'en défendent.

 

La maladie à travers les générations.

Si  on  tient  la  maladie  pour  une  mémoire  trans-générationnelle  on tentera de trouver chez les parents, les grands-parents et aïeux lointains, l'enracinement premier de l'affect au travers d'événements antérieurs ayant un rapport avec la maladie en cours. Par exemple, il est admis qu'un psoriasis est la marque d'un double abandon vécu par un aïeul proche ou lointain (perte des deux parents, mise en orphelinat, rejet, guerre, etc.), que des troubles de comportements sexuels sévères viennent d'un viol ancien subi par un parent, que les hémorroïdes témoignent d'une interrogation inconsciente sur son identité (naissance hors mariage, repères familiaux inexistants, exils, mixités de races ou de religions).

S'ajoutent, bien sûr, les répétitions de conduites et d'affects reçus des parents et reproduits sur les enfants.

 

C'est le cas, fort connu, des pédophiles ayant été eux mêmes, dans leur enfance, victimes de leurs parents par exemple, aussi les abandons, les maltraitances et autres violences subies et reproduites). Pour le thérapeute des mémoires trans-générationnelles, la maladie trouve son origine dans les vécus familiaux anciens, voire très anciens. L'affect reste gravé de génération en génération jusqu'à la délivrance, par prise de conscience de la réalité antérieure de la maladie.

Il ne s'agit pas simplement de s'informer et de prendre acte mais de ressentir un véritable éclairage intérieur qui, jaillissant des profondeurs de l'être, ébranle l'individu, déchire, écarte, illumine sa conscience, dans le même temps que s'expose la douleur ancienne, accompagnée parfois de mille souvenirs enfouis.

 

Les voies thérapeutiques de demain.

Ainsi,  réalisant  et  "revivant"  une  réalité  émotionnelle  profonde,  l'individu,  souvent  en  larmes,  connaît  une  authentique libération puis, dans les suites, une inexplicable guérison. En fait il s'agit d'une guérison d'ordre homéopathique sans remède homéopathique: ici, le malade, en prenant conscience de (page n° 86) l'affect ancien, "fabrique" le semblable qui guérit le semblable. Le thérapeute trans-générationnel, par recoupements minutieux, décèle petit à petit des étiologies de maladies inexpliquées, dites génétiques à travers les lignées parentales. Il ouvre ainsi les voies thérapeutiques de demain en prenant appui sur les traumatismes d'hier, son regard se porte au delà de l'immédiat, vers le phylum vital de chaque être, vers le parcours d'une lignée, il observe l'appartenance parentale et individuelle de chacun, plus tard le destin de chaque homme, de tous les hommes et finalement de l'humanité toute entière.

 

La médecine officielle examine l'aspect matériel de la maladie jusqu'à l'ultime limite biologique possible, mais toujours d'ordre physique et reproductible ; l'homéopathie, quant à lui se place à l'étage immatériel; la thérapeutique trans-générationnelle remonte, jusqu'aux vies antérieures.

Chacune a ses implications, ses remèdes. Différents bien sûr mais logiquement justifiés par la façon de voir, 400 médecins pour 1 poignet.

 

Lorsque "la malade du poignet gauche" se rend chez le collègue, elle est soucieuse, sa souffrance persiste malgré de longs traitements allopathiques, elle se demande pourquoi sa douleur est si tenace. Elle rencontre le collègue, un praticien en interrogation sur la raison profonde des maladies. Deux êtres en interrogation. Il l'examine, la met en scène, etc..., il relate son cas dans un livre qu'il va bientôt publier et surtout, il commente l'observation, au cours d'une conférence grand public, à 400 personnes venues l'écouter. Bien sûr, toutes les personnes présentes s'interrogent elles aussi sur le fait pathologique en général: 400 personnes en interrogation. Quelle que soit la réponse immédiate du collègue, il y a là mise en éveil de chacun devant un événement, devant une pathologie, une empoignade, un poignet endolori.

 

Chacun a pu faire le lien entre un vécu